Base bibliographique

Évaluation de l’effet de la densité d’énergie délivrée lors d’une photovaporisation prostatique laser : étude rétrospective monocentrique
Assessment of energy density during laser photoselective vaporisation of the prostate: A retrospective monocentric study
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 584-590


Introduction

La photo-vaporisation sélective de la prostate (PVP) par le laser Greenlight XPS®-180W (AMS, San José, USA) est une option dans le traitement chirurgical de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP). L’objectif de notre travail était d’étudier les effets de la densité d’énergie délivrée pour la vaporisation prostatique sur les résultats postopératoires et le taux de PSA total sérique.


Patients et méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été conduite dans le service d’urologie des hôpitaux civils de Colmar, chez des patients avec une HBP symptomatique, traités par PVP, entre janvier 2016 et janvier 2019. Nous avons réparti les patients en deux groupes selon la densité d’énergie délivrée rapportée au volume prostatique mesuré en préopératoire : faible densité (<4kJ/mL) et haute densité (>4kJ/mL). L’évaluation a porté sur la survenue de complications postopératoires, l’évolution du taux de PSA total sérique et les résultats fonctionnels (score IPSS, score de qualité de vie liée aux symptômes urinaires, débit urinaire maximal et résidu post-mictionnel) avec un recul minimal de 6 mois.


Résultats

Au total, 215 patients ont été inclus avec un suivi médian de 25 mois. Une densité énergétique élevée était associée à un volume glandulaire moins important. La diminution du PSA Total postopératoire était supérieure dans le groupe de haute énergie (41 % vs 28 %, p =0,03). Il n’existait pas de différence significative selon la densité d’énergie délivrée concernant les complications per- et postopératoires et les résultats fonctionnels. Le taux de réintervention était comparable dans les deux groupes.


Conclusion

Les complications postopératoires et les résultats fonctionnels de la PVP avec le laser Greenlight XPS-180W sont comparables en fonction de la densité d’énergie délivrée. La diminution plus importante du PSA total postopératoire pour une densité d’énergie élevée pourrait néanmoins évoquer une destruction tissulaire de meilleure qualité.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Greenlight XPS-180W® (AMS, San José, USA) photoselective vaporisation of the prostate (PVP) is considered as an alternative to transurethral resection of the prostate. The objective of this study was to assess the effect of energy density applied on adenoma during PVP treatment for benign prostate hyperplasia (BPH) on postoperative outcomes.


Methods

A single-centre retrospective study has been conducted in the department of Urology of Colmar Hospital, in patients with symptomatic BPH, treated by PVP, between January 2016 and January 2019. Patients were stratified into two groups according to energy delivered and prostate volume as determined preoperatively: Low density (<4kJ/mL) and high density (>4kJ/mL). Perioperative complications, PSA evolution and functional outcomes (International Prostate Symptom Score, quality of life, maximum urinary flow rate, post-void residual urine volume) were compared with a minimal delay of 6 months. The retreatment rate was similar in the two groups.


Results

A total of 215 patients were included with median follow-up of 25 months. High energy density was associated with less glandular volume. There were no statistically significant differences between the two groups concerning the perioperative complications and the functional outcomes. The postoperative reduction of the PSA level was more significant in the high-energy group (41% vs. 28%, P =0.03).


Conclusion

The perioperative complications and functional outcomes of PVP with Greenlight XPS-180W® laser are equivalent depending on the energy density delivered. The greater decrease in postoperative PSA for high-energy density could nevertheless suggest better quality tissue destruction.


Level of proof

3.

Fistules urétéro-artérielles : six nouveaux cas et revue systématique de la littérature
Uretero-arterial fistula: Six new cases and systematic review of the literature
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 605-617




 

Les internes et les patients bénéficient d’une simulation chirurgicale sur modèle vivant porcin, peut-on considérer cela comme éthique ?
Residents and patients benefit from surgical simulation on a live porcine model, could we consider it as ethical?
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 618-626




 

Longues sténoses urétérales: les alternatives à la sonde JJ au long cours
Management of long ureteral stenosis: Alternatives to indwelling ureteral stents
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 598-604




 

Recommandations du Comité d’Infectiologie de l’AFU sur la prévention, le diagnostic et le traitement des infections sur matériel endo-urétéral
Recommendations of the AFU Infectious Diseases Committee on the prevention, diagnosis and treatment of infections of endo-ureteral equipment
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 557-575
       

