Base bibliographique

Dérivation urinaire non continente et modes mictionnels alternatifs chez les patients atteints de sclérose en plaques
Non continent urinary diversion and other bladder managements in patients with multiple sclerosis
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 11, 29, 572-578


Introduction

L’objectif est de comparer les résultats de la chirurgie de dérivation urinaire non continente (DUNC) aux modes mictionnels alternatifs chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP), en termes de satisfaction et de charge en soins.


Matériel et méthodes

Tous les patients présentant une SEP et à qui était proposé une DUNC entre janvier 2005 et mars 2018 étaient éligibles. Les patients étaient séparés en deux groupes distincts : groupe « DUNC » et groupe « Autres modes mictionnels ». L’objectif principal était la satisfaction en lien avec le mode mictionnel rapportée par le patient au moyen d’une échelle verbale simple (EVS) cotée de 0 à 10. Les objectifs secondaires comprenaient, entre autres, l’évaluation de la charge en soin liée aux différents modes mictionnels.


Résultats

Vingt-trois patients étaient inclus dans le groupe « DUNC » et 11 dans le groupe « Autres modes mictionnels », parmi lesquels 4 urinaient par miction spontanée, 3 avaient recours aux hétéro-sondages, 2 avaient eu un geste de sphinctérotomie, 1 avait toujours recours aux autosondages et 1 était porteur d’un cathéter sus-pubien. Le groupe « DUNC » rapportait une EVS significativement plus élevée que le groupe « Autres modes mictionnels » (8,22±1,78 vs 6,27±2,45 ; p =0,0056). La durée moyenne quotidienne des soins était de 16,42minutes dans le groupe « DUNC » contre 35,60minutes dans le groupe « Autres modes mictionnels » (p =0,1111).


Conclusion

Cette étude exploratoire, si elle ne permet pas de conclure, met à disposition les résultats préliminaires indispensables à l’élaboration de protocole de plus haut niveau de preuve sur la satisfaction et la charge en soin dans le cadre de la DUNC chez les patients atteints d’une SEP.


Niveau de preuve

4.


Introduction

To compare non-continent urinary diversion (NCUD) and other bladder managements in patients with multiple sclerosis (MS), in terms of satisfaction and burden of care.


Material and methods

All patients with MS that were proposed a NCUD in our center for refractory lower urinary tract disorders between January 2005 and March 2018 were eligible. Patients were attributed to two distinct groups: “NCUD” and “Other bladder management”. The primary endpoint was the satisfaction related to the bladder management quoted by a numerical rating scale (NRS) from 0 to 10. The secondary endpoints included, among other things, the evaluation of the burden of care associated with the bladder management.


Results

Twenty-three patients were included in the “NCUD” group and 11 in the “Other bladder management” group, with 4 patients pursuing with spontaneous voiding, 3 with intermittent catheterization, 2 that have undergone a sphincterotomy, 1 still performing self-intermittent catheterization and 1 with a supra-pubic catheter. The “NCUD” group had a significant higher NRS than the “Other bladder management” group (8.22±1.78 vs. 6.27±2.45; P =0.0056). The daily average duration of care was 16.42minutes in the “NCUD” group and 35.6minutes in the “Other bladder management” group (P =0.1111)


Conclusion

This exploratory study, even if not conclusive, brings to light the preliminary results needed to elaborate a high level of evidence protocol regarding the satisfaction and the burden of care associated with NCUD in MS patients.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Dérivation urinaire non continente / sclérose en plaques / Satisfaction / Qualité de vie / Charge en soin
Mots-clés:
Non-continent urinary diversion / Multiple sclerosis / Satisfaction / Quality of life / Burden of care
Dysfonctions sexuelles après traumatisme crânien : revue systématique de la littérature
Sexual dysfunctions after traumatic brain injury: Systematic review of the literature
2019
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 11, 29, 529-543


Contexte

Les dysfonctions sexuelles (DS) sont fréquentes en population générale, jusqu’à 50 % dans la population féminine et sans prévalence clairement définie chez les hommes mais pouvant aller jusqu’à 30 % concernant la dysfonction érectile. Après un traumatisme crânien (TC), elles sont fréquentes mais restent peu évaluées en pratique clinique. Or c’est un aspect crucial de la personne avec des implications sur la relation à l’autre, le « bien-être » psychologique et la qualité de vie.


