Base bibliographique

Sommaire :

Sexuality and fertility of women operated for obstetric urogenital fistulae
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 876


Objectifs

To study, sexuality of women victims of OUGF after surgical management in the urology department of the University Hospital Center (CHU) Point G Bamako/Mali.


Méthodes

Our study is conducted in the urology department of CHU Point G Bamako/Mali devoted for treatment of the patients affected by OUGF. It's a prospective study done over 13 months period from June 2008 to June 2009. We studied all patients who are operated at least twice for recurrence and the sociodemographic data, the variables in relation with the obstetrics, gynecologics, sexuality, procreation, and the treatment results.


Résultats

– Situation before treatment: More than half of the patients (52%) had not any regular sexual activity before surgical treatment. Seventeen percent of the fistular women have pregnancy against 69% who didn’t have pregnancy neither before nor during the trials of surgical treatment of the fistula;– situation after treatment: in more than half of cases (62%) the patients had sexual relations with husband. 13% of patients had pregnancy during the surgical treatment of fistula. Nearly 60% of patients do not like to have more children. The declared reason in 65% of this women was that they have already enough children and other for afraid pregnancy, afraid fistula, etc.


Conclusion

Urogenital fistulae are not a danger for life, but are a real handicap for women who suffer them. The Sexual, cultural and economic factors whom contribute together to the occurrence of this disease in women.

Accessibilité prévisible au post-internat d’urologie jusqu’en 2016
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 836


Objectifs

L’objectif de l’étude a été d’évaluer l’accessibilité au post-internat d’urologie en France pour les internes inscrits en DESC prévoyant de terminer leur internat de novembre 2013 à 2016.


Méthodes

De septembre à novembre 2013, les représentants des internes d’urologie inscrits en DESC dans chaque région ont été contactés pour participer à l’étude. Un questionnaire leur a été soumis afin de recenser localement le nombre d’internes prévoyant de terminer leur internat entre novembre 2013 et 2016, ainsi que le nombre de postes de chef de clinique-assistant (CCA) et d’assistants spécialistes (AS) d’urologie permanents et provisoires dans la région, et leur occupation prévue durant la même période.


Résultats

Notre étude a recensé 334 urologues en formation (197 internes inscrits en DESC, 81CCA, 56AS). Cinquante-cinq internes ont terminé leur internat en novembre 2013, alors que 67, 50, 77 internes ont prévu de terminer leur formation respectivement de novembre 2014 à 2016. L’accessibilité prévisible au post-internat d’urologie a été évaluée à 96,4 %, 82,1 %, 90,0 %, 74,0 % respectivement pour les internes terminant leur formation de novembre 2013 à 2016. Le déficit prévisible de postes de post-internat a été calculé à –2, –12, –5, –20 postes respectivement de novembre 2013 à 2016.


Conclusion

Le nombre prévisible de postes de post-internat d’urologie reste insuffisant en France pour la période 2013–2016. En raison d’un flux non stabilisé d’internes prévoyant de terminer leur internat de novembre 2014 à 2016, leur accessibilité immédiate à un post-internat a été mesurée à 82,1 %, 90,0 %, 74,0 % respectivement sur la même période.

Adénomectomie cœlioscopique avec contrôle vasculaire pour l’hyperplasie bénigne de la prostate
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 900


Objectifs

L’adénoïdectomie cœlioscopique était décrit par la première fois en 2002. Ses avantages sont aujourd’hui très claires : perte sanguine moindre, temps de cathéter et d’irrigation moindres, bien comme le temps de hospitalisation aussi moindre. Notre objectif est démontrer la technique cœlioscopique fait avec contrôle vasculaire des artères capsulaires et, en conséquence, encore plus avantages.


Méthodes

Le patient reste en position de Trendelemburg, cinq trocarts sont placés à la région hypogastrique de l’abdomen. La suture hémostatique est exécutée aux positions de 4 et 8heures à la capsule prostatique. Il est possible une suture optionnelle aux complexes veineux dorsale. Ensuite une incision longitudinale dans la face postérieure de la capsule prostatique.


Résultats

Quatre cent deux patients ont étés opérés par cette technique, dont l’amélioration du IPSS et les flux urinaires sont évidents. Cela montre l’efficacité de cette technique. Le IPSS médian préopératoire était 26,57 et puis passe à 4,54 au postopératoire. Le « Q Max » médian préopératoire était 4,79 contre 22,78 au postopératoire. Les taux des complications sont faibles, dont la principal est l’éjaculation rétrograde (81 % des patients). C’est important de remarquer que cela est une complication inhérente a presque toutes las techniques d’ablation prostatique. Entre les autres complications rencontrées sont : ilium prolongée (2,5 %), rétention urinaire pour caillot (1,5 %), cathéterisation prolongée (1,5 %) et septicémie (0,5 % des patients) (Tableau 1, Tableau 2, Tableau 3).


Conclusion

L’adénectomie cœlioscopique se montre comme une alternative très efficace pour le traitement de prostates volumineux. Les résultas sont si durable et bons que des chirurgies ouvertes, et avec toutes les avantages d’une procédure minimalement invasive.

Adénomectomie transvésicale robot-assistée avec cure de hernie par matériel prothétique
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 900-901


Objectifs

La chirurgie avec assistance robotique permet de réaliser facilement des adénomectomies transvésicales. L’aspect mini-invasif et le très bon contrôle du saignement en sont les principaux avantages. La présence concomitante d’une hernie inguinale n’est pas rare et la mise en place d’un filet devrait pouvoir se faire dans le même temps opératoire.


Méthodes

Vidéo démontrant l’adénomectomie par laparoscopie transpéritonéale et transvésicale robot-assistée avec mise en place d’un filet de nouvelle génération autorisant une péritonisation partielle.


Résultats

Le patient a été désondé à j5 en reprenant des mictions normales et n’a pas présenté de complication particulière périopératoire ni au contrôle à 6 et à 12 mois.


Conclusion

La laparoscopique robotisée est de plus en plus utilisée pour la prostatectomie radicale. Ses indications s’élargissent pour le traitement des gros adénomes et des diverticules vésicaux. Si un statut herniaire est connu ou découvert lors de ce type d’interventions, la mise en place d’un filet prothétique, uni- ou bilatéral, peut se faire en sécurité même lors d’un abord transpéritonéal.

Amarrage sur le ligament sacro-épineux, fixation antérieure ou postérieure ?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 850


Objectifs

Le soutien du col utérin se fait dans le paramètre, celui de la vessie se fait le long de l’ATFP. Dans tous les cas, un point d’appui est à rechercher en arrière. Par voie vaginale, le ligament sacro-épineux est ce point d’ancrage réalisable par voie transglutéale ou pelvienne Le but de cette étude est de comparer les risques anatomiques de ces deux voies.


Méthodes

L’étude a porté sur 5 sujets féminins, (don du corps à la science), non formolés. Dans un premier temps était effectué le geste opératoire comme pour fixer le bras postérieur d’une prothèse pour cure de prolapsus par voie vaginale : colpotomie antérieure, dissection intervésico-vaginale, repérage de l’épine ischiatique et du ligament sacro-épineux, passage d’un ancillaire : par voie antérieure ou postérieure ; positionnement des fils de soutien comme pour la correction d’une cystocèle ou d’un prolapsus du dôme par voie vaginale. Une dissection était menée par voie fessière et abdominale pour vérifier le lieu de passage et les structures concernées par le passage des fils.


