Base bibliographique

Sommaire :

Comparaison entre biopsies de saturation et biopsies ciblées par voie transpérinéale après IRM et TEP choline pour la détection d’une récidive d’un adénocarcinome de prostate intra-prostatique après une irradiation première
Comparison between MRI and choline-PET trans-perineal target biopsies and saturation biopsies for detection and topography of intra-prostatic recurrence after primary radiation therapy for prostate cancer
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 683-691




 

Enquête miroir auprès de patients et de professionnels de santé portant sur l’incontinence urinaire par urgenturie ou mixte
Mirror survey of patients with urge urinary incontinence and healthcare professionals
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 747-754


Introduction

Cette enquête visait à apprécier les tabous liés à l’incontinence urinaire (IU) par urgenturie ou mixte en interrogeant des patients et des médecins, avec pour objectif de confronter leurs perceptions.


Méthodes

À partir d’une étude qualitative initiale auprès de médecins et de patients atteints d’IU, des questionnaires ont été élaborés et mis en ligne pour l’enquête quantitative. Les questions portaient sur la perception de l’IU, le niveau de gêne et ses conséquences, la relation au médecin et le traitement.


Résultats

Trois cent dix patients de sexe masculin ou féminin ayant une IU, ainsi que 101 généralistes, 50 urologues et 30 gynécologues ont participé. Parmi les patients, 60 % se sentaient gênés par l’IU, qu’ils considéraient comme un tabou similaire à celui du cancer. Ce tabou ressenti par les patients était surévalué par les médecins, pouvant eux-mêmes éprouver une gêne à en parler. L’IU s’accompagnait d’une perte d’estime de soi (51 %) et d’une contrainte au quotidien (44 %). D’après les patients, la problématique de l’IU était uniquement abordée par le médecin dans 6 % des cas et par le patient dans 55 % des cas, principalement avec le médecin traitant (80 %). Ainsi, 4 fois sur 10, le sujet n’était pas abordé ; 49 % des patients n’en avaient pas discuté avec leur conjoint et 33 % n’en avaient parlé à personne.


Conclusion

L’IU reste un tabou et cela justifie que les praticiens encouragent leurs patients à en parler, d’autant plus que des solutions existent.


Niveau de preuve

3.


Background

This survey assessed how much of a taboo surrounds urge or mixed urinary incontinence (UI), through questions to affected patients and healthcare professionals using online questionnaires, with the objective to contrast the patients’ perceptions with that of the doctors.


Methods

This quantitative study was preceded by a qualitative phase carried out with general practitioners, specialists, and UI patients. Following these phases, questionnaires were made available on the internet. They covered questions pertaining to perceptions of UI, degree of embarrassment and its consequences, patient–doctor relationship, and treatments.


Results

Overall, 310 UI patients of male or female gender participated in the study, as did 101 general practitioners, 50 urologists, and 30 gynecologists. The analysis revealed that 60% of patients felt embarrassment about UI, the condition representing for them a taboo topic similar to cancer. This taboo was shown to be seen further enhanced by doctors. UI was associated with a loss of self-esteem (51%) and restriction to daily life (44%). The patients’ answers revealed that UI was only brought up by doctors in 6% of cases, whereas the patient was the first to bring it up in 55%, primarily with their general practitioner (80%). Thus, in 4 out of 10 cases, the issue was not addressed; 49% of patients stated they did not discuss their condition with their partner and 33% did not discuss it with anybody.


Conclusion

UI is still a major taboo and we have a long way to go to change attitudes.


Level of evidence

3.

Évaluation des mesures de triages de la première vague pandémique Covid-19 pour sélectionner les patients à opérer pour cancers et urgences urologiques
Outcomes following the triage of patients for urological cancer and non-cancer surgery during Covid-19 pandemic peak
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 716-724


Introduction

Lors de la première vague épidémique Covid-19, des mesures de triage, sans PCR systématique, étaient mises en place pour sélectionner les patients à opérer. Notre étude a comparé leurs résultats chirurgicaux après triage à ceux d’un groupe contrôle.


Matériel

L’analyse portait sur l’ensemble des patients initialement programmés dans un centre Covid de référence et inclus consécutivement, du 15 mars au 1er mai 2020 (NCT04352699). Leurs données étaient recueillies prospectivement et ultérieurement comparées à celles des patients opérés 1 an auparavant sur la même période dans ce centre. Le critère d’évaluation principal était l’admission post-opératoire en unité de soins intensifs (USI). La morbidité, la mortalité postopératoire, le report d’interventions, les tests PCR étaient évalués. Des analyses de sous-groupes étaient réalisés pour les patients opérés de cancer.


