Base bibliographique

Sommaire :

Exposition au chlordécone et cancer de la prostate. Interactions avec les gènes codants pour les œstrogènes
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 755


Objectifs

Étudier les interactions entre l’exposition au chlordécone, un insecticide avec des propriétés hormonales œstrogéniques, et les polymorphismes fonctionnels des gènes codants pour les œstrogènes et le risque de survenue de cancer de la prostate.


Méthodes

Étude cas-témoins, incluant 498 cas incidents de cancer de la prostate et 565 témoins. L’exposition au chlordécone a été évaluée par son dosage dans le sang. Les polymorphismes de cinq gènes, impliqués dans le métabolisme des œstrogènes, CYP17 (rs743572), CYP19 (rs60271534), COMT (rs4680), CYP1B1 (rs1056836) et UGT1A1 (*28) ont été caractérisés selon la méthode SNaPshot (pour les SNPs) ou par analyse de la taille des produits de PCR (pour les STRs). Les sujets ont été classés par quartiles d’exposition au chlordécone en fonction de la distribution chez les témoins. Les interactions ont été estimées par régression logistique, en stratifiant en fonction des allèles.


Résultats

Les sujets classés dans le 4e quartile d’exposition et porteurs d’un nombre de répétitions (TTTA)n >7 pour CYP19 présentent un risque significativement augmenté de cancer de la prostate (odds ratio [OR] : 3,2 ; intervalle de confiance à 95 % [IC95 %] : 1,5–6,9) alors que les porteurs d’un nombre de répétitions<7 ne présentent pas de risque augmenté (OR : 1,2 ; IC95 % : 0,8–1,7).


Conclusion

L’association entre l’exposition au chlordécone et le risque de survenue de cancer de la prostate apparaît modulée par la présence du variant fonctionnel rs60271534 du gène codant pour l’aromatase. Ce variant, caractérisé par un nombre élevé de répétitions, confère à l’aromatase un pouvoir catalytique accru. Ces résultats soutiennent le rôle des œstrogènes, dans la survenue du cancer de la prostate.

Facteurs anatomiques à l’IRM préopératoire prédictifs de l’incontinence urinaire post-prostatectomie radicales pour cancer de prostate
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 795-796


Objectifs

Déterminer les facteurs anatomiques prédictifs à l’IRM prostatique de l’incontinence urinaire postopératoire dans une cohorte de 339 patients opérés d’un cancer de la prostate par voie robotique ou ouverte.


Méthodes

Il s’agit d’une cohorte rétrospective monocentrique de patients opérés d’un cancer de la prostate par voie ouverte ou robotique de janvier 2011 à décembre 2013. Étaient exclus les patients dont les données étaient incomplètes. L’IRM prostatique était réalisée de façon systématique. La mesure de la longueur de l’urètre membraneux, l’épaisseur des releveurs et la forme de l’apex prostatique ont été mesurés en séquence T2 par un seul opérateur. L’incontinence urinaire était décrite à 1 an postopératoire selon un score de 0 à 2 (0, pas de protection, 1 une protection et 2,>1 protection ou chirurgie). Le score à 2 était considéré comme incontinent.


Résultats

Il y a 339 patients qui ont été opérés sur la période d’évaluation dont 142 présentaient une IRM et des données complètes. Le groupe incontinent (n =16/142, 11,27 %) présentait une longueur moyenne d’urètre membraneux de 11,27mm contre 14,16mm (p value =0,008) pour le groupe sec (n =126/142, 88,73 %). La longueur moyenne était de 13,83mm. Les patients avec une longueur<11mm étaient incontinents à 18,60 % et ceux avec une longueur>15mm à 1,96 %. Les autres données n’étaient pas significatives que ce soit l’épaisseur des releveurs ou la forme de l’apex.


Conclusion

La mesure de la longueur de l’urètre membraneux à l’IRM semble être une mesure prédictive de l’incontinence post-prostatectomie radicale et pourrait être prise en compte dans le choix du traitement du cancer de prostate (Tableau 1, Tableau 2).

Facteurs de risque d’éventration après transplantation ranale : étude rétrospective cas témoins bicentrique sur 230 patients
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 764


Objectifs

Peu de données sont présentes dans la littérature médicale concernant les facteurs de risque d’éventration chez les patients transplantés rénaux. L’objectif de cette étude était d’étudier l’incidence des éventrations et de rechercher les facteurs de risque spécifiques d’éventration chez les patients transplantés rénaux.


Méthodes

Cette étude rétrospective cas témoins bicentrique a porté sur 230 patients transplantés rénaux au sein de 2 centres hospitalo-universitaires français (Tours et Saint-Louis à Paris) de 1995 à 2014, et de 2000 à 2014 respectivement. Quarante-six patients ont développé une éventration après transplantation rénale et ont été appariés à 184 témoins, à raison de 4 témoins par cas. Le critère de jugement principal était la survenue d’une éventration après greffe rénale. L’analyse statistique a consisté à réaliser une analyse univariée selon le modèle de Cox, et une régression logistique avec analyse multivariée.


Résultats

Quarante-cinq patients (1 %) ont été opérés d’une cure d’éventration après transplantation rénale parmi les 4348 patients greffés pendant cette période. Le suivi médian était de 55,5 mois. En analyse univariée, le tabagisme, la survenue d’une lymphocèle et la fermeture pariétale en un seul plan aponévrotique lors de la greffe étaient associés de façon significative à la survenue d’une éventration après transplantation rénale. L’absence de traitement, le drainage ou la marsupialisation de la lymphocèle n’influaient pas sur le risque de survenue d’éventration. Le tabagisme ancien sevré ou actif (OR=2,32, p =0,0370), une lymphocèle (OR=4,3903, p =0,0018) et la fermeture pariétale en 1 seul plan aponévrotique (OR=3,37, p =0,0088) augmentaient significativement le risque d’éventration après greffe rénale en analyse multivariée.


Conclusion

Cette étude représente la plus grande série actuelle de patients éventrés après greffe rénale. Le tabagisme ancien sevré ou actif, la survenue d’une lymphocèle et la fermeture pariétale en un seul plan aponévrotique lors de la greffe étaient des facteurs de risque indépendants d’éventration dans les suites de la transplantation rénale.

Facteurs histologiques associés au pronostic oncologique après prostatectomie robot-assistée
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 793-794


Objectifs

Évaluer la valeur pronostique des embols vasculaires et lymphatiques, du diamètre tumoral maximal, des néoplasies intra-épithéliales de haut grade, des engainements péri-nerveux et de la longueur des marges positives après prostatectomie robot-assistée (PRA) dans une série contemporaine.


Méthodes

Tous les patients traits par PRA dans un centre entre janvier 2005 et juin 2013 ont été inclus prospectivement. Le critère de jugement principal était la survies sans récidive biologique (SSRB). La survie biologique était définie par l’existence de 2 dosages du PSA>0,2ng/mL en postopératoire. La SSRB était estimée selon la méthode de Kaplan-Meier et comparé grâce au test de Log-rank. Un modèle de Cox univarié et multivarié a été utilise pour rechercher les facteurs pronostiques associées à la SSRB.