Résultats

1. Passage transglutéal : bord inférieur du muscle grand glutéal, dans la fosse ischio-anale, les vaisseaux rectaux inférieurs ; repérage de l’épine ischiatique et du ligament sacro-épineux, la prothèse passait 1cm en dedans dans le ligament sacro-épineux : artère et nerf pudendal étaient situés plus en dehors, derrière ou à proximité de l’épine et l’artère glutéale inférieure au dessus. 2. Abord antérieur paravésical : face supérieure du muscle levatorani ; traversée de la partie inférieure du ligament cardinal avec le pédicule utérin situé transversalement et, à sa partie médiale, l’uretère (croisement de l’artère utérine avec l’uretère) et le plexus hypogastrique inférieur au dessus du cul-de-sac latéral du vagin ; le ligament sacro-épineux sur sa face antérieure était recouvert du fascia pelvien et du muscle coccygien.


Conclusion

La voie antérieure passe dans les paramètres (pédicules utérovaginaux et uretère), dans les tissus préligamentaires qu’il faut écarter ; la voie postérieure passe dans la fesse mais donne une prise plus sure. L’idéal pourrait être une voie minimale combinée assurant la sécurité de la prise ligamentaire par voie postérieure et le trajet mini-invasif par voie antérieure.

Analyse des facteurs prédictifs de récidive des prostatites aiguës bactériennes communautaires au sein d’une cohorte prospective de 158 malades pris en charge en ambulatoire dans un réseau de soin
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 839


Objectifs

Analyser les facteurs prédictifs de récidive des prostatites aiguës bactériennes.


Méthodes

Une base de données prospectrice d’un réseau de soin a été analysée et 254 prostatites aiguës bactériennes ont été identifiées. Tous les malades ont été contactés afin de mettre en évidence des récidives d’épisodes de prostatites. Les données de 158 malades ont été disponibles. Les facteurs prédictifs de récidive ont été analysés par méthode uni- et multivariée.


Résultats

Quarante malades ont récidivé soit 25,3 % dont 75 % plus de 6 mois après le 1er épisode. Seulement 5,1 % des prises en charge initiale avaient nécessité une hospitalisation dont 2 pour dilatation des cavités rénales. En analyse univariée, les facteurs prédictifs retrouvés étaient l’antécédent de prostatite (p =0,034) et le traitement antibiotique autre qu’une quinolone lors du premier épisode (p =0,004). L’analyse multivariée retrouvait que le traitement antibiotique autre qu’une quinolone lors du premier épisode (OR 3,152 ; IC 95 % [1,195–8,312], p =0,0203) était le seul facteur prédictif de récidive.


Conclusion

Le traitement par fluoroquinolone reste le traitement de choix des prostatites aiguës bactériennes malgré une incidence de résistance en augmentation. En cas d’utilisation d’une autre molécule, le risque de récidive est augmenté.

Anastomoses urétérales donneur-receveur robot-assistées chez les patients greffés rénaux pour sténose ou maladie de reflux
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 856


Objectifs

Évaluer la faisabilité, la sécurité et les résultats à moyen terme d’une approche laparoscopique robot-assistée pour la réalisation d’anastomoses urétérales entre le greffon et l’uretère natif chez les patients greffés rénaux présentant du reflux vésico-urétréal ou des sténoses urétérales.


Méthodes

Nous avons revu les dossiers de tous les patients éligibles à une telle approche opérés entre 2011 et 2013. Le premier temps opératoire consistait en la mise en place de sondes urétérales dans l’uretère du greffon et l’uretère natif ipsilatéral à la greffe. Consécutivement, lors du même temps anesthésique, une approche laparoscopique robot-assistée était systématiquement tentée. Les données démographiques, paramètres périopératoires, complications postopératoires et résultats à moyen terme ont été répertoriés chez tous les patients. Ces derniers ont ensuite été stratifiés en deux groupes : réussite de la laparoscopie et conversion à la chirurgie ouverte, groupes comparés entre eux.


Résultats

Neuf patients (6 hommes, 3 femmes) ont été recensés. Deux patients ont été rapidement convertis à la chirurgie ouverte en raison d’adhérences importantes. Sur les 7 autres, 5 (71 %) ont été terminés en chirurgie robotique. Le temps de pneumopéritoine médian était de 230min pour les patients du groupe robotique. Les évènements périopératoires et les modifications sur la fonction rénale sont exprimés dans le Tableau 1. La période postopératoire immédiate s’est passée significativement plus simplement chez les patients du groupe robotique, et leurs résultats à 17 mois de suivi médian n’étaient pas inférieurs à ceux du groupe ouvert. Hormis le status adhérentiel, la principale raison pour la conversion à la chirurgie ouverte était l’échec d’identification de l’uretère du greffon en laparoscopie.


Conclusion

Les anastomoses urétérales donneur-receveur robot-assistées sont techniquement faisables chez les patients greffés rénaux. Leur réalisation demande une préparation opératoire adéquate avec repérage des structures par voie endoscopique. La morbidité est acceptable, avec des résultats à court terme meilleurs et à moyen terme similaires qu’avec la chirurgie ouverte.

Apport de l’échographie peropératoire au cours de la néphrectomie partielle robot-assistée
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 892


Objectifs

Présenter l’intérêt de l’utilisation de l’échographie peropératoire dans le traitement des lésions rénales traitées par néphrectomie partielle robot-assistée.


Méthodes

Nous présentons deux cas cliniques de patients chez qui une petite tumeur du rein a été mise en évidence de façon fortuite. Dans les deux cas la lésion était unique, de petite taille, avec une localisation complètement endophytique. Une néphrectomie partielle robot-assistée a été réalisée.


Résultats

La tumeur ne pouvait être localisée visuellement au cours de l’intervention. L’échographie peropératoire était donc le seul moyen de localisation de la tumeur et de repérage de ses limites de résection. Une néphrectomie partielle en marge saine a pu être réalisée dans les deux cas avec des marges saines, un temps de clampage faible et sans complication périopératoire.


Conclusion

L’utilisation de l’échographie peropératoire au cours de la chirurgie partielle du rein peut être déterminante pour le repérage de la tumeur. Elle permet de réaliser de façon carcinologique l’ablation de tumeur totalement endophytique avec un temps de clampage limité.

Apport des biopsies ciblées de la prostate en fonction du score de subjectif basé sur l’IRM multiparamétrique selon les recommandations de l’ESUR ?
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 815


Objectifs

L’IRM multiparamétrique (IRMp) prend un rôle de plus en plus important dans la prise en charge du cancer de la prostate (CaP). L’objectif de cette étude était d’évaluer la valeur des biopsies ciblées sur les lésions détectées par l’IRMp par rapport aux biopsies standard dans le diagnostic du CaP.


Méthodes

Entre 2011 et 2013, les données de 105 patients adressés pour un PSA>4ng/ml et/ou une lésion suspecte au TR et qui ont une IRMp avec une lésion cible identifiée, ont été prospectivement enregistrées. Les IRMp ont été réalisées selon les recommandations de l’ESUR. Le score ESUR (PI-RADS) et un score subjectif (SS) ont été attribués à chaque lésion par le même radiologue. Une corrélation anatomo-pathologique et radiologique a été faite pour définir la sensibilité (Se), la spécificité (Sp), la valeur prédictive positive (VPP) et la valeur prédictive négative (PPN) de l’IRM en fonction du SS (SS≤3 versus SS>3).


Résultats

Sur l’ensemble, 133 cibles ont été détectées (28 patients avaient 2 cibles). Les caractéristiques de la cohorte sont résumées dans le Tableau S1. L’analyse à l’échelle de la cible n’a pas montré de différence significative entre les valeurs des biopsies ciblées et des biopsies standard lorsque toutes les valeurs du SS ont été prises en compte. En revanche, les performances diagnostiques des biopsies étaient meilleures lorsque seules les lésions avec un SS>3 étaient considérées. Les Se, Sp, VPP et VPN sont résumées dans le Tableau S2.


