Base bibliographique

Sommaire :

Étude de l’amélioration du contrôle de la stabilité hémodynamique peropératoire de la surrénalectomie laparoscopique pour phéochromocytome
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 886


Objectifs

Étudier l’évolution sur une période de 17ans de la stabilité hémodynamique peropératoire de la surrénalectomie laparoscopique pour phéochromocytome.


Méthodes

Nous avons comparé les résultats sur 2 périodes : (1) 1996–2005, et (2) 2009–2013. Au total, 23 phéochromocytomes chez 20 patients ont été traités durant la première période, et 42 durant la 2e période. Les paramètres étudiés étaient durée opératoire, pertes sanguines, pression artérielle systolique maximale, pression artérielle systolique minimale et l’instabilité hémodynamique évaluée à l’aide de la formule (PAS max–PAS min)/PAS max.


Résultats

La durée opératoire moyenne a diminué de 156minutes (105–224) à 113minutes (50–270) (p =0,0001). Les pertes sanguines moyennes ont diminué de 58mL (0–300) à 39mL (0–400) (p =0,008). La proportion de patients ayant eu un pic de PAS>220mmHg a diminué de 15 % à 7 % (p =0,047). Parallèlement, la proportion de patients ayant eu un pic de PAS<60mmHg a diminué de 20 % à 2 % (p =0,05). La stabilité hémodynamique a été améliorée, avec un rapport (PAS max–PAS min)/PAS max passé de 0,59±0,1 à 0,52±0,1 (p =0,02).


Conclusion

Les progrès anesthésiques et chirurgicaux, et l’expérience acquise dans les centres experts ont permis d’améliorer la stabilité hémodynamique de la chirurgie laparoscopique pour phéochromocytome.

Étude des effets des acides gras insaturés et du tissu adipeux péri-prostatique sur des cellules tumorales de prostate
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 784-785


Objectifs

L’alimentation et obésité ont été impliquées dans la progression du cancer prostatique. Certaines études suggèrent que les cellules tumorales et le tissu adipeux péri-prostatique (TAPP) pourraient interagir par le biais de molécules, telles que les acides gras ou les adipokines. L’objectif est d’analyser l’effet d’acides gras insaturés présents dans l’alimentation et de milieux conditionnés par du TAPP, sur trois lignées de cancer prostatique.


Méthodes

Les effets de 3 acides gras [Acide arachidonique (AA), acide oléique (AO), acide docosahexaénoïque (DHA), et de milieux conditionnés par du tissu adipeux péri-prostatique (TAPP)] provenant de patients (n =10) opérés pour un cancer de prostate, ont été testés sur les lignées LNCaP, DU 145 et PC-3. La migration a été analysée sur chambre de Boyden, la prolifération par test WTS et immunohistochimie (Ki67), et l’expression de molécules d’adhésion impliquées dans la migration (syndecan, E-cadhérine) par immunohistochimie. Les effets du TAPP ont été corrélés au score de Gleason et à l’indice de masse corporelle (IMC)


Résultats

Les acides gras influent significativement sur la migration cellulaire (augmentée par l’AA, diminuée par le DHA), et sur l’expression de molécules d’adhésion (syndecan et E-cadhérine diminuées par l’AA, augmentées par le DHA). Ils n’ont toutefois aucun effet significatif sur la prolifération cellulaire. Nous n’avons pas retrouvé d’effet des milieux conditionnés sur la migration, mais ceux provenant de patients obèses (IMC>30) augmentent la prolifération cellulaire.


Conclusion

Les effets pro-migratoire de l’AA et anti-migratoire du DHA sont en accord avec le rôle « protecteur » des oméga-3 observés dans d’autres types de cancers. De plus, l’incidence sur la prolifération de TAPP provenant de patients obèses confirme l’association entre obésité et cancer de prostate agressif.

Étude exploratoire de l’activité de l’ELSSr (PERMIXON ® ) et de la Tamsulosine sur les biomarqueurs de l’inflammation dans le traitement des troubles urinaires liés à l’hyperplasie bénigne de la prostate
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 793


Objectifs

De nombreuses études montrent que l’inflammation pourrait jouer un rôle clé dans le développement des symptômes liés à l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP). Cette étude exploratoire multicentrique, randomisée à double insu (groupes parallèles), a pour critère principal l’évaluation de l’impact de l’extrait hexanique lipido stérolique de Serenoa repens (ELSSr, Permixon®) et de Tamsulosine (TAM) sur les biomarqueurs de l’inflammation chez des patients souffrant d’HBP.


Méthodes

Deux cent six patients répondant aux critères d’inclusion ont été randomisés (V2), après une période de 28jours sans traitement, pour recevoir chaque jour pendant 3 mois soit l’ELSSr 160mg b.i.d soit Tamsulosine LP 0,4mg o.a.d. Après massage prostatique par toucher rectal, les cellules prostatiques desquamées sont récupérées dans le jet des premières urines avant traitement à V2, et après à 30jours (V3) et à 90jours (V4). Après extraction de l’ARN de ces cellules, l’expression de 29 marqueurs de l’inflammation, potentiellement impliqués dans le processus biologique de l’HBP, ont été analysés par PCR (Polymerase Chain Reaction) quantitative.


Résultats

L’activité de l’ELSSr versus TAM entre V2 et V4 a été évaluée au regard de la régression (défini par une augmentation de la sous-expression du marqueur) et de la progression (défini par une réduction de la surexpression). Parmi les marqueurs de l’inflammation exprimés à V2 chez plus de 30 % des patients, l’effet de l’ELSSr est supérieur à celui de TAM, en termes de régression et de progression pour 9 marqueurs (CAT, CCL2, IL8, HIF1A, MIF, NFKB1, PTGES3, PTPRC, STAT3), alors que l’effet de TAM est plus marqué uniquement pour 2 marqueurs (IL1B, PTGS2). De plus, certains marqueurs, notamment CCR7, qui ne sont pas exprimés à V2 le sont à V3 et/ou V4 chez des patients traités avec TAM ce qui n’est pas le cas chez ceux traités avec l’ELSSr.


Conclusion

Cet essai clinique exploratoire montre que Permixon® réduit efficacement l’expression des marqueurs de l’inflammation, et permet également de mieux comprendre l’activité anti inflammatoire spécifique de ce produit. Ainsi l’inflammation peut être diminuée voire prévenue par le traitement avec Permixon®, un avantage spécifique de ce produit indiquée dans le traitement de l’HBP.

Étude multicentrique de l’histologie des masses résiduelles des tumeurs germinales après chimiothérapie : existe-t-il des facteurs prédictifs ?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 864


Objectifs

La répartition des masses résiduelles des tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS) après chimiothérapie est 10 % de tissu tumoral actif, 30 à 40 % de tératome et 40 à 50 % de nécrose. Certaines composantes histologiques de la pièce d’orchidectomie semblent prédictives de la nature des masses résiduelles. L’objectif de cette étude était de déterminer quels sont ces facteurs prédictifs.


Méthodes

Cette étude multicentrique (11 centres) rétrospective, a porté sur tous les patients aux antécédents de TGNS ayant eu un curage rétro-péritonéal de masses résiduelles post-chimiothérapie entre octobre 1995 et janvier 2014. Les données étaient recueillies sur dossier. Les types histologiques relevés sur la pièce d’orchidectomie étaient la présence de tératome, de carcinome embryonnaire majoritaire, de tumeur vitelline, de choriocarcinome et l’invasion lympho-vasculaire (LVI). Ils étaient comparés à l’histologie du curage (nécrose, tératome ou tumeur active). Une étude multivariée par régression logistique était menée pour déterminer si ses facteurs étaient prédictifs de l’histologie du curage.


Résultats

Au total, 211 patients ont été inclus avec un âge moyen de 34,5ans (20–63). La répartition des curages était : 102 (48,3 %) tératomes, 84 (39,8 %) nécroses et 25 (11,8 %) tumeurs actives. Cinquante-neuf patients (57,8 %) avaient du tératome sur la tumeur primitive et sur le curage. Tumeur vitelline et choriocarcinome étaient présents chez respectivement chez 24 (28,6 %) et 12 (14,3 %) patients avec nécrose. Carcinome embryonnaire majoritaire et LVI étaient présents respectivement chez 3 (12 %) et 13 (52 %) patients avec tumeur active. L’association absence de tératome (p <0,0001) et nécrose était statistiquement significative. Les facteurs statistiquement significatifs pour prédire la présence de tumeur active étaient l’invasion lympho-vasculaire (p =0,007) et le carcinome embryonnaire majoritaire (p =0,010) et pour le tératome, présence de tératome (p =0,002), tumeur vitelline (p =0,035) et absence de LVI.


