Base bibliographique

Sommaire :

Intérêt de l’instillation postopératoire précoce de mitomycine C (IPOP) dans les tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle : vers un âge limite ?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 848


Objectifs

L’âge avancé est corrélé à un risque plus important de développer une tumeur de vessie et a une évolution plus péjorative chez les patients porteurs de TVNIM. Pour ces derniers, une IPOP permet de réduire le risque de survenue d’une récidive tumorale. Nous avons voulu évaluer si l’âge avait un impact sur le bénéfice associé à l’IPOP chez les patients porteurs d’une TVNIM.


Méthodes

Nous avons mené une étude multicentrique incluant 4258 patients présentant une TVNIM traités par RTUV. Parmi ces patients, 2605 (61 %) ont eu une instillation unique de mitomycine C. Aucun patient n’a reçu d’instillation adjuvante. Un modèle multivarié de régression de Cox a permis de tester les facteurs influant sur la survenue d’une récidive tumorale (y compris l’âge et l’administration d’une IPOP).


Résultats

Avec un suivi moyen de 48 mois, 2063 (48 %) patients ont présenté une récidive tumorale. En analyse multivariée ajustant pour les facteurs pronostiques reconnus, l’IPOP (risque relatif : 0,62 ; 95 % IC : 0,56–0,68 ; p <0,0001) et l’âge (risque relatif : 1,04 ; 95 % IC 1,01–1,09 ; p =0,036) étaient tous les deux associés à la survenue d’une récidive tumorale. Nous n’avons observé aucune limite d’âge ou le bénéfice de l’IPOP était remis en question (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

Nous avons confirmé la diminution du risque de récidive tumorale engendrée par l’IPOP de mitomycine C chez les patients porteurs de TVNIM. De plus, ce bénéfice persiste quelque soit l’âge des patients. Par conséquent, l’âge ne devrait pas être un obstacle à la décision d’administration d’une IPOP.

Intérêt de l’utilisation du 4 e bras lavage-aspiration dans la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) : résultats d’une étude préliminaire sur 16 cas
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 891


Objectifs

Nous présentons notre expérience initiale de NPRA avec l’utilisation d’un 4e bras aspiration/lavage utilisé par un second chirurgien sur une deuxième console.


Méthodes

Huit NPRA ont été réalisées avec le bras aspiration/lavage développé par Intuitive Surgical (Sunnyvale, CA). Les données cliniques, opératoires et postopératoires ont été analysées et comparées à huit autres patients opérés sans ce bras.


Résultats

Le cas présenté était une patiente de 53ans avec une tumeur du rein gauche de 44mm (carcinome cellules claires) et classée RENAL 10a. Le temps d’ischémie chaude était de 14min. Les pertes sanguines étaient de 100cc. Les suites opératoires étaient simples. Les données préopératoires ainsi que les caractéristiques anatomiques selon le score RENAL étaient similaires entre les 2 groupes (p >0,05). Le groupe bras aspiration/lavage comparé au groupe sans avait des durées moyennes d’intervention peau à peau de 216min contre 220min (p =0,9), de temps d’ischémie chaude de 14min contre 12,6min (p =0,78), de pertes sanguines de 130mL contre 226mL (p =0,45), de durée d’hospitalisation de 7,1j contre 9,3j (p =0,51). Le taux de complication était similaire entre les 2 groupes.


Conclusion

L’utilisation d’un 4e bras aspiration lavage n’a pas montré d’avantage significatif mais semblerait être utile en diminuant le saignement peropératoire notamment pour les tumeurs à score RENAL élevé.

Intérêt du TEP Scanner à la choline en situation de récidive biologique d’un cancer de prostate avant HIFU de rattrapage
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 819


Objectifs

Évaluer l’intérêt du TEP-scanner à la choline dans la stratégie de traitement (ttt) par HIFU de rattrapage pour des patients en récidive biologique de cancer de prostate.


Méthodes

Les dossiers de 25 patients, proposés par notre RCP d’Onco-Urologie pour un HIFU de rattrapage en situation de récidive biologique d’un cancer de prostate entre février 2012 et mai 2014, ont été analysés. Quatorze patients étaient en récidive après radiothérapie externe, 7 après une première session d’HIFU et 4 après curiethérapie. Les paramètres analysés ont été : antécédent d’hormonothérapie, PSA sérique total pré- et post-ttt de rattrapage, IRM pelvienne multiparamétrique, toucher rectal, PBPs à la récidive, Délai entre ttt de première intention et ttt de sauvetage.


Résultats

L’âge moyen à la récidive était de 72,4±5,6ans. Le PSA médian avant ttt de rattrapage était de 4,2ng/ml (1,5–19,2). Le TEP-scanner à la choline a permis un changement de stratégie thérapeutique pour 84 % des patients : – 10 ont subi une hémi-ablation HIFU par atteinte confirmée exclusive d’un seul lobe ; – 4 ont subi le ttt d’une ou des deux vésicules séminales– 2 ont subi une hormonothérapie devant une récidive extra-prostatique confirmée– 10 ont eu un HIFU de rattrapage en glande entière du fait d’une IRM pelvienne non contributive avec un TEP-scanner confirmant l’atteinte exclusive prostatique des 2lobes. Avec un recul médian de 5 mois (1–16), il existe une baisse significative du PSA sérique total médian à 0,15ng/ml (0–2,16) (p <0,01).


Conclusion

Le TEP-scanner à la choline apparaît comme un examen quasi-indispensable dans la stratégie de ttt par HIFU de rattrapage des patients en récidive biologique de cancer de prostate et encore davantage quand les PBPs et l’IRM pelvienne ne sont pas contributifs.

Intérêt d’un auto-questionnaire simple pour le dépistage des troubles sphinctériens dans la sclérose en plaque (SEP)
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 843


Objectifs

De janvier 2013 à mai 2014, un auto-questionnaire simple a été proposé aux patients atteints de SEP lors de leur consultation chez leur neurologue dans le but d’améliorer le dépistage les troubles mictionnels.


Méthodes

Il regroupait 5 questions pertinentes, réponse par « OUI » ou « NON », définies par des experts (2 neurologues, 3 urologues spécialisés en neuro-urologie). Dès 3 « OUI » cochés, un rendez-vous était proposé au patient. Dans le cadre d’une consultation longue, le patient apportait un calendrier mictionnel sur 72H, une échographie, et clairance/créatinine. Il réalisait à son arrivée une débimétrie/mesure de résidu post-mictionnel. Après 18 mois d’utilisation, un questionnaire d’évaluation comportant 5 questions (réponse de 1 à 10, aucun intérêt à très satisfait) a été envoyé, aux neurologues.


Résultats

Au total, 52 consultations ont été réalisées (âge moyen : 43ans, 69 % de femmes). Chez 62 % des patients cela a conduit à la prescription d’anti-cholinergiques, 19 % aux autosondages, 16 % a des injections intradétruoriennes de toxine, 15 % de stimulation tibiale, 4 % de neuromodulation S3, 8 % de dérivation urinaire incontinente. Tous ont été intégrés au réseau avec une surveillance. Pour les neurologues, l’auto-questionnaire améliorait le dépistage avec une moyenne de 8/10 (extrêmes [6–9]) ; il procurait en moyenne un de gain de temps : 6/10 [4–7] ; la procédure d’adressage des patients était simple et efficiente : 10/10 ; le retour/satisfaction des patients était très positif : 9/10 [8–10]. Tous les neurologues proposeraient l’utilisation plus large pour d’autres pathologies neurologiques et conseilleraient ce questionnaire à des confrères.