Conclusion

Les résultats de cette étude mettent en évidence une amélioration du pouvoir du de détection des biopsies ciblées en utilisant les scores subjectifs de l’IRMp. Cette étude suggère que les biopsies ciblées font mieux que les biopsies standard lorsque le SS est supérieure à 3 (Tableau 1, Tableau 2).

Approche novatrice : lithotripsie extracorporelle contrôlée endoscopiquement par urétérorénoscopie (LECURS). Description de la technique à l’ère des urétérorénoscopes souples numériques
2014
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 896


Objectifs

Afin d’optimiser l’efficacité et les taux de succès du traitement des calculs rénaux, nous avons combiné la lithotripsie extracorporelle (LEC) et l’urétérorénoscopie souple (URSS) en une seule procédure : la lithotripsie extracorporelle contrôlée endoscopiquement par urétérorénoscopie (LECUR).


Méthodes

Le patient étant sous anesthésie générale, il est positionné en lithotomie sur une table de LEC puis le générateur (Sonolith, Edap-TMS) est placé de façon habituelle. Après installation d’une gaine d’accès urétéral, un urétérorénoscope souple numérique (Olympus URF-V/Storz Flex-XC) permet l’exploration des cavités pyélo-calicelles. Au besoin, les calculs sont relocalisés ou regroupés au niveau d’un calice supérieur ou moyen. La lithotripsie extracorporelle est réalisée sous vision directe permettant un ajustement constant de la zone focale afin d’optimiser l’efficacité de la fragmentation jusqu’à l’obtention de fragments de 2mm et moins. L’utilisation de la lithotripsie au laser Holmium est occasionnellement utilisée simultanément sur le même calcul traité par LEC ou sur un calcul situé dans un autre calice. L’ablation des calculs avec un panier est réalisée en fin d’intervention. Une sonde JJ est laissée en place puis un suivi par imagerie est réalisé pour vérifier la présence de fragments résiduels.


Résultats

La LECURS s’est avérée être une approche efficace et sûre pour le traitement des calculs rénaux. L’intervention demande une installation simple et une technique déjà connue des urologues.


Conclusion

Elle permet d’accélérer l’URS et d’optimiser la LEC en confirmant en temps réel la fragmentation. Les bris d’urétérorénoscopes associés à cette approche doivent également faire l’objet d’investigations plus approfondies.

Argon : une technique innovante de conservations des transplants rénaux
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 800-801


Objectifs

Paradoxalement, la conservation d’organe crée des lésions d’ischémie-reperfusion (IR), responsable de reprise retardée de fonction et de dysfonction chronique du transplant. Les techniques classiques de conservation utilisent l’air ambiant. Une piste explorée est la modification de l’atmosphère gazeuse. L’objectif de notre étude a été d’évaluer une stratégie innovante de conservation des transplants rénaux en présence de gaz noble afin de limiter les lésions d’IR.


Méthodes

À partir d’un modèle validé d’autotransplantation rénale hétérotopique chez le porc (Faure A, Transpl Proc, 2013), les transplants prélevés ont été rincés et mis en conservation 30heures à 4°C dans une solution de conservation standard présaturée en gaz (air, azote 100 %, argon 100 % ou xénon 100 %, n =6 dans chaque groupe) avant transplantation. Une néphrectomie controlatérale concomitante était réalisée. Les porcs ont été surveillés quotidiennement pendant 21jours.


Résultats

L’argon a fortement amélioré la survie (83,3 % versus 33,3 % dans le groupe air, p =0,04) et le fonction rénale (créatinine à j7 : 1243,6±15,6μmol/l versus 2158±25,7μmol/l dans le groupe air, p =0,04). Une reprise de fonction et une sortie de tubulopathie plus précoce des transplants a été observé chez les porcs argon. Tous les porcs xénon et azote sont décédés. À j21, les transplants argon avaient d’un point de vue histologique une meilleure préservation de leur intégrité structurelle cellulaire avec moins d’inflammation, de fibrose interstitielles et d’atrophie tubulaire. Les rapports RAA/TBARS et taux d’Hsp 27, étaient significativement plus élevés dans le groupe Argon, traduisant l’effet protecteur de ce gaz vis-à-vis du stress oxydant. Les taux de TNFalpha, IL-1beta et IL-6 ont montré une diminution significative de la réponse inflammatoire avec l’argon.


Conclusion

Dans notre étude, l’argon a eu un effet rénoprotecteur sur les transplants rénaux. Bien que le mécanisme d’action de l’argon ne soit pas actuellement élucidé, il semble que la protéine Hsp 27 soit un élément central de l’effet cytoprotecteur de ce gaz. Ces données doivent être confirmées et validées avant une application humaine.

Azoospermie : le parcours du combattant à propos de 866 patients
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 863


Objectifs

En fonction de sa position dans le parcours de soins des couples, chaque médecin ou biologiste de la reproduction a une vision spécifique de ce parcours et de son efficacité.


Méthodes

Nous avons repris de façon rétrospective la trajectoire 866 patients azoospermiques suivi de janvier 1996 à décembre 2007. Soixante pour cent des patients ont une azoospermie non obstructive dont 10 % chez des patients atteints du syndrome de Klinefelter, 90 % des patients ont eu une extraction chirurgicale, 32 patients ont été exclus pour cause de parcours inachevé au moment du recueil de données. Afin d’établir les parcours des 866 patients, nous avons étudié les résultats des démarches entreprises en intra-couple et en don, grâce aux données disponibles au CECOS. Les taux d’accouchement concernaient uniquement la première demande (ICSI-chirurgicale et AMP-Donneur).


Résultats

Quarante-cinq pour cent des 866 couples se sont inscrits, 33 % ont été pris en charge pour des tentatives, soit 72 %, 24 % ont abandonné leur projet. Parmi les 781 patients opérés, 68 % ont une extraction chirurgicale positive (ECP) et 32 % une extraction chirurgicale négative (ECN). En intra-couple, le taux d’accouchement pour la cohorte est de 21 %, mais atteint 40 % (178/450) en cas d’ICSI avec sperme chirurgical. Quinze pour cent des couples (79/529) avec une ECP renoncent à toute prise en charge. Le taux d’accouchement en don pour la cohorte est de 25 % et de 75 % (212/283) lorsque des tentatives sont entreprises. Les chances de succès en don, sont supérieures pour les patients non opérés et opérés ECN (82 %) versus les patients opérés ECP (59 %). Trente-et-un pour cent de la cohorte est en échec.


Conclusion

(1) 45 % des patients azoospermiques font le choix du don, 33 % de la cohorte est prise en charge et 75 % des patients ont obtenu au moins un enfant vivant ; (2) le taux d’accouchement pour la cohorte atteint 45 % et 85 % si le couple fait l’ensemble du trajet AMP ; (3) 24 % des couples ont abandonné sans entreprendre de tentative en AMP.

Base anatomique de l’ancrage antérieur des prothèses de renforcement par voie vaginale
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 849


Objectifs

La mise en place d’une prothèse de renforcement par voie vaginale est un des traitements chirurgicaux des prolapsus pelviens. Dans le but d’une chirurgie mini-invasive, il est proposé de fixer la prothèse en avant sur le segment antérieur de l’arc tendineux du fascia pelvien-ATFP. Le but de cette étude est d’identifier des repères anatomiques pour un point d’ancrage antérieur des prothèses de renforcement reproductible.