Résultats

Après triage, 96 des 142 interventions programmées ont dû être reportées. Sur les opérés, 48 (68 %) l’étaient pour cancer. Au total, aucun cas de pneumonie Covid-19 post-opératoire n’a été identifié. Trois patients (4 %) ont été admis en USI, dont un finalement décédé pour sepsis urinaire. Chez ces patients, les RT-PCR étaient négatives. Globalement, comparativement au groupe contrôle, aucune différence d’admission en USI, ni de taux de mortalité post-opératoire n’ont été rapportées.


Conclusions

Le triage de la première vague n’a pas surexposé les patients sélectionnés à un risque de complication ou de décès post-opératoire, particulièrement pas pour ceux opérés pour cancer. En revanche, 67 % des patients ont été reportés, avec un risque associé à des retard de soins pouvant conduire au décès.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Faced with the first wave of Covid-19 pandemic, guidelines for surgical triage were developed to free up healthcare resources. The aim of our study was to assess clinical characteristics and surgical outcomes of triaged patients during the first Covid-19 crisis.


Method

We conducted a cohort-controlled, non-randomized, study in a University Hospital of south-eastern France. Data were collected prospectively from consecutive patients after triage during the period from March 15th to May 1st and compared with control data from outside pandemic period. Primary endpoint was intensive care unit (ICU) admissions for surgery-related complications. Rates of surgery-specific death, postponed operations, positive PCR testing and Clavien-Dindo complications and data from cancer and non- cancer subgroups were assessed.


Results

After triage, 96 of 142 elective surgeries were postponed. Altogether, 71 patients, median age 68 y.o (IQR: 56-75 y.o), sex ratio M/F of 4/1, had surgery, among whom, 48 (68%) had uro-oncological surgery. No patients developed Covid-19 pneumonia in the post-surgery period. Three (4%) were admitted to the ICU, one of whom died from multi-organ failure due to septic shock caused by klebsiella pneumonia following a delay in treatment. Three Covid-19 RT-PCR were done and all were negative. There was no difference in mortality rates or ICU admission rates between control and Covid- era patients.


Conclusions

Surgery after triage during the first Covid-19 pandemic was not associated with worse short-term outcomes. Urological cancers could be operated on safely in our context but delays in care for aggressive genitourinary diseases could be life threatening.


Level of evidence

3.

Formation des jeunes urologues en onco-urologie: quels sont leurs besoins?
Educational program in onco-urology for young urologists: What are their needs?
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 755-761




 

Impact carcinologique des marges positives après prostatectomie totale
Impact of positive surgical margins on prostate cancer prognosis
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 709-715


Introduction

L’objectif de cette étude était de déterminer l’impact des marges chirurgicales positives (MCP) lors d’une prostatectomie totale (PT) pour cancer de prostate (CaP) localisé ou localement avancé sur les résultats oncologiques.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique. Tous les patients traités par prostatectomie totale entre janvier 2004 et décembre 2018 pour cancer de prostate localisé ou localement avancé ont été inclus. Les données préopératoires, post-opératoires et les résultats carcinologiques recueillis ont été analysés.


Résultats

Dans cette étude, 319 patients d’un âge médian de 65 ans (EIQ : 62–69) ont été inclus avec un suivi médian de 43,6 mois (EIQ : 19,4–79,3). Les marges chirurgicales étaient positives dans 33,5 % des cas. Cent quatre-vingt-dix-huit patients (62,1 %) avaient une classification ISUP 1 en préopératoire. Les MCP étaient associées à la récidive biologique (p <0,001), mais pas à la mortalité globale. Un stade clinique>T1c était un facteur prédictif indépendant de marges chirurgicales positives en analyse multivariée(p =0,01).


Conclusion

Les MCP impacteraient le pronostic carcinologique par un sur-risque de récidive biologique sans impact sur la survie globale. Un stade clinique>T1c était un facteur prédictif indépendant de MCP.


Niveau de preuve

3.


Objective

To examine the impact of positive surgical margins (PSM) after radical prostatectomy (RP) for prostate cancer on oncological results.


Patients and methods

We performed a study where all patients who underwent radical prostatectomy between January 2004 and December 2018 for prostate cancer were included. The preoperative, postoperative data and the carcinological results collected were analyzed. Data were analysed using Kaplan–Meier survival analysis and proportional hazards models.


