Base bibliographique

Sommaire :

Plicature de bandelette sous urétrale pour traiter l’incontinence urinaire d’effort persistante ou récidivante après pose de bandelette sous urétrale
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 890


Objectifs

Évaluer la faisabilité et l’efficacité de la remise en tension des bandelettes sous urétrales par une plicature en paletot en cas d’incontinence urinaire d’effort persistante ou récidivante après pose d’une BSU.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant des patientes présentant un échec ou une récidive après pose d’une bandelette sous urétrale. L’éligibilité s’est faite après un bilan clinique et para-clinique complet prouvant le mécanisme et la récidive de l’IUE. La chirurgie a consisté en une plicature en paletot de la bandelette.


Résultats

Dix-neuf patientes ont été incluses. Les résultats sont évalués sur le questionnaire MHU et le bilan urodynamique. Le suivi moyen est de 27,2mois. Selon le MHU, 73,7 % des patientes sont guéries et 84 % sont améliorées IC 95 %[0,52–0,95]. La différence entre le score MHU de l’IUE avant et après la plicature est significative (p =0,0005) et passe de 2,31 à 0,56 en moyenne. Il n’y a eu aucune complication peropératoire. Il y a eu deux rétentions aiguës d’urine postopératoire avec reprise chirurgicale et section d’un fil permettant de détendre la bandelette sous-urétrale sans perdre le bénéfice de la plicature. Il n’y a pas d’augmentation significative des urgenturies ou de la dysurie de novo.


Conclusion

Les résultats de cette étude confirme la faisabilité, l’efficacité et la morbidité faible de la remise en tension de la BSU.

Points techniques et situations cliniques au cours de la pyéloplastie robot-assistée
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 896


Objectifs

Présenter les aspects techniques de la pyéloplastie robot-assistée et des différentes situations cliniques rencontrées en peropératoire.


Méthodes

Nous décrivons notre technique de pyéloplastie robot-assistée par accès transpéritonéal. Les différents types de syndrome de jonction pyélo-urétérales sont présentées : congénitale ou par à un vaisseaux polaire inférieur. Le traitement concomitant de lithiases de stase est présenté.


Résultats

Un abord robot-assisté (deux bras et un aide) était pratiqué. Une résection anastomose de la jonction pyélo-urétérale était réalisée selon les recommandations usuelles. Les lithiases rénales peuvent être traitées dans le même temps, soit par préhension direct, soit par l’introduction d’un fibroscope souple.


Conclusion

La pyéloplastie robot-assistée est une chirurgie efficace avec un impact cosmétique modéré. Le traitement des lithiases doit être recherché au cours du même temps opératoire.

Polluants persistants organochlorés et risque de récidive biologique de cancer de la prostate après prostatectomie radicale
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 786


Objectifs

Étudier le risque qu’entraîne l’exposition à des polluants persistants organochlorés ubiquitaires, présentant des propriétés hormonales, dans la récidive biologique du cancer de la prostate après prostatectomie radicale.


Méthodes

Étude prospective, incluant 326 patients présentant un cancer de la prostate, traités par prostatectomie radicale et suivis pendant une durée médiane de 4,8ans. L’exposition aux polluants persistants (chlordécone, DDE et PCB153) a été évaluée par leur dosage dans le sang au moment du diagnostic de la maladie. Les sujets ont été classés par quartiles croissants d’exposition. Le risque de récidive biologique de la maladie, ajusté à des facteurs de confusion, a été estimé par le calcul de l’Hazard Ratio (HR) et de son intervalle de confiance à 95 % (IC 95 %).


Résultats

Les patients classés dans le 4e quartile d’exposition au chlordécone présentent un risque significativement augmenté de récidive (HR : 2,5 ; IC 95 % : 1,3–4,9). À l’inverse, l’exposition au DDE apparaît associée à une diminution du risque de récidive (HR : 0,4 ; IC 95 % : 0,2–0,9 pour le 4e quartile d’exposition). Aucune association n’a été retrouvée entre l’exposition au PCB153 et la récidive de la maladie.


Conclusion

C’est la première étude sur le risque de récidive biologique du cancer de la prostate après prostatectomie radicale en lien avec l’exposition à des polluants persistants. Le chlordécone entraîne une augmentation du risque alors que le DDE une diminution. Les propriétés estrogéniques du chlordécone et anti-androgèniques du DDE pourraient expliquer nos résultats.

Pose d’implants intra-caverneux « Fantome » pour prévenir le raccourcissement de la verge après ablation de prothèses péniennes due à une infection ou à une érosion de l’urètre
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 875


Objectifs

Le but de cette étude est d’analyser notre technique de sauvetage pour gérer les infections de prothèses péniennes ou les érosions de l’urètre dues à la prothèse. Elle permet de prévenir la fibrose des corps caverneux afin de conserver une bonne longueur de verge et de permettre une réimplantation de prothèse plus simple.


Méthodes

Depuis juin 2009 jusqu’au avril 2014, 10 patients ont étés traités pour infection de prothèse de verge ou érosion de l’urètre. Après prélèvements bactériologiques les prothèses ont été enlevées, les corps caverneux « curetés » le site lavé abondamment avec des solutions antibiotiques et antiseptiques, un rechampage était aussi réalisé. Dans 8 cas on a mis des implants souples siliconés, dans un cas une prothèse gonflable et un cas une prothèse semi-rigide.


Résultats

La durée moyenne d’hospitalisation est de 48 h et tous les patients ont eu au moins 14 jours d’antibiotiques. Après 12 mois, 5 cas ont été opérés pour changer l’implant souple par une prothèse gonflable et aucun cas d’infection n’est survenu (22,6 mois de suivi en moyenne). Pour 3 cas, une chirurgie de substitution est programmée. Le choix d’un implant souple au lieu d’un implant semi-rigide permet de diminuer l’ischémie tissulaire, permet une meilleure guérison du site d’infection et réduit le risque de perforation des corps caverneux. De plus l’implant souple peut être coupé et fixé à l’albuginée avec un point transfixiant ce qui permet d’éviter que la nouvelle prothèse appuie à nouveau sur la zone perforée.


Conclusion

Notre technique de sauvetage en deux gestes chirurgicaux est une procédure qui est sûre et la gestion des infections des implants péniens ainsi que pour les plaies urétrales. Le principal inconvénient est la nécessité de réaliser une deuxième chirurgie.

Prélèvement rénal laparoscopique pour don de rein : une technique opératoire standardisée permettant une optimisation de la durée d’ischémie chaude
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 898


Objectifs

Le prélèvement rénal chez le donneur vivant représente une alternative de plus en plus utilisée dans le domaine de la transplantation rénale. Le principal enjeu est celui de la durée d’ischémie chaude qui doit être la plus faible possible. Nous présentons dans cette vidéo, une technique standardisée de prélèvement rénal par voie laparoscopique.


Méthodes

La voie d’abord est transpéritonéale avec décollement premier du côlon, repérage de la veine gonadique et de l’uretère jusqu’au croisement avec l’artère iliaque primitive. La veine rénale et l’artère rénale sont repérées et disséquées. La veine surrénalienne sera sectionnée et la surrénale épargnée. L’uretère est sectionné ainsi que la veine génitale et l’ensemble du rein est libéré ne tenant plus que par son artère et sa veine. La voie d’abord est réalisée en fosse iliaque gauche avec utilisation d’un système Gel-Port®. Quatre pinces hem-O-Lock (dorées/violet) seront utilisées avec 3 clips sur l’artère et 2 sur la veine. Le rein est extrait dans un endobag.