Conclusion

Ces résultats confirment les données de la littérature sur les facteurs prédictifs de la nature des masses résiduelles, sauf concernant la tumeur vitelline, supposée être prédictive de la présence de nécrose. La connaissance de ces facteurs pourrait être intéressante pour sélectionner les patients à opérer et surveiller ceux ayant des petites masses résiduelles et des facteurs prédictifs de nécrose.

Étude multicentrique sur la distribution des scores d’AMICO et CAPRA au diagnostic et sur la prise en charge des patients classés à faible risque
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 784


Objectifs

Les controverses sur le dépistage, le sur-traitement du cancer de la prostate, et la non-recommandation de dépistage par l’HAS en 2010 ont potentiellement modifié le profil des stades au diagnostic et la prise en charge. Notre étude a pour but de refléter la distribution des scores pronostiques au diagnostic et les attitudes thérapeutiques proposées aux patients classés « à bas risque de progression ».


Méthodes

Pour toutes les biopsies positives de prostate (BP) faites en 2012 et 2013, dans 5 centres français, les caractéristiques clinico-pathologiques requises pour calculer les scores pré-thérapeutiques de d’AMICO et de CAPRA ont été renseignées. Ces données ont été complétées par le recueil des longueurs tumorales maximales. Pour les groupes « à faible risque » (dans les deux classifications), la prise en charge réalisée a été collectée (surveillance, curiethérapie, prostatectomie, radiothérapie, hormonothérapie, autres). Une étude statistique descriptive et comparative (chi2) a été réalisée.


Résultats

Un total de 1266 BP a été inclus. L’âge médian était de 66ans, le PSA médian pré-biopsiques de 8ng/ml. Trente-sept pour cent des patients étaient du groupe de d’AMICO de faible risque, 34,4 % de risque intermédiaire, 15,6 % de risque élevé et 13 % étaient métastatiques. Cinquante-deux pour cent des patients avaient un CAPRA score de faible risque, 27 % de risque intermédiaire, et 21 % de haut risque ou métastatiques. La gravité au diagnostic augmente avec l’âge (p <0,0001 ; Fig. 1). En accord avec les recommandations AFU, en cas de CAPRA score<3 ou d’AMICO-1, la prostatectomie est le traitement majeur pour les<65ans, vs une surveillance ou une radiothérapie chez les>75ans (Fig. 2). La prise en charge des bas risque varie significativement entre les centres (p <0,001).


Conclusion

Chez les<75ans à bas risque, une attitude souvent chirurgicale est retrouvée. L’hétérogénéité de prise en charge, nécessite des marqueurs prédictifs pour stratifier/rationnaliser les traitements. Une attitude plus attentive ou curative par radiothérapie, chez les>75ans, est retrouvée indépendamment de leur groupe à risque (pourtant groupe aux scores « mauvais pronostic » le plus élevé, témoignant d’un retard diagnostic).

Étude PROPIL, résultats à 12 mois : évaluation de l’évolution de l’épaisseur nécrotique par échographie de contraste et IRM prostatiques après photovaporisation prostatique (PVP) par laser GREENLIGHT-XPS ® et de la corrélation aux sign...
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 880-881


Objectifs

Les objectifs étaient de mesurer la nécrose après une PVP en échographie de contraste endorectale (ECUS) et en IRM et d’évaluer une corrélation entre la persistance des signes urinaires de la phase de remplissage et cette zone de nécrose.


Méthodes

C’est une étude prospective sur douze patients opérés d’une PVP par laser GREENLIGHT-XPS®. L’ECUS (modes B puis contraste) a été réalisé en préopératoire, post-opératoire puis à 1–6–12 mois avec mesure en mode B : largeur et volume prostatiques, diamètre de la cavité de vaporisation (DC) ; et en mode contraste : largeur prostatique, diamètre de la zone dévascularisée (DD). Il a été mesurée l’épaisseur nécrotique [EN=(DD–DC)/2]. Les IRM ont été réalisées en pré-opératoire, à 1–6–12mois, elles ont évalué la largeur et le volume prostatiques, et caractériser l’aspect tissulaire/liquidien de la cavité de vaporisation ainsi que la présence ou non d’un liseré inflammatoire (Fig. 1).


Résultats

Les patients étudiés avaient des caractéristiques préopératoires habituelles. L’ensemble des résultats d’imagerie est reporté dans le tableau 1. Les valeurs étaient similaires en échographies et en IRM. La zone nécrotique était mesurée à 9mm [3–17] en postopératoire et à 6mm [0–13] à 1 mois, elle avait totalement disparue à partir de 6 mois sauf chez 1 patient. L’IRM ne permettait pas de mesurer précisément la nécrose mise en évidence en ECUS. Il persistait des signes urinaires de la phase de remplissage à 83, 20 et 33 % à 1–6–12 mois postopératoire. Chez ces patients, on objectivait la présence d’une zone nécrotique et d’un liseré inflammatoire de la loge de vaporisation dans 90 et 100 % à 1 mois, 0 et 100 % à 6 mois et 0 et 50 % à 12 mois.


Conclusion

L’épaisseur nécrotique en postopératoire a été jusqu’à 5 fois plus importante que celle décrite. Cela est primordial pour guider les opérateurs de PVP pour éviter des lésions des organes avoisinants. Les signes urinaires irritatifs étaient fréquents en postopératoire. Ces signes semblent corrélés au liseré inflammatoire plus qu’à la zone nécrotique (Tableau 1).

Étude prospective multicentrique randomisée comparant la continence après prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée avec ou sans suspension du plexus veineux de Santorini et des ligaments pubo-prostatiques au ligament postérieur et au ...
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 867


Objectifs

Évaluer à 1 an l’impact de la suspension du plexus veineux de Santorini et des ligaments pubo-prostatiques au ligament postérieur et au périoste pubien sur la continence au cours de la prostatectomie laparoscopique robotisée (RALP)


Méthodes

Entre Juillet 2009 et Juillet 2010, 72 patients qui devaient subir une prostatectomie totale ont été prospectivement randomisés en 2 groupes. Groupe A : RALP standard. Groupe B : RALP avec suspension antérieur et reconstruction postérieure. Le critère de jugement principal était la continence à 1 an évalué par le port de protection. La continence était définie par l’absence de port de protection. Les autres données analysées étaient la fonction érectile et le taux du PSA à 1 an.


Résultats

Le taux de continence à 1 an après chirurgie était respectivement de 72,7 % dans le groupe A et de 76,7 % dans le groupe B. Le taux de continence ne diffère pas de manière significative dans les 2 groupes (p =0,72) à 1 an. À 6 mois, le taux de continence était de 57,9 % et 65,4 % respectivement dans le groupe A et B, différence non significative (p =0,60) Le taux de continence différait de manière significative à 1 et 3 mois dans les 2 groupes (p =0,047 et p =0,016 respectivement).


Conclusion

La suspension antérieure associée à une reconstruction postérieure au cours de la RALP n’influe pas sur le taux de continence à 1 an mais permet un retour plus précoce à la continence dès le premier mois.

Étude prospective, sur 4 ans, de l’évolution de la fonction érectile après curiethérapie prostatique à l’iode 125 chez des patients ayant un score IIEF5 initial > 16
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 874


Objectifs

La curiethérapie prostatique (CuT) à l’iode125 est un traitement attractif pour les patients désirant préserver leur fonction érectile (FE) après traitement du cancer de la prostate (CaP). Cependant, peu d’études sont disponibles concernant la dysfonction érectile (DE) après CuT chez des patients sans trouble initial. Notre objectif était d’évaluer prospectivement l’évolution de la FE sur 4 ans chez des patients ayant un score IIEF5 initial>16.