Conclusion

Cet auto-questionnaire a permis de faciliter le dépistage des troubles sphinctériens chez les patients souffrant de SEP et de les intégrer le plus tôt possible au réseau local, bénéficiant ainsi des avis spécialisés et pluridisciplinaires. Le retour des neurologues et des patients a été très positif. L’observance aux projets thérapeutiques proposés restera à montrer sur le plus long terme.

Intérêt d’une deuxième série de biopsies prostatiques guidée par IRM avec cartographie 3D pour la re-classification des patients éligibles à une surveillance active du cancer de la prostate sur une première série de biopsies systématisées....
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 869-870


Objectifs

Évaluer l’intérêt d’une deuxième série de biopsies prostatique systématisées (BS) et dirigées (BD) guidée par IRM avec cartographie 3D (KOELIS) pour la re-classification des patients éligibles à une surveillance active (SA) du cancer de la prostate sur une première série de BS.


Méthodes

Vingt neuf patients éligibles à une SA après BS (stade clinique≤T2a, PSA<10 ng/mL,≤2 biopsies positives avec une longueur maximale de cancer≤5mm par biopsie et sans grade 4 ou 5) ont été évalués. Une IRM multiparamétrique a été réalisée avant la deuxième série de biopsies comprenant le schéma étendu de 12 biopsies complétées par 4 biopsies antérieures. En cas de lésion suspecte en IRM (score≥3), 2 à 4 BD étaient réalisées à la place des biopsies du secteur systématisé correspondant. La présence de grade 4, de longueur de cancer>5 mm par biopsie ou de plus de 3 biopsies positives ont mené à re-classifier les patients.


Résultats

L’âge médian était 66,3 ans (51–75) et le PSA médian de 6,31 ng/mL. Le nombre moyen de biopsies était 16 par patient. En cas de cancer, le nombre moyen de biopsies positives était 2,8. Le score de Gleason était 3+3, 3+4, 4+3 et 4+4 pour 11, 8, 1 et 2 patients, respectivement. L’IRM multiparamétrique était suspecte dans 22/29 cas, les biopsies étaient positives dans 21/29 cas et les BD étaient positives dans 15/22 cas. Au total, 62 % (18/29) des cas étaient re-classifiés, pour taille de la tumeur (3 patients) ou pour score de Gleason supérieur (15 patients). La VPP et VPN de l’IRM pour la prédiction de la re-classification sur les biopsies de confirmation étaient de 83 % et 37 % et de 61 % et 82 % en cas d’IRM de score 4 (Tableau 1).


Conclusion

Les biopsies ciblées sur les lésions visualisées en IRM grâce à la fusion échographie–IRM semblent permettre une meilleure classification des patients éligibles pour la surveillance active du cancer de prostate localisé.

IRM multiparamétrique et élastographie ultrasonore par ondes de cisaillement dans le diagnostic du cancer de prostate : performances relatives
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 814-815


Objectifs

Évaluer les performances diagnostiques de l’élastographie par ondes de cisaillement ou ShearWave (SWE) et de l’IRM MultiParamétrique (IRM-MP) pour le cancer de la prostate.


Méthodes

Soixante-six hommes adressés pour biopsies prostatiques écho-guidées ont bénéficié d’une IRM-MP 1,5T (T2, diffusion, séquence dynamique injectée) et un examen ultrasonore par SWE. Deux radiologues ont analysé en aveugle l’élasticité et l’IRM-MP pour chaque sextant, qui ont ensuite été comparées aux résultats pathologiques (score de Gleason (SG) et taille). Deux populations de cancer ont été considérées, PCA1 (taille≥3mm et SG≥6) et PCA2 (taille≥9mm et SG≥7). Pour l’IRM-MP, deux scénarios ont été envisagés : IRM-MP1, test considéré positif si au moins l’une des séquences IRM est positive ; IRM-MP2, test positif si au moins deux des trois séquences doivent être positives. Au total, 748 sextants ont été analysés.


Résultats

Les résultats sont présentés dans le Tableau 1.


Conclusion

L’IRM-MP présente de bonnes performances pour les foyers cancéreux centimétriques et agressifs et le SWE offre une meilleure efficacité diagnostique pour tous les cancers prostatiques.

IRM-mp avant prostatectomie radicale : évaluation du score ESUR dans le bilan d’extension
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 814


Objectifs

Étudier rétrospectivement la valeur du score ESUR pour la prédiction du stade pathologique avant prostatectomie radicale.


Méthodes

Une IRM multiparamétrique de la prostate (1,5T – antenne pelvienne) a été réalisée chez 51 patients atteints de cancer de la prostate avant prostatectomie radicale. Pour la prédiction de l’extension extracapsulaire, la prostate a été divisée en 16 secteurs (classification de Dickinson 2011). Cinq radiologistes expérimentés ont analysé les images des séquences T2-w, diffusion et perfusion en utilisant une échelle de risque d’extension de 1 à 5 d’après les critères du Score ESUR 2012.


Résultats

Sur les 816 secteurs étudiés, 40 secteurs (4,9 %) présentaient sur la pièce opératoire une extension extracapsulaire chez 20 patients. Un envahissement des vésicules séminales, 6 (11,8 %) patients. Une corrélation statistiquement significative a été observée entre le score ESUR de 1 à 5 et l’expertise pathologique. Une analyse des résultats inter-observateurs n’a pas montré de différence statistiquement significative.


Conclusion

L’interprétation d’une IRM-mp dans le bilan d’extension avant prostatectomie radicale présente un avantage à utiliser les critères du score ESUR.

La caractérisation fonctionnelle du locus de susceptibilité au cancer du rein 12p11.23 implique le gène SHARP1
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 833-834


Objectifs

Les études d’association du génome entier ont permis d’identifier 6 loci de prédisposition au cancer du rein à cellules claires (CRCC). Le locus 12p11.23 a été récemment validé dans une étude de réplication indépendante et est également associé à une prédisposition à l’obésité. Il est situé dans une région inter-génique proche des gènes SHARP1, SSPN et ITPR2. Notre objectif était d’étudier le locus 12p11.23.


Méthodes

Nous avons ré-analysé une région de 2Mb située de part et d’autre du signal initial rs718314. Les SNPs ont été testés pour une association avec le CRCC. Les variants associés au CRCC et localisés dans des régions régulatrices du génome ont été testés par Luciferase Assay et Electromobility Shift Assay dans trois lignées cellulaires tumorales rénales. La base de données TCGA a été utilisée pour rechercher une corrélation entre le génotype des SNPs associés au CRCC et l’expression des trois gènes les plus proches. L’implication de SHARP1 dans la croissance, la migration et la régulation de HIF ont été étudiées dans 10 lignées cellulaires rénales.


Résultats

Nous avons identifié 499 SNPs associés au CRCC (p <0,05), 44 avaient une association très significative (p <5×10–5). Cinq SNPs étaient situés dans des régions régulatrices. Seul rs7132434 (r2=1 avec rs718314) a démontré une activité régulatrice spécifique en fonction de son allèle et permettait la fixation d’un facteur de transcription identifié comme étant C-Jun. Tous les SNPs présents dans la TCGA database et associés au CRCC étaient corrélés à l’expression de SHARP1 dans le tissu tumoral rénal (p <0,05). SHARP 1 n’avait pas d’effet sur la prolifération et la migration des cellules rénales. En revanche, une inhibition de SHARP1 était associée à une hyper expression de HIF1 et HIF2.