Objectif

Déterminer, à l’aide d’une revue systématique de la littérature, dans la population des TC, l’épidémiologie, les outils d’évaluation et le traitement des DS.


Sources documentaires (mots clés, langues)

Les bases de données Medline, COCHRANE et OVID ont été utilisées avec des mots clés spécifiques (MeSH), combinés avec des opérateurs booléens : « sexual dysfunction  », « sexuality  », « erectile dysfunction  » et « traumatic brain injury  ».


Sélection des études

Seules les études publiées en français ou en anglais, et disponibles intégralement ont été inclues. Les articles ont été examinés et extraits de façon indépendante selon les recommandations PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses)


Résultats

Sur les 199 articles examinés après exclusion des doublons, 86 articles ont été étudiés dans leur texte intégral. Au total, 40 études ont été inclues dans l’analyse finale. Après un TC, 6 % à 83 % des patients rapportaient une DS : diminution de la fréquence des rapports sexuels (47 à 62 %), du désir et/ou de l’excitation (24 à 86 %), dysfonction érectile (24,2 à 57 %), dysorgasmie (29 à 40 %), comportement sexuel inapproprié (8,9 %). Il n’existait pas de méthode consensuelle d’évaluation des DS dans cette population, avec 16 outils recensés. Parmi eux, seuls deux questionnaires étaient validés dans cette population, le Brain Injury Questionnary of Sexuality – non validé en langue française – et l’Overt Behavior Scale, ce dernier étant destiné à l’évaluation des troubles du comportement sexuel. Plusieurs facteurs étaient associés de façon significative et positive aux DS : l’âge (p ≤0,01), la gravité du TC (p ≤0,002), la dépression (p <0,001), l’anxiété (p <0,001) et la fatigue (p =0,042). D’autres étaient associés négativement : le délai d’évolution (p =0,01), l’état de santé physique perçu (p <0,001) et la participation sociale (p <0,001). Il existait peu de données sur le traitement des DS en dehors d’études de cas.


Limite du travail

Une analyse quantitative n’a pas pu être réalisée en raison des différences des études inclues dans leur design, outils d’évaluation, choix de critères de gravité du TC, et délais post-TC. Quatre articles non disponibles n’ont pas pu être consultés.


Conclusion

Les DS sont fréquentes après un TC mais restent peu évaluées en pratique clinique, en dépit de leur impact sur les patients et leur partenaire. Leur évaluation et traitement devraient faire partie de la prise en charge globale des patients après un TC. Néanmoins, il n’existe pas actuellement d’outil validé en français pour évaluer ces DS, ni de recommandations sur leur traitement.


Background

Sexual dysfunction (SD) is common in the general population, up to 50% in women and with no clearly defined prevalence in men but up to 30% in erectile dysfunction. Sexual dysfunctions (SD) are common after a traumatic brain injury (TBI) but remain underrated in clinical practice, yet it is a crucial aspect of the person with consequences for the relationship with the other, psychological wellbeing and quality of life.


Objective

To determine, through a systematic literature review, the epidemiology, assessment tools and treatment of SD in the TBI population.


Sources

(keywords, languages): Medline, COCHRANE and OVID databases were used with specific keywords (MeSH), combined with Boolean operators: “sexual dysfunction”, “sexuality”, “erectile dysfunction” and “traumatic brain injury”.


Study selection

Only studies published in French or English, and with full-text available, have been included. Articles have been independently reviewed and extracted.


Results

Of the 199 articles reviewed after exclusion of duplicates, 86 articles were reviewed in their full text. A total of 40 studies were included in the final analysis. After TBI, 6% to 83% of patients report SD: decreased frequency of sexual intercourse (47–62%), desire and/or arousal (24–86%), erectile dysfunction (24,2–57%), difficulties with orgasm (29–40%), inappropriate sexual behaviour (8,9%). There is no consensus method for evaluating SD in this population, with 16 tools identified. Among them, only two questionnaires were validated in this population, the Brain Injury Questionnary of Sexuality – not validated in French – and the Overt Behavior Scale, the latter being intended for the evaluation of sexual behaviour disorders. Several factors are significantly and positively associated with SD: age (P 0.01), severity of TBI (P 0.002), depression (P <0.001), anxiety (P <0.001), and fatigue (P =0.042). Others are negatively associated: time since injury (P =0.01), perceived physical health status (P <0.001) and social participation (P <0.001). There is little data on the treatment of SD outside of case studies.