Résultats

Cent soixante patients ont été pris en charge entre 2002 et 2013 par voie laparoscopique dans le cadre d’un prélèvement rénal chez un donneur vivant. La durée opératoire moyenne était de 153,4±37,6min, les pertes sanguines de 88,9±110,7mL, un temps d’ischémie chaude moyen de 3,55±1,56min et une durée d’hospitalisation moyenne de 5,8±1,3jours. La Fig. 1 illustre ces résultats en fonction du rang opératoire. Aucun cas de conversion en voie ouverte ou de transfusion ne fut recensé.


Conclusion

Le prélèvement rénal chez le donneur vivant par voie laparoscopique impose une technique chirurgicale standardisée de manière à réduire au maximum la durée de l’ischémie chaude. La technique présentée est une technique sûre et reproductible garantissant une protection maximale des unités rénales.

Première étude randomisée, multicentrique, contrôlée en double insu, étudiant l’efficacité du sulforaphane versus placebo chez des patients atteints d’un cancer de la prostate en échappement biologique après prostatectomie totale ± radiot...
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 820-821


Objectifs

Le sulforaphane (SF) est un composé naturel extrait du brocoli. Il agit au niveau de plusieurs cibles moléculaires mais est instable sous sa forme libre bioactive. Nous avons étudié l’efficacité d’un SF libre stabilisé.


Méthodes

Essai multicentrique, 81 patients, 69±6ans, avec un taux de PSA en augmentation>0,2ng/ml (et<5ng/ml) après prostatectomie totale±radiothérapie externe, un score de Gleason≤7, un temps de doublement du PSA (PSA DT)>5 et<36 mois (M) ont participé à une étude randomisée, contrôlée en double insu versus placebo (P). Le traitement : 60mg de SF per os quotidien, pendant 6 mois (M0–M6) suivi de deux mois sans traitement (M6–M8). Une baisse de 0,012 log (ng/ml)/mois de la pente de Log (PSA) dans le bras SF était attendue par rapport au P.


Résultats

Soixante-dix-huit patients (en ITT) ont été évalués entre M0 et M6. La pente log (PSA) médiane était de 0,0248 dans le bras SF et 0,042 dans le bras P (p =0,11, du fait d’une variabilité inattendue du PSA à M1). L’effet traitement, d=–0,0162 log (ng/ml)/mois (95 % CI=–0,0374, +0,0031) était significatif. La différence des valeurs PSA entre M6 et M0 était plus importante dans le bras SF par rapport au P (+0,099±0,341 vs +0,620±1,417ng/ml ; p =0,03). Une augmentation de 86 % du PSA-DT (28,9 vs 15,5 mois) a été observée chez les patients SF. La testostéronémie n’a pas varié. L’observance et la tolérance ont été très bonnes. En étude exploratoire, les pentes de log (PSA) du bras SF sont moindres entre M0–M3–M6 (p =0,0439), M0–M6 (p =0,0397), M3–M6 (p =0,011).


Conclusion

Le sulforaphane stabilisé, utilisé dans cette première étude preuve de concept, semble ralentir la progression du PSA chez les patients en échappement biologique après prostatectomie totale±radiothérapie externe adjuvante ou de rattrapage. Son efficacité clinique doit être confirmée.

Prévalence et retentissement de l’urgence mictionnelle et des autres symptômes du bas appareil urinaire chez l’homme de 40 ans ou plus – une étude épidémiologique belge
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 790


Objectifs

Les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) de la phase de remplissage sont sous-diagnostiqués et sous-traités chez l’homme, en partie parce qu’ils sont encore trop souvent attribués exclusivement à la prostate. Cette étude a évalué, dans le contexte de soins primaires en Belgique, la prévalence et le retentissement sur la qualité de vie des SBAU et en particulier ceux liés à la phase de remplissage.


Méthodes

Au total, 124 médecins généralistes ont recueilli de manière prospective, la présence de SBAU et leur retentissement sur la qualité de vie générale, chez des hommes de 40ans ou plus consultant pour toutes raisons, en utilisant le questionnaire modulaire ICIQ-MLUTS. Les variables principales et secondaires étaient l’urgence des mictions (la plupart du temps ou tout le temps), leur fréquence et la nycturie.


Résultats

Parmi une population de 5890 hommes (âge moyen de 61,2ans), 7,7 % souffraient d’urgence mictionnelle modérée à sévère (Tableau 1) et 6,2 % souffraient d’une urgence mictionnelle gênante. Les symptômes le plus et le moins gênant étaient respectivement la nycturie et l’incontinence nocturne. Au total, 11,9 % des hommes ont déclaré être substantiellement ou très gênés par leurs SBAU dans leur vie quotidienne. Ce pourcentage s’élevait à 63 % en cas de présence d’urgences gênantes contre 8,5 % en leur absence et à 29,2 % dans le groupe des plus de 80ans contre 2,5 % dans le celui des 40–50ans. Par ailleurs, 28,9 % supplémentaires étaient gênés de façon légère dans leur vie quotidienne.


Conclusion

Parmi la population générale des hommes âgés≥40ans consultant un médecin généraliste quelque soit le motif, la prévalence des SBAU, en particulier de la nycturie et de l’urgence mictionnelle, est élevée et un nombre important d’hommes en sont sérieusement gênés. Cette prévalence appelle à davantage d’attention dans la prise en charge des SBAU chez l’homme.

Prise en charge chirurgicale de la gynécomastie secondaire à une hormonothérapie pour un cancer de la prostate
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 820


Objectifs

La gynécomastie est une des complications fréquentes de l’hormonothérapie lors de la prise en charge du cancer de la prostate. Elle peut être la source d’une altération de la qualité de vie. L’objectif de cette étude était de présenter les résultats de la prise en charge de la gynécomastie hormono-induite selon une technique standardisée.


Méthodes

Les dossiers de 70 patients pris en charge dans notre institution pour un cancer de la prostate par une hormonothérapie et qui ont une gynécomastie traitée chirurgicalement ont été revus. La technique chirurgicale est basée sur la préservation nerveuse aréolaire à 6 et à 12heures. Tous les patients ont été opérés par le même chirurgien. Les patients ont un à suivi à un mois et 6 mois. Les résultats esthétiques et sur la sensibilité aréolaire, jugés à 6 mois, ont été rapportés.


Résultats

Le bicalutamide était l’agent le plus incriminé. Parmi les patients opérés, 10 (14,3 %) avaient une gynécomastie de grade III. Les bilans échographiques préopératoires et les résultats anatomopathologiques ne montraient pas d’anomalies malignes. Aucune complication intra-opératoire n’a été rapportée. La durée d’hospitalisation était de 48heures pour tous les patients. Les patients avaient un résultat esthétique satisfaisant sauf un patient qui a développé une cicatrice chéloïde. À 6 mois de l’intervention, 40 % des patients avaient une hypo-sensibilité aréolaire.


Conclusion

Le traitement chirurgical de la gynécomastie reste une option thérapeutique qui peut être proposée aux patients qui ont une gynécomastie hormono-induite. Les résultats esthétiques sont satisfaisants avec un taux de complication acceptable.

Prise en charge des diverticules de l’urètre chez la femme : expérience monocentrique
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 852-853


Objectifs

Les diverticules de l’urètre chez la femme peuvent être à l’origine d’infections urinaires à répétition, de dyspareunies et de douleurs pouvant altérer la qualité de vie. L’objectif de cette étude était de rapporter notre expérience de la prise en charge chirurgicale des diverticules de l’urètre chez la femme et de confronter nos résultats aux données de la littérature.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement les dossiers de 32 patientes prises en charge pour un diverticule de l’urètre entre février 2005 et février 2014. Vingt-cinq patientes (78 %) ont été opérées en position genu-pectorale selon une technique standardisée fondée sur l’abord direct du diverticule, gonflé en peropératoire par l’artifice de la « tétine », et associée à un drainage urinaire strict pendant 2 semaines. Dans tous les cas, une exérèse complète du diverticule avec suture sans tension de l’urètre a été effectuée. Les circonstances de découverte, les explorations complémentaires pour le diagnostic, les complications péri- et postopératoires, le taux de récidive ont été collectés.


