Base bibliographique

Sommaire :

Faciliter la néphrectomie partielle et éviter la néphrectomie radicale pour des tumeurs de moyenne et de haute complexité après un traitement néoadjuvant par le sunitinib
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 821


Objectifs

Le recours à la thérapie ciblée pour faciliter l’exérèse de tumeurs rénales à cellules claires (ccRCC) a déjà été rapporté. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’effet du sunitinib sur la conversion de la néphrectomie radicale (NR) en néphrectomie partielle (NP) chez des patients avec des ccRCC où la NP n’était pas envisageable en première intention.


Méthodes

Les patients traités par du sunitinib en néoadjuvant dans 4 centres ont été rétrospectivement analysés. Le type histologique « ccRCC » a été confirmé par une biopsie rénale. L’effet du sunitinib chez les patients qui avaient une masse rénale classée de moyenne à haute complexité selon le score RENAL et qui étaient récusés pour une NP en première attention a été analysé. Les patients avec une atteinte ganglionnaire étaient exclus. Le critère de jugement principal était la faisabilité de la NP (taux d’évitement de la NR) après thérapie ciblée. Les complications (classification de Clavien) chirurgicales ont également été analysées.


Résultats

Quarante-trois patients (49 reins) avec une taille et un score RENAL médians (IQR) respectivement de 7,2cm (5,2–8,2) et 10 (9–11) étaient inclus. Les indications impératives de NP comprenaient un rein unique (n =9), des masses bilatérales (n =8) et un DFG<60ml/min (n =27). Au total, 48 (98 %) tumeurs étaient opérées. La NP a pu être réalisée dans 36 (75 %) tumeurs à la place de la NR dont 10 (21 %) par voie robot-assistée. Une réduction de la taille tumorale a été notée dans 94 % des tumeurs (médiane de la baisse : 32,5 %, IQR : 19,5–46,5 %) et une réduction du score RENAL a été observé dans 74 % (baisse d’un1 point, n =27 ; baisse de 2 points, n =10). Le taux de complications majeures (Clavien≥3) était de 5 %.


Conclusion

La NP est faisable après un traitement néoadjuvant par le sunitinib avec un taux de complication acceptable. Une approche néoadjuvante après biopsie chez des patients avec ccRCC récusés pour NP pour des difficultés techniques est une approche raisonnable notamment dans les indications impératives.

Facteurs de récidive après curage rétro-péritonéal pour tumeur germinale : étude rétrospective multicentrique
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 865


Objectifs

Évaluation des critères conditionnant la récidive des patients présentant des masses résiduelles significatives après chimiothérapie de tumeur germinale (TG) et traités par curage ganglionnaire rétro-péritonéal (CGRP)


Méthodes

Étude rétrospective multicentrique de 624 cas de CGRP pour TG après chimiothérapie réalisé entre 1985 et 2014. Les données cliniques, biologiques, histologiques et opératoires ont été colligées au sein d’une base Microsoft Access® 2013 puis exportées pour analyses statistiques sous IBM SPSS® v21. Trois dossiers ont été exclus d’emblée de l’analyse descriptive, faute de données suffisantes. Cinquante-sept dossiers supplémentaires ne comprenaient pas les données chronologiques suffisantes à l’analyse des survies.


Résultats

L’âge moyen lors de l’opération était de 31,5±9,1ans. L’histologie du curage concernait de la nécrose, du tératome, de la tumeur active dans 35,9, 48,0 et 16,1 % des cas. Le suivi médian était de 31 [0–331] mois, pour une survie sans récidive médiane estimée à 192 [174,2–209,8] mois. Elle était de 90,7, 86,4 et 81,0 % à 1, 2 et 5ans. En analyse multivariée, les facteurs associés à la récidive étaient le stade AJCC (p =0,042), le stade M lors du curage (p =0,022), un curage combiné d’un autre territoire (p =0,034), les marges de résection (p =0,007), la nécessité d’un traitement secondaire (p =0,001). L’histologie du curage n’était pas retenue par le modèle de Cox lorsque la nécrose et le tératome n’étaient pas regroupés. (Fig. 1)


Conclusion

Cette analyse rétrospective confirme les données histologiques du curage préalablement rapportées dans la littérature. L’agressivité initiale de la maladie et le succès du curage sont les éléments déterminants du pronostic.

Facteurs favorisants les ré-hospitalisations précoces pour infection sévère après urétéroscopie souple : Intérêt de l’ECBU systématique la veille de l’intervention
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 839-840


Objectifs

Les complications les plus fréquentes après urétéroscopie souple (URSS) sont d’origine infectieuse. La pyélonéphrite aiguë (PA) est l’une des plus graves et nécessite souvent une ré-hospitalisation non programmée. Les objectifs de ce travail étaient de déterminer les facteurs pronostics de PA après URSS, d’évaluer la fréquence des ré-hospitalisations pour PA et valider l’intérêt de l’ECBU prélevé la veille de l’intervention pour traiter précocement ces patients.


Méthodes

Les complications infectieuses et les ré-hospitalisations non programmées dans le mois suivant l’URSS ont été colligées et évaluées rétrospectivement. Les paramètres colligés étaient : âge, sexe, IMC, motif de l’URSS (calcul ou TVES), nombre d’urétéroscopies antérieures, nombre d’interventions antérieures pour calculs, nombre, taille et localisation des calculs, bilatéralité, anomalies anatomiques associées, durée d’intervention, JJ préopératoire, drainage postopératoire, durée opératoire, durée d’hospitalisation, ECBU à j–1 et prescription d’une antibiothérapie dans la semaine précédant l’URSS. La corrélation entre ces variables et l’apparition de PA dans le mois suivant l’URSS était réalisée (StatView 4.5 ; SAS Institute, NC) (p <0,05 significatif).


Résultats

Entre 2010 et 2013, 266 patients ont bénéficié d’au moins une URSS (n =325). Parmi les 325 URSS réalisées, nous avons observé 24 PA (7,3 %), 17 survenant avant la sortie d’hospitalisation et 7 PA (2,2 %) nécessitant une ré-hospitalisation non programmée. En analyse univariée, les facteurs pronostiques de PNA post-opératoire étaient : la taille des calculs (plus de 14mm) (p =0,03) ; la durée de l’intervention (plus de 70mn) (p <0,005) ; un ECBU positif prélevé la veille de l’hospitalisation malgré un ECBU négatif datant de moins de 7jours (p <0,001) ; la prescription d’une antibiothérapie dans la semaine précédant l’URSS (p <0,001). En analyse multivariée, seule la prescription d’une antibiothérapie dans la semaine précédant l’URSS était un facteur pronostique indépendant de PA postopératoire (p<0,002 ; RR 5,8 [1,9–15]).


Conclusion

La pyélonéphrite aiguë après URSS, avec ou sans ré-hospitalisation, est une complication rare. La prescription d’une antibiothérapie dans la semaine précédant l’URSS était un facteur pronostique indépendant de PA postopératoire. La pratique systématique d’un ECBU j–1 pourrait permettre une antibiothérapie précoce pour près de 63 % des patients et peut-être limiter les ré-hospitalisations pour PA après URSS.