Méthodes

De février 2007 à juillet 2012, 102 patients atteints d’un CaP localisé et ayant un score IIEF5 initial>16 ont eu une CuT. Aucun n’avait reçu de radiothérapie externe et 12,7 % ont eu une hormonothérapie préopératoire. L’hormonothérapie et la prise d’inhibiteur de la 5-phosphodiestérase (IPDE5) après CuT n’étaient pas des critères d’exclusion. Toutes les CuT ont été effectuées par la même équipe expérimentée (grains libres, planimétrie en temps réel, 160 Gy). La FE a été évaluée par l’auto-questionnaire IIEF5 en préopératoire (ou avant hormonothérapie) puis annuellement durant 4 ans. Les IPDE5 ont été instaurés à la demande.


Résultats

À 1 an (Tableau 1, Fig. 1), en incluant les patients sous IPDE5 : – 51,1 % conservaient un IIEF5>16 ; – 75,6 % avaient des érections suffisantes pour permettre une pénétration (IIEF5>11) ; – la DE sévère touchait 13,8 % des patients ; – le score IIEF5 moyen avait perdu 5,6points. En analyse multivariée, le seul facteur prédictif de DE avec un IIEF5<16 était l’ IIEF5 initial Durant les 3 années suivantes, les proportions de patients préservant un score IIEF5>16 ou présentant une DE sévère n’étaient pas statistiquement différentes par rapport à celles observées à 1 an. De plus, il n’a pas été objectivé de différence statistiquement significative entre les IIEF5 moyens. On remarquait une croissance non significative du taux de patients sous IPDE5 en passant de 18,1 % à 1 an à 27 % à 4 ans.


Conclusion

Ainsi nous avons observé que la CuT était responsable d’une DE apparaissant la première année et touchant moins de 50 % des patients. La DE sévère était rare. Les troubles de la FE ne s’aggravaient pas à moyen terme.

Éude DEEPGREEN : évaluation IRM de l’impact tissulaire d’une vaporisation prostatique au laser GreenLight AMS XPS-180 W
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 879


Objectifs

La vaporisation prostatique au laser Greenlight est une alternative mini-invasive au traitement chirurgical de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP). Cette technologie permet une coagulation plus efficace du tissu prostatique que les techniques de référence. L’objectif de cette étude est d’évaluer par des séquences IRM en périopératoire d’une vaporisation prostatique, la zone de nécrose périphérique, son épaisseur et son évolution postopératoire.


Méthodes

Cette étude prospective a inclus dix patients de décembre 2013 à février 2014, traités par vaporisation laser Greenlight XPS-180W. Un seul opérateur expérimenté réalisait les vaporisations optimales ou partielles pour préservation d’éjaculation (PE), avec la plus faible énergie efficace. Un radiologue spécialisé a interprété les IRM prostatiques (Siemens 3T) préopératoire (j1), post-opératoire (j1–j2), j7, puis à 3 et 6 mois. Le critère de jugement principal était l’épaisseur de nécrose périphérique et son évolution selon 6 points de mesure sur 3 axes longitudinaux et 2 axes axiaux. L’importance de l’oedème péri-prostatique radiologique était évaluée selon un score de 0 à 3.


Résultats

Les caractéristiques des patients étaient : âge moyen de 69,9ans (64–76), volume prostatique de 53ml (22–76), débit urinaire maximal de 6,1ml/s (4,6–10), résidus post- mictionnels de 84ml (0–200), PSA moyen de 3,3ng/ml (1,05–6,1). L’énergie moyenne délivrée était de 3,13kJ/ml de prostate (0,93–5,38), 3,6kJ/ml sans PE et le temps d’émission moyen de 28,9min (7–49), 32,8min sans PE. La durée de sondage moyenne était de 1,7jours (1–2) et aucune complication postopératoire n’est survenue. La mesure de la nécrose de coagulation était en moyenne de 1,95mm (0–4mm) lors de la première séquence avec un oedème péri-prostatique faible 1,2 (0–3), inchangées à j7. La nécrose de coagulation était homogène en intra- et en inter-individuel. Au troisième et sixième mois, ces mesures étaient nulles laissant place à une cavité cicatrisée.


Conclusion

Avec la technique chirurgicale utilisée, la zone de coagulation périphérique au cours de la vaporisation laser de prostate au Greenlight XPS 180W est homogène, d’environ 2mm, conforme aux données précliniques et autorise une vaporisation complète sans danger pour les structures nobles de voisinage.

Évaluation à long terme de la qualité de vie urinaire et sexuelle de patients opérés d’hypospadias postérieur dans l’enfance
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 809


Objectifs

Évaluer la qualité de vie urinaire et sexuelle des jeunes adultes âgés d’au moins 17ans et opérés d’hypospadias postérieur (HP) dans l’enfance.


Méthodes

Quarante-et-un patients opérés d’un HP pénoscrotal dans l’enfance ont été contactés pour participer à une étude prospective unicentrique. Quinze adultes âgés de 21±4,7ans en moyenne (âge moyen à la première intervention 28±20 mois) ont accepté la consultation de suivi qui incluait un examen clinique, des auto-questionnaires (IPSS, USP, IIEF15), une débitmètrie et une échographie réno-vésicale et scrotale.


Résultats

La consultation proposée survenait 8,4±5ans en moyenne après la date de dernière consultation. Dans cet intervalle, seuls 2patients avaient eu un suivi spécialisé. Nous avons mis en évidence : 2 fistules urétrales, 1 torsion de verge, 1 ballonisation et 1 sténose de l’urètre. Le score moyen de l’IPSS était de 2,8/35 avec une qualité de vie à 1,5. Les scores moyens de l’USP étaient de 0/9 (incontinence urinaire d’effort), 0/21 (hyperactivité vésicale) et 3/9 (dysurie). Les scores moyens de l’IIEF15 étaient respectivement pour les fonctions érectiles, orgasmiques, désir sexuel, satisfaction des rapports sexuels et globale de 23,3/30 ; 8,5/10 ; 7/10 ; 8/15 et 7,7/10. À la débitmètrie, les débits moyens maximal et moyen uriné étaient respectivement de 18±6 et 11±3ml/s. L’échographie scrotale a trouvé des microcalcifications testiculaires bilatérales chez 1patient.


Conclusion

Au total, les patients opérés d’HP dans l’enfance n’ont pas à long terme d’altérations notables de la qualité de vie urinaire et sexuelle. Cependant, ils développent des complications spécifiques qui doivent être dépistées. Une prise en charge transitionnelle au sortir du monde pédiatrique et dans le contexte qu’est l’adolescence paraît nécessaire.

Évaluation de différents isotypes de VEGF 121 dans la réparation vasculaire au cours de la conservation : analyse dans un modèle pré-clinique
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 801-802


Objectifs

Le réseau vasculaire est reconnu comme une cible majeure au cours de l’ischémie reperfusion avec les conséquences à cours et long terme sur le devenir des organes. Il a été démontré que l’évolution péjorative de fonction des reins peut être liée à réponse discordante entre hypoxia inducible factor-1α (HIF-1α) et vascular endothelial growth factor (VEGF). Dans cette perspective, nous avons étudié différents isotypes de VEGF.


Méthodes

Deux isotypes de VEGF (165 et 121) ont été étudiés après ajout dans la solution Viaspan (UW solution) à la posologie de 25μg par litre de solution de conservation. L’évaluation s’est faite dans un modèle d’autotransplantation rénale chez le porc Large White (6 animaux par groupe) avec un suivi à 3 mois et comparée à un groupe témoin et un groupe néphrectomisé. La reprise de fonction rénale et la réaction inflammatoire (détermination des marqueurs pro inflammatoires) et les marqueurs de lésions tubulaires. À trois mois, les animaux étaient sacrifiés. L’expression de HIF-1α ; VEGF et TGF-β et l’évaluation de la fibrose tubulo-interstitielle étaient effectuées.


Résultats

Après 24h de conservation, la reprise de fonction s’est faite plus précocement dans le groupe conservé avec Viaspan+VEGF 121 et durant le suivi des animaux (Fig. 1). Les fonctions tubulaires ont également été significativement améliorées. Au niveau tissulaire, le tenuer en eau était moins importante avec le groupe Viaspan+VEGF 121. L’utilisation du VEGF 121 a limité l’expression des marqueurs pro-inflammatoire de façon significative pour TNF-α, Il-1 et HMGB1 (Fig. 2). L’excrétion urinaire et la détermination plasmatique de NGAL est diminuée significativement dans les deux groupes traités mais de façon plus marquée dans le groupe traité avec VEGF 121. Trois mois après la transplantation, la fibrose interstitielle et l’atrophie tubulaire étaient réduites de façon plus marquée dans le groupe Viaspan+VEGF 121 (Tableau 1).