Résultats

Au total, 742 hommes ont été inclus. Après un suivi médian de 31,4 mois, une récidive biologique a été observe chez 80 patients (10,8 %) La SSRB estimée était de 93 %, 87 % et 80,7 % à 1 an, 3ans et 5ans respectivement. La progression vers une récidive locale authentifiée par imagerie est survenue chez 49 patients (6,6 %). En analyse multivariée, le score de Gleason était le principal facteur associé à la SSRB (HR=3,4 ; p <0,001). Les trois autres facteurs prédictifs de SSRB étaient l’existence d’embols vasculaire et lymphatiques (HR=7,64 ; p =0,005) ; le diamètre maximal de la tumeur (HR=4,04 ; p =0,009) et une longueur de marges positives≥3mm (HR=1,25 ; p =0,04).


Conclusion

À l’ère de la maturité du dosage du PSA et de la prostatectomie robotique, les embols vasculaires et lymphatiques, le diamètre maximal de la tumeur et une longueur de marges positives≥3mm sont des facteurs pronostiques associées à la SSRB. Ces facteurs pourraient guider les cliniciens dans la sélection des patients qui pourraient bénéficier de traitements adjuvants (Tableau 1).

Facteurs prédictifs de complications postopératoires après vaporisation prostatique au laser Greenlight XPS-180W : une étude prospective bicentrique
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 782-783


Objectifs

La vaporisation prostatique au laser Greenlight XPS-180W est une alternative à la résection transuréthrale de prostate dans le traitement chirurgical de l’hyperplasie bénigne de prostate (HBP). L’objectif de cette étude est d’évaluer les complications postopératoires de cette technique et d’en identifier les facteurs prédictifs.


Méthodes

Entre septembre 2010 et avril 2014, 589 patients ont été opérés dans deux centres français par six opérateurs expérimentés (au minimum 30 interventions réalisées) par laser Greenlight XPS-180W pour une HBP symptomatique. Les complications dans les 30jours postopératoires ont été rapportées selon les classifications Clavien-Dindo et groupe d’utilisateurs du Greenlight (GUGL). Les facteurs prédictifs de complication ont été identifiés en analyse uni- puis multivariée.


Résultats

L’âge moyen était de 70,2ans (45–95), le volume prostatique de 62,6mL (7–270). Cent quatre-vingt-douze patients (32,6 %) étaient sondés en préopératoire. Cent quarante-cinq étaient sous antiagrégants plaquettaires (AAP, 24,6 %) et 54 sous anticoagulant oraux (9,2 %). En analyse multivariée, les facteurs prédictifs de complications Clavien≥II étaient un traitement AAP (p =0,001), un traitement anticoagulant (p =0,043), une bactériurie préopératoire (p =0,022) et la durée d’intervention (p =0,007). Les complications hémorragiques (Clavien≥II) concernaient 4,2 % des patients (n =25) (Tableau 1, Tableau 2). En analyse multivariée, les facteurs prédictifs de complications hémorragiques étaient un traitement AAP et anticoagulant (p =0,015 et p =0,016, respectivement) et le volume prostatique (p =0,002). Les complications infectieuses concernaient 8,2 % des patients (n =45) (Tableau 1, Tableau 2). En analyse multivariée, une bactériurie préopératoire était le seul facteur prédictif de complication infectieuse (p <0,0001).


Conclusion

La vaporisation prostatique au laser Greenlight XPS-180W est une technique sûre avec un faible taux de complications majeurs postopératoires. Différents facteurs prédictifs de complications postopératoires globales, hémorragiques et infectieuses ont été identifiés.

Facteurs prédictifs de l’accomplissement du Trifecta lors d’une néphrectomie partielle cœlioscopique robot-assistée : résultats d’une étude multicentrique rétrospective
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 823-824


Objectifs

Évaluer les facteurs prédictifs de l’accomplissement du Trifecta lors d’une néphrectomie partielle cœlioscopique robot-assistée (NPR).


Méthodes

Étude rétrospective sur 3 centres universitaire ayant inclus tous les patients consécutifs ayant eu une NPR. L’accomplissement du Trifecta était défini par la validation de 3 critères : une durée d’ischémie chaude≤25minutes, une absence de complications et des marges carcinologiques R0. Les données démographiques ainsi que les données préopératoires ont été recueillies et analysées par une régression logistique multivariée. Un seuil de significativité avec p  ≤ 0,05 a été retenu.


Résultats

Entre juillet 2009 et mars 2015, 411patients ayant eu une NPR pour tumeur rénale avec des données complètes ont été inclus. L’âge moyen de la population était de 61±12ans avec 37,4 % de femmes et 72,6 % d’homme. Le Trifecta a été accompli pour 254/411 (61,8 %) patients. Après régression logistique, les facteurs prédictifs indépendants de l’accomplissement du TRIFECTA étaient : l’expérience du chirurgien (> 20 NPR) [OR=2,30, IC 95 % (1,03 ; 5,33), p =0,04] et le Renal Score (1–12) [OR = 0,67, IC95 % (0,5 ; 0,86), p =0,003] (Tableau 1).


Conclusion

L’expérience de l’opérateur et le score RENAL étaient les 2 facteurs prédictifs préopératoires de l’accomplissement du TRIFECTA.

Faisabilité de la néphrectomie partielle robotique pour tumeur kystique
2015
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 859


Objectifs

L’utilisation de la néphrectomie partielle robot assistée (NPRA) s’est beaucoup répandue ces dernières années. Des doutes ont été émis sur la sécurité de la NPRA pour les tumeurs kystiques. L’objectif de cette vidéo était de montrer la faisabilité de la NPRA dans cette situation.


Méthodes

Dans un centre universitaire où le nombre de NPRA est important, une technique simple et codifiée de NPRA a été établie. Elle a été progressivement appliquée à des situations chirurgicales plus complexes dont les tumeurs kystiques.


Résultats

Nous présentons le cas d’un patient de 43ans ayant une tumeur kystique Bosniak III de 5cm du pôle inférieur du rein gauche classée RENAL SCORE 9ah sur rein unique (antécédent de néphrectomie élargie droite pour néphroblastome dans l’enfance). En préopératoire, la créatininémie était de 88 micromoles, soit une clairance à 100mL/min. La durée opératoire était de 150minutes et la durée d’ischémie chaude de 14 minutes. Il n’y a pas eu de complications per- ou postopératoires. Le patient a quitté le service à j3. La fonction rénale à 1mois était préservée avec une créatinine à 100 micromoles, soit une clairance à 78mL/min. L’examen anatomo-pathologique retrouvait un carcinome multiloculaire kystique pT1b R0.


Conclusion

La NPRA est faisable pour les tumeurs kystiques avec des résultats peropératoires et une sécurité oncologique identiques aux tumeurs solides. Néanmoins, il s’agit d’une situation délicate qui nécessite :

–une sélection des patients (complexité et taille raisonnable) ;

–une équipe expérimentée en chirurgie robotique ;

–une attention particulière pour ne pas faire d’effraction tumorale.

Faisabilité de la vaporisation prostatique au laser sous neuroleptanalgesie pour hypertrophie bénigne de la prostate réfractaire au traitement médical
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 852


Objectifs

La vaporisation prostatique au laser est une technique de désobstruction endoscopique connue comme permettant de traiter les patients à risque hémorragique. Parmi cette population, certains malades dont l’état général est altéré encourent un risque anesthésique. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité de la vaporisation prostatique au laser sous neuroleptanalgesie.