Facteurs prédictifs de complications hémorragiques après néphrectomie partielle robot-assistée : une étude multicentrique
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 823-824


Objectifs

La néphrectomie partielle (NP) est le traitement de référence des tumeurs rénales localisées avec un contrôle oncologique équivalent à la néphrectomie élargie et une meilleure préservation rénale. Elle reste néanmoins sous-utilisée du fait de sa morbidité principalement hémorragique. L’objectif de cette étude était d’analyser, sur une série multicentrique et contemporaine de NP robot-assitée (NPRA), les facteurs prédictifs de complications hémorragiques (CH).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique incluant 525 NPRA réalisées de janvier 2009 à mai 2014. Les données démographiques (âge, IMC, score ASA, MDRD préopératoire, traitement anticoagulant (TAC)), relatives à la tumeur (taille, RENAL Score, anatomopathologie), à l’intervention (expérience du chirurgien, temps et modalités de clampage, ouverture de la voie excrétrice (OVE), agents hémostatiques utilisés, pertes sanguines, temps d’intervention) et au suivi postopératoire (classification de Clavien et types de complications) ont été collectées. Un modèle de régression logistique a été utilisé pour déterminer les facteurs prédictifs de CH définies comme un faux-anévrysme, une fistule artério-veineuse ou la nécessité d’une transfusion.


Résultats

Soixante-six pour cent des patients étaient des hommes. L’âge médian était de 61ans (26–85). Seize pour cent des patients avaient un traitement anticoagulant. La taille tumorale médiane était de 32mm (4–90) et la tumeur était complexe dans 9,6 % des cas. Le temps de clampage médian était de 17minutes (0–59), le temps d’intervention médian était de 160minutes (45–425) et les pertes sanguines médianes étaient de 200mL (0–3500). Cinquante (9,6 %) complications majeures, 73 (14 %) complications mineures et 78 (14,8 %) CH sont survenues. En analyse univariée, le traitement anticoagulant (p =0,005), la taille tumorale (p =0,01) et l’OVE (p =0,002) étaient statistiquement significatifs. En analyse multivariée, le traitement anticoagulant (p =0,01) et l’OVE (p =0,03) étaient des facteurs prédictifs indépendants de CH. L’expérience du chirurgien et la complexité tumorale n’avaient pas d’impact sur la survenue d’une CH.


Conclusion

La NPRA semble à risque hémorragique chez les patients sous anticoagulants ou lorsque la voie excrétrice est ouverte au cours de l’intervention.

Facteurs prédictifs de l’efficacité à 1 an de l’oxygénothérapie hyperbare sur l’hématurie en cas de cystite radique
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 820


Objectifs

L’hématurie est le principal symptôme de la cystite radique. Nous avons évalué l’efficacité à 12 mois de l’oxygénothérapie hyperbare (OHB) sur l’hématurie d’une cohorte de patients traités par cystite radique afin d’étudier les facteurs prédictifs de la réponse au traitement.


Méthodes

Cohorte de 139 patients (122 hommes et 17 femmes) suivis de manière standardisée de 2008 à 2013 dans le centre de médecine hyperbare du CHU de Toulouse. L’hématurie était gradée selon le Score SOMA. L’OHB a été appliquée selon un protocole standardisé de 20 à 40 séances renouvelables d’oxygène pur (100 %) à 2,5 ATA.


Résultats

L’efficacité sur l’hématurie était de 83 % à 3 mois, et 81 % à 12 mois. Cent pour cent des patients de grade 1 étaient guéris à 3 et 12 mois. En revanche, 100 % des patients de grade 4 à 3 mois de l’OHB évoluaient vers un grade 5 (cystectomie ou décès) à 1 an. L’efficacité à 3 mois était prédictive de l’efficacité à 1 an (p <0,0001 ; OR=10 (IC 95 % 4,8–20,7). Il existait une corrélation inverse entre le grade initial et l’efficacité à 3 mois (p =0,026) et à 12 mois (p =0,001). Le traitement anticoagulant et un Score OMS>1 étaient également prédictifs de la réponse à l’OHB.


Conclusion

L’OHB est un traitement efficace sur l’hématurie. Une réponse favorable à 3 mois est prédictive d’un résultat durable. Au contraire, la non réponse à 3 mois est de mauvais pronostic.

Facteurs prédictifs de procédures chirurgicales complémentaires lors des résections de masses résiduelles rétro-péritonéales des tumeurs germinales post-chimiothérapie. Exploitation de la base française collaborative CCAFU-OGE
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 864


Objectifs

La résection chirurgicale des masses résiduelles rétro-péritonéales post-chimiothérapie (MR-PC) fait partie de la prise en charge multimodale des tumeurs germinales métastatiques. Elle peut nécessiter des procédures d’exérèses dit gestes complémentaires (GC) urologiques, digestives et vasculaires. L’anticipation de telles procédures doit conduire à une approche multi-disciplinaire. Nous avons évalué les facteurs prédictifs de la réalisation de GC lors des résections des MR-PC.


Méthodes

L’étude rétrospective d’une base collaborative regroupant 12 centres français a été réalisée, colligeant les données de 506 patients opérés d’une résection de MR-PC pour tumeur germinale métastatique retro péritonéale. Un groupe de 186 patients (36,7 %) (groupe 2) a eu un GC (à l’exclusion des gestes d’exérèse dédiés à la résection de métastases extra rétro-péritonéales). Les caractéristiques cliniques et histologiques de ces patients ont été comparés au reste de la cohorte (groupe I) afin d’identifier des corrélations.


Résultats

L’analyse statistique a montré des différences entre les deux groupes concernant la taille des adénopathies, la nature séminomateuse, l’appartenance au groupe de mauvais pronostic de l’IGCCCG et la proportion des N3 (ADP>5cm) avec respectivement p =0,0001, p =0,001, p =0,0001 et p =0,0001. L’analyse univariée a montré une corrélation significative pour la réalisation d’un GC pour les N3 p =0,001 (IC : 3,34–7,62), le séminome p =0,001 (IC : 1,46–4,71) et le groupe de mauvais pronostic IGCCCG p =0,0001 (IC : 2,05–4,77). L’analyse multivariée a montré que les mêmes éléments étaient des facteurs prédictifs indépendants de survenue de GC avec respectivement p =0,0001 (IC : 2,67–7,26), p =0,005 (IC : 1,35–5,5) et p =0,001 (IC : 1,74–5,22).


Conclusion

La réalisation de procédures GC a été corrélée à la taille>5cm des MR-PC rétro-péritonéales, à l’appartenance au groupe IGCCCG de mauvais pronostic et à la nature séminomateuse de la tumeur testiculaire. Ces éléments doivent conduire les urologues à envisager une approche chirurgicale multidisciplinaire de ces patients.

Facteurs pronostiques de recoupes urétérales positives lors de la cystectomie pour tumeur vésicale
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 805-806


Objectifs

La cystectomie totale est le traitement de référence des tumeurs vésicales infiltrant le muscle. L’analyse des recoupes urétérales permet de s’assurer de l’absence de carcinome résiduel. Il n’existe pas de recommandations françaises spécifiques précisant les critères pronostics d’atteinte urétérale justifiant l’examen extemporané. Préciser les facteurs pronostiques d’atteinte tumorale des recoupes urétérales. Évaluer la sensibilité et la spécificité de l’examen extemporané.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique, portant sur 441 cystectomies (cystoprostatectomie ou pelvectomie antérieure) pour tumeur de vessie entre 1980 et 2013. Les paramètres étudiés étaient : âge, sexe, type histologique, stade, grade, localisation tumorale, présence de CIS, urétéro-hydronéphrose associée, nombre de résection précédent la cystectomie, analyse extemporanée et définitive des recoupes urétérales. Le suivi moyen était de 36,2 mois [12–255]. Les stades pathologiques étaient : 91pT2, 163pT3, 73pT4 parmi lesquels 111 patients étaient N+. L’âge moyen était de 65,3ans [35–87].


