Base bibliographique

Sommaire :

Résultats de l’urétéroscopie flexible dans les atteintes rénales multi-lithiasiques unilatérales
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 888


Objectifs

Évaluer l’efficacité de l’urétéroscopie souple chez les patients ayant une atteinte rénale multi-lithiasique unilatérale.


Méthodes

Sur une série prospective de janvier 2012 à juin 2013, 182 patients se présentant pour une maladie lithiasique furent traiter par urétérostomie, parmi lesquels 80 présentaient une atteinte rénale multi-lithiasique unilaterale. Le nombre moyen de calculs était de 6±5 calculs par patients et le diamètre cumulé des calculs (DCC) moyen de 36,4±33mm. Au total, ces 80 patients totalisaient 467 calculs. Les patients ont été traités à l’aide d’un urétéroscope souple. Les patients ont été considérés sans fragment résiduel (SFR) si aucun calcul résiduel n’était vu à l’endoscopie ni en imagerie (radiographie, écho, TDM) après la procédure.


Résultats

Le taux de patients SFR était de 58 % après une procédure. Lorsque le DCC était supérieur à 20mm, ce taux était de 43 %, et lorsque le DCC était inférieur à 20mm, il était de 80 %. Chez les patients qui avaient une atteinte calicielle inférieure associée, le taux de patients sans fragments résiduels après une procédure était de 59 %. Il a fallu en moyenne 1,77±0,98 procédures par patient pour obtenir le statut sans fragment résiduel. En analyse bivariée, les paramètres corrélés avec un statut postopératoire sans fragments résiduels étaient un diamètre cumulé des calculs supérieur à 20 millimètres (p =0,001) et la durée opératoire (p =0,015).


Conclusion

L’urétéroscopie flexible est une option de traitement efficace chez les patients ayant une atteinte rénale multi-lithiasique unilatérale. Les patients ayant un DCC supérieur à 20mm devraient être informés qu’un 2e temps est souvent nécessaire.

Résultats des biopsies prostatiques à 1 an chez des patients placés en surveillance active (protocole PRIAS)
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 870-871


Objectifs

La surveillance active (SA) est une option de prise en charge avec traitement différé à un stade potentiellement curable si nécessaire. L’objectif est d’évaluer les résultats anatomo-pathologiques après biopsie prostatique à 1 an, dans une cohorte issue d’un protocole prospectif de surveillance active (SA) (critères d’inclusion PRIAS) pour les adénocarcinomes de prostate à faible risque évolutif.


Méthodes

Étude observationnelle prospective (2008–2014) de 116 patients en SA (inclus dans l’étude internationale PRIAS) pour un adénocarcinome de prostate T1c/T2 à faible risque. Les critères d’inclusion étaient : PSA initial≤10ng/mL, densité du PSA<0,2, score de Gleason biopsique≤3+3=6 et une ou deux carottes biopsiques positives et temps de doublement du PSA (PSADT)<0,2. Le protocole de surveillance comportait un PSA/3 mois pendant 2ans puis/6 mois, un TR/6 mois, une biopsie de contrôle à 1an puis/3ans.


Résultats

À l’inclusion 61,21 % des patients avaient 1 biopsie positive, et 38,79 %, 2 biopsies positives avec un PSA médian à 5,5ng/mL et un âge médian de 64,7ans. Au TR, 88,8 % étaient T1c et 11,2 % T2a. À 1 an, 83 patients ont été biopsiés (33 manquants : 6 inclusions<1 an, 5 refus, 14 perdus de vue, 7 arrêts de SA, 1 décès d’autre cause). 32,53 % des biopsies étaient négatives (27 patients) et 22,89 % (19 patients) avaient plus de 2 carottes positives. Le score de Gleason était stable dans 54,22 %, montrait une progression dans 9,63 %. Les patients à BP négative à 1 an, au terme du suivi étaient : 21 en SA, 1 poursuivait la SA malgré la nécessité d’un traitement curateur, 2 PR, 1 curietherapie (choix personnel), 1 arrêt de SA pour AVC (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Les biopsies à 1 an étaient négatives dans 1/3 des cas et montrent une progression dans 36,14 % soit par le nombre de carottes ou le score de Gleason ou les deux. Les patients choisissant la SA doivent être informés initialement de la nécessité d’un contrôle biopsique à court terme et des résultats à en attendre.

Résultats fonctionnels à long terme des entérocystoplasties d’agrandissement chez les patients spina bifida : expérience monocentrique au sein d’une équipe multidisciplinaire
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 829-830


Objectifs

L’entérocystoplastie d’agrandissement (EA) a pour but de protéger le haut appareil urinaire et améliorer le confort mictionnel des patients ayant une vessie neurologique. Peu de données existent sur le suivi à long terme des patients spina bifida, opérés d’une EA à l’âge adulte. Le but de notre travail était de rapporter les résultats fonctionnels de l’EA chez les patients spina bifida.


Méthodes

Les patients spina bifida, opérés d’une EA de 1988 à 2008 ont été évalués de manière rétrospective. Les données suivantes ont été recueillies : mode mictionnel préopératoire, bilan urodynamique initial et postopératoire, association d’un geste de continence, complications postopératoires précoces et tardives, continence postopératoire, fonction rénale. Les patients étaient revus à 3 et 6 mois postopératoires puis annuellement. Une évaluation subjective de la qualité de vie a été effectuée systématiquement en consultation en demandant aux patients s’ils se jugeaient stables, améliorés ou dégradés par rapport à avant l’intervention.


Résultats

Au total, 36 patients, d’âge moyen 20,2 ans (IQR 17,1–25,6) ont été inclus. Le suivi médian était de 10,1 ans (IQR 3,51–18,12). Les caractéristiques préopératoires des patients ont été présentées dans le Tableau 1. Aucune complication peropératoire n’a été rapportée. Les résultats fonctionnels ont été présentés dans le Tableau 2. Deux patients ont eu des lithiases vésicales, 7 des infections urinaires symptomatiques, 9 des troubles du transit de novo. Un patient n’était pas satisfait de la chirurgie. Un patient a eu une dérivation urinaire cutanée continente par la suite. Deux patients ont eu des sondes JJ pour pyélonéphrite. À distance aucun cancer, ou perforation de la néovessie n’était retrouvé. Au terme du suivi, 61,1 % des patents étaient totalement continents avec les autosondages intermittents.


Conclusion

Chez les patients spina bifida, l’EA a permis d’améliorer la continence et la protection du haut appareil urinaire à long terme au prix de complications acceptables. De plus, elle a permis une amélioration de la qualité de vie qui devra être confirmée par des échelles validées.

Résultats fonctionnels à long terme du sphincter urinaire artificiel AMS 800 chez les femmes neurologiques
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 831-832


Objectifs

Peu de données existent concernant les résultats fonctionnels à long terme du sphincter urinaire artificiel (SUA) dans le traitement de l’incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne chez les patientes neurologiques. Notre objectif était d’évaluer les résultats fonctionnels à long terme du SUA implanté chez les patientes neurologiques ayant une IU par insuffisance sphinctérienne.


Méthodes

Les patientes neurologiques ayant une IU par insuffisance sphinctérienne pour lesquelles un SUA (AMS 800®) a été implanté entre 1986 et 2010, ont été incluses. Le taux de continence définie par l’absence de port de protections, les taux d’explantation et les taux de révision ont été évalués.