Méthodes

Une étude descriptive rétrospective monocentrique incluant les patients ayant eu une vaporisation prostatique au laser sous neuroleptanalgésie a été réalisée. Cette intervention était proposée comme solution de désobstruction en cas de contre-indication à l’énucléation prostatique au laser. Les patients ayant des contre-indications à l’anesthésie générale n’ont pas été inclus dans cette étude. La faisabilité était évaluée par le taux d’interruption de la procédure avant l’obtention d’un aspect de chenal endoscopique, la durée opératoire, la durée d’hospitalisation et le taux de ré-hospitalisation et la reprise mictionelle.


Résultats

Au total 38 malades ont été inclus entre mars 2009 et février 2015. L’âge médian était de 84ans, 19 (50 %) d’entre eux avait un score ASA≥3. Le volume préopératoire médian était de 60g. La rétention d’urine avec sonde à demeure était l’indication opératoire pour 30 malades (79 %). L’obtention d’un aspect de chenal endoscopique a été atteinte dans tous les cas. La puissance du laser n’a pas pu être montée au-dessus de 60W. La durée opératoire médiane était de 64minutes. La durée d’hospitalisation médiane était 3j. 15 malades (38 %) ont été ré-hospitalisés pour rétention sur caillotage vésical ou infection urinaire (dont 2 choc septiques). Trente-trois malades (87 %) ont eu une reprise mictionelle avec un suivi médian de 3ans.


Conclusion

La vaporisation prostatique au laser à 60W est faisable sous neuroleptanalgesie. L’objectif de cette intervention est l’obtention d’un aspect de chenal endoscopique permettant la reprise mictionelle. Cette modalité opératoire pourrait être intégrée dans l’arsenal thérapeutique de l’obstruction prostatique chez les patients à risque anesthésique.

Faisabilité, sécurité, et efficacité de la prostatectomie totale de rattrapage après traitement focal pour cancer de la prostate localisé : étude monocentrique de 5 cas consécutifs
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 798


Objectifs

Étudier la faisabilité, la sécurité et l’efficacité de la prostatectomie totale laparoscopique (PT) de rattrapage de la récidive du cancer de prostate (CaP) après traitement focal par photothérapie dynamique (VTP) ou HIFU avec Focal One.


Méthodes

Cinq patients ont été opérés par PT pour récidive de cancer de prostate confirmé par biopsie après traitement focal (un VTP et 4 HIFU). La durée opératoire, les pertes sanguines, le taux de transfusion, la durée de sondage, les résultats fonctionnels, et les résultats oncologiques à court terme ont été rapportés.


Résultats

L’âge médian était de 61ans. Le PSA médian avant traitement était de 2,7ng/mL (0,65–5,85). Le délai médian entre le traitement focal et la PT était de 11 mois. Le temps opératoire médian était de 120min. La durée médiane d’hospitalisation était de 9jours, la durée médiane de sondage urinaire était de 11jours. Après un suivi médian de 8 mois, Le PSA postopératoire était indétectable et le stade était pT2c pour tous les patients, le score de Gleason était 3+3 et 3+4 pour 1 et 4 patients, respectivement. Un patient présentait une marge positive focale et aucun n’a eu de traitement adjuvant. À 6 mois, tous les patients étaient continents, pour les deux patients avec IIEF>17 en préopératoire, le score IIEF était supérieur à 17.


Conclusion

Dans notre expérience, la PT laparoscopique est faisable, sûre et efficace en traitement de rattrapage du traitement focal du cancer de prostate localisé. Les résultats oncologiques et fonctionnels à court terme sont prometteurs, des études complémentaires sont nécessaires.

Faisabilté de l’endomicroscopie confocale laser dans l’étude du haut appareil urinaire
2015
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 863


Objectifs

Le traitement conservateur des tumeurs urothéliales du haut appareil reste une option. Le développement de nouvelles technologies PDD, NBI améliore les possibilités d’évaluations macroscopiques des lésions mais ne donnent pas information sur l’aspect microscopique. Nous évaluons dans cette étude la faisabilité de l’endomicroscopie confocale laser (EML) pour le haut appareil urinaire.


Méthodes

Étude prospective de faisabilité. Au cours d’une urétéroscopie, le film décrit après injection de fluorescéine 0,1 % les différents aspects de l’EML. L’utilisation d’une fibre UROFLEX B et du système Cellvizio permet la réalisation de séquences vidéo (12 image/secondes). La résolution de l’image est de 3,5microns et le champ est de 320microns.


Résultats

Le film explore les différents aspects de l’urothélium normal, inflammatoire, tumoral.


Conclusion

La faisabilité de l’endomicroscopie confocale laser est démontrée. Les aspects microscopiques de l’urothélium normal inflammatoire et tumoral également. L’impact clinique de cette nouvelle technique sur la prise en charge doit être investigué.

Faut-il poursuivre la surveillance urologique après prostatectomie radicale lorsque le PSA est inférieur à 0,2 ng/mL et que les troubles fonctionnels postopératoires ont été corrigés ?
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 794


Objectifs

Évaluer la fréquence des patients présentant un cancer évolutif avec un PSA indétectable après prostatectomie radicale (PR). Évaluer la durée de suivi urologique liée à la prise en charge des troubles fonctionnels postopératoires (continence et sexualité).


Méthodes

Analyse rétrospective monocentrique, portant sur 351 patients opérés de prostatectomie radicale entre janvier 2000 et décembre 2008. Le succès carcinologique était défini par un PSA de valeur<0,1ng/mL, trois mois après prostatectomie radicale. La récidive biologique était définie par une élévation du taux de PSA>0,2ng/mL (confirmée par un deuxième dosage de PSA à 3 mois d’intervalle). Étaient considérées comme récidive : toute évolution locale (ex. : récidive anastomotique ou pré-rectale) confirmée histologiquement, toutes métastases osseuses symptomatiques (fractures pathologiques) confirmées histologiquement ou asymptomatiques et évoquées sur un examen complémentaire (TDM, scintigraphie osseuse, PET-TDM).


Résultats

La médiane de suivi était de 61,2 mois [1,2–151,0 mois] ; 88,9 % des patients (n =312) étaient considérés sans maladie évolutive à la date des dernières nouvelles. La survie actuarielle globale et sans récidive biologique des patients était respectivement de 95,4 % et 87,4 % à 5ans et 87,8 % et 72,6 % à 10ans. Trente-neuf patients (11,1 %) ont présenté une progression du PSA. Aucun patient n’a présenté de lésion secondaire symptomatique ou asymptomatique avec un PSA indétectable. Le temps de suivi moyen consacré à la prise en charge des troubles fonctionnels après PR était de 5,7 mois [2,6–66,1]. Après cette phase, 7 consultations urologiques par patient [1–17] auraient pu être évitées si la surveillance avait été confiée au médecin généraliste.


Conclusion

Dans notre expérience, il n’existait pas de progression locale ou métastatique avérée si le PSA restait indétectable. Après la prise en charge des troubles fonctionnels post-PR le suivi pourrait être confié au médecin généraliste (qui s’assurerait que le PSA ne franchisse pas les 0,2ng/mL), en particulier pour les tumeurs à faible risque de progression avec des marges saines.

Faut-il préserver la surrénale lors d’une néphro-uréterectomie pour tumeur urothéliale ?
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 806-807


Objectifs

Si les indications d’exérèse de la surrénale lors d’une néphrectomie pour cancer rénal sont à présent bien définies, l’impact de l’exérèse surrénalienne lors de la néphro-uréteréctomie pour tumeur urothélial du haut appareil n’a jamais été évalué. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact de l’exérèse surrénalienne lors d’une néphro-urétérectomie pour tumeur urothéliale.


