Base bibliographique

Incontinence urinaire et ménopause
Urinary incontinence and menopause
2011
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 11, 615-621

But : L’objectif de cette synthèse des connaissances était d’examiner la relation entre la ménopause et l’incontinence urinaire (IU).
Patientes : Notre travail s’est appuyé sur une revue de la littérature portant sur l’épidémiologie de l’IU de la femme et les effets du traitement hormonal sur les symptômes de fuites urinaires. Une recherche dans la base de données Medline entre janvier 2000 et avril 2012 a été effectuée en croisant les mots clés urinary incontinence, stress urinary incontinence, urge incontinence, over active bladder, menopause, estrogen therapy.
Résultats : Vingt-neuf articles sur 482 articles ont été initialement sélectionnés. L’IU était un symptôme fréquent lors de la ménopause avec une prévalence comprise entre 15 et 30 % et une incidence annuelle comprise entre 5 et 10 %. L’association entre IU et ménopause était controversée. En effet, bien que sous-tendue par des mécanismes physiopathologiques comme la sensibilité des tissus originaires du sinus urogénital aux estrogènes, les données épidémiologiques disponibles restaient contradictoires et devaient être interprétées, si possible, en fonction du type d’IU. Ainsi, il restait difficile de distinguer l’effet de la ménopause de celui du vieillissement. Les effets des estrogènes médicamenteux sur l’IU différaient selon le mode d’administration et le type d’IU. Les études randomisées montraient que l’administration orale d’estrogènes après la ménopause favorisait la survenue d’une IU ou d’une IU à l’effort(IUE). En revanche, les estrogènes administrés par voie vaginale amélioraient IU par urgenturie (IUU) et l’hyperactivité vésicale.
Conclusion : Les données de notre revue étaient en accord avec les dernières recommandations françaises et européennes.

Purpose: The aim of this review was to examine the relationship between menopause and urinary incontinence (UI).
Material: Our work is based on a review of the literature on the epidemiology of UI in women and the effects of hormone therapy on symptoms of urinary leakage. A search of the Medline database between January 2000 and April 2012 was performed by crossing the keywords “urinary incontinence, stress urinary incontinence (SUI), urge incontinence, over active bladder, menopause, estrogen therapy”.
Results: Twenty-nine articles over the 482 articles were initialy selected. The UI was a common symptom during menopause, with a prevalence of 15 to 30% and an annual incidence of 5 to 10%. The association between UI and menopause was controversial. Indeed, although underpinned by pathophysiological mechanisms such as the sensitivity of tissues of the urogenital sinus to estrogen, the epidemiological data available were contradictory and should be interpreted, if possible, depending on the type of UI. Thus, it remained difficult to distinguish the effect of menopause of the aging. The effects of estrogen on IU differed depending on the route of administration and of the type of UI. Randomized trials showed that oral administration of estrogen after menopause increased the occurrence of UI or SUI. However a vaginal administration of estrogen improved urge urinary incontinence (UUI) and overactive bladder.
Conclusion: The data of this review were consistent with the French and European guidelines.

Mots clés:
incontinence urinaire / Incontinence urinaire d’effort / urgenturie / hyperactivité vésicale / Ménopause
Mots-clés:
Urinary incontinence / Stress urinary incontinence / Urge incontinence / Over active bladder / Menopause
Prolapsus uro-génital : analyse de la sexualité préopératoire
Sexual function before surgery for pelvic organ prolapse
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 11, 665-670

But : Le but de notre travail a été de déterminer précisément le lien existant entre les différentes caractéristiques d’un prolapsus uro-génital (PUG) et la sexualité, à l’aide d’outils validés.
Patientes : Étude prospective (148 patientes) avec évaluation du stade du prolapsus (classification Pelvic Organ Prolapse Quantification [POPQ]), questionnaire Pelvic Floor Distress Inventory-20 (PFDI) pour la sévérité de la symptomatologie et pelvic organ prolapse urinaire incontinence sexuel Questionnaire-12 (PISQ) pour la fonction sexuelle.
Résultats : Aucune relation n’a été démontrée entre le degré clinique du prolapsus et la fonction sexuelle globale (p = 0,24). Les symptômes urinaires et pelviens étaient associés de manière significative à une baisse de la qualité de vie sexuelle (p = 0,04 et p = 0,02). L’importance des symptômes ano-rectaux était statistiquement associés à une diminution de la satisfaction sexuelle (p ≤ 0,05) ainsi qu’à l’existence d’une éjaculation prématurée chez le partenaire (p ≤ 0,05). Il existait un lien significatif entre la sévérité des symptômes urinaires et l’existence de dyspareunies (p ≤ 0,01), un évitement des activités sexuelles (p ≤ 0,05), l’apparition d’émotions négatives (p ≤ 0,01) ainsi qu’avec une diminution de l’excitation sexuelle (p ≤ 0,05). La sévérité des symptômes pelviens étaient corrélés à un évitement des activités sexuelles (p ≤ 0,01), à l’existence de dyspareunies (p ≤ 0,05) ainsi qu’à l’altération qualitative de l’orgasme (p ≤ 0,05).
Conclusion : La sévérité clinique d’un prolapsus n’était pas associée à une altération de la sexualité. En revanche, la sévérité des symptômes urinaires, pelviens et ano-rectaux coexistant avec le prolapsus étaient associée à une altération de la sexualité du couple.