Conclusion

Le 12p11.23 locus agit comme un régulateur de SHARP1 par l’intermédiaire de la fixation de C-JUN sur rs7132434. SHARP1 est impliqué dans la régulation de HIF, élément clé de la carcinogenèse rénale.

La cystoprostatectomie robotique : step by step
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 894


Objectifs

Le cancer de vessie représente le 4e cancer chez l’homme. Il est en constante augmentation et reste responsable de 3 % des décès par cancer. Le traitement de référence reste la chirurgie. Dans cette vidéo didactique, nous présenterons la technique mini-invasive de cystoprostatectomie par chirurgie robotique en retraçant pas à pas les différentes étapes.


Méthodes

Patient de 65ans, présentant un cancer de vessie infiltrant traité par chimiothérapie néoadjuvante. La dissection des uretères sera réalisée jusqu’à la vessie. Ceux-ci seront clippés et un segment urétéral sera envoyé en extemporanée. La dissection se poursuit par le plan postérieur jusqu’à l’apex prostatique. Après avoir sectionné les déférents, la dissection se poursuit latéralement en clippant les pédicules vasculaires et en ouvrant l’aponévrose pelvienne moyenne. L’apex prostatique sera disséquée. Un curage ganglionnaire extensif est réalisé. L’uretère gauche est décroisé sous le mésosigmoïde. La pièce est extraite dans un endobag en agrandissant l’orifice du trocart optique.


Résultats

La durée de la cystectomie et du curage était de 160min. Le saignement était de 250mL pour ce temps opératoire. Les suites opératoires ont été simples avec une reprise du transit à j1, permettant un retour à domicile à j7. L’analyse histologique a montré un carcinome urothélial pT3bN0M0 de haut grade de malignité, avec des marges négatives.


Conclusion

La cystoprostatectomie robotique est une technique sure et reproductible, présentant les avantages d’une chirurgie mini-invasive. La résection doit impérativement éviter toute marge positive.

La dyspareunie chez l’homme : étude prospective à propos de 172 cas
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 875-876


Objectifs

Analyser sa fréquence dans une population consultant en andro-urologie (étude prospective à propos de 172 cas).


Méthodes

Analyse prospective sur 2 ans des caractéristiques cliniques (âge, étiologie, traitement) d’hommes consultant exclusivement pour dyspareunie (douleurs à l’éjaculation exclues).


Résultats

Au total, 172 cas d’âge moyen : 48 ans (18–76) d’étiologies.

variées : (a) 66 maladies de Lapeyronie toutes traitées par infiltrations locales de corticoïdes, (b) 47 post-traumatiques : 36 ruptures partielles du frein (traitement chirurgical), 5 faux pas du coït et 6 érosions cutanées balano-préputiales (traitement médical), (c) 27 dermatologiques : 21 lichens scléroatrophiques, 5 balanites chroniques, 1 lymphangite dorsale (traitement médical ou chirurgical), (d) 12 mécaniques : 8 phimosis primaires chez des adultes jeunes, 2 courbures de verge ventrales (1 congénitale et 1 maladie de Lapeyronie) et 1 paraphimosis chronique (traitement chirurgical), e) 10 iatrogènes, f) 10 idiopathiques (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3)


Conclusion

En tenant compte de nos biais de recrutement, la dyspareunie masculine n’est pas un motif rare de consultation (4/mois). Elle est le plus souvent révélatrice (62 %) d’une maladie de Lapeyronie ou d’une pathologie du prépuce. En fonction de sa sévérité, elle peut entraîner une conduite d’évitement des rapports et parfois une souffrance psychologique importante.

La gangrène de Fournier : approche étiologique et thérapeutique (à propos de 31 cas)
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 840


Objectifs

La gangrène de Fournier est une fasciite nécrosante rapidement progressive du périnée et des organes génitaux externes. L’étiologie est identifiée dans 65% des cas. Son mode de présentation parfois atypique, son retentissement général parfois modeste au début, entraînent souvent un retard dans le diagnostic et le traitement. Dans cette étude, nous nous proposons de déterminer les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de cette pathologie.


Méthodes

Étude rétrospective de 31 cas colligés entre 2000 et 2013.


Résultats

L’âge moyen de nos patients était de 56ans. Les antécédents de diabète et de chirurgie périnéale (abcès de la marge anale, hémorroïdectomie, fracture de la verge) étaient présents chez respectivement 64 % et 19 % dans notre série. Le traitement comportait un volet médical (réanimation/triple antibiothérapie) associé à un volet chirurgical : débridement large immédiat suivi d’une phase de restauration (en fonction de l’étendue des lésions) 60 % des patients ont bénéficié d’une chirurgie de seconde phase (suture secondaire, greffe cutanée) avec 45 % de résultats esthétiques satisfaisants.


Conclusion

La gangrène de Fournier présente des facteurs favorisants, comme l’âge, le diabète et l’immunodépression. Un traitement urgent et agressif est primordial pour assurer la survie du patient. Une ré-équilibration hydroélectrolytique, avec une antibiothérapie à large spectre suivie rapidement par un débridement chirurgical, est la base du traitement. Cependant, la mortalité reste élevée, de l’ordre de 20 à 80 % (Fig. 1).

La néovessie iléale en W : qualité de vie et résultats fonctionnels à long terme
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 807-808


Objectifs

Évaluer rétrospectivement la qualité de vie et les résultats fonctionnels urinaires de la néovessie iléale en W de Hautmann avec un recul minimum de 10ans.


Méthodes

Entre 1994 et 2004, 89 patients ont subi une cystoprostatectomie totale pour cancer de vessie avec remplacement iléal orthotopique en W. Parmi eux, 42 patients (47,2 %) sont décédés, 14 (15,7 %) sont perdus de vue et 30 (33,7 %) parmi les 33 contactés ont accepté d’être revus en consultation. Le recul moyen était de 157 mois (120–223), l’âge moyen de 72ans (53–87). Une évaluation de leur qualité et vie (SF36, Ditrovie) et des résultats fonctionnels de leur dérivation urinaire (USP, nombre de protections, débitmètrie, mesure du résidu post-mictionnel) était réalisée.


Résultats

Les 8 dimensions du score SF36 étaient comparables à celles de la population française (Fig. 1). Le score résumé physique était de 49,2, le score résumé psychique de 48,3 contre respectivement 50,3 et 47,2 dans la population française. Le score Ditrovie (1–5) moyen était à 1,83(1,1–4). La continence diurne était satisfaisante (≤1protection/jour) chez 29 patients (97 %). La continence nocturne était satisfaisante (≤1protection/nuit) chez 27 patients (90 %). Les scores moyens d’incontinence diurne (0–9), d’hyperactivité (0–21) et de dysurie (0–9) du questionnaire USP étaient respectivement de 1,5, 3,4 et 2,1. Le débit maximum était en moyenne de 18ml/s pour un volume mictionnel moyen de 324ml et un résidu post mictionnel médian de 69ml. Un seul patient (3,3 %) avait recours aux autosondages.


Conclusion

Nos résultats suggèrent que la qualité de vie et le statut mictionnel des patients avec néovessie iléale orthotopique restent satisfaisants à long terme.

La néovessie iléale robotique intra-corporelle selon Studert
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 894


Objectifs

Le cancer de vessie représente le 4e cancer chez l’homme. Il est en constante augmentation et reste responsable de 3 % des décès par cancer. Le traitement de référence reste la chirurgie. Dans cette vidéo, nous présenterons la technique de remplacement vésical intra-corporel selon Studert par chirurgie robotique, en retraçant pas à pas et de manière didactique les différentes étapes.