Résultats

L’âge moyen de la cohorte était de 41ans (21–67). Les circonstances de découvertes les plus fréquemment identifiées étaient les infections urinaires à répétition (50 %), les douleurs (12,5 %), la dyspareunie (15,6 %), une tuméfaction ou pesanteur vaginale (18,75 %), une incontinence urinaire (25 %). L’urétrographie (84 %) et l’IRM pelvienne (40 %) étaient les examens de choix. L’échographie urétrale par voie endo-vaginale avait été réalisée dans 43 % des cas. La durée opératoire moyenne était de 83min (30–150), incluant le temps de mise en place de la cystostomie. Aucune complication peropératoire n’a été rapportée. Aucune patiente n’a nécessité de transfusion. Après un suivi moyen de 11,7 mois (médiane : 4,5, intervalle : 0–80), 3 (9 %) patientes ont récidivé. Par ailleurs, le taux d’incontinence urinaire d’effort de novo était de 15,6 %.


Conclusion

Les diverticules de l’urètre chez la femme représentent une pathologie rare. Grâce à une technique chirurgicale bien standardisée, il est possible d’obtenir des résultats anatomiques et fonctionnels satisfaisants.

Prise en charge des fistules urinaires par néphrostromie à ballonnets
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 827


Objectifs

La fistule urinaire est une complication grave de la chirurgie pelvienne, leur prise en charge reste mal codifiée (35 % d’échec au traitement initial). La chirurgie est la technique de référence mais les néphrostomies à ballonnets (NAB) se présentent comme l’alternative pour permettre l’assèchement du bas appareil urinaire. Nous avons évalué l’efficacité de leur prise en charge par néphrostomie à ballonnets.


Méthodes

Cinquante-six patients ont été traités par néphrostomies à ballonnets de 2003 à 2014 dans un centre universitaire. Tous les patients ont été traités initialement par NAB. Le suivi de l’efficacité du drainage, des complications et du type de chirurgie réparatrice a été réalisé. Le succès était défini par la guérison spontanée de la fistule, un relais par double J ou une réimplantation urétéro-vésicale ; l’échec par une chirurgie de dérivation définitive (Bricker, UCB, néphrostomie définitive).


Résultats

Vingt-cinq hommes (45 %), 31 femmes (55 %), d’âge moyen 63ans, ont été traités par NAB pour fistule urinaire d’origine urologique (40 % ; n =22), gynécologique (20 % ; n =11), digestive (34 % ; n =19) et 7 % d’autres origines (n =4). 86 % (n =48) étaient dans un contexte carcinologique (dont 49 % dans une situation évolutive). La durée médiane de drainage était de 90jours (10–583j) avec une moyenne de 3 réajustements des ballonnets par patient. Le délai médian avant la chirurgie réparatrice était de 91jours (10–189). Le succès était obtenu dans 51 % des cas (n =26), l’assèchement de la fistule était obtenu uniquement par NAB dans 21,6 % (n =12). Le succès variait selon l’origine de la fistule, 65 % (n =11) si gynécologiques, 56 % (n =6) si digestive, 32 % (n =7) si urologique. Le taux de sténoses urétérales était de 12,5 % (n =7).


Conclusion

Il s’agit de la plus importante série rétrospective de prise en charge des fistules urinaires par néphrostomie à ballonnets. Ce traitement mini-invasif, réversible, permet de proposer une alternative à la chirurgie dans le traitement des fistules urinaires, situation complexe dans un contexte carcinologique souvent délicat.

Prise en charge des nodules testiculaires dans une population de patients infertiles
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 863


Objectifs

Les anomalies du parenchyme testiculaire et les cancers du testicule sont plus fréquents chez les patients infertiles. Le but de notre étude est de recenser sur 10ans la prise en charge des tumeurs testiculaires découvertes lors d’un bilan d’infertilité. Dans ce cadre, la fréquence accrue de tumeur infra-clinique nous a amené à nous interroger sur la validation de l’orchidectomie partielle.


Méthodes

Il s’agit d’une étude clinique rétrospective reprenant tous les patients ayant bénéficié d’une orchidectomie totale ou partielle, de janvier 2000 à juillet 2010, pour lésion testiculaire découverte au cours d’un bilan d’infertilité. Les données du bilan, le type de chirurgie et les résultats anatomo-pathologiques ont été relevés.


Résultats

Quarante-cinq lésions testiculaires ont été opérées. La majorité des tumeurs (80 %) était non palpable, de découverte échographique. Dix patients avaient un syndrome de Klinefelter, pour lesquels toutes les lésions étaient bénignes. Le geste opératoire a consisté dans 8 cas en une orchidectomie partielle, et 37 cas en une orchidectomie élargie. Une analyse anatomo-pathologique extemporanée a été réalisée dans 13 cas, et a conduit à 2 orchidectomies élargies. L’analyse anatomo-pathologique a mis en évidence 33 lésions bénignes (11 hyperplasies leydigiennes, 17 tumeurs à cellules de Leydig, 5 nodules à cellules de Sertoli) et 10 lésions malignes (9 séminomes et 1 tératome mature).


Conclusion

La majorité des lésions testiculaires non palpables de découverte échographique au cours d’un bilan d’infertilité est bénigne. Il paraît licite de discuter une prise en charge conservatrice dans ce contexte, permettant de préserver la fonction endocrine et la fertilité des patients, tout en étant raisonnable sur le plan carcinologique.

Prise en charge des pseudo-anévrismes rénaux post-traumatiques
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 826-827


Objectifs

Décrire les modalités de prise en charge et les conséquences des pseudo-anévrismes rénaux post-traumatiques.


Méthodes

Nous avons revu les dossiers de 271 patients admis dans notre centre avec un traumatisme rénal entre janvier 2004 et décembre 2013, inclus dans une base de données prospective. Les données épidémiologiques, cliniques, radiologiques et de suivi de ces patients ont été collectées. Les données des patients ayant présenté ou non un pseudo-anévrisme rénal compliquant le traumatisme ont été comparées.


Résultats

Les traumatismes de grade I, II, III, IV et V étaient de 14,2 %, 14,9 %, 23,3 %, 28,3 % et 9 %. Cinquante-cinq pour cent étaient causés par un sport d’hiver, 13,9 % ont eu une embolisation rénale et 6,2 % une néphrectomie (93,7 % de traitement conservateur). La durée d’hospitalisation a été de 13,9jours (0–142). Cinq patients (1,8 %) ont présenté un pseudo-anévrisme, découvert en moyenne au 5e jour (4–6), avec 20 % de traumatismes grade III et 80 % de IV. La taille des pseudo-anévrismes était de 11,3mm (8–16). Quatre patients symptomatiques ont été embolisés. Un asymptomatique a été surveillé avec régression complète spontanée. La durée d’hospitalisation était de 21,4jours (10–39). Après un suivi moyen de 9 mois (1–17), aucun patient ne présentait de pseudo-anévrisme persistant, la fonction rénale résiduelle moyenne était de 28,7 % en scintigraphie (0–48).