Résultats

L’extemporané des recoupes urétérales était proposé pour 178 unités rénales (173 négatives et 5 positives). L’examen définitif comprenait 566 unités rénales (542 négatives et 24 positives) et a toujours confirmé les résultats de l’extemporané (sensibilité et spécificité de 100 %). Du CIS était associé à la tumeur vésicale dans 12 % des cas (n =54). Une urétéro-hydronéphrose uni- ou bilatérale était présente dans 33,6 % des cas (n =148). En analyse univariée, seuls l’hydronéphrose (p =0,002) et la présence de CIS (p =0,06) étaient associés au risque de recoupes urétérales positives. La spécificité, la sensibilité, la VPN et la VPP de l’association urétéro-hydronéphrose-CIS pour le résultat de la recoupe urétérale était respectivement de 96 %, 33 %, 99 % et 14 %. En analyse multivariée seul le CIS était un facteur pronostique indépendant de recoupe urétérale positive (p =0,02) (OR=0,26 [0,08–0,80]).


Conclusion

L’absence de CIS et d’urétéro-hydronéphrose permet d’éliminer à 99 % le risque de recoupe urétérale positive et la nécessité d’un examen extemporané. La présence de CIS est le seul facteur indépendant de recoupe urétérale positive.

Faisabilité du Penile Cuff Test (PCT) en préopératoire des gestes de désobstruction prostatiques chez une population âgée
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 788-789


Objectifs

Sur le premier trimestre 2014, dans le but d’apprécier la faisabilité du PCT (cystomanométrie non invasive) en pratique clinique quotidienne, tous les patients hospitalisés pour un geste de désobstruction prostatique, ont été inclus.


Méthodes

Les données de pression et de débit étaient alors recueillies automatiquement sur le nomogramme modifié de l’ICS, le patient étant accompagné d’un urologue pour la mise en place du PCT. Cinquante-cinq patients ont été admis pour un geste de désobstruction prostatique. La moyenne d’âge était de 76ans [50–92]. Le volume prostatique moyen était de 60g [30–120]. Le score IPSS moyen était de 18,8/35 [7–31], l’index de qualité de vie moyen 4,78/6 [2–6].


Résultats

Dix-sept pour cent des patients ont pu faire le test dont 2 ont été non interprétables (volume mictionnel<100mL). Soixante pour cent présentaient une obstruction (volume moyen uriné : 152ml). Les échecs du test sont expliqués par : 13 % de troubles cognitifs sévères, 16 % absence d’envie d’uriner, 17 % de problèmes techniques lors de la procédure, 5 % de patients porteurs d’une sténose urétrale associée, 32 % avaient une sonde urétrale ou un cathéter sus-pubien. Le temps estimé pour la procédure dépassait en moyenne les 10minutes. Les patients éligibles au PCT ont évalué sa difficulté en moyenne à 7/10 sur une EVA (0=très difficile, 10=très facile).


Conclusion

Le PCT a été inadapté chez cette population (âgée, troubles cognitifs sévères, fréquence des rétentions préopératoire). Les patients ayant la capacité de le réaliser, ont jugé d’une utilisation simple. Cette étude préliminaire a mis l’accent sur le caractère primordial de sélectionner les malades, alors même que ce sont les patients fragiles qui pourraient en avoir le plus grand bénéfice.

FOXP3 est un marqueur tissulaire tumoral chez les patients neurologiques ayant une tumeur de vessie
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 828


Objectifs

L’expression de Foxp3 est corrélée à la progression tumorale dans différents types de tumeurs malignes à différenciation épidermoïde ainsi que dans les tumeurs de vessie (TV) chez les patients non neurologiques. Notre objectif était d’évaluer le rôle de Foxp3 dans les TV chez les patients ayant une vessie neurologique afin d’établir le rôle de l’inflammation dans la carcinogenèse urothéliale.


Méthodes

Des TV infiltrant et non infiltrant la musculeuse issues de patients ayant une vessie neurologique ont été analysées. L’expression de Foxp3 et de CD8 a été quantifiée dans le tissu tumoral et non tumoral par immunohistochimie. Une corrélation entre l’expression de Foxp3 et de CD8, d’une part, et le stade tumoral et la différenciation histologique, d’autre part, a été recherchée.


Résultats

Au total, 20 TV issues de patients neurologiques ont été incluses. L’âge médian était de 54,5ans (IQR 48,2–66,2). Les analyses histologiques ont montré que 65 % des tumeurs infiltraient la musculeuse. CD8 et Foxp3 étaient exprimées par 25 % des TV pTa, 71 % des TV pT3 et 100 % des TV pT4. Une augmentation de l’expression de Foxp3 était associée à un grade tumoral plus agressif et une différenciation tumorale atypique. En effet, les TV pTa bas grade n’exprimaient ni CD8 ni Foxp3. Quatre-vingt-trois pour cent des TV pT3-pT4 exprimaient Foxp3 et CD8 et les seules TV qui n’exprimaient pas Foxp3 étaient sarcomatoïde ou micropapillaires. L’expression de foxp3 était augmentée dans le tissu tumoral en comparaison avec le tissu non tumoral du même patient.


Conclusion

Un profil immunosuppresseur, médié par Foxp3 dans le tissu tumoral semble exister chez les patients neurologiques ayant une TV agressive. Les lymphocytes T régulateurs exprimant Foxp3 pourraient représenter de nouvelles cibles pour l’immunothérapie.

Grossesse et neuromodulation sacrée pour troubles vésico-sphinctériens : premiers résultats d’une étude nationale du comité de neuro-urologie de l’AFU
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 842


Objectifs

Réaliser un état des lieux en France sur la neuromodulation des racines sacrées (NMS) dans le cadre des troubles du bas appareil urinaire (TBAU) et grossesse.


Méthodes

Il s’agit d’une étude transversale réalisée à partir d’un questionnaire en ligne envoyé aux investigateurs du Registre National InterStim enCaptureTM. Un questionnaire devait être rempli par patiente enceinte après implantation. Une réponse négative était demandée si aucune patiente n’avait été enceinte. Les questions portaient sur : – l’indication et l’efficacité avant la grossesse ; – la désactivation et son impact sur les symptômes ; – les modalités d’accouchement ;– l’enfant ; – la réactivation du boîtier et son efficacité. L’objectif principal était de recenser le nombre de grossesses sous NMS pour TBAU. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’impact de la NMS sur la grossesse et inversement.


Résultats

Quarante-huit médecins ont été contactés, vingt-trois médecins ont répondu. Huit grossesses ont été recensées sur 6 centres. Les patientes avaient été implantées entre 2003 et 2011. Deux patientes n’étaient pas satisfaites par l’efficacité de la NMS avant la grossesse. Trois patientes avaient eu une grossesse avant l’implantation dont 2 par césarienne. Trois patientes ont éteint le boîtier avant d’être enceinte, toutes l’ont désactivé pendant la grossesse, avec récidive des symptômes. Quatre patientes ont eu une césarienne (2 pour atonie utérine), 3 ont accouché par voie basse et une est en cours, aucun problème néonatal n’a été signalé. Sept patientes ont réactivé leur boîtier, 50 % ont eu une dégradation de l’efficacité de la NMS.


Conclusion

Nous avons recensé 8 grossesses sous NMS pour troubles vésico-sphinctériens, il y a eu 4 césariennes, aucun problème néonatal, et l’efficacité de la NMS en post-partum s’est dégradée chez 50 % d’entre elles (Tableau 1).

HoLEP pour les prostates d’un volume supérieur à 100 g : étude multicentriques
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 881-882


Objectifs

L’énucléation prostatique au laser Holmium (HoLEP) est une technique validée pour le traitement endoscopique des gros adénomes prostatiques. Cette technique est encore peu utilisée en France mais commence à se développer pour les adénomes jusqu’à 80g. Nous présentons les résultats de 3 centres français pour des adénomes de plus de 100g.


