Base bibliographique

Analyse à 7 ans d’une série de 331 bandelettes I-Stop trans-obturatrices implantées pour traitement de l’incontinence urinaire d’effort de la femme
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 12, 24, 750-756


But

L’objectif était d’évaluer les résultats et la morbidité de la bandelette I-Stop posée par voie trans-obturatrice avec un recul de 7ans sur une grande série.


Matériel

Trois cent trente et un dossiers sur 430 interventions effectuées en 2005 par 4 chirurgiens ont pu être exploités avec recueil des données par envoi premier d’un questionnaire détaillé. Une analyse statistique de corrélation a alors été effectuée.


Résultats

Le taux de guérison subjectif après 7ans était de 72 % et le taux global de satisfaction de 80 %. Les rares cas de reprise chirurgicale pour troubles urinaires ont été analysés, dont 0,9 % pour récidive de l’IUE et 0,3 % suite à une exposition de la bandelette. La tranche d’âge la plus élevée présentait le taux de récidive d’IUE et de dégradation fonctionnelle également le plus élevé.


Conclusion

Les résultats fonctionnels sont similaires à ceux publiés jusqu’ici dans la littérature, mais le taux de complication a été significativement plus faible. La dégradation avec le temps notée surtout après 80ans semble liée au vieillissement tissulaire.


Niveau de preuve

5.


Purpose

The aim was to evaluate results and morbidity for the I-Stop sling using the transobturator approach with seven years of follow-up on a large number of patients.


Material

Three hundred and thirty-one files out of 430 surgeries performed in 2005 by four different surgeons has been reviewed, collecting data in sending a detailed form. A statistical and correlation analysis has been performed then.


Results

After seven years, the subjective success rate was 72% and 80% of the patients were satisfied. Cases of revision were rare and a systemic analysis has been performed: 0.9% of second surgery for SUI and 0.3% of sling exposure. Recurrence of SUI and decrease of efficacy occurred on older population.


Conclusion

Functional results are similar to those published already but complication rate is significantly lower. Decrease of efficacy by time occurred mainly after 80 years old seemed to be related to tissue aging.


Level of evidence

5.

Mots clés:
incontinence urinaire / Bandelette sous-uréthrale / Bandelette trans-obturatrice
Mots-clés:
Urinary incontinence / Mid-urethral slings / Transobturator tape
Aspects cliniques et paracliniques des syndromes de Klinefelter consultant pour infertilité masculine
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 12, 24, 757-763


Objectif

Sensibiliser les urologues au dépistage du syndrome de Klinefelter en consultation d’infertilité en dressant son phénotype habituel afin de l’orienter vers une démarche d’assistance médicale à la procréation, de prévenir et traiter les comorbidités associées et de gérer la découverte fréquente de nodules testiculaires échographiques.


Patients et méthode

Étude rétrospective sur 10ans des caractéristiques cliniques et paracliniques des patients ayant consulté pour infertilité et présentant un caryotype 47,XXY homogène ou en mosaïque.


Résultats

Cent quarante-neuf patients, âgés de 31,7ans [20,7–42,7], avaient tous une hypotrophie testiculaire bilatérale confirmée en échographie (en moyenne 3,72mL [–0,20–7,64]). Cent vingt-deux (81,9 %) présentaient des caractères sexuels secondaires normaux. Cent quarante et un (94,6 %) étaient azoospermiques et 8 (5,4 %) en oligospermie sévère (0,13 millions/éjaculat [–0,47–0,73]). Le dosage de la testostérone était normal bas en moyenne (3,12ng/mL [0,39–5,86]). Au total, 34,2 % des patients présentaient des nodules testiculaires infra-cliniques découverts en échographie. Une exérèse a été réalisée dans 12 cas confirmant des tumeurs à cellules de Leydig.


Conclusion

Le diagnostic de syndrome de Klinefelter peut être fait au décours d’une première consultation avec comme point d’appel « pathognomonique » une hypotrophie testiculaire bilatérale dans un tableau clinique souvent par ailleurs pauvre, complété d’une azoospermie ou oligospermie sévère. Ceci permet d’orienter rapidement les patients s’ils le souhaitent vers une assistance médicale à la procréation adaptée mais surtout de prévenir et traiter rapidement les comorbidités associées à ce diagnostic et de rassurer les patients sur la découverte de nodules testiculaires infra-cliniques.