Méthodes

Quatre sujets anatomiques (don du corps à la science), de sexe féminin, âgés de 79 à 100ans non embaumés. Par voie vaginale, après avoir mis en place une sonde vésicale, colpotomie antérieure ; dissection intervésicovaginale jusqu’aux branches ischio-pubiennes. Repérage au doigt de ce qui est interprété comme le segment antérieur de l’ATFP. Positionnement horizontal du dispositif de suture Digitex® de Coloplast dont l’aiguille présente une courbure vers l’extérieur spécifique. Passage d’un fil permettant de fixer le bras antérieur de la prothèse. Par voie abdominale, dissection de l’espace rétropubien pour vérifier le trajet du fil et quelles structures étaient impliquées.


Résultats

L’ATFP se fixait sur la face postérieure du corps du pubis avec le ligament pubovésical, il apparaissait dense et bien individualisé à la palpation et à la vue. À la hauteur du col vésical, ces deux ligaments divergent : l’un va médialement vers la face antérieure du col vésical, l’autre se dirige latéralement et en arrière vers l’épine ischiatique. Sur le plan chirurgical, il apparaissait l’importance de repères palpatoires, des structures osseuses, et des structures viscérales (col vésical). Le point antérieur doit être placé en regard de l’angle antérieur du foramen obturé, à la hauteur du col vésical. La dissection a confirmé le passage dans la partie profonde de l’ATFP de façon bilatérale et symétrique. Le geste a été reproductible.


Conclusion

L’ATFP est une structure tendineuse bien connue sur le plan anatomique. Elle est proposée comme point d’ancrage antérieur pour les prothèses de renforcement par voie vaginale pure, évitant ainsi un passage trans-obturateur. L’ATFP est d’autant plus dense qu’il est dans sa portion antérieure et ainsi plus résistant. Tout autre situation fixerait la prothèse sur une aponévrose présentant une résistance moindre.

Bénéfice d’inclure la densité du PSA < 0,2 dans la surveillance active des patients Afro-caribéens
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 871-872


Objectifs

La densité du PSA avant la première biopsie est un facteur prédictif indépendant d’arrêt de la surveillance active (SA) et d’agressivité du cancer dans notre population de descendance subsaharienne. Nous recherchons un bénéfice à l’ajouter aux critères SURACAP dans l’inclusion de nos patients en SA.


Méthodes

Dans notre série prospective de SA de 153 patients, 117 répondaient strictement aux critères SURACAP. Avec un suivi moyen de 37,6±23,9 mois, 34 patients ont été sortis de SA selon les critères SURACAP dont 32 patients ont bénéficiés d’une prostatectomie radicale. Nous avons recherché une valeur seuil à la densité du PSA puis avons analysé son bénéfice à l’inclusion dans les critères SURACAP.


Résultats

Le Gleason de toutes les prostatectomies radicales en arrêt de SA sont en moyenne de 6,65±0,48. Le PSA densité<0,2 ng/ml/ml à la première biopsie est le seul facteur prédictif indépendant de grade 4 majoritaire sur les pièces de prostatectomie radicale (p =0,04). Le PSA densité ≤0,15 comme utilisé à Johns Hopkins n’est pas un facteur significatif (p =0,12). L’analyse est résumée Tableau 1. Pour les patients dont la densité du PSA est<0,2 (groupe 1), 22 patients (25 %) sont sortis de SA versus 12 patients (46,15 %) pour les patients dont la densité du PSA était≥0,2. De plus, 3 patients du groupe 1 (13,6 %) versus 3 patients du groupe 2 (30 %) ont aggravé leur Gleason majoritaire.


Conclusion

Dans notre population en SA, la densité du PSA≥0,2 à l’inclusion double le risque d’arrêt de SA (critères SURACAP) et double l’agressivité du cancer sur les pièces de prostatectomie (grade 4 majoritaire). Il serait souhaitable de ne pas inclure en SA les patients dont le PSA densité est≥0,2 même s’ils répondent aux critères SURACAP.

Bilan de l’utilisation du système Verify™ dans 12 centres experts
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 800


Objectifs

Depuis janvier 2014, le système Verify™ est utilisable dans la phase de test des neuromodulations sacrées pour la prise en charge des troubles urinaires et fécaux. Le but était d’évaluer la phase d’adoption de nouveau dispositif par les praticiens et les patients afin d’adapter les outils et les recommandations d’utilisation.


Méthodes

L’évaluation a été faite lors de l’introduction du système Verify ™ dans douze centre experts en neuromodulation. Ce système comprend deux éléments. Un boîtier fonctionnant comme programmateur médecin et comme télécommande pour le patient. Il existe une interface tactile de type Smartphone. La stimulation est assurée par un neurostimulateur externe relié à la télécommande du patient via une connexion Bluetooth™. Les premières utilisations ont été évaluées via deux questionnaires rempli par le praticien et le patient.


Résultats

Dix questionnaires praticien et 24 questionnaires patients ont été traités à l’issue des premières utilisations. Tous les praticiens avaient plus de 5ans d’expérience dans la thérapie. La facilité d’utilisation, d’appareillage, de réglage ont été évalué sur une échelle de 1à 5. Le jumelage avec le stimulateur et l’ajustement de l’amplitude sont les éléments à modifier selon les opérateurs (3,8/5). Les paramétrages et l’intuitivité sont satisfaisants (4,5/5). Soixante pour cent des patients se sont sentis à l’aise avec l’utilisation du stimulateur notamment, dans la reprise des activités quotidiennes. Quatre-vingt pour cent des patients on été implantés à l’issue du test. Un système d’alerte visuelle et une augmentation plus rapide de l’amplitude étaient les recommandations les plus fréquentes.


Conclusion

Les premières utilisations du système Verify ™ sont positives aussi bien pour les praticiens que les patients, notamment grâce à l’intuitivité de l’interface, la liaison sans fil et l’intérêt du journal d’utilisation. Quelques défauts du système pourront rapidement être corrigés donnant ainsi un regain d’intérêt à cette thérapie de référence.

Biopsies prostatiques ciblées guidées par IRM et avec cartographie 3D après fusion écho-IRM. Étude prospective monocentrique
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 815


Objectifs

Évaluer de façon prospective les résultats des biopsies prostatiques systématisées(BS) et dirigées(BD) après fusion écho-IRM avec réalisation d’une cartographie 3D complète des biopsies.


Méthodes

De mars 2013 à février 2014, 250 patients présentant une indication de biopsies prostatiques (PSA>4 et/ou anomalie au toucher rectal) ont été inclus prospectivement. Il s’agissait d’une première série de biopsies dans 207 cas, d’une série itérative dans 49 cas. Une IRM multiparamétrique puis des biopsies selon le schéma étendu de 12 biopsies complétées par 4 biopsies antérieures ont été réalisées. En cas de lésion suspecte en IRM (score≥3), 2 à 4 BD étaient réalisées à la place des biopsies du secteur systématisé correspondant. Toutes les biopsies ont été réalisées avec un guidage par la fusion échographie-IRM permettant la réalisation d’une cartographie 3D.


Résultats

Les biopsies étaient positives dans 59,6 % des cas et 51,3 % en cas d’anomalie sur l’IRM. Le nombre moyen des biopsies positives était de 4,8 par patient avec une longueur moyenne 7,3mm pour la plus grande biopsie. Les biopsies dirigées étaient les plus grandes dans 69 % des cas et les seules positives chez 32 patients (17,3 %). Le taux moyen de BD positives était de 49,6 % en cas de 1re série et 57 % 2e ou 3e série.


Conclusion

La réalisation d’une cartographie 3D permettant la réalisation de biopsies ciblées en cas d’anomalie à l’IRM, parallèlement aux biopsies systématisées améliore significativement la reconnaissance du cancer de la prostate, notamment en cas de premières séries négatives, et permet la mise en place des stratégies de traitement focalisé, par les données topographiques obtenues.

