Base bibliographique

Sommaire :

Comparaison des courbes d’apprentissage des voies d’abord cœlioscopique et robot-assistée pour la néphrectomie partielle
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 820-821


Objectifs

À ce jour, le seul avantage rapporté de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) par rapport à la néphrectomie partielle laparoscopique pure (NPL) dans la littérature est la réduction de la durée d’ischémie. Un autre avantage potentiel de la NPRA pourrait être une courbe d’apprentissage plus courte. L’objectif de ce travail était de comparer les courbes d’apprentissage de la NPRA et de la NPL.


Méthodes

Les données des 40 premières NPL et des 160 premières NPRA d’un premier chirurgien (1) ont été recueillies rétrospectivement. Parallèlement, nous avons analysé les 50 premières NPRA d’un 2e chirurgien (2) sans expérience de la NPL mais encadré par le chirurgien expert et appliquant la technique standardisée de ce dernier. Le critère de jugement principal était l’accomplissement du TRIFECTA défini par : une durée d’ischémie chaude ≤ 25minutes, des marges chirurgicales négatives et l’absence de complications per- ou postopératoires. Les NPRA étaient divisées en groupes de 10 cas par ordre chronologique. Les données pré-, per- et post-opératoires étaient ensuite comparées entre les différents groupes.


Résultats

Dès les premiers cas de robotique (NPRA-1 à 10), les résultats des chirurgiens 1 et 2 égalaient ceux obtenus après une expérience > 30 cas en laparoscopie (NPL 30 à 40) en termes de complications postopératoires (50 % vs 40 % vs 30 %, p =0,66), de marges positives (0 % vs 10 % vs 10 %, p =0,58) ou de durée opératoire (186 vs 192 vs 176min, p =0,7). Dans le groupe NPRA-1, la complexité et la taille tumorale augmentaient jusqu’à 30 interventions puis restaient stables. Passé 20 interventions, il n’y avait plus d’amélioration statistiquement significative de la durée d’ischémie chaude (moyenne<20min) et du TRIFECTA (≥ 60 %). La durée opératoire et les complications s’amélioraient jusqu’à 90 NPRA puis restaient stables.


Conclusion

Cette étude est la première à montrer que la courbe d’apprentissage de la NPRA est plus courte que celle de la NPL y compris pour un chirurgien sans expérience en laparoscopie sous réserve d’un encadrement adapté et de l’application d’une technique standardisée. Pour la majorité des résultats périopératoires, il n’y avait plus d’amélioration significative avec l’expérience après 30 NPRA (Fig. 1, Fig. 2, Tableau 1).

Comparaison des forces d’insertion nécessaires pour l’introduction de gaines d’accès urétérales en fonction leur calibre et du diamètre urétéral
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 752-753


Objectifs

Comparer la force nécessaire pour l’insertion de gaines d’accès urétérales (GAU) de marques et calibres différents via un modèle d’orifice urétéral in vitro de diamètre variable.


Méthodes

Le modèle consistait en une cuve remplie de sérum physiologique comprenant un dispositif immergé représentant un orifice urétéral (OU) dont le calibre variait : 10Fr (OU 1), 8Fr (OU 2), 4Fr (OU 3) (Fig. 1). Onze GAU de marques et diamètres différents ont été utilisées. Trois urologues ont répété cinq fois l’insertion de chaque GAU à travers les différents OU. Chaque GAU était insérée à la vitesse constante de 25mm/s. La force moyenne pour insérer chaque GAU était calculée puis comparée entre chaque GAU pour un même orifice urétéral et entre les différentes tailles d’orifices urétéraux. Le Tableau 1 récapitule les gaines utilisées.


Résultats

Une rupture de l’OU 3 a été observée pour l’insertion de toutes les gaines hormis la GAU no 1. La GAU no 1 avait nécessité une force d’insertion statistiquement plus petite que les GAU nos 3, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 pour l’OU 1 et les GAU 3, 4, 9 et 10 pour l’OU 2. La GAU no 2 avait nécessité une force d’insertion statistiquement plus petite que les GAU nos 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 pour l’OU 1 et les GAU 7, 8, 9 pour l’OU 2 (Tableau 2). La force d’insertion n’était pas corrélée avec le diamètre de la GAU et celui de l’OU.


Conclusion

La force d’insertion n’est pas corrélée avec le diamètre de la GAU et celui de l’OU. Cependant d’autres paramètres tels que l’expérience de l’opérateur insérant la GAU, le matériel utilisé dans la fabrication de la gaine, le revêtement hydrophile de la GAU… doivent être pris en considération.

Comparaison des néphrectomies partielles robot-assistée par voie transpéritonéale et rétropéritonéale : une étude multicentrique
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 822-823


Objectifs

Plusieurs auteurs ont récemment rapporté la faisabilité de la néphrectomie partielle robot-assistée par voie rétropéritonéale (NPRR). Cependant, très peu d’études ont comparé la voie rétropéritonéale à la voie transpéritonéale (NPRT) et aucune en appariant les patients en fonction de la localisation (antérieur ou postérieur) de la tumeur. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats périopératoires de la NPRT et de la NPRR.


Méthodes

Tous les patients traités par NPRR dans 3 services d’urologie entre 2010 et 2014 ont été inclus dans l’étude. Dans ces 3 institutions, la voie rétropéritonéale était préférée pour les tumeurs postérieures de faible complexité. Les NPRT réalisés dans un 4e centre ont été inclus comme groupe témoin. Dans cette 4e institution, la voie transpéritonéale était utilisée systématiquement. Ces NPRR ont été appariés à des NPRT selon un ratio 1:1 et sur 4 critères : RENAL score, localisation antérieure ou postérieure de la tumeur, taille tumorale et expérience du chirurgien. Les données périopératoires des 2 groupes ont ensuite été comparées.


Résultats

Quatre-vingt-six NPRR ont été inclues pour analyse et appariées à 86 NPRT. Quatre-vingt-cinq tumeurs étaient postérieures dans chaque groupe (98,8 %). La durée opératoire (111 contre 156minutes ; p <0,0001) et la durée d’ischémie chaude (11 contre 14minutes ; p =0,02) étaient plus courtes dans le groupe NPRR. Les patients du groupe NPRR avaient des pertes sanguines inférieures (116 contre 386mL ; p  < 0,0001) mais sans impact sur le taux de transfusion (4 % contre 7 % ; p =0,37). Il y avait une tendance vers un taux de complications supérieur dans le groupe NPRT (21 % contre 10 % ; p =0,06). La durée d’hospitalisation était plus courte dans le groupe NPRR (3,5 contre 5,4jours ; p  = 0,01).


Conclusion

La NPRR, réalisée principalement pour des tumeurs postérieures, est associée à une diminution de la durée opératoire, de la durée d’ischémie chaude, des pertes sanguines et de la durée d’hospitalisation comparée à la NPRT (Tableau 1).

Comparaison des résultats de la chirurgie conservatrice vs totale dans le traitement des carcinomes à cellules rénales classés cT2
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 825-826


Objectifs

La chirurgie conservatrice (CC) du rein est le traitement de référence des carcinomes à cellules rénales (CCR) de moins de 4cm. Ses excellents résultats ont conduit de nombreuses équipes à étendre les indications de CC aux tumeurs cT1b et cT2. L’objectif de ce travail était de comparer les résultats de la CC vs non conservatrice dans le traitement des CCR classés cT2.


Méthodes

Tous les patients opérés par chirurgie conservatrice (groupe CC) ou non conservatrice (groupe CNC) d’une tumeur rénale cT2 entre 2000 et 2013 dans notre centre ont été inclus. Les caractéristiques de la population, les données périopératoires, la morbi-mortalité, les résultats fonctionnels et oncologiques ont été revus rétrospectivement et comparés (test de &khgr;2, Mann-Whitney, méthode de Kaplan–Meier, test du log rank).