Results

A total of 319 patients with a median age of 65 years (IQR : 62–69) were included. The median follow-up was 43.6 months (IQR: 19.4–79.3). The overall rate of PSM was 33.5%. PSM was associated with biochemical recurrence (P <0.001). Overall mortality was not associated with positive margins. A clinical stage> T1c was an independent predictor of PSM on multivariate analysis (P =0.01).


Conclusion

PSM would increase the risk of biochemical recurrence with no impact on survival. Clinical stage>T1c was an adverse predictor for PSM.


Level of evidence

3.

IRM du squelette axial pour le bilan du cancer de prostate en Guyane française
MRI of the axial skeleton for evaluation of prostate cancer extent in french Guyana
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 692-698


Introduction

Le bilan d’extension du cancer de prostate (CP) en Guyane française est contraint par le manque de scintigraphie osseuse (SGO). La disponibilité de 4 IRM permet de développer des alternatives avec la pratique d’une IRM du Squelette Axial (IRM SA).


Matériel

Une IRM SA a été réalisée chez les patients ayant un diagnostic de CP avec un risque de localisations secondaires : PSA>10ng/ml et/ou Score de Gleason>=7 (grade de Gleason 4 prédominant) et/ou >=T2b clinique et/ou T2b/T3 IRM et/ou biopsies positives>50 %. L’IRM comportait une évaluation du rachis, du bassin et du crâne. Les résultats ont été systématiquement comparés aux données cliniques, biologiques et biopsiques.


Résulats

Parmi les 163 IRM SA, 30 étaient positives et 133 négatives. Parmi ces 133, 60 ont eu une prostatectomie totale avec ou sans curage ganglionnaire. Le PSA médian des 133 patients ayant une IRM négative était de 11ng/ml (1–51) et 27 (20,3 %) avaient un PSA>20ng/ml. Parmi les patients ayant une IRM SA positive,1 seul avait un PSA<20ng/ml et un grade 3 de Gleason prédominant.


Conclusion

Notre étude montre que l’IRM SA ne doit être réservée qu’aux cas les plus susceptibles d’avoir des métastases osseuses, c’est-à-dire les patients ayant un PSA>20ng/ml et/ou un grade de Gleason 4 prédominant.


Niveau de preuve

3.

Prévalence des comorbidités chez des patients atteints de sclérose en plaques avec une vessie neurologique
Prevalence of comorbidities in multiple sclerosis patients with neurogenic bladder
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 732-738




 

Résultats fonctionnels et satisfaction chez 44 patients post implantation de neurostimulateur sacré type NS3 pour une hyperactivité vésicale réfractaire, d’origine idiopathique, suivi à 43 mois, série monocentrique
Functional results and satisfaction in 44 patients after implantation of a NS3-type sacral neurostimulator for refractory idiopathic overactive bladder followed at 43 months, single-center series
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 725-731


Objectifs

La neuromodulation sacrée (NMS) est utilisée en France, depuis 1997, pour la gestion de l’hyperactivité vésicale (HAV) non neurogène ne répondant pas à traitement pharmacologique de première intention. L’objectif de cette étude est d’analyser l’efficacité clinique et la satisfaction des patients traités par NMS dans cette indication.


Méthodes

Il s’agit d’une série rétrospective monocentrique de 59 patients avec une HAV réfractaires d’origine idiopathique et éligibles au test de NMS entre janvier 2010 et décembre 2017 Les données démographiques, les antécédents de chirurgie pelvienne, les complications selon la classification de Clavien-Dindo, ainsi que les taux de révisions et d’explantations étaient recueillis. Tous les patients inclus ont eu une phase test. Le succès thérapeutique pour la phase test et l’implantation définitive était défini par une amélioration≥50 %. La satisfaction des patients était un critère secondaire.


Résultats

Sur les 59 patients testés pour implantation d’une électrode de NMS, 44 ont eu une implantation définitive dont 36 (82 %) femmes et 8 (18 %) hommes. L’âge médian de l’étude était de 55 ans. Le suivi médian était de 43 mois [21,2–66,5]. Tous les patients avaient une HAV réfractaire d’origine idiopathique. La durée médiane entre le test et l’implantation définitive était de 28jours [18–35]. Le taux de succès sur l’ensemble des patients testés était de 60 % (34/59). Chez les patients implantés, 34 patients (77 %) ont eu une amélioration clinique. Des événements indésirables ont dû être gérés comprenant des reparamétrages multiples (n =13), une révision du dispositif (n =16), voire l’explantation du dispositif (n =8). Le taux de satisfaction était de 82 % (36/44).