Méthodes

De septembre 2011 à avril 2014, les patients de 3 services d’urologie français, avec un volume prostatique supérieur à 100g opérés par HoLEP ont été inclus rétrospectivement. Un résecteur laser double courant Ch 26 était utilisé avec une fibre laser 550microns et un générateur Holmium 100W. La technique de l’énucléation au laser Holmium est maintenant bien décrite et reproductible indépendamment du poids de l’adénome prostatique en associant un temps d’énucléation et de morcellation.


Résultats

Au total, 170 patients, d’âge moyen de 69,84ans ont été inclus. Le volume moyen préopératoire était de 126,93g(100–250). Quarante-trois pour cent des patients étaient sondés en préopératoire. Le volume réséqué était de 65,90g(11–160). La durée opératoire moyenne était 160,78 de (51–420) minutes. La durée moyenne de séjour était de 2,17 (0–7) jours. Deux patients ont nécessité une transfusion postopératoire. Deux patients ont bénéficié d’une conversion en RTUP, et pour un patient d’une adénomectomie voie haute pour un volume prostatique de 250g. L’IPSS est passé de 20,53 en préopératoire à 4,23 en postopératoire. Le débit maximal moyen était de 25,60ml/s en postopératoire.


Conclusion

L’énucléation prostatique au laser Holmium est une alternative qui doit remplacer à terme l’adénomectomie voie haute. Cette technique sûre et reproductible, peut être proposée chez des patients présentant des volumineux adénomes. La morbidité péri-opératoire et la durée d’hospitalisation sont significativement diminuées par rapport à l’adénomectomie, avec des résultats fonctionnels équivalents.

Impact de la consommation tabagique sur la récidive vésicale après néphro-urétérectomie totale pour tumeur de la voie excrétrice supérieure
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 845


Objectifs

La consommation tabagique est un facteur de risque connu de développer une tumeur de la voie excrétrice supérieure (TVES). L’objectif de notre étude était d’évaluer l’influence de la consommation tabagique sur la récidive vésicale des TVES traités par néphro-urétérectomie totale (NUT).


Méthodes

Nous avons mené une étude rétrospective incluant 519 patients ayant eu une NUT pour TVEUS. L’historique de la consommation tabagique comprenait le statut actuel, la quantité de cigarettes quotidiennes (cigarette par jour, cpj), la durée en années et la durée de cessation. La durée d’exposition cumulée a été définie comme suit : consommation légère-court terme (≤19cpj et ≤19,9années), modérée (combinaisons autres que légère-court terme et importante-long terme), et importante-long terme≥20cpj et≥20années). Des analyses uni- et multivariée ont évalué l’impact de la consommation tabagique sur la survenue d’une récidive vésicale.


Résultats

Au total, 190 patients (36 %) n’ont jamais fumé, alors que 205 (40 %) et 125 (24 %) étaient d’anciens fumeurs ou présents fumeurs, respectivement. Parmi les fumeurs, 42 (8 %), 185 (36 %), et 102 (20 %) avaient une consommation légère-court terme, modérée et importante-long terme, respectivement. Avec un suivi moyen de 37 mois, 152 patients (29 %) ont eu une récidive vésicale. La survie sans récidive vésicale à 2, 5 et 10ans était respectivement de 72±2 %, 58±3 %, et 51±4 %. En analyse multivariée, le statut tabagique actuel, la quantité (≥20cpj), la durée de consommation tabagique (≥20années) et les patientes ayant une consommation importante-long terme étaient associés à la survenue d’une récidive vésicale (p ≤0,01). Les patients ayant cessé de fumer depuis plus de 10ans avaient les mêmes risques que les patients n’ayant jamais fumé.


Conclusion

La consommation tabagique était significativement associée risque de survenue d’une récidive vésicale chez les patients ayant eu une NUT pour TVÊS. Un sevrage tabagique de plus de 10ans semble annuler ces effets. Nos résultats mettent en lumière la nécessité des programmes d’incitation à l’arrêt de la consommation tabagique chez les patients présentant une TVES.

Impact de la densité du PSA dans les critères d’inclusion d’un programme de surveillance active
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 869


Objectifs

Déterminer des facteurs prédictifs d’agressivité du cancer de prostate dans une population d’origine Afro-Caribéenne incluse dans une base prospective de surveillance active (SA).


Méthodes

Dans notre série prospective de 153 patients en SA, 36 patients ont été exclus car ne répondant pas aux critères SURACAP. Nous avons ensuite analysé les patients en arrêt de SA sur les critères biologiques et anatomo-pathologiques. Une analyse univariée, puis multivariée a été réalisée pour définir les facteurs prédictifs d’agressivité du cancer chez les patients en SA.


Résultats

L’analyse descriptive des patients en arrêt de SA (causes, anatomo-pathologie de la pièce de prostatectomie radicale) est résumée (Tableau 1). Des facteurs prédictifs d’aggravation du Gleason sur les pièces opératoires de patients en arrêt de SA ont été recherchés. En analyse univariée, la densité du PSA lors de la première biopsie est un facteur significativement lié à une aggravation du Gleason sur la pièce opératoire. L’âge, le PSA initial, le stade clinique (T2A versus T1C), le nombre de biopsies positives (2 versus 1), la longueur tumorale et le temps de doublement du PSA lors de la première biopsie ne sont pas significatifs. En analyse multivariée, la densité du PSA avant la première biopsie est le facteur prédictif indépendant (p =0,0083) d’aggravation du Gleason sur la pièce de prostatectomie radicale (Tableau 2).


Conclusion

Dans notre population d’origine Afro-Caribéenne, la densité du PSA avant les premières biopsies est un facteur prédictif indépendant d’agressivité du cancer chez les patients en arrêt de SA. Il serait peut-être intéressant de l’ajouter aux critères SURACAP.

Impact de la protrusion prostatique intra-vésicale dans la prédiction de résultat du sevrage de sonde après rétention aiguë d’urine : étude prospective de 60 cas
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 793


Objectifs

La protrusion prostatique intra-vésicale (PPI) est définie par la saillie intra-vésicale du lobe médian et/ou des lobes latéraux de la prostate. Nous évaluons l’impact de PPI dans la prédiction de résultat du sevrage de sonde après rétention aiguë d’urine (RAU).


Méthodes

Soixante patients porteurs d’une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) compliquée de RAU, nécessitant un sondage vésical, étaient inclus dans cette étude. Le sevrage de sonde était réalisé après 15jours de traitement α bloquant. La PPI était évalué à l’aide d’une échographie sus-pubienne et classée en 3 grades (grade 1 si≤5mm, grade 2 si 5–10mm et grade 3 si>10mm). L’échec de sevrage était défini comme l’absence d’une miction spontanée ou un volume résiduel/(volume résiduel+volume uriné)>50 %. Le taux d’échec de sevrage était corrélé à chaque grade de PPI.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 70,2ans (54–85). Le VP et l’indice de PPI moyens étaient respectivement de 58,3g (30–80) et 12,5mm (3–22,6). Le sevrage de sonde avait été possible chez 28 patients (46,66 %). Parmi les 60 patients, 15 (25 %) avaient une PPI de grade 1 ; 13 patients (21,66 %) un grade 2 et 32 patients (53,33 %) un grade 3. Le taux d’échec de sevrage était, respectivement, de 6,66 % (1/15), 7,69 % (1/13) et 84,37 % (27/32) dans les grades 1, 2 et 3. Le grade 3 de PPI est corrélé à un taux d’échec statistiquement significatif comparé au grade 1 (p =0,013) et au grade 2 (p =0,022).


Conclusion

La PPI peut être utilisée comme facteur prédictif du résultat de sevrage de sonde sous traitement α bloquant après RAU en rapport avec une HBP. Un indice de PPI>10mm est considéré comme facteur d’échec.