Résultats

Au total, 26 patientes ont été incluses : 23 blessées médullaires, toutes paraplégiques, et 3 spina bifida. L’âge médian était de 49,2ans (IQR 28,5–59,7). Les caractéristiques initiales de la population, les caractéristiques de la chirurgie avec le type de matériel implanté et les complications postopératoires précoces ont été représentées dans le Tableau 1. La durée médiane de suivi était de 7,5ans (IQR 3,9–23,8). Le devenir du SUA implanté a été représenté dans la Fig. 1. Le taux de survie sans explantation des SUA était de 90 %, 84 %, 84 % et 74 % à 5, 10, 15 et 20ans (Fig. 2). Le taux de survie sans révision était de 75 %, 51 %, 51 % et 51 % à 5, 10, 15 et 20ans (Fig. 2). Au terme du suivi, 71 % des patientes étaient continentes.


Conclusion

Le SUA a permis d’obtenir de bons résultats fonctionnels à long terme dans le traitement de l’IU par insuffisance sphinctérienne chez les patientes neurologiques. L’explantation du matériel pour érosion et infection ainsi que la révision du matériel pour panne mécanique sont les principales complications. Avant d’envisager la pose d’un SUA, le réservoir vésical doit être contrôlé.

Résultats fonctionnels à très long terme du sphincter urinaire artificiel AMS 800 chez les hommes neurologiques
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 832-833


Objectifs

Le sphincter urinaire artificiel (SUA) AMS 800 est le traitement de référence de l’incontinence urinaire (IU) par insuffisance sphinctérienne chez l’homme. Peu de données concernant les résultats fonctionnels à très long terme du SUA chez les patients neurologiques existent dans la littérature. Notre objectif était d’évaluer les résultats fonctionnels à très long terme du SUA implanté chez les patients neurologiques.


Méthodes

Les patients neurologiques ayant une incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne pour lesquels un SUA (AMS 800®) a été implanté entre 1985 et 1992, ont été inclus. La continence, définie par l’absence de port de protections, les taux d’explantation et de révision ont été évalués.


Résultats

Au total 14 patients ont été inclus : 4 blessés médullaires et 10 spina bifida. L’âge médian était de 27,3 ans (IQR 27,3–40,8). Les caractéristiques initiales de la population, les caractéristiques de la chirurgie avec le type de matériel implanté et les complications postopératoires précoces ont été rapportées (Tableau 1). La durée médiane de suivi était de 18,3 ans (IQR 10,1–20,3). Le devenir du SUA implanté a été représenté dans la Fig. 1. Le taux de survie sans explantation des SUA était de 85 %, 62 %, 52 % et 39 % à 5, 10, 15 et 20 ans (Fig. 2). Le taux de survie sans révision était de 78 %, 43 %, 28 % et 7 % à 5, 10, 15 et 20 ans (Fig. 2). Au terme du suivi, 100 % des patients qui avaient encore leur SUA étaient continents.


Conclusion

Le SUA a permis d’obtenir de bons résultats fonctionnels chez les patients neurologiques au prix d’un taux de révision important au long cours.

Résultats fonctionnels de l’implantation du sphincter artificiel urinaire en position transcaverneuse : à propos de 37 cas
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 799


Objectifs

Dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) par sphincter artificiel urinaire (SAU), l’implantation de la manchette en position péribulbaire peut s’avérer difficile particulièrement chez les patients aux antécédents de radiothérapie ou d’échec de traitement antérieur de l’IUE. Dans ces conditions complexes, nous avons évalué les résultats du SAU avec une manchette transcaverneuse.


Méthodes

trente-sept patients ont été implantés d’un SAU avec manchette transcaverneuse. L’indication de la manchette transcaverneuse était pour 24 patients après échec d’une chirurgie antérieure pour IUE, pour 12 patients après radiothérapie et pour un patient après uréthrotomie interne. La continence était évaluée par le nombre de protections utilisées par jour, le pad test des 24heures et le questionnaire ICIQ-SF. L’absence de fuites urinaires et de protections définissait la continence totale et le port de 0 à 1 protection par jour définissait la continence sociale. La satisfaction était évaluée par le questionnaire PGI-I et la qualité de vie par le questionnaire I-QoL.


Résultats

L’âge moyen au moment de l’implantation du SAU était de 70, 1ans (±7,1). Le suivi médian était de 32 mois (24–51). Le taux de continence totale était de 12,1 % et le taux de continence sociale de 69,7 %. Le score de qualité de vie I-QoL moyen était de 93,9/110. Le taux de satisfaction était de 88 %. Trois SAU ont été explantés définitivement. Dix-sept patients (45,9 %) ont eu une ou plusieurs révisions avec un délai médian de survenue de 8 mois. Le taux actuariel de survie de la manchette à 5ans était de 73,8 %. L’absence de radiothérapie antérieure et un antécédent de chirurgie antérieure pour traitement de l’IUE exposaient au risque de révisions du SAU mais pas de la manchette.


Conclusion

La pose d’un SAU avec manchette transcaverneuse semble être une alternative intéressante dans le traitement de l’IUE masculine chez les patients aux antécédents de radiothérapie ou d’échec de traitements chirurgicaux antérieurs malgré un taux de révision élevé.

Résultats fonctionnels des ballons ajustables peri-uretraux act ® chez les femmes âgées de plus de 80 ans et ayant une incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 798


Objectifs

Peu d’études portent sur les résultats des ballons ajustables péri-urétraux ACT® dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) féminine. Les ballons ACT® pourraient être proposés aux patientes âgées non éligibles au sphincter urinaire artificiel. Notre objectif était de rapporter les résultats fonctionnels des ballons ACT® implantés chez des patientes de plus de 80ans.


Méthodes

Les femmes âgées de plus de 80ans, chez lesquelles des ballons ACT® ont été implantés de 2000 et 2013, ont été incluses. Les patientes étaient revues 4 semaines après l’intervention puis toutes les 4 semaines. Les complications peropératoires ainsi que la satisfaction des patientes et les complications postopératoires ont été rapportées.


Résultats

Cinquante-deux patientes ont été incluses. L’âge médian des patientes était de 83ans (IQ 25 : 81–85ans). L’intervention était réalisée sous anesthésie locale chez 59,7 % des patientes. Quarante-trois patientes (82,7 %) ont bénéficié d’une seule pose. Cinq patientes ont présenté des complications peropératoires. Neuf patientes ont présenté des épisodes de rétention. Le recul médian était de 10,5 mois (IQ 25 : 3–24,25). Vingt patientes (38,4 %) étaient améliorées à plus de 80 %. Dix patientes (19,2 %) ont présenté un échec complet de la technique. Le nombre de regonflages était en moyenne de 2. L’explantation des ballons était secondaire à l’érosion cutanée et à la migration des ballons. Le délai médian de survenue était de 13 mois (IQ 25 : 6–34 mois).


Conclusion

Le nombre de patientes de plus de 80ans consultant pour incontinence urinaire augmente. Ce traitement présente l’avantage d’un abord mini-invasif, de l’absence de manipulation par le patient, et de l’adaptabilité de la correction. L’ablation du matériel est réalisable en consultation. Cette technique permet de prendre en charge avec de bons résultats ces patientes non accessibles à un autre traitement.

Résultats immédiats et à long terme de l’énucléation prostatique bipolaire au plasma d’HBP volumineuses – étude prospective, randomisée en comparaison à l’adénomectomie voie haute
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 791


Objectifs

Le but de cette étude est d’évaluer pour les prostates volumineuses l’énucléation bipolaire au plasma (EBPP) en comparaison à l’adénomectomie voie haute (AVH) en considérant l’efficacité, la sécurité chirurgicale, la morbidité périopératoire, la période de convalescence et les paramètres du suivi.


Méthodes

Au total, 140 patients avec HBP>80ml, débit maximal (Qmax)<10mL/s et score IPSS>19 ont été également randomisés entre EBPP et AVH. Tous ont été évalués en préopératoire et semestriellement en postopératoire pendant 3ans par IPSS, Qmax, score de qualité de vie (QoL), volume urinaire résiduel post-mictionnel (RPM), volume prostatique postopératoire et dosage du PSA.