Conclusion

Ce travail l’importance des facteurs intervenant sur les lésions vasculaires et leur intérêt dans la réparation. De plus, le type de la molécule concernée est important avec un impact différent en fonction des isotypes. Ce travail souligne que la cellule endothéliale est une cible qui mérite une approche thérapeutique conjuguée et complémentaire, pouvant avoir des conséquences sur l’aspect tubulaire.

Évaluation de la dénutrition préopératoire en chirurgie onco-urologique : enquête préliminaire avant la mise en place d’une étude prospective pilote
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 836-837


Objectifs

Les sujets âgés atteints de cancer sont souvent fragilisés du fait d’une dénutrition. Pourtant, ce facteur validé de complications périopératoires, d’hospitalisation prolongées et de surcoûts semble encore peu évalué en onco-urologie. Avant d’initier une enquête prospective de l’état nutritionnel préopératoire, une première analyse de la fréquence de dénutrition et des éventuels problèmes rencontrés a été faite dans notre service.


Méthodes

Une étude rétrospective a été menée de novembre 2012 à décembre 2013 chez 135 patients opérés en chirurgie générale et urologique chez lesquels une dénutrition était cliniquement suspectée. Plusieurs critères (validés en accord avec les équipes d’endocrinologie et de nutrition) ont été sélectionnés : (A) cliniques : (a) à l’admission : poids, taille, index de masse corporelle, (b) variation de poids (delta P) entre l’admission et 6 mois à un an avant, mesuré si patient vu en consultation ou évalué d’après l’interrogatoire du malade. (B) biologiques : albuminémie (<35g/L ; sévère si<30g/L) et pré-albuminémie (<200mg/L) mesurées en préopératoire ou en post-opératoire immédiat.


Résultats

Au total, 135 patients (45 à 94ans d’âge moyen 75,6) surtout masculins (sex-ratio=2,06) ont été inclus. La moitié (n =68) a été opérée pour une pathologie carcinologique dont 25 non urologiques et 43 urologiques. Le groupe urologie représentait 48 % (n =65) avec une prédominance (66 %) de cancers. Critères cliniques : retrouvés que chez 34,1 % (n =46 dont 22 patients du groupe onco-urologie) avec une perte de poids moyenne de 7,12kg. Critères biologiques : toujours retrouvés (n =135) avec un état de dénutrition présent chez 88,4 % du groupe urologie (dont 63,8 % sévères), 86,04 % du groupe onco-urologie (dont 62,8 % sévères) et 96,9 % du groupe non urologique (dont 81,5 % sévères).


Conclusion

Cet état des lieux montre : a) la réalité de cette problématique malgré un biais important de sélection avec 9/10 des patients « inclus » dénutris, b) un recueil défaillant des critères cliniques à corriger par une meilleure sensibilisation/traçabilité tout au long du parcours de soins avant de démarrer notre enquête prospective (dépistage ciblé de la population dénutrie en onco-urologie).

Évaluation de la sexualité chez la patiente diabétique
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 876


Objectifs

Étudier l’impact du diabète sur la sexualité féminine.


Méthodes

Nous avons réalisé du 1er avril 2013 au 1er août 2013, une étude transversale, descriptive et comparative basée sur deux groupes: un groupe de 60 femmes diabétiques (Cas) et un groupe de 120 femmes non diabétiques (témoins) soit 33,3 % contre 66,7 %. Les variables étudiées ont été épidémiologiques, cliniques et sexologiques. Le BISF-W a été utilisé pour évaluer la fonction sexuelle féminine


Résultats

L’âge moyen des femmes a été de 42,8±10,4 (extrêmes 22 et 60 ans) chez les cas, 45,9±10,1 (extrêmes de 23 et 60 ans) chez les témoins. La prévalence de la dysfonction sexuelle chez les diabétiques et dans la population témoin était de 48,3 % et 13,3 %. La dysfonction sexuelle était plus fréquente chez la femme diabétique. Les problèmes identifiés ont été le manque de lubrification vaginale (38,4 %), l’incapacité à avoir l’orgasme, le manque d’excitation sexuelle (70,0 %), la diminution du désir sexuel, les dyspareunies. Une corrélation entre le diabète et les domaines de la sexualité avec des coefficients de corrélation respectifs d1: 0,07; d2: 0,11; d3: 0,13; d4: 0,07; d5: 0,17; d6: 0,14 et d7: 0,02.


Conclusion

La dysfonction sexuelle féminine est fréquente chez les patientes diabétiques. Sa survenue et sa sévérité sont largement influencées par l’ancienneté du diabète et par l’âge

Évaluation de la tolérance des sondes JJ par l’utilisation de l’auto-questionnaire USSQ en français
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 796


Objectifs

Évaluer la qualité de vie des patients porteurs d’une sonde urétérale JJ (SU) en utilisant le questionnaire USSQ (Ureteral Stent Symptom Questionnaire) validé en français en 2010.


Méthodes

Entre janvier 2009 et décembre 2011, 249 patients ont bénéficié d’une urétéroscopie souple pour calcul dans notre service. Parmi eux, 160 avaient une SU posée en préopératoire et un auto-questionnaire USSQ en français leur ont été envoyé rétrospectivement. Le questionnaire concerne la période préopératoire avec SU en place et 4 semaines après l’ablation de la SU. Une analyse en sous-groupe a été réalisée comparant SU posée en urgence ou programmée, patient actif ou retraité, homme ou femme. L’analyse statistique a utilisé le test de Chi2 pour séries appariées, le test exact de Fisher et le test de Kruskall–Wallis.


Résultats

Sur les 157 questionnaires envoyés (2 patients décédés, 1 patient déficient mental), nous avons obtenu 80 réponses. La qualité de vie apparaît significativement altérée dans tous les domaines explorés par le questionnaire. Symptômes urinaires : score de 26,97 versus 19,88 (p <0,0001), douleur : 16,14 versus 10,71 (p =0,003), état général : 13,89 versus 9,11 (p <0,0001), exercice professionnel : 6,07 versus 3,58 (p =0,0002), sexualité : 3,26 versus 1,8 (p =0,001). Il n’y a pas de différence significative si la SU est posée en urgence ou de manière programmée, si les patients sont actifs professionnellement ou retraités. Par ailleurs, les femmes présentent une altération significative de la qualité de vie par rapport aux hommes pour les symptômes urinaires, l’état général et l’exercice professionnel.


Conclusion

Les SU sont responsables d’une altération significative de la qualité de vie des patients. L’auto questionnaire USSQ validé en français représente un outil fiable pour cette évaluation.

Évaluation des complications majeures de la surrénalectomie laparoscopique : à propos de 469 cas
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 884


Objectifs

Évaluer les complications majeures et la mortalité de la surrénalectomie laparoscopique.


Méthodes

Au total, 469 surrénalectomies ont été réalisées par voie laparoscopique entre 1996 et 2013 dans notre centre. Nous avons étudié rétrospectivement les complications majeures de cette intervention à l’aide de la classification de Clavien et Dindo, les conversions et les décès survenus dans cette série.


Résultats

Au total, 469 patients ont étés opérés en laparoscopie : 80,8 % (n =373) par voie rétropéritonéale et 20,2 % (n =96) par voie transpéritonéale. Le taux de mortalité périopératoire était de 0,85 % (n =4) (1 ischémie mésentérique, 1 défaillance multiviscérale, 1 embolie pulmonaire et 1 décompensation respiratoire). Au total, 23 complications majeures sont survenues chez 17 patients (3,6 %). Les complications chirurgicales résultaient de plaies d’organes de voisinage dans 6 cas et de complications hémorragiques dans 5 cas. Le taux de conversion chirurgicale total était de 3 %. Les complications médicales étaient des embolies pulmonaires (n =2), des AVC (n =2) et d’autres complications cardiopulmonaires (n =5). Au total, 4 complications étaient classées IIIb, 13 grade IVa, 2 grade IVb et 4 grade V.


