Base bibliographique

Démonstration neurophysiologique d’un réflexe périnéo-vésico-sensitif inhibiteur
Evidence of sensory bladder inhibitor reflex
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 10, 28, 502-508


Introduction

L’intensité du besoin mictionnel dépend de deux paramètres essentiels, le volume vésical et l’attention. S’il est bien connu que la contraction volontaire maximale des muscles périnéaux peut inhiber transitoirement le réflexe mictionnel lui-même, aucun travail ne démontre l’effet de cette contraction sur l’intensité du besoin lui-même.


Méthodes

Une étude expérimentale, prospective, ouverte, monocentrique a été menée entre mars et avril 2017. Au total, 15 sujets sans antécédent neurologique ni troubles neuro-périnéaux consultant pour constipation fonctionnelle étaient inclus. L’intensité de besoin mictionnel était évaluée via un urgentomètre électronique. Une consigne de contraction contrôle des muscles thénariens de la main dominante était comparée à une contraction volontaire du sphincter anal externe lors d’un besoin urgent (B3), contractions vérifiées électromyographiquement. Le critère d’évaluation principal était la comparaison entre la différence de score d’échelle visuelle analogique intensité du besoin avant (EVA-base) et après effort de contraction contrôle (EVA-pouce) lors d’un B3 versus le même index (EVA-base puis EVA-anal après contraction du sphincter anal externe) lors d’un nouveau B3. La comparaison des capacités vésicales fonctionnelles (CVF) mesurées après chaque enregistrement était le critère d’évaluation secondaire. L’analyse statistique était faite par un test des rangs signés de Wilcoxon.


Résultats

L’EVA intensité du besoin était significativement diminuée (−13,14±12 vs −1,5±6 ; p =0,03) et la CVF significativement augmentée (502,43±96,71mL vs 435,78±125,54mL ; p =0,02) après une contraction périnéale comparativement à la contraction contrôle des muscles de la main.


Conclusion

Cette étude suggère l’existence d’une inhibition des voies sensitives mictionnelles par la contraction périnéale via un réflexe périnéo-vésico-sensitif inhibiteur.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Need to void level depends on two parameters, bladder volume and attentional process. If it is well known that the maximum voluntary contraction of the perineal muscles may transiently inhibit the micturition reflex itself, no work demonstrates the effect of this contraction on the intensity of the need itself.


Methods

An experimental, prospective, open, monocentric study was conducted between March and April 2017. In total, 15 subjects with no neurological history or neuro-perineal disorders consulting for functional constipation were included. Need to void level was evaluated by means of an electronic urgentometer. A control contraction of the dominant hand muscles was compared to a voluntary contraction of the external anal sphincter during a strong desire to void (B3). These contractions were recorded by means of surface electromyography. The main evaluation criterion was the comparison between the difference in visual analogic scale of the desire to void before (VAS-base) and after control voluntary contraction (VAS-hand) versus the same index (BAS-base then VAS-anal) after contraction of the external anal sphincter during a new B3. The comparison of maximum bladder capacities (MBC) measured after each record was the secondary endpoint. Wilcoxon signed rank test was used for statistical analysis.


Results

Voiding desire VAS decreased significantly (−13.14±12 vs −1.5±6; P =0.03) and MBC increased significantly (502.43±96.71mL vs 435.78±125.54mL; P =0.02) after anal compared to control contraction.


Conclusion

This study suggests the existence of sensitive pathways inhibition by perineal contraction through a sensitive perineo-vesical inhibitory reflex.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Réflexe périnéo-vésico-sensitif inhibiteur / Syndrome d’hyperactivité vésicale / Urgentomètre / Rééducation périnéale
Mots-clés:
Sensitive perineo-vesical inhibitory reflex / Pelvic floor training / Overactive bladder / Urgeometer
État des lieux de la chirurgie ambulatoire de l’obstruction sous vésicale : l’effet laser ?
Where do we stand with benign prostatic hyperplasia day-case surgery: A laser effect?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 10, 28, 509-514


Introduction

Décrire l’évolution de la prise en charge ambulatoire de l’OSV en France selon la technique chirurgicale employée.


Matériels et méthodes

À partir des bases du Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI) de 2010 à 2016, une base de données spécifique (FM Pro Advanced) a été créée comprenant des patients ayant au moins 1 séjour hospitalier appartenant au Groupe homogène de malades (GHM) prostatectomies transurétrales (12C04) et ayant comme Diagnostic principal (DP) soit une hyperplasie de la prostate (N40) soit une tumeur bénigne de la prostate (D291). À partir de mars 2016 des codes plus précis ont modifié le codage CCAM : JGFE023 (résection sans laser), JGFE365 (résection laser) et JGNE171 (vaporisation laser). Cette étude compare les taux d’interventions et la durée moyenne de séjour (DMS) pour le traitement chirurgical de l’HBP de 2010 à 2016 et analyse grâce aux nouveaux codes CCAM à partir de mars 2016, l’impact des techniques laser sur les durées de séjour.