Résultats

Les deux séries (EBPP vs AVH) ont montré respectivement des volumes initiaux prostatiques (132,6 contre 129,7mL), des temps opératoires (91,4 contre 87,5minutes) et du poids des tissus réséqués (108,3 contre 115,4g) similaires. Le taux d’hématurie postopératoire (2,9 % contre 12,9 %), la baisse du taux moyen d’hémoglobine (1,7 contre 3,1g/dL), la durée du sondage (1,5 contre 5,8jours) et le temps d’hospitalisation (2,1 contre 6,9jours) ont été significativement réduits pour l’EBPP. Le ré-sondage pour rétention urinaire aiguë a été plus fréquent après AVH (8,6 % contre 1,4 %), tandis que les taux de symptômes irritatifs précoces étaient similaires (11,4 % contre 7,1 %). Aucune différence statistiquement significative n’a pas été mise en évidence en termes d’IPSS, Qmax, QoL, VRP, PSA et volume prostatique postopératoire entre les deux séries.


Conclusion

EBPP représente une approche endoscopique prometteuse pour les HBP volumineuses, grâce à une bonne efficacité chirurgicale et des capacités de résection des tissus similaires comparativement à PO. Les patients EBPP ont bénéficiés d’un meilleur profil de sécurité périopératoire et moins de complications, d’une récupération postopératoire plus rapide et des scores de symptômes du suivi à long terme satisfaisants.

Résultats subjectifs et satisfaction à long terme (10 ans) de la bandelette sous-urétrale (BSU) trans-obturatrice
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 890


Objectifs

La BSU s’est imposée comme un des traitements courants de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) féminine. Le but de cette étude était d’évaluer les résultats de bandelettes sous-urétrales (BSU) trans-obturatrices après un recul fixe de 10ans.


Méthodes

Étude rétrospective réalisée sur la période de novembre 2002 à juin 2004. Cinquante-neuf patientes opérées d’une BSU-TOT pendant cette période et ayant un recul d’au moins 10ans ont été incluses dans notre étude. L’indication chirurgicale était posée sur une IUE mais 17 patientes (49 %) présentaient déjà des épisodes d’urgenturie. L’appréciation du résultat de BSU-TOT était recueillie par un questionnaire téléphonique. Les questions portaient sur la présence ou non de fuites urinaires, leur abondance, sur le caractère à l’effort ou non, le nombre de protections par jour et par nuit, la satisfaction de l’intervention.


Résultats

Sur les 59 patientes, 3 patientes ont été exclues (décès, cystectomie). Cinquante-six patientes ont été contactées. Le taux de réponse était de 62,5 %. Vingt-six patientes (74 %) décrivent des épisodes d’incontinence urinaire (54 % à l’effort et 46 % par urgenturie). Neuf patientes (26 %) étaient sèches. Parmi les patientes qui avaient des fuites, 19 (73 %) portaient des protections la journée et 14 (54 %) devaient la changer au moins une fois. Sept (27 %) patientes devaient porter des protections la nuit et 3 (12 %) devaient la changer au moins une fois. Trente patientes (86 %) se disaient satisfaites de l’intervention. Les limites de l’étude sont le caractère rétrospectif, l’absence de questionnaire validé, le caractère déclaratif exclusif.


Conclusion

Cette étude aux limites nombreuses montre un taux de satisfaction élevé 10ans après un traitement par BSU de type TOT malgré un taux subjectif de récidive de l’incontinence urinaire important.

Rôle de la modulation mitochondriale au cours de la conservation rénale: évaluation dans un modèle préclinique de donneur décédé par arrêt cardiaque
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 802-803


Objectifs

La trimétazidine (TMZ), agissant sur le métabolisme de la mitochondrie, a été étudiée dans différentes situations d’ischémie reperfusion avec des effets protecteurs. À partir d’un modèle porcin d’auto-transplantation rénale mimant la situation des donneurs décédés par arrêt cardiaques, l’évaluation de TMZ ajoutée au milieu de conservation a été faite pour étudier l’amélioration de la reprise de fonction et les effets à long terme.


Méthodes

Des groupes de 7 animaux ont été étudiés: témoin (laparotomie et manipulation douce du pédicule rénale); groupe uninéphrectomisé (ablation du rein gauche); groupe IC60VIA (rein auto-transplanté conservé par Viaspan); groupe IC60VIA+TMZ10 (rein auto-transplanté conservé par Viaspan et 10mg de TMZ); groupe IC60VIA+20 (rein auto-transplanté conservé par Viaspan et 20mg de TMZ). Les reins conservés étaient soumis à 60minutes d’ischémie chaude par clampage du pédicule rénale suivi par 24h d’ischémie froide dans la solution Viaspan (UW). La reprise de fonction, le niveau de stress oxydant et la réaction inflammatoire ont été évalués ainsi que les lésions histologiques.


Résultats

L’ajout de TMZ améliore significativement (p <0.05), la reprise de fonction rénale précoce en particulier à la dose de 20mg par litre de solution, comme en témoigne l’évolution de la créatinine. La fonction tubulaire est également améliorée (p <0.05) ainsi que le pouvoir de concentration (p <0.05) durant la phase précoce des 2 semaines post-transplantation. L’analyse histologique à la fin de la première semaine met en évidence une limitation des lésions de nécrose rénale et une amélioration de la réparation. Durant cette première semaine, le niveau plasmatique de 8 iso-prostane, marqueur de la péroxydation lipidique, est également diminué dans les groupes traités et particulièrement avec 20mg de TMZ. Les cytokines pro-inflammatoires TNF-α et Il-6 sont diminuées dans le plasma durant la première semaine.


Conclusion

La TMZ est un agent pharmacologique qui agit sur le métabolisme mitochondriale. Ajouté à une solution de conservation dans un modèle mimant les donneurs décédés après arrêt cardiaque, cet agent pharmacologique limite les effets des principaux mécanismes lésionnels impliqués. Ce type de molécule pourrait être intéressant dans des protocoles de conditonnement comportant des étapes de circulation régionale normothermique (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).

Sensibilité aux antibiotiques de souches d’ Escherichia coli isolées en 2013
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 838-839


Objectifs

Le but de notre étude est de faire une enquête en vue d’actualiser les données concernant la sensibilité aux antibiotiques des souches de E . coli isolées en 2013.


Méthodes

Au total, 312 souches ont été sélectionnées au hasard quelles que soit leur origine.


Résultats

Les fréquences de résistance (R+I) étaient très élevées pour amoxicilline (91 %), ticarcilline (42 %), association amoxicilline-clavulanate (58 %) et céfalotine (36 %), assez importantes pour acide nalidixique (48 %), ciprofloxacine (35 %) et gentamicine (18 %), et faibles pour ceftazidime (16 %) et ceftriaxone (14 %). Les résistances aux fluoroquinolones atteignent 78 % chez les patients ayant séjournés à l’hôpital au cours du semestre précédent le prélèvement. On note l’émergence de germes résistant aux carbapénémes, 2 % et à la colimycine, 1,2 %. Dix huit souches étaient productrices de β-lactamase de spectre étendu (BLSE). Par ailleurs on observait qu’une fréquence accrue de ces souches étaient co-résistantes à l’acide nalidixique, ciprofloxacine et gentamicine, respectivement 51 %, 43 % et 28 % pour les souches BLSE+ et 45 %, 29 % et 15 % pour les souches BLSE−.


Conclusion

La lutte contre l’émergence et la diffusion des souches d’entérobactéries résistantes aux antibiotiques passe par une meilleure et moindre utilisation des antibiotiques. La résistance des E . coli aux quinolones est très élevée. Nous constatons l’émergence de germes résistants même aux carbapenemes.