Aim: The aim of our study was to assess the link between pelvic organ prolapse (POP) characteristics and sexual well-being using validated tools.
Material: A prospective analysis was carried out in 148 women with a POP. The degree of prolapse was measured by using the Pelvic Organ Prolapse Quantification (POPQ). Pelvic Floor Distress Inventory (PFDI-20) questionnaire score was used to estimate the severity of symptoms. Pelvic Organ Prolapse Urinary Incontinence Sexual Questionnaire short form (PISQ-12) scores determined sexual function level.
Results: No correlation was found concerning the global sexual function score and the POP stage (P = 0.24). Pelvic and urinary symptoms were associated with a decrease in sexual function score (P = 0.04 and P = 0.002). Defecation symptoms were correlated with decreased sexual satisfaction (P ≤ 0.05) and were associated with premature ejaculation (P ≤ 0.05). Urinary symptoms were associated with dyspareunia (P ≤ 0.01), avoidance of sexual activities (P ≤ 0.05), negative emotions during intercourse (P ≤ 0.01) and decreased sexual excitement (P ≤ 0.05). Pelvic symptoms were significantly tied to avoidance of sexual activities (P ≤ 0.01), dyspareunia (P ≤ 0.05) and a poorer orgasm quality (P ≤ 0.05).
Conclusion: The degree of pelvic organ prolapse was not statistically associated with sexual function. However, urinary, pelvic and defecatory (ano-rectal) symptoms were associated with a decrease in the couple's sexual well-being.

Mots clés:
sexualité / Qualité de vie sexuelle / prolapsus / PISQ-12 / PFDI-20
Mots-clés:
Sexual function in women with pelvic organ prolapse / PISQ-12 / PFDI-20 / Prolapse
Thérapie de sauvetage par implantation d’un sphincter artificiel urinaire après échec de bandelette Advance™ pour incontinence urinaire après prostatectomie : une expérience monocentrique
Salvage therapy with artificial urinary sphincter after Advance™ male sling failure for post-prostatectomy incontinence: A first clinical experience
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 11, 650-656

Buts : Évaluer les résultats fonctionnels et les complications après implantation d’un sphincter artificiel urinaire (SAU) après échec de bandelette sous-urétrale Advance™ pour incontinence urinaire après prostatectomie.
Patients : Une évaluation prospective a été menée, incluant tous les patients consécutifs traités par implantation d’un SAU après échec d’une bandelette Advance™ dans un centre universitaire de référence pour le traitement de l’incontinence urinaire après prostatectomie. Les données recueillies ont été : les antécédents et l’histoire de la maladie, le nombre de protections utilisées par jour et les données opératoires (durée d’intervention, taille de la manchette utilisée, éventuelles difficultés techniques). Le suivi postopératoire était réalisé à un, six, 12 mois puis ensuite annuellement. Les résultats ont été évalués par le nombre de protections utilisées par jour et le niveau de satisfaction au dernier suivi (selon l’échelle Patient Global Impression of Improvement [PGI-I]). Les complications ont également été recueillies. Un patient était dit sec s’il n’utilisait aucune protection.
Résultats : Douze patients ont été inclus dans cette évaluation. La durée médiane de suivi était de 20 mois (12–43). Aucun patient n’a été perdu de vue. Quatre patients (33 %) avaient un antécédent de radiothérapie et tous les patients souffraient d’incontinence urinaire d’effort après prostatectomie, d’intensité légère à modérée, non améliorée par l’implantation d’une bandelette Advance™. La durée médiane de l’intervention pour la pose du SAU a été de 47 minutes (40–60). Aucun problème technique n’est survenu lors des interventions. Les durées de sondage postopératoire et de séjour hospitalier ont été de 24 heures et deux jours, respectivement, dans tous les cas sauf un nécessitant un jour de sondage supplémentaire. Au dernier suivi, dix patients sur 12 (83 %) étaient secs et totalement satisfaits. Deux patients (17 %) étaient améliorés, portant une protection par jour. Des complications postopératoires ont été notées dans deux cas (17 %) (un cas d’érosion cutanée par les tubulures du SAU et un cas d’infection superficielle de la cicatrice de l’incision iliaque).
Conclusions : L’implantation d’un SAU après échec de bandelette Advance™ pour incontinence urinaire après prostatectomie était faisable, donnant des résultats similaires à moyen terme à ceux obtenus après implantation de SAU chez un patient naïf.