Résultats

Pour les données issues du PMSI 2010–2016, l’analyse retrouve 328 781 séjours (318 549 patients) pour la chirurgie de l’HBP dont 2,7 % (9047 séjours) en ambulatoire avec une DMS diminuant de 5,78 à 4,29jours. Le nombre de patients traités en ambulatoire a augmenté en six ans passant de 14 patients (0,03 %) en 2010 à 3035 patients (5,63 %) en 2016. Pour les données issues des 9 derniers mois de 2016, l’analyse retrouve 38 930 séjours dont 5,4 % (2104) en ambulatoire. Pour les séjours en ambulatoire, 92,7 % des patients ont été traités par une technique laser dont 47,9 % (1008) par vaporisation laser et 44,8 % (944) par résection laser, et seulement 7,1 % (151) par résection sans laser et 0,2 % (6) par résection palliative.


Conclusion

Le développement exponentiel de l’ambulatoire et la diminution des DMS dans le traitement chirurgical de l’HBP sont bien liés à l’avènement des techniques laser et devrait s’amplifier dans les années à venir.


Niveau de preuve

3.


Introduction and objectives

Despite its feasibility has been proven, Benign Prostatic Hyperplasia (BPH) day-case surgery remains uncommon. Our objective was to describe the evolution of BPH day-case surgery in France according to the surgical technique employed.


Materials and methods

We extracted data from the Information System of Medicalization Program (PMSI) including all of the hospital stays in France from 2010 to 2016. Patients belonging to the transurethral prostatectomy homogeneous group of patients (GHM 12C04) and having as a main diagnosis prostatic hyperplasia (N40) or benign prostatic tumor (D291) were included in the analysis. From March 2016, specific codes were introduced to differentiate laser surgery and other types of surgery: JGFE023 (resection without laser), JGFE365 (laser resection) and JGNE171 (laser vaporization). We described the rates of day case surgery and the average length of stay from 2010 to 2016. From March 2016 we could study the influence of laser surgery on day-case and length of stay.


Results

Regarding the all dataset analysis we found 328,781 hospital stays (318,549 patients) for BPH surgery, of which 2.7% (9047 hospital stays) were day-case. From 2010 to 2016, the lengths of stay decreased from 5.78 to 4.29 days. In the meantime, the number of day-case procedures increased from 14 patients (0.03%) to 3035 patients (5.63%). Regarding the last 9 months of 2016, we found 38,930 hospital stays including 5.4% (2104) day-cases. In total, 92.7% of day-case procedures had been performed with a laser technique, of which 47.9% (1008) were laser vaporization and 44.8% (944) were laser resection. There were only 7.1% (151.8%) of day-case procedures performed without laser.


Conclusion

The exponential development of the day-case procedures seems to be linked with the advent of laser technology. This tendency is expected to increase in the coming years according to the spreading of laser surgery.


Level of evidence

3.

Mots clés:
hyperplasie bénigne de la prostate / Laser / Ambulatoire
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Impact de la chimiothérapie néoadjuvante sur la morbidité péri-opératoire de la cystectomie pour tumeur de vessie infiltrant le muscle
Impact of neoadjuvant chemotherapy on the peri-operative morbidity of radical cystectomy for muscle invasive bladder cancer
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 10, 28, 495-501


Introduction

La chimiothérapie néoadjuvante (CNA) à base de sels de platine est le traitement de référence avant cystectomie radicale (CR) pour tumeurs infiltrantes de vessie (TVIM). Cette étude vise à comparer la morbidité péri-opératoire entre des patients ayant reçu une CNA avant CR et des patients traités par CR seule.


Matériel et méthodes

Tous les patients consécutifs ayant été traités par CR pour TVIM dans deux centres entre le 1er janvier 2008 et 31 décembre 2015 ont été inclus rétrospectivement. Les caractéristiques cliniques, anatomopathologiques et péri-opératoires des patients traités par CNA (groupe CNA-CR) ont été comparées au groupe CR seule (groupe CR) : âge, sexe, score de Charlson, BMI, stade radiologique et clinique, complications survenant dans les 30jours post-opératoires selon le score de Clavien-Dindo, la durée d’hospitalisation, complications tardives, résultats anatomopathologiques, emboles vasculaires, marges. Tous les patients du groupe CNA-CR ont reçu entre 1 et 6cycles de chimiothérapie selon le protocole MVAC, MVAC dose dense ou cisplatine-gemcitabine. Une régression logistique a été réalisée afin d’identifier les facteurs associés à la survenue de complications péri-opératoires.