Méthodes

Patient de 65ans, présentant un cancer de vessie infiltrant traité par chimiothérapie néoadjuvante. Ladernière anse iléale est repérée. L’anastomose urétro-iléale sera réalisée par un surjet de Quills™ 2/0. Le prélèvement de l’anse sera réalisé puis le rétablissement de continuité latéro-latéral utilisant des EndoGIA™ 60mm. L’anse est détubulisée et le plan postérieur est suturé par un surjet de V-Lock™ 2/0. Le segment antérieur est reconfiguré selon la technique de Studert. Les sondes urétérales sont descendues par ponction sus-pubienne. Les anastomoses urétérales sont réalisées à la néovessie selon la technique de Wallace 1 à l’aide d’un Quills™ 2/0. La partie antérieure est ensuite complètement refermée.


Résultats

La durée de la dérivation urinaire était de 210min. Le saignement était de 150mL pour ce temps opératoire. Les marges de résection de la cystectomie étaient négatives. Les suites opératoires ont été simples avec une reprise du transit à j1, une ablation des sondes urétérales à j6, permettant un retour à domicile à j7. La sonde vésicale fut ôtée à j15 après réalisation d’une cystographie montrant une bonne étanchéité de la néovessie. À 1mois, le patient était continent le jour.


Conclusion

Le remplacement vésical intra-corporel par chirurgie robotique est une technique reproductible, présentant les avantages d’une chirurgie mini-invasive, et donnant de bons résultats fonctionnels d’un point de vue de la continence.

La néphrectomie partielle versus robotique dans le traitement des cancer du rein : une perspective médico-économique
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 824-825


Objectifs

L’avènement de la chirurgie robotique a permis d’élargir les indications et la diffusion de la chirurgie mini-invasive du rein. Cependant, les considérations économiques constituent un défi pour toute institution. L’objectif de cette étude était de comparer les coûts de la néphrectomie partielle ouverte (NPO) et robot-assistée (NPR) pour cancer.


Méthodes

Les coûts directs associés aux interventions et la durée de séjours des patients opérés pour une NPO et NPR dans une même institution entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2012 ont été calculés. Les coûts étaient classés en plusieurs catégories : soins chirurgicaux, soins infirmiers, anesthésie, médicaments, anatomopathologie/examens biologiques, imagerie, kinésithérapie et autres. Avant comparaison, les coûts ont été pondérée par le score de morbidité de Charlson Morbidity Index (CMI), All Patient Refined (APR) Classification System, et le score de néphrométrie RENAL.


Résultats

Le nombre d’interventions sur la durée de l’étude, le coût moyen par séjour et la durée de séjour sont résumés dans le Tableau 1. Alors que le coût des soins chirurgicaux de la NPR étaient supérieurs à ceux de la NPO sur toute la durée de l’étude, les coûts directs de cette dernière étaient supérieurs avec un gain de 1547$ (p <0,001) en faveur de la voie robot-assistée. La réduction des coûts s’est fait dans la catégorie soins infirmiers, durée de séjour et le recours à moins d’agents hémostatiques (Fig. 1). Ces avantages étaient maintenus après la pondération sur les CMI, APR et RENAL score.


Conclusion

À notre connaissance, cette étude est la première à rapporter un avantage économique à la voie robotique dans la NP suggérant que la NPR une plus grande efficiente que la NPO. Cette étude devrait être validée par d’autres institutions.

La photovaporisation prostatique par laser Greenlight ® chez les octogénaires : efficacité et résultats d’une étude comparative multicentrique
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 877-878


Objectifs

Évaluer si la photovaporisation prostatique (PVP) est un traitement efficace et sure de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) chez les patients de plus de 80ans (≥80ans) en la comparant aux patients de moins 80ans (<80ans).


Méthodes

De décembre 2005 à février 2013, tous les patients présentant une HBP et traités par PVP, avec un suivi d’au moins 3 mois ont été inclus de façon prospective dans deux centres. L’analyse des résultats a porté sur les résultats fonctionnels (IPSS, qualité de vie (QoL), Qmax, résidu post-mictionnel (RPM)) et sur les complications recueillies en pré-, per- et post-opératoire. Les variables qualitaitves ont été comparées par un test de &khgr;2 et les variables numériques continues par le test d’anova.


Résultats

Trois cent quatre-vingt seize patients ont été inclus. Le groupe<80ans comprenait 249 hommes, contre 147 dans le groupe>80ans (Tableau 1). Concernant l’efficacité (Tableau 2), l’IPSS était statistiquement inférieur dans le groupe<80ans au cours des 6 premiers mois (p =0,021 à 6 mois) mais ne l’était plus à 1 an (p =0,29). Les variations de QoL, Qmax, et RPM n’étaient pas significativement différentes entre les groupes durant le suivi. Au moins une complication est survenue chez 40,5 % des ≥80ans et chez 39,36 % des<80ans (p =0,83). Les complications étaient Clavien≤2 dans 92,5 % des cas sans différence significative entre les deux groupes, un Clavien 5 est survenu dans le groupe≥80ans. Les types de complications étaient similaires, excepté la dysfonction érectile et l’éjaculation rétrograde.


Conclusion

La PVP améliore les patients sans distinction d’âge, et sans plus de complications chez le patient de plus de 80ans. Compte tenu des résultats de la technique et de ses avantages d’utilisation chez les patients âgés, la PVP est une option thérapeutique de choix dans le traitement chirurgical de l’HBP dans cette population.

La polyurie nocturne est-elle plus fréquente chez les patients parkinsoniens que dans la population générale du même âge ?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 841


Objectifs

Déterminer si la polyurie nocturne (PN) était plus fréquente chez les patients ayant une maladie de Parkinson idiopathique (MPI) que dans la population générale du même âge (Cohorte de référence Van Doorn et al., Eur Urol 2013, 63, 542–547).


Méthodes

Une étude prospective de catalogue mictionnel a été réalisée sur 70 patients consultant en neurologie. Une nycturie était définie par 2 levers ou plus réveillant le patient pour uriner. Deux définitions de la PN ont été utilisées : une diurèse nocturne supérieure ou égale à 33 % de la diurèse totale (NUV33), et une diurèse nocturne supérieure ou égale à 90ml/min (NUP90). Les données ont été comparées à celles d’une cohorte récente. L’hypothèse principale à tester était que les patients atteints de MPI avaient une PN 2 fois supérieure à la PN retrouvée dans la population du même âge selon la définition NUP90.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 71ans (45–86, sex-ratio 33/30). La durée moyenne de la MPI était de 6,76ans, comprenant 32 patients au stade de lune de miel et 30 patients au stade de fluctuations motrices selon l’échelle UPDRS III. La prévalence de la nycturie était de 32,14 %. La prévalence de la PN était de 64,5 % selon la définition NUV33 et 17,7 % selon la définition NUP90, et de 66 % (NUV 33), et 21,5 % (NUP 90) chez les patients présentant une nycturie. L’hypothèse principale testée n’a pas été vérifiée. Aucune différence significative n’a été observée par rapport à la cohorte de référence en ce qui concernait la prévalence de la nycturie et de la PN.


Conclusion

Chez les patients atteints de MPI, ni la PN ni la nycturie n’ont été observées de façon plus fréquente que dans une population générale du même âge non atteinte de MPI. Le mécanisme de la nycturie chez le patient parkinsonien n’est pas univoque et nécessite la réalisation systématique d’un catalogue mictionnel.

