Base bibliographique

Devenir à long terme de la fonction rénale et facteurs prédictifs d’insuffisance rénale chronique après don vivant
Long term renal function outcomes and predictive factors of chronic renal failure after living kidney donation
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 10, 29, 496-503


Introduction

Les transplantations rénales avec donneur vivant apparenté offrent les meilleurs résultats en terme de fonction rénale et sont une des principales solutions à la pénurie de transplants. Cependant la sélection des donneurs et l’évaluation de la fonction rénale post don sont essentielles. L’objectif de cette étude était d’évaluer la prévalence et identifier les facteurs prédictifs de l’insuffisance rénale (IRC) chez le donneur, après néphrectomie donneur vivant.


Matériels et méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective, monocentrique, incluant tous les patients qui ont eu une néphrectomie donneur vivant de 2007 à 2015 au CHU de la Conception, APHM, Marseille. Le critère de jugement principal était la fonction rénale mesurée par le Débit de Filtration Glomérulaire (DFG en mL/min) à 1 an et 5 ans post-don. L’identification de facteurs prédictifs d’insuffisance rénale modérée a été menée par une analyse univariée et multivariée selon modèle de Cox.


Résultats

Quatre-vingt onze patients ont été inclus. Il y avait 40,7 % d’hommes et l’âge médian était de 49 ans (21; 70). Le DFG pré opératoire médian était de 94mL/min (67; 160). Le suivi médian était de 24 mois [1; 120]. Le DFG post opératoire à 1 mois, 1 an et 5 ans était respectivement de 63mL/min (33; 90), 65mL/min (38; 107) et 67,5 (56; 126) et significativement plus faible que le DFG pré opératoire (respectivement p <0,001, p <0,001 et p =0,005). La prévalence de l’IRC modérée (stade 3) à 1 mois, 1 an et 5 ans était respectivement de 43,1 %, 33,3 % et 25 %. En analyse univariée et multivariée, le seul paramètre significativement associé à un DFG à un an post opératoire supérieur à 60mL/min était le DFG pré opératoire>90mL/min OR 3,61 IC95 % (1,27; 10,28) p =0,02.


Conclusion

La néphrectomie pour don entraine une perte importante de fonction rénale à moyen et long terme. Les candidats au don ayant un DFG pré opératoire inférieur à 90mL/min doivent faire l’objet d’une décision collégiale au cas par cas et nécessitent un suivi et une prise en charge néphrologique rigoureuse.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Living donor kidney transplants give the best results in term of renal function and are the principal solutions for the transplant shortage. However, donors selection and kidney function evaluation after surgery are essential. The objective of this study was to evaluate the prevalence and to identify the predictive factors of chronic renal failure for the donor, after living donor nephrectomy.


Materials and methods

It was a retrospective and monocentric study, including all the patients who underwent a living donor nephrectomy from 2007 to 2015 at the hospital of the Conception in Marseille. The primary study endpoint was renal function mesured by the glomerular filtration rate (GFR in mL/min) at 1 year and 5 years after surgery. The identification of moderate kidney failure predictive factors was achieved by an univariate and a multivariate analysis under Cox model.


Results

Ninety-one patients were included. There was 40,7 % of men and media nage was 49 years (21; 70). Median pre-operative GFR was 94mL/min (67; 160). Median follow-up was 24 months (1; 120). Post operative GFR at 1 month, 1 year and 5 years was respectively 63mL/min (33; 90), 65mL/min (38; 107) and 67mL/min (56; 126) ans significantly lower than pre operative GFR (respectively P <0,001, P <0,001 et P =0,005). The prevalence of moderate kidney failure at 1 month, 1 year and 5 years was respectively 43,1 %, 33,3 % ans 25 %. In univariate and multivariate analysis, the only parametre significantly associated with a 1 year GFR>60mL/min wasp re operative GFR>90mL/min OR 3,61 IC95 % (1,27; 10,28) P =0,02.