Résultats

Nous avons inclus 245 patients, dont 84 (34 %) dans le groupe CC et 161 (66 %) dans le groupe CNC, avec un suivi médian de 47,3 mois [19,2–82,3]. La fonction rénale postopératoire à 1 semaine et à la date du dernier suivi était moins altérée dans le groupe CC (p =0,002 et p <0,001). Le groupe CC présentait un taux plus important de complications que le groupe CNC (30 % contre 9 %, p <0,0001). Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes pour les survies globale, sans récidive et spécifique (respectivement p =0,82, p =0,71, p =0,93). En analyse univariée, le type de chirurgie n’était pas associé à une différence significative de résultat oncologique (marges, survie).


Conclusion

La chirurgie conservatrice des tumeurs rénales de plus de 7cm peut être réalisée avec des résultats oncologiques comparables à la chirurgie non conservatrice en limitant significativement l’altération de la fonction rénale. Ces résultats soutiennent l’extension de la recommandation de CC aux tumeurs classées cT2 (Fig. 1, Tableau 1, Tableau 2).

Comparaison des résultats de l’énucléation en bloc de la prostate au laser greenlight et de la photovaporisation prostatique dans le traitement des adénomes de gros volumes
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 728


Objectifs

Comparer l’énucléation en-bloc de la prostate au laser greenlight (greenLEP) à la vaporisation photosélective prostatique (PVP) dans le traitement des adénomes de gros volumes.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique menée chez 120 patients consécutifs comparant l’énucléation greenLEP (groupe 1, n =60) à la PVP (groupe 2, n =60) dans le traitement des adénomes de plus de 80 grammes. Plusieurs critères étaient sélectionnés : l’énergie utilisée (Joules) la durée opératoire (min), le rapport énergie délivrée/volume prostatique (Joules/mL), la conversion en RTUP monopolaire, les complications postopératoires (rapportées selon la classification de Clavien-Dindo), les durées de sondage vésical et d’hospitalisation (jours), le score IPSS, le débit urinaire maximal (Qmax), l’incontinence urinaire à l’effort, l’évolution du volume prostatique et du PSA à 2 et 6 mois ainsi que les sténoses de l’urètre.


Résultats

Le volume prostatique et le PSA médian préopératoire ont été de 100mL [80 ; 110] et de 4,4ng/mL [3 ; 7,3] respectivement. Les 2 groupes étaient comparables en termes d’âge, de volume prostatique, de PSA, de sondage à demeure et de score IPSS pré-opératoire. Un différence statistiquement significative était retrouvée entre les 2 groupes concernant l’énergie utilisée, la durée opératoire, le nombre de Joules/mL de prostate, la durée de sondage vésical, le Qmax, l’incontinence urinaire à l’effort, le volume prostatique résiduel, le PSA à 2 et 6 mois et les sténoses de l’urètre (Tableau 1). Aucune différence n’était notée en termes de complications postopératoires, de durée d’hospitalisation, d’IPSS ou de ré-hospitalisation pour sténose de l’urètre.


Conclusion

La PVP et l’énucléation greenLEP sont 2 techniques sûres pour le traitement des adénomes de gros volumes. Dans notre expérience, l’énucléation est plus rapide et permet une réduction plus importante du volume prostatique au prix d’un risque plus élevé d’incontinence urinaire à l’effort transitoire.

Comparaison des résultats fonctionnels de l’embolisation percutanée vs ligature microscopique subinguinal comme traitement de la varicocèle pour les hommes infertiles
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 857


Objectifs

Comparer les résultats fonctionnels de l’embolisation percutanée et de la ligature microscopique subinguinal comme traitement de la varicocèle pour les hommes infertiles.


Méthodes

Une enquête par questionnaire téléphonique d’une série consécutive de 76 patients traités par embolisation (n =28) ou microchirurgie par voie subinguinale (n =48) entre janvier 2007 et décembre 2013 pour une varicocèle clinique en contexte d’infertilité a été réalisée. Le questionnaire a été conçu spécifiquement pour l’étude afin d’explorer : la relation médecin–patient, la morbidité postopératoire précoce et tardive, l’impact du traitement sur l’activité professionnelle et la vie quotidienne, la douleur postopératoire et la satisfaction globale vis-à-vis du traitement. Nous avons également déterminé le taux de grossesses post-traitement.


Résultats

Les caractéristiques des patients sont résumées dans le Tableau 1. Tous les patients ont répondu à l’enquête. Le taux de grossesse naturelle était similaire entre les 2 groupes (groupe 1=microchirurgie : 35 % ; groupe 2=embolisation : 32 % ; p =0,778) avec un recul moyen de 6,4 mois. Trois patients du groupe 1 ont eu une complication postopératoire, p =0549. La plupart des patients étaient satisfaits de la consultation préopératoire (p =0,098). Le taux de douleur postopératoire>2/5 était 44 % dans le groupe1, 22 % dans le groupe 2 (p =0,007). Aucun patient n’a décrit d’impact négatif du traitement sur l’activité quotidienne. L’impact sur l’activité professionnel était significativement moindre dans le groupe 2 (25 % p =0,002). La satisfaction globale était similaire entre les deux groupes (p =0,877).


Conclusion

La satisfaction globale du traitement était comparable dans les 2 groupes. Le taux de grossesse était statistiquement identique dans les deux groupes. L’embolisation était associée à une douleur postopératoire plus faible et un retour au travail plus rapide.

Comparaison du changement de toxine et de la réinjection de la même toxine chez les patients en échec d’injections de toxine botulique pour hyperactivité détrusorienne neurogène
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 736-737


Objectifs

Les injections intra-détrusoriennes de toxine botulique sont recommandées en cas d’hyperactivité détrusorienne neurogène (HAD-N) résistante aux anticholinergiques. Cependant, des taux d’échec de toxine botulique allant jusqu’à 32 % ont été rapportés chez ces patients. L’objectif de ce travail était de comparer l’efficacité de la réinjection de la même toxine à celle du switch de toxine chez les patients en échec d’une première injection détrusorienne.


Méthodes

Une étude monocentrique rétrospective a été mené incluant tous les patients ayant reçu une injection intra-détrusorienne de toxine botulique A (onabotulinum toxine A ou abobotulinum toxine A) pour HAD-N entre 2004 et 2014. Le succès de l’injection de toxine était défini comme une disparition des urgenturies, de l’incontinence urinaire et de l’hyperactivité détrusorienne et un nombre d’autosondages<8/jour. Les patients en échec d’une première injection de toxine botulique étaient pris en charge soit par une réinjection de la même toxine à la même dose soit par une réinjection d’une autre toxine (abobotulinum toxine en cas d’injection précédente d’abobotulinum toxine et vice-versa).


Résultats

Cinquante-huit patients ont été inclus dans l’analyse finale. Un changement de toxine botulique a été effectué chez 29 patients et les 29 autres patients ont eu une réinjection de la même toxine. Le taux de succès était plus élevé chez les patients traités par un switch de toxine par rapport à ceux traités par une réinjection de la même toxine (51,7 % vs 24,1 % ; p =0,03). Les patients chez qui l’abobotulinum toxine était remplacée par l’onabotulinum toxine et ceux chez qui l’onabotulinum toxine était remplacée par l’abobotulinum toxine avaientt des taux de succès similaire (52,9 % vs. 50 % ; p =0,88).


Conclusion

Chez les patients en échec d’une injection de toxine botulique, le changement de toxine botulique était plus efficace qu’une deuxième injection de la même toxine à la même dose. Le remplacement de l’onabotulinum toxine A par l’abobotulinum toxine A était aussi efficace que le cas contraire.

Concentrations plasmatiques et intra-prostatiques d’ertapénème après administration préopératoire : expérience prospective monocentrique – étude ERTAPRO
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 775


Objectifs

L’incidence des infections urinaires à germes producteurs de bêtalactamase à spectre étendu (BLSE) est en augmentation. Elles sont associées à une hospitalisation prolongée pour les patients (Pts) nécessitant des interventions chirurgicales urologiques. L’objectif de cette étude était de démontrer qu’une diffusion intra-prostatique significative d’ertapénème était obtenue après une seule administration intraveineuse (IV) avant chirurgie prostatique.