Niveau de preuve

IV.


Purpose

To attract urologists’ attention on screening of Klinefelter syndrome consulting for infertility, describing its usual phenotype, in order to propose a possible reproductive technique, to prevent and to treat associated comorbidities and to manage the frequent discovery of ultrasonographic testicular lesions.


Patients and methods

Retrospective analysis over 10 years of clinical and paraclinical features of the patients who consulted for infertility and had a 47,XX7 regular or mosaic karyotype.


Results

One hundred and forty-nine patients, 31.7 year-old on average [20.7–42.7], all had a severe bilateral testicular hypotrophy, subsequently confirmed by ultrasonography (mean total testicular volume: 3.7mL [–0.20–7.64]). One hundred and twenty-two (81.9%) had normal secondary sexual characteristics, only 4 of them (2.7%) already knew their diagnosis. Their mean total testosterone levels were low (3.12ng/mL [0.39–5.86]) but remain normal. A total of 34.2% of patients had subclinical testicular nodules discovered by ultrasonography. Excision was performed in 12 cases, confirming Leydig cell tumors.


Conclusion

Klinefelter syndrome diagnosis can be made during a first consultation with a bilateral testicular hypotrophy as “pathognomonic” point of call in an often poor clinical observation. It is completed by an azoospermia or severe oligozoospermia. If they want to, this allows to quickly guide patients to suitable medical reproductive technique but, especially, to prevent and quickly treat comorbidities associated to this diagnosis, and also to reassure patients about the frequent discovery of subclinical testicular lesions.


Level of evidence

IV.

Mots clés:
Syndrome de Klinefelter / Hypogonadisme et atrophie testiculaire / Azoospermie / Infertilité masculine / Anomalie des chromosomes sexuels
Mots-clés:
Klinefelter syndrome / Hypogonadism and testicular atrophy / Azoospermia / Infertility / Mâle
Complications urologiques de la transplantation rénale
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 12, 24, 723-732


Introduction

La transplantation rénale se complique de fistule urinaire dans 2 à 5 % des cas et de sténose de la voie excrétrice dans 2 à 7,5 % des cas. L’objectif a été de réaliser une mise au point sur la prise en charge complexe de ces complications.


Méthode

Une recherche bibliographique en langue française et anglaise a servi de base au travail. Les débats menés sur le sujet lors du séminaire des urologues transplanteurs organisé par le Comité de transplantation de l’Association française d’urologie (CTAFU) ont permis d’enrichir la synthèse.


Résultats

Parmi les différents facteurs de sténoses et fistules de l’uretère en transplantation rénale, des phénomènes ischémiques au niveau du système complexe de vascularisation de l’uretère sont souvent en cause. Le diagnostic n’est pas toujours facile, et est fondé sur l’examen clinique, les examens biochimiques sanguins et urinaires, l’échographie et le scanner. La pyélographie ou l’urétéro-pyélographie rétrograde sont essentiels dans la prise en charge. Le traitement définitif est chirurgical : réimplantation urétéro-vésicale, anastomose urétéro-urétérale, anastomose pyélo-urétérale.


Conclusion

Les complications urologiques de la transplantation rénale n’impactent pas en général la survie du greffon tant que le traitement est adapté et réalisé sans retard. Le traitement chirurgical demeure complexe.


Introduction

Urinary fistula and ureteral stenosis occur respectively in 2–5% and 2–7.5% after kidney transplantation. The aim of the study was to do an overview about the complex management of these complications.


Material and methods

A bibliographical research in French and English language was carried out. Debates on the topic held within a meeting organized by the transplantation Committee of the French association of urology (CTAFU) have incremented the work.


Results

Within the different causes of stenosis and fistula after kidney transplantation, ischemic diseases of the complex blood supply of the ureter are usually involved. The diagnosis is not always easy to establish. It is based on clinical assessment, blood and urinary biochemical exams, ultrasonography and CT-scan. Pyelography or retrograde ureteropyelography are essential in the management. Definitive treatment is surgical: uretero-vesical reimplatation, uretero-uretral anastomosis, pyelo-ureteral anastomosis.