Impact de l’acquisition d’un urétéroscope souple sur le traitement des calculs du haut appareil urinaire chez l’enfant
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 810


Objectifs

Dans la prise en charge des calculs du haut appareil urinaire de l’enfant le Gold Standard reste la lithotritie extracorporelle (LEC). Apparue aux débuts des années 1990, l’urétéroscopie souple (URSS) est utilisé chez l’enfant depuis une dizaine d’années et représente une alternative à la LEC. Cette étude a évalué l’apport de l’URSS sur le traitement des calculs du haut appareil urinaire chez l’enfant.


Méthodes

L’ensemble des LEC et URSS réalisés par un centre hospitalo-universitaire entre 2000 et 2014 dans le traitement de calculs du haut appareil urinaire chez des enfants de 0 à 18ans ont été revus rétrospectivement. La population étudiée a été répartie en 2 groupes, le groupe 1 avant l’acquisition de l’URSS (2000–2008) et le groupe 2 après acquisition de l’URSS (2008–2014). Les données préopératoires et les résultats périopératoires ont été comparés entre les 2 groupes à l’aide des tests du &khgr;2 ou de Fisher pour les variables qualitatives et de Mann–Whitney pour les variables quantitatives.


Résultats

Trente-sept enfants ont été traités durant la période 1 et 32 durant la période 2. Les 2 groupes étaient comparables en terme d’âge (7,2 vs 8,1ans ; p =0,54), de taille du calcul la plus volumineux (15 vs 16,2mm ; p =0,56) et du nombre de calculs (1,4 vs 2 ; p =0,07) mais la somme des diamètres des calculs étaient plus importante dans le groupe 2 (16,9 vs 24,2mm ; p =0,048). Le taux de patients sans fragments résiduels était comparable entre les 2 groupes (69 % vs 63 % ; p =0,59), tout comme le nombre total de procédures (2,4 vs 2,5 ; p =0,78), la durée totale d’hospitalisation (2,7jours vs 2,9jours ; p =0,77), ou le nombre de complications par enfants (0,5 vs 0,7 ; p =0,25).


Conclusion

L’acquisition d’un URSS a permis de traiter des calculs plus complexes avec une efficacité comparable et sans augmenter la morbidité. L’absence d’amélioration des résultats post-opératoires entre les 2 périodes pourrait s’expliquer par une utilisation de l’URSS essentiellement en 2e intention après échec de LEC.

Impact de l’urétéroscopie souple et de la lithotripsie intrarénales sur la fonction rénale
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 887


Objectifs

À ce jour, aucune étude n’a évalué l’impact de la chirurgie endoscopique intrarénale sur la fonction rénale. Le but de cette étude était d’évaluer les modifications et de déterminer les facteurs associés à une détérioration de la fonction rénale après urétéro-renoscopie et vaporisation laser des calculs.


Méthodes

Une analyse rétrospective a été menée dans un centre unique entre janvier 2010 et juin 2013 sur les patients traités par urétéroscopie souple pour des calculs intrarénaux. L’évaluation du débit de filtration glomérulaire (DFG) était dérivée de l’équation du groupe d’étude Modification of Diet in Renal Disease (MDRD). La classification de l’insuffisance rénale chronique (IRC) selon la National Kidney Foundation a été utilisée pour classer les DFG en 5 groupes. Un changement vers un groupe plus ou moins favorable après urétéroscopie était considéré comme signicatif.


Résultats

Au total, 163 patients ont été inclus, 86 hommes (52,8 %) et 77 (47,3 %) femmes. L’âge médian était de 52,8±17ans. Avant la procédure, 24 (16,6 %), 7 (4,3 %) et 1 (0,6 %) patients avaient respectivement un niveau d’IRC classé 3a,3b et 4. Après un suivi médian de 15,5±11,5mois, le DFG médian n’était pas significativement différent (de 84,3±26,2 à 84,9±24,5ml/min (p =0,675)). Une détérioration et une amélioration significatives de la fonction rénale ont été observées chez 8 (4,9 %) et 23 (14,1 %) patients respectivement. En analyse univariée, les procédures multiples (p =0,023 ; HR : 5,4) et la présence d’ IRC préopératoire (p =0,011 ; HR : 6,8) était associés à une détérioration de la fonction rénale. Ces résultats n’étaient pas retrouvés en analyse multivariée.


Conclusion

La prise en charge des calculs rénaux par urétéroscopie souple semble avoir une influence favorable sur la fonction rénale, cependant, une attention particulière doit être portée aux patients subissant plusieurs procédures ainsi qu’à ceux présentant une insuffisance rénale pré-existente.

Impact du diamètre des fibres et du niveau d’énergie du laser Holmium sur la rétropulsion des calculs
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 897


Objectifs

Évaluer, grâce à l’analyse de vidéos haute vitesse, comment l’énergie de l’impulsion, le diamètre des fibres laser ainsi que tout autre évènement observable pouvaient influencer la rétropulsion des calculs traités par urétérorénoscopie souple et laser Holmium (URSS-L).


Méthodes

Des calculs artificiels ont été immergés dans une solution saline à l’intérieur d’un cylindre de polypropylène puis placé au contact d’une fibre laser, par laquelle une seule impulsion laser était émise. Trois générateurs différents ont été testés à des niveaux d’énergie variés (0,2 à 3,5J) avec chacun deux fibres de diamètre différent, une petite (200 à 273μm) et une grosse (550 à 600μm). La distance de déplacement du calcul a été mesurée à chaque essai. Toutes les expériences ont été enregistrées sur vidéo à haute vitesse pour en permettre l’analyse.


Résultats

Plus l’énergie (en Joules) est grande, plus le déplacement des calculs après l’impact laser initial est grand, quel que soit le type de générateur ou le diamètre de la fibre laser utilisé. À niveau d’énergie équivalent, une fibre de diamètre plus large (550 à 600μm) engendre un déplacement du calcul significativement plus grand, et ce, peu importe le niveau d’énergie ou le type de générateur. À l’analyse vidéo, lorsque la pointe du laser se trouve à l’intérieur d’un cratère dans le calcul, la rétropulsion est augmentée considérablement (jusqu’à 40 %). À des niveaux d’énergie élevés (2,0J ou plus), le déplacement soudain du calcul produit une onde de turbulence qui repousse le calcul encore plus loin que l’effet de rétropulsion seul.

Impact médico-économique de la résection transurétrale de vessie (RTUV) en lumière bleue utilisant la fluorescence pour le traitement des tumeurs de la vessie n’infiltrant le muscle (TVNIM) en France
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 847


Objectifs

L’impact médico-économique du diagnostic photodynamique après instillation d’hexylaminolevulinate (Hexvix©), au cours de la résection transuréthrale de la vessie (RTUV), par rapport à la RTUV conventionnelle en lumière blanche demandait à être précisé dans le système de soins français. Le but de ce travail était d’évaluer l’impact médico-économique de l’utilisation de la lumière bleue dans la prise en charge des TVNIM.


Méthodes

Un modèle de coût-utilité, fondé sur les données de la littérature et à défaut par dires d’experts, combinant un arbre décisionnel et un modèle de Markov a été utilisé pour simuler la prise en charge initiale suite à une première RTUV de tous nouveaux patients avec une TVNIM. Le critère de résultat du modèle était le nombre d’années de vie pondérées par la qualité de vie (QALY). L’évaluation économique portait sur les coûts directs.


Résultats

L’utilisation du diagnostic photodynamique entraînait une amélioration marginale des années de vie pondérées par la qualité de vie (0,075 QALY) et une réduction de 670€ des coûts induits par rapport à la prise en charge conventionnelle en lumière blanche (Fig. 1). Ainsi, la résection en lumière bleue était définie comme une stratégie dite « dominante » par rapport à la RTUV en lumière blanche.