Conclusion

Avec un suivi médian de 43 mois, cette étude rétrospective montre l’efficacité de la NMS en deuxième ligne pour l’HAV réfractaire d’origine idiopathique. Cette technique reste peu invasive mais avec des évènements indésirables non négligeables à transmettre lors de l’information à nos patients.


Niveau de preuve

3.


Objectives

Sacred neuromodulation (SNM) has been used in France since 1997 for the management of non-neurogenic urinary disorders that do not respond to first-line pharmacological treatment. The aim of this study is to analyze the clinical efficacy and satisfaction of patients with refractory idiopathic overactive bladder (OAB) treated with SNM.


Methods

This single-center retrospective series included 59 patients with refractory OAB of idiopathic origin and eligible for the SNM between January 2010 and December 2017. Demographic data, history of pelvic surgery, complications according to Clavien-Dindo classification, as well as revision and explantation rates were collected. All the patients included underwent a test phase. Therapeutic success for the test phase and definitive implantation was defined by50% improvement. Satisfaction was a secondary criteria.


Results

Of the 59 patients tested for SNM, 44 patients had a permanent implantation, of which 36 (82%) were women and 8 (12%) were men. The median age of the study was 55 years old. The median follow-up was 43 months [21,2–66,5]. All of the patients had an idiopathic refractory OAB. The median time between test and final implantation was 28 days [18–35]. The success rate for all patients tested was 60% (34/59). In patients implanted, 34 patients (77%) had clinical improvement. Adverse events had to be managed including multiple re-parameterizations (n =13), device revision (n =16), or even device implantation (n =8). The satisfaction rate was 82% (36/44).


Conclusion

With a median follow-up of 43 months, this retrospective study on NMS shows the efficacy of second-line SNM for idiopathic OAB. This technique remains minimally invasive but with significant adverse events when informing our patients.


Level of evidence

3.

Revue compréhensive de l’apport de l’impression 3D en médecine : mise en perspective des différentes applications en urologie
Comprehensive review of 3D printing use in medicine: Comparison with practical applications in urology
2021
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 762-771


Introduction

L’impression 3D se développant, les applications en médecine se multiplient. Cela se traduit par un nombre croissant de publications scientifiques montrant l’apport de l’impression 3D, dans différentes spécialités, pour l’information patient, la planification chirurgicale préopératoire, mais également pour l’enseignement ou encore la production de matériel implantable spécifique au patient. Les objectifs de cette revue étaient de dresser un état des lieux des différentes applications en urologie en les comparant à ce qui a été fait dans les autres spécialités.


Méthodes

Dans cette revue narrative, la base de données Medline a été interrogée pour identifier toutes les publications rapportant une utilisation de l’impression 3D en médecine et plus spécifiquement en urologie. Les différents apports de l’impression 3D ont été catégorisés afin d’être recherchés dans Medline avec plus de précision.


Résultats

L’impression 3D peut donc aider pour l’information préopératoire délivrée au patient, pour le chirurgien et sa planification opératoire, pour l’enseignement aux étudiants en médecine et aux jeunes médecins, ou pour des outils de simulation chirurgicale. En urologie, c’est en chirurgie rénale oncologique que la littérature est la plus abondante, pour la planification opératoire, mais également pour la simulation opératoire et l’enseignement de la technique chirurgicale.


Conclusion

L’impression 3D a déjà montré son utilité dans plusieurs champs d’application en médecine, et notamment en urologie, que ce soit pour l’information patient, l’enseignement mais également pour la planification opératoire et la simulation chirurgicale. Des études à plus grande échelle et comparatives permettront à l’impression 3D de poursuivre sa diffusion en médecine au bénéfice des patients.


Introduction

Over the past few years, 3D printing has evolved rapidly. This has resulted in an increasing number of scientific publications reporting on the medical use of 3D printing. These applications can range from patient information, preoperative planning, education, or 3D printing of patient-specific surgical implants. The objective of this review was to give an overview of the different applications in urology and other disciplines based on a selection of publications.


Methods

In the current narrative review the Medline database was searched to identify all the related reports discussing the use of 3D printing in the medical field and more specifically in Urology. 3D printing applications were categorized so they could be searched more thoroughly within the Medline database.