Méthodes

Les dossiers de tous les patients ayant eu une néphro-uréterectomie pour carcinome urothélial du haut appareil dans un centre entre 1994 et 2014 ont été revus rétrospectivement. Les patients étaient divisés en 2 groupes : exérèse concomittante de la surrénale (ES) et pas d’exérèse concomittante de la surrénale (PES). Les résultats périopératoires (durée opératoire, complications, marges positives…) ont été comparés entre les 2 groupes à l’aide des tests du Chi2 et de Mann-Whitney. L’impact de la surrénalectomie concomittante sur les survies spécifiques et sans récidive a été évalué à l’aide du test de Log-Rank.


Résultats

Cent-quarante-cinq patients ont été inclus dans l’étude. Parmi eux 21 avaient eu une surrénalectomie concomittante mais seule une pièce d’exérèse surrénalienne était histologiquement envahie par la tumeur urothéliale (4,8 %). Cet envahissement avait été diagnostiqué sur l’imagerie préopératoire. La réalisation d’une surrénalectomie concomittante n’avait pas d’impact significatif sur la durée opératoire (265 vs 241min ; p =0,22), le taux de transfusions (20 % vs 18,4 % ; p =0,87), le taux de complications (38,1 % vs 39,8 % ; p =0,89) ou le taux de marges positives (9,6 % vs 13,2 % ; p =0,64). Les survies spécifiques (79,6 % vs 62,8 % ; p =0,18) et sans récidive (70 % vs 56,6 % ; p =0,33) à 5ans étaient comparables entre les groupes ES et PES (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

Dans cette série monocentrique, l’exérèse surrénalienne lors de la néphro-urétérectomie pour tumeur urothéliale du haut appareil n’augmentait pas la morbidité du geste mais n’apportait pas de bénéfice carcinologique. L’envahissement surrénalien par la tumeur urothélial était rare (4,8 %) et diagnosticable sur l’imagerie préopératoire. Aux vues de ces résultats, l’exérèse surrénalienne systématique lors d’une néphro-uréterectomie n’apparaît pas justifiée.

Faut-il proposer une seconde résection systématique pour toutes les tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle vésical à risque élevé ?
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 761


Objectifs

Évaluer, par la pratique systématique d’une deuxième résection, le taux de tumeur résiduelle chez les patients pTa haut grade versus pT1 haut grade.


Méthodes

Entre janvier 2010 et juillet 2013, 53 patients ayant une tumeur de vessie n’infiltrant pas le muscle vésical (TVNIM) à risque élevé de récidive et de progression ont eu une re-résection systématique, selon les recommandations actuelles du CCAFU.


Résultats

Parmi les 53 patients ayant une TVNIM à risque élevé, l’examen anatomopathologique de la résection initiale a identifié : 17 lésions pTa haut grade (32,1 %) et 36 lésions pT1 haut grade (67,9 %). Il existait une différence significative entre les 2 groupes de patients (Ta haut grade versus T1 haut grade) concernant le taux de tumeur résiduelle à la seconde résection (11,8 % versus 66,7 % ; p =0,0002). Les facteurs prédictifs de tumeur résiduelle à la seconde résection étaient le stade T1 (p =0,0002), la multifocalité tumorale (p =0,02) et le Cis associé (p =0,0005).


Conclusion

Le taux élevé de tumeur résiduelle dans notre série a souligné l’intérêt d’une re-résection systématique pour les TVNIM à risque élevé. Cependant, pour les tumeurs de stade initial pTa sans Cis associé, l’intérêt de cette re-résection a semblé moindre.

Fonctionnement de l’appareil urinaire chez les patients spina bifida : données observées sur une cohorte de 371 patients
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 848


Objectifs

Le spina bifida peut être responsable de dysfonctionnements vésico-sphinctériens variables avec des atteintes typiquement « en mosaïque ». Il existe très peu de données sur la prévalence des diverses symptômes du bas appareil urinaires chez les patients spina bifida. L’objectif de ce travail était de décrire les troubles urinaires du bas appareil observés dans une cohorte de patients spina bifida.


Méthodes

Une étude prospective a été menée entre 2007 et 2015 incluant tous les patients spina bifida consultant consécutivement dans un centre. Lors de la première consultation, un recueil exhaustif du fonctionnement de l’appareil urinaire de chaque patient a été réalisé comprenant notamment : antécédents de chirurgie urologique, le type de spina bifida, le niveau neurologique sensitif et moteur selon la classification AIS, mode de déplacement, mode mictionnel, les scores USP et Qualiveen, données du bilan urodynamique. Les variables quantitatives étaient exprimées en moyenne et écart-type et les variables qualitatives en proportion.


Résultats

Trois cent soixante et onze patients ont été inclus. L’âge médian était de 33ans (2–88). Le niveau lésionnel était thoracique, lombaire et sacrée chez respectivement 4,5 % ; 85,5 % et 10 % des patients. Le mode de déplacement des patients était : fauteuil, fauteuil/marche, marche avec cannes et marche sans cannes pour respectivement, 27 % ; 9 % ; 7 % et 57 %. Le mode mictionnel majoritaire était la cathétérisme intermittent par voie urétrale chez (51,2 %). Le score Qualiveen moyen était de 2,6 (±0,9) et 227 patients avaient un score≥3 (61,1 %). Cent quatre-vingt-neuf patients présentaient une incontinence urinaire lors de leur première consultation (51 %). La plainte principale des patients était urologique, digestive ou locomotrice dans respectivement 29 ; 17 et 16 % des cas.


Conclusion

Les troubles urinaires sont fréquents chez les patients spina bifida. Seul un tiers des patients urine par miction spontanée, l’autosondage par voie urétrale étant le mode mictionnel le plus fréquent.

Fracture de la verge : pourquoi ne pas opérer tard ?
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 772


Objectifs

La fracture des corps caverneux est une urgence urologique rare due à un faux mouvement de la verge en érection. L’objectif de ce travail est d’étudier l’impact du délai de consultation sur les résultats du traitement chirurgical.


Méthodes

Entre janvier 2000 et janvier 2014, 46 patients ont été opérés pour une fracture de la verge dans notre centre. Les patients ont été subdivisés en deux groupes selon le délai de présentation au service des urgences : un délai≤24heures (groupe 1, n =35) ou>24heures (groupe 2, n =11). Les résultats et les complications à long terme ont été évalués et comparés entre les deux groupes : la fonction érectile évaluée par l’index international de la fonction érectile (IIFE), l’incurvation de la verge et la présence de douleur au cours du rapport sexuel.


Résultats

L’âge moyen des patients a été de 42ans (17–72ans). Le délai de présentation au service des urgences a été de 12heures en moyenne (1–24heures) dans le groupe 1 et de 46,5heures (32 heures–5jours) dans le groupe 2. Le mécanisme de la fracture a été un faux pas du coït dans 38 cas et une auto-manipulation de la verge dans 8 cas. Les patients ont été opérés immédiatement après leur consultation dans les deux groupes. La durée moyenne de suivi a été de 72 et 74 mois dans les groupes 1 et 2, respectivement. Des complications ont été notées dans 9 cas (19,5 %), toutes du côté du groupe 2 : 4 cas d’incurvation de la verge et 5 cas de douleur au moment des pénétrations.


Conclusion

La fracture de la verge est une urgence urologique qui doit être opérée dans les plus brefs délais durant les premières 24heures afin de prévenir les complications.