Conclusion

Le modèle de l’étude a montré que la fluorescence en lumière bleue au cours de la RTUV était associée à une augmentation du nombre de QALY et à une réduction des dépenses de santé en France. Ce résultat est rare en oncologie. Cette analyse médico-économique confirme l’intérêt de l’hexylaminolevulinate dans la prise en charge initiale des TVNIM.

Impact pronostique de la prise en charge chirurgicale dans le corticosurrénalome malin à propos d’une série de 23 cas
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 884-885


Objectifs

Étude de l’impact de la qualité du geste chirurgical sur le pronostic des patients opérés d’un corticosurrénalome.


Méthodes

D’août 1996 à janvier 2010, 23 patients ont été opéré d’un corticosurrénalome (17 dans un CHU et 6 dans d’autres établissements). La prise en charge médicale postopératoire et le suivi ont été assurés par une même équipe d’endocrinologie au CHU. Il n’existait pas de différence sociodémographique entre les deux populations (âge, sexe, IMC, taille de la lésion. Une analyse de survie a été réalisée selon la méthode de Kaplan–Meyer, avec comparaison des groupes par le test du log rank.


Résultats

Quatre patients ont eu une évolution métastatique à distance (17 %), 6,25±8,5mois (1–19) après la chirurgie. Sept patients (30 %) ont eu une récidive de la maladie locale et à distance, survenues respectivement 12,7±11,1mois (1–33) et 16,7±19,8mois (4–60) après la chirurgie. En août 2010, 7 patients étaient vivants en rémission de leur maladie avec un recul moyen de 48,6±36,4mois (5–114). Les facteurs pronostiques de survie étaient le stade (p <0,001), le score de Weiss (p =0,002), la présence de marges chirurgicales positives (p <0,001), un âge inférieur à 55ans (p<0,001). Les patients opérés dans un autre centre avaient un taux de survie diminué (p =0,005).


Conclusion

En plus des facteurs pronostiques déjà décrits (stade, score de Weiss, marges positives, âge), nous avons observé que la qualité du geste chirurgical dans le corticosurrénalome avait un impact pronostique sur la maladie. Ce résultat plaide pour une prise en charge de ces tumeurs rares dans des centres experts.

Impact pronostique de l’indice de masse corporelle sur le devenir oncologique des patients atteints d’une tumeur de la voie excrétrice traités par néphro-urétérectomie totale
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 845


Objectifs

La relation entre indice de masse corporelle (IMC) et la survenue/impact pronostique des tumeurs urothéliales est peu investigué. Nous avons voulu évaluer l’association entre IMC et le devenir oncologique des patients présentant une tumeur de la voie excrétrice supérieure (TVES).


Méthodes

Les données de 237 patients consécutifs ont été collectées. L’impact de l’IMC sur la récidive tumorale, la mortalité spécifique et globale ont été analysés à l’aide de modèles uni et multivarié́s de régression de Cox en stratifiant les patients selon 3 groupes d’IMC : normaux (<25), surpoids (25–29) et obèses (≥30kg/m2).


Résultats

Parmi les 237 patients, 38 %) étaient en normo-poids, 42 % étaient en surpoids et 20 % étaient obèses au moment de la NUT. Avec un suivi moyen de 44 mois (24–79), 53 patients (22,4 %) ont présenté un récidive tumorale, 85 patients (35,9 %) une récidive vésicale, et 44 patients (18,6 %) sont décédés en rapport avec la TVES. En analyse multivarié́e après ajustement sur les facteurs pronostiques cliniques et anatomopathologiques classiques (âge, le stade tumoral, le grade tumoral, la présence d’emboles tumoraux, la présence de CIS concomitant, le statut ganglionnaire et l’administration de chimiothérapie adjuvante), l’IMC était associé à un plus haut risque de récidive tumorale (risque relatif 3,23, 95 % IC 2,3–6,6, p <0,001) et de mortalité spécifique (Risque relatif 3,84, 95 % IC 2,8–6,5, p <0,001).


Conclusion

L’obésité est associée à un pronostic défavorable pour les patients porteurs d’une TVES traitée par NUT. Il paraît primordial de s’intéresser à ces facteurs de risque modifiables afin d’améliorer les résultats oncologiques dans les TVES.

Impact pronostique de l’indice de masse corporelle sur le devenir oncologique des patients atteints d’une tumeur de vessie infiltrant le muscle traités par cystectomie totale
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 805


Objectifs

Évaluation de l’impact de l’indice de masse corporelle (IMC) sur l’agressivité des tumeurs de vessie (TV) et la survenue d’une récidive tumorale et d’un décès lié à la TV.


Méthodes

Les données étaient collectées à partir de données de 701 patients traités par cystectomie associée à une lymphadenectomie pelvienne pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle. Les effets de l’IMC sur la récidive tumorale, la mortalité spécifique et globale ont été analysés à l’aide de modèles uni- et multivariés (regression de Cox) en identifiant 3 groupes d’IMC (<25 ; 25–29vs≥30kg/m2).


Résultats

Parmi les 701 patients, 275 (39,2 %) avaient un IMC normal, 280 (39,9 %) étaient en surpoids (IMC=25–30) et 146 (20,8 %) étaient obèses au moment de la chirurgie (IMC>30). Avec un suivi moyen de 44 mois (écart interquartile 23–73), 163 patients (23,3 %) ont présenté une récidive tumorale et 127 (18,1 %) sont décédés de la TV. En analyse multivariée après ajustement sur les facteurs pronostiques cliniques et anatomopathologiques classiques, l’IMC était associé à un plus haut risque de survenue d’une récidive tumorale (p =0,024, risque relatif=1,58 IC 95 % (1,06–2,34)) et d’une mortalité spécifique ((p =0,04, risque relatif=1,58 IC 95 %(1,007–2,475)). À 5ans, les survies sans récidive et spécifique étaient respectivement de 61 %/66 % chez l’obèse versus 74 %/78 % pour les patients en surpoids et 76 %/80 % pour les patients avec un IMC<25 (Fig. 1)


Conclusion

L’obésité apparaît être un facteur pronostic indépendant du devenir oncologique des patients après cystectomie totale. Il est primordial de s’y intéresser en préopératoire du fait de son caractère modifiable.

Impact pronostique du sexe féminin sur le devenir oncologique des patients atteints d’une tumeur de vessie infiltrant le muscle traités par cystectomie totale
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 805


Objectifs

Nous avons voulu évaluer l’impact pronostic du sexe féminin sur le devenir oncologique des patients ayant une tumeur de vessie infiltrant le muscle traités par cystectomie totale.


Méthodes

Les données étaient collectées à partir de données de 701 patients traités par cystectomie totale associée à une lymphadenectomie pelvienne pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle. L’impact du sexe sur la récidive tumorale, la mortalité spécifique et globale ont été analysés à l’aide de modèles uni- et multivariés de régression de Cox.


Résultats

Parmi les 701 patients, il y avait 553 hommes (78,9 %) et 148 femmes (21,1 %). Avec un suivi moyen de 44 mois (écart interquartile 23–73), 163 patients (23,3 %) ont présenté une récidive tumorale et 127 (18,1 %) sont décédés liés à la tumeur de vessie. En analyse multivariée, après ajustement sur les facteurs pronostiques cliniques et anatomo-pathologiques classiques (âge, stade tumoral, grade tumoral, présence d’embols tumoraux, présence de CIS concomitant, statut ganglionnaire), le genre féminin était un facteur pronostique indépendant associé à la survenue d’une récidive tumorale (p =0,01 ; RR=1,80 ; IC 95 %=1,26–2,56) et d’une mortalité spécifique (p =0,01 ; RR=2,60 ; IC 95 %=1,76–3,82).