Conclusion

Dans notre série, les pseudo-anévrismes constituaient une complication rare des traumatismes rénaux (1,8 %) et survenaient avec un délai moyen de 5jours. L’embolisation sélective semblait être le traitement adapté ayant permis la disparition complète de l’ensemble des pseudo-anévrismes symptomatiques mais l’évolution spontanément régressive d’un pseudo-anévrisme chez un patient asymptomatique doit faire discuter la place de la surveillance.

Promontofixation monotrocart robot-assistée
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 902


Objectifs

Apport du robot dans la chirurgie monotrocart en termes d’ergonomie, de précision standardisation de la promontofixation par cette voie d’abord. Chirurgie robotisée facilitée par l’apport de nouvelles pinces. Suture et section facilitée par la diffusion d’instruments adaptés.


Méthodes

Expérience de cette chirurgie sur un an. Film présenté : technique superposable à la chirurgie cœlioscopique, simple ou double bandelette selon les indications.


Résultats

Des résultats cliniques et fonctionnels au moins comparables à la promontofixation cœlioscopique. Cicatrice réduite à 25mm. Récupération postopératoire très rapide permettant une chirurgie ambulatoire.


Conclusion

Chirurgie accessible, facilitée par le développement technologique du robot et des pinces proposées.

Pronostic oncologique du degré d’extension extraprostatique sur la récidive biologique après prostatectomie totale. À propos d’une série de 247 patients pT3aN0R0
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 818


Objectifs

Évaluer l’impact pronostique du degré d’extension extraprostatique (EEP) sur la récidive biologique après prostatectomie totale (PT) dans une cohorte de patients pT3aN0R0.


Méthodes

Nous avons sélectionné les patients ayant subi une PT entre 2000 et 2012 dans 2 centres pour cancer de prostate pT3aN0. Les critères d’exclusion étaient un PSA dosable à 2 mois postopératoire, une marge positive, un traitement néoadjuvant ou adjuvant immédiat. Le degré d’EEP était renseigné par nos uropathologistes durant la période selon la méthode d’Epstein qui caractérise l’EEP de manière subjective en focale ou étendue. La récidive biologique était définie par deux élévations successives du PSA supérieures à 0,2ng/ml. Une association statistique a été recherchée entre la récidive biologique et le degré d’EEP.


Résultats

Sur les 247 patients pT3aN0R0 inclus, 150 avaient une EEP focale et 97 avaient une EEP étendue. Au moment de la PT, l’âge moyen et le PSA moyen étaient respectivement de 62,5ans et de 10,9ng/ml. Le suivi moyen était de 56,3 mois. Au cours du suivi, 61 (24,7 %) patients ont eu une récidive biologique, 26 (17,3 %) patients dans le groupe EEP focale et 35 (36 %) patients dans le groupe EEP étendue. La probabilité de survie sans récidive biologique à 10ans était de 58 % dans le groupe EEP focale versus 27 % dans le groupe EEP étendue. (p =0,0018) En analyse multivariée, le degré d’EEP (hazard ratio 1,8 ; 95 % IC 1,1–3,5 ; p =0,029) et le score de Gleason (hazard ratio 2,5 ; 95 % IC 1,4–4,5 ; p =0,002) étaient associés à la récidive biologique.


Conclusion

Le degré d’EEP est un facteur pronostique indépendant du risque de récidive biologique après PT en cas de cancer pT3aN0R0 qui devrait être reporté de manière systématique sur les comptes rendus histologiques. Cette étude renforce l’utilité de l’approche subjective d’Epstein déjà adoptée par la majorité des pathologistes. La place de la radiothérapie adjuvante immédiate doit être étudiée dans cette population (Fig. 1).

Que reste-t-il des indications de reprise chirurgicale après néphrectomie partielle pour carcinome à cellules rénales ?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 824


Objectifs

La chirurgie rénale conservatrice dans le traitement du carcinome à cellules rénales est une intervention désormais largement diffusée dont il existe des complications spécifiques, souvent redoutées : fistules urinaires et complications hémorragiques. L’objectif de cette étude était d’évaluer la place de la chirurgie dans la prise en charge des complications post-tumorectomie rénale.


Méthodes

Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective analysant toutes les complications survenues chez les patients ayant été opéré d’une tumorectomie rénale dans un service entre janvier 2000 et avril 2013. Les complications étaient classées selon la classification de Clavien. Les détails cliniques conduisant à la reprise chirurgicale, le devenir de l’unité rénale opérée, la survie du patient et le résultat carcinologique étaient colligés.


Résultats

Au total, 121 complications (16,9 %) sont survenues pour 717 tumorectomies rénales réalisées par voie ouverte ou laparoscopique ; 27 Clavien I (22,3 %), 31 Clavien II (25,6 %), 26 Clavien IIIa (21,5 %) et 37 Clavien IIIb (30,6 %). Pour 18 patients (2,5 %), il s’agissait d’une mis en place d’une sonde urétérale pour traiter une fistule urinaire. Dix-huit patients (2,5 %) ont subi une reprise chirurgicale par voie ouverte ou laparoscopique pour une évacuation de collection (n =7, 0,9 %), une totalisation de la néphrectomie (n =6, 0,8 %), une hémostase complémentaire du lit de la tumorectomie (n =4, 0,6 %), une splénectomie d’hémostase (n =1, 0,1 %) et une ablation de corps étranger (n =1, 0,1 %). Les indications de néphrectomie complémentaire étaient une thrombose de l’artère rénale (n =2), un choc hémorragique (n =1), une dysjonction pyélo-urétérale (n =1), et une fistule urinaire avec marge positive (n =1).


Conclusion

La chirurgie conservatrice rénale est une chirurgie dont le taux de complications nécessitant une reprise chirurgicale est faible, grâce aux traitements endo-urologiques et à la radiologie interventionnelle. La place de la chirurgie dans la prise en charge des complications reste limitée et il apparaît que la totalisation de la néphrectomie est un événement exceptionnel.

Quelle information donner aux patients en fonction de la préservation uni- ou bilatérale des bandelettes neuro-vasculaire (BNV) lors de la prostatectomie robot-assistée ?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 868


Objectifs

La topologie du cancer localisé de la prostate conduit à adopter une stratégie préétablie de chirurgie de préservation, bilatérale, unilatérale ou non préservative, ainsi que la proximité capsulaire de la dissection. Notre objectif était d’évaluer les résultats de la stratégie chirurgicale pour la récupération de la spontanéité érectile pour pouvoir ainsi informer les patients sur leurs chances effectives de récupérer une érection spontanée après prostatectomie radicale.


Méthodes

Analyse des résultats depuis 1/2010 pour 187 patients sexuellement actifs en préopératoire, recueillis de façon prospective à 1 mois et 1 an, portant d’une part sur le type de préservation des BNV réalisée par l’opérateur senior, classé en dissection intra-fasciale (IA), inter-fasciale (IR), extra-fasciale (E), et non préservative (non), unilatérale (x1) ou bilatérale (x2), et d’autre part sur l’appréciation de la rigidité pénienne par le patient sur une échelle de 0 à 10 (la pénétration étant estimée possible à partir de 7), la possibilité d’avoir des rapports sexuels avec pénétration, l’utilisation des traitements de recours quels qu’ils soient (Trt R) pour obtenir une érection effective.