Méthodes

Vingt Pts avec indication de chirurgie pour hyperplasie bénigne de prostate étaient inclus prospectivement et divisés en 2 groupes ; 19 Pts étaient analysés. Les Pts recevaient une dose d’1 gramme IV d’ertapénème 1 heure (n =10, groupe A) ou 12heures (n =9, groupe B) avant prélèvements sanguins et prostatiques (copeaux de résection) (Fig. 1). Les concentrations plasmatiques et intra-prostatiques d’ertapénème étaient mesurées par chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse tandem (LC-MS/MS). Les concentrations intra-prostatiques étaient considérées comme satisfaisantes si elles étaient supérieures aux concentrations minimales inhibitrices90 (CMI90) des pathogènes cibles urinaires. Un test de Wilcoxon et un modèle prédictif pharmacocinétique étaient utilisés.


Résultats

Les concentrations plasmatiques médianes d’ertapénème étaient de 144,3mg/L (IC95 % ; 126,5–157,9) dans le groupe A et de 30,7mg/L (IC95 % ; 22,9–36,4) dans le groupe B (p <0,001). Les concentrations intra-prostatiques médianes étaient de 16,6mg/L (IC95 % ; 13,3–31,4) dans le groupe A et de 4,2mg/L (IC95 % ; 3,1–4,9) dans le groupe B (p <0,001), supérieures à la CMI90 des pathogènes cibles dont les bactéries productrices de BLSE, la CMI90 de l’ertapénème étant comprise entre 0,03mg/L (contre P. vulgaris ) et 1mg/L (contre Enterobacter spp) (Fig. 2). Le rapport concentration plasmatique sur concentration intra-prostatique n’était pas significativement différent entre les groupes (p =0,97), en faveur d’une diffusion intra-prostatique similaire indépendamment de l’intervalle de temps entre administration et chirurgie. Les analyses pharmacocinétiques retrouvaient une demi-vie de 4,8h pour l’ertapénème comparable à la littérature.


Conclusion

Une seule dose d’ertapénème administrée en préopératoire 1 heure avant l’intervention en IV permet d’obtenir des concentrations plasmatiques et intra-prostatiques satisfaisantes. Ces résultats suggèrent qu’il pourrait s’agit d’une stratégie prophylactique intéressante pour les Pts porteurs de BLSE nécessitant des interventions sur les voies urinaires. Ces résultats nécessitent d’être confirmés dans de futurs essais prospectifs.

Conséquences sexuelles de la chirurgie aortique : chirurgie ouverte versus endoprothèse. Étude prospective comparative
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 814-815


Objectifs

L’activité sexuelle chez les hommes de plus de 50ans est un facteur important de qualité de vie. Le retentissement sexuel de la chirurgie de l’anévrisme de l’aorte abdominale (AAA) notamment pour les techniques endovasculaires est peu documenté. Notre objectif était d’évaluer l’impact de la chirurgie de l’AAA sur la fonction érectile (FE) en fonction de l’abord par laparotomie médiane ou endovasculaire.


Méthodes

Étude prospective comparative monocentrique incluant 80 patients traités consécutivement par chirurgie pour un AAA de novembre 2013 à janvier 2015. Pour chaque patient, outre les caractéristiques clinico-biologiques, la FE pré opératoire et à 3 mois post-opératoire a été mesurée par le questionnaire International Index of Erectile Function (IIEF-5), le score de rigidité : Erectile Quality Scale. L’incidence de l’éjaculation rétrograde a été également mesurée. La comparaison des résultats en fonction de l’abord chirurgical ou endovasculaire a été évaluée en analyses uni- et multi-variées.


Résultats

Vingt-sept patients ont été traités par endoprothèse aorto bi-iliaque, 53 par laparotomie médiane (34 prothèses aorto aortiques et 19 aorto bi-iliaques). En analyse univariée ajustée sur la FE pré opératoire, le score IIEF-5 était significativement plus altéré en post-opératoire après laparotomie médiane vs. abord endovasculaire (OR : 52, IC : [10,3 ; 264], p <0,0001). Les patients de plus de 65ans, les tabagiques actifs (> 50 paquets/années), les patients obèses (IMC>30), ceux ayant une hypercholestérolémie étaient les plus à risque d’altérer leur FE (p <0,05). En analyse multivariée, l’abord par laparotomie était un facteur indépendant d’altération de la FE (OR : 35,5, IC : [5,75 ; 218], p <0,0001). Les 7 patients présentant des éjaculations rétrogrades post opératoires, ont été opérés par laparotomie médiane.


Conclusion

Ces résultats démontrent que le traitement chirurgical de l’AAA impacte sur la fonction éréctile. L’abord endovasculaire est moins délétère sur la FE. Ces données soulignent l’interêt d’une évaluation de la sexualité avant toute chirurgie vasculaire lourde dans le choix de la voie d’abord au sein d’une population particulierement à risque de dysfonction éréctile.

Contrôle à long terme de la tension artérielle après surrénalectomie pour hyperaldostéronisme primaire : expérience monocentrique
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 857


Objectifs

Évaluer les résultats à long terme de la surrénalectomie pour hyperaldostéronisme primaire (HAP) pour le contrôle de la pression artérielle et de la kaliémie. Identifier les facteurs pronostiques de succès.


Méthodes

Évaluation rétrospective (2002–2013) de patients opérés pour HAP. Tous les patients ont bénéficié en préopératoire d’une évaluation clinique (âge, sexe, taille, poids, PA systolique et diastolique sous traitement, identification des traitements anti-HTA), biologique (kaliémie, rénine et aldostérone plasmatiques) et radiologique (TDM). En postopératoire à 1 mois, puis à 1 an et enfin à la date des dernières nouvelles, la pression artérielle était évaluée et les patients classés en trois catégories : guéris, améliorés et réfractaires.


Résultats

Nous avons évalué 43 patients, 23 hommes et 20 femmes, avec un suivi médian de 71 mois [7,4–141]. L’examen pathologique décrivait 34 adénomes (79 %), 7 hyperplasies (16 %) (5 micro-nodulaires et 2 macro-nodulaires) et 2 corticosurrénalomes (5 %). L’évaluation à long terme retrouvait 20 % de patients guéris (n =8), 65 % améliorés (n =26) et 15 % réfractaires (n =6). Les facteurs pronostics de succès étaient ceux classiquement associés au score ARS : le nombre de médicaments anti-HTA (p =0,002), le sexe féminin (p =0,02), l’IMC<25kg/m2 (p =0,008), l’âge (p =0,004).


Conclusion

La surrénalectomie pour HAP est un traitement efficace de l’hypertension artérielle. Les facteurs pronostiques de succès sont classiquement ceux du score ARS, même à long terme.

Controverse sur l’antibioprophylaxie lors des néphrectomies
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 776-777


Objectifs

L’actualisation 2010 de la conférence de consensus de la SFAR a établi que l’antibioprophylaxie (ATBP) n’était plus indiquée lors de la néphrectomie. Cette étude a pour but d’analyser les répercussions pratiques de ce changement d’attitude.


Méthodes

Étude rétrospective des dossiers des patients sans (année 2010) et avec (année 2013) ATBP (Céfazoline 2g), qui ont subi une néphrectomie quelle que soit l’indication. Il a été effectué une analyse des infections du site opératoire (définition INCISO 2015). Pour chaque patient, la durée opératoire, le score ASA et la classe de contamination d’Altemeier ont été relevés afin de calculer le score National Nosocomial Infection Surveillance (NNIS). Ont également été étudiés : âge, HTA, diabète, tabac, immunodépression, IMC, durées d’hospitalisation opératoires.