Results

Three-dimensional printing can help improve pre-operative patient information, anatomy and medical trainee education. The 3D printed models may assist the surgeon in preoperative planning or become patient-specific surgical simulation models. In urology, kidney cancer surgery is the most concerned by 3D printing-related publications, for preoperative planning, but also for surgical simulation and surgical training.


Conclusion

3D printing has already proven useful in many medical applications, including urology, for patient information, education, pre-operative planning and surgical simulation. All areas of urology are involved and represented in the literature. Larger randomized controlled studies will certainly allow 3D printing to benefit patients in routine clinical practice.

Stratégie diagnostique des patients naïfs de biopsies avec suspicion de cancer de la prostate : scénario réel lorsque l’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique n’est pas centralisée
Diagnostic pathway of the biopsy-naïve patient suspected for prostate cancer: Real-life scenario when multiparametric Magnetic Resonance Imaging is not centralized
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 739-746




 

Ultrasons focalisés de haute intensité pour le traitement du cancer localisé de la prostate : étude mono-centrique caribéenne
High-intensity focused ultrasound for locally prostate cancer: An Afro-Caribbean single-center study
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 699-708


Introduction

Les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) ont montré leur efficacité dans le traitement des cancers localisés de la prostate. Le but de cette étude prospective est d’en évaluer leurs premiers résultats carcinologiques et fonctionnels au sein d’une population afro-caribéenne.


Matériel et méthodes

De mai 2018 à janvier 2020, 77 patients afro-caribéens ont été inclus. Plusieurs traitements étaient réalisés : total, hémi-ablatif ou focal ; en première intention (groupe I), ou en traitement de rattrapage (groupe II). Des PSA étaient dosés à 2, 6, 9 et 12 mois. Une IRM prostatique et des biopsies consécutives étaient effectuées entre 6 et 9 mois postopératoires. La continence, la dysurie et la fonction érectile étaient évaluées à 6 mois (questionnaires ICS, IPSS et IIEF).


Résultats

Le groupe I incluait 71,2 % des patients, le groupe II, 28,8 %. L’âge médian était de 75,4 ans [IQR 69,6–79,4]. Le suivi médian était de 8,3 mois [IQR 3,5–12,25]. Le PSA médian à l’inclusion était de 7,7ng/ml [IQR 5,5–11,2] dans le groupe I, et de 5,9ng/ml [IQR 4,4–7,9] dans le groupe II. Toutes populations confondues, les biopsies étaient négatives dans 73,5 % des cas ; 14,7 % des biopsies étaient positives en zone traitée et 11,8 % en zone non traitée. Concernant les morbidités, 7,5 % des patients ont développé une incontinence urinaire et le taux de dysfonction érectile était de 13,2 %.


Conclusion

Cette étude marque les débuts de l’expérience de l’HIFU Focal One® dans une population afro-caribéenne. Ce traitement semble sûr et reproductible avec des résultats carcinologiques satisfaisants et une faible morbidité génito-urinaire. Un suivi à plus long terme et un effectif de patients plus important sont nécessaires pour valider ces résultats.


Niveau de preuve

III.


Introduction

High-intensity focused ultrasound (HIFU) has proved to be effective in the treatment of localized prostate cancer. The aim of this prospective study is to assess their first oncological and functional results in an Afro-Caribbean population.


Methods

From May 2018 to January 2020, 77 patients issued from French West Indies were included. Several treatments were carried out: whole-gland treatment hemi or focal ablation; in a primary setting (group I) or a salvage therapy (group II). PSA level was assessed at 2, 6, 9 and 12 months. MpMRI and post HIFU biopsy were performed between 6 and 9 months postoperatively. Continence, urinary end erectile functions were assessed by ICS, IPSS and IIEF scores.


Results

Groupe I included 71.2% patients, group II, 28.8%. The median age was 75.4 years [IQR 69.6–79.4]. The median follow-up was 8.3 months [IQR 3.5–12.25]. At inclusion, PSA was 7.7ng/ml [IQR 5.5–11.2] in group I, and 5.9ng/ml [IQR 4.4–7.9] in group II. In the whole population, there was 73.5% negative biopsies; 14.7% of the biopsies were positive in treated zone and 11.8% in non-treated zone. Regarding morbidities, urinary incontinence appeared in 7.5% and erectile dysfunction rate was 13.2%.


Conclusion

Our study reveals the first experience of HIFU by Focal One® device in an Afro-Caribbean population. It seems to be a safe and reproducible treatment with acceptable oncological results and low genitourinary morbidity. Long term follow-up and a higher number of patients are necessary to validate these results.