Réfection d’anastomose urétro-vésicale par voie extra-péritonéale laparoscopique robot-assistée pour sténose anastomotique post-prostatectomie radicale
Urethro-vesical anastomosis reconstruction using extra-peritoneal robot-assisted laparoscopy for anastomotic stenosis after radical prostatectomy
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 591-597


Introduction

La sténose d’anastomose urétro-vésicale dans les suites d’une prostatectomie totale est une complication rare. Elle toucherait entre 1 et 5 % des patients. Les traitements endoscopiques font partie de la prise en charge de première ligne. Cependant, certains patients récidivent après urétrotomies, justifiant une prise en charge radicale.


Matériels et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, en centre hospitalo-universitaire, revenant sur l’expérience d’un chirurgien. Les patients présentaient une sténose urétro-vésicale dans les suites d’une prostatectomie totale. Chaque patient a eu au moins un traitement endoscopique. L’intervention consistait en une résection circonférentielle de la sténose suivie d’une nouvelle anastomose, réalisée en tissu sain. Nous avons analysé les résultats en termes de récidive symptomatique et de continence.


Résultats

Entre avril 2013 et mai 2020, 8 patients ont bénéficié de cette intervention. La moitié des patients avaient antérieurement bénéficié de radio-hormonothérapie de rattrapage. L’âge médian était de 70 ans (64–76). La durée opératoire moyenne était de 109minutes (60–180) et les pertes sanguines de 120cc (50–250). Un patient a présenté une complication postopératoire précoce, à type de fistule vésico-pubienne. La durée moyenne d’hospitalisation était de 4,6jours (3–8). Une récidive unique est survenue à 8,25 mois (6–11) chez la moitié des patients, traités par une urétrotomie, sans nouvelle récidive au décours. Tous ces patients présentaient un antécédent de radiothérapie. Cinq patients ont présenté une incontinence, justifiant la pose d’un sphincter artificiel pour trois d’entre eux, dont un avait un antécédent de radiothérapie, permettant une bonne continence. La suivi moyen était de 24,25 mois (1–66).


Conclusion

La réfection d’anastomose urétro-vésicale par voie robotique pré-péritonéale fait partie des traitements radicaux des sténoses anastomotiques. Cette reconstruction, est à haut risque d’incontinence, justifiant une information préopératoire.


Niveau de preuve

III.


Introduction

Urethro-vesical anastomosis stenosis following radical prostatectomy is a rare complication but represents a challenging situation. While the first-line treatment is endoscopic, recurrences after urethrotomies require a radical approach. We present the updated results of our patient's cohort treated by pure robotic anastomosis refection.


Material and methods

This is a retrospective, single-center study focusing on one surgeon's experience. Patients presented an urethro-vesical stricture following a radical prostatectomy. Each patient received at least one endoscopic treatment. The procedure consisted of a circumferential resection of the stenosis, followed by a re-anastomosis with well-vascularized tissue. We reviewed the outcomes in terms of symptomatic recurrences and continence after the reconstructive surgery.


Results

From April 2013 to May 2020, 8 patients underwent this procedure. Half of the patients had previously been treated with salvage radio-hormonotherapy. The median age was 70 years (64–76). The mean operative time was 109minutes (60–180) and blood loss was 120cc (50–250). One patient had an early postoperative complication, with vesico-pubic fistula. The average length of stay was 4.6 days (3–8). Mean follow-up was 24.25 months (1–66). Half of the patients experienced a recurrence at a median time of 8.25 months (6–11) after surgery. Five patients experienced incontinence of which 3 required an artificial urinary sphincter implantation.


Conclusion

Extra-peritoneal robot-assisted urethro-vesical reconstruction is feasible and safe to manage bladder neck stricture after radical prostatectomy. The risk of postoperative incontinence is high, justifying preoperative information.


Level of evidence

III.

Robotique en urologie : une avancée à tout prix ?
Robot-assisted surgical procedures in urology: An advance at any cost?
2021
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 555-556




 

Suivi à long terme des carcinomes à cellules rénales T1a traités par radiofréquence percutanée
Long-term follow-up of renal cell carcinomas T1a treated by percutaneous radiofrequency
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 576-583


But

Évaluer les résultats oncologiques et fonctionnels à long terme du traitement ablatif des tumeurs malignes du rein T1a par radiofréquence (RF) percutanée.