Résultats

Au total, 135 pts et 148 pts ont subi une néphrectomie (élargie ou partielle) respectivement en 2010 et 2013. Le taux d’ISO pour 2010 était 2,4 % versus 9,5 % pour 2013 (p <0,022). Pas de différence significative pour les critères suivant : HTA, ASA, tabac, immunodépression, IMC, âge, classe Altemeier et durées d’hospitalisation. A l’opposé, le diabète (p =0,035), la durée d’intervention (p <0,001), le NNIS (p =0,017) sont significativement différents.


Conclusion

Depuis l’arrêt de l’ATBP, il a été noté une hausse significative du taux d’ISO, néanmoins, concomitamment, il a été constaté une augmentation de la durée d’intervention probablement due à l’introduction des techniques mini-invasives (néphrectomie partielle au robot). Ce travail doit donc être poursuivi afin d’identifier et classer par ordre d’importance tous les facteurs intervenant sur le taux d’ISO. Cela permettra probablement de confirmer l’intérêt de l’ATBP. Cette donnée sera à verser au dossier pour la SFAR.

Contusion sur rein pathologique
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 773-774


Objectifs

La contusion sur rein pathologique est une entité particulière du traumatisme rénal et représente 5 à 17 % des contusions du rein. Les lésions congénitales ou acquises modifient le tableau clinique, l’image radiologique et la prise en charge. Cette situation est souvent source de problèmes médico-légaux. Notre objectif est d’étudier les différents aspects épidémiologiques, cliniques, radiologiques, thérapeutiques et évolutifs de cette entité.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective de 23 observations colligées sur une période de 16ans allant de janvier 1992 à juillet 2014. Tous les cas ont été explorés par une échographie rénale et un uroscanner. Tous les cas ont été classés selon la classification de Châtelain.


Résultats

L’âge moyen était de 29ans et le sex-ratio de 3,6. Les causes du traumatisme les plus fréquentes étaient les accidents domestiques et les actes de violence. Les uropathies sous-jacentes les plus fréquentes étaient par ordre de fréquence : les AJPU (34,78 %), la lithiase rénale (30,34 %), l’ectopie rénale associée à une AJPU (17,39 %), et le reste un cas isolé de tumeur rénale, de rein transplanté, de rein kystique, de méga-uretère et d’anévrisme rénal. Douze cas ont été classés type I (52,17 %), 9 type II (39,13 %) et 2 type III (8,69 %). L’abstention chirurgicale était préconisée dans 10 cas, une néphrectomie a été réalisée en urgence pour un état de choc hémorragique, 6 néphrectomie ont été réalisées à froid, la cure de l’uropathie a été réalisée à distance de 3 mois.


Conclusion

Le rein pathologique est plus sensible au traumatisme. L’uroscanner est la clé du diagnostic. Les contusions sont souvent bénignes contrastant avec le taux de néphrectomie (25 à 45 %) et qui est dû dans la plupart des cas à uropathie sous-jacentes (Fig. 1, Fig. 2).

Corrélation anatomo-clinique et détermination des facteurs prédictifs de continence après prostatectomie radicale : analyse rétrospective des vidéos et des données cliniques de 120 patients opérés de prostatectomie radicale laparoscopique
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 797


Objectifs

Identifier les choix de la technique lors d’une prostatectomie radicale laparoscopique (PRL) qui ont une incidence sur la continence postopératoire précoce et tardive.


Méthodes

Entre janvier 2006 et mai 2013, ont été enregistrées 120 PRL. Nous avons analysé rétrospectivement les vidéos concernant les caractéristiques techniques suivantes : conservation du col vésical, conservation des bandelettes vasculonerveuses, conservation de l’urètre, étanchéité de l’anastomose uretro-vésicale, ainsi que les données suivantes : l’âge du patient, le volume prostatique, la continence préopératoire, la continence à 1 mois, 3 mois et 12 mois. Une analyse de régression logistique multivariée a été utilisée pour déterminer les facteurs prédicteurs de la continence.


Résultats

Les facteurs prédictifs de la récupération de la continence sont exposés dans le Tableau 1.


Conclusion

Les facteurs prédictifs de la continence à 1 mois sont : la conservation de l’urètre, et l’âge du patient ainsi que la conservation des bandelettes vasculonerveuses.

Critères de modification de la prise en charge chez une cohorte de patients atteints de cancer de la prostate et traités par analogue de la LHRH
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 735


Objectifs

L’objectif principal de cette étude est de décrire la proportion de patients atteints d’un cancer de la prostate chez lesquels une modification du traitement hormonal (TH) initial (castration) est décidée au cours des 24 mois suivant son instauration.


Méthodes

Une étude de cohorte longitudinale a été menée en France de juillet 2011 à janvier 2015. Lors de l’inclusion et des visites de suivi tous les 6 mois, les données démographiques, cliniques, biologiques et thérapeutiques ont été recueillies ainsi que toute modification du TH.


Résultats

Au total, 891 étaient évaluables à 24 mois. Leur âge moyen était de 74,1±8,7ans. À l’inclusion, le TH était indiqué pour rechute biologique (21,4 %), en adjuvant à la radiothérapie (31,6 %), pour un stade métastatique (24,2 %) et pour une tumeur localement avancée sans traitement local prévu (21,4 %). Le score de Gleason était >7, 7 (4+3), 7 (3+4) et <7 dans 33,6 %, 23,1 %, 26 % et 17,3 % des cas. À 24 mois, une modification du TH était rapportée chez 43,8 % des patients. Les modifications concernaient des changements de formulation (61,3 %), la durée initialement prévue (10,5 %), le passage en traitement intermittent (10,0 %), l’initiation d’une chimiothérapie (5,6 %), des manipulations hormonales (9,0 %). Parmi les raisons indiquées chez 110 patients, 58,2 % concernaient une progression, 26,3 % la demande du patient, 12,7 % la tolérance et 7,2 % un échec.


Conclusion

Cette étude observationnelle nationale renseigne sur la répartition des indications des aLH-RH en France. Lors du suivi de cette importante cohorte, plus de la moitié des patients n’ont pas de modification de ce traitement hormonal. Pour les autres (43,8 %) la principale raison est la progression biologique.

Curage ganglionnaire dans la chirurgie du corticosurrénalome
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 858


Objectifs

Le corticosurrénalome est une maladie rare, dont le seul traitement curatif est chirurgical. Ses territoires de drainages lymphatiques sont mal définis. L’intérêt et l’étendu d’un curage ganglionnaire associé à la résection tumorale est mal connu. Le but de cette étude est de définir les territoires de drainage lymphatique des tumeurs des surrénales, et l’intérêt d’un curage et son extension dans les corticosurrénalomes.


Méthodes

Sur une étude anatomique, à partir de 52 cadavres dont les surrénales ont été injectées les territoires de drainage des surrénales droites et gauches ont été étudiés. Puis, les données cliniques de 214 patients opérés d’un corticosurrénalome entre 1977 et 2014 ont été rétrospectivement revues, afin de déterminer l’influence du curage et de l’envahissement ganglionnaire sur la survie sans récidive et la survie globale.


Résultats

D’un point de vue anatomique, à droite, les premiers relais ganglionnaires se trouvent le long du pédicule rénal puis sur les faces antérieure et latérale droite de la veine cave inférieure. À gauche, les premiers relais ganglionnaires se trouvent le long des vaisseaux diaphragmatiques et sur le bord gauche de l’aorte abdominale et du tronc cœliaque. En moyenne, 8 ganglions étaient retrouvés sur les pièces anatomiques de surrénalectomie élargie. Les patients opérés étaient principalement des femmes (70 %), d’un âge moyen de 45ans. L’existence d’un curage ganglionnaire était renseignée pour 75 % d’entre eux. Une ou des adénopathies positives étaient retrouvé chez 7 % d’entre eux. La présence d’adénopathie positive était associée à une moins bonne survie globale et sans récidive.