Conclusion

La surrénalectomie laparoscopique est une intervention sure avec un taux de complication de 3,6 %, un taux de conversion de 3 % est un taux de mortalité de 0,85 %. La chirurgie des métastases surrénaliennes, du Cushing et l’existence de comorbidités cardiovasculaires ressortaient comme des situations à risque élevé.

Évaluation du désondage précoce après photovaporisation transurétrale de prostate par GreenLight 180 W : résultats préliminaires, faisabilité et perspectives d’optimisation
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 879-880


Objectifs

La durée minimale de sondage après photovaporisation transurétrale de prostate par GreenLight 180W (PVP GL) n’est pas connue. Le sondage est source d’inconfort et de risque infectieux. La PVP GL réduit le taux d’hématuries macroscopiques par rapport à la résection transurétrale et permettrait un désondage précoce (DP). Nous en avons évalué sa faisabilité après PVP GL 180W.


Méthodes

Tous les patients successivement traités dans un seul centre ambulatoire par PVP GL 180W (avec un objectif anesthésiologique d’épargne morphinique et anticholinergique), entre 2013 et 2014, bénéficiaient d’un DP à partir de 3h postopératoire en l’absence de contre-indication. La durée de sondage était analysée ainsi que les caractéristiques cliniques et opératoires, la durée de reprise des mictions naturelles, les complications et les traitements analgésiques complémentaires. Des analyses univariées avec régression linéaires simples évaluaient l’influence des facteurs associés à la survenue d’un échec de DP défini par le resondage pour rétention aiguë d’urine (RAU)>500ml et/ou RAU douloureuse dans les 24h.


Résultat

Quarante-cinq patients étaient éligibles pour l’étude, 5 étaient secondairement exclus pour sténose urétrale avec un suivi moyen de 129j. Il existait une relation significative entre volume prostatique préopératoire, énergie délivrée, durée d’intervention et durée d’émission de laser (Fig. 1). Le délai de DP était de 4h45 avec une reprise mictionnelle en moyenne 55min après DP (Tableau 1). Cinq échecs de DP (12 %) nécessitaient un resondage dans les 24h postopératoires et survenaient chez les patients plus jeunes (59,4 vs 68,6ans ; p =0,048). Un patient présentait une hématurie macroscopique caillotante à 20jours postopératoires ayant nécessité sa réadmission.


Conclusion

Le DP avec retour à domicile sans sonde urinaire avec PVP GL 180W est envisageable. L’optimisation des techniques et médicaments d’anesthésie pouvant interférer sur le détrusor vésicale pourrait contribuer à cette amélioration.

Évaluation du profil plasmatique des microARNs, comme marqueur diagnostic du cancer localisé de la prostate avec confirmation des analyses par prélèvement tissulaire sur spécimens après prostatectomie radicale élargie
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 787-788


Objectifs

Évaluer le niveau d’expression plasmatique et tissulaire des microARNs (miRs) chez les patients avec un cancer de prostate localisé (CaP) traité par prostatectomie radicale.


Méthodes

Le niveau d’expression des miRs plasmatique était analysés à partir de prélèvements plasmatiques préopératoires des patients avec un CaP et chez des sujets sains. L’analyse sur spécimens était menées après repérage du tissu cancéreux et du tissu sain témoin sur coupes HES puis un prélèvement des zones adjacentes sur bloc de paraffiné était réalisé. Le matériel était déparaffiné à l’aide du kit d’isolation (High Pure miRNA, Roche, Inc.). Six miRs étaient sélectionnés sur la base de la littérature : miR-375, miR-141, miR-101, miR-34a, miR-182, miR-195. Leur niveau d’expression relatif était évalué par RT-qPCR.


Résultats

Quarante-huit patients avec un CaP (Tableau 1), 25 sujet sains étaient inclus pour l’analyse plasmatique. L’extraction tissulaire était réalisée sur 19 des patients de la cohorte. Il y avait une surexpression significative des miRNA-375 (p =0,0047), miRNA-141 (p =0,0293) et du miR-195 (p <0,0001) dans le plasma et le tissu des patients avec un CaP par rapport aux contrôles. Les analyses ROC montraient une sensibilité, une spécificité et un aire sous la courbe qui étaient respectivement de 61,5 %, 95,8 % et 81 % (p =0,003411) pour le miR-375, de 69,2 %, 82,6 % et 73 % (p =0,02886) pour le miR-141 et de 79,4 %, 83,3 % et 80 % (p <0,0001) pour le miRNA-195.L’analyse combinée des miRs pouvaient augmenter la valeur diagnostique avec une sensibilité de 74 %, une spécificité de 95 % et une aire sous la courbe de 85 % (Fig. 1).


Conclusion

Le niveau d’expression plasmatique a été confirmé par analyse tissulaire pour les miR-375 et miR-141 avec une aire sous la courbe prometteuse pour une utilisation comme marqueurs diagnostiques. D’autres analyses sont nécessaires pour confirmer ces résultats sur plus grande cohorte.

Évaluation du stress du chirurgien par le dosage du cortisol salivaire. Comparaison entre la prostatectomie radicale par voie laparoscopique robot-assistée et par voie ouverte
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 837


Objectifs

La littérature a souligné l’impact du stress sur la performance chirurgicale. Il a été démontré que les interventions chirurgicales laparoscopiques robot-assistées étaient physiquement moins stressantes que les procédures laparoscopiques standards. Afin d’évaluer le stress de l’opérateur en fonction de la voie d’abord, nous avons comparé les taux de cortisol libre salivaire lors de prostatectomies réalisées par voie laparoscopiques robot-assistées (RALP) et par voie ouverte (ORP).


Méthodes

Nous avons recueilli des échantillons salivaires en début et en fin d’intervention lors de 30 prostatectomies radicales consécutives (24 RALP et 6 ORP) réalisées le matin par deux chirurgiens experts dans leur domaine. Le cortisol salivaire a ensuite été dosé par une technique Elisa (Demeditech). Les valeurs normales était comprises entre 1 et 11,3ng/mL. Les résultats ont été comparés en utilisant le test t de Student.


Résultats

En début d’intervention, des taux de cortisol supérieures à la norme ont été observés pour la RALP et la ORP (24,5±16,0 et 31,9±7,2ng/mL, respectivement, p =0,28,ns). Alors que le taux de cortisol salivaire est resté inchangé au cours des RALP (24,5±16,0 vs 23,3±12,7ng/mL, respectivement en début et en fin d’intervention, p =0,76,ns) une diminution significative vers des valeurs normales a été observée au cours des ORP (31,9±7,2 vs 16,6±4,3ng/mL, p =0,0012) (Fig. 1).


Conclusion

Nous avons observé des profils de stress différents en fonction de la voie d’abord. Le taux de cortisol reste stable au cours des RALP alors qu’il diminue au cours des ORP, pourtant considérée comme physiquement plus exigeante. Le taux de cortisol reflèterait majoritairement la part mentale du stress (éloignement du champ opératoire et perfectionnisme permis par la magnification).

Évaluation fonctionnelle à distance d’une intervention pour courbure de verge : étude rétrospective d’une cohorte de 58 patients
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 873


Objectifs

Évaluer les résultats fonctionnels à distance d’une chirurgie de la convexité pour maladie de Lapeyronie et courbure congénitale de verge, au moyen d’un nouveau questionnaire.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, à partir d’une cohorte de patients atteints de la maladie de Lapeyronie, ou d’une courbure congénitale de verge. Tous les patients ont été opérés par le même chirurgien, de mai 2008 à février 2013. Étaient inclus les patients opérés d’une chirurgie de la convexité par la technique de Nesbit, Yackia ou Diamond shape. Le taux de courbure pré opératoire a été mesuré. Un questionnaire fonctionnel post opératoire a été soumis à tous les patients par téléphone ou par courrier, composé de 19 questions, ainsi que le questionnaire IEF5.