Conclusion

Le sexe féminin apparaît être un facteur pronostic indépendant du devenir oncologique des patients après cystectomie totale. Il semble pertinent de s’y intéresser pour proposer à l’avenir des traitements plus adaptés au pronostic de chaque patient.

Impact psycho-sexuel de la maladie de la Lapeyronie
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 872


Objectifs

Étudier les facteurs influençant la souffrance psychologique et sexuelle chez les patients qui ont une maladie de la Lapeyronie.


Méthodes

Entre 2012 et 2013, les patients consultant dans notre institution pour une maladie de Lapeyronie ont prospectivement été évalués à l’aide des questionnaires Érectile Hardness Score (EHS), Échelle Visuelle Analogique (EVA), l’International Index of Erectile Function (IIEF5), Attitudes Professionnelles des Médecins Généralistes (APMG), et une échelle de Likert à 5 niveaux pour mesurer l’impact psychologique chez l’homme et sa partenaire. Des analyses univariées et multiparité ainsi qu’une analyse des composantes multiples (typologies) ont été réalisées.


Résultats

Trente-six patients ont été inclus. Parmi eux, 66,7 % des patients avaient modifié leur sexualité et 86,1 % ont évoqué un problème émotionnel. Les hommes souffraient plus que leur partenaire (p =0,0001). Sur l’ensemble, 52,8 %, 38,9 %, 8,3 % avaient respectivement exprimé comme priorité « récupérer une verge droite en érection », « garder la longueur actuelle » et « ne pas avoir des troubles d’érection ». Deux typologies des patients :<40 ans–célibataires – sans troubles érectiles – une priorité à la rectitude » et>40 ans – en couple – des difficultés érectile – priorité à la récupération de l’érection » ont été caractérisées (Fig. 1). En analyse multivariée, la « consultation précoce » avec un médecin (p =0,028) et « attente de rectitude » (p =0,064) étaient significatifs pour le retentissement sexologique.


Conclusion

Cette étude a mis en évidence que « l’image de soi » et la « fonction » érectiles sont des aspects significatifs de retentissement psycho-sexuel de la maladie de Lapeyronie. Cependant, les attentes thérapeutiques sur la rectitude pénienne semblent prioritaires par rapport au maintien de la longueur. Par ailleurs, la souffrance est significativement corrélée avec le nombre de consultations médicales.

Index des auteurs
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 903-909




 

Influence de la classification de l’ISUP 2005 sur la concordance du score de Gleason des biopsies de prostate et des pièces de prostatectomie totale
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 811-812


Objectifs

La conférence de l’ISUP en 2005 a modifié les modalités d’établissement du score de Gleason et a ainsi modifié la stadification histologique des cancers de la prostate. L’objectif de cette étude était d’analyser la concordance du score de Gleason des biopsies prostatiques et des pièces de prostatectomie totale avant et après la classification de l’ISUP 2005.


Méthodes

Les scores de Gleason des biopsies de prostate et des pièces de prostatectomie totale de 3334 patients opérés de 1994 à 2013 ont été comparés (corrélation, sous ou sus stadification) avant et après 2005. Les analyses statistiques ont été réalisées à l’aide de test de Chi2.


Résultats

Avant l’ISUP 2005, il y avait une corrélation parfaite, une sous-stadification et une sus-stadification entre le score de Gleason des biopsies et celui des pièces de prostatectomie dans, respectivement 39,2 %, 55 % et 5,8 %. Après l’ISUP 2005, ces résultats étaient respectivement de 45,7 %, 48,6 % et 5,7 %. Les différences étaient significatives pour la concordance (p <0,05) et la sous-stadification (p <0,05) du score de Gleason mais ne l’étaient pas pour la sur-stadification (p =0,93).


Conclusion

La classification ISUP 2005 améliore la corrélation entre le score de Gleason des biopsies et celui des pièces de prostatectomie totale et diminue le risque de sous-stadification. Elle devrait permettre d’améliorer les résultats de la prise en charge du cancer de la prostate.

Influence du dénudage et du type de ciseaux de clivage sur le résultat de la lithotripsie
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 794


Objectifs

La préparation de l’extrémité de la fibre laser avant le commencement des procédures de lithotripsie réalisées par laser est d’usage courant. Les auteurs ont évalué si la préparation avec des outils spéciaux a une influence sur le résultat de la lithotripsie.


Méthodes

Les extrémités des fibres laser (272μm) ont été dénudées ou laissées inchangées, puis coupées avec des ciseaux en métal ou en céramique. Les expériences de lithotripsie par laser ont été réalisées en utilisant, un système automatisé de test de fragmentation du laser (pierres artificielles tendres et dures) avec les réglages suivants de lithotripteurs : haute fréquence-énergie d’impulsion faible (HaFr-BaEI, 20Hzx0,5J) et basse fréquence-haute énergie d’impulsion (BaFr-HaEI, 5Hzx2,0J). Le volume éliminé a été mesuré et les extrémités des fibres laser ont été photographiées avant et après.


Résultats

Des volumes d’ablation significativement plus élevés ont été obtenus quand les fibres étaient laissées recouvertes, le dénudage de la fibre a toujours entraîné une réduction du volume d’ablation (p <0,00001), quels que soient le type de pierre et les réglages du lithotripteur. Aucune différence n’a été constatée entre les ciseaux en métal et les ciseaux en céramique pour ce qui concernait les fibres revêtues (p =0,16), Le volume d’ablation a augmenté avec un matériau en pierre plus tendre et avec le réglage BaFr-HaEI, pouvant même dans certains cas être multiplié par trois (p <0,00001). Une plus grande dégradation de l’extrémité de la fibre a été observée avec les fibres laser dénudées, une pierre plus dure et les réglages BaFr-HaEI.


Conclusion

Les extrémités recouvertes des fibres laser ont entraîné de meilleurs résultats de lithotripsie. Les ciseaux en métal sont aussi bons que les ciseaux en céramique, onéreux. Le message est donc de ne pas dénuder les fibres laser et de les couper avec des ciseaux classiques en métal.

Intérêt de la conservation rénale en milieu saturé en argon, en normothermie et en hypothermie chez le rat
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 801


Objectifs

L’argon, gaz noble, aurait un effet organoprotecteur sur les lésions d’ischémie. L’objectif de cette étude a été de déterminer les effets de la conservation de transplants rénaux chez le rat dans une solution de conservation saturée en argon en fonction de la température, sur la survie, la fonction rénale et sur les lésions histologiques d’ischémie-reperfusion.


Méthodes

Trente-cinq rats Sprague-Dawley males syngéniques ont été utilisés pour réaliser une transplantation rénale orthotopique avec exclusion des reins natifs. Ils ont été répartis en quatre groupes expérimentaux : air/4°C, air/22°C, argon/4°C et argon/22°C. Les transplants étaient conservés 6heures dans une solution de conservation saturée en argon ou en air, en hypothermie ou à température ambiante (TA). Les animaux ont été observés sur une période de 14jours puis sacrifiés et les transplants prélevés. Nous avons étudié la survie, la clairance de la créatinine, la diurèse des 24h, l’albuminurie et les lésions histologiques d’ischémie-reperfusion.