Conclusion

Living donor nephrectomy leads to an important medium to long term loss of renal function. Donors with pre operative GFR<90mL/min should benefit from a rigorous supervision and nephrological care.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Fonction rénale / Néphrectomie don vivant / Débit de filtration glomérulaire (DFG) / Facteurs prédictifs
Mots-clés:
Renal function / Living donor nephrectomy / Glomerular filtration rate / (GFR) predictive factors
Efficacy of the VIRTUE male quadratic sling in the treatment of stress urinary incontinence: A retrospective study
Efficacité de la bandelette 4 bras de type VIRTUE ® dans la prise en charge de l’incontinence urinaire masculine à l’effort: étude rétrospective
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 10, 29, 490-495


Introduction


Mots clés:
Male sling / post-prostatectomy incontinence / Suburethral sling / Bandelette masculine / incontinence post-prostatectomie
Mots-clés:
A. / F. / E. / X. / A.
Embolisation artérielle des reins polykystiques en alternative à la néphrectomie ergonomique en pré greffe rénale. Étude monocentrique rétrospective sur 15 cas
Arterial embolization of polycystic kidneys as an alternative to ergonomic nephrectomy in renal pre-transplantation. Monocentric retrospective study
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 10, 29, 482-489


Introduction

Le but de cette étude était d’évaluer rétrospectivement la décroissance du volume rénal total après embolisation de l’artère rénale (EAR) dans une cohorte de patients atteints de polykystose rénale autosomique dominante en contre-indication temporaire de greffe pour des raisons ergonomiques.


Matériel et méthode

Entre novembre 2014 et mars 2017, 15 patients (11 hommes, 4 femmes) ont bénéficié d’une EAR dans un contexte de préparation à la greffe. Tous les patients étaient atteints de polykystose autosomique dominante (PKRAD) en insuffisance rénale sévère ou terminale.


Résultats

Le volume rénal total (VRT) moyen initial était de 25506 cm3±1771 (1102 cm3–7310 cm3). Le VRT moyen à 3 mois était de 1684 cm3±1539 (648 cm3–6930 cm3) avec une réduction moyenne de 33 % du volume (5,2 %–83,9 %) (IC95 % 0,229–0,436) (p <0,01), et de 1632±1743 (599 cm3–6758 cm3) à 6 mois avec une réduction moyenne de 40,7 % (7,6 %–64,1 %) (IC95 % 0,306–0,508) (p <0,01). Sur 15 patients, 13 (86,6 %) ont vu leur contre-indication ergonomique levée, et 7 (46,6 %) ont été greffés sans difficultés à ce jour. Un échec résultait d’un volume initial très élevé (7310 cm3) et nécessitait une néphrectomie secondaire. Aucun syndrome post embolisation n’a été relevé, 2 complications mineures sont survenues (13 %) avec une reprise difficile du transit et un cas d’hématurie.


Conclusion

L’EAR est une procédure mini invasive qui doit avoir sa place dans la stratégie ergonomique pré-transplantation chez les sujets atteints de PKRAD, avec un faible taux de complications et une efficacité élevée. Les indications de la néphrectomie pré greffe doivent donc être reconsidérées en raison d’un risque postopératoire important. Nos résultats confirment ceux retrouvés dans les plus grandes cohortes. Néanmoins ils nécessitent d’être confirmés par une étude prospective randomisée de grande ampleur.


Niveau de preuve

4.


Purpose

This study aims at providing a retrospective assessment of the decrease in renal volume after renal artery embolization (RAE) among a group of patients with autosomal dominant polycystic renal disease and for whom transplantation, for ergonomic reasons was temporarily advised against.


Material and methods

Between November 2014 and March 2017, as part of pre-transplantory procedure 15 patients, including 11 men and 4 women benfited from renal embolization (RAE) in a context of preparation for transplant in Lille University Hospital. All of the patients were suffering from autosomal dominant polycystic renal disease (ADPKD) at a severe or terminal stage of renal disease.


Results

The original mean total kidney volume (TKV) was 2550.6 cm3±1771 (1102 cm3; 7310 cm3), the average TKV at 3 months was 1684 cm3±1539 (648 cm3; 6930 cm3) with an average decrease of 33% in the volume (5.2%; 83.9%) (95% confidence interval [0.229–0.436]) (P <0.01) and 1632±1743 (599 cm3; 6758 cm3) at 6 months with an average decrease of 40.7% (7.6%; 64.1%) (IC95% 0.306–0.508) (P <0.01). Among the 15 patients, 13 had their contraindication removed and to date 7 have had successful transplants. One failure due to a very high initial volume (7310cm3) required a secondary nephrectomy. No post-embolization syndrome has been noticed, 2 minor complications occurred (13%) involving a difficult resumption of transit and there was one case of hematuria.