Objectives: To assess the clinical outcome following artificial urinary sphincter (AUS) implantation after failure of Advance™ sub-urethral male sling for post-prostatectomy incontinence (PPI).
Methods: A prospective evaluation was conducted about consecutive patients who received an AUS after failure of Advance™ therapy in one tertiary reference center. Evaluation included medical history, pad use and operative data (duration, cuff size, technical difficulties). Follow-up was scheduled at 1, 6, 12 months and yearly thereafter. Clinical outcome was evaluated by pad use, patient global impression of improvement (PGI-I) scale and assessment of side effects. Cure was defined as no pad usage.
Results: Twelve patients were included in this evaluation. Median follow-up was 20 months (12–43). No patient was lost to follow-up. Four patients had a history of radiation therapy and all patients had mild or moderate PPI with previous failed Advance™ surgery. Median (range) operative time was 47 minutes (40–60). No technical problem occurred during AUS implantation. Hospital stay duration and catheterization duration were respectively 2 days and 24 hours in all but one case. At last follow-up, 10/12 patients (83%) were cured and fully satisfied. Two were improved, wearing only one pad per day. Postoperative complications were noted in two cases (17%) (one case of cutaneous erosion and one case of superficial iliac wound infection).
Conclusions: AUS implantation is feasible in patients who have undergone Advance™ male sling implantation. Mid-term results of this procedure are comparable to those obtained after first line AUS implantation.

Mots clés:
Incontinence urinaire post-prostatectomie / Bandelette Advance™ / Prostatectomie / sphincter artificiel urinaire / Échec
Mots-clés:
post-prostatectomy incontinence / Advance™ male sling / Prostatectomy / Artificial urinary sphincter / Failure
Traitement de l’incontinence urinaire d’effort après prostatectomie : résultats du sphincter urinaire artificiel après échec de bandelette sous-urétrale
Treatment of stress urinary incontinence after prostate surgery: Results of the artificial urinary sphincter after suburethral sling failure
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 11, 644-649

But : Déterminer si l’existence d’une bandelette sous-urétrale (BSU) implantée pour traiter une incontinence urinaire d’effort survenue après chirurgie prostatique modifie les résultats du sphincter urinaire artificiel (SUA) implanté secondairement en cas d’échec ou de récidive de l’incontinence.
Patients et méthodes : Étude rétrospective comparant 15 patients ayant un SUA mis en place après échec de BSU, de novembre 2004 à décembre 2009, à 15 patients dont le SUA a été implanté en première intention au cours de la même période. Les caractéristiques démographiques, l’évaluation de l’incontinence et la technique d’implantation du SUA étaient identiques dans les deux groupes. Un questionnaire de continence USP® a été adressé aux patients par courrier. Le succès a été défini comme une amélioration subjective de l’incontinence, ne nécessitant le port de moins d’une protection par jour.
Résultats : Aucun incident peropératoire n’a été noté dans les deux groupes. La durée opératoire moyenne, la taille des manchettes implantées, la durée de sondage, la durée d’hospitalisation, le taux de complication postopératoire ainsi que le taux de reprise chirurgicale ont été comparables entre les deux groupes. Le recul moyen a été légèrement plus faible dans le premier groupe (21 versus 28,8 mois, p = 0,83). Les score d’incontinence d’effort et d’hyperactivité vésicale du questionnaire USP® ainsi que le taux de succès (73,3 versus 80 %, p = 0,67) étaient équivalents entre les deux groupes.
Conclusion : Cette étude a montré que les résultats du SAU dans une population d’hommes ayant une BSU au préalable n’étaient pas significativement différents de ceux observés dans une population d’hommes n’ayant pas eu de BSU.

Objective: To determine whether the presence of a previously implanted suburethral sling for post-prostatic surgery incontinence influences the outcomes of subsequent AUS implantation.
Patients and methods: A retrospective study comparing 15 patients who underwent AUS placement after suburethral sling failure between November 2004 and December 2009 to 15 patients who underwent AUS placement as first-line treatment during the same period. Demographic characteristics, preoperative assessment of urinary incontinence and technique of implantation of the AUS were similar in the both arms. A USP® continence questionnaire was sent to patients by mail. Success was defined as a subjective improvement of the incontinence in patients using less than one pad per day.
Results: No perioperative incidents were noted in either arm. Mean operative time, the size of implanted cuffs, duration of catheterisation, length of hospital stay and postoperative complication rate, as well as the rate of surgical revision, were similar in both arms. The follow-up was slightly lower in the first arm (21 vs. 28.8 months, P = 0.83). Stress incontinence and bladder overactivity scores of the USP® questionnaire, as well as success rates (73.3 vs. 80%, P = 0.67), were equivalent in both arms.
Conclusion: The results associated with the AUS procedure were not significantly different between men who had a suburethral male sling implanted before and those who had the AUS implanted as a first-line treatment.