Conclusion

D’un point de vue anatomique, le drainage des surrénales se fait préférentiellement dans le pédicule rénal et à proximité de l’axe aortico-cave. L’envahissement ganglionnaire est rare mais associé à un moins bon pronostic. Un curage ganglionnaire a visé de staging doit être systématiquement associé à l’exérèse d’une lésion maligne de la surrénale.

Cure de cystocèle voie basse par Plastron trans-obturateur
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 844-845


Objectifs

Rapporter les résultats à moyen terme de la cure de cystocèle par voie vaginale par une technique économe en matériel prothétique implanté, le Plastron trans-obturateur (PTO)


Méthodes

Cette étude rétrospective mono-opérateur portait sur une cohorte de 148 patientes consécutives opérées entre novembre 2005 et octobre 2010 selon la technique du PTO. Il était réalisé un lambeau vaginal partiellement désépidermisé à partir de la paroi vaginale antérieure, suspendu par des bandelettes de polypropylène trans-obturatrices. Le PTO était la seule technique proposée et réalisée pour la cure de cystocèle, hors contre-indication d’ordre anesthésique.


Résultats

La population était porteuse de cystocèles de stade 2, 3 et 4 dans, respectivement, 11, 83 et 5 % des cas, selon la classification POP-Q. Les patientes, de 68,4ans d’âge moyen (43–87), présentaient peu d’antécédents de chirurgie pelvienne (4 %). Les signes fonctionnels objectivés comprenaient : incontinence urinaire d’effort, urgenturie, dysurie et boule vaginale dans, respectivement, 45, 52, 80 et 98 % des cas. L’efficacité de la technique, parmi les 130 patientes interrogées avec un suivi moyen de 37,5 mois, était attestée par un taux de succès fonctionnel de 92 % et une seule récidive chirurgicale de prolapsus (0,8 %). Sa tolérance était étayée par un faible taux de dyspareunies (2 %) ou d’urgenturie (2 %) de novo et d’exposition prothétique (2 %). Sa mise en œuvre était aisée, rapide et peu onéreuse.


Conclusion

La technique du PTO par bandelettes de polypropylène trans-obturatrice se caractérisait par une tolérance et une efficacité fonctionnelle durable, dans le cadre d’une association avec les techniques de sacrospinofixation et de plastie des ligaments utéro-sacrés. Son efficacité mériterait d’être confirmée par une étude comparative multicentrique (Fig. 1).

Cure de cystocèle voie basse par Plastron transobturateur
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 865-866


Objectifs

Optimiser la durabilité des résultats fonctionnels des colporaphies. Minimiser les complications spécifiques des prothèses synthétiques.


Méthodes

Nous individualisation un lambeau à partir de la paroi vaginale antérieure, en le laissant parfaitement solidaire à la vessie. Celui ci est ensuite mis en tension, par la fixation latérale de bandelettes de polypropylène transobturatrices. Le matériel synthétique est ainsi maintenu à distance de la cicatrice vaginale et de la vessie, limitant le risque d’érosion (Fig. 1).


Résultats

Le Plastron transobturateur (PTO) est une technique de mise en œuvre simple, réalisable en 60minutes, assurant 92 % de succès fonctionnel à 37,5mois, au prix de 2 % d’exposition de prothèse. L’ancrage du plastron est simplifié par rapport à la technique décrite par le Pr Crépin.


Conclusion

Le PTO est réalisable par tout chirurgien pratiquant la chirurgie voie basse, son profil d’efficacité et de tolérance intéressant mériterait une évaluation prospective comparative.

Cure de reflux vésico-urétéral par réfection du trajet sous-muqueux chez le transplanté rénal : résultats à long terme chez 22 patients
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 765-766


Objectifs

Les infections urinaires fébriles compliquant un reflux vésico-urétéral (RVU) chez le greffé rénal sont une importante cause de morbidité voire de perte prématurée du greffon. Le traitement des reflux de haut grade ou en échec de traitement endoscopique repose sur une anastomose pyélo-urétérale ou réimplantation urétéro-vésicale. Nous présentons les résultats d’une alternative chirurgicale reposant sur un allongement du trajet sous-muqueux sans ouverture des voies urinaires.


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a été réalisée d’octobre 2007 à décembre 2014. Les patients transplantés rénaux ayant un RVU symptomatique avec au moins deux infections urinaires fébriles du greffon ont été inclus. L’existence d’un RVU était confirmée par cystographie. En cas de reflux de haut grade (3 à 4) ou d’échec d’un traitement endoscopique premier, une cure de reflux par allongement du trajet sous-muqueux était réalisée reposant sur une dissection urétérale et vésicale pour allonger le trajet anti-reflux. Une cystographie rétrograde à 3 mois postopératoire était réalisée pour évaluer l’efficacité du traitement. Nous présentons les résultats à moyen et long terme.


Résultats

Vingt-deux patients ont été inclus. Le suivi médian était de 36 [8–86] mois. L’anastomose urétéro-vésicale initiale avait été réalisée selon Lich-Gregoire. Dix patients (45 %) avaient eu un échec d’injection de macroplastique pour un reflux grades 1–2 et 12 patients avaient un reflux≥grade 3. Une diminution significative des infections fébriles du greffon (2,75 vs 0,2 par an ; p <0,01) a été retrouvée, ainsi que la disparition du RVU sur les cystographies postopératoires chez 17 patients (77,5 %) et la persistance d’un reflux grade 1 pour cinq patients (22,5 %). Il n’y avait pas de modification de la créatininémie en postopératoire. La durée opératoire médiane était de 120minutes (80–200). Un patient (5,5 %) à nécessité une reprise chirurgicale pour fistule urinaire (Clavien-Dindo IIIb).


conclusion

La technique chirurgicale d’allongement du trajet sous-muqueux permet une correction du RVU haut grade et la baisse significative des infections urinaires fébriles du greffon. Nos résultats montrent que cette technique pourrait être une alternative chirurgicale intéressante avec l’avantage de l’absence d’ouverture des voies urinaires.

Cystectomie laparoscopique pour cancer de vessie : résultats oncologiques à 72 mois
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 769-770


Objectifs

Évaluer les résultats oncologiques de la cystectomie laparoscopique transpéritonéale pour cancer de vessie à 72 mois.


Méthodes

Étude unicentrique prospective réalisée de mars 2003 à avril 2014 sur une série consécutive de 54 cystectomies laparoscopiques associées à un curage ilio-obturateur pour tumeur de vessie. Les données préopératoires (âge, score ASA, IMC), les résultats anatomopathologiques, les données opératoires (durée, type de dérivation urinaire) et postopératoires étaient collectées de façon prospective. Le suivi oncologique du patient (date d’apparition des métastases), le statut vivant/décédé (cause et date), les taux de survies globale, spécifique, non spécifique et la survie sans récidive ont été représenté par des courbes de Kaplan-Meier.


Résultats

Les caractéristiques de la population sont rapportées dans le Tableau 1. L’indication de la cystectomie cœlioscopique était une TVIM dans 79,6 % (n =X43) et une TVNIM résistant aux traitements conservateurs dans 20,4 % (n =11). Le suivi médian était de 70,5 mois (1–129,7). Au terme du suivi, 19 patients (35,2 %) étaient vivants et ne présentaient pas de récidive tumorale. Trente et un patients (57,4 %) étaient décédés : 19 (61,3 %) d’une évolution métastatique et 12 (38,7 %) décès non spécifiques. Aucun des patients métastatiques de notre étude n’a évolué vers la carcinose péritonéale. Les taux de survie spécifique et globale à 7ans étaient de 61,6 % et 49,3 %. Les médianes de survie globale et spécifique étaient 82,9 et 101,3 mois (Fig. 1). La médiane de survie sans récidive tumorale était de 69,5 mois.


Conclusion

La cystectomie par voie laparoscopique est une technique mini-invasive permettant un bon contrôle carcinologique, offrant une alternative efficace au traitement chirurgical de référence qui reste la cystectomie par laparotomie. Contrairement aux données récentes de la littérature, la cœlioscopie n’était pas dans notre étude un facteur de risque de carcinose péritonéale.