Résultats

Cent quatre-vingt-dix-neuf patients ont été inclus : 48dans le groupe CNA-CR et 151dans le groupe CR. Le taux de complications tous Clavien confondus était de 73,9 % dans le groupe CNA-CR versus 73,8 % dans le groupe CR (p =1,0). Il n’existait pas de différence significative sur la durée moyenne d’hospitalisation [19,26±7,10jours dans le groupe CNA-CR contre 20,49 ±11,86jours (p =0,5)]. En analyse multivariée, seul le score de Charlson était associé à la morbidité péri-opératoire (p =0,05), contrairement à la réalisation d’une CNA (p =0,98). Le taux de tumeurs pT0 était significativement supérieur dans le groupe CNA (50 % vs 7 %, p <0,001).


Conclusion

La CNA n’entraîne pas de sur morbidité lors de la CR. Seules les comorbidités du patient sont associées à un risque accru de complications péri-opératoires.


Introduction

Platinum-based neoadjvant chemotherapy (NAC) before radical cystectomy (RC) is the gold standard in the treatment of muscle invasive bladder cancer (MIBC). We aimed to compare the peri-operative morbidity in patients treated by NAC then RC and patients having RC alone.


Methods

Between 1st January 2008 and 31st December 2015, we retrospectively included consecutive patients undergoing RC for MIBC in 2centers. We collected clinical, pathological and peri-operative data (30day post operative complications according to the Clavien-Dindo score, delayed complications, pathological results). Patients treated by NAC (NAC-RC group) before RC were compared to patients performing RC alone. The NAC-RC group received 1 to 6cycle of high-dose MVAC, MVAC or gemcitabine-cisplatine chemotherapy. Logistic regression identified independant factors of peri-operative complications.


Results

We included 199 patients: 48in the NAC-RC group and 151in the RC group. Complications rate was 73.9% in the NAC-RC group versus 73.8% in the RC group (P =1.0). In multivariate analyses, only the Charlson score was associated with an increased risk of peri-operative complications (P =0.05). PT0 tumour rate was significantly higher in the NAC-CR group (50% vs 7%, P <0.001).


Conclusion

NAC does not increase the peri-operative morbidity of the RC. Patients’ pre operative comorbidities is the main risk factor for peri-operative complications.

Mots clés:
Chimiothérapie néoadjuvante / Cancer de vessie / Cystectomie
Mots-clés:
neoadjuvant chemotherapy / Cystectomy / bladder cancer
Le delai entre biopsies de prostate et prostatectomie radicale influence-t-il le risque de recidive ?
Does the delay from prostate biopsy to radical prostatectomy influence the risk of biochemical recurrence?
2018
- Article du mois
- Réf : Prog Urol, 2018, 10, 28, 475-481


Introduction

L’influence de l’allongement du délai entre les biopsies de prostate et le traitement par prostatectomie radicale pour les patients présentant un cancer de prostate localisé est controversé. L’objectif de cette étude était d’établir un délai limite entre biopsies de prostate et prostatectomie radicale au-delà duquel les risques d’upgradging et de récidive biochimique seraient majorés.


Matériel et méthode

Entre janvier 2013 et janvier 2017, une analyse rétrospective des données cliniques, biologiques et histologiques de 513 patients ayant eu une prostatectomie radicale pour cancer de prostate localisé a été effectuée dans un centre unique. Le critère de jugement principal était l’évaluation du risque de récidive biochimique par la différence entre les scores post-biopsies USCF-CAPRA et post-chirurgical CAPRA-S. Le critère de jugement secondaire était l’évaluation de l’upgrading par la différence entre le score de Gleason sur biopsies et sur pièce opératoire. Les risques de récidive biochimique et d’upgrading ont été comparés par test de Student en fonction de différents délais entre biopsies prostatiques et prostatectomie radicale. Les délais les plus courts pour lesquels une différence significative était retrouvée ont été rapportés.


Résultats

Dans cette étude, 513 patients ont été inclus. L’âge médian au moment de la biopsie était de 65 ans (IQR : 60–69). Le PSA médian pré-opératoire était de 7,30ng/mL (IQR : 5,60–9,94). Le délai médian entre les biopsies et la chirurgie était de 108jours (IQR : 86–141). Pour la cohorte entière, le risque de récidive biochimique après prostatectomie radicale était significativement plus élevé au-delà d’un seuil de 90jours (p =0,039). Aucun seuil n’a été retrouvé pour les patients Gleason 6(3+3). Un seuil de 90jours a été retrouvé pour les patients Gleason 7(3+4) (p =0,038). Les patients Gleason≥8 présentait plus d’upgrading au-delà d’un seuil de 60jours (p =0,040).