Résultats

La survie censurée était significativement plus élevée dans les groupes en hypothermie (6 rats sur 8 : 75 % versus 2 rats sur 15 : 13 % ; p =0,0038). La fonction rénale était meilleure dans le groupe argon/4°C : clearance de la créatinine 0,4ml/min/100g par rapport aux groupes air/4°C, air/TA et argon/TA (respectivement 0,21 ; 0,15 et 0,11). La diurèse des 24h était plus physiologique dans le groupe argon/4°C : 18ml alors qu’elle était respectivement de 28,7, 46 et 54 dans les groupes air/4°C, air/TA et argon/TA. L’albuminurie était à 33,73mg/L dans le groupe argon/4°C et à 73,83 ; 108,6 et 113,4, respectivement dans les groupes air/4°C, air/TA et argon/TA. Ces résultats n’étaient pas significatifs. En microscopie optique, les transplants du groupe Argon à 4°C avaient majoritairement une meilleure conservation de la morphologie rénale.


Conclusion

Dans les limites de notre étude, la conservation de transplants rénaux chez le rat dans une solution de conservation saturée en argon en hypothermie a amélioré la survie, la fonction rénale et a diminué les lésions d’ischémie-reperfusion. L’éventuel effet bénéfique de la conservation d’organes dans l’argon chez l’humain est en cours d’évaluation.

Intérêt de la surveillance scannographique après cystectomie pour cancer
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 808


Objectifs

Une surveillance après cystectomie pour cancer est recommandée par la plupart des sociétés savantes mais il n’existe pas de consensus sur sa durée ou sur le type d’examens à réaliser. Les données de la littérature sur ce sujet sont rares. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact d’une surveillance scannographique systématique et prolongée.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été conduite. Tous les patients traités par cystectomie radicale pour tumeur de vessie entre 1990 et 2010 ont été inclus. Le protocole de surveillance postopératoire incluait un scanner thoraco-abdomino-pelvien 2 fois par an pendant 2ans puis une fois par an à vie. La survie spécifique entre le groupe des patients dont la récidive était diagnostiquée cliniquement au stade symptomatique (SYMPTO) et le groupe des patients chez qui la récidive était diagnostiquée au stade asymptomatique sur l’imagerie de surveillance (ASYMPTO) a été comparée par le test de log-rank.


Résultats

Parmi les 331 patients traités par cystectomie radicale avec un suivi médian de 25 mois, 48,5 % des patients ont présenté une récidive. Cinquante pour cent des récidives survenaient durant les 6 premiers mois et 75 % durant la première année. Seul 8 % des récidives survenaient à plus de 3ans. Chez les patients en vie sans récidive à 3ans seul 7,2 % récidivaient de leur carcinome urothélial. Les récidives de l’urètre et du haut appareil représentaient 45 % récidives à plus de 3ans. La survie spécifique était supérieure dans le groupe ASYMPTO par rapport au groupe SYMPTO (à 5ans : 32,1 % vs 15,7 %) mais cette différence était non significative (p =0,1).


Conclusion

La surveillance scannographique systématique après cystectomie pour cancer pourrait apporter un bénéfice de survie. Toutefois les récidives après 3ans étant très rares (8 %), la surveillance radiologique au-delà de ce délai parait très discutable (Fig. 1).

Intérêt de la technique isotopique du ganglion sentinelle associée aux outils préopératoires de prédiction du risque d’envahissement ganglionnaire dans le cancer de la prostate : à propos de 200 patients
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 785-786


Objectifs

L’objectif de cette étude prospective est de tester 3 différents nomogrammes, Briganti [11Briganti A., et al. Eur Urol 2012 ;

Cliquez ici pour aller à la section Références], Cagiannos [22Cagiannos I., et al. J Urol 2003 ;

Cliquez ici pour aller à la section Références] et Roach [33Roach M., et al. Int J Radiat Oncol Biol Phys 1994 ;

Cliquez ici pour aller à la section Références] et de développer un modèle simple d’évaluation de la probabilité d’atteinte ganglionnaire métastatique pour des patients à risque intermédiaire ou élevé traités par curage pelvien extensif et détection isotopique sentinelle.


Méthodes

Au total, 202 patients consécutifs ont été inclus. Une analyse multivariée à recherché un ou des facteurs prédictifs d’une atteinte ganglionnaire métastatique (N+). L’exactitude des différents nomogrammes, paramètres prédictifs isolés et d’un modèle combinant les paramètres prédictifs, a été réalisée par une analyse de l’aire sous les courbes Receiver Operating Characteristics (ROC). Nous avons déterminé, pour les meilleurs outils, les meilleurs seuils associés à la valeur prédictive négative (VPN) optimale associée à une absence de faux négatifs en technique isotopique sentinelle pour aider le clinicien à décider de la réalisation ou non du curage extensif.


Résultats

Trente-cinq patients N+ (17,2 %) et nombre médian de 5 SLN retirés [3–8]. Le premier chiffre de Gleason et le pourcentage de biopsies positives étaient des facteurs prédictifs du statut ganglionnaire N+ conduisant à un modèle prédictif à 2 variables. Les meilleures exactitudes (courbes ROC) étaient de 81,39 et 81,80 % pour le nomogramme de Briganti1 et notre modèle respectivement. Pour le nomogramme de Briganti1, le seuil avec la meilleure VPN était<5 %, évitant le curage pelvien extensif chez 53 % (108/202) des patients mais péjoratif pour 3 patients N+ inattendus (8,6 %) tous détectés par la technique sentinelle. Pour notre modèle, le meilleur seuil était<10, ne laissant aucun patient N+ grâce à une détection positive sentinelle (4 patients=11,4 %) et en évitant un curage pelvien extensif chez 52 % (105/202) des patients.


Conclusion

La technique du ganglion sentinelle permet de pallier « aux cas oubliés » par le nomogramme de Briganti1 ou notre modèle prédictif avec un nombre limité de ganglions prélevés (sentinelles).

Intérêt de l’échographie 3D et fusion d’image IRM pour le diagnostic du cancer de la prostate
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 812-813


Objectifs

Démontrer la supériorité diagnostique des biopsies dirigées par rapport aux biopsies systématisées réalisées avec utilisation de la fusion IRM/ETR 3D.


Méthodes

Étude rétrospective, monocentrique, entre janvier 2010 et mars 2013, réalisée sur 179 patients adressés pour réalisation de biopsie prostatique. Tous ont bénéficié d’une IRM avant les biopsies. En cas de lésion suspecte à l’IRM, une fusion d’image IRM/ETR 3D (Urostation™, Koelis, France) était réalisée ainsi que des BD. Un cancer était cliniquement significatif en cas de score de Gleason≥7 et/ou d’une longueur de cancer≥5mm sur une biopsie. Les variables étudiées étaient : la positivité des biopsies (présence d’adénocarcinome en anatomopathologie), la présence de cancer cliniquement significatif ainsi que le score de suspicion en imagerie.


Résultats

Au total, 173 patients ont eu des BD avec fusion d’image. Cent six sur 179 patients (59 %) avaient des biopsies positives. Les BS étaient positives dans 11 % des cas versus 56 % pour les BD (p <0,001). Les BD permettaient une détection de cancer cliniquement significatif plus importante que les BS (58 % vs 36 %, p <0,001). Les BD détectaient une longueur maximale de cancer plus importante que les BS (6.8mm vs 2.8mm, p <0,001). Les BD permettaient de trouver un cancer cliniquement significatif plus fréquemment qu’avec une BS, quel que soit le score de suspicion en imagerie (OR : 3,72 [2–6,95]). Si l’IRM et l’ETR 3D étaient suspectes, il existait un risque plus élevé d’avoir un cancer cliniquement significatif (OR : 2,73 [1,3–5,42]).


Conclusion

Les BD avec fusion IRM/ETR 3D permettent une meilleure détection et caractérisation du cancer de la prostate. Leur intérêt dans l’indication des traitements par surveillance ou des traitements partiels doit être évalué (Fig. 1).