Conclusion

ERA procedures must have a place in the ergonomic transplant strategy of patients with ADPKD with a low complication rate and a high efficiency. Nephrectomy indications before transplantation must therefore be reconsidered due to a major postoperative risk. Our results are in line with larger scale studies. Nevertheless, these results need to be confirmed by a large-scale randomized prospective study.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Polykystose rénale autosomique dominante / Embolisation de l’artère rénale / dialyse / Transplantation rénale
Mots-clés:
Renal contraction therapy / Transcatheter arterial embolisation / Renal transcatheter arterial embolisation / Autosomal dominant polycystyc kidney disease (ADPKD) / Dialysis patient
Est-il nécessaire de faire systématiquement un ECBU avant l’ablation d’une sonde double J ?
Is it necessary to perform urine culture systematically prior to double J ureteral stent removal?
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 10, 29, 504-509


But

Évaluer l’intérêt de l’ECBU systématique avant ablation d’une sonde JJ.


Matériel et méthodes

Analyse prospective dans le cadre d’une évaluation des pratiques professionnelles d’une cohorte de patients sans signe clinique d’infection urinaire, sans facteurs de risque (prédéfinis), programmés pour ablation de sonde JJ en consultation externe. Le geste était immédiatement précédé d’un ECBU. Les patients informés, devaient adresser un auto-questionnaire complété 15jours plus tard permettant de colliger les évènements d’intérêt, analysés en fonction des résultats de l’ECBU. Le critère de jugement principal était la survenue d’une infection urinaire fébrile.


Résultats

L’ECBU pré-opératoire immédiat des 56 participants révélait une colonisation chez 9 patients (16,1 %) et une contamination chez 6 patients (10,7 %). Une association nette était notée entre une bactériurie significative avant ablation de la sonde et la mise en place de la JJ suite à une chirurgie avec effraction de la voie urinaire (p <0,02) ainsi qu’un diabète (p <0,009). Deux patients avaient de la fièvre dont un homme ayant un ECBU stérile et une femme avec une infection à Staphylocoque Aureus . Aucune hospitalisation n’était nécessaire. Douze patients rapportaient des signes fonctionnels, la douleur lombaire étant la plus fréquente. Il n’y avait pas d’association significative entre les signes fonctionnels et les caractéristiques cliniques des patients.


Conclusion

Cette évaluation n’était pas en faveur de la modification de notre protocole de soins c’est-à-dire l’absence d’antibioprophylaxie et d’ECBU systématique avant ablation de sonde JJ dans une population sélectionnée.


Niveau de preuve

4.


Objective

To assess the value of systematic urine culture before ureteric double j removal.


Material and methods

This prospective audit was performed to assess the validity of our current clinical practice. A cohort of informed patients without clinical signs of urinary tract infection and without predefined risk factors were programmed for ureteral double j stent removal in an outpatient setting. Urine was sampled for culture immediately before the procedure. Patients had to complete a self-questionnaire 15 days following stent removal, inquiring about tolerance and complications which were to be analyzed according to the culture results. The primary endpoint was the occurrence of febrile urinary tract infection.


Results

Among the 56 participants, immediate preoperative urine culture revealed colonization in 9 patients (16.1%) and contamination in 6 patients (10.7%). A significant association was found between bacteriuria and double j placement following surgery with urinary tract injury (P <0.02) and diabetes (P <0.009). Two patients had fever including a man with sterile urine and a woman with Staphylococcus Aureus infection. No hospitalization was necessary. Twelve patients reported functional signs with lumbar pain being the most common. There was no significant association between functional signs and patients’ clinical characteristics.


Conclusion

This evaluation was not in favor of modifying our protocol of care i.e. the lack of performing neither antibiotic prophylaxis nor systematic urine culture before JJ ureteral stent removal in a selected population.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Antibioprophylaxie / cystoscopie / Ablation sonde double jj / bactériurie / infection urinaire
Mots-clés:
antibiotic prophylaxis / Cystoscopy / Ablation of ureteral stent double j / Bacteriuria / urinary tract infection
Résultats des reprises chirurgicales pour complications urétérales après transplantation rénale
Results of surgical revisions for ureteral complications after renal transplantation
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 10, 29, 474-481


Objectif

Analyser les résultats des reprises chirurgicales pour complication urétérale (sténose urétérale ou fistule urinaire) après transplantation rénale sur une période de 10 ans.