Conclusion

Urologic complications of the kidney transplantation usually do not affect the transplant survival if treated accurately and on time. The surgical management remains complex.

Mots clés:
Transplantation rénale / Obstruction urétérale / Fistule urinaire / Complications postopératoires
Mots-clés:
Kidney transplantation / Ureteral obstruction / urinary fistula / Postoperative complications
Écologie bactérienne et profils de résistance aux antibiotiques chez les patients avec hyperactivité du détrusor d’origine neurologique, traités par injections de toxine botulique intradétrusoriennes
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 12, 24, 744-749


Introduction

Depuis une dizaine d’années, la toxine botulique de type A (BoNT-A) s’est imposée comme un traitement de référence de l’hyperactivité du détrusor neurologique. Chez ces malades dont le mode mictionnel est l’autosondage propre intermittent, les colonisations sont fréquentes et l’injection intradétrusorienne présente un risque septique.


Objectif

L’objectif principal de l’étude était d’étudier la prévalence des différents germes et leurs profils de résistance aux différentes classes d’antibiotique, dans une population de patients neurologiques, dont l’hyperactivité détrusorienne est traitée par injections endovésicales de BoNT-A.


Méthode

Cette étude épidémiologique prospective s’est déroulée de septembre à octobre 2012 dans un service de neuro-urologie et urodynamique. Quatre-vingts patients dont l’examen cytobactériologique des urines (ECBU) pré-intervention était valide selon le protocole du service ont été inclus.


Résultats

Quarante-quatre ECBU étaient positifs avec 45 germes identifiés. Un Escherichia coli était isolé dans 42,5 % des cas, 7,5 % de Klebsiella pneumoniae , 2,5 % de Citrobacter freundii et entérocoques et 1,25 % de Staphylococcus aureus . Une résistance aux pénicillines était mise en évidence dans 51,11 % des cas, aux céphalosporines de troisième génération dans 8,89 %, aux fluoroquinolones dans 28,89 % et aux sulfamides dans 24,44 %. Il n’existait pas de résistance à la fosfomycine.


Conclusion

Le germe le plus fréquent était l’E.  coli. Tous les germes isolés étaient sensibles à la fosfomycine.


Niveau de preuve

3.


Introduction

For the last ten years, botulinum neurotoxin type A has become the gold standard for the treatment of neurogenic overactive detrusor. Bacterial colonization is common for these patients using clean intermittent self-catheterization, and toxin injections are at risk of urinary tract infections.


Objectives

The aim of our study was to determine the prevalence of different germs and their resistance to antibiotics in patients with neurogenic bladder, treated with intravesical botulinum toxin injections.


Material and method

This epidemiologic study took place from September to October 2012 in a urodynamic and neurourology unit in a teaching hospital in Paris, France.


Results

Eighty patients with a valid urine culture according to our protocol, were included. Fourty-four culture were positive with 45 bacteria. We found an Escherichia coli in 42.5%, a Klebsiella pneumoniae in 7.5%, a Citrobacter freundii and an enterococcus in 2.5%, and a Staphylococcus aureus in 1.25%. Penicillin resistance were found in 51.11%, 3rd generation cephalosporins in 8.89%, quinolones in 28.89% and sulfamids in 24.44%. None were resistant to fosfomycin.


Conclusion

E.  coli was the most frequent bacterium. No resistance to fosfomycin was found.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Toxine botulique / infection urinaire / Résistance / Antibiotiques / Hyperactivité détrusor neurogène
Mots-clés:
Botulinum toxin / urinary tract infection / Neurogenic overactive bladder / Antibiotics / Résistance
Épidémiologie de la lithiase urinaire chez les militaires français au cours de l’opération Serval
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 12, 24, 764-770


Objectifs

La crise de colique néphrétique est une pathologie fréquemment rencontrée au cours des opérations extérieures (Opex) menées récemment par l’armée française et peut nécessiter un rapatriement sanitaire en métropole. Les soldats déployés dans les zones arides sont exposés à un risque accru de survenue de lithiases urinaires. Le but de notre étude est d’analyser les facteurs de risque, la fréquence et les modalités de prise en charge de la maladie lithiasique urinaire symptomatique chez les militaires français rapatriés pour colique néphrétique au cours de l’opération Serval.