Fracture des corps caverneux : présentations cliniques, apports radiologiques et résultats postopératoire sur 10 ans d’activité
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 772


Objectifs

La fracture des corps caverneux est une pathologie rare survenant par courbure forcéelors d’un coït le plus souvent. Dans cette étude rétrospective sur 10ans, nous nous intéressons aux éléments cliniques, à l’apport des examens d’imagerie ainsi qu’aux complications postopératoires de la fracture des corps caverneux.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique de 2005 à 2015. Les patients inclus présentaient une fracture des corps caverneux confirmée lors de l’exploration chirurgicale. Une imagerie par échographie ou IRM étaient réalisé en cas de doute diagnostique en fonction de la disponibilité. Un traitement chirurgical par incision coronale associé à un dégantage, recherche de lésions urétrale et suture du trait de fracture était réalisé. Les patients présentant une fracture de la veine dorsale ou un hématome sans fracture des corps caverneux étaient exclus.


Résultats

Vingt-cinq patients consécutifs étaient inclus. En moyenne, l’âge était de 41,1ans (22–69), la durée d’hospitalisation de 2,4jours (1–4) et le délai de prise en charge de 1,8jours (3 h–7jours). Un craquement était audible chez 69 % des patients, 60 % décrivaient une détumescence immédiate et 12,5 % une urétroragie. Une échographie était réalisée chez 37,5 % des patients permettant la localisation de la fracture dans 33 %, un patient a eu une IRM localisant le trait de fracture. Une atteinte bilatérale a été recensée dans 12,5 % et une atteinte urétrale dans 6 %. La plaie du corps caverneux était en moyenne de 1,6cm (0,5–3cm). Une reprise chirurgicale précoce a été nécessaire pour une urétrorragie. Environ 90 % des patients décrivaient des érections permettant des relations sexuelles satisfaisantes et 2 patients ont développé une courbure légère.


Conclusion

La réparation chirurgicale par incision coronale dans les délais les plus brefs permet l’absence de répercussion sur l’activité sexuelle dans la très grande majorité des cas et un résultat esthétique satisfaisant. L’échographie est utile pour repérer le trait de fracture et orienter le diagnostic en cas de doute.

Grossesse et neuromodulation sacrée pour troubles vésico-sphinctériens : une étude nationale du comité de neuro-urologie de l’AFU
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 848-849


Objectifs

Réaliser un état des lieux en France sur la neuromodulation des racines sacrées (NMS) dans le cadre des troubles du bas appareil urinaire (TBAU) et la grossesse.


Méthodes

Il s’agit d’une étude transversale réalisée à partir d’un questionnaire en ligne envoyé aux investigateurs du Registre National InterStim enCaptureTM. Un questionnaire devait être rempli par patiente enceinte. Une réponse négative était demandée si aucune patiente n’avait été enceinte. Les questions portaient sur :

– l’indication et l’efficacité avant la grossesse ;

– la désactivation et son impact sur les symptômes ;

– les modalités d’accouchement ;

– l’enfant ;

– la réactivation du boîtier et son efficacité.

L’objectif principal était de recenser le nombre de grossesses sous NMS pour TBAU. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’impact de la NMS sur la grossesse et inversement.


Résultats

Vingt grossesses chez 17 femmes : une a eu 3 grossesses après implantation, une en a eu deux. Les patientes étaient implantées entre 1999 et 2011, la grossesse survenait avec un délai médian de 4ans [1–8], l’âge médian maternel était de 33ans [27–39]. Sept patientes ont éteint le boîtier avant la grossesse, toutes l’ont désactivé et aucune ne l’a rallumé. Quatre patientes ont eu des complications pendant la grossesse :

–une gène périnéale ;

–des colonisations ou infections urinaires.

Une femme n’a pas accouché à terme, 4 ont eu une césarienne (22,22 %) et 2 ont réalisé une IVG. Quinze patientes ont réactivé leur boîtier en post-partum, trois ont eu une dégradation de l’efficacité de la NMS dont deux déplacements d’électrode. Aucun problème néonatal n’est survenu.


Conclusion

Nous avons recensé 20 grossesses sous NMS pour troubles vésico-sphinctériens, il y a eu 4 césariennes, 3/5 femmes avec un trouble de la vidange ont eu des complications infectieuses. Il n’y a eu aucun problème néonatal et l’efficacité de la NMS en post-partum s’est dégradée chez 20 % d’entre elles (Tableau 1, Tableau 2).

Imagerie de diffusion comme marqueur non invasif de l’agressivité du cancer de prostate : comparaison aux marqueurs biologiques, histologiques, immuno-histochimiques et moléculaires
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 829


Objectifs

Évaluer l’intérêt de l’imagerie de diffusion, en particulier du coefficient apparent de diffusion (ADC) comme marqueur de l’agressivité du cancer de prostate. Comparaison aux marqueurs biologiques (densité de PSA) histologiques (score de Gleason des biopsies Gsbp et des pièces de prostatectomie radicale GsPR), immuno-histochimique (Ki67) et moléculaire (CCP score).


Méthodes

106 patients ont bénéficié d’une imagerie multi-paramétriques avant biopsies prostatiques et prostatectomie radicale. Les densités de PSA (Volume IRM), les valeurs d’ADC, les Gsbp ont été corrélées aux GsPR, Ki67 et aux CCP scores des pièces de PR.


Résultats

Les Gsbp étaient sous évalués dans 39 % des cas. Parmi les 68 patients dont le Gsbp étaient de 6, 32 avaient un GsPR de 7. Les valeurs d’ADC étaient significativement plus prédictives du GsPR (AUC 0,807), que le Gsbp (AUC 0,765) et la densité de PSA (AUC 0. 673). L’ADC était également plus prédictif de l’agressivité du cancer comme définie par Ki-67 et CCP score (AUC 0,716)


Conclusion

La restriction de diffusion est plus prédictive de l’agressivité du cancer de prostate que le Gleason obtenue à partir des biopsies prostatiques. L’ADC est corrélé aux marqueurs moléculaires et immuno-histochimiques des pièces opératoires. Couplé aux marqueurs biologiques, il permettrait potentiellement d’augmenter la détection des lésions cliniquement significatives.

Impact de la graisse adhérente péri-rénale sur les résultats péri-opératoires de la néphrectomie partielle robot-assistée
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 745


Objectifs

La graisse adhérente péri-rénale (GAP) peut se définir comme une graisse inflammatoire, adhérente au parenchyme dont la dissection est difficile et hémorragique. Elle augmente la difficulté lors de la néphrectomie partielle. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de la GAP sur la difficulté technique de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA).


Méthodes

Nous avons analysé les données de 202 patients opérés d’une NPRA pour une tumeur rénale. Les patients étaient divisés en 2 groupes en fonction de l’existence ou non en per-opératoire de GAP. Les données péri-opératoires ont été comparées dans les deux groupes. Les facteurs prédictifs de GAP ont été recherchés par une analyse univariée puis multivariée.


Résultats

Une GAP a été constaté chez 80 patients (40 %). Les deux groupes de patients étaient comparables pour le RENAL score et l’expérience du chirurgien. La durée opératoire du groupe GAP dépassait en moyenne de 40min celle du groupe sans GAP (188,5 vs 147,9min, p <0,0001). Les pertes sanguines étaient 2 fois plus importantes dans le groupe GAP (694 vs 330mL, p <0,0001). La GAP était associée à un risque accru de conversion (11,6 vs 1 %, p =0,0002) et de totalisation (4,3 vs 0 %, p =0,03). En analyse univariée, le sexe masculin, l’obésité, l’HTA, la dyslipidémie, le tabagisme, le diabète étaient associés de façon significative à la présence de GAP. En analyse multivariée, le sexe masculin, l’HTA et l’obésité étaient les seuls facteurs prédictifs indépendants de GAP.