Résultats

Outre la qualité de la préservation chirurgicale, l’âge était un élément essentiel prédictif de la récupération. Les résultats présentés dans les tableaux ci-dessous sont stratifiés selon l’âge, le type de dissection [bilatérale (IAx2+IRx2+IAIR)–unilatérale (IAx1+IRx1+IAE+IRE)], et le délai de récupération effective (dans le mois postopératoire : M1, à 1 an : M12). (Tableau 1)


Conclusion

Par tranches d’âge, la récupération d’érections effectives était plus fréquente et précoce en cas de préservation bilatérale qu’unilatérale, et l’utilisation de traitements de recours a été plus fréquente en cas de préservation unilatérale. L’information donnée au patient devrait mentionner ce risque chiffré en fonction du type d’exérèse et de préservation, eu égard à la tumeur pour laquelle il est traité.

Quels biais d’interprétation de la scintigraphie au MAG3 chez l’enfant?
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 809-810


Objectifs

La scintigraphie au MAG3 est un examen d’imagerie fonctionnelle et dynamique utilisée en pratique courante en urologie pédiatrique pour l’exploration des uropathies. Le but de cette étude rétrospective était d’en améliorer la qualité d’interprétation en pratique courante et non d’en discuter les indications.


Méthodes

Une recherche systématique de facteurs de confusion en terme de réalisation ou d’interprétation a été menée de manière rétrospective et unicentrique. Une confrontation multidisciplinaire appuyée par la recherche bibliographique propose une mise à jour de la technique de réalisation et d’interprétation de l’examen.


Résultats

Plus de 600 dossiers ont été revus et les biais suivants ont été répertoriés: 1 déshydratation du patient; 2 présence d’un reflux vésico-urétéral, mauvaise vidange vésicale (Fig. 1); 3 diffusion périveineuse ou stagnation du radiotraceur (Fig. 2); 4 puis défaut de cadrage des régions d’intérêt (Fig. 3). Leur identification a permis l’élaboration d’un protocole incluant la mise en place dans le service (A) d’une voie veineuse de bonne qualité et (B) d’une sonde vésicale pour certains enfants. Un rinçage de la tubulure (C) précède l’injection du lasilix pour éviter un pic parasite de relargage du radiotraceur. Une attention particulière est portée à la superposition entre régions d’intérêt et partie du rein à explorer (D). Le praticien peut recadrer ces régions après acquisition. L’immobilisation complète peut être ainsi évitée.


Conclusion

Ce travail a permis la réalisation standardisée et la critique systématisée de chaque examen. La scintigraphie doit s’accompagner d’une discussion permanente entre médecins nucléaires et urologues. Tout examen peut être refait en cas de résultat aberrant. Ce travail a permis d’optimiser la méthodologie de réalisation et d’interprétation des scintigraphies.

Récidive biochimique après traitement curatif d’un adénocarcinome prostatique localisé : intérêt du PET-choline dans l’évaluation de la récidive locale
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 819-820


Objectifs

Évaluer l’intérêt du TEP à la 18fluoro-choline dans l’adénocarcinome prostatique localisé ou localement avancé en récidive biochimique après traitement curatif initial, pour le diagnostic de récidive locale isolée.


Méthodes

De février 2011 à février 2014, 55 patients ont bénéficié d’un TEP à la 18 fluoro-choline suite à une rechute biochimique après traitement curatif d’un adénocarcinome prostatique localisé ou localement avancé. Les traitements de la maladie initiale étaient 19 prostatectomies radicales, 18 radiothérapies, 13 radio-hormonothérapies, 3 curiethérapies. L’âge médian était de 65ans (50–79). Le staging initial était 17 T1, 23 T2 et 15 T3, 52 étaient N0, 3 N1. Le PSA médian était 12 (3–127). Le score de Gleason était inférieur à 7, égal à 7 et supérieur à 7 chez 21, 25 et 9 patients. Le délai moyen avant récidive était 69,5 mois (8–147).


Résultats

Dans 42 cas, l’imagerie par fluoro-choline a objectivé des foyers hyperfixants évocateurs de récidive, métastatique (6), ganglionnaire (26), et locale isolé (10). La présence d’une hyperfixation locale au PET a fait réaliser dans 5 cas des biopsies prostatiques confirmant la récidive histologique de l’adénocarcinome dans 4 cas. Parmi les 10 patients en récidive locale isolée, 8 ont bénéficié d’un traitement par radiothérapie de rattrapage. Parmi les 13 cas où le PET-choline n’a pas été visualisé de récidive, 7 IRM multiparamétriques pelviennes ont été réalisées. L’IRM a montré une récidive locale chez 3 patients, confirmée dans 2 cas par des biopsies prostatiques.


Conclusion

Dans notre série, en cas de récidive biochimique d’un adénocarcinome prostatique localisé ou localement avancé, le TEP à la choline permettait de détecter une récidive locale isolée dans près de la moitié des cas mais ne présentait pas une sensibilité suffisante pour exclure une récidive locale et devait faire l’objet d’une IRM ou de biopsies prostatiques complémentaires.

Reins prélevés non greffés : une source de greffons non exploitée ?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 853


Objectifs

Malgré une pénurie d’organes, un nombre non négligeable de greffons rénaux prélevés ne sont pas greffés. Les objectifs de cette étude étaient de déterminer les causes principales de refus, le taux de lésions iatrogéniques, d’analyser la proportion de greffons refusés à tort et de décrire les résultats des patients greffés avec un rein controlatéral à un rein refusé.


Méthodes

Cette étude nationale multicentrique a inclus, à partir de la base de données CRISTAL, tous les reins prélevés non greffés du 1er janvier au 31 décembre 2012. La description des greffons a été recueillie de manière rétrospective à partir des bordereaux reins et des résultats de l’analyse anatomopathologique du greffon. L’identification du taux de greffons refusés à tort a été réalisée par deux chirurgiens urologues dont un expert en transplantation.


Résultats

252 reins ont été prélevés non greffés. Les causes de refus étaient vasculaire (104/41,3 %), tumorale (48/19 %) avec suspicion de tumeur rénale (17/6,7 %) ou d’autre cancer (31/12,3 %) et secondaire aux résultats de la biopsie préimplantatoire (35/13,8 %). 68 (27 %) reins étaient porteurs de lésions iatrogéniques : 33 (13 %) ont eu une artère sectionnée (9 principales/24 polaires), 23 (9,1 %) ont été décapsulés et 12 (4,7 %) uretères ont été sectionnés. 66 (26 %) reins ont été estimés refusés à tort et 126 (50 %) refusés à raison. L’interprétation était impossible pour 60 (24 %) reins. 115 patients ont été greffés avec un rein controlatéral à un rein refusé. 10 (8,7 %) patients sont décédés et 17 (14,8 %) étaient en arrêt fonctionnel dans l’année post-greffe. Parmi les 88 (76,5 %) patients porteurs d’une greffe fonctionnelle, le taux moyen de créatininémie était de 148μmol/l avec un recul moyen de 13mois.


Conclusion

Une meilleure formation des chirurgiens au prélèvement ainsi que la mise en place d’une double expertise en cas de rein jugé « non greffable » pourraient permettre de diminuer la perte inutile de greffons.

Réparation d’un épispadias par la technique de Mitchell modifiée
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 811


Objectifs

La réparation d’un épispadias reste aujourd’hui un challenge pour la plupart des urologues. Différentes techniques chirurgicales ont été décrites dont celles de Cantwell–Ransley et de Mitchell–Bägli. La technique de Mitchell a été notre technique de référence depuis 1998. Ce travail rapporte notre expérience de désassemblage complet du pénis (DCP) avec une technique de Mitchell modifiée et ses avantages pour la correction d’un épispadias.