Matériels et méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients traités pour carcinomes à cellules rénales (CCR) T1a par radiofréquence, dans notre centre, de 2005 à 2009. Tous les patients ont eu une biopsie tumorale avant le traitement. Le critère de jugement principal était la récidive locale. Au total 44 CCR chez 41 patients consécutifs ont été traités (1 patient avait 3 tumeurs synchrones et 1 patient avait 2 tumeurs), soient 26 CCR à cellules claires, 13 CCR papillaires et 5 CCR chromophobes. L’âge médian au diagnostic était de 70 ans [48–82]. Le score ASA (American Society of Anesthesiologists) médian était de 2[1–3] et le débit de filtration glomérulaire (DFG) médian était de 64mL/min [26–109]. Le grade de Furhman était défini pour 39 tumeurs (CCR à cellules claires et CCR papillaires), dont 82 % étaient de grade 1-2. La taille tumorale médiane était de 20mm [11–40], et le RENAL score médian était de 4 [4–6]. Les complications étaient évaluées selon la classification Clavien-Dindo. La survie globale, la survie sans récidive et la survie sans métastases ont été calculées selon la méthode de Kaplan-Meier.


Résultats

Le suivi médian était de 90,5 mois [17,8–145,3]. Trois (7 %) récidives locales ont été rapportées dans un délai médian de 26 mois [12–93]. Toutes ont été traitées par une 2e RF. La survie globale à 10 ans était de 70 % (IC95 % [56–85]). La survie sans récidive à 10 ans était de 72 % (IC95 % : [57–88]). La survie sans métastase à 10 ans était de 87 % (IC 95 % [74–97]). Le DFG médian à la date des dernières nouvelles était de 51mL/min [16–98] (p =0,05). Il y avait 5 (11,3 %) complications Clavien-Dindo 1-2 et aucune complication grade>2.


Conclusion

La radiofréquence percutanée pour les CCR T1a est une alternative thérapeutique, caractérisée par une morbidité faible, des résultats oncologiques et fonctionnels à long terme satisfaisants mais un risque de retraitement de 7 %.


Niveau de preuve

3.


Objective

To evaluate the long-term oncological and functional results of the ablative treatment of T1a kidney malignancies by percutaneous radiofrequency (RF).


Materials and methods

Monocentric retrospective study including all patients treated for renal cell carcinoma (RCC) T1a by radiofrequency, in our center, from 2005 to 2009. All patients had a tumor biopsy before treatment. The primary endpoint was local recurrence. A total of 44 RCCs in 41 consecutive patients were treated (1 patient had 3 synchronous tumors and 1 patient had 2 tumors). There were 26 clear cell RCCs, 13 papillary RCCs and 5 chromophobe RCCs. The median age at diagnosis was 70 years [48–82]. The median American Society of Anesthesiologists (ASA) score was 2 [1–3] and the median glomerular filtration rate (GFR) was 64mL/min [26–109]. Furhman grade was defined for 39 tumors (Clear cell RCC and papillary RCC), of which 82% were grade 1-2. The median tumor size was 20mm [11–40], and the median RENAL score was 4 [4–6]. Complications were assessed according to the Clavien-Dindo classification. Overall survival, recurrence-free survival and metastasis-free survival were calculated using the Kaplan-Meier method.


Results

Median follow-up was 90.5 months [17.8-145.3]. Three (7%) local recurrences were reported within a median of 26 months [12–93]. All were treated by a 2nd RF. The overall 10-year survival was 70% (95% CI [56–85]). The 10-year recurrence-free survival was 72% (95% CI [57–88]). The 10-year metastasis-free survival was 87% (95% CI [74–97]). The median GFR on the date of the last news was 51mL/min [16–98] (P =0.05). Post-RFA complications consisted in 5 (11.3%) Clavien-Dindo 1-2 complications. No high grade (Clavien ≥3).


Conclusion

Percutaneous radiofrequency for RCC T1a is an alternative. It appears to be safe with low morbidity, satisfaying long-term oncological and functional results, but a risk of reprocessing of 7%.


Level of evidence

3.