Mots clés:
Incontinence urinaire d’effort de l’homme / Bandelette sous-urétrale / Bandelette trans-obturatrice / Sphincter urinaire artificiel / Prostatectomie
Mots-clés:
Male stress urinary incontinence / Suburethral sling / Transobturator / Artificial urinary sphincter / Prostatectomy
Traitement de l’incontinence urinaire d’effort après prostatectomie : résultats du sphincter urinaire artificiel après échec d’une bandelette sous urétrale
Treatment of stress urinary incontinence after prostate surgery: Results of the artificial urinary sphincter after sub urethral sling failure
2011
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 11, 613-614
Ces deux articles soumis au même moment montrent que la gestion de l’échec après traitement par bandelette sous urétrale de l’incontinence urinaire de l’homme post chirurgicale est une préoccupation importante.
Mots clés:
incontinence urinaire / Homme / Bandelette sous urétrale / sphincter artificiel urinaire
Mots-clés:
Urinary incontinence / Male / Male sling / Artificial urinary sphincter
Valeur prédictive du cuff-test dans le diagnostic de l’obstruction sous-vésicale chez l’homme
Predictive value of the penile cuff-test for the assessment of bladder outlet obstruction in men
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 11, 657-664

But : Déterminer les performances diagnostiques et l’acceptabilité d’une méthode non invasive de l’évaluation de l’obstruction sous-vésicale, le penile cuff-test (PCT), comparativement à l’étude pression-débit (EPD), méthode de référence.
Matériel : Étude prospective monocentrique comparant les catégories « obstrué », « non obstrué » ou « équivoque » tirées des EPD et des PCT, chez 30 patients présentant des symptômes du bas appareil urinaire. Pour le cuff-test, un brassard placé autour du pénis se gonfle automatiquement lors de la miction jusqu’à interrompre le jet urinaire. La pression du brassard nécessaire à l’interruption du débit reflète la pression vésicale isovolumétrique. Pour l’interprétation, la pression d’interruption maximale et le débit maximum sont automatiquement reportés sur un nomogramme spécifique.
Résultats : Les EPD ont classé 11 patients (39 %) dans la catégorie obstruée, six patients (22 %) dans la catégorie non obstruée et 11 patients (39 %) dans la catégorie équivoque. Dans 61 % de cas, le patient était classé dans la même catégorie par les deux examens. La valeur prédictive positive « obstrué » du cuff-test était de 82 % et la valeur prédictive négative « non obstrué-équivoque » était de 88 %. La médiane de l’échelle visuelle analogique pénibilité était inférieure pour le cuff-test à 1/10 (0–3) vs 5/10 (2–10) pour l’EPD, et ce manière statistiquement significative (p = 0,004).
Conclusion : Le cuff-test apparaissait être une technique alternative crédible à l’étude pression débit formelle. Ses valeurs prédictives étaient bonnes et sa tolérance meilleure.

Purpose: To assess the diagnostic performances and the acceptability of the penile cuff test (PCT) which is a non invasive method for the evaluation of bladder outlet obstruction (BOO), in comparison with the pressure flow study (PFS), the actual gold-standard.
Material: Monocentric prospective study comparing the following subsets: “obstructed”, “not obstructed” or “equivocal”, deduced from PFS vs PCT, in 30 consecutive patients presenting with lower urinary tract symptoms. For the PCT, a cuff placed around the penis inflated automatically during the micturition, until flow rate interruption. The interruption cuff pressure revealed the isovolumetric bladder pressure (Pcuff-int). The data collected – Pcuff-int and maximum flow rate – were automatically reported on ICS modified nomogram.
Results: With the PFS, 11 patients (39%) were classified “obstructed”, six patients (22%) “non-obstructed” and 11 patients (39%) “equivocal”. In 61% cases, the patient was classified in the same category by both techniques. The “obstructed positive predictive value” of the PCT was 82% and the “non-obstructed-equivocal negative predictive value” was 88%. The median acceptability visual analogic scale score was 1/10 (0–3) for the PCT whereas it was 5/10 (2–10) for the PFS. This difference was statistically significant (p = 0.004).
Conclusion: The PCT was a reliable non-invasive tool for the diagnosis of BOO in male, in comparison with PFS. The predictive values of the PCT were relevant and its tolerance was better than PFS.

Mots clés:
Obstruction sous-vésicale / Penile cuff-test / étude pression-débit / Hypertrophie bénigne de prostate
Mots-clés:
Bladder outlet obstruction / Penile cuff test / Pressure flow study / Benign prostatic hyperplasia