Méthodes

Notre étude a porté sur les militaires français rapatriés du Mali pour colique néphrétique entre le 11 janvier et le 30 novembre 2013. Pour chaque patient, nous avons recensé : âge, sexe, date de déploiement, date de la crise, antécédents personnels et familiaux de lithiase urinaire, traitement médical initial, diagnostic et traitement au retour en France.


Résultats

Sur les 348 soldats rapatriés sanitaires en métropole durant cette période initiale de l’opération Serval, 41 l’ont été en raison d’une crise de colique néphrétique (11,7 %). Vingt-neuf pour cent des patients avaient un antécédent personnel de maladie lithiasique rénale symptomatique. Le temps moyen passé sur le territoire au moment de la crise était de 60jours (10–120jours). Quatre-vingt-quinze pour cent des patients étaient asymptomatiques à leur arrivée en France et 39 % des patients n’avaient pas de calcul retrouvé à la TDM. La taille moyenne des calculs retrouvés à l’imagerie était de 2,71mm (1–8mm). Une seule patiente (2 %) a nécessité un drainage par endoprothèse urétérale JJ.


Conclusion

Les militaires français participant à l’opération Serval sont exposés à de multiples facteurs favorisants la lithiase urinaire comme la déshydratation et les fortes températures. L’analyse de notre série révèle néanmoins que l’antécédent de maladie lithiasique rénal est le facteur favorisant principal et que le traitement médical a été efficace dans la quasi-totalité des cas de colique néphrétique. L’impact opérationnel lié à cette pathologie fréquente en zone sahélienne mérite une sensibilisation des praticiens de terrain au dépistage et à la prise en charge de cette pathologie en situation précaire et une réflexion des états-majors sur l’accès sur le théâtre d’opération à des moyens diagnostiques et thérapeutiques adaptés qui pourraient faciliter le retour à l’unité de combat.


Niveau de preuve

4.


Objectives

The renal colic crisis is a pathology frequently encountered in foreign operations recently conducted by the French army and often requires a medical repatriation in mainland France. Soldiers deployed in arid areas are at increased risk of developing urolithiasis. The purpose of our study is to analyze the risk factors, the frequency and the methods of management of symptomatic urinary stone disease for French military returnees for renal colic during Serval operation.


Methods

Our study focused on French soldiers repatriated from Mali for a renal colic care between January 11th and November 30th, 2013. For each patient, we recorded: age, sex, deployment date, crisis date, personal and family histories of urolithiasis, initial medical treatment, diagnosis and treatment to return to France.


Results

Three hundred and forty-eight soldiers were evacuated during Serval operation, among which 41 were due to the occurrence of renal colic crisis (11.7%). Twenty-nine percent of patients had a personal history of kidney stone disease symptomatically. The average residence time when the crisis appears is 60 days (10–120 days). Ninety-five percent of patients were asymptomatic at their arrival in France and 39% of patients had no stone found in CT scan. The average size of the stones found on the imaging was 2.71mm (1–8mm). One patient required drainage by JJ ureteral endoprothese in order to have a quick ureteroscopy for recovery of its capacity.


Conclusion

The French military sent to Serval operation are exposed to multiple contributing factors of urolithiasis as the dehydration and the strong temperature. The analysis of our series reveals that the history of renal stone disease is the main factor favoring and the medical treatment is effective in almost all renal colic cases. The operational impact associated with this common condition in the Sahel region deserves an awareness of field practitioners to the screening and management of this disease in a precarious situation and a reflection of the staffs concerning the access onto the operating theater to appropriate diagnostic and therapeutic means that could facilitate the return to the combat unit.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Lithiase urinaire / Épidémiologie / Opération extérieure / Traitement
Mots-clés:
Urinary calculi / epidemiology / Foreign operation / treatment
Évaluation de la douleur lors d’une séance de lithotripsie extra-corporelle
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 12, 24, 777-782


Objectif

Le but de cette étude est de montrer la faisabilité et la tolérance de la lithotripsie extra-corporelle sans traitement antalgique.