Résultats

Cinquante huit patients ont été opérés d’une correction de courbure de verge, 46 pour une maladie de Lapeyronie, et 12 pour une courbure congénitale. La courbure initiale moyenne est de 72,4°. Les patients se déclarent insatisfaits dans 25 % des cas, avec un coefficient de corrélation avec la courbure initiale de 0,2. La courbure résiduelle est de 13,1°, et le raccourcissement ressort comme une cause fréquente d’insatisfaction dans 47,5 % des cas. Il occasionne une sortie non volontaire du vagin dans 35 % des cas. La vie sexuelle des patients est identique ou améliorée pour 35 % des patients par rapport à avant. Dans 5 % des cas, les patients décrivent une érection insuffisante ou impossible ce qui va dans le sens de l’IEF5 moyen qui est de 19,3/25.


Conclusion

La déformation résiduelle (13,1°) et un IIEF5 moyen à 22,5/30 montrent que l’IIEF est un mauvais reflet de l’activité sexuelle post opératoire. Le taux d’insatisfaction globale est élevé (25 %) et l’amélioration de leur vie sexuelle plutôt faible (35 %) liés principalement au raccourcissement de verge responsable de sortie involontaire du vagin dans 35 % des cas. De nouveaux outils d’évaluation deviennent indispensables.

Évaluation fonctionnelle des ballonnets périuréthraux proACT dans l’incontinence post-prostatectomie radicale
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 797


Objectifs

La pose de ballonnets péri-urétraux proACT® est une alterantive mini-invasive au sphincter artificiel dans l’incontinence urinaire après prostatectomie. Evaluer à moyen terme l’efficacité des ballonnets proACT™®. Déterminer les facteurs prédicitifs de succès et d’échec du traitement.


Méthodes

Évaluation rétrospective monocentrique, consécutive d’hommes traités pour une incontinence urinaire d’effort après prostatectomie par pose de ballonnets périuréthraux proACT® depuis mai 2006 jusqu’à décembre 2013. Nous avons comparé trois populations : prostatectomie seule, prostatectomie avec radiothérapie complémentaire, et antécédent de chirurgie de l’incontinence. Le succès était défini comme un pourcentage d’amélioration estimée par le patient supérieur à 80 % et le port d’une protection de sécurité au maximum. L’amélioration était définie par un pourcentage d’amélioration estimée par le patient supérieur à 50 % et une diminution du nombre de protections quotidiennes supérieure à 50 %. Le questionnaire USP était utilisé pour l’évaluation initiale et le suivi.


Résultats

Au total, 163 patients ont reçu cette technique. L’âge moyen était de 68,6ans [67,6–69,6]. La durée moyenne de suivi était de 34,4 mois (±3,7mois). Respectivement, 16,56 % et 14,11 % des patients avaient eu de la radiothérapie et un antécédent de chirurgie d’incontinence. À terme, le taux de succès est de 38,85 % et le taux d’échec de 41,40 %. Le pourcentage d’amélioration estimée moyen était de 60,9 % [55,1–66,8]. Le nombre de protections quotidiennes final était de 1,7 [1,4–2,1], soit une diminution de 31,5 %. 17,8 % des patients ont été révisés. Trente-six patients ont eu recours à un sphincter avec un taux de succès de 91,5 %. La radiothérapie est un facteur associé à l’échec (p =0,002). Le groupe succès avait un nombre de protections quotidiennes moins élevé que les autres groupes (2,1 vs 3,3 p <0,001).


Conclusion

À moyen terme, deux patients sur cinq étaient guéris et un sur cinq amélioré. La technique a une morbidité faible et une bonne tolérance. Le seuil de moins de trois protections quotidiennes semble être prédictif de succès et la radiothérapie semble être un facteur prédictif d’échec.

Évaluation IRM après traitement focal par HIFU de cancer localisé de la prostate : étude monocentrique prospective
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 859


Objectifs

Mesurer la valeur de l’IRM pour interpréter le résultat d’un traitement focal par HIFU de cancers localisés de la prostate.


Méthodes

Étude prospective monocentrique, d’une cohorte de 22 patients consécutifs ayant eu une séance d’HIFU (Ablatherm°) centrée sur un lobe prostatique pour cancer de la prostate localisé. Les critères de sélection étaient : tumeur unilatérale de risque faible ou intermédiaire, grade 4 absent ou minoritaire, PSA<15ng/ml, IRM normale en contro-latéral. Les critères d’évaluation après traitement étaient : suivi du PSA total et réalisation d’une IRM multiparamétrique lue par un seul praticien et PBP de contrôle à 6 mois.


Résultats

Le PSA initial moyen était de 6,8±2,38ng/ml. Le volume initial moyen mesuré par IRM était de 43,4cm3. Le PSA nadir moyen était de 2,22±2,52ng/ml. Apres un suivi moyen de 26,24 mois, l’IRM de réévaluation retrouvait un volume prostatique moyen de 24,6cm3. Une cible prostatique a été visualisée chez un patient sur le tissu non traité, une biopsie ciblée (KOELIS°) réalisée n’a pas retrouvé de tumeur. Trois patients ont eu une biopsie positive d’une zone sur le lobe non traité non visualisée par l’IRM. Aucune image de récidive n’a été visualisée sur le lobe traité, ce qui a été confirmé par les biopsies.


Conclusion

L’IRM de prostate présentait une valeur prédictive positive de 81 %, négative de 87 % dans la détection de tumeur controlatérale après traitement focal par HIFU du cancer de la prostate. L’évaluation de la zone traitée était en concordance avec les résultats histologiques.

Évaluation par des modèles in vitro de la toxicité des nouvelles hormonothérapies en monothérapie, combinaison et séquence
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 816-817


Objectifs

L’arrivée des nouvelles hormonothérapies, acétate d’abiratérone (AA) et enzalutamide (ENZ) modifie la prise en charge thérapeutique des patients ayant un adénocarcinome prostatique résistant à la castration sans qu’aucune séquence logique ne soit proposée. Le but de l’étude est d’évaluer la toxicité de ces traitements sur des lignées cellulaires tumorales prostatiques mimant différents stades du cancer.


Méthodes

Des lignées hormonosensibles (LNCaP), hormono-résistantes (PC3) ainsi qu’hormono- et chimio-résistantes avec un profil neuroendocrine (LNCaP-NE) ont été exposées à l’AA et l’ENZ à des doses différentes en testant la monothérapie, la combinaison et la séquence. Les drogues ont été administrées pour une durée de 3jours pour la monothérapie et la combinaison, et de 6jours pour la séquence. L’évaluation de la viabilité cellulaire a été réalisée par le test MTT. Les concentrations testées pour les associations et séquences ont été décidées à l’obtention de l’IC50 en monothérapie. Les cultures ont été réalisées en triplicate et répétées 2 fois.


Résultats

Avec l’ AA en monothérapie, les doses toxiques nécessaires pour obtenir l’IC50 étaient moins importantes pour les LNCaP que pour les PC3 et les LNCaP-NE. Avec l’ ENZ, ce profil semblait être similaire sauf pour les LNCaP-NE ou la concentration était plus faible (Tableau 1). En combinaison, un effet synergique des 2 hormonothérapies a été observé pour les lignées les plus sensibles : LNCaP et PC3. Ce phénomène n’a pas été retrouvé pour les LNCaP-NE (Fig. 1). En séquence, il n’existait pas de différence entre AA puis ENZ versus ENZ puis AA quelque soit le type de cellules testées (Fig. 2).


Conclusion

Dans un modèle expérimental in vitro, les séquences de traitement sont équivalentes quelque soit l’agressivité de la lignées tumorales. Un effet synergique des 2 traitements semble cependant être intéressant pour un stade précoce. Des études complémentaires in vivo seraient pertinentes pour confirmer ces résultats.

Évaluation prospective des dysfonctions sexuelles chez les patients devant être traité chirurgicalement d’une pathologie aorto-iliaque. Comparaison du traitement endovasculaire et de la chirurgie ouverte
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 874-875


Objectifs

Les troubles érectiles et éjaculatoires sont fréquemment rapportés lors de la chirurgie ouverte aortoiliaque. Le traitement endovasculaire des anévrismes aorto-iliaque par exclusion avec endoprothèse (EVAR) a une moindre morbi-mortalité précoce que le traitement chirurgical incisionnel, mais avec un nombre de ré-interventions plus élevé. L’objectif de notre étude était d’évaluer la modification de la fonction sexuelle après chacune de ces techniques.