Limits

Quantitative analysis could not be performed due to differences in the studies included in their design, evaluation tools, choice of TBI severity criteria, and post-TBI timeframes. Four unavailable articles could not be consulted.


Conclusion

SD are common after TBI but remain poorly evaluated in clinical practice, despite their impact on patients and their partners. Their evaluation and treatment should be part of the overall management of patients after TBI. Nevertheless, there is currently no validated tool in French to evaluate these SD, nor are there any guidelines on their treatment.

Mots clés:
Traumatisme crânien / sexualité / Dysfonctions sexuelles / dysfonction érectile
Mots-clés:
Traumatic brain injury / Sexuality / Sexual dysfunction / erectile dysfunction
Existe-t-il une obstruction autre que prostatique dans la Maladie de Parkinson Idiopathique ?
Is there any obstruction other than prostatic obstruction in Idiopathic Parkinson's Disease?
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 11, 29, 579-585


Objectif

Mettre en évidence, une anomalie de relaxation sphinctérienne (pseudo-dyssynergie vésico-sphinctérienne – DVS), dans la Maladie de Parkinson Idiopathique (MPI), qui constituerait un obstacle sous vésical.


Matériel et méthode

Une étude rétrospective a été réalisée en incluant des hommes dont le diagnostic de MPI était certain et ayant participé au programme de rééducation SIROCCO. Les patients inclus ont présenté une hyperactivité vésicale et une dysurie sans obstacle prostatique échographique. Ils ont été évalués cliniquement par le score de symptômes urinaires Urinary Symptoms Profile (USP). L’obstruction sous vésicale a été évaluée sur le plan urodynamique par l’étude pression-débit. L’obstruction urodynamique a été évaluée par l’index d’obstruction vésicale (BOOI). Elle a été définie par un BOOI>40.


Résultats

Le nomogramme pression-débit a pu être analysé chez cinq patients qui répondaient aux critères d’inclusion. Chez ce groupe de 5 patients atteints de MPI, le diagnostic a été porté en moyenne 10,6 ans (7–14) avant la réalisation des études pression-débit. Nos résultats ont objectivé 4 patients obstructifs parmi 5 et un patient équivoque. Une pseudo-DVS striée a été retrouvée chez les 3 patients obstructifs et associée à une probable pseudo-DVS lisse chez un patient.


Conclusion

Nous avons observé, dans cette courte série, une anomalie de la relaxation sphinctérienne chez les patients présentant une MPI.


Niveau de preuve

3.


Objective

To highlight the existence of pseudo-dyssynergia in Idiopathic Parkinson's Disease (IPD) constituting a functional bladder outlet obstruction.


Materials and methods

A retrospective study was conducted by including men with a confirmed diagnose of IPD who participated in the SIROCCO rehabilitation program. Patients included clinically exhibited overactive bladder and voiding dysfunction without prostatic hypertrophy ultrasounded. They have been clinically assessed by the Urinary Symptoms Profile (USP) urinary symptom score. Bladder outlet obstruction was assessed by the pressure-flow study. Urodynamic obstruction has been quantified by the bladder obstruction index which depends on detrusor pressure at maximum flow rate and maximum flow rate. It has been defined by a BOOI>40.


Results

The pressure-flow profile was analyzed in 5 patients who met the inclusion criteria. In this group of 5 patients with IPD, the diagnosis was made on average 10.6 years (7–14) before the pressure-flow studies were performed. Our results objectified 4 patients obstructive among 5 and one equivocal patient. A striated pseudo-dyssynergia was found in the 3 obstructive patients and associated with a smooth pseudodyssynergia in one patient.