La prothèse de soutien uretrobulbaire transobturatrice et prépubienne Surgimesh M-SLING* pour l’incontinence après prostatectomie : résultats cliniques d’une évaluation prospective de 86 cas à 1 an
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 888-889


Objectifs

Diverses prothèses de soutien urétrobulbaire pour traiter l’incontinence après chirurgie de la prostate sont actuellement proposées : ici, les résultats cliniques à 1 an de la prothèse M-Sling sont presentés.


Méthodes

Étude prospective multicentrique française de soins courants incluant 86 patients incontinents après prostatectomie totale et perdant de 4 à 500g par 24h plus d’un an après l’intervention de prostatectomie totale qui ont été implantés avec une prothèse de soutien urétro-bulbaire à 4 bras et suivis pendant un an. Tous les patients ont été évalués prospectivement, en préopératoire et à un an par le nombre de protections, Q Max, RPM, indice de satisfaction, score EVA et registre des complications.


Résultats

À un an, absence de complication chirugicale de grade de Clavien supérieure à 1 : 3 rétentions postopératoires prolongeant le sondage de 24 à 72h. Vingt-quatre sur 86 (28,4 %) patients ne portaient pas de protection, 24 (27,27 %) portaient une protection occasionnelle ou de sécurité, 27 (30,68 %) mouillaient une protection par 24h, 5 (5,68 %) deux protections, 5 (5,68 %) trois protections et 2 données manquantes. Quarante-quatre pour cent des patients étaient très satisfaits des résultats, 34 % satisfaits, 21 % insatisfaits, 1 patient très insatisfait. Quatre patients présentaient un Q Max<12ml/s, mais aucun ne présentait un résidu>60ml. La douleur périnéale postopératoire était en moyenne à 3,52 (±1,42) EVA à 48h, 1,95 (±1,36) EVA à 2 mois et 1,33 (±0,47) EVA à un an.


Conclusion

La prothèse M-Sling est bien tolérée et ses résultats comparables à ceux publiés pour d’autres prothèses. Des essais comparatifs sont impératifs.

La tumorectomie rénale remplit aussi bien les objectifs du « TRIFECTA » que la néphrectomie élargie lors de la prise en charge des carcinomes à cellules rénales pT3a de découverte fortuite
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 824


Objectifs

Comparer les résultats postopératoires, fonctionnels et carcinologiques de 2 cohortes de patients opérés de carcinomes à cellules rénales classés pT3a par tumorectomie rénale (TR) ou par néphrectomie élargie (NE).


Méthodes

À partir d’une base de données monocentrique remplie de manière prospective, nous avons extrait les données des patients opérés d’une TR dont l’analyse histologique a fait découvrir un envahissement du tissu adipeux péri-rénal ou un thrombus intra-tumoral d’une branche veineuse (pT3a). Ces patients ont été comparés à un groupe opéré à la même époque par NE, apparié selon l’âge, le tabagisme, le débit de filtration glomérulaire préopératoire, les circonstances de découverte, le type histologique et le grade de Fuhrman.


Résultats

Vingt-six patients ont été inclus dans chaque groupe. La taille tumorale était significativement différente (4,6±2cm dans le groupe TR vs 7,5±3,3cm dans le groupe NE, p <0,001). 15,4 % des patients (n =4) du groupe TR ont présenté des complications Clavien III/IV contre 3,8 % (n =1) dans le groupe NE (p <0,001). La fonction rénale postopératoire à 3 mois était comparable dans les 2 groupes. Sur le plan carcinologique, après un suivi médian de 21 mois, 69,2 % (n =18) des patients opérés par NE (p =0,33) étaient en rémission versus 80,8 % (n =21) dans le groupe mais avec un taux de marge de 30,8 % (n =8). Au final, les objectifs du « TRIFECTA » étaient atteints dans 46,2 % (n =12) des cas dans le groupe TR et 53,8 % (n =14) dans le groupe NE (p =0,58).


Conclusion

Les patients opérés d’une TR dont l’analyse histologique révèle un pT3a semblent avoir des résultats postopératoires, fonctionnels et carcinologiques comparables à ceux de la néphrectomie élargie. Cependant, le taux de marge élevé incite à la prudence et peut faire discuter une chirurgie de totalisation.

Le cancer de prostate du transplante rénal n’impose pas de prise en charge spécifique
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 855


Objectifs

Devant les critères élargis de transplantation et le vieillissement de la population, l’incidence du cancer de prostate (CaP) chez le patient transplanté rénal est en augmentation. Leur prise en charge et pronostic restent à éclaircir, les études publiées étant hétérogènes. Notre étude présente une série monocentrique de transplantés rénaux atteints de CaP localisé afin d’en décrire la stratégie thérapeutique et la survie sans récidive biologique.


Méthodes

Les données de patients ayant été greffés dans notre centre puis traités pour CaP entre 2000 et 2013 ont été relevées en rétrospectif. Notre étude incluait les patients traités pour CaP localisé. Les résultats du PSA initial et des biopsies prostatiques ont été répertoriés, ainsi que le traitement choisi, les complications et la survie sans récidive biologique. Le risque de récidive biologique était défini selon les critères d’AMICO. Pour les patients traités par prostatectomie, les données anatomo-pathologiques de la pièce opératoire ont été comparées aux biopsies.


Résultats

Vingt-et-un patients ont présenté un CaP localisé après greffe rénale. L’âge moyen au diagnostic était de 63,7ans avec délai moyen entre greffe et CaP de 7ans. Les patients étaient à risque de récidive faible (47 %, n =10), intermédiaire (47 %, n =10) ou élevé (4,7 %, n =1). Trois patients ont été traités par curiethérapie (risque faible), un par radiothérapie externe (risque intermédiaire) et un sous surveillance. Les patients opérés par prostatectomie (n =16, risque faible, intermédiaire et élevé dans respectivement 6, 9 et 1 cas), avaient une fonction rénale stable, sans complication sur le greffon. Un upgrading anatomopathologique était retrouvé dans 3 cas. Tous les patients avaient un PSA postopératoire indétectable, aucun n’a présenté de récidive biochimique (durée minimale de suivi de 1 an) hormis le patient à risque élevé (pT3a Gleason 8).


Conclusion

Les recommandations générales de la prise en charge du cancer de prostate localisé sont applicables chez les patients transplantés rénaux avec une survie sans récidive biologique précoce acceptable et non influencée par le statut de greffé. Pour les cancers à risque faible, l’absence d’échec biochimique pourrait conduire à ne plus imposer de délai d’attente avant inscription sur liste.

Le cancer de vessie chez le sujet jeune, une étude de population française
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 846


Objectifs

Les tumeurs de la vessie (TV) chez le sujet jeune<40ans sont rares avec une incidence<2 %. Nous avons étudié une cohorte française dans une étude rétrospective. Le but était d’évaluer la fréquence, le type histologique, le grade, le stade, la corrélation avec la consommation de tabac et leur survie.


Méthodes

L’étude incluait des patients entre 1992–2013 de 10 centres universitaires.