Sinistralite des ureterorenoscopes souples. Évaluation du parc materiel d’un service universitaire
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 795


Objectifs

Évaluer les facteurs prédictifs de casse des urétérorénoscopes souples et de lésions du faisceau optique (par l’analyse de la perte de pixels).


Méthodes

Étude rétrospective, monocentrique sur 393 interventions successives réalisées avec 4 urétérorénoscopes souples chez 302 patients dans un service hospitalier universitaire entre janvier 2009 et mars 2013. Nous avons analysé les facteurs liés au patient, à la pathologie, à la technique opératoire et au matériel. Nous avons réalisé une régression logistique univariée, puis une analyse multivariée selon la méthode de Backword sur les facteurs statistiquement significatifs en univariée.


Résultats

Nous avons relevé 21 accidents majeurs (taux de casse de 5,34 %). Le seul facteur prédictif de sinistre statistiquement significatif fut la durée cumulée de temps opératoire depuis la dernière réparation (p =0,04, OR=1,001 [1–1,001]). Pour les lésions du faisceau optique entre les procédures (76 évènements), les paramètres apparaissant comme prédictifs étaient le modèle de l’urétérorénoscope (p =0,01, OR 2,558 IC 95 % [1,229–5,326]), l’utilisation d’instruments par la gaine de travail : laser ou pinces endoluminales. En per-opératoire (10 évènements), le nombre de chirurgie ouverte ou cœlioscopique (p =0,007, OR=3,105 ; IC 95 % [1,364–7,068]), la durée d’intervention (p =0,01, OR=1,023 ; IC 95 % [1,006–1,041] et la durée cumulée d’intervention (p =0,003, OR=1,001 ; IC 95 % [1–1,002]) apparaissaient statistiquement significatifs.


Conclusion

Le seul facteur prédictif de sinistres du matériel était la durée cumulée de temps opératoire. Il n’a pas été mis en évidence de différence entre les différents urétérorénoscopes. C’est lors de la désinfection des endoscopes qu’ont lieu la majorité des lésions du faisceau optique.

Sonde JFil et MiniJFil : analyse des données de 280 patients et applications pratiques de la dilatation urétérale
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 795-796


Objectifs

Les sondes JFil et MiniJFil sont caractérisées par le remplacement d’une partie ou de la totalité du segment urétéral d’une sonde double J par un fil. Nous avons découvert que ce fil est responsable d’une dilatation urétérale sans aucune inflammation. Nous avons quantifié plus précisément la dilatation urétérale en recensant les gestes endoscopiques et les scanners analysables.


Méthodes

Parmi les 280 patients, 218 avaient des calculs. Une JFil a été utilisée pour calcul obstructif dans 154 cas. Une MiniJFil a été utilisée pour calcul rénal non obstructif dans 64 cas dans le but de dilater l’uretère avant traitement. Nous avons analysé les résultats endoscopiques et les scanners disponibles. Les diamètres des segments urétéraux intubés exclusivement par le fil ont été comparés aux segments controlatéraux des images scannographiques.


Résultats

Parmi les 218 patients, 114 patients ont eu une urétéroscopie rigide ou souple. Une dilatation supplémentaire du méat a été nécessaire dans 3 cas d’urétéroscopie rigide (12F). Compte tenu de la dilatation urétérale franche, nous avons pu utiliser un endoscope souple de plus gros diamètre (11F) couplé au Lithoclast souple. Cinquante-huit scanners ont été réalisés de 7 à 73jours après la pose de sonde et avant tout traitement. La dilatation urétérale était toujours mesurable et supérieure au coté controlatéral. Elle semble apparaître à partir de 7jours. Elle est rarement discrète et parfois majeure avec des extrêmes de 3,6 à 14mm. En moyenne, le bas uretère croit d’un facteur 2 et l’uretère lombaire d’un facteur 3. La dilatation disparaît après l’ablation de la sonde.


Conclusion

La dilatation de l’uretère par le fil urétéral est franche et mesurable. Elle permet l’utilisation d’un endoscope souple de plus gros diamètre. Cette dilatation ouvre des perspectives considérables dans l’exploration des cavités rénales ou dans le traitement de volumineux calculs rénaux (Fig. 1, Fig. 2).

Sondes JFil et MiniJFil. Stratégie dans le traitement de gros calculs rénaux et utilisation d’un urétéroscope souple 11F avec Lithoclast
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 896


Objectifs

Développer une stratégie opératoire endoscopique pour traiter de gros calculs lombaires ou rénaux en utilisant la dilatation urétérale induite par les fils des sondes JFil et MiniJFil.


Méthodes

En cas de calcul lombaire obstructif, nous plaçons une sonde JFil. La dilatation induite par le fil urétéral permet l’utilisation d’un urétéroscope rigide 12F dans l’uretère et parfois de traiter le calcul le long de la sonde. Dans le cas ou des fragments basculent dans le rein, la JFil est remplacée par une MiniJFil. En cas de calcul rénal non obstructif, nous plaçons une sonde MiniJFil. Cette sonde permet de dilater tout l’uretère sans en encombrer la lumière. Les calculs rénaux sont ensuite fragmentés par lithotritie extracorporelle ou par endoscopie.


Résultats

La dilatation urétérale nous permet d’utiliser un endoscope souple 11F (Storz 11002BD) le long des fils de la sonde MiniJFil. Une fois l’endoscope placé dans le rein, nous pouvons utiliser le Lithoclast souple, le laser, une Dormia ou un flux de sérum. Le canal opérateur de 4,5F nous permet de passer simultanément une Dormia et la tige du Lithoclast souple. Le calcul ainsi enclavé dans la Dormia est plus vite fragmenté par le lithotripteur. Les fragments résiduels sont laissés dans le rein. Nous conseillons au patient de faire une gymnastique posturale afin de diriger ces fragments vers l’uretère dilaté et drainé par la MiniJFil. Ces fragments sont évacués rapidement et souvent sans douleur le long des fils. Nous illustrons notre stratégie opératoire endoscopique par une vidéo.


Conclusion

Nous trouvons utile d’adapter la sonde endourétérale à la pathologie lithiasique du patient et le diamètre de l’endoscope à la dilatation urétérale induite par les fils. Un urétéroscope souple de plus gros diamètre couplé à des accessoires plus conséquents permettrait probablement de traiter plus rapidement de gros calculs rénaux.

Stadification tumorale avant prostatectomie totale : place de l’IRM au sein des autres données préopératoires
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 816


Objectifs

La stadification préopératoire précise est indispensable avant prostatectomie totale. Le but est d’évaluer la place de l’IRM prostatique par rapport aux autres données préopératoires dans cette stadification.


Méthodes

De 2000 à 2014, 1743 patients opérés d’une prostatectomie totale avaient eu une IRM préopératoire. Ont été analysés : l’âge, le stade clinique, le taux de PSA, les résultats des biopsies (nombre, score de Gleason) et l’IRM (iT2, iT3a, iT3b) et les résultats anatomo-pathologiques de la pièce opératoire (pT2, pT3a, pT3b). Des analyses uni- et multivariées ont été effectuées pour évaluer le stade final entre intra- et extra-prostatique. Ces tests ont été effectués sur une population test, échantillon aléatoire n =1043 et validé sur une population de validation, n =700.


Résultats

L’âge moyen était de 62,9ans, le PSA 9,6ng/ml, la population était répartie de la façon suivante : stade clinique 1, n =1424, stade 2, n =254, stade 3, n =32 ; le score de Gleason des biopsies 6, n =990, ≥7, n =717 ; à l’IRM iT2, n =1322, iT3a, n =290, iT3b, n =131 ; sur la prostatectomie pT0, n =15, pT2, n =998, pT3a, n =548, pT3b, n =181, pT4a, n =1. En analyse uni- (Tableau 1) et multivariée les éléments prédictifs du stade était le stade clinique, le PSA, le score de Gleason sur les biopsies, le poids de la prostate et l’IRM. Ce résultat permet d’intégrer l’IRM dans un score (Tableau 2) avec une AUC de 0,74 [IC 95 % : 0,71–0,77]. Un seuil à 3 correspond à une VPP de 61 %, une VPN de 74 %.