Conclusion

We have observed, in this short series, a pseudo-dyssynergia by subjects suffering from IPD.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Maladie de Parkinson idiopathique / dysurie / hyperactivité vésicale / Étude pression débit / Pseudo-dyssynergie vésico-sphinctérienne
Mots-clés:
Idiopathic Parkinson's disease / Voiding dysfunction / Overactive bladder / pressure-flow study / Pseudo-dyssynergia
Impact du diastasis des muscles droits de l’abdomen sur les symptômes pelvi-périnéaux : revue de la littérature
Impact of the diastasis of the rectus abdominis muscles on the pelvic-perineal symptoms: Review of the literature
2019
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 11, 29, 544-559


Introduction

Le diastasis des muscles droits de l’abdomen est fréquent au cours de la grossesse et du post-partum.


Objectif

Déterminer la prévalence de cette pathologie, les méthodes de diagnostic, l’association avec les troubles pelvi-périnéaux et les thérapeutiques pouvant être proposées.


Méthodes

Revue de la littérature sur Pubmed, Medline, Embase et Cochrane en utilisant les mots et MeSH suivants : diastasis, diastasis and pregnancy, diastasis of the rectus abdominis muscle, increase of the inter-recti distance.


Résultats

Parmi les 124 articles que nous avons trouvés, 61 ont été retenus. L’échographie abdominale semble être l’examen de choix tant sur le plan de la faisabilité que de la reproductibilité pour le diagnostic de cette pathologie (coefficients de corrélation intra-classe (ICC) élevés 0,81 à 0,94). Les facteurs de risque mis en évidence sont variables selon les études : port de charge lourde (OR=2,18 (IC 95 % 1,05 à 4,52) p= 0,04), prise de poids. Les résultats des études sont discordants concernant l’association entre le diastasis et les douleurs lombaires (RR=1,39 (IC 95 % 0,91–2,14), p= 0,17), l’incontinence urinaire (RR=0,86 (IC95 % 0,55–1,33) p >0,65) et le prolapsus (OR=2,25 (IC 95 % 1,51–3,37) p <0,001). Cependant, le diastasis semble jouer un rôle dans l’altération de la qualité de vie de ses patientes.


Conclusion

Les connaissances sur les facteurs de risque, les conséquences des diastasis et leur prise en charge sont encore limitées à ce jour. Il est donc nécessaire d’établir des études prospectives sur de plus grands effectifs afin d’améliorer les connaissances sur les diastasis des muscles droits.


Introduction

The diastasis of the rectus abdominis muscles is common during pregnancy and post-partum.


Objective

To determine the prevalence of this pathology, methods of diagnosis, association with pelvic-perineal disorders and therapies that may be proposed.


Methods

Review of Pubmed, Medline, Embase and Cochrane literature using the following words and MeSH: diastasis, diastasis and pregnancy, diastasis of the rectus abdominis muscle, increase of the inter-recti distance.


Results

Among the 124 articles found, 61 were selected. Ultrasound seems to be the exam of choice both in terms of feasibility and reproducibility for the diagnosis of this pathology (intra-class correlation coefficients (ICC) high 0.81 to 0.94). The risk factors identified vary from one study to another: heavy load bearing (OR=2.18 (95 % CI 1.05 to 4.52) P= 0.04), weight gain. Studies are discordant regarding the association between diastasis and low back pain (RR=1.39 (95 % CI 0.91–2.14), P= 0.17), urinary incontinence (RR=0.86 (95 % CI 0.55–1.33) P >0.65) and prolapse (OR=2.25 (95 % CI 1.51–3.37) P < 0.001), but the diastasis seems to play a role in the alteration of the quality of life for these patients.


Conclusion

Knowledge about risk factors, consequences of diastasis and management is still limited today. It is therefore necessary to establish prospective studies on larger numbers in order to improve knowledge on the diastasis of the rectus abdominis muscles.