Résultats

Au total, 152 patients (113 H, 39 F)<40ans, dont 58 % fumeurs, étaient inclus. Le suivi moyen était de 87 mois, 84 % des tumeurs étaient uni focales, 93 % des tumeurs urothéliales (29 % NBPM), 65 % de bas grade, 14 % pT1, 17 % pT2–4 et 6 % unCis). Dix cas étaient non urothéliales, 4 malades avec des antécédents de Bilharziose (pT1-pT3). Vingt-sept malades récidivaient (51 % pTa de bas grade, 19 % NBPM, 11 % pTa de haut grade, 8 % pT1 et 11 % pT2). Onze pour cent des malades bénéficiaient d’une cystectomie, tous survivaient sauf un malade porteur d’une Bilharziose. Six pour cent décédaient. Fumer n’était pas un facteur de risque, la multifoclaité était lié à la récidive. Le grade et stade initiale étaient liés à la survie en analyse uni- et multivariée et prédictives pour la rechute et la survie.


Conclusion

Comme dans la littérature, des malades plus jeunes<30 développent fréquemment des NBPM, pathologie rare chez le sujet plus âgé. Le grade et le stade sont des facteurs pronostiques les plus importantes, des maladies infectieuses comme la Bilharziose semblent également être un facteur de mauvais pronostic.

Le carcinome rénal à cellules claires (CRCC) sans altération du gène de Von Hippel–Lindau (VHL) : une entité anatomo-clinique à part ?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 835


Objectifs

Le CRCC est caractérisé par une inactivation du gène suppresseur de tumeur VHL dans plus de 70 % des cas. La voie VHL/HIF est une voie principale d’oncogenèse aboutissant lorsque VHL est inactivé à une surexpression de gènes cibles pro-angiogéniques. L’objectif est de corréler le statut complet de VHL 1/aux critères anatomopathologiques, 2/à l’expression intra-tumorale de VEGF et 3/au suivi clinique des patients.


Méthodes

98 CRCC opérés entre 2002 et 2005 ont été inclus rétrospectivement avec un suivi moyen de 10,5ans. Dix critères histopronostiques et l’expression en immunohistochimie de VEGFA ont été étudiés. À partir des prélèvements congelés, la recherche de délétion de VHL par analyse de copies du gène (MLPA), de mutation de VHL par séquençage, d’une méthylation de son promoteur par MS-MLPA a été menée.


Résultats

Les CRCC présentaient une délétion, une mutation et/ou une méthylation du promoteur dans respectivement 72,4 %, 69,4 % et 14,2 % des cas, méthylation et mutation étant mutuellement exclusives. 33,6 % des CRCC avaient 0 ou 1 altération de VHL contre 66,3 % avec 2 anomalies. Ces CRCC étaient associés à un grade de Furhman 4 (p =0,039), aux métastases synchrones (p =0,043) et à une surexpression de VEGFA>50 % (p =0,003). De plus, les CRCC sans aucune anomalie de VHL (11,2 % de cas) étaient associés à une composante sarcomatoïde>20 % (p <0,001) et aux métastases ganglionnaires (p =0,019), avec une survie spécifique de 33 mois comparés aux CRCC avec 1 ou 2 altérations de VHL (107 mois, p =0,016).


Conclusion

Il s’agit de la première étude menée avec un suivi de 10ans corrélant dans le CRCC le statut complet de VHL avec des critères anatomopathologiques et de suivi clinique. Nous montrons que les CRCC sans aucune altération de VHL sont des tumeurs hautement agressives, qu’il convient d’isoler.

Le cathétérisme intermittent, méthode de choix dans la prise en charge des dysfonctionnements neurologiques vésico-sphinctériens : notre expérience à propos de 154 patients atteints d’une sclérose en plaques
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 842-843


Objectifs

Compte tenu de cette pathologie particulière (SEP), avec diffusion des lésions de démyélinisation, nous traitons des patients au tableau clinique très variable et complexe. Dès lors, la prise en charge du dysfonctionnement vésico-sphinctérien par cathétérisme intermittent (associé ou non à d’autres thérapies) dans la sclérose en plaques, représente à chaque fois un challenge : analyse de notre expérience.


Méthodes

Étude descriptive sur 3 centres, de la population de patients atteints de la sclérose en plaques à laquelle nous avons proposé le cathétérisme intermittent (associé ou non à un traitement de l’hyperactivité détrusorienne). Nous avons analysé les caractéristiques des patients y compris le score EDSS à la visite d’initiation et à la dernière visite (Tableau 1). Nous avons analysé le mode de miction adopté, la continence, la durée du suivi, et la durée de pratique du cathétérisme intermittent pour ceux qui l’ont interrompu.


Résultats

Nous avons proposé le cathétérisme intermittent à 154 patients. Parmi eux, 11 ont refusé catégoriquement, 15 ont appris en hôpital de jour mais n’ont pas voulu poursuivre et 121 ont adopté ce mode mictionnel. Nous avons analysé ce groupe de 121 patients, dont le suivi moyen a été de 56,66 mois. La sclérose en plaques évolue depuis plus de 5ans chez 99 patients (81,82 %). Les symptômes urinaires sont présents depuis plus de 5ans chez 91 patients (75,21 %) : l’urgenturie est présente chez 111 d’entre eux (91,73 %) et l’incontinence urinaire par urgence chez 81 patients (66,94 %). À la dernière visite, le cathétérisme intermittent est encore pratiqué chez 93 patients (77 %) selon des modes variés (Tableau 2) et l’incontinence urinaire encore présente chez 30 patients (24,8 %).


Conclusion

Nous observons une bonne compliance des patients atteints de sclérose en plaques, vis à vis de la pratique du cathétérisme intermittent. Notre étude semble confirmer que le cathétérisme intermittent est une méthode de choix dans la prise en charge des dysfonctionnements neurologiques vésico-sphinctériens et particulièrement dans le cas de la sclérose en plaques.

Le défi de la collerette vésicale dans la néphro-urétérectomie pour tumeur du haut appareil : nouvelle technique utilisant la sonde de Fogarty par voie endoscopique
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 901


Objectifs

La néphro-urétérectomie (NUT) est le traitement de référence des tumeurs urothéliales du haut appareil. La collerette vésicale est un impératif à la fois technique et pronostique. Les récidives sur moignon urétéral ont une incidence entre 12 % et 56 %. Nous avons évalué une nouvelle technique utilisant le ballonnet de la sonde de Fogarty par voie endoscopique en position rétroméatique.


Méthodes

Nous avons développé une technique chirurgicale pour la NUT utilisant le ballonnet de la sonde de Fogarty Charrière 7 par voie endoscopique en gonflant le ballonnet entre 1,3 et 1,7mL et ce en position rétroméatique. La sonde de Fogarty est solidarisée à la sonde vésicale puis ensemble elles sont solidarisées à la cuisse homolatérale par une bande adhésive. La sonde de Fogarty agit comme une sonde urétérale permettant ainsi de drainer les urines durant la procédure. La dissection urétérale laparoscopique se fait jusqu’en aval du ballonnet permettant de réaliser la collerette vésicale sous contrôle de la vue et de respecter les dogmes de cette chirurgie.


Résultats

La NUT réalisée chez un patient de 80ans a permis d’analyser une pièce opératoire dont le résultat histologique était pTa de haut grade associé au carcinome in situ. La durée de séjour était 6jours avec des suites simples. Le contrôle cytologique postopératoire à 3mois et 6mois était négatif. La fibroscopie a permis de noter l’absence de méat urétéral résiduel. Au scanner de contrôle, lors des clichés tardifs absence de fragment résiduel d’uretère. Nous sommes à un recul de 7mois.


Conclusion

Cette nouvelle technique permet de respecter les impératifs de cette chirurgie, et d’en montrer la faisabilité. D’autres patients seront nécessaires à inclure afin de valider les résultats de faisabilité et de contrôle carcinologique.