Méthodes

Entre 2002 et 2013, nous avons colligé, rétrospectivement, les données des garçons pris en charge pour réparation d’un épispadias dans le service selon la technique de Mitchell modifiée. La technique opératoire était : après séparation des différents éléments du pénis, la plaque urétrale était libérée des corps spongieux. Chaque hémicorps caverneux et hémigland homolatéral étaient séparés au niveau de la zone septale en conservant un pont muqueux de gland contrairement à la technique princeps. Enfin l’urétroplastie était réalisée puis couverte par le rapprochement des corps caverneux.


Résultats

Cinq garçons (4 épispadias isolé et 1 épispadias-extrophie vésicale) ont été inclus. L’âge médian lors de la chirurgie était de 23 mois (22 à 118). Aucune complication per- et postopératoire n’a été recensée. Aucun cas d’ischémie du gland ou des corps caverneux n’a été observé après désassemblage complet du pénis. Tous les enfants ont été suivis en consultations régulièrement. Le recul médian était de 39 mois (3–132). Nous n’avons pas eu d’hypospadias. Aucune courbure de verge ou une dysfonction érectile n’a été retrouvée chez nos 2 patients pubères. Un des 5 garçons était continent avant se cure chirurgicale. Le DCP (réalisé à l’âge de 5ans) n’a pas modifié sa continence avec un recul de 3 mois.


Conclusion

La technique de Mitchell modifié a permis une excellente correction de l’épispadias en limitant les complications de nécrose du gland, d’hypospadias et d’impuissance pour l’ensemble de nos patients. La correction d’un épispadias par DCP est une technique efficace et sure lorsqu’elle est réalisée par un chirurgien expérimenté ayant une bonne connaissance de la chirurgie réparatrice de la verge (Fig. 1).

Reprise chirurgicale des patients traités par neuromodulation des racines sacrées pour troubles vésico-sphinctériens : suivi sur 15 ans
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 828


Objectifs

Étudier le nombre et les causes de reprises chirurgicales des patients traités par neuromodulation des racines sacrées (NMS) pour troubles vésico-sphinctériens (TVS).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur tous les patients ayant eu une NMS pour TVS entre janvier 1998 et décembre 2013. Les paramètres étudiés étaient la pathologie, les troubles initiaux, leur évolution, les ré-interventions, leur délai et la raison. L’objectif principal était d’évaluer la survie sans révision chirurgicale de chaque boîtier en dehors des reprises pour batterie en fin de vie.


Résultats

Cent-onze patients, 95 femmes et 16 hommes, d’âge moyen 53,27±16,65ans, ont été implantés. Le suivi médian était de 46 [1–190] mois. Au total, 46 patients n’ont pas été ré-opérés, 31 patients ont eu une ablation définitive. Les raisons étaient : inefficacité (61,29 %), souhait du patient (12,90 %), infection (12,90 %), douleurs (9,68 %), et échec de ponction après ablation de l’électrode (3,23 %). Le principal facteur de risque était l’évolution de la maladie (5 patients). Dix-sept patients ont eu un changement de boîtier pour batterie en fin de vie. La durée de vie médiane de la batterie était de 73 [12–106] mois. Vingt-deux patients ont eu une reprise chirurgicale hors batterie. Par boîtier, le délai médian avant la première reprise chirurgicale était de 4,9ans ; 6,5ans pour les patients neurologiques et 4ans pour les patients non-neurologiques.


Conclusion

Sur 111 patients implantés, la médiane de survie d’un boîtier sans reprise chirurgicale était de 4,9ans et les facteurs principaux étant à l’origine de l’échec de la thérapeutique ou d’une reprise étaient : l’évolution de la maladie, une modification du poids, un traumatisme du boîtier ou une chirurgie (Tableau 1, Fig. 1).

Résultats à long terme après cure de prolapsus par voie vaginale par implantation de treillis Avaulta™ antérieur
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 849-850


Objectifs

L’implantation de matériel prothétique pour cure chirurgicale de prolapsus antérieur par voie vaginale est largement utilisée en pratique clinique, mais très peu d’études rapportent les résultats de cette technique à long terme. L’objectif de ce travail était de décrire les résultats du traitement du prolapsus par implantation de treillis Avaulta™ avec un recul minimum de 3ans.


Méthodes

Une évaluation prospective a été réalisée dans un centre de référence. Toutes les patientes ayant reçu l’implantation d’une prothèse Avaulta Anterior ™ (Bard, Covington, GA, États-Unis) entre 2008 et 2011 ont été inclues. Les données préopératoires et peropératoires ont été recueillies dans une base de données dédiée, ainsi que les résultats postopératoires. Une actualisation des données a été réalisée en février 2014, sur les questionnaires validés de satisfaction (questionnaire Patient Global Impression of Improvement), de qualité de vie (Pelvic Floor Impact Questionnaire, PFIQ-7) et de symptomes (Pelvic Floor Distress Inventory PFDI-20), les effets secondaires, le taux et motifs de ré-opération, la sexualité, la continence.


Résultats

Une cohorte de 48 patientes a été évaluée avec un recul médian [interquartile Q1–Q3] de 60 mois [47–64]. Les caractéristiques initiales et périopératoires sont résumées dans le Tableau 1. Les complications post-opératoires ont été deux cas d’infection urinaire et un cas de perforation vésicale (suites simples). Au dernier suivi, 6 patientes étaient décédées et 6 perdues de vue. Cinq patientes avaient été ré-opérées : une pour infection/explantation de prothèse, une pour cure de rectocèle apparue secondairement et trois pour implantation différée de bandelette sous-uréthrale. Une récurrence du prolapsus antérieur (stade≥2) était notée dans trois cas, sans ré-intervention. La grande majorité des patientes était satisfaite (Fig. 1), peu symptomatique (PDFI médian 40/300 [18–77], et avaient un score de qualité de vie satisfaisant (PFIQ-7 médian 12/300 [0–50]).


Conclusion

La cure de prolapsus génital de l’étage antérieur par voie vaginal, par implantation de treillis Avaulta™ était à long terme efficace et sûre, avec un seul cas de complication grave.

Résultats à moyen et long terme de l’implantation de bandelette sous-uréthrale pour le traitement de l’incontinence d’effort non neurologique chez les patientes de moins de 40 ans : une série rétrospective
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 889


Objectifs

De nombreux travaux ont rapporté les résultats du traitement de l’incontinence urinaire d’étiologie non neurologique chez la femme par implantation de bandelette sous-uréthrale. Notre objectif était d’évaluer les résultats de cette technique dans la population particulière des patientes de moins de 40ans, peu étudiée dans la littérature.


Méthodes

Opérées entre 1998 et 2013 d’une bandelette sous-uréthrale pour incontinence urinaire non neurologique agées de 40ans ou moins lors de l’intervention ont été inclues. Les patientes ayant des antécédents de maladie neurologique, de traitement chirurgical de l’incontinence urinaire ou de prolapsus urogénital associé ont été exclues. Les données recueillies étaient l’âge lors de l’intervention, le type de bandelette reçue, le présence d’hyperactivité vésicale au diagnostic, les complications postopératoires précoces. Une enquête téléphonique a été réalisée en mai 2014 afin d’évaluer les symptômes d’incontinence, le nombre de ré-opérations, la présence de dysurie et/ou d’urgenturies.


Résultats

Au total, 117 patientes ont été identifiées. Les données préopératoires et opératoires sont résumées dans le Tableau 1. Les suites postopératoires immédiates ont été marquées par une rétention aiguë d’urine transitoire dans 4 cas, une douleur pelvienne dans deux cas. L’évaluation à long terme avec un suivi moyen de 7,6±4ans [1–15] était disponible chez 79 patientes (38 étaient perdues de vue). Chez ces 79 patientes, 63 (79 %) étaient sèches, sans protection, jamais réopérées pour l’incontinence et satisfaites. Seize patientes étaient en échec, incluant : – 5 échecs immédiats, – 3 cas d’érosion à court terme (traités par ablation et pose d’une nouvelle bandelette) ; – 8 cas d’échec à long terme supérieur à 5ans, avec pose d’un nouveau TVT efficace sauf dans 1 cas. Dix patientes décrivaient une dysurie subjective.