Conclusion

L’analyse des données préopératoires classiques associées à l’IRM permet d’améliorer la stadification avant prostatectomie radicale.

Suivi oncologique post thérapie focale du cancer de prostate : définition précise de la cible résiduelle par une nouvelle méthode de recalage-fusion d’image déformable en 3D
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 860


Objectifs

La thérapie focale (TF) est un traitement émergent du carcinome prostatique. L’IRM multiparamétrique (IRMmp) a montré sa capacité à monitorer les effets des traitements. Lors du suivi, la zone ablatée (ZA) présente une contraction localisée déformant l’ensemble de la glande. L’objectif est d’analyser les changements glandulaires pré- et post-TF et définir précisément la cible des biopsies de suivi par un recalage déformable, compensant les déformations.


Méthodes

Les données cliniques de 10 patients traités par TF (laser interstitiel et photothérapie dynamique) ont été incluses, toutes comprenant une IRMmp au cours du suivi. Toutes les IRMmp de suivi précoce et ultérieur comprenaient des séquences T2, diffusion et perfusion. De manière logicielle (développement interne), nous avons modélisé et transféré les changements (Fig. 1) de forme en post-interventionnel par des transformations déformables 3D. Le logiciel a évalué quantitativement les changements de forme et volumique. La compensation est évaluée par la distance de Hausdorff (DH, mm) et l’indice de recouvrement (Dice) en comparant les transformations avec et sans compensation (rigide), notamment des contours de ZA.


Résultats

Il y avait une diminution (D) moyenne significative du volume prostatique de 6,49cm3 (p =0,017) entre le pré- et post-interventionnel. D était directement corrélé (ρ =0,738, p =0,014) avec le volume ablaté (7,88cm3, p =0,04). Dans tous les cas, l’IRM préinterventionnelle a été alignée et modélisée sur l’IRM postinterventionnelle. D est significativement plus élevé en utilisant une transformation déformable par rapport à une rigide. La modélisation déformable permit un recalage plus fin de ZA (Di=0,88, DH=1,98mm) comparativement à la méthode rigide (Di=0,95 HD=3,83mm). Le recalage déformable montrait aussi une plus grande capacité (p =0,019) corrective des déformations au niveau de l’AZ (0,72mm/cm3) comparativement à la glande entière (0,15mm/cm3). Le gain de précision moyenne pour établir les contours de AZ résiduelle était de 2,9mm (max 6,9mm) dans le plan axial.


Conclusion

Nous décrivons de manière préliminaire une nouvelle méthodologie de recalage déformable qui compense en 3D les déformations induites par la TF sur la prostate. Nous envisageons des applications pour le suivi de la TF en améliorant la précision des biopsies de contrôle, notamment en intégrant les transformations calculées aux plateformes de fusion IRM/échographie existantes.

Suivi prospectif d’une cohorte de 116 patients en surveillance active pour un cancer de prostate à faible risque
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 871


Objectifs

Évaluer les résultats à court terme d’un protocole prospectif de surveillance active (SA) (critères d’inclusion PRIAS) pour l’adénocarcinome de prostate à faible risque évolutif.


Méthodes

Étude observationnelle prospective (2008–2014) de 116 patients en SA (inclus dans l’étude internationale PRIAS) pour un adénocarcinome de prostate T1c/T2 à faible risque. Les critères d’inclusion étaient : PSA initial≤10 ng/ml, densité du PSA<0,2, score de Gleason biopsique≤3+3=6 et une ou deux carottes biopsiques positives. Le protocole de surveillance comportait un PSA/3 mois pendant 2 ans puis/6 mois, un TR/6 mois, une biopsie de contrôle à 1an puis/3 ans. L’objectif principal était la survie sans traitement et les objectifs secondaires les motifs d’abandon de la SA, l’évolution du PSA et le résultat biopsique à 1 an.


Résultats

Le PSA médian au diagnostic était de 5,5 ng/ml et l’âge médian était de 64,7 ans. Au TR, 88,8 % étaient T1c et 11,2 % T2a. Avec un recul médian de 23,8 mois, 73 patients (62,9 %) étaient toujours en SA pour un PSA médian de 6 ng/ml. Trente-trois pts (28,45 %) ont eu un traitement curatif en moyenne 25 mois après l’inclusion (23 PR, 4RTE, 5 curiethérapies, 1 traitement focal) motivé par la progression pour 23 patients, par des choix personnels pour 10 patients. 8,62 % des patients ont arrêté la SA par stress et ont eu un traitement curatif et 3,4 % la poursuivaient malgré une progression. Les biopsies à 1 an étaient négatives dans 1/3 des cas. 2 patients étaient perdus de vue.


Conclusion

Deux tiers des patients sont toujours en SA avec un recul moyen de plus de 2 ans. Les informations données par l’urologue ont une influence dans la décision. Sous réserve du respect des critères d’inclusion, la SA est une option sans risque sur le court terme permettant de sélectionner les cancers de prostate évolutifs et d’éviter un sur-traitement aux autres.

Suivi sur 15 ans des patients implantés d’un boîtier de neuromodulation des racines sacrées pour troubles vésico-sphinctériens
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 844


Objectifs

Évaluer les résultats du traitement des troubles vésico-sphinctériens (TVS) par neuromodulation des racines sacrées (NMS).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur les patients traités par NMS pour TVS entre janvier 1998 et décembre 2013. La NMS était considérée comme : – « efficace » si le patient était soulagé et n’utilisait pas d’autre traitement ; – « partiellement efficace » si le patient était soulagé mais utilisait d’autres thérapeutiques à visée urinaire ; – « inefficace » si la NMS était arrêtée ou le patient non soulagé. Le nombre de patients ayant eu l’ablation du boîtier était noté. L’objectif principal était le taux de patients traités efficacement par NMS à la dernière consultation.


Résultats

Cent-onze patients, 95 femmes et 16 hommes, d’âge moyen 53,27±16,65ans, ont été implantés avec un suivi médian de 46 [1 ; 190] mois. Les principales étiologies étaient : neurologiques (52,25 %), idiopathiques (38,74 %), iatrogéniques (7,21 %) et cystites interstitielles (1,80 %). 51,35 % des patients avaient des troubles de la phase de remplissage, 27 % de la phase mictionnelle, 18,9 % des deux et 1,80 % un syndrome douloureux pelvien.


Conclusion

Avec un suivi médian de 46 mois, 38,74 % des patients implantés étaient traités efficacement par NMS (Tableau 1, Tableau 2).

Sunitinib en rechallenge dans le cancer du rein métastatique–Résultats de l’étude RESUME–
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 821


Objectifs

Sunitinib est validé en 1re ligne pour le traitement du cancer du rein métastatique (mRCC). Nous avons évalué l’efficacité et la tolérance d’un re-challenge (3e ligne et plus) par sunitinib.


Méthodes

Les patients (pts), de 19 centres, ayant reçu sunitinib en re-challenge entre janvier 2006 et mai 2013 ont été inclus. Les caractéristiques des patients, de la maladie, les toxicités, efficacité, et modalités de toutes les lignes de traitements (sunitinib en 1re ligne, traitements avant re-challenge, sunitinib en re-challenge) ont été colligées rétrospectivement et/ou prospectivement. Les résultats proviennent d’une analyse partielle des données disponibles en mai 2014.