Cystectomie radicale ouverte versus cystectomie radicale robot-assistée avec dérivation urinaire intra-corporéale : une étude de cohorte appareillée par coefficient de propension
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 768


Objectifs

La cystectomie robot-assistée avec dérivation urinaire intra-corporéale (icCRRA) est une nouvelle approche mini invasive dans le traitement du cancer de la vessie. Notre objectif était de comparer les résultats à cours terme de cette nouvelle approche à l’approche standard par voie ouverte (CRO).


Méthodes

Entre janvier 2011 et juillet 2104, 133 patients qui ont eu une CRO ont été comparés à 70 patients consécutifs qui ont eu une icCRRA dans une même institution. Les patients ont eu tous un curage ganglionnaire associé à la cystectomie. Les patients ont été appareillés par coefficient de propension ajusté sur les caractéristiques démographique et de la maladie au diagnostic (Logiciel R). Après appareillement, 70 patients comparables ont été affectés à chaque groupe. Les paramètres chirurgicaux (durée opératoires, pertes sanguines,) et les résultats postopératoires à court terme (durée d’hospitalisation, réalimentation, les taux de complications à 90jours, le taux de ré-hospitalisation et de réintervention).


Résultats

Après appareillement, l’âge moyen (63±13 vs. 64±12ans ; p =0,90), les scores ASA (p =0,38) et de Charlson (0,47) étaient similaires dans les deux groupes. Les indications de la cystectomie étaient des TVNIM dans 53 % vs. 57 % et des TVIM 47 % vs. 43 % respectivement dans les groupes ORC et icCRRA. De même 23 % vs. 25 % (p =0,69) des patients avaient reçu une chimiothérapie néoadjuvante. Le type dérivation urinaire était des urétérostomies trans-iléales (Bricker) dans 82 % vs. 75 % respectivement dans les groupes ORC et icCRRA. Les comparaisons des paramètres opératoires et les résultats postopératoires sont résumés dans le Tableau 1.


Conclusion

Cette étude est la première cohorte monocentrique qui a comparé la cystectomie voie ouverte et la voie intra-corporéale robot-assistée dans le traitement du cancer de la vessie par coefficient de propension. Elle a montré certains bénéfices per- et postopératoire sans majorer les complications au détriment d’une durée opératoire plus prolongée.

Description d’une technique simplifiée pour l’entérocystoplastie intracorporelle robotique
2015
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 866


Objectifs

La cysto-prostatectomie radicale robotique est de plus en plus pratiquée actuellement dans les centres de référence. La difficulté de cette intervention réside en la création de la néo-vessie et la majorité des équipes favorisent une reconstruction extracorporelle. Nous décrivons une technique simple et reproductible de néo-vessie intracorporelle.


Méthodes

Patient de 6ans présentant un carcinome urothélial de vessie T2G3 traité par chimiothérapie neoadjuvante suivi d’une cysto-prostatectomie radicale robotique et curage ganglionnaire extensif. L’entérocystoplastie commence par anastomose iléo-urétrale à 50cm de la valve iléo-cæcale par 2 hémi-surjets de Quill. Les 2 anses sont coupées à 25cm utilisant l’endoGIA. La continuité iléale est reconstituée par endoGIA puis surjet de PDS. Les anses du remplacement sont ouvertes en gardant une cheminée de 5cm sur chacune. Le plan postérieur de la plastie est suturé suivi du plan antérieur. Les anastomoses urétéro néo-vésicale sont réalisées au PDS 5/0 sur chaque cheminée avec sonde JJ.


Résultats

La durée opératoire était de 7h15 dont 4h30 pour la reconstruction. Le saignement était évalué à 400cm3. Le patient a été mis sur un protocole « Fast Track » avec apports liquidiens et mobilisation à j1. La reprise du transit s’est fait à j3 et la sortie à j5. L’examen anatomo-pathologique retrouvait un CIS avec absence de tumeur infiltrant résiduelle et 24 ganglions négatifs. La sonde de cystostomie était enlevée à j10, les sondes urinaires et doubles J à j15. Après 6 mois de suivi, le patient a acquis la continence nocturne et diurne avec bonne capacité vésicale.


Conclusion

La technique de néo-vessie en Y avec réalisation première de l’anastomose urétro-néovésicale est facilement reproductible au robot en répondant à des étapes successives bien définies. L’entérocystoplastie intracorporelle robotique peut être réalisée grâce à cette technique simplifiée avec un temps opératoire acceptable et de bons résultats fonctionnels. Des études d’évaluation sont nécessaires pour permettre sa validation.

Détection des marges chirurgicales en imagerie par Cerenkov Luminescence au cours des prostatectomies radicales cœliosocpiques robot-assistées – résultats initiaux de l’étude PRIME
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 796-797


Objectifs

L’imagerie par Cerenkov Luminescence (CLI), basée sur l’imagerie optique de traceurs radioactifs, permet de déterminer, en peropératoire, le statut ganglionnaire et les marges chirurgicales sur une pièce d’exérèse. Ainsi, l’étude PRostate Imaging for Margin Evaluation (PRIME) est en cours pour évaluer la faisabilité et la sécurité de l’utilisation de la 18F-choline CLI dans la chirurgie du cancer de prostate.


Méthodes

L’étude PRIME a inclus 3 patients avec un cancer de prostate à haut risque, programmés pour une prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée. Après injection intraveineuse de 370MBq (±10 %) de 18F-choline, les pièces de prostatectomies et de lymphadénectomies ont été analysées par un CLI specimen-analyser (Lightpoint Medical Ltd, Royaume-Uni) juste après excision (temps d’acquisition 300 secondes, matrix 512×512). Pour chaque région d’intérêt, la radiance corrigée (ph/s/cm2/str/MBq) a été calculée et nous reportons le ratio de radiance entre la tumeur et le tissu sain (tumour-to-background ratio [TBR]). Les doses de radioactivité (μSv) reçues par l’équipe chirurgicale ont été mesurées à l’aide de badges-dosimètres.


Résultats

Les images CLI peropératoires des 3 prostatectomies ont montré une radiance élevée avec un TBR de 3,45, 4,90 et 2,49 respectivement pour chaque patient. Pour 2 prostatectomies avec cancer de haut-grade, les analyses CLI et histologiques étaient corrélées, mais la troisième pièce, histologiquement de bas-grade, était discordante. Les pièces de lymphadénectomies obtenues étaient négatives aussi bien en analyse CLI qu’en histologie. Le protocole CLI n’a généré ni temps additionnel de chirurgie ni complications peropératoires spécifiques. Selon la durée de la procédure et la proximité avec le patient, la dose de radiation maximale reçue étaient de 110–180μSv et 40–80μSv respectivement pour l’interne et la panseuse. Pour favoriser la décroissance radioactive, des précautions complémentaires ont été prises pour l’environnement chirurgical et les pièces opératoires.


Conclusion

L’analyse peropératoire de pièces d’exérèse par 18 F-choline CLI est une procédure faisable et fiable. Les premiers résultats obtenus dans la chirurgie du cancer de prostate sont encourageants. La sensibilité en profondeur de l’analyse des tissus par CLI étant de quelques millimètres, d’autres développements sont nécessaires pour réduire le signal obtenu à la définition histologique des marges chirurgicales (Fig. 1).

Devenir à long terme du greffon rénal chez les patients suivis pour valves de l’urètre postérieur
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 748


Objectifs

Étudier la survie des greffons rénaux sur vessie de valve de l’urètre postérieur (VUP).


Méthodes

Entre 1983 et 2013, 10 patients âgés de 2,2 à 17,4ans suivis pour VUP étaient transplantés dans notre centre. Les critères de l’étude étaient la survie des greffons, l’évolution fonctionnelle des greffons (taux de créatininémie et débit de filtration glomérulaire [DFG]) ainsi que l’évaluation urodynamique pré- et post-transplantation.