Conclusion

Le traitement de l’incontinence urinaire par implantation de bandelette sous-uréthrale chez la femme de moins de 40ans est une technique efficace et sure à moyen et long terme. Les résultats dans notre expérience semblaient globalement similaires à ceux décrits dans la population générale.

Résultats anatomiques et fonctionnels à court terme du traitement de la cystocèle par prothèse Elevate ®
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 851


Objectifs

La mise en place systématique d’un matériel prothétique vaginal pour corriger la cystocèle est discutée. Le traitement vaginal de référence reste la colpo-périnéorraphie antérieure, avec un risque élevé de récidive. Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer les résultats fonctionnels et les complications à court terme de la prothèse Elevate®, dans cette indication.


Méthodes

Étude rétrospective, monocentrique conduite entre 2010 et 2014 portant sur 54 patientes consécutives. Les variables suivantes étaient colligées en pré- et/ou postopératoire : âge, antécédents de cure de prolapsus et d’hystérectomie, degré de prolapsus (échelle de Baden et Walker), troubles mictionnels préexistants (impériosités, pollakiurie, dysurie), infections urinaires récidivantes (plus de 3/ans), incontinence urinaire associée (patente et masquée), résidu post-mictionnel (RPM), durée opératoire et durée d’hospitalisation, complications précoces et tardives (Clavien-Dindo). Un échec ou une récidive était défini par la persistance ou l’apparition d’une cystocèle de grade≥II.


Résultats

Parmi les 54 patientes, on observait 47 cystocèles de grade 3 et 7 de grade 2. Le suivi moyen était de 6,7 mois [1–36]. L’âge moyen était de 69,8ans [48–85,7]. L’IMC moyen était de 26,8 [16,9–42,5]. La durée moyenne opératoire était de 45min [30–140]. La durée moyenne d’hospitalisation était de 2,7jours [1–7]. La réduction anatomique postopératoire était parfaite pour 98 % des patientes. L’amélioration fonctionnelle postopératoire associait : disparition de la sensation de boule vaginale, de la pesanteur pelvienne, des infections urinaires récurrentes, amélioration des impériosités mictionnelles et disparition de la dysurie pour respectivement 95,5 %, 96,8 %, 84 %, 80 % et 100 % des patientes. Six patientes (11,1 %) ont présenté des complications postopératoires (3 de grade I et 3 de grade II).


Conclusion

La prothèse Elevate® représente une alternative efficace au traitement de référence, avec peu de complications et un résultat fonctionnel très satisfaisant. L’évaluation à moyen et long terme devra confirmer ces résultats.

Résultats anatomo-pathologiques après prostatectomie radicale (PR) chez des patients initialement placés en surveillance active (protocole PRIAS)
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 871


Objectifs

La surveillance active (SA) est une option de prise en charge avec traitement différé à un stade potentiellement curable si nécessaire. L’objectif est d’évaluer les résultats anatomo-pathologiques après prostatectomie totale (PR) issus d’une cohorte prospective de 116 patients en surveillance active (inclus dans l’étude PRIAS).


Méthodes

Au total, 116 patients ont été inclus entre 2007 et 2014 dans une étude observationnelle prospective de surveillance active pour un cancer de prostate cliniquement localisé à faible risque (critères d’inclusion PRIAS : PSA≤10, T1c ou T2, Gleason≤6 et 2 biopsies max, PSAD<0,2). Un traitement différé était recommandé en cas de progression anatomopathologique (score Gleason>6 ou au moins 3 carottes biopsiques positives) ou un PSADT<3 ans.


Résultats

Trente-trois patients (28,4 %) ont eu un traitement différé dont 23 PR (69,7 %). La décision était basée sur le protocole de SA chez 18 patients (78,3 %). Le délai médian début SA-PR était de 19 mois (1,17–72) pour un recul médian des patients en SA de 23,8 mois. Toutes les PR avant 1 an de suivi l’étaient pour des raisons personnelles (5 pts). 17 (73,9 %) étaient pT2 (3 R1) et 6 (26,1 %) pT3a (3 R1). Le score de Gleason était 3+3, 3+4, 4+3 et 5+3 dans 15 (65,2 %), 5 (21,7 %), 2 (8,7 %), et 1 (4,3 %) cas respectivement. L’augmentation du Gleason entre la dernière biopsie et la pièce était de 21,7 %. Tous les pT3a R1 avaient une progression anatomo-pathologique associée à un PSADT<3 ans.


Conclusion

Les résultats anatomo-pathologiques après PR pour les patients initialement en SA montrent un stade pT et un score de Gleason le plus souvent favorable identiques aux séries de faibles risques opérés sans SA préalable. Une amélioration de la sélection des patients devrait pouvoir être obtenue par l’IRM dynamique introduite récemment dans le protocole de surveillance active.

Résultats carcinologiques après prostatectomie totale pour cancer par voie ouverte et laparoscopique avec ou sans assistance robotisée : résultats à 10 ans
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 866


Objectifs

Évaluer les résultats carcinologiques après prostatectomie totale pour cancer avec une stratification selon la voie d’abord et la classification de d’AMICO avec un suivi de plus de 10 ans. Mesurer la valeur pronostique du stade tumoral et des caractéristiques pathologiques sur la récidive biologique.


Méthodes

Étude de suivi de cohorte de 1313 patients consécutifs traités par prostatectomie totale pour cancer localisé ou localement avancé entre janvier 2000 et juillet 2013 dans notre centre. Les interventions étaient réalisées par voie ouverte (63,7 %), laparoscopique (10 %) et laparoscopique robot-assistée (26,4 %). Les variables étudiées étaient le PSA, le stade clinique, le Score de Gleason biopsique, le stade pathologique et le Score de Gleason sur pièce opératoire. La récidive biologique était définie par un PSA>0,1 ng/ml et augmentant sur 2 dosages successifs. La survie sans récidive biologique était décrite par la méthode de Kaplan–Meier et les facteurs de risque pathologiques selon le modèle de Cox.


Résultats

Le suivi médian était de 57 mois (EIQ : 31–90). Le taux de marges chirurgicales positives était de 32,6 % sans différence entre les voies d’abord (p =0,87). La voie d’abord n’était pas significativement associée au risque de récidive biologique (p =0,06). Il n’existait pas de différence des taux de marges chirurgicales positives pour les stades pT2 (p =0,7) et pT3 (p =0,66) entre les voies ouverte et robot-assistée. La survie sans récidive biologique globale à 10ans était de 77 % et de 88,5 %, 71,6 % et 53,5 % respectivement pour les groupe à risque faible, intermédiaire et élevé de d’AMICO. Le facteur pronostique le plus péjoratif était le score de Gleason sur pièce opératoire (p <0,001). Les autres facteurs de risque indépendants étaient le taux de PSA, le stade pathologique et le statut des marges chirurgicales (tous les p <0,01).


Conclusion

Les résultats carcinologiques après prostatectomie totale ne montrent pas de différence significative selon la voie d’abord. Le facteur pronostique le plus péjoratif de récidive était le Score de Gleason sur pièce opératoire. Nos résultats de survie sans récidive biologique soulignent la place de la prostatectomie totale en alternative au traitement par radio-hormonothérapie dans les patients à haut risque de récidive.