Biopsies prostatiques ciblées par guidage IRM dans le diagnostic du cancer localisé de la prostate : taux de détection et valeur prédictive de l’imagerie
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 812


Objectifs

La biopsie transrectale échoguidée de la prostate représente l’approche standard dans le diagnostic du cancer localisé de la prostate. Il existe des systèmes de navigation permettant d’effectuer des biopsies ciblées à l’IRM. Nous avons déterminé le taux de détection des biopsies ciblées en utilisant le système de navigation Urostation (Koelis®), tout en évaluant la corrélation entre la probabilité d’atteinte tumorale radiologique et les résultats histologiques.


Méthodes

Nous avons inclus 55 patients (âge moyen : 64ans±7,2) qui ont bénéficié de biopsies ciblées de la prostate par guidage échographique endorectal 3D (Philips HD9®), en fusionnant l’IRM (3Tesla – Philips avec antenne endorectale) à l’US 3D. En moyenne 1,9 (1 à 4) cibles étaient déterminées avec 2,7 (1 à 6) biopsies de chaque cible. Le PSA moyen était de 12,4±15,4ng/mL et le volume prostatique moyen 56±28,6mL. Lors de l’IRM, les cibles étaient classées en trois groupes par nos radiologues (suspicion de nodule tumoral faible, moyenne ou élevée).


Résultats

Tout stade radiologique confondu, le taux de biopsies positives était de 58 % (32/55). Le taux de biopsies positives pour les lésions à probabilité faible, moyenne et élevé était respectivement de 42 % (8/19), 45 % (9/20) et 88 % (14/16). Le score de Gleason moyen était de 7,1±1,1. Une corrélation significative était observée entre la probabilité radiologique et la positivité des biopsies (p =0,01) ainsi que le score de Gleason (p =0,05). Aucune corrélation n’a pu être mise en évidence entre les biopsies positives et le taux de PSA, le volume prostatique, le toucher rectal suspect ou le nombre de biopsies effectuées dans les cibles.


Conclusion

La fusion IRM/échographie 3D permet de quasi tripler le rendement des biopsies par rapport à la technique classique, avec une bonne corrélation entre la suspicion radiologique et les résultats anatomo-pathologiques. Cette corrélation n’a pas pu être établie pour les caractéristiques cliniques et biologiques (PSA, TR, Volume prostatique), ce qui valide la réalisation d’une IRM préalablement aux biopsies.

Cancer de la prostate avant transplantation rénale : étude multicentrique
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 853


Objectifs

Étudier les risques chirurgicaux de la transplantation rénale (TR) après traitement d’un cancer de prostate (CP) localisé et les résultats oncologiques après la transplantation chez les patients sur liste d’attente aux antécédents de CP.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective multicentrique (9 centres) incluant tous les patients chez qui un CP a été diagnostiqué avant la transplantation rénale de décembre 1993 à juillet 2011.


Résultats

Quarante-trois patients ont été inclus. L’âge au moment du diagnostic de CP était de 60,6±6,2ans. Le PSA au diagnostic était de 8,1±4,3ng/ml. Trente-huit patients ont été traité par prostatectomie (PR). Cinq patients ont été traités par radiothérapie externe et 2 par curiethérapie. Huit patients ont eu une radiothérapie complémentaire. Vingt-trois, 19, et 1 CP étaient respectivement de risque faible, intermédiaire ou de haut risque selon d’AMICO. Le délai entre le CP et la TR était de 44,4±29,8 mois. Sept receveurs (16 %) ont été transplantés moins de 24 mois après le CP. Vingt TR ont été décrites comme difficiles par les opérateurs. Aucune récidive de CP n’a été observée après TR avec un suivi moyen de 36 mois.


Conclusion

Le CP découvert avant la TR devrait être traité par PR pour évaluer le risque de récurrence et diminuer l’attente d’une TR. Si le CP est à faible risque de récidive, il semble possible de raccourcir le délai d’attente avant la TR.

Cancer de prostate en transplantation d’organes solides
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 856


Objectifs

Analyser les caractéristiques des cancers de prostate (CP) des receveurs de transplantation rénale (RTR), hépatiques (RTH) et cardiaques (RTC).


Méthodes

Étude rétrospective de 753 transplantations rénales, 361 hépatiques et 183 transplantations cardiaques chez l’homme réalisées dans notre institution. Entre janvier 1993 et mars 2014, 39 patients (26 RTR, 12 RTH et 1 RTC) ont eu un CP et ont été inclus dans l’étude.


Résultats

L’âge au moment du diagnostic était de 64,9ans (51,7–6,7) et le délai diagnostique après transplantation était de 99,6 mois (9,1–41,5). Le taux moyen de PSA était de 11,07 (0,5–3). Le diagnostic a été suspecté au cours du dépistage systématique chez 35 patients. Les stades cliniques étaient T1, T2 et T3 respectivement pour 21, 15 et 3 patients. Vingt-huit patients (19 RTR et 9 LTR) avec une maladie localisée ont été traités par prostatectomie radicale, mettant en évidence 20 pT2 et 8 pT3, avec 5 marges chirurgicales positives. Le Score de Gleason était de 5, 6, 7, 8, et 9 dans respectivement 2, 21, 11, 4 et 1 cas. Avec un suivi moyen de 51,4 mois (0,6–51,6), deux RTR et un RTH sont décédés de leur CP (Tableau 1).


Conclusion

L’incidence du CP chez les receveurs de transplantation d’organes solides a été élevée dans notre série avec 19 % de formes localement avancés. Cela justifie un suivi régulier de ces patients avec un dépistage systématique du cancer de prostate.

Cartographie de l’expression des différentes isoenzymes de la monoxyde d’azote synthase dans l’hyperplasie bénigne prostatique
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 790-791


Objectifs

Étudier la répartition des trois monoxide d’azote synthase (NOS) : nNOS, iNOS, eNOS entre les zones périphérique (ZP) et transitionnelle (ZT) chez des patients ayant une hyperplasie bénigne prostatique (HBP).


Méthodes

Une étude prospective unicentrique a été réalisée sur les tissus non tumoraux des ZP et ZT de pièces de prostatectomie radicale d’hommes ayant une HBP. Les patients ayant eu des traitements modifiant la structure de la glande ont été exclus. Une étude de l’expression des 3 isoenzymes a été menée par qRT-PCR dans chaque zone. L’inflammation histologique aiguë et chronique a été scorée. Chaque patient a répondu en préopératoire aux questionnaires symptomatiques IPSS, USP et IIEF5. Le critère de jugement principal était l’expression des différentes NOS au sein de la prostate par qRT-PCR.


Résultats

Seize des 85 patients ayant eu une prostatectomie totale entre le 01/11/13 et le 01/05/14 ont été inclus. La qRT-PCR a montré une expression des trois isoenzymes dans la ZP et la ZT. Leur expression était comparable au sein de la ZT, mais dans la ZP, il existait significativement moins de nNOS que de eNOS (p =0,0017) et de iNOS (p =0,0016). Il existait une corrélation inverse entre l’expression de eNOS au sein de la ZP et le score IPSS (r =–0,5414), le score de qualité de vie (r =–0,5613) et une corrélation positive avec l’IIEF (r =0,5680). En revanche, aucune différence d’expression des NOS n’a été trouvée entre la ZP et la ZT, et il n’y avait pas de relation entre expression des NOS et poids prostatique, scores USP dysurie et hyperactivité vésicale.


Conclusion

Les trois NOS étaient exprimées dans la ZP et la ZT. Dans la ZP, l’expression de la nNOS était plus faible que celle de eNOS et de iNOS. De plus, il y avait une corrélation inverse entre l’expression de eNOS au sein de la ZP et les symptômes urinaires et une corrélation positive avec l’IIEF.