Le Fibroblast Growth Factor Receptor 3 (FGFR3), cible thérapeutique pour le traitement personnalisé du cancer de la vessie : validation anatomo-pathologique du concept
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 806-807


Objectifs

Les mutations activatrices du FGFR3 sont fréquemment observées dans les tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle mais peu étudiée dans les tumeurs infiltrantes. Des études in vitro ont montré qu’un traitement anti-FGFR3 réduit la croissance tumorale. Nous avons étudié l’hétérogénéité de la mutation de FGFR3 sur des échantillons des parties superficielles et profondes de tumeurs de vessie ainsi que dans les ganglions envahis.


Méthodes

Nous avons identifié les échantillons couplés (superficiel et profond) provenant de 61 résection transurétrale de vessie (RTUV) diagnostiques (34 T1 et 27 T≥2) parmi 494 cancers de vessie cN0M0 traités par cystectomie totale (CT) avec curage ganglionnaire. Cent cinquante-cinq sur 494 patients (31 %) étaient pN+. Des échantillons couplés provenant de la tumeur vésicale et des ganglions envahis étaient disponibles pour 117 patients (75 %). L’ADN a été isolé à partir du tissu fixé en paraffine et les mutations de FGFR3 ont été analysées par la technique de SNaPShot.


Résultats

Une mutation activatrice de FGFR3 a été objectivée dans 13/34 et 8/27 des échantillons de RTUV T1 et T≥2, respectivement. Dans les tumeurs T1, les mêmes mutations étaient observées dans les parties superficielles et profondes de la tumeur. Dans les tumeurs T≥2, 4/8 mutations n’ont pas été détectées dans la partie invasive. Une mutation activatrice de FGFR3 a été objectivée dans 62/494 échantillons de CT (33 %), parmi lesquels 53 étaient pN0 (85 %). La présence d’une mutation de FGFR3 a été associé au stade pN0 (p =0,002). Six sur 117 ganglions envahis (5 %) étaient FGFR3 mutés. La même mutation a été détectée dans la tumeur vésicale et dans les ganglions correspondants. Parmi les 111 ganglions envahis, aucun ne provenait de tumeur de vessie porteuse d’une mutation de FGFR3 (spécificité=100 %).


Conclusion

La mutation de FGFR3 était très rare chez les patients ayant des ganglions envahis. Le statut mutationnel de FGFR3 serait utile pour guider la décision d’un traitement adjuvant anti-FGFR3 car il s’est avéré homogène dans les tumeurs vésicales et les ganglions envahis. La partie profonde de la tumeur doit être analysée si un traitement néoadjuvant est envisagé.

Le laser doit-il supplanter les techniques classiques dans le traitement de l’HBP des patients sous AVK porteurs de valves cardiaques mécaniques?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 792


Objectifs

Évaluer le risque hémorragique des patients sous AVK pour valve cardiaque mécanique opérés d’une hypertrophie bénigne de prostate, en fonction de la technique chirurgicale employée.


Matériel et méthodes

Il s’agit d’une étude multicentrique, rétrospective, menée sur 58 patients entre 1998 et 2014 dans 7 services français d’urologie. Les 45 patients opérés par chirurgie classique (38 RTUP monopolaire, 7 adénomectomie voie haute) ont été comparés aux 13 patients opérés par vaporisation prostatique Greenlight. Les cas de laser ont été effectués dans 3 des 7 centres.


Résultats

Les AVK ont été arrêtés en moyenne 5,7jours avant la chirurgie. Aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes en termes d’âge, d’IMC, de score ASA, de type de valve mécanique, de mode de relais des AVK, de taux d’hémoglobine préopératoire, de volume prostatique et de taux de sonde à demeure préopératoire. Les paramètres suivants étaient significativement diminués dans le groupe Greenlight versus chirurgie classique : la durée d’irrigation postopératoire (1,33jours vs 4,7, p =0,01) ; le taux de transfusion (0 % vs 41,7 %, p =0,01) ; le taux de reprise chirurgicale pour hémostase et décaillotage (15,4 % vs 26,3 %, p =0,02) ; la durée d’hospitalisation (3,4 vs 11,7jours postopératoire, p =0,02).


Conclusion

La technique laser Greenlight réduit de façon significative le risque hémorragique par rapport à la chirurgie classique de l’HBP chez les patients sous AVK pour valve cardiaque mécanique. Les lasers Holmium et Thullium ainsi que les techniques utilisant le courant bipolaire devront aussi être évalués dans cette indication.

Le rôle des cellules CD 133+ dans la vascularisation des carcinomes à cellules claires
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 822


Objectifs

Le but de notre travail a été d’isoler un précurseur vasculaire immature au sein des tumeurs rénales et d’en étudier le potentiel angiogénique in vivo et in vitro.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude prospective en prélevant sur pièces fraîches. Nous les avons triées et mises en culture la fraction CD133+. Nous avons étudié leur phénotype par cytométrie en flux et qPCR ainsi que leur potentiel de migration. Nous nous sommes également attachés à décrypter le mécanisme de leur pouvoir angiogénique en étudiant in vitro leur différenciation en cellule vasculaire et leur potentiel paracrine et in vivo en réalisant des implants de Matrigel ainsi qu’en les injectant dans un modèle de patte ischemiée chez la souris Nude. Des progéniteurs endothéliaux (PEC) et des cellules souches mésenchymateuses (CSM) ont été utilisées comme cellules contrôles.


Résultats

La culture de la fraction CD133+ a permis l’obtention d’un type cellulaire, les CSC-DC (Cancer Stem Cell Derived Cell). Ces cellules ne sont pas capables de se différencier in vitro en cellules endothéliales mais leur pouvoir angiogénique peut s’expliquer par un effet paracrine via la sécrétion de facteurs solubles pro-angiogéniques. Dans le modèle d’ischémie périphérique de la souris, elles induisent la revascularisation post-ischémique. Lorsqu’elles sont co-implantées avec des PEC dans un implant de Matrigel, elles sont capables de former des vaisseaux fonctionnels comme les CSM avec les PEC. La sous-population de cellules CD90+ pourrait être responsables de ce pouvoir angiogénique car elles secrètent in vitro du VEGF-A et forment in vivo significativement plus de vaisseaux que les CSC-DC+PEC et que les CSM+PEC.


Conclusion

Notre travail suggère la présence au sein des carcinomes à cellules claires d’une population de cellules capables de promouvoir l’angiogenèse, qui pourraient représenter une nouvelle cible thérapeutique.

Le traitement chirurgical précoce par voie élective dans les fractures du corps caverneux (à propos de 140 cas)
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 827


Objectifs

Analyser les caractéristiques épidémiologiques, les aspects diagnostiques, thérapeutiques, et évolutifs de cette pathologie. Évaluer l’intérêt du traitement chirurgical précoce par voie élective.


Objectifs

Enquête rétrospective menée au CHU de Marrakech entre janvier 2004 et décembre 2013, a permis de recenser une série de 140 cas de patients admis pour rupture traumatique du corps caverneux, opérés par voie élective en regard du site de la fracture.