Résultats carcinologiques et morbidité de la surrénalectomie laparoscopique pour métastase surrénalienne : données d’une étude multicentrique
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 885


Objectifs

Analyser les résultats carcinologiques et la morbidité de la surrénalectomie laparoscopique pour métastase surrénalienne à partir d’une étude bicentrique.


Méthodes

Quarante-deux patients d’âge moyen 60,7ans (42–80) ont été traités par surrénalectomie laparoscopique pour métastase surrénalienne (dont 2 cas de surrénalectomie bilatérale pour métastase. Les primitifs étaient : rein=19 (45,2 %), poumon=11 (26,2 %), rectum=3 (7,2 %), mélanome=3 (7,2 %), sein=1 (2,4 %), carcinome glandulaire de l’œil=1 (2,4 %), urothélial de la vessie=3 (7,2 %). La chirurgie a été rétropéritonéale dans 12 cas (29 %) et transpéritonéale dans 30 cas (71 %). Le chirurgien avait une expérience de plus de 10 cas dans 76 % des cas.


Résultats

La durée opératoire moyenne était de 161min (60–450), les pertes sanguines de 271ml (0–2400). Six conversions en laparotomie (14 %) ont été pratiquées. Le taux de complications postopératoires était de 17 % (dont 5 % Clavien>3). Les marges chirurgicales étaient positives dans 12 cas (29 %). Avec un suivi médian de 18mois (0–81), 13 décès sont survenus (30 %), dont 12 liés à la maladie. La survie globale était de 45mois (0–81). La survie spécifique était de 94,9 % à 1an, 64,1 % à 3ans et 46,6 % à 5ans (Fig. 1).


Conclusion

Cette série multicentrique confirme les résultats carcinologiques satisfaisants et la morbidité acceptable de la surrénalectomie laparoscopique pour métastase surrénalienne.

Résultats de la neuromodulation des racines sacrées postérieures dans le traitement des troubles de la phase mictionnelle sans obstruction sous-vésicale
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 843-844


Objectifs

Évaluer les résultats de la neuromodulation des racines sacrées postérieures chez les patients en rétention chronique d’urine sans obstruction sous vésicale.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur les patients ayant des troubles de la phase mictionnelle d’origine neurologique ou idiopathique traités par neuromodulation entre janvier 1998 et décembre 2013. Chaque patient suivait une période de test de 15jours avec réalisation d’un catalogue mictionnel incluant la mesure des résidus post-mictionnels (RPM) par autosondage et une débitmétrie avec mesure du RPM par échographie lors de la visite d’évaluation. Le critère de jugement principal était l’implantation définitive du boîtier de stimulation à l’issue du test, lorsque les symptômes étaient améliorés de plus de 50 % par la neuromodulation et après récidive des symptômes à l’arrêt du test.


Résultats

Quarante patients, 8 hommes et 32 femmes, d’âge moyen 52,4±19,9ans étaient testés. 14 patients (35 %) avaient des troubles de la phase mictionnelle d’origine idiopathique, 23 patients (57,5 %) d’origine neurologique et 3 un syndrome de Fowler (7,5 %). Le boîtier était implanté chez 26 patients (65 %), avec une médiane de 32jours après début du test. Pour un suivi médian de 30 mois (max 186 mois ; min 2 mois), 18 des 26 patients implantés étaient toujours porteur d’un boîtier (69,2 %). L’explantation était motivée par : perte d’efficacité (n =6), douleur (n =2), souhait d’arrêter la stimulation (n =1). Le délai moyen entre implantation et explantation était de 17,8 mois. En intention de traiter, pour une médiane de 30 mois, 30 % des patients avaient des mictions spontanées sans résidu post-mictionnel.


Conclusion

Le boîtier était implanté chez 65 % des patients ayant des troubles de la phase mictionnelle sans obstruction sous vésicale. Plus de deux tiers des patients implantés étaient toujours porteur d’un boîtier définitif de neuromodulation pour un suivi médian de 30 mois.

Résultats de la stimulation du nerf tibial de type TENS dans le traitement de l’hyperactivité vésicale réfractaire idiopathique
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 844-845


Objectifs

Évaluer les résultats de la stimulation du nerf tibial de type TENS dans l’hyperactivité vésicale réfractaire idiopathique.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur les patients ayant une hyperactivité vésicale idiopathique réfractaire aux traitements médicamenteux, traités par stimulation transcutanée du nerf tibial de type TENS entre janvier 2009 et janvier 2013. À l’initiation du traitement, l’appareil était loué pour 8 semaines et une éducation par une infirmière spécialisée réalisée. Les patients étaient revus en consultation à 2 mois afin d’évaluer les résultats. Le critère de jugement principal était l’achat de l’appareil à 2 mois.


Résultats

Vingt-neuf patients, 21 femmes et 8 hommes, d’âge moyen 57,03±17,78ans ont été traités. Le suivi médian était de 4 [2 ; 102] mois. Les patients avaient un trouble de la phase de remplissage dans 68,97 % des cas et un trouble mixte associant également des symptômes mictionnels non obstructifs dans 31,03 % des cas. Onze patients ont acheté l’appareil (42,31 %), 15 ne l’ont pas acheté et 3 ont été perdus de vue. Parmi les patients ayant un trouble de la phase de remplissage, 3 ont acheté l’appareil (17,65 %), parmi les patients ayant des troubles mixtes, 8 ont acheté l’appareil (88,89 %).


Conclusion

Après la phase de location, 42,31 % des patients ayant des troubles vésico-sphinctériens d’origine idiopathique ont acheté l’appareil afin de poursuivre ce traitement. Il s’agissait principalement de patients ayant également des troubles de la phase mictionnelle.

Résultats de la surrénalectomie laparoscopique pour hyperaldostéronisme primaire sur adénome de Conn
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 884


Objectifs

L’hyperaldostéronisme primaire est une cause fréquente d’hypertension résistante et se prête à une intervention chirurgicale lorsqu’elle est causée par un adénome de Conn. Le but de cette étude était d’étudier les résultats à long terme de la surrénalectomie laparoscopique dans le contrôle de l’hypertension causée par un adénome de Conn.


Méthodes

Sur une série de 469 surrénalectomies laparoscopiques réalisées entre 1996 et 2013, dans 87 cas, l’indication était un hyperaldostéronisme primaire. La pression artérielle (PA), la kaliémie et les traitements antihypertenseurs étaient étudiés avant et après la surrénalectomie.


Résultats

Au total, 51 hommes et 36 femmes ont été opérés par cœlioscopie (80 rétropéritonéales et 7 transpéritonéales). La durée opératoire moyenne était de 125±49min. Nous avons observé une diminution significative de la PA systolique postopératoire qui est passée de 146mmHg à 131mmHg au dernier suivi (p <0,0001), le traitement antihypertenseur a été diminué en moyenne de 1,6 médicaments (soit une diminution de 2,7 à 1,1 médicaments) (p <0,0001). Dans l’ensemble, 31 % des patients étaient guéris de l’hypertension et ne nécessitaient plus d’antihypertenseur. Cinquante pour cent présentaient une amélioration du contrôle tensionnel avec (n =41 %) ou sans (n =9) réduction de leur nombre d’antihypertenseurs, et 19 % n’avaient aucun changement ou une aggravation de l’hypertension. Aucun paramètre n’apparaissait prédictif de la résistance de l’HTA à la chirurgie.


Conclusion

Chez des patients sélectionnés de façon appropriée, la surrénalectomie laparoscopique pour hyperaldostéronisme primaire est efficace pour améliorer le contrôle tensionnel à long terme.