Conclusion

La présence de GAP est associée à une augmentation de la durée opératoire, des pertes sanguines ainsi que du risque de conversion et de totalisation lors de la NPRA. Le sexe masculin, l’HTA et l’obésité sont les principaux facteurs de risques de GAP (Tableau 1, Tableau 2).

Impact de la promontofixation cœlioscopique sur la qualité de vie et la sexualité : résultats d’une étude prospective portant sur 26 patientes
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 844


Objectifs

Outre les résultats anatomiques, la préservation de la qualité de vie et de la sexualité des patientes souffrant de prolapsus est un enjeu majeur du traitement chirurgical. Le but de notre étude a été d’évaluer, à l’aide de questionnaires validés, l’impact de la promontofixation cœlioscopique sur la sexualité, la qualité de vie et la symptomatologie.


Méthodes

Étude prospective étendue sur 2ans (2013–2014) et concernant 26 patientes présentant un prolapsus uro-génital (PUG) de stade supérieur ou égal à 2 selon la classification POP-Q (Pelvic Organ Prolaps-Quantification). La prise en charge chirurgicale consistait en une promontofixation laparoscopique. La sévérité des symptômes pelviens, la qualité de vie et la sexualité étaient évaluées à l’aide d’auto-questionnaires validés : PFDI-20 (Pelvic Floor Distress Inventory), PFIQ-7 (Pelvic Floor Impact Questionnaire), PISQ-12 (Pelvic organ prolapse urinary Incontinence Sexual Questionnaire)et FSFI (Female Sexual Function Index). Ces questionnaires étaient remplis par les patientes lors de la consultation préopératoire, à la consultation du sixième mois et celle du douzième.


Résultats

L’âge moyen était de 60ans (52–69). Il s’agissait d’un prolapsus de grade 3 dans 21 cas et grade 2 dans 5 cas. Cinq patientes avaient une incontinence urinaire à l’effort associée. La promontofixation était réalisée avec une seule bandelette antérieure dans 12 cas et 2 bandelettes dans 14 cas. Dès le sixième mois postopératoire, le score moyen au questionnaire PFDI-20 était amélioré de manière significative (16,1 vs 1,9, p ≤0,001), le score PFIQ-7 également (95 vs 3,4, p ≤0,001). Enfin, nous avons noté une amélioration de la sexualité de façon significative à travers le PISQ-12 (22,7 vs 35,5, p ≤0,001) et le score FSFI (31 vs 66,6, p ≤0,001). Ces améliorations se confirmaient au 12e mois sans modification significative par rapport au sixième mois.


Conclusion

La promontofixation cœlioscopique permet de diminuer à court et moyen terme la sévérité des symptômes pelviens, d’améliorer la qualité de vie globale mais aussi d’améliorer la sexualité de nos patientes. De nouveaux questionnaires mieux adaptés sont en cours de validation.

Impact de l’urétéroscopie diagnostique sur les résultats oncologiques de la néphro-uréterectomie
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 803


Objectifs

La nécessité de réaliser ou non une urétéroscopie pour confirmer le diagnostic de tumeur urothéliale du haut appareil avant de pratiquer une néphro-uréterectomie reste un sujet de controverse. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact de la réalisation d’une urétéroscopie diagnostique sur les résultats oncologiques après néphro-uréterectomie.


Méthodes

Tous les patients traités par néphro-uréterectomie entre 1995 et 2014 dans un centre ont été inclus rétrospectivement. Les patients ont été divisés en 2 groupes selon qu’ils avaient eu (groupe URS) ou non (groupe no-URS) une urétéroscopie diagnostique préopératoire. Les survies spécifique (CSS), sans récidive (RFS), globale (OS) et sans récidive vésicale (BRFS) ont été estimées selon la méthode de Kaplan-Meier. Les 2 groupes ont été comparés à l’aide du test du Chi2 pour les variables qualitatives et du test de Mann-Whitney pour les variables quantitatives. Les CSS, RFS, BRFS et OS des 2 groupes ont été comparés à l’aide du test de Log-rank.


Résultats

Cent-douze patients ont été inclus pour analyse. Aucun n’avait reçu de chimiothérapie néo-adjuvante. Cinquante et un avaient eu une urétéroscopie diagnostique avant la néphro-uréterectomie (45,5 %). Onze patients (9,8 %) au total était pT0 à l’examen histologique : 9 dans le groupe no-URS (14,8 %) et 2 dans le groupe URS (3,9 % ; p =0,04). Les survies sans récidive vésicale (à 5ans : 58,6 % contre 62,2 % ; p =0,95), sans récidive (à 5ans : 57,7 % contre 65,9 % ; p =0,73) et spécifique (à 5ans : 68,6 % contre 69,2 % ; p =0,93) étaient similaires dans les 2 groupes.


Conclusion

Cette étude est la première à démontrer que l’urétéroscopie diagnostique avant néphro-uréterectomie diminue le risque de pT0 sans détériorer le pronostic oncologique (Figure 1, Figure 2).

Impact sur les greffons de la colonisation du liquide de conservation
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 763-764


Objectifs

Alors que la colonisation fongique des liquides de conservation en transplantation et ses conséquences septiques ont plusieurs fois été décrites, la colonisation bactérienne reste peu abordée, notamment en transplantation rénale. Notre objectif était d’évaluer s’il existe un lien entre la colonisation bactérienne du liquide de conservation des greffons rénaux et l’apparition d’une pyélonéphrite dans l’année suivant la transplantation.


Méthodes

Il s’agit d’une analyse monocentrique de données recueillies prospectivement. Quatre cent vingt-quatre patients transplantés rénaux entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2013 ont été inclus notre l’étude. Deux prélèvements ont été réalisés sur chaque liquide de conservation, et envoyés en bactériologie et en mycologie pour analyse. Le suivi des patients a duré 1 an à partir de la date de leur transplantation. La pyélonéphrite du greffon a été définie par la positivité d’un examen cytobactériologique des urines en présence d’une fièvre supérieure à 38,5°C. Les données qualitatives ont été comparées par le test de Chi2 et les données quantitatives par le test de Student.


Résultats

Deux cent huit liquides de conservation sont revenus positifs parmi les 424 envoyés pour analyse (49 %). Quarante-quatre patients ont développé une pyélonéphrite de leur greffon dans l’année suivant leur transplantation (10,1 %). Sur ces 44 patients, 21 avaient un liquide de conservation colonisé lors de leur transplantation (48,8 %) alors que 23 avaient un liquide de conservation stérile (52,2 %). Cette différence n’était pas significative (p =0,852).


Conclusion

Il ne semble pas y avoir de lien entre la colonisation des liquides de conservation en transplantation rénale et le développement d’une pyélonéphrite dans l’année suivant la greffe.

Implantation de sphincter urinaire artificiel chez l’homme en chirurgie ambulatoire : une première expérience
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 841-842


Objectifs

L’implantation d’un sphincter urinaire artificiel (SUA) chez l’homme est le traitement chirurgical de référence de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) après chirurgie prostatique. Le but de ce travail était d’établir la faisabilité de l’implantation de SUA pour IUE masculine non neurologique en chirurgie ambulatoire.