Matériels et méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective portant sur 1313 transplantations rénales consécutives réalisées dans un centre hospitalo-universitaire entre 2005 et 2014. Les données des patients ayant développé une sténose urétérale ou une fistule urinaire secondaire à une transplantation rénale ont été analysées. Les transplantations d’organes combinées (rein-foie et rein-pancréas), ainsi que les transplantations pédiatriques ont été exclues.


Résultats

Soixante-16 patients (5,8 %) ont développé une sténose urétérale ou une fistule urinaire après transplantation rénale. Quarante-six patients (3,5 %) ont eu une reprise chirurgicale : 27 pour sténose urétérale, 19 pour fistule urinaire. Un succès d’emblée de ces reprises a été obtenu pour 26 patients (56,5 %), dont 14 sténoses urétérales (51,9 %) et 12 fistules urinaires (63,2 %) (p =0,45). Après un nouveau traitement endoscopique ou chirurgical, le taux de succès définitif a été porté à 73,1 % (34 patients) : 20 sténoses urétérales (74,1 %) et 14 fistules urinaires (73,7 %) (p =0,98). Il y a eu 2 pertes de greffons (4,3 %) et un décès (2,2 %). Le débit de filtration glomérulaire moyen estimé par le calcul du MDRD était à 44,58mL/min/1,73m2 (±14,7) avant la reprise et à 45,37mL/min/1,73m2 (±16,5) 6 mois après la reprise (p =0,92).


Conclusion

Bien que souvent complexes, les reprises chirurgicales pour complication urétérale après transplantation rénale donnent de bons résultats, avec un faible taux de perte de greffons et de mortalité.


Niveau de preuve

4.


Objective

To analyze the results of surgical revision for ureteral complication (ureteric stenosis or urinary leakage) after renal transplantation over a period of 10 years.


Materials and Methods

We performed a retrospective study on 1313 consecutive kidney transplantations carried out in a University Hospital Center between 2005 and 2014. The data of the patients who developed a ureteral stenosis or a urinary leakage secondary to a renal transplantation were analyzed. Combined organ transplantations (kidney-liver and kidney-pancreas), as well as pediatric transplantations were excluded.


Results

Seventy-six patients (5.8%) had ureteric stenosis or urinary leakage after renal transplantation. Forty-six patients (3.5%) underwent surgical revision: 27 for ureteral stenosis, 19 for urinary leakage. Early success was achieved in 26 patients (56.5%), including 14 ureteric stenosis (51.9%) and 12 urinary leakage (63.2%) (P =0.45). After a complementary endoscopic or surgical treatment, the final success rate was increased to 73.1% (34 patients): 20 ureteric stenosis (74.1%) and 14 urinary leakage (73.7%) (P =0.98). There were 2 graft losses (4.3%) and one death (2.2%). The mean glomerular filtration rate estimated by the MDRD was 44.58mL/min/1.73m2 (±14.7) before surgery and 45.37mL/min/1.73m2 (±16.5) 6 months after surgery (P =0.92).


Conclusion

Although frequently challenging, surgical revisions for ureteral complications after renal transplantation give good results, with a low rate of graft loss and mortality.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Transplantation rénale / Complication urétérale / Fistule urinaire / Sténose urétérale / Reprise chirurgicale
Mots-clés:
Kidney transplantation / Ureteral complication / Urinary leakage / Ureteric stenosis / Surgical revision
Testicular microlithiasis: Systematic review and Clinical guidelines
Micro-lithiases Testiculaires: revue systématique de la littérature et arbre décisionnel
2019
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 10, 29, 465-473


Introduction


Mots clés:
Testicular microlithiasis / testicular tumor / Testicular cancer / germ cell tumor / Infertility
Mots-clés:
Fouad / Amine / Elias / Toufic / Simone
Valeur pronostique de la testostéronémie lors de l’hormonothérapie intermittente du cancer de la prostate
Prognostic value of testosterone during androgene deprivation therapy
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 10, 29, 510-523


Introduction

Le traitement du cancer de la prostate (CaP) par suppression androgénique intermittente a été proposé dans le but de diminuer les effets secondaires tout en gardant un contrôle carcinologique équivalent à un traitement continu. Par ailleurs, des études ont suggéré que le pronostic du CaP traité par suppression androgénique était corrélé à l’importance de l’effondrement de la testostéronémie. Le but de cette étude était d’évaluer l’association entre la valeur de la testostéronémie en fin de première phase hors traitement (phase « OFF ») et le délai avant l’apparition d’une résistance à la castration.