Conclusion

Notre étude a montré qu’au-delà d’un délai de 3 mois, le risque de récidive biochimique après prostatectomie radicale était significativement plus élevé pour les cancers de prostate localisés. Ce délai semblait pouvoir être allongé chez les patients à faible risque, alors qu’il paraissait devoir être conservé pour les risques intermédiaires, et réduit à 2 mois pour les risques élevés.


Niveau de preuve

4.


Introduction

The influence of the delay between prostate biopsy and radical prostatectomy for patients with localized prostate cancer is controversial. The objective of this study was to establish a time limit between prostate biopsy and radical prostatectomy beyond which the risks of upgradging and biochemical recurrence (BCR) are increased.


Material and methods

Between January 2013 and January 2017, a retrospective analysis of the clinical, biological and histological data of 513 patients treated with radical prostatectomy for localized prostate cancer was performed in a single center. The primary endpoint was the assessment of the risk of BCR by the difference between post-biopsy USCF-CAPRA and post-surgical CAPRA-S scores. The secondary endpoint was the evaluation of the upgrading by the difference between the Gleason score on biopsy and on surgical specimen. The risks of BCR and upgrading were compared by Student test according to different delays between prostate biopsy and radical prostatectomy. The shortest delays for which a significant difference was found were reported.


Results

In this study, 513 patients were included. The median age at the time of the biopsy was 65 years (IQR: 60–69). The median preoperative PSA was 7.30ng/mL (IQR: 5.60–9.94). The median time between biopsy and surgery was 108 days (IQR: 86–141). For the entire cohort, the risk of BCR was significantly higher above a threshold of 90 days (P =0.039). No threshold was found for Gleason 6(3+3) patients. A 90-day threshold was found for Gleason 7(3+4) patients (P =0.038). Gleason patients8 had more upgrading beyond a 60-day threshold (P =0.040).


Conclusion

Our study showed that after a 3 months delay, the risk of BCR was significantly higher for localized prostate cancer. It seemed possible to extend this period for low-risk patients, whereas it seemed necessary to keep it for intermediate-risks and to reduce it to 2 months for high-risks.


Level of evidence

4.

Mots clés:
cancer de prostate / Délai chirurgical / Récidive biochimique
Mots-clés:
prostate cancer / Surgical delay / Biochemical recurrence
Le syndrome de Zinner : à propos d’une observation de découverte fortuite
Zinner's syndrome: A case report
2018
- Lettre à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2018, 10, 28, 464-465


Introduction


Mots clés:
Syndrome de Zinner / Kyste de la vésicule séminale / Hypoplasie rénale
Mots-clés:
Zinner syndrome / Seminal vesical cyst / Renal hypoplasia
Les néoplasies intra-épithéliales du pénis
Penile intra-epithelial neoplasia
2018
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 10, 28, 466-474


Introduction

Les néoplasies intra-épithéliales (NIE) du pénis sont des lésions génitales définies sur le plan histologique par la présence d’atypies cytologiques et architecturales intra-épithéliales et pouvant évoluer vers un carcinome épidermoïde invasif.


Méthode

Une revue de la littérature portant sur la classification, la description clinique et la prise en charge des NIE a été réalisée en considérant les articles traitant des NIE du pénis, répertoriés sur la base de donnée Medline entre octobre 2007 et octobre 2017, à l’aide des mots clés « intraepithelial neoplasia » ou « Bowen's disease » ou « erythroplasia of Queyrat » ou « bowenoid papulosis » et « penis ». Les articles ont été sélectionnés selon leur langue de publication (anglais et français) et la pertinence par rapport au sujet.


Résultats

Cent-soixante-quatorze articles relatifs aux NIE du pénis ont été répertoriés, dont vingt-cinq ont été sélectionnés pour leur pertinence. L’analyse bibliographique de ces vingt-cinq articles a identifié six articles d’intérêt antérieurs en octobre 2007, qui ont été pris en compte dans cette revue systématique, totalisant ainsi trente et un articles. Nous décrivons les NIE du pénis en précisant leurs aspects cliniques et histologiques ainsi que leur prise en charge.


Conclusion

L’urologue, en collaboration avec l’anatomopathologiste, doit savoir distinguer les NIE bowénoïdes HPV-induites des NIE différenciées non HPV-induites, cliniquement proches, mais différentes sur le plan histologique et thérapeutique.


Introduction

Penile intra-epithelial neoplasia (PIN) are precancerous lesions, characterized by architectural and cytological abnormalities of the genital epithelium, from which can arise squamous carcinomas.


Methods