Méthodes

Tous les patients opérés entre 2013 et 2015 avec implantation d’un sphincter AMS800™ en ambulatoire (en l’absence de contre-indication anesthésique) ont été inclus dans une évaluation prospective monocentrique. La sonde vésicale était retirée avant le retour à domicile et les patients étaient revus à un mois postopératoire pour l’activation en consultation. L’évaluation portait sur : le niveau de satisfaction vis à vis de la prise en charge en ambulatoire (échelle de Likert), la nécessité de ré-hospitalisation dans le mois, le nombre de protections par jour après activation du dispositif, et l’amélioration subjective par rapport à la situation préopératoire (Patient Global Impression of Improvement).


Résultats

Sur 43 patients opérés (âge 67±7ans), 6 étaient des révisons de dispositif avec changement complet et 37 des implantations primaires. Trois patients avaient eu de la radiothérapie pelvienne. Un seul patient a dû être admis en hospitalisation conventionnelle le soir même pour hématome postopératoire. Tous les patients ont pu être activés à un mois sauf un (reprise chirurgicale pour hématome). Un patient a présenté une infection de la cicatrice traitée médicalement. Après un suivi de 6±1mois, 21 patients étaient secs, 10 portaient une protection de sécurité et 12 portaient une protection ou plus. Soixante-seize pour cent étaient très satisfaits (PGI-I 1 ou 2). Tous les patients sauf trois étaient satisfaits ou très satisfaits de la prise en charge en ambulatoire et la recommanderaient.


Conclusion

L’implantation d’un SUA chez l’homme pour IUE non neurologique en ambulatoire est faisable, avec des résultats comparables à ceux obtenus en chirurgie traditionnelle.

Implication de la molécule X dans la récidive du cancer de prostate (CaP) localisé
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 727


Objectifs

De nouveaux marqueurs plus spécifiques de l’agressivité et de la récidive du CaP sont nécessaires pour mieux préciser les modalités de suivi des patients à risque de décès spécifique. Le gène X a été étudié dans le développement et l’agressivité de nombreux cancers, mais n’a jamais été décrit dans le CaP. L’objectif de ce travail est d’étudier son implication dans la récidive du CaP localisé.


Méthodes

Sur la base d’une biobanque de 180 tumeurs prostatiques issues de pièces de prostatectomie totale, dont 30 % en récidive biologique et 10 % en résistance à la castration, dont le suivi clinique minimal était de 6ans, un profilage moléculaire haut débit du transcriptome a été réalisé avec analyse bio-informatique. La molécule X (en attente brevet) en tant que signature des cancers en récidive a été validée par TMA en immunohistochimie. Puis, l’implication du gène X a été évaluée par des tests de prolifération, migration et invasion in vitro. Pour cela, l’expression de la molécule X a été inhibée par siRNA dans des lignées cellulaires prostatiques.


Résultats

L’analyse haut débit du transcriptome a montré une diminution significative de l’expression en ARN de la molécule X chez les patients en récidive de CaP (p =0,0264). Ces résultats ont été confirmés en qPCR réalisée sur les cDNA extraits des tumeurs de prostate de la biobanque puis au niveau protéique en IHC sur des coupes de patients, avec un Quick Score significativement plus faible en cas de récidive. In vitro, l’inhibition de l’expression du gène X par siRNA a entraîné une augmentation des capacités de prolifération et de migration des différentes lignées cellulaires transfectées, traduisant une augmentation de l’agressivité des cellules tumorales et objectivant le rôle de suppresseur de tumeur du gène X.


Conclusion

L’inhibition du gène X semble être un marqueur de récidive en cas de CaP localisé, sous réserve de confirmer les résultats sur une cohorte indépendante à plus grande échelle. Sa mise en évidence dès les biopsies prostatiques permettrait de personnaliser les traitements des patients afin d’optimiser leurs chances de survie sans récidive.

Implication de la voie PD1/PDL1 et de la voie CTLA4/CD80 dans les tumeurs urothéliales
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 762


Objectifs

L’immunothérapie dans le cancer de vessie semble donner des résultats prometteurs. Le but de cette étude est d’évaluer l’implication éventuelle des voies PD1/PDL1 et CTLA4 dans la réponse immunitaire au cours de la carcinogenèse urothéliale vésicale, en comparant les tumeurs non infiltrant le muscle (TVNIM) et les tumeurs infiltrantes (TVIM).


Méthodes

Les niveaux d’expression des récepteurs et ligands de la voie PD1/PDL1 (PD1, PDL1 et PDL2) et de la voie CTLA4 (CTLA4, CD28, CD80 et CD86) ont été analysés par RT-PCR quantitative en temps réel, sur une série consécutive de 174 échantillons de tumeurs de vessie (89 TVNIM et 85 TVIM) et 20 témoins (tissu vésical normal). Les prélèvements tissulaires ont été effectués par résection trans-uréthrale de vessie ou sur pièce de cystectomie, chez des patients opérés entre 2001 et 2006. Tous les patients ont signé un consentement éclairé. Les résultats de l’analyse moléculaire ont été confirmés par immuno-histochimie et couplés à une analyse de survie.


Résultats

PD1 était sur-exprimé dans 18 % des TVNIM et 58 % des TVIM. Les 2 ligands PDL1 et PDL2 étaient sur-exprimés respectivement dans 57 % et 19 % des TVIM, sans sur-expression significative dans le groupe des TVNIM. CTLA4 était sur-exprimé dans 36 % des TVNIM et 83 % des TVIM, avec une sur-expression associée du ligand CD80 (dans 46 % des TVNIM et 93 % des TVIM). Ces résultats ont été confirmés en immuno-histochimie. Il n’y avait pas de corrélation entre le niveau d’expression des gènes et le pronostic en termes de récidive/progression pour les TVNIM et en termes de survie globale et sans récidive pour les TVIM.


Conclusion

La voie CTLA4 semble être dérégulée au même titre que la voie PD1/PDL1 confirmant le rôle majeur des molécules immunorégulatrices dans la carcinogenèse vésicale et ouvrant de nouvelles perspectives thérapeutiques, notamment pour les tumeurs infiltrantes.

Index des auteurs
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 868-875




 

Infertilité masculine et prise d’anabolisants stéroïdiens
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 856


Objectifs

Initialement réservée aux culturistes professionnels, la consommation de la testostérone et ses dérivés synthétiques s’est progressivement étendue aux athlètes et pratiquants de la musculation pour leurs effets sur l’augmentation de la force et de la masse musculaire. L’abus de cette consommation est souvent associé à une infertilité par différents mécanismes. L’objectif est d’analyser la littérature sur cette infertilité et d’en exposer la prise en charge.


Méthodes

La recherche d’articles originaux a été réalisée grâce à la base de données MEDLINE (Pubmed). Les mots clefs utilisés furent « anabolic androgenic steroids » AND « hypogonadism », « male infertility ». Les articles furent sélectionnés en fonction du degré de pertinence.