Résultats

Cinquante patients ont été inclus. Le taux de réponses objectives (ORR) en 1ère ligne étaient de 52,1 % et la médiane de survie sans progression (mPFS) de 18,4 mois [IC 95 %, 12,4–23,7]. C’est en 4e ligne que sunitinib a été le plus prescrit (63,3 %) et a été donné respectivement dans 20,4 %, 12,2 %, 4,1 % en 3e, 5e, 6e ligne. Entre la 1re ligne et le re-challenge, 97,8 % des patients ont reçu un traitement par mTOR, 82,6 % par TKI et 80,4 % les deux. L’ORR en rechallenge était de 17 % et la mPFS de 7,6 mois [IC 95 %, 4,4–9,7]. La médiane de survie globale était de 61,9 mois [IC9 5 %, 55,5–74,5]. Les événements indésirables étaient similaires à ceux connus sous sunitinib et l’aggravation d’événements indésirables antérieurs en re-challenge n’a pas été identifiée.


Conclusion

Ces résultats montrent qu’un re-challenge par sunitinib est efficace et bien toléré. Ils suggèrent qu’un même patient peut répondre à un traitement par sunitinib en re-challenge après une progression sous ce traitement en 1ère ligne.

Surrénalectomie cœlioscopique : étude comparative entre la voie transpéritonéale et la voie rétropéritonéale
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 885


Méthodes

La surrénalectomie par voie cœlioscopique s’est imposée depuis sa description en 1992 par gagner comme voie d’abord de choix des tumeurs surrénaliennes de petite taille. Ses avantages par rapport à la voie classique ont été démontrés. Elle peut être réalisée soit par voie laparoscopique transpéritonéale soit par voie lomboscopique rétropéritonéale. Le but de notre travail était de comparer les résultats de ses deux voies d’abord à travers une série de 33 patients opérés pour 35 tumeurs surrénaliennes.


Résultats

Il s’agissait de 22 femmes et 11 hommes, d’âge moyen 42ans (18–72). La taille moyenne des tumeurs surrénaliennes était de 24mm (8–45). Le diagnostic préopératoire le plus fréquent était l’adénome de Conn (45 %) suivi du Cushing (26 %) et du phéochromocytome (23 %). La voie transpéritonéale a été utilisée dans 16 surrénalectomies droites et la voie lomboscopique a été pratiquée pour 16 surrénalectomies gauches. Il n’y avait pas de différences significatives dans les résultats obtenus entre ses deux voies d’abords. Le temps opératoire moyen était respectivement de 147min et de 132min. Le taux de complications était respectivement de 13 % et 9 %. Un seul cas de conversion a été constaté en début d’expérience de la voie transpéritonéale. La durée moyenne du séjour était la même de 3jours.


Conclusion

En conclusion, les surrénalectomies réalisées soit voie laparoscopique pour les tumeurs du coté droit soit par voie lomboscopique pour les tumeurs gauches, sont comparables, sûres et efficaces. Le choix entre les deux procédures dépend de l’expérience et de la préférence du chirurgien.

Surrénalectomie pour métastases surrénaliennes : la voie d’abord laparoscopique est-elle bénéfique pour tous les patients ?
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 883-884


Objectifs

La surrénalectomie est devenu le traitement de référence des métastases surrénaliennes isolées. En revanche, la place de la cœlioscopie dans cette indication reste discutée, plusieurs séries de surrénalectomies laparoscopiques pour métastases ayant rapporté de mauvais résultats opératoires. L’objectif de cette étude était de déterminer les facteurs de risque de mauvais résultats opératoires en cas de surrénalectomie laparoscopique pour métastase.


Méthodes

L’ensemble des patients ayant eu une surrénalectomie pour métastase surrénalienne dans 2 services d’urologie entre 2006 et 2014 a été inclus dans une étude rétrospective. Un mauvais résultat opératoire était défini par : la survenue d’une complication postopératoire et/ou un envahissement des marges de résection. Les facteurs de risque de mauvais résultat opératoire ont été recherchés par une analyse univariée (tests du &khgr;2, de Fisher, de student et de Mann–Whitney) puis par une analyse multivariée (régression logistique binaire).


Résultats

Quarante-deux patients ont eu 44 surrénalectomies laparoscopiques pour métastases sur la période d’étude. Il s’agissait majoritairement de métastases de tumeurs rénales (45 %) et pulmonaires (26 %). Il y a eu 7 complications postopératoires (17 %) dont 3 majeures (grade Clavien≥3 : 7 %) et le taux de marges positives était de 29 % soit 33 % de mauvais résultats opératoires. Les facteurs de risque de mauvais résultat opératoire en analyse univariée étaient la taille tumorale (p= 0,02), la localisation surrénalienne droite (p =0,007) et les tumeurs primitives ni rénales ni pulmonaires (rectales, vésicales, cutanées ou oclulaires, p =0,01). Le seul facteur prédictif de mauvais résultat opératoire en analyse multivariée était une tumeur primitive ni rénale ni pulmonaire (OR=11,8 ; p =0,02) mais la taille tumorale>5cm approchait la significativité (OR=7,9 ; p =0,06).


Conclusion

La surrénalectomie laparoscopique pour métastase surrénaliennes permet d’obtenir de bons résultats opératoires dans la majorité des cas. Le risque de mauvais résultat opératoire est accru pout les métastases de tumeurs autres que rénales ou pulmonaires. Une taille tumorale>5cm pourrait également être un facteur de risque de mauvais résultat opératoire.

Surveillance des séminomes testiculaires de stade I : résultats oncologiques sur 20 ans
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 863


Objectifs

L’objectif de ce travail était de rapporter les résultats oncologiques des patients surveillés dans notre centre après le diagnostic de séminome testiculaire de stade I (ST1) (survie globale, spécifique et sans récidive à 2, 5 et 10ans) et de rechercher les facteurs de risque de récidive.


Méthodes

Les dossiers des patients suivis depuis 1994 pour un ST1 ont été repris. L’âge, les marqueurs tumoraux, les données anatomo-pathologiques (taille tumorale, invasion du rete testis, lymhovasculaire, de l’albuginée ou du cordon spermatique) ont été analysées. Dans le suivi, nous avons relevé le nombre et le délai des récidives et des décès, pour calculer les survies globale (SG), spécifique (SS) et sans récidive (SSR) à 2, 5 et 10ans et rechercher les facteurs de risque de récidive.


Résultats

Au total, 88 patients, d’âge moyen 38ans, ont été suivis pendant 80 mois en moyenne. Cinquante-quatre lésions mesuraient moins de 4cm (62 %). L’invasion lympho-vasculaire, du rete testis, du cordon spermatique et de l’albuginée étaient présente dans 19 %, 33 %, 4 % et 28 % des cas. Les LDH, l’αFP et l’HCG étaient augmentés dans 46 %, 12 % et 27 % des cas. Dix-huit patients (20 %) ont rechuté (moyenne : 12 mois). À 2, 5 et 10ans, la SSR atteint 81 %, 76 % et 76 %. En analyse multivariée, seul le stade pT≥pT2 est associé au risque de récidive (augmentation de 5,6 fois). Au bout du suivi, 85 patients sont vivants (96,6 %). Les SG et SS à 2, 5 et 10ans atteignent respectivement 97,4 %, 96 % et 96 % et 98,7 %, 97,3 % et 97,3 %.


Conclusion

Nous confirmons ici l’intérêt de la surveillance dans la prise en charge des ST1 avec une survie globale et spécifique superposable aux données retrouvées dans les études s’intéressant à la chimiothérapie ou à la radiothérapie. Par ailleurs, le stade pTNM semble être un facteur permettant d’optimiser la stratification du risque de récidive.

T-Res : le futur de l’évaluation des internes en urologie ?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 836


Objectifs

Évaluer la possibilité de transférer une application de suivi de l’activité clinique des internes issue du canada dans un service français.