Matériel et méthode

Un auto-questionnaire anonyme a été adressé aux 854 patients ayant bénéficié au cours de l’année 2012, dans notre service, de litrotripsie extra-corporelle pour calcul des voies urinaires. Aucun patient n’avait eu de traitement antalgique. Cet auto-questionnaire comprenait 7 items afin d’évaluer la symptomatologie douloureuse due au traitement. Après 15jours un courrier de rappel était envoyé.


Résultats

Le taux de réponse a été de 69 % (591/854). La lithotripsie extra-corporelle sans traitement antalgique a été le plus souvent bien supportée avec 70 % des patients trouvant le traitement peu ou pas douloureux à l’interrogatoire et 66,5 % de douleurs mineures (EVA≤4) L’évaluation moyenne de la douleur était de 3,6/10 sur échelle EVA. La douleur était souvent multifactorielle, liée au traitement lui-même, à la durée de la séance et à la position sur la table. L’anxiété semblait jouer un rôle également important sur la symptomatologie douloureuse, les patients trouvant le traitement significativement plus douloureux avec un EVA moyen à 4,5 contre 2,9 pour les patients non anxieux. Si une nouvelle séance de lithotripsie extra-corporelle était nécessaire, 53,4 % des patients ne demanderaient de traitement antalgique.


Conclusions

La lithotripsie extra-corporelle est un traitement qui peut facilement se faire sans traitement antalgique systématique permettant de faire ce geste en ambulatoire. En revanche, l’anxiété semblerait être un facteur prédictif important de mauvaise tolérance des séances et l’idée d’un traitement anxiolytique prophylactique en fonction du profil psychologique du patient permettrait ainsi une prise en charge des calculs urinaires moins agressive et moins coûteuse.


Niveau de preuve

5.


Objective

The aim of this study was to demonstrate the feasibility of extracorporeal lithotripsy using lithotripter Sortz MODULITH SLK® without analgesics.


Materials and methods

An anonymous self-administered questionnaire was sent to 854 patients post-shock wave lithotripsy for urinary lithiasis. No patient had pain medication. The questionnaire included seven questions to assess the pain symptoms due to treatment. After 15 days, a reminder letter was sent.


Results

The response rate was 69% (591/854). The extracorporeal lithotripsy without analgesic treatment was generally well tolerated. About 70% of patients felt just a few or no pain and average pain assessment was 3.6/10 on VAS. The pain was often considered to be multifactorial, related to the treatment itself, the duration of the session and the position on the table. Anxiety seemed to play an equally important role in pain relief with an average VAS 4.5 against 2.9 for non-anxious patients. If a new session of extracorporeal lithotripsy was necessary, 53% of patients would require no pain medication.


Conclusions

The extracorporeal lithotripsy could easily be done without systematic analgesics allowing for outpatient care. In contrast, anxiety seemed to be an important predictor of poor tolerance of sessions so the idea of a prophylactic anxiolytic treatment based on psychological profile of the patient should allow less aggressive and less costly management of urolithiasis.


Level of evidence

5.

Mots clés:
lithotritie extra-corporelle / Lithiase urinaire / Douleur / Anxiété
Mots-clés:
Shock wave lithotripsy / Urolithiasis / Pain / Anxiety
L’urétéroscopie souple-laser dans le traitement des calculs du rein et de l’uretère : indications, morbidité et résultats
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 12, 24, 771-776


But

Rapporter notre expérience de l’utilisation de l’urétéroscopie souple-laser (URSS-L) dans le traitement des calculs rénaux et urétéraux.


Patients et méthodes

Nous avons effectué une étude rétrospective portant sur 191 calculs rénaux et/ou urétéraux traités au service d’urologie du nouvel hôpital civil (Strasbourg) sur une période de 2ans. En tout, 219 URSS-L ont été faites. Nous nous sommes intéressés aux indications de l’URSS-L, à ses complications, aux résultats du traitement et aux facteurs prédictifs de l’obtention d’un sans-fragment résiduel. Les complications postopératoires ont été rapportées selon la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Les indications étaient de première intention dans 62,3 % des cas, des échecs de LEC dans 26,2 % des cas et des échecs d’alcalinisation dans 5,2 % des cas. Comme complications peropératoires, nous avons eu un cas de désinsertion pyélo-urétérale et un cas de spasme bronchique à l’origine d’un arrêt de l’urétéroscopie. Des complications postopératoires sont survenues après 38 urétéroscopies (17,3 %). Tous grades confondus, elles étaient infectieuses dans 50 % des cas. Elles étaient de grade I, II, III, IV et V dans respectivement 5,9 ; 7,3 ; 2,7 ; 1,3 et 0 % des cas. Leur survenue n’était corrélée significativement ni à la taille des calculs ni au caractère uni- ou bilatéral de l’URSS-L. Le taux global de sans-fragment à trois mois était de 71,7 %. Les facteurs déterminant significativement l’obtention d’un sans-fragment résiduel étaient la taille du calcul rénal et l’expérience de l’opérateur.


