Base bibliographique

Évolution du traitement chirurgical de la lithiase urinaire sur 30 ans dans un centre hospitalo-universitaire
Evolution of the stone treatment over 30 years in a French academic institution
2015
- Commentaire à…
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 12, 718
Les auteurs de ce travail ont évalué rétrospectivement l’évolution et la part respective des différents traitements des calculs urinaires dans un centre expert. Les résultats sont assez superposables aux données nationales qui montrent que l’urétéroscopie a dépassé la LEC depuis 2010. Les auteurs ont précédé de trois ans cette tendance comme le démontre la Fig. 2. Cette étude confirme aussi la quasi-disparition de la chirurgie ouverte, qui représentait près de 50 % des traitements dans les années 1970, et la faible part actuelle de la chirurgie laparoscopique.
Métastase d’une tumeur primitive dans un carcinome rénal : un évènement rare et surprenant
Tumor-to-tumor metastasis in a renal carcinoma: A rare and surprising event
2015
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 12, 711-715

Les cas de métastases de tumeur se développant au sein d’une autre tumeur sont très rares. Nous rapportons trois cas de tumeurs développées au sein de carcinome rénal à cellules claires : deux cas de carcinomes mammaires et un cas d’adénocarcinome sigmoïdien. Nous avons donc objectivé une prévalence de 1,5 % des tumeurs rénales de notre série. Il s’agit d’une situation rare mais à prendre en compte dans la pratique quotidienne car elle modifie la prise en charge oncologique proposée au patient. Après revue de la littérature, le carcinome rénal à cellules claires s’avère être la tumeur réceptrice la plus fréquente du fait de sa vascularisation et sa richesse en lipides et glycogène. Plusieurs mécanismes physiopathologiques peuvent expliquer ce phénomène, mais beaucoup restent encore inconnus. Connaître ce phénomène permet d’en améliorer le diagnostic et ainsi la prise en charge des patients atteints de plusieurs cancers.

Tumor-to-tumor metastasis is a very rare event. We report three cases of tumor metastasizing in a clear cell renal cell carcinoma: two breast carcinomas and a sigmoid carcinoma. So we objectified a prevalence of 1.5% of renal tumors in our series. It's a rare situation but to be considered in daily practice because it changes oncological management offered to the patient. According to the literature, clear cell renal cell carcinoma is the most common tumor recipient of metastasis. Several physiopathological mechanisms can explain this phenomenon, but many of them are still unknown. A better understanding of this phenomenon makes it possible to improve the diagnosis and thus the management of patients with several cancers.

Mots clés:
Carcinome rénal à cellules claires / Métastase / Tumeur dans une autre tumeur
Mots-clés:
Clear cell renal carcinoma / Metastasis / Tumor-to-tumor metastasis
Prise en charge des lésions kystiques du rein : revue de la littérature
Management of cystic renal masses: Review of the literature
2015
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 12, 675-682

Introduction : Le diagnostic de plus en plus fréquent de kyste rénal implique de savoir identifier et prendre en charge de manière adéquate les lésions ayant un potentiel de malignité. Le but de cet article de revue est de réaliser une mise au point sur les caractéristiques morphologiques, histologiques et thérapeutiques des tumeurs kystiques du rein.
Méthode : Une revue systématique de la littérature sur PubMed et ScienceDirect a été effectuée. Les études prospectives et rétrospectives chez l’adulte, ainsi que les revues de la littérature ont été examinées.
Résultats : La classification de Bosniak, utilisée à travers le monde, permet un langage commun aux radiologues et urologues pour décrire les kystes rénaux selon leur potentiel de malignité. La probabilité de néoplasie est de 0, 15, 50 et 95 % pour les kystes de catégorie I, II, III et IV, respectivement. Il s’agit de carcinome de bas grade le plus souvent. Les kystes IIF (F pour follow-up) sont malins dans 25 % des cas et nécessitent une surveillance par imagerie à 6 mois puis régulièrement pendant 5 ans. Elle peut se faire par TDM, IRM ou échographie de contraste. La biopsie rénale, longtemps non recommandée dans les tumeurs kystiques, pourrait permettre de prévenir 40 % de chirurgies non nécessaires. Les kystes Bosniak I et II symptomatiques peuvent être traités par sclérothérapie ou résection du dôme saillant. Les catégories III et IV doivent bénéficier d’un traitement selon les règles d’exérèse carcinologique.
Conclusion : La catégorie IIF constitue la principale difficulté diagnostique et thérapeutique des tumeurs kystiques du rein. La biopsie permet un diagnostic fiable, sans risque carcinologique.