Méthodes

Nous avons obtenu de résilience software, société éditrice de « T-Res », un logiciel de suivi de l’activité, la possibilité de tester l’application sur une durée de un semestre. L’innovation majeure de T-res est d’être disponible sur Internet mais aussi sur smartphone (Android, Blackberry et iPhone). Nous allons comparer, sur la durée du semestre, le pourcentage d’activités effectivement entrées par les internes sur cette application par rapport aux activités réellement effectuées (tracées par notre logiciel informatique).


Résultats

À 1 mois du déploiement du logiciel, tous les obstacles techniques ont été levés. L’application T-res est maintenant utilisable en France, et utilisable sur les différents smartphones des internes du service et des évaluateurs. Après le déploiement, la saisie des activités est maintenant demandée en routine aux internes et, à ce jour, 80 % des activités ont été rentrées. Il est demandé aux internes de se faire évaluer par leur tuteur une fois par semaine sur une intervention de leur choix, ce qui est possible grâce à un module du logiciel.


Conclusion

Le suivi sur 6mois des internes grâce à cette application servira d’expérience pour évaluer les développements nécessaires du cahier en ligne de l’interne qui doit être développé par le Collège français des urologues.

Techniques de réimplantation urétéro-vésicale sur vessie psoïque, avec ou sans lambeau vésicale, par voie cœlioscopique robot-assistée
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 895-896


Objectifs

Décrire deux techniques de réimplantation urétéro-vésicale par laparoscopie robot-assistée. Nous reportons les cas de 2 patientes ayant présenté une lésion traumatique iatrogène de l’uretère.


Méthodes

Nous reportons les cas de 2 patientes ayant présenté une lésion traumatique iatrogène de l’uretère. Le premier cas après radiothérapie néoadjuvante suivie d’une hystérectomie totale pour cancer du col de l’utérus. La lésion de l’uretère était diagnostiquée au 27e jour postopératoire devant l’apparition d’un urinome. Dans le deuxième cas, la lésion de l’uretère pelvien faisait suite à une annexectomie gauche par laparoscopie.


Résultats

Les deux patientes bénéficiaient d’une réimplantation urétéro-vésicale sur vessie psoïque par voie laparoscopique robot-assistée à l’aide du Robot Da-Vinci® S, respectivement par lambeau vésical selon Boari-Kuss, et par anastomose selon Liesh Grégoire. La durée opératoire était de 105 et 95minutes, les pertes sanguine≤50mL. Les suites opératoires étaient marquées par une infection urinaire non fébrile chez la première patiente, et par des douleurs neuropathiques de la racine de la cuisse pour la seconde (Clavien I). La surveillance clinique et radiologique confirmait la bonne perméabilité urinaire à distance de l’ablation du drainage urinaire.


Conclusion

L’application des principes de la chirurgie ouverte à la chirurgie robotisée permet la réalisation des réimplantations urétéro-vésicales avec de bons résultats anatomiques et fonctionnels. L’antécédent de radiothérapie est un facteur de difficultés chirurgicales.

Thérapie focale du cancer de la prostate : détermination des limites de la cible tumorale et des marges de sécurité entre l’IRM et l’histologie
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 857-858


Objectifs

La planification du traitement focal du cancer prostatique nécessite une définition précise de la cible en 3 Dimensions (3D). Cependant, les différences de taille tumorale entre l’IRM et l’histologie représentent un risque potentiel de sous-traitement. Notre objectif était de comparer les limites des tumeurs prostatiques visualisées en IRM avec les cancers histologiques des pièces de prostatectomie totale (PT), basé sur un logiciel de recalage-fusion.


Méthodes

Au total, 33 candidats pour une PT entre novembre 2012 et juillet 2013 étaient inclus. Un radiologue contourait les lésions suspectes et assignait un score de suspicion (SS) de 1 à 5. Un anatomopathologiste contourait les cancers sur lames analysées selon le protocole standard. Un recalage-fusion en 3D entre l’IRM et l’histologie était réalisé en utilisant une plate-forme développée en interne. Les contours des tumeurs (IRM et Histologie) étaient comparés par la Distance de Hausdorff (DH) après stratification par SS, taille tumorale et Score de Gleason (SG). Une planification rétrospective du volume de nécrose focale a été créée pour définir la marge de sécurité optimale de traitement.


Résultats

Quarante-six cancers sur pièces de PT (SG médian 7, extrêmes 6–9) ont été recalés avec l’IRM préopératoire. Le SS IRM médian était de 4 (extrêmes 2–5). 76,1 % (35/46) des lésions étaient plus volumineuses en histologie et avaient un SS et un SG significativement plus élevés (p <0,01). La DH maximum pour toutes les lésions étaient de +1,99mm en faveur de l’histologie (soit 18,5 % du diamètre tumoral), et était plus importante pour les SS élevés (+3,49mm, p <0,01) et pour les lésions<10mm (+2,48mm, p <0,01). Le volume de nécrose focale planifié rétrospectivement définissait 9mm comme une marge optimale pour la destruction tumorale complète. (Tableau 1, Fig. 1, Fig. 2)


Conclusion

En moyenne, l’IRM sous estimait les limites réelles des cancers, en particulier pour les lésions<10mm, de SS et de SG élevés. La sous-estimation du volume tumoral impacte le planning de la thérapie focale et nos résultats permettent de la corriger au moment de l’ablation avec repérage par imagerie.

Tolérance des endoprothèses urétérales type double J : étude prospective randomisée comparant la Tamsulosin vs Paracétamol
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 796-797


Objectifs

Comparé à travers une étude prospective randomisée sur une période de 2ans, l’amélioration de la tolérance des d’endoprothèses urétérales type « double J » (EU) en utilisant le questionnaire USSQ (Ureteral Stent Symptôme Questionnaire) chez deux groupes de patients, le premier groupe sous Tamsulosin 0,4mg/jour et le deuxième groupe sous paracétamol 1g×3/jour.


Méthodes

Étude de 60 patients ayant bénéficié d’une EU pour une pathologie lithiasique obstructive, colligés au service d’urologie du CHU Mohammed VI de Marrakech, durant une période de 2ans, de février 2011 à janvier 2013. Les 60 patients sont répartis entre les deux groupes de manière aléatoire à l’aide d’une liste constituée à l’avance de nombres au hasard. L’analyse statistique a fait appel au logiciel Epi Info dans sa sixième version (CDC Organization et OMS, (Suisse) 2000). Le test t de Student est utilisé pour la comparaison des variables quantitatives. Le seuil de significativité retenu pour les tests effectués est de 0,05.


Résultats

Les caractéristiques épidémiologiques des patients sont représentées dans le Tableau 1 annexe. Groupe 1 : prise de Tamsulosin 0,4mg/jour. Groupe 2 : prise de Paracétamol 1g×3/jour. Le moment d’évaluation : 3 semaines après le port d’une EU en consultation ou au bloc opératoire à son ablation.


Résultats

La Tamsulosin a été associés avec une diminution significative des symptômes urinaires dans le G1 que dans le G2 traité par du paracétamol (p <0,05). De même, les résultats étaient statistiquement significatifs pour la douleur dans le G1 que dans le G2 (p <0,05). Les autres domaines de l’USSQ n’avaient pas de différences significatives dans les paramètres mesurés dans le G1 que dans le G2 (p >0,05).


Conclusion

La morbidité des EU est importante. La nécessité d’évaluer le retentissement des EU, en termes de symptômes engendrés s’impose mais aussi et surtout en termes de retentissement sur la qualité de vie. Les données de notre étude confirment que la Tamsulosin est nettement meilleure que le paracétamol dans l’amélioration de la tolérance des EU type double J.