Cinétique du PSA comme facteur prédictif de réponse par acétate d’abiratérone chez les patients atteints d’un cancer de la prostate en phase de résistance à la castration
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 818-819


Objectifs

La réponse au traitement par acétate d’abiratérone (AA) est hétérogène chez les patients atteints d’un cancer de la prostate en phase de résistance à la castration (CPRC). Le but de cette étude rétrospective était d’évaluer les caractéristiques cliniques et biologiques de la maladie initiale et au moment de l’introduction d’AA afin de déterminer d’éventuelles facteurs prédictifs de réponse.


Méthodes

Nous avons réalisé une recherche rétrospective des patients traités par AA dans notre centre entre février 2005 et janvier 2013. Ont été exclus les patients sans données biologiques, ayant participé à des études cliniques ou décédés d’une cause non liée au CPRC. La réponse au traitement par AA a été évaluée en 3 sous-groupes selon le temps de réponse au traitement : longs répondeurs (LR, >9 mois), réfractaires (RF, ≤4 mois) et intermédiaires (4–9 mois). Les caractéristiques cliniques et biologiques de la maladie initiale et au moment de débuter l’AA ont été recueillis et analysés dans chaque un des sous-groupes (Tableau 1, Tableau 2).


Résultats

Au total, 31 patients ont été inclus avec un suivi moyen de 18,8 mois (1,8–64,7) avec un âge moyen de 72,4ans (45,5–93,7). Soixante-et-un avait eu un traitement par chimiothérapie et 39 % étaient chimionaïfs. Pour les patients RF (16 %) et les LR (48 %) la survie globale était respectivement de 23 versus 98 mois et la survie après la fin d’AA de 1 versus 9 mois. Tous les patients RF étaient symptomatiques, métastatiques d’emblée, et avaient un Gleason≥8. Les groupes RF et LR présentaient respectivement une vélocité de PSA moyen de 182,5 versus 7,61ng/ml/mois avant le début du traitement. Aucune autre variable clinique ou biologique n’a permis de montrer une différence parmi les 3 groupes étudiés.


Conclusion

Sous réserve du nombre limité de patients, la cinétique du PSA avant le début du traitement par AA semble être le facteur prédictif le plus précis pour prédire la réponse à ce traitement chez les patients atteints du CPRC. Une évaluation prospective de cette variable est en cours dans notre centre.

Comment faciliter les déclarations de matériovigilance en urogynécologie : à propos de 52 explantations prothétiques
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 852


Objectifs

(1) Deux ans après l’alerte FDA relative aux implants pour prolapsus, analyser les dossiers des patients traités dans notre établissement pour une complication liée aux prothèses pour incontinence urinaire et prolapsus génitaux. (2) Proposer des solutions pour traiter ces dossiers complexes et faciliter les déclarations de matériovigilance, démarche essentielle pour l’amélioration des pratiques et le choix des prothèses, parfois commercialisées après des études cliniques insuffisantes.


Méthodes

Les dossiers des patients ayant subi une explantation partielle ou totale suite à une complication entre le 1e janvier 2011 et le 31 décembre 2013 ont été analysés rétrospectivement de façon pluridisciplinaire par deux chirurgiens, un pharmacien et l’infirmière coordinatrice des vigilances. En cas d’implantation réalisée dans un autre établissement, le compte-rendu opératoire a été demandé par courrier ; s’il ne mentionnait pas la référence et le numéro de lot de l’implant, l’établissement a été recontacté par téléphone. Les cas ont été enregistrés par le comité de matériovigilance et déclarés à l’ANSM lorsque la référence et le numéro de lot de l’implant étaient identifiés.


Résultats

Quarante et une bandelettes sous-urétrales (BSU), 13 implants pour prolapsus et 2 sphincters urinaires artificiels ont été explantés chez 48 femmes et 4 hommes d’âge moyen 64ans (35–89) ; 44 implantations avaient été réalisées dans un autre établissement. Quatre patients avaient eu deux prothèses implantées. Les BSU avaient été implantées par voie trans-obturatrice de dedans en dehors (15), rétro-pubienne (12), trans-obturatrice de dehors en dedans (10), mixte (2), minibandelette (1), non renseignée (1). Les patients ont présenté une ou plusieurs complications avec un délai moyen d’apparition de 38 mois (0–120) : obstructions (23 patients), érosions vaginales (10), urétrales (8), vésicales (2), douleurs (11), infections urinaires à répétition (10). La référence d’implant a été identifiée pour 40 patients, le numéro de lot pour seulement 12, permettant la déclaration à l’ANSM.


Conclusion

Trois axes d’améliorations sont identifiés afin de tendre vers une déclaration exhaustive des cas de matériovigilance : création d’une fiche informatisée pour standardiser le recueil des données relatives aux explantations, spécification des caractéristiques précises de l’implant dans chaque compte-rendu opératoire, optimisation de la communication des données de traçabilité des implants entre établissements.

Comparaison de la fonction érectile après traitement curatif du cancer de prostate à faible risque par curiethérapie et par prostatectomie radicale : étude prospective chez des patients ayant un score IIEF5 initial > 16
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 873-874


Objectifs

Peu d’études ont confronté la qualité de vie après curiethérapie (CuT) et après prostatectomie radicale (PR) spécialement concernant la fonction érectile (FE). Le but de cette étude était de comparer la FE après CuT et après PR, et d’identifier les facteurs prédictifs de dysfonction érectile (DE) chez des patients ayant un score IIEF5 initial>16.


Méthodes

Entre 01/2005 et 07/2012, 179 patients ont eu une CuT (grains libres, planimétrie en temps réel, dose prescrite : 160 Gy) et 739 ont eu une PR (un seul chirurgien expérimenté, conservation bilatérale : 75 % ; unilatérale : 22 % ; pas de conservation : 3 %). Les critères d’inclusions étaient : cancer à faible risque ;<50 % des biopsies positives ; volume prostatique<80cm3 ; IIEF5 initial>16 sans aide médicamenteuse. Tous les patients inclus étaient éligibles aux 2 traitements permettant de comparer 102 CuT à 203 PR. L’évaluation de la FE a été faite prospectivement en préopératoire, à 1 et 2 ans en utilisant l’auto-questionnaire IIEF5.


Résultats

Les patients du groupe PR étaient significativement plus jeunes [60,6 ans (±6) vs 64,4 ans (±6)] et avaient un score IIEF5 initial légèrement plus élevé [22,3 (±2,4) contre 21,4 (±2,7)]. Cependant, à 1 et 2 ans, les proportions de patients ayant une FE satisfaisante (IIEF5>16) et les scores IIEF5 moyens étaient significativement supérieurs après CuT (Tableau 1). De plus, la DE sévère (IIEF5<8) et la prise de traitement contre la DE étaient plus fréquentes après PR. En analyse multivariée, à 2 ans, le risque d’avoir un score IIEF5<16 ou une DE sévère étaient significativement associés à la PR avec des odds ratio respectifs à 4,2 et 10,4. L’âge était également un facteur prédictif de DE sévère. Le diabète, le volume prostatique et les antécédents cardiovasculaires n’influençaient pas le FE postopératoire (Tableau 2).


Conclusion

Les troubles érectiles étaient courants après prise en charge curative du cancer de prostate. Cependant, à moyen terme la DE était plus fréquente et plus sévère après PR qu’après CuT.