Résultats

Les patients étaient dialysés à l’âge moyen de 7,5ans pour une durée de 20 mois en moyenne. L’âge moyen à la transplantation était de 9ans. À la revue, 6 patients étaient toujours transplantés. Le taux de survie des greffons (n =12) étaient de 91,7 %, 82,5 % et 61,9 % à 1, 5 et 10ans. La créatininémie moyenne était de 139,8μmol/L, 94,7μmol/L et 137,1μmol/L à 1, 5 et 10ans. L’évaluation des troubles urodynamiques avant greffe retrouvait un BUD perturbé dans 5/8 cas, une capacité vésicale (CV) inférieure à 80 % de la CV attendue dans 5/8 cas et une débitmétrie anormale dans 4/7 cas. Un seul patient avait nécessité un agrandissement vésical avant transplantation et un patient était au cathétérisme intermittent avant transplantation.


Conclusion

La transplantation sur vessie de valve présente des taux de survie du greffon identiques à ceux décrits chez des patients sans anomalies du bas appareil. On note une ré-augmentation du taux de créatininémie à 10ans post-greffe. L’évaluation urodynamique pré- mais également post-greffe est indispensable pour les troubles urodynamiques et prévenir les complications du greffon.

Diagnostic du cancer de prostate par biopsies ciblées avec fusion échographie/IRM : peut-on se passer des biopsies randomisées ?
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 833


Objectifs

Évaluer la place des biopsies randomisées en association aux biopsies prostatiques ciblées sur des zones suspectes de l’IRM.


Méthodes

Entre novembre 2011 et mai 2015, chez 92 patients ayant réalisé une IRM multiparamétrique dans notre institution, mettant en évidence une ou deux zones suspectes contournées par le radiologue, ont été réalisées 12 biopsies prostatiques randomisées associées à 2 biopsies ciblées à l’aide d’une plate-forme de fusion échographie–IRM (Urostation®). Les données ont été recueillies dans une base de données prospective. L’âge médian était de 66ans (62–70), le PSA à 6,6ng/mL (5–12), le volume prostatique de 48mL (37–67). Le toucher rectal était normal dans 74 % des cas et 56 % des patients n’avaient jamais eu de biopsies prostatiques.


Résultats

Un adénocarcinome prostatique a été mis en évidence chez 61 patients (66 %). Celui-ci était détecté par les biopsies ciblées seules dans 11 cas (18 %), les biopsies randomisées seules dans 8 cas (13 %), les 2 modalités dans 42 cas (69 %). Tous les cancers diagnostiqués par les biopsies ciblées seules étaient significatifs contre 1/8 (12 %) par les biopsies randomisées. Dans 14 cas sur 42 (33 %), les biopsies randomisées ont permis de mettre en évidence un cancer controlatéral à la lésion cible, non significatif dans 9 cas sur 14 (64 %). Les biopsies ciblées ont révélé un score de Gleason supérieur aux biopsies randomisées dans 9 cas sur 42 (21 %). Le caractère significatif du cancer était correctement évalué par les biopsies ciblées dans tous les cas, par les biopsies randomisées dans 35/42 (83 %).


Conclusion

Les biopsies ciblées seules auraient manqué le diagnostic d’un cancer significatif (1,1 %) et de 7 cancers non significatifs (8 %). Dans 33 % des cas, les biopsies randomisées ont mis en évidence un cancer controlatéral à la lésion cible, non significatif dans la majorité des cas. La significativité du cancer et le score de Gleason étaient mieux évalués par les biopsies ciblées.

Dissection anatomique assistée par ordinateur (DAAO) du plexus rénal pour affiner la dénervation rénale dans le traitement de l’hypertension artérielle réfractaire
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 818-819


Objectifs

La dénervation rénale par radiofréquence endovasculaire (RF) au travers des artères rénales est une option émergente de traitement pour l’hypertension réfractaire. Les résultats préliminaires sont discordants et le manque de connaissance de l’anatomie du plexus rénal a été soulevé dans une étude prospective multicentrique. Notre objectif était de décrire la localisation et les distances entre les fibres nerveuses du plexus rénal et la lumière vasculaire.


Méthodes

Des coupes sériées transversales du tronc de trois fœtus humains et une dissection large des artères rénales de dix cadavres adultes ont été effectuées. Les coupes ont été traitées par coloration histologique au trichrome de Masson et par immunomarquage neuronal avec un anticorps anti-protéine S-100. Les fibres du plexus rénal ont pu être distinguées en utilisant un immunomarquage des fibres autonomes adrénergiques sympathiques (TH) et cholinergiques parasympathiques (VAChT). Les images bidimensionnelles ont été reconstruites en trois dimensions par dissection anatomique assistée par ordinateur (DAAO) grâce au logiciel WinSurf à partir des coupes sériées numérisées.


Résultats

L’origine, les voies et la distribution sectorielle des nerfs du plexus rénal ont été décrits sur les fœtus (Fig. 1) : nous avons observé une différence dans la répartition sectorielle autour des artères principales et des artères segmentaires. Les fibres nerveuses correspondent à des fibres autonomes adrénergiques sympathiques. L’étude des cadavres adultes a permis d’identifier le plexus rénal jusqu’à dix millimètres (0–10mm) de l’artère rénale à son ostium. Au pourtour des artères segmentaires de plus petit calibre, les nerfs sont plus proches (1–3mm). Avec la reconstruction 3D du plexus rénal, il a été possible d’analyser les relations des fibres nerveuses avec tous les éléments du hile (artère, veine et voies excrétrices) ainsi qu’en intrarénal.


Conclusion

Ces données anatomiques nouvelles et précises de l’innervation rénale peuvent fournir de nouvelles voies de recherches et de techniques thérapeutiques pour l’HTA réfractaire, en particulier concernant la profondeur de l’ablation et le diamètre de la sonde de radiofréquence et ouvrir vers une dénervation rénale chirurgicale.

DNA-PKCS est un marqueur prédictif de récidive après curiethérapie a l’iode-125 dans les cancers localisés de la prostate
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 837


Objectifs

Dans les cancers prostatiques, les facteurs prédictifs de récidive après curiethérapie sont actuellement insuffisants. La radiosensibilité cellulaire dépend de l’intégrité des systèmes de réparation des lésions de l’ADN, notamment du « Non Homologous End Joining » (NHEJ). L’objectif est de déterminer si l’expression par les cellules tumorales avant traitement de Ku70, Ku80 et DNA-PKcs, molécules clés du NHEJ, influence la réponse à la curiethérapie.


Méthodes

Notre cohorte était composée de 167 patients traités par curiethérapie pour un cancer prostatique localisé, avec un suivi médian de 47 mois ; 29 d’entre eux avaient récidivé. Une relecture du score de Gleason et un Tissu Micro-Array (TMA) pour étude immuno-histochimique ont été réalisés. L’expression des molécules Ku70, Ku80 et DNA-PKcs (DNA-dependent Protein Kinase catalytic subunit) ainsi que l’index de prolifération Ki67 ont été corrélés à la récidive biologique après traitement.


Résultats

La valeur prédictive de récidive du score de Gleason tend à être significative après relecture (p =0,06) comparée au score initial (p =0,74). Le stade clinique T (p =0,02) et le taux de PSA (p =0,01) sont corrélés à la survie sans progression. L’expression de DNA-PKcs (p =0,003) et de Ku70 (p =0,03) sont associées à la récidive biologique. En analyse multivariée, seuls le stade clinique (p =0,04) et l’expression de DNA-PKcs (p =0,008) sont prédictifs de récidive. Les patients dont la tumeur n’est pas palpable (<T1c) et qui n’expriment pas la DNA-PKcs (n =40) n’ont pas récidivé. À l’inverse, 32 % des patients avec une tumeur palpable et exprimant la DNA-PKcs ont récidivé.