Matériel et méthodes

Nous avons analysé de manière rétrospective 69 dossiers de patients sous traitement hormonal intermittent (THI). Le passage en phase OFF était proposé aux patients après au moins six mois d’hormonothérapie par analogue de la LH RH et un PSA<4ng/mL. La résistance à la castration était définie selon les recommandations de l’AFU. Trois groupes de patients ont été distingués en fonction de la valeur de la testostéronémie (T) à la fin de la première phase OFF : T<0,5ng/mL, 0,5<T<3,4ng/mL et T>3,4ng/mL. Les survies sans résistance à la castration, sans métastase et globale ont été comparées entre les groupes ainsi que la fréquence des complications. L’impact de la durée initiale d’hormonothérapie continue sur l’apparition d’une résistance à la castration et sur les paramètres chronologiques du THI a également été étudié.


Résultats

La testostéronémie à la fin de la première et de la 2e phase OFF n’était pas associée aux délais avant l’apparition d’une résistance à la castration (p = 0,5), la survenue de métastase (p = 0,4) et le décès (p = 0,3). Elle n’était pas associée à la fréquence des complications et des effets indésirables. La durée initiale d’hormonothérapie continue n’était pas associée à l’apparition d’une résistance à la castration (p = 0,6) ni à la durée moyenne des phases OFF (p = 0,5) et du traitement intermittent (p = 0,8).


Conclusion

Cette étude n’a pas montré d’impact de la valeur de la testostéronémie en fin de phase OFF (avant reprise de la suppression androgénique) sur les survies globales, sans résistance à la castration et sans métastase. De même, cette valeur n’était pas associée à la fréquence des complications liées au cancer ou à la suppression androgénique. La durée initiale d’hormonothérapie continue n’était pas associée à l’apparition d’une résistance à la castration ni aux paramètres chronologiques du THI.


Introduction

The concept of intermittent androgen deprivation therapy (IADT) for prostate cancer (PCa) was introduced in order to improve treatment tolerance with the same carcinological efficiency as continuous androgen deprivation therapy (CADT). Furthermore, studies have shown that PCa prognosis during CADT was correlated to the extent of testosterone collapse. The aim of this study was to assess the link between testosterone levels at the end of the first off-treatment phase and time to occurrence of castrate-resistant prostate cancer.


Methods

We retrospectively analyzed the files of 69 patients having undergone IADT. Intermittence was offered to the patients showing PSA<4ng/mL after at least six months of androgen deprivation therapy (ADT) using a LHRH analog. CRPC was defined according to the AFU oncological guidelines. Patients were sorted into three groups according to their testosterone levels at the end of the first off-treatment phase T<0.5ng/mL, 0.5<T<3.4ng/mL and T>3.4ng/mL. CRPC free-survival, metastasis-free survival and overall survival as well as adverse events frequency were compared between the groups. The impact of initial ADT duration on CRPC occurrence, mean off-treatment phase duration and IADT duration was also studied.


Results

Testosterone levels at the end of the first and second off-treatment phases were not linked to time to CRPC occurence (p = 0.5) , mestastasis occurence (p = 0.4 ) or death (p = 0.3 ). It was associated neither with adverse effects frequency (p = 0.2 ) nor with cancer-related complications (p = 0.6 ). Initial ADT duration was not linked to CRPC occurrence (p = 0.6 ), mean off-treatment phase duration (p = 0.5 ) or mean IADT duration (p = 0.6 ).


Conclusion

This study did not show any link between testosterone levels at the end of the first off-treatment phase (before reintroducing ADT) and overall survival, metastasis-free survival and CRPC-free survival. Likewise, it was not associated with the frequency of adverse events or cancer-related complications. Initial ADT duration was not linked to CRPC occurrence or IADT chronological parameters.

Mots clés:
Hormonothérapie intermittente / Testostéronémie / Résistance à la castration
Mots-clés:
Intermittent androgen deprivation therapy / Testostérone / Castrate-resistant prostate cancer