Introduction: The expansion of renal cysts diagnosis in the population entails to learn how to properly identify and treat potentially malignant lesions. The aim of this review article is to discuss anatomical and pathological characteristics as well as treatment of cystic renal tumors.
Method: A literature review of Medline publications on renal cysts and cystic tumors was conducted. Prospective and retrospective studies in adults, and previous reviews were analyzed.
Results: Bosniak classification of renal cysts is used worldwide among urologists and radiologists to categorize cystic lesions according to their potential malignancy. There is a 0, 15, 50 and 95 % chance of cancerous cells in Bosniak I, II, III, and IV, respectively. The most frequent pathology is renal cell carcinoma, usually low grade and low stage. Category IIF cysts (F for follow-up) have a 25 % chance of malignancy and require surveillance at 6 months and regularly for 5 years. The follow-up can be done with CT imaging, MRI or contrast enhanced ultrasonography. Cyst biopsy, which was not recommended for a long time, could prevent 40 % of unnecessary surgeries for benign lesions. Bosniak category I and II cysts can be treated if symptomatic, by sclerotherapy or laparoscopic deroofing of the cyst. Category III and IV lesions must be treated as malignant tumors with security margins.
Conclusion: Diagnosis and treatment of Bosniak category IIF renal cysts remain the primary challenge for physicians in cystic renal tumor management. Biopsies of renal cysts seem reliable, with no risk of malignant cell dissemination.

Mots clés:
Kyste rénal / Kyste complexe du rein / Tumeur kystique / Classification de Bosniak / Carcinome à cellules rénales kystique
Mots-clés:
Renal cyst / Complex renal mass / Cystic renal tumor / Bosniak classification / Cystic renal cell carcinoma
Quels sont les facteurs prédictifs de la douleur lors du traitement des calculs rénaux par lithotritie extracorporelle ?
What are the predictive factors of the pain during the treatment of kidney stones by extra-corporeal shockwave lithotripsy?
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 12, 698-704

But : Identifier les facteurs prédictifs de la douleur au cours de la lithotripsie extracorporelle (LEC), permettant de sélectionner les patients qui nécessitent une analgésie.
Méthodes : Il s’agit d’une étude prospective réalisée sur une période de 13 mois. Ont été inclus dans cette étude cent patients porteurs des lithiases rénales traitées par un lithotripteur électromagnétique (siemens ; lithoskop). Pour l’étude de la douleur subjective provoquée par la LEC aux différents temps de la séance, une Échelle visuelle analogique (EVA) a été utilisée aux différents temps (T) de la séance (T0 avant la séance, T1 à 500 coups et T2 à 1500 coups, T fin de traitement). Une séance a été considérée non douloureuse si EVA ≤ 3. Pour identifier les facteurs prédictifs de la survenue de douleurs pendant la séance de LEC, nous avons proposé d’établir les corrélations entre la douleur et les différentes caractéristiques des patients, des calculs rénaux et de l’onde de choc.
Résultats : L’étude analytique a montré que la douleur a été corrélée au sexe féminin, au score de l’anxiété, à la distance peau calcul, à la distance pariétale et à l’énergie de l’onde de choc. Alors que l’âge, le tour de taille, les Circonstances de découvertes (CDD), la projection du calcul sur la côte et le nombre des coups n’avaient pas d’impacts sur le niveau de douleur.
Conclusion : Notre étude a montré que même avec un lithotripteur électromagnétique de troisième génération ; la LEC est encore douloureuse amenant à l’arrêt de la séance dans 29 % des cas. Au bout de cette étude, quatre facteurs majeurs prédictifs de douleur et pouvant amener au recours à la sédo-analgésie, dès le début de la séance, ont été identifiés.
Niveau de preuve : 3.

Purpose: Identify predictors for selecting patients who requires analgesia during lithotripsy.
Methods: This is a prospective study over a period of 13 months, 100 patients with kidney stones treated by an electromagnetic lithotripter (siemens; lithoskop) were selected. For the study of subjective pain caused by the ESWL at different times of the session, a visual analog scale (VAS) was used at different times (T) of the session (T0 before shots, T1 at 500 shots, T2 at 1500 shots, T end of treatment). A session was considered painless if VAS ≤ 3. To identify predictors, were investigated association between pain and the different characteristics of patients, kidney stones and the shock wave specifications.
Results: The analytical study showed that pain was correlated with female gender, anxiety score, skin distance stones, parietal distance and the energy of the shock wave. While age, waist circumference, the circumstance found, the projection of stones on the rib and the number of shots had no impact on the level of pain.
Conclusion: Our study showed that even with an electromagnetic lithotripter third generation; ESWL is still painful leading to the interruption of the session in 29% of cases. Four major predictors of pain leading to the use of sedo-analgesia early in the session were identified.
Level of evidence: 3.

Mots clés:
lithotripsie extracorporelle / Lithiases rénales / Douleur / Facteurs prédictifs
Mots-clés:
Extra-corporeal shockwave lithotripsy / Kidney stones / Pain predictors
Récidive biochimique après traitement curatif d’un adénocarcinome prostatique localisé : intérêt de la TEP à la choline dans l’évaluation de la récidive locale
Biochemical recurrence after curative treatment for localized prostate cancer: Performance of choline PET/CT in the assessment of local recurrence
2015
- Commentaire à…
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 12, 716-717
Je félicite les auteurs pour cet article très intéressant, concernant l’intérêt de la TEP-choline pour le diagnostic de récidive locale après traitement curatif d’un cancer de prostate. Poncet et al. concluent à une sensibilité insuffisante dans la détection du foyer de récidive locale, malgré une sensibilité de 93 % et une spécificité de 91 % pour le diagnostic de rechute tous sites confondus. Cet article met bien le doigt sur un enjeu majeur de la TEP-choline : y a-t-il des possibilités protocolaires pour améliorer encore les performances de la TEP-choline ?