Résultats

L’âge moyen des patients est 35,2ans (13 à 66ans). La majorité des patients étaient célibataires (83 %). La manipulation forcée est le mécanisme le plus fréquemment rapporté par nos patients (66,1 %). Quatre-vingt-deux patients ont consulté au cours des premières 24heures. Le diagnostic est clinique grâce à une anamnèse et un examen physique bien conduit. L’urétrorragie est notée dans 2 cas. Tous nos patients ont été traités chirurgicalement par une incision élective de 30mm, et l’évolution était favorable dans tous les cas après un suivi moyen de 9 mois. Le site de la fracture a été dans la majorité des cas mediopénien (76 %), unilatéral (100 %), et sur le corps caverneux droit (70 %).


Conclusion

La prise en charge chirurgicale des fractures du corps caverneux précoce est la seule garante d’un bon résultat fonctionnel à long terme. La voie élective est actuellement le standard dans la prise en charge des fractures du corps caverneux unilatérales.

Le traitement par onabotulinumtoxin A (BOTOX ® ) améliore l’incontinence urinaire et la qualité de vie des patients porteurs d’hyperactivité Vésicale idiopathique indépendamment des infections urinaires ou du recours à l’autosondage
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 797-798


Objectifs

Étude des données poolées de 2 études comparatives de phase 3 de BOTOX® versus placebo : analyse de l’efficacité sur l’incontinence urinaire et la qualité de vie selon l’état d’infection urinaire ou la nécessité d’autosondage (AS).


Méthodes

Deux groupes de patients ont été traités par BOTOX® 100U (n =557) ou placebo (n =548). La proportion de patients répondeurs (« améliorés » ou « nettement améliorés ») sur une échelle de bénéfice thérapeutique (TBS=Treatment Benefit Scale) à la semaine 12 est étudiée. Le score total d’incontinence (I-QOL) et les domaines du King's Health Questionnaire (KHQ) (limitations de rôle, sociales, physiques et l’impact en matière d’incontinence) ont été analysés ainsi que le statut infectieux urinaire. Les différences minimales importantes (MID) étaient à+10 et –5 points pour I-QOL et pour KHQ, respectivement.


Résultats

L’utilisation de l’AS n’altère pas le bénéfice du traitement de l’incontinence urinaire par BOTOX® (répondeurs TBS positifs : 62,9 et 61,7 % avec et sans AS). Indépendamment de l’état infectieux urinaire, BOTOX® réduit les épisodes d’incontinence urinaire quotidien vis-à-vis du placebo (–3,01 contre –1,19 épisodes/jour avec infection urinaire ; –2,76 vis-à-vis de –0,93 sans infection urinaire et augment le taux de répondeurs (TBS) (52,5 % contre 33,3 % avec infection urinaire, et 63,8 % contre 27,6 % sans infection urinaire). Des améliorations supérieures au MID sont observées avec BOTOX® dans I-QOL et dans l’ensemble des domaines KHQ évalués, quel que soit l’emploi de l’AS ou le statut infectieux urinaire.


Conclusion

L’utilisation de l’AS ne diminue pas la perception de bénéfice thérapeutique pour les patients traités par BOTOX® pour incontinence urinaire par HAV idiopathique. BOTOX® réduit l’incontinence urinaire et améliore la QdV quelque soit le statut infectieux urinaire.

Le volume lithiasique est un facteur prédictif essentiel du résultat sans fragment résiduel de l’urétérorénoscopie
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 888


Objectifs

La plupart des travaux portant sur la lithiase utilisent la taille (diamètre) du calcul et non son volume (4/3×X-rayon 3). Nous avons souhaité évaluer l’utilisation du volume lithiasique pour prédire le caractère sans fragment résiduel d’une urétéroscopies.


Méthodes

Étude prospective unicentrique sur 83 urétéroscopies pour lithiase rénale avec un ou plusieurs calices atteints (atteintes calicielles supérieures dans 21 cas, moyennes dans 20 cas et inférieures dans 58 cas et atteinte pyélique dans 19 cas). Pour chaque intervention, nous avons enregistré le nombre de calculs dans chaque calice et dans le bassinet, leur taille et avons calculé le volume lithiasique pour chaque site (calices et/ou bassinet) en faisant la somme des volumes des différents calculs, en assimilant le calcul à une sphère. Nous avons ensuite étudié les facteurs prédictifs du résultat sans fragment résiduel de l’intervention, affirmé par endoscopie et imagerie (fluoroscopie et/ou TDM).


Résultats

La taille médiane des calculs était de 8mm (1–40). Le statut « sans fragment résiduel » a été obtenu dans 82 cas (68 %). En analyse univariée, les patients sans fragments résiduels avaient une durée opératoire plus faible (40min vs 120min ; p =0,0001), un nombre inférieur de montées d’urétéroscope (3 fois vs 6 fois ; p =0,001) et un nombre moindre de calcul dans le calice inférieur (1 calcul vs 4 calculs ; p =0,002). En ce qui concerne les volumes, les patients sans fragments résiduels avaient des plus petits volumes de calcul dans le calice moyen (p =0,045), le calice inférieur (p =0,0006), le pyélon (p =0,033) et l’ensemble du rein (p =0,0001). Le volume lithiasique avait une meilleure valeur prédictive du caractère sans fragment résiduel que la taille (diamètre).


Conclusion

Le volume lithiasique est un paramètre rarement étudié, qui a néanmoins une valeur prédictive forte du résultat sans fragment résiduel de l’urétéroscopie, au contraire de la taille lithiasique. Ces données devraient nous inciter à définir différemment les maladies lithiasiques que nous prenons en charge.

Les patients avec une insuffisance rénale récupèrent aussi bien après l’ischémie lors de la néphrectomie partielle pour cancer que les patients non insuffisants rénaux
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 822-823


Objectifs

Certains auteurs ont suggéré que les reins pathologiques ont une plus mauvaise récupération fonctionnelle après la chirurgie rénale. L’objective de cette étude était de comparer la récupération fonctionnelle des patients avec ou sans insuffisance rénale après l’ischémie liée à une néphrectomie partielle (NP) pour cancer.


Méthodes

Cent-cinquante-cinq patients qui ont eu une NP avec une évaluation volumétrique rénale sur la TDM pré (<à 2 mois de la chirurgie) et postopératoire (4–12 après la chirurgie) ont été analysés. La fonction rénale (DFG) a été évaluée avec la formule MDRD2. La TDM volumétrique a été utilisée pour évaluer le parenchyme fonctionnel pré et postopératoire dans le rein opéré et le rein controlatéral. La récupération de la fonction rénale, définie comme le (% DFG/% volume du parenchyme rénal) préservés, serait de 100 % si tous les néphron épargnés par le geste chirurgical mais qui ont subi l’ischémie récupérait une fonction normale.


Résultats

L’âge médian (IQR) étaient de 62 (55–70). Le score RENAL médian (IQR) était de 8 (6–9). Sur l’ensemble, 59 (38 %) patients avaient un rein unique. L’ischémie froide (durée médiane : 27min ; IQR 23-34) et chaude (durée médiane : 20 ; IQR : 14–27) a été respectivement utilisée dans 64 (41 %) et 91 (59 %) des cas. La récupération médiane (IQR) de la fonction rénale globale était de 95 % (87–106). Il n’y avait aucune corrélation entre le DFG préopératoire et la capacité de récupération de la fonction des néphrons préservés que ce soit en ischémie froide en ischémie chaude en stratifiant les résultats sur le DFG préopératoire (Tableau 1).


Conclusion

Dans la limite d’une durée d’ischémie raisonnable, la capacité de récupération du traumatisme chirurgical de la NP n’est pas corrélée à l’état préopératoire des néphrons. Cette étude conforte l’idée que le volume néphronique préservé est le facteur le plus déterminant de la fonction rénale après NP.