Traitement chirurgical de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) : apprentissage de l’énucléation prostatique au laser
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 883


Objectifs

L’objectif de cette étude était de définir la courbe d’apprentissage de l’énucléation prostatique au laser en évaluant la vitesse opératoire et la durée d’hospitalisation.


Méthodes

Une étude pilote monocentrique a été réalisée concernant une série de patients consécutifs, inclus prospectivement, ayant eu une énucléation prosatique au laser selon les techniques Thulep ou Holep pour HBP réfractaire au traitement médical de janvier 2007 à mars 2014. Deux systèmes de morcellation de constructeurs différents ont été utilisés. Les seuils d’apprentissage étaient de 0,35g/min concernant la vitesse opératoire et d’une sortie à j2 concernant la durée d’hospitalisation. Des régressions non linéaires nous ont permis de prédire le nombre de patients nécessaires pour un opérateur afin d’atteindre le seuil d’apprentissage.


Résultats

Au total, 513 patients opérés par 10 opérateurs ont été inclus dans cette étude. La durée opératoire médiane était de 80minutes avec un écart interquartile (IQR) de (33 ; 198) pour un volume prostatique réséqué médian de 39g IQR (22 ; 56) et une durée d’hospitalisation médiane de 2jours IQR (1 ; 2). Le nombre de patients opérés était un facteur significativement prédictif d’atteinte des seuils d’apprentissage pour les deux objectifs principaux, respectivement avec un p <0,0001 pour la vitesse opératoire et un p <0,0001 pour la durée d’hospitalisation (Fig. 1). Il fallait 30 interventions pour atteindre le seuil d’apprentissage de vitesse et 29 interventions pour atteindre celui de durée d’hospitalisation.


Conclusion

L’énucléation prostatique au laser est un véritable challenge, cependant cette technique est reproductible parmi plusieurs opérateurs. Cette étude aide à définir la courbe d’apprentissage de l’énucléation prostatique au laser et montre un niveau acceptable d’efficacité à partir de 30 cas.

Traitement chirurgical de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) : évolution des pratiques avec l’émergence des techniques lasers
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 792-793


Objectifs

L’objectif de cette étude était de décrire l’évolution de l’activité et des indications opératoires en fonction de l’émergence des techniques lasers.


Méthodes

Une étude pilote monocentrique rétrospective a été réalisée concernant une série de patients consécutifs ayant eu un traitement chirurgical de l’HBP réfractaire au traitement médical de janvier 2007 à mars 2014. L’activité opératoire ainsi que la durée d’hospitalisation des techniques de référence : incision cervicoprostatique, résection transuréthrale et adénomectomie voie-haute ont été comparées à celles des techniques émergentes successivement : résection au laser Thulium des prostates de volumes inférieurs à 80g, énucléation au laser Thulium des prostates de volumes supérieurs à 80g (Thulep) ou Holmium des prostates tous volumes (Holep) et vaporisation au laser Greenlight de nécessité des prostates tous volumes.


Résultats

Au total, 1479 patients opérés par 10 chirurgiens ont été inclus dans cette étude. L’activité opératoire a augmenté significativement depuis l’émergence des techniques lasers (131 cas en 2007 vs 298 en 2013, p <0,007, Fig. 1). L’usage des techniques émergentes a été concomitante d’une diminution significative des techniques de référence (85,4 % [112/131] en 2007 vs 1,7 % [5/298] en 2013, p <0,001). Ainsi, la durée d’hospitalisation a été réduite significativement (médiane 2007 de 2jours avec un écart interquartile IQR de [1,5 ; 5] d’hospitalisation vs 1 jour IQR [1 ; 2], p <0,001). Dans son indication, la vaporisation au laser Greenlight a permis le développement d’une activité complémentaire aux autres techniques (31 cas en 2013).


Conclusion

L’émergence des techniques lasers peut remplacer les techniques de référence et réduire la durée d’hospitalisation. L’énucléation prostatique au laser et la vaporisation au laser Greenlight peuvent avoir des indications complémentaires.

Traitement de la varicocèle idiopathique par sclérothérapie scrotale antérograde : notre expérience à propos de 564 cas
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 862


Objectifs

Le but de notre travail est d’évaluer les résultats fonctionnels et morphologiques de la sclérothérapie scrotale antérograde (SSA) dans le traitement de la varicocèle idiopathique de l’adulte.


Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive et analytique à propos de 564 patients traités pour varicocèle idiopathique occasionnant soit un tableau d’hypofertilité et/ou symptomatique ; durant la période allant du janvier 2008 jusqu’au mars 2013. Les données préopératoire, peropératoire et postopératoire ont été analysées, le seuil de signification a été fixé à 0,05.


Résultats

Le traitement a pu être réalisé chez tous les patients avec disparition de la varicocèle en postopératoire chez 480 patients (85 %). La durée moyenne de l’intervention était de 17min [14–65min] et la durée moyenne d’hospitalisation était de 18heures [5–36heures] Nous avons remarqué une amélioration statistiquement significative de l’ensemble des caractéristiques spermiologiques. L’oligospermie est passé de 43,2 % à 25,5 %, l’asthénospermie est passée de 49 % à 29,4 % et la tératospermie de 21,6 % à 11,8 %. Le taux de paternité chez les hommes hypofertiles était de 23,5 %. La disparition de la douleur et ou la gène scrotale occasionnée par la varicocèle a était objectivé chez 270 patients (48 %) Le taux de complication était de 12 % la plus sérieuse était l’d’hypotrophie testiculaire notée chez 4 patients.


Conclusion

La sclérothérapie scrotale antérograde est une technique aussi efficace facile et reproductible dans le traitement de la varicocèle idiopathique, avec une morbidité et un séjour postopératoire mois important en comparaison avec les autres techniques.

Traitement de l’adénome de la prostate au laser Greenlight XPS : proposition d’un outil de prédiction (nomogramme) préopératoire des résultats fonctionnels attendus
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 791-792


Objectifs

La photovaporisation prostatique (PVP) au laser Greenlight est utilisé de façon exponentielle depuis quelques années. Les résultats fonctionnels sont hétérogènes d’une série à l’autre. De fait, certains collègues sont réticents à l’utilisation de cette technique. Le but de ce travail était de proposer un modèle capable de prédire les résultats fonctionnels de la PVP lors de la consultation pré opératoire.


Méthodes

Le nomogramme a été construit à partir des données inclues dans une base prospective monocentrique sur 300 PVP consécutives. Les résultats postopératoires étaient évalués à 3 mois (scores IPSS et qualité de vie (QdV)). Un résultat fonctionnel optimal était défini ainsi : IPSS≤7 et QdV≤3 à 3 mois postopératoire. Plusieurs modèles ont été sélectionnés. La capacité de discrimination était évaluée avec l’aire sous la courbe. Le nomogramme le plus performant a été choisi à l’aide de l’indice de Harell et de l’analyse des courbes de décision.


Résultats

Les critères préopératoires suivantes ont été inclus dans le nomogramme final : âge (médiane 69ans), volume de la prostate (médiane 50ml), score IPSS (médiane 18), Débit maximal (Qmax)<5ml/s, antécédent de rétention urinaire. La meilleure capacité de discrimination a été obtenue avec la régression logistique binaire. L’indice de Harell (précision du nomogramme) a été mesurée à 0,78 (IC 95 %=[0,71–0,84] soit une précision de presque 80 %.


Conclusion

Le laser Greenlight est une technique chirurgicale en plein essor dans le champ de l’HBP. Il existe des indications de la PVP déjà définies par la littérature et le CTMH. Par ailleurs, le nomogramme que nous proposons permettrait aux urologues de sélectionner les meilleurs candidats à cette technique en définissant à l’avance les résultats fonctionnels attendus (Fig. 1).