Méthodes

Trente-six hommes ont été inclus dans cette étude prospective réalisée entre 2012 et 2013. Vingt ont eu une chirurgie incisionnelle pour pathologie obstructive ou anévrismale aorto-iliaque (CHIR). 16 ont eu une endoprothèse pour anévrisme aorto-iliaque (EVAR). L’étude de la fonction sexuelle comprenait 4 critères : la qualité des érections, la présence d’une éjaculation antérograde, la satisfaction globale et la fréquence des rapports sexuels. Une évaluation était réalisée par un auto-questionnaire dérivé de l’IIEF, remplit par le patient avant et 3 mois après l’intervention. Les résultats étaient comparés par analyse statistique.


Résultats

L’âge moyen était de 63,4 ans. Avant l’intervention 58,8 % présentaient une fonction érectile altérée, la satisfaction globale des rapports sexuels était jugée mauvaise par 55,7 % des patients. Il n’y avait pas de différence significative entre les groupes CHIR et EVAR. 3 mois après l’intervention, dans le groupe CHIR, 42,8 % des patients présentaient une altération de leur fonction érectile (p =0,01), 38,4 % une diminution de leur satisfaction globale 31,3 % (p =0,02). 45 % ont présenté une perte de l’éjaculation antérograde. La fréquence des rapports sexuels n’était pas diminuée (p =0,88). Dans le groupe EVAR, il n’était pas retrouvé de modification significative pour la fonction érectile (p =0,31), la fréquence des rapports (p =0,21), et la satisfaction (p =0,31). Aucun patient n’a présenté de trouble de l’éjaculation.


Conclusion

La chirurgie ouverte est à risque de dysfonction sexuelle (traumatisme des voies nerveuses sympathiques péri-aortiques au cours de la dissection). Le traitement par voie endovasculaire n’entraîne pas de modification de la fonction sexuelle. Ces données doivent être prises en considération pour le choix de la technique chez un patient avec une activité sexuelle ou avec un désir de paternité.

Évaluation prospective du risque infectieux de la neuromodulation sacrée S3 (NMS3) : l’anti-bioprophylaxie pour quels patients ?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 839


Objectifs

L’utilisation d’une anti-bioprophylaxie systématique lors de l’implantation d’une électrode test ou définitive de NMS3 fait l’objet d’un grade de recommandation faible de l’AFU. Nos objectifs étaient d’évaluer prospectivement l’écologie et les facteurs favorisants l’infection du site opératoire (ISO) pendant et après la période test de la NMS3.


Méthodes

Étude prospective monocentrique évaluant 31 patients consécutifs (27 femmes et 4 hommes) entre mars 2012 et mai 2014. Aucune antibioprophylaxie préopératoire n’était utilisée, seules la stérilité des urines et l’intégrité du revêtement cutané étaient requises avant l’intervention. L’ensemble des tests était réalisé au bloc opératoire sous anesthésie locale. En cas de positivité du test, le boîtier définitif était implanté selon la procédure recommandée. Lors de l’ablation de l’électrode (test–) ou lors de la mise en place du boîtier définitif (test+), les prélèvements bactériologiques étaient systématiquement effectués selon une procédure standardisée.


Résultats

L’âge moyen était de 64ans [23–88]. L’IMC moyen était de 26,9 [16,5–50,6]. La durée moyenne du test était de 27jours [10–50]. Une implantation définitive était réalisée chez 76 % des patients répondant au test (critères ICS). Parmi les patients opérés 26 % étaient diabétiques, 29 % bénéficiaient d’un traitement immunomodulateur et 19 % d’une corticothérapie et/ou d’un traitement AINS. Durant la période d’observation, 16 % (5/31) ont présenté une ISO après la procédure de test. Le délai moyen d’ ISO était de 18jours [10–32]. L’écologie bactérienne des prélèvements réalisés retrouvait dans 80 % des cas un Staphylococcus aureus et dans 20 % un staphylococcus epidermidis. Trois des patients infectés étaient diabétiques, trois avaient une corticothérapie orale au long cours ou un traitement immunomodulateur et trois étaient obèses (IMC>30kg/m2).


Conclusion

L’ISO lors de l’implantation d’une électrode test de NMS3 était retrouvée dans notre expérience dans 16 % des cas. Le germe le plus souvent en cause était le Staphylococcus aureus . La présence d’un diabète, d’une obésité et/ou d’un traitement immunomodulateur pourrait permettre d’orienter l’anti-bioprophylaxie.

Évolution de la prise en charge thérapeutique des varicocèles : analyse des données nationales de codage de 2006 à 2013
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 861


Objectifs

La varicocèle est une anomalie veineuse fréquente retrouvée chez un homme adulte sur dix. Même si la prise en charge de cette pathologie fait l’objet de recommandations claires, deux attitudes thérapeutiques peuvent être discutées : chirurgie ou radiologie interventionnelle. Nous avons souhaité étudier l’évolution de la prise en charge thérapeutique des varicocèles au moyen des données nationales du codage.


Méthodes

Nous avons analysé les actes de chirurgie et de radiologie interventionnelle utilisés dans le traitement des varicocèles de 2006 à 2013 au moyen des données issues de la base de données de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH). La classification commune des actes médicaux (CCAM) a été utilisée pour extraire les codes relatifs à la chirurgie et à la radiologie interventionnelle. Nous avons relevé les groupes homogènes de malade (GHM) correspondants en excluant ceux qui relevaient d’un diagnostic principal différent de la cure d’une varicocèle.


Résultats

Le nombre d’actes chirurgicaux et de radiologie interventionnelle effectués pour le traitement de varicocèles est passé de 3626 à 3862 procédures de 2006 à 2013 (+6,5 %). Les actes chirurgicaux (par abord direct ou laparoscopique) ont régressé de 23,5 % entre 2006 et 2013. Les actes de radiologie interventionnelle (embolisation du plexus pampiniforme) ont progressé de 51,9 % entre 2006 et 2013. En 2006, les actes chirurgicaux représentaient 60,2 % des actes thérapeutiques pour la cure de varicocèles contre 39,8 % pour les prises en charge par radiologie interventionnelle. En 2013, les actes chirurgicaux ne représentaient plus que 43,2 % des actes thérapeutiques contre 56,8 % pour les procédures de radiologie interventionnelle. (Tableau 1 et Fig. 1)


Conclusion

L’analyse des données CCAM confirme une modification de la prise en charge thérapeutique de la varicocèle entre 2006 et 2013. Le traitement mini-invasif par radiologie interventionnelle est privilégié et la chirurgie est relayée au second rang. En 2013, plus d’une prise en charge sur deux a été réalisée en radiologie interventionnelle.

Évolution de la testostéronémie totale avant et après prostatectomie radicale : étude prospective monocentrique sur 43 patients
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 868-869


Objectifs

Notre objectif est d’étudier l’évolution de la testostéronémie totale à la suite d’une prostatectomie radicale et d’analyser si cette évolution est différente selon les caractéristiques de la tumeur.


Méthodes

Les patients ayant eu une prostatectomie totale (par laparotomie ou robot-assistée) ont été inclus de manière prospective. Chacun des dosages de testostéronémie totale ont été réalisés entre 8h et 11h du matin dans le même laboratoire (celui de l’hôpital) : le premier la veille de l’intervention, le second un mois plus tard, le jour de la consultation de contrôle. Des données concernant les patients et les caractéristiques de la tumeur (âge, pGleason, PSA, pTNM) ont également été recueillies pour les confronter à l’évolution de la testostéronémie.


Résultats

Entre février 2013 et mars 2014, 43 patients consécutifs ont été inclus. L’âge moyen était de 63 ans (44–73ans). La testostéronémie totale moyenne préopératoire était de 14,90 nmol/L, celle postopératoire de 16,34 nmol/L. Nous avons constaté une augmentation significative de la testostéronémie après prostatectomie (augmentation moyenne de 3,63 nmol/L ; p =0,002). La hausse n’était pas significativement plus importante chez les patients ayant des tumeurs plus agressives (Gleason 4+3 et plus ; p =0,11).


Conclusion

La testostéronémie totale semble augmenter de façon significative après prostatectomie radicale, ce qui peut faire suggérer un rôle inhibiteur de la tumeur sur sa sécrétion. L’effectif limité de notre étude n’a pas pu permettre de dire si cette hausse est plus importante chez les patients ayant des tumeurs plus agressives.