Résultats

Actuellement, pas moins de 3 millions d’utilisateurs d’AAS ont été signalés aux États-Unis, et la prévalence croissante de cette utilisation fait de ce phénomène un sujet de préoccupation majeur. Le Code mondial antidopage reste insuffisant pour lutter contre ce phénomène illégal. De très nombreux produits sont en vente sur le net proposant des schémas détaillés de suivi incluant des cycles de prise de masse, de sèche et des thérapies post-cycle avec des doses souvent de 5 à 29 fois supérieures aux doses physiologiques. L’infertilité dans ce contexte est souvent la conséquence d’un hypogonadisme hypogonadotrophique secondaire mais une déficience testiculaire primaire également possible d’après des études expérimentales sur l’animal par altérations morphologiques des cellules de Leydig, augmentation de l’apoptose des cellules germinales et apparition d’aneuploïdies au sein des spermatozoïdes.


Conclusion

Il existe une variabilité en fonction des études sur les paramètres spermatiques après utilisation d’AAS. De même, il n’y a pas unanimité concernant la réversibilité des dommages après arrêt de la consommation d’AAS. L’infertilité masculine liée à l’abus d’AAS est sous-diagnostiquée et pourtant il s’agit d’une forme potentiellement curable. Il est donc recommandé de considérer cette cause.

Inhibition de l’extravasation des cellules de carcinomes rénaux à cellules claires par la dysregulation de la formation des invadopodes, via l’inbihition de PAK1
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 801-802


Objectifs

Le remodelage du cystoquelette et la formation d’invadopodes (protrusions membranaires riches en protéases) permettent aux cellules tumorales une dégradation locale et un remodelage de la matrice extracellulaire facilitant leur extravasation et leur migration. Notre objectif était de montrer que l’inhibition de PAK 1 permettait d’inhiber la formation des invadopodes et par conséquence le processus d’extravasation in vivo.


Méthodes

Des cellules de carcinomes rénaux à cellules claires commercialisées (786-O) ainsi que des cellules dérivées de patients (XP 121 et 127) ont été placées pendant 6 à 12heures sur gélatine (594) après traitement ou pas avec un inhibiteur de PAK1, puis une fixation était réalisée ainsi qu’un immunomarquage des protéines associées à la formation d’invadopodes. Les cellules porteuses d’un marquage par GFP ou visualisées par CellTracker étaient ensuite injectées dans une membrane chorioallantoique d’embryon de poulet. Le nombre de cellules présentes immédiatement après l’injection sur une aire d’observation prédéfinie était ensuite comparé à celui observé 24heures après l’injection.


Résultats

L’inhibition de PAK1 a permis de diminuer de façon significative les taux d’extravasation in vivo (IPA-3, 1uM), sans impact sur la viabilité des cellules in vitro. In vitro, il n’y a pas eu de différences significatives dans le nombre de cellules formant des invadopodes avec ou sans inhibiteur de PAK1. Cependant, la dégradation de la gélatine par cellule était statistiquement plus importante pour les cellules traitées par inhibiteur de PAK1. In vivo, en revanche, les images de la formation des invadopodes montrent une diminution significative du nombre d’invadopodes après traitement par inhibiteur de PAK1 par rapport aux contrôles.


Conclusion

Notre travail montre que l’inhibition de PAK1 permet d’inhiber la formation d’invadopodes et le processus d’extravasation cellulaire des cellules de carcinome rénal à cellules claires.

Injections intra-détrusoriennes d’onabotulinum toxine A (Botox ® ) ou d’abobotulinum toxine A (Dysport ® ) dans le traitement de l’hyperactivité détrusorienne neurogène : une étude controlée non randomisée
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 736


Objectifs

Notre objectif était de comparer l’efficacité des injections intra-détrusoriennes d’onabotulinum toxine A et d’abobotulinum toxine A chez les patients souffrant d’hyperactivité détrusorienne neurogène (HAD-N).


Méthodes

Les données de tous les patients ayant eu une première injection intra-détrusorienne de toxine botulique pour HAD-N dans un centre entre 2006 et 2014 ont été collectées prospectivement. Dans notre service, l’abobotulinum toxine était la seule toxine botulique utilisée en première intention dans le traitement de l’HAD-N entre 2006 et 2011 (première période). En 2011, l’obtention de l’AMM par l’onabotulinum toxine A modifiait notre attitude et l’onabotulinum toxine a été utilisée en première intention à partir de cette date (deuxième période : 2011–2014).


Résultats

Deux cent onze patients ont été inclus dans cette étude avec respectivement 78 patients dans le groupe abobotulinum toxine et 133 dans le groupe onabotulinum toxine. Les pathologies neurologiques étaient similaires entre les 2 groupes (blessés médullaires : 38 % vs. 40 % ; sclérose en plaques : 29 % vs. 32 % ; autres : 33 % vs. 28 % ; p = 0,38). Le taux de succès de la première injection était de 66 % chez les patients traités par abobotulinum toxine A contre 58 % pour les patients traités par onabotulinum toxine A (p = 0,27). Une disparition complète de l’incontinence a été observée chez 79 % des patients du groupe abobotulinum toxine A et 75 % des patients de groupe onabotulinum toxine (p =0,45).


Conclusion

L’efficacité et la tolérance d’une première injection intra-détrusorienne d’onabotulinum toxine A ou d’abobotulinum toxine A dans le traitement de l’HAD-N semblent similaires.

Intérêt de la lomboscopie dans le traitement des calculs de l’uretère lombaire
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 754


Objectifs

La chirurgie ouverte reste encore indiquée pour le traitement des calculs de l’uretère volumineux et impactés pour lesquels le traitement endoscopique est fastidieux ou après échec de la lithotritie extracorporelle (LEC) ou de l’urétéroscopie. L’urétérolithotomie laparoscopique est une alternative séduisante, moins invasive que la chirurgie à ciel ouvert. Notre objectif est de démontrer l’intérêt de l’approche lomboscopique dans le traitement des calculs de l’uretère lombaire.


Méthodes

Étude rétrospective descriptive monocentrique. Quatre-vingt-dix-neuf patients ont été opérés de 100 calculs urétéraux lombaires par urétérolithotomie lomboscopique entre janvier 2006 et décembre 2014. La technique opératoire consistait en un abord conventionnel à 3 trocarts du rétropéritoine. L’urétérotomie était réalisée de haut en bas sur calcul billot L’uretère était suturé à chaque fois par des points séparés endocorporels extramuqueux au Vicryl™ 4/0. Un drain non aspiratif était mis en place par l’orifice du trocart antérieur en fin d’intervention. Tous les patients ont eu un contrôle échographique ou tomodensitométrique à distance de l’intervention.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 45ans [19–80ans]. L’indication opératoire était posée devant un calcul urétéral lombaire obstructif de taille supérieure à 15mm dans 90 % des cas. Le calcul a été complètement enlevé par voie lomboscopique dans 91 % des cas. La durée opératoire moyenne était de 116min [35–360min]. Une conversion chirurgicale a été nécessaire dans 9 % des cas. Un seul patient a nécessité une transfusion sanguine suite à une plaie de l’aorte. La durée moyenne de l’hospitalisation était de 3jours [2–22jours]. Une fistule urinaire nécessitant un drainage par une endoprothèse double J est survenue dans 12 % des cas. Le recul moyen était de 31mois [2–95mois]. L’imagerie de contrôle n’a décelé aucun cas de sténose urétérale secondaire.


Conclusion

L’urétérolithotomie lomboscopique est une excellente alternative technique pour le traitement des calculs volumineux de l’uretère offrant les avantages de l’abord laparoscopique. La fistule urinaire est la principale complication post-opératoire ; elle est évitée par l’acquisition d’une meilleure technique d’urétérorraphie et prévenue par un drainage peropératoire de la voie excrétrice. À distance, la sténose urétérale est la principale complication à dépister.