Comparaison de la morbidité–mortalité de la Cystectomie et urétérostomie transiléale pour troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique en fonction de la voie d’abord : laparotomie vs laparoscopie vs robotique
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 829


Objectifs

Évaluer et comparer la morbidité précoce et tardive de la cystectomie–urétérostomie transiléale pour troubles vésicosphinctériens d’origine neurologique en fonction de la voie d’abord (laparotomie vs laparoscopie vs robotique). Les objectifs secondaires ont été de comparer et d’évaluer la morbidité et les facteurs prédictifs en fonction du lieu d’hospitalisation en périopératoire : MPR (Médecine Physique et Réadaptation) versus Urologie.


Objectifs

Étude rétrospective monocentrique sur 65 patients opérés d’une cystectomie–urétérostomie transiléale pour troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique entre mai 2005 et décembre 2011. La voie d’abord a été : laparotomie dans 11 cas, laparoscopie dans 14 cas et robotique dans 40 cas. Au total, 53,8 % des patients ont été hospitalisés en périopératoire dans le service de MPR. L’évaluation de la morbi-mortalité a été effectuée selon la classification de Clavien–Dindo. Les complications précoces ont été définies comme toute complication survenant dans les 30jours postopératoires.


Résultats

Dans le groupe robotique : la durée de l’intervention a été plus longue (300minutes) (p =0,007) et le délai moyen de reprise de transit plus court (4jours) (p =0,012). Il n’y a pas eu de différence significative de durée d’hospitalisation ni de prise de morphiniques. Il n’a pas été mis en évidence de différence, en fonction de la voie d’abord, sur le taux global de complications précoces (p =0,17) et tardives (p =0,26). Les complications précoces ont été observées dans 41,5 % des cas : mineures (grade I et II) dans 32,3 % et majeures (Grade III à V) dans 9,2 %. Les complications tardives ont été observées dans 43,1 % des cas : mineures dans 20 % et majeures dans 23,1 %. Les patients hospitalisés en périopératoire en MPR ont présenté significativement moins de complications tardives.


Conclusion

La morbidité de la cystectomie–urétérostomie transiléale pour troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique a été similaire quel que soit la voie d’abord. La cystectomie-urétérostomie transiléale par chirurgie robotique a permis une reprise de transit plus rapide. La durée opératoire a été cependant plus longue en robotique qu’en laparotomie ou laparoscopie mais elle a compris dans cette série la learning curve .

Comparaison de la vaporisation bipolaire de la prostate au plasma continue, à la vaporisation standard et à la RTUP monopolaire pour un adénome de moyen volume : évaluation prospective, randomisée, à moyen terme
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 791


Objectifs

Le but de cette étude est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de la vaporisation bipolaire au plasma continue nouvellement introduite (C-VBPP) par rapport à la vaporisation standard (S-VBPP) et la résection transurétrale de la prostate (RTUP) dans les cas d’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) de moyen volume.


Méthodes

Au total, 180 patients HBP avec un volume prostatique de 30–80mL, Qmax<10mL/s et IPSS>19 ont été également randomisés pour C-VBPP, S-VBPP et RTUP. Tous ont été évalués en préopératoire et trimestriellement sur un an en postopératoire par IPSS, Qmax, QoL, le volume urinaire résiduel post-mictionnel (RPM), le volume postopératoire de la prostate et le taux du PSA.


Résultats

Les temps opératoires moyens étaient significativement réduits pour C-VBPP (31,5 contre 40,6 et 49,8minutes – respectivement 22,4 % et 39,1 % en termes de réduction de la durée opératoire). La perforation capsulaire (1,7 % et 1,7 % contre 8,3 %) et le saignement périopératoire (1,7 % et 3,3 % contre 11,7 %) ainsi que des taux de la baisse moyenne d’hémoglobine (0,4 et 0,6 contre 1,4g/dL) ont été significativement réduits pour C-VBPP et S-VBPP. Les durées de sondage (24,1 et 23,8 contre 73,6heures) et le temps d’hospitalisation (2,1 et 2,2 contre 4,5jours) ont été sensiblement diminués pour C-VBPP et S-VBPP. Lors du suivi, les mesures de l’IPSS et du Qmax ont été significativement améliorés pour C-VBPP et S-VBPP, tandis que les valeurs de QoL et VRP sont demeurés semblables.


Conclusion

Les capacités de résection des tissus prostatiques ont été similaires pour les trois techniques. Le profil de la sécurité chirurgicale, morbidité périopératoire, récupération postopératoire et les scores de symptômes au cours du suivi à moyen terme ainsi que les paramètres mictionnels sont restés supérieurs dans les deux groupes de vaporisation par rapport à la RTUP.

Comparaison des performances diagnostiques du Prostate Health Index (PHI) et du Prostate Cancer Antigen 3 (PCA-3) pour le dépistage du cancer de la prostate
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 786-787


Objectifs

Comparer les performances diagnostiques du Prostate Health Index (PHI) et du Prostate Cancer Antigen 3 (PCA-3) pour le dépistage du cancer de la prostate (CaP) au cours d’une première série de biopsies prostatiques.


Méthodes

Une évaluation en double insu des 2 bio-marqueurs (PHI et PCA-3) ainsi que des biopsies prostatiques a été réalisée par un biologiste et un anatomopathologiste chez 138 patients inclus dans cette étude prospective observationnelle. Les précisions diagnostiques de PHI et PCA-3 ont été estimées grâce à l’aire sous la courbe ROC (AUC) et comparées selon le test de DeLong. Une analyse multivariée a été réalisée afin de déterminer si chaque biomarqueur au seuil de positivité classiquement utilisé (PHI>40 et PCA-3>35) était un facteur prédictif indépendant de la présence d’un CaP ou d’un CaP cliniquement significatif définit selon les critères d’Epstein modifiés.


Résultats

La prévalence du CaP et du CaP cliniquement significatif était de 44,9 % et 9,4 %, respectivement. PCA-3 (AUC=0,71) présentait la meilleure performance diagnostique pour le dépistage du CaP mais la différence avec PHI (AUC=0,65 ; p =0,30) n’était pas significative (Fig. 1). Cependant, PHI (AUC=0,80) présentait la meilleure performance diagnostique pour le dépistage du CaP cliniquement significatif et la différence avec PCA-3 (AUC=0,55 ; p =0,03) était significative (Fig. 2). En analyse multivariée, PCA-3>35 (OR=4,72 ; p <0,0001) était le seul facteur prédictif indépendant de la présence d’un CaP alors que PHI>40 (OR=6,48 ; p =0,007) était le seul facteur prédictif indépendant de la présence d’un CaP cliniquement significatif.


Conclusion

Bien que PCA-3 soit le meilleur facteur prédictif de la présence d’un CaP, PHI devrait être utilisé au cours de la stratégie de dépistage afin d’éviter le sur diagnostic des formes indolentes.

Comparaison des résultats de la cure de varicocèle par embolisation et chirurgie subinguinale
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 862


Objectifs

Analyser l’évolution des paramètres du sperme chez les patients ayant réalisé une cure de varicocèle dans un cadre d’infertilité masculine et comparer les résultats de l’embolisation et de la chirurgie par voie sub-inguinale.


Méthodes

Nous avons considéré les patients ayant eu une cure de varicocèle avec (1) un contexte d’infécondité, (2) au spermogramme une OATS, (3) pas d’autre facteur de risque masculin, (4) aucun facteur de risque d’infécondité féminin et (5) suivi trimestriel pendant 1an. Au total, entre 2007 et 2012, 76 hommes respectant ces critères ont été analysés de manière rétrospective. La cure de varicocèle a été chirurgicale, par voie subinguinale en microchirurgie dans 48 cas, et par embolisation dans 28 cas, la technique ayant été laissée au choix du patient.