Évolution de l’activité chirurgicale liée à l’incontinence urinaire d’effort au regard du vieillissement de la population féminine Française
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 798-799


Objectifs

Un des principaux facteurs associé à l’incontinence urinaire de la femme est le vieillissement. La population Française féminine totale semble augmenter depuis 10ans, avec de plus en plus de femmes de plus de 60ans. Les auteurs ont voulu évaluer l’évolution de l’activité chirurgicale liée au traitement de l’incontinence urinaire d’effort au regard de cette évolution démographique.


Méthodes

Le nombre d’actes de chirurgie relatif au traitement de l’incontinence urinaire d’effort a été obtenu en interrogeant la base de données de l’agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) pour la période 2002–2012. Le catalogue des actes médicaux (CDAM) et la classification commune des actes médicaux (CCAM) ont été utilisés pour extraire les codes relatifs à la chirurgie de l’incontinence urinaire féminine d’effort pendant cette période. Les données démographiques de la population féminine française totale et par classe d’âge ont été obtenus à partir du site de l’institut national d’études démographiques (INED) pour la période 2002–2010. Les résultats ont ensuite été comparés.


Résultats

Dans la période 2002–2010 la population Française féminine totale est passée de 30,7 millions à 32,4 millions (+5 %). Dans la classe d’âge de plus de 60ans, elle est passée de 7,1 millions à 8,2 millions (+12,7 %). Dans la période 2002–2012, l’activité chirurgicale liée à la prise en charge n’a cessé de diminuer jusqu’en 2012 (43 055 interventions), soit 17,3 % de moins qu’en 2002.


Conclusion

L’évolution de l’activité chirurgicale liée à l’incontinence urinaire d’effort ne semble pas suivre l’évolution du vieillissement de la population féminine Française. Même si l’âge constitue un facteur de risque essentiel de l’incontinence urinaire féminine d’effort, l’amélioration des autres facteurs de risque (obstétricaux, gynécologiques) ces 10 dernières années pourrait expliquer cette évolution (Fig. 1).

Évolution du nombre de cystectomies totales en France pour tumeur infiltrante de la vessie au cours des 10 dernières années : analyse objective des données nationales du PMSI
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 804


Objectifs

Le cancer de vessie infiltrant le muscle (TVIM) a un taux de mortalité élevé et un impact négatif sur la qualité de vie, la sanction chirurgicale étant lourde. Le traitement de référence des TVIM est la cystectomie totale (CT). L’objectif du travail était de recenser le nombre de CT en France au cours des 10 dernières années pour donner un reflet de la pratique nationale.


Méthodes

Les données de la base nationale française PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information) ont été extraites au cours de la période 2003 et 2013 en utilisant les codes ad hoc. La base a permis de recueillir les données concernant le nombre de CT, tous sexes confondus (cystoprostatectomies et pelvectomies antérieures), et le type de dérivation urinaire (avec ou sans remplacement de vessie).


Résultats

Sur la période de l’étude, 33 340 CT ont été recensées. On estime que cela représente en moyenne 3031 CT/an. Chronologiquement cela représentait 15 102 CT entre 2003 et 2008 (moyenne=2517/an), puis 18 238 CT sur la période 2009–2013 (moyenne=3648/an) (Fig. 1). S’agissant des CT avec remplacement de vessie (néovessie), il y a eu 9053 procédures sur la période de l’étude (27,2 %) dont 3748 sur la première période (moyenne=625/an), et 5305 sur la deuxième période (moyenne 1061/an) (Fig. 1). S’agissant des CT bricker, il y a eu 24 287 interventions (soit 72,9 % des procédures), dont 11 354 interventions qui ont eu lieu sur la première période (moyenne=1032/an), puis 12 933 sur la seconde période (moyenne=2587/an) (Fig. 1).


Conclusion

Une augmentation notable du nombre de CT pour TVIM dans la dernière décennie, avec une hausse notamment dans le nombre de CT avec reconstruction de vessie (doublement en 10ans). Cela qui pourrait signifier que les urologues français sont mieux formés à cette technique et donc moins réticents à effectuer cette intervention.

Évolution du profil de 9271 patients candidats à une première série de biopsies prostatiques inclus sur 12 ans dans 3 centres français
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 812


Objectifs

Le but de cette étude était d’évaluer l’évolution des caractéristiques des patients ayant eu une première série de biopsies prostatiques entre 2002 et 2013, à partir de bases de données prospectives de 3 centres français.


Méthodes

Les caractéristiques des patients bénéficiant d’une première série de biopsies prostatiques, en termes d’âge, de PSA, de stade clinique, de score de Gleason et de taux de détection de cancer étaient comparées en fonction de l’année des biopsies prostatiques, de 2002 à 2013. Un test de Chi2, de tendance linéaire étaient réalisés ainsi qu’une ANOVA pour l’âge. L’âge moyen était de 65,1±8,3ans, le PSA de 27,3±210,4ng/ml, le poids prostatique de 46,3±27,1g. Quinze carottes étaient prélevées en moyenne (minium=1, maximum=36). 45,9 % des patients étaient suivis à l’hôpital de Créteil, 31,5 % à celui de Lyon et 22,6 % à celui de Paris.


Résultats

Au total, 9271 patients ont eu une première série de biopsies prostatiques avec 4691 (50,6 %) cancers de diagnostiqués. Le pourcentage de cancers ne varie pas significativement selon les années. Bien que l’âge des patients varie au cours des années (p <0,0001), ils ont en moyenne 65,8ans en 2002 et en 2013. Le nombre de patients ayant un PSA inférieur à 10ng/ml (64,2 % en 2002 vs 70,3 % en 2013, p <0,0001) et un stade clinique T1c (49,1 % en 2002 vs 72,8 % en 2013, p <0,0001) a régulièrement augmenté. Le nombre de patients biopsiés pour un PSA<4ng/ml varie peu en fonction des années (9,9 % en 2002 vs 9,0 % en 2013, p =0,0056). Le score de Gleason supérieur ou égal à 7 varie significativement selon les années (p <0,0001), les variations sont comprises entre 61,2 % et 59,9 %.


Conclusion

En l’espace de 12ans, la population des hommes candidats à une première série de biopsies prostatiques a évolué vers une population de patients ayant plus fréquemment un toucher rectal normal et un PSA<10ng/ml. Cependant, depuis 2011, le nombre de patients biopsiés pour la première fois, a fortement diminué (826 en 2011, 688 en 2012 et 521 en 2013).

Exérèse d’un schwannome de la racine sacrée S1 droite par voie transpéritonéale laparoscopique robot-assistée
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 894-895


Objectifs

Nous rapportons le cas d’un patient de 57ans chez lequel nous avons réalisé l’exérèse d’un schwannome de la racine sacrée S1 droite par voie transpéritonéale laparoscopique robot-assistée.


Méthodes

Le patient âgé de 57ans était initialement pris en charge pour une douleur du membre inférieur droit irradiant dans le territoire sensitif de la racine sacrée S1. Le bilan étiologique mettait en évidence une lésion située dans la fosse obturatrice droite, développée au dépend de la racine sacrée S1. L’aspect en imagerie par résonnance magnétique était en faveur d’un schwannome. Nous avons opté pour un traitement chirurgical conservateur par énucléation de ce schwannome. Cette technique permet de préserver la fibre nerveuse et de s’affranchir des séquelles neurologiques. Il existe cependant un risque théorique de récidive locale.


Résultats

L’intervention était réalisée par voie transpéritonéale laparoscopique robot-assistée. Le robot était un modèle Da-Vinci® S. La durée opératoire était de 120minutes. Le saignement peropératoire était estimé à 250cm3. Aucune complication peropératoire n’était rapportée. L’examen anatomopathologique de la pièce opératoire concluait à un schwannome de type Antoni A. Lors de la consultation de contrôle à 3mois le patient ne présentait plus aucune symptomatologie douloureuse.


Conclusion

L’énucléation par voie transpéritonéale laparoscopique robot-assistée d’un schwannome développé au dépend de la première racine sacrée est techniquement faisable et associée à de bon résultats fonctionnels à court terme.