Conclusion

Dans notre centre, l’URSS-L est de plus en plus utilisée en première intention du fait de sa faible morbidité et de ses excellents résultats surtout pour le traitement des calculs rénaux de moins de 20mm et des calculs urétéraux. Elle constitue une alternative de qualité à la NLPC dans les calculs rénaux de plus de 20mm.


Niveau de preuve

4.


Purpose

To report our experience with Flexible Ureteroscopy-laser (FU-L) in the treatment of renal and/or ureteric stones.


Patients and methods

We conducted a retrospective study of 191 kidney and/or ureteric stones treated in the urology department of New Civil Hospital (Strasbourg) over a period of 2years. Two hundred and nineteen FU-L were performed. We were interested in the indications of FU-L, its complications, treatment outcomes and predictors of obtaining a stone-free outcome. Postoperative complications were reported according to the Clavien-Dindo classification.


Results

The indications were first line in 62.3% of cases, failures of shock wave lithotripsy in 26.2% of cases and failure of alkalinization of urine in 5.2% of cases. As intraoperative complications, we had one case of ureteropelvic avulsion and one case of bronchospasm leading to stop ureteroscopy. Postoperative complications occurred after 38 FU-L (17.3%). All grades combined these postoperative complications were infectious in 50% of cases. They were grade I, II, III, IV and V respectively in 5.9; 7.3; 2.7; 1.3 et 0% of cases. Their occurrence was not significantly correlated to the size of the stones or the unilateral or bilateral nature of the FU-L. The overall rate of stone-free was 71.7%. The factors determining significantly a stone-free outcome were the size of kidney stone and experience of the operator.


Conclusion

In our center, the FU-L is increasingly used as first-line option due to its low morbidity and excellent results especially for the treatment of kidney stones less than 20mm and ureteric stones. It is a quality alternative to PCNL in kidney stones over 20mm.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Calculs / Urétéroscopie souple-laser / indications / morbidité / Résultats
Mots-clés:
stones / Flexible ureteroscopy-laser / indications / Morbidity / results
Néphrectomie polaire supérieure gauche robot assistée avec urétérectomie associée, dans le cadre d’un système urinaire double complet symptomatique
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 12, 24, 738-743


Nous rapportons le cas d’une néphrectomie partielle polaire supérieure gauche avec urétérectomie totale laparoscopique robot assistée dans le cadre d’un système double urinaire symptomatique chez une adolescente. Une patiente âgée de 14ans avait une incontinence urinaire marquée par des fuites à l’effort. Le bilan morphologique (échographie et uro-IRM) montrait un système urinaire gauche double avec un pôle supérieur dysplasique et quasi non fonctionnel, dont le méga-uretère d’implantation ectopique expliquait la symptomatologie. Le premier temps de l’intervention était la néphrectomie partielle supérieure, avec la section du méga-uretère en arrière des vaisseaux polaires supérieurs permettant d’emporter l’uretère proximal dans la pièce de néphrectomie. Le second temps était l’urétérectomie, le méga-uretère a été disséqué puis sectionné à la radicelle au contact du paramètre utérin gauche. La patiente a été repositionnée entre les deux temps opératoires : passage du décubitus latéral droit au décubitus dorsal. La voie d’abord trans-péritonéale avait été choisie car elle offre un grand espace de travail et permet la dissection des uretères jusque dans leur portion pelvienne par un simple repositionnement des trocarts du robot sans incision supplémentaire et sans modification du champ opératoire. Les suites opératoires ont été simples avec une disparition des troubles urinaires. La chirurgie laparoscopique robot assistée est en cours de développement et d’évaluation en urologie pédiatrique et à notre connaissance, nous rapportons le premier cas en France de néphro-urétérectomie polaire supérieure robot-assistée selon cette technique chez un enfant. Dans le cas rapporté, nous montrons que la chirurgie mini-invasive robotique chez l’enfant pour traiter des uropathies malformatives est une technique sûre.