Résultats

Les patients ont eu après cure de la varicocèle (quelle que soit la technique) une amélioration significative de la numération des spermatozoïdes à 3 mois (p <0,001), à 6 mois (p <0,001), à 9 mois (p =0,0012), et à 12 mois (p =0,0018), et de la mobilité à 6 mois (p =0,0022), et 12 mois (p =0,048). Le nombre total de spermatozoïdes mobile par éjaculat augmentait de 6,65 millions en préopératoire, à 14,3 millions à 3 mois (p <0,001), 13,6 millions à 6 mois (p <0,001), 12,3 millions à 9 mois (p =0,004), et 10,1 millions à 12 mois (p =0,005). Les résultats ne sont pas significativement différents entre l’embolisation et la chirurgie par voie subinguinale, même s’il existe une tendance en faveur de la chirurgie.


Conclusion

La cure de varicocèle, qu’il s’agisse de la chirurgie par voie subinguinale ou de l’embolisation, permet une amélioration de la numération et de la mobilité des spermatozoïdes. Les 2 techniques semblent donner des résultats comparables.

Comparaison des résultats de la lithotripsie extra-corporelle et de l’urétéroscopie souple pour le traitement des calculs du haut appareil urinaire chez l’enfant
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 886-887


Objectifs

Les sociétés savantes recommandent la lithotripsie extra-corporelle (LEC) comme traitement de première intention des calculs rénaux<2cm chez l’enfant. Cependant, aucune étude n’a comparé les résultats de la LEC et de l’urétéroscopie souple chez l’enfant. L’objectif de ce travail était de comparer l’efficacité et la morbidité de la LEC et de l’URSS pour le traitement des calculs du haut appareil chez l’enfant.


Méthodes

L’ensemble des LEC et des URSS réalisées chez des enfants entre 0 et 18ans dans un hôpital universitaire sur une période de 14ans ont été revus rétrospectivement. Seules les procédures visant à traiter des calculs du haut appareil urinaire ont été inclus dans l’étude. Les données préopératoires et les résultats périopératoires ont été comparés entre les groupes LEC et URSS à l’aide des tests du &khgr;2 ou de Fisher pour les variables qualitatives et de Mann––Whitney pour les variables quantitatives. Un patient était considéré sans fragment résiduel (SF) en l’absence de fragment lithiasique>4mm sur l’imagerie à 3 mois.


Résultats

Sur la période d’étude 100 LEC et 46 URSS ont été réalisées chez des enfants de 0 à 18ans. Les groupes LEC et URSS étaient comparables en terme de taille des calculs (14,6 vs 13,2mm; p =0,32) mais il y avait plus de calculs multiples (31 % vs 57 %; p =0,003) et de calculs caliciels inférieurs (14 % vs 37 %; p =0,003) dans le groupe URSS. Le taux de patients SF après chaque procédure était presque deux fois plus important dans le groupe URSS que dans le groupe LEC (37 % vs 21 %; p =0,04) sans augmenter le taux de complications (23 % vs 16 %; p =0,31) mais avec un recours à l’anesthésie générale plus fréquent (100 % vs 81 %; p =0,0005) et une durée d’hospitalisation moyenne plus importante (1,4 vs 0,9jours; p =0,02).


Conclusion

Cette étude est la première à comparer les résultats de la LEC et de l’URSS pour le traitement des calculs du haut appareil chez l’enfant. L’URSS permet un traitement complet dans un plus grand nombre de cas malgré des calculs plus complexes sans augmenter la morbidité. L’URSS en première intention pourrait être discutée chez l’enfant (Fig. 1).

Comparaison des résultats de prédiction du risque d’envahissement ganglionnaire du score de Roach et des tables de Partin : étude multicentrique
2014
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 785


Objectifs

La formule de Roach et les tables de Partin sont 2 outils fréquemment utilisés pour prédire le risque ganglionnaire dans le cancer de la prostate. L’objectif de ce travail multicentrique était de comparer leurs efficacités sur le terrain.


Méthodes

Nous avons repris les dossiers de patients de 2004 à 2014 de deux services de CHU et d’un service d’un hôpital privé ayant bénéficié d’une prostatectomie totale avec curage ganglionnaire limité ou étendu. L’âge, les caractéristiques du cancer, le statut ganglionnaire ainsi que le nombre de ganglions, la formule de Roach (2/3 PSA+(Score de Gleason–6)×10) et les tables de Partin 2012 ont été enregistrées. Une analyse univariée et multivariée a été effectuée.


Résultats

Au total, 894 cas ont été répertoriés et 886 avaient des données complètes. L’âge moyen était 62,86ans (min 40–max 74) dv 5,9ans. La répartition selon d’AMICO 1, 2, 3 étaient respectivement 31 %, 56 % et 13 %. Le nombre de ganglions moyen était de 12 (±6,6). Le pourcentage de N+ était 8,5 %. Le score de Roach était de 12 (±7,9). En scindant, le score de Roach inférieur ou supérieur et égal à 15, le risque ganglionnaire est présenté dans le Tableau 1. En scindant, le risque ganglionnaire des tables de Partin inférieur et égal ou supérieur à 4, le risque ganglionnaire est présenté dans le Tableau 2. Les performances diagnostiques sont analysées par courbes ROC courbe 1. Une étude complémentaire a été réalisée avec le sous groupe des curages étendus sans que cela n’améliore réellement les performances des scores.


Conclusion

Aucun des trois tests n’est statistiquement supérieur à un autre sur l’ensemble des valeurs. Ces tests apparaissent utiles dans le groupe II de d’AMICO. Une comparaison au score de Briganti serait intéressante en apportant d’autres éléments que les traditionnels « PSA, TR et Gleason ».

Comparaison des tables de l’EORTC et de la nouvelle classification simplifiée EAU pour la prédiction de la récidive tumorale et de la progression des TVNIM
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 13, 24, 846-847


Objectifs

Les tables EORTC sont utilisées afin de stratifier les patients atteints d’une tumeur de vessie n’infiltrant pas le muscle (TaT1) selon leur risque de récidive et de progression tumorale. En 2013, les recommandations de l’association européenne d’urologie (EAU) ont introduit une stratification des groupes à risque plus simplifiée. Nous avons cherché à comparer ces deux modèles prédictifs pour évaluer l’efficacité de cette classification simplifiée.


Méthodes

Nous avons mené une étude multicentrique regroupant 5122 patients atteints d’une tumeur de vessie n’infiltrant pas le muscle (TaT1) traités par résection transuréthrale de vessie avec ou sans traitement adjuvant entre 1996 et 2007. Une analyse multivariée (régression de Cox) a permis de déterminer les facteurs associés à la récidive et la progression tumorale. L’indice de re-classification a été utilisé pour comparer les performances des catégories EAU avec les tables de l’EORTC.


Résultats

Parmi les 5122 patients, 632 (12,3 %), 2302 (45 %) et 2188 (42,7 %) étaient respectivement considérés à risque faible, intermédiaire et haut selon la classification EAU. En analyse multivariée, les patients à risque intermédiaire et haut (classification EAU) étaient à plus haut risque de récidive (intermédiaire : 1,92, p <0,001 ; haut : 2,09, p <0,001) et de progression tumorale (intermédiaire : 3,84, p <0,001 ; haut : 10,22, p <0,001) comparés aux patients de risque faible. La comparaison des deux classifications a mis en évidence que la classification simplifiée EAU a permis de reclasser 1940 patients (37,9 %) dans un groupe à risque supérieur de récidive tumorale. De la même manière, 602 patients (11,8 %) ont été reclassés dans un groupe à risque supérieur de progression. L’indice de re-classification était de 0,1 % concernant la récidive et de 10,1 % pour la progression.


Conclusion

La nouvelle classification EAU semble constituer une alternative fiable et simplifiée aux peu utilisées tables de l’EORTC. Elles semblent plus fiables concernant l’évaluation du risque de progression.