Mots clés:
Diastasis / Diastasis et grossesse / Diastasis des muscles droits de l’abdomen / prolapsus / Diastasis et douleur
Mots-clés:
Diastasis / Diastasis and pregnancy / Diastasis of the rectus abdominis muscle / Increase of the inter-recti distance / Prolapse
Is bladder voiding efficiency useful to evaluate voiding function in women older than 65 years?
L’efficacité mictionnelle de la vessie est-elle utile pour évaluer la fonction vesicale chez les femmes de plus de 65 ans?
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 11, 29, 567-571


Introduction


Mots clés:
Bladder voiding efficiency / Ageing / Woman / Urodynamics / Éfficacité mictionnelle de la vessie
Mots-clés:
F.A. / B.G. / G. / P.E. / P.P.
Les changements itératifs de prothèse urétrale trans-sphinctérienne chez le patient neurologique : une alternative à la sphinctérotomie ?
Temporary urethral stents changes as an alternative treatment for neurological bladder
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 11, 29, 560-566


Introduction

Le traitement de référence de la dyssynergie vésicosphinctérienne (DVS) neurologique repose sur la réalisation d’auto-sondages intermittents mais, certains patients présentent une incapacité à la réalisation des auto-sondages. Dans cette population, un traitement endoscopique peut être proposé. Nous avons pris le parti d’évaluer les changements itératifs de prothèses trans-sphinctériennes temporaires comme une alternative à la sphinctérotomie chirurgicale.


Matériel et méthode

Nous avons réalisé une étude monocentrique rétrospective descriptive incluant tous les patients neurologiques appareillés par une prothèse urétrale trans-sphinctérienne entre avril 2005 et septembre 2017. Les changements prothétiques étaient réalisés tous les 12 à dix-huit mois selon les résultats de la fibroscopie de contrôle. Le critère de jugement principal était la poursuite des changements de prothèses.


Résultats

Quarante-quatre patients suivis durant 46 mois [18,5–53,25] étaient inclus. Quatorze (32 %) patients présentaient un échec primaire de traitement principalement à la suite de difficultés d’appareillage (n =3) et de rétention urinaire chronique persistante (n =2). Quatre patients étaient décédés. Le traitement était initialement efficace pour 30 (68 %) patients. Parmi ceux-ci 10 (33 %) ont adopté un autre mode mictionnel lors du suivi. Cinq (11 %) patients étaient perdus de vue. Les complications les plus fréquentes étaient les rétentions urinaires (29 %), les infections urinaires (27 %), et la migration prothétiques. Quinze (34 %) présentaient une complication de grade Clavien III–IV.


Conclusion

Les changements itératifs de prothèses trans-sphinctériennes sont une alternative à la sphinctérotomie chirurgicale chez des patients sélectionnés pour la prise en charge de la DVS mais avec une morbidité significative.


Niveau de preuve

4.


Background

Patients with detrusor-sphincter dysynergia (DSD) who are unable to perform self-catheterisation can benefit from an endoscopic treatment. We chose regular urethral stent changes as an alternative to sphincterotomy in this kind of patients. The purpose of this study is to show that temporary urethral stents changes represent a treatment option with a reasonable morbidity for patients with DSD.


Methods

We retrospectively reviewed patients in our center who had been treated with urethral stents from April 2005 to September 2017. The stent changes were performed every 12 to 18 months depending on urethrovesical fibroscopy findings. The primary endpoint was treatment continuation.


Results

A total of 44 patients were enrolled in our study and the average follow-up duration was 46 months [18.5–53.25]. Primary treatment failure was seen in 14 (32%) patients mainly due to problems related to equipment (n =3) and urinary retention (n =2). Four patients died before their first stent change. The treatment was successful in 30 (68%) patients, of whom 10 (33%) subsequently adopted a voiding mode change. We lost sight of 5 patients (11%) during follow-up. The main complications were urinary retention (29%), urinary tract infections (27%) and stent migration (18%). Fifteen (34%) experienced grade III–IV complications.


Conclusions

Regular urethral stent changes represent an alternative treatment option for patients with DSD but with a significant morbidity.


Level of evidence

4.

Mots clés:
vessie neurologique / Dyssynergie vésicosphinctérienne / Prothèse d’incontinentation
Mots-clés:
Neurological bladder / Detrusor-sphincter dyssynergia / urethral stent
Stop à “l’anticholinergic bashing” !
Stop the anticholinergic bashing !
2019
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2019, 11, 29, 525-528

Mots clés:
G. / X. / B. / C.
Mots-clés:
Oncology / Renal cancer / Enhanced recovery / Quality of life