Conclusion

L’association du stade clinique et l’expression de DNA-PKcs sur les biopsies diagnostiques pourrait influer sur le choix du traitement initial et les modalités de suivi des patients.

Doit-on porter des lunettes protectrices lors de l’utilisation du laser Holmium:YAG lors des procédures endourologiques ? Étude chez un modèle animal
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 751


Objectifs

Évaluer l’effet de l’exposition au laser Ho:YAG sur l’œil d’un modèle animal ex vivo et l’action protectrice des lunettes dédiées à cet effet.


Méthodes

L’expérience a consisté en l’application d’une énergie laser Ho:YAG par une fibre laser de 275um pendant une durée de une ou cinq secondes à différents paramètres (0,5J–20Hz, 1J–10Hz et 2J–10Hz) et différentes distances (0,3, 5, 8, 10 et 20centimètres) au centre de la pupille d’yeux de porcs (yeux recueillis sur animaux abattus) (Fig. 1A et B). Ce schéma expérimental a été répété avec l’utilisation :

– de lunettes protectrices ;

– de lunettes de vue ;

– d’aucun dispositif entre la fibre laser et la pupille.

Les effets du laser ont été analysés par histologie. Le même schéma expérimental a été reproduit sur du papier thermique.


Résultats

Un total de 78 yeux a été utilisé dont 6 en tant que contrôle. Les lésions cornéennes induites par l’énergie laser n’ont été observées qu’en l’absence d’utilisation des lunettes protectrices. Celles-ci allaient de la brûlure superficielle à la nécrose complète de la zone concernée et étaient directement corrélées à l’intensité de l’énergie du pulse, au temps d’exposition et inversement corrélées avec la distance fibre laser-pupille. Lorsque la fibre était placée à 5centimètres ou plus de la cornée, aucune lésion n’a été constatée quels que soient les paramètres laser utilisés et le temps d’exposition. Des résultats similaires ont été observés avec l’utilisation du papier thermique (Fig. 2). Aucune lésion cristallinienne et rétinienne n’a été notée dans tous les yeux utilisés et ce avec ou sans utilisation de lunettes protectrices.


Conclusion

Le laser Ho:YAG peut créer des lésions limitées uniquement à la cornée et ce en cas de haute énergie, de distance inférieure à 5centimètres entre la fibre et l’œil et en l’absence de port de lunettes protectrices. Ces lunettes protègent de tout risque lésionnel quel que soit le réglage laser utilisé.

Dysfonction érectile après traitement chirurgical de la fracture de la verge
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 773


Objectifs

La rupture de l’albuginée des corps caverneux est une urgence urologique rare qui reste toutefois assez fréquente dans les pays du Maghreb. Peu d’études se sont intéressées à la qualité de la fonction sexuelle après traitement chirurgical de la fracture de la verge. Notre objectif était d’évaluer la fonction érectile chez des patients opérés pour une fracture de la verge.


Méthodes

Étude transversale monocentrique. Nous avons colligé 165 cas de fracture de la verge opérés entre janvier 2000 et décembre 2014. Nous avons relevé le mécanisme de la fracture, le délai de consultation, les données de l’examen clinique, le délai du traitement chirurgical, la technique chirurgicale et les suites postopératoires. Afin d’évaluer la fonction érectile après traitement chirurgical, nous avons réalisé une enquête téléphonique en utilisant 2 questionnaires validés : l’International Index of Erection Function (IIEF-5) et l’Erection Hardness Grading Scale (EHGS). Les patients étaient également interrogés sur l’existence de douleur à l’érection et sur l’existence d’une courbure de la verge.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 41ans [19–68]. Un facteur de risque de dysfonction érectile indépendant de la fracture de la verge était retrouvé chez 78 patients (47,2 % des cas). Nous avons pu contacter 112 patients (67 %), 102 (61,8 %) ont accepté de répondre aux questionnaires. La fonction érectile était normale chez 79,4 % des patients (IIEF-5>20). La dysfonction érectile était légère dans 15,6 % des cas, modérée dans 3,9 % des cas et sévère dans 0,9 % des cas. Concernant le score EHGS, 50,9 % des patients avaient un score de 4 points, 45 % avaient un score de 3 points, 2,9 % un score de 2 points et 0,9 % un score de 1 point. Une érection douloureuse était rapportée par 19,6 % des patients. Une courbure de la verge était rapportée par 28,4 % des patients.


Conclusion

Avec plus de 19 % de dysfonction érectile, d’érection douloureuse et de courbure de la verge, la fonction sexuelle est certes compromise. L’incrimination de la fracture elle-même ou du traitement chirurgical reste à clarifier.

Dysfonction érectile par lésion du nerf pudendal après traitement chirurgical des fractures diaphysaires du fémur : état des lieux et conseils pratiques
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 813-814


Objectifs

Devant le nombre de troubles de l’érection observés chez les patients ayant été opérés d’une fracture de la diaphyse fémorale par ostéosynthèse sur table orthopédique, nous avons voulu, par un auto-questionnaire IIEF (index international de la fonction érectile), en faire une évaluation réelle.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, incluant 86 hommes âgés de 18 à 52ans, ayant subi une fracture isolée de la diaphyse fémorale ou tibiale entre 2010 et 2014. Ces patients ont été convoqués pour répondre au questionnaire IIEF. Aucun des patients ne souffrait de dysfonction érectile (DE) avant l’intervention chirurgicale. Le groupe de patients avec fracture tibiale constitue le groupe de contrôle.


Résultats

La fonction érectile est significativement plus altérée chez les patients opérés pour fracture du fémur (48,6 % versus 11,9 %, p =0,01). Une dose totale de curare plus importante est significativement associée à une meilleure fonction érectile (10,6mg versus 7,5mg chez les patients avec ou sans DE respectivement, p =0,03). Ceci peut être en rapport avec un meilleur relâchement musculaire. Une durée opératoire prolongée est significativement associée à un taux de DE plus important (120 min±25,5 versus 104 min±42,1 chez les patients avec ou sans DE, p =0,02). La seule différence technique avec le groupe contrôle est représentée par le contre-appui périnéal. La cause potentielle de la DE est vraisemblablement la lésion du nerf pudendal.


Conclusion

Cette étude a objectivé une prévalence importante des DE après chirurgie d’une fracture diaphysaire de fémur, en rapport avec une lésion vraisemblable du nerf pudendal. Une bonne relaxation musculaire à l’aide d’une dose adéquate de curare permet de réduire ce risque.

Écologie et profils de résistance des infections bactériennes sur sondes urinaires chez le patient hospitalisé
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 776


Objectifs

Déterminer l’écologie et les profils de résistances aux antibiotiques des germes responsables d’infections urinaires fébriles chez les patients hospitalisés et porteurs de sonde vésicale. Proposer une antibiothérapie optimale de première intention.


Méthodes

Étude rétrospective (janvier–novembre 2014) réalisée chez des patients hospitalisés entre dans un service de chirurgie et ayant bénéficiés d’un ECBU avec antibiogramme pour suspicion d’infection urinaire fébrile sur sonde vésicale.


Résultats

Cent quatre-vingt-cinq patients ont été identifiés, parmi lesquels 179 ont pu être analysés. L’âge moyen était de 73,4ans [16–99], 71 femmes et 108 hommes. Les espèces bactériennes les plus fréquentes étaient Escherichia coli , Enterococcus faecalis , Pseudomonas aeruginosa et Klebsiella pneumoniae (les autres germes étant présents dans moins de 5 % des cas). Les profils de résistances étaient synthétisés dans le Tableau 1.


Conclusion

L’infection fébrile sur sonde vésicale, en milieu chirurgical, est le plus souvent liée à l’E.  coli et à l’E.  faecalis . L’utilisation des fluoroquinolones en première intention doit être proscrite du fait des résistances. L’utilisation des C3G pourrait être limitée dans l’avenir par l’augmentation des souches BLSE (proche de 5 %).