We report the case of a laparoscopic robot assisted left upper polar partial nephrectomy with total ureterectomy performed in a teenager. A 14 year-old girl was referred to our institution for stress urinary incontinence. The morphological assessment (ultrasound scan and uro-MRI) showed a double collecting system with a complete ureteral duplication complicated by a dysplasia of the upper moiety of the duplex left kidney and a mega ureter. The surgery started on a lateral decubitus position by the upper polar partial nephrectomy and the ureter section behind superior polar renal vessels. The patient was placed in a supine position and the mega ureter was released and sectioned at the level of the distal adynamic segment in the left uterine parameter. The transperitoneal route was chosen as it provides a large workspace and allows the dissection of the ureters into their pelvic portion by a simple repositioning of the robot ports without additional incision and without any modification of the operative field. No intraoperative and postoperative complication was noticed. Laparoscopic robotic assisted surgery in pediatric urology is increasing, and to our knowledge, we reported this technique and surgery for the first time in France and in children. In the reported case, we showed that the robotic minimally invasive surgery in children is an innovative and safe technique for the treatment of symptomatic upper urinary tract malformations.

Mots clés:
Chirurgie laparoscopique robot assistée / Néphro-urétérectomie polaire / Pédiatrie / incontinence urinaire / Système double urinaire
Mots-clés:
Paediatric / Urology / laparoscopic surgery / Robotic / Minimally invasive
Vaporisation laser prostatique par GreenLight (180 W) en ambulatoire : évaluation prospective sur 115 patients
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 12, 24, 733-737


Objectif

Démontrer la faisabilité de la photovaporisation prostatique (PVP) par laser GreenLight 180W en ambulatoire par une étude prospective monocentrique.


Patients et méthodes

Cent quinze patients consécutifs éligibles à l’ambulatoire selon des critères prédéfinis (moins de 80ans, pas d’AVK, pas de diabète insulino-dépendant, accompagnement possible le soir) ont été évalués du 1er mai 2012 au 30 juin 2013 après une prise en charge ambulatoire par PVP. Le critère principal était le taux d’ambulatoire ; les critères secondaires étaient les résultats fonctionnels et les complications à 3 mois ainsi que la satisfaction de l’ambulatoire.


Résultats

Parmi les patients, 93,1 % sont sortis le jour même. Les échecs étaient avant tout organisationnels : intervention trop tardive ou patient vivant seul (2 conversions et une complication peropératoire). On recensait 11,5 % de complications, toutes de Clavien 2, 3,48 % de réhospitalisations (essentiellement pour hématurie) et aucune réintervention. En revanche, 88,6 % se sont déclarés très satisfaits de la prise en charge ambulatoire.


Conclusion

Cette étude montre la faisabilité de la PVP en ambulatoire. C’est une option thérapeutique qui devrait être proposée à des patients sélectionnés.


Niveau de preuve

4.


Objective

The goal of this prospective study was the evaluation of ambulatory (less than 12h) prostate photoselective vaporisation (PVP) with GreenLight laser XPS.


Materiel and methods

One hundred and fifteen consecutive patients eligible for ambulatory procedure according to selective criteria (age less than 80, no anticoagulation treatment, no diabetes, patient not alone at home) who underwent ambulatory PVP from 1st May 2012 to 30th June 2013 have been evaluated. The principal criterion was the success rate of ambulatory. Secondary criteria were 3 months functional results and complication rate and satisfaction rate on ambulatory procedure.


Results

Around 93.1% patients were successfully treated in ambulatory procedure. The main reason of failure was organizational. There were 2 conversions in monopolar resection and one operative complication. At 3 months, there were 11.5% grade 2 complications with 3.48% rehospitalizations and no reintervention.


Conclusion

This study demonstrates the feasibility of ambulatory PVP. This procedure should be proposed to selected patients.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Hypertrophie de la prostate / Laser / Ambulatoire
Mots-clés:
Benign prostate hypertrophy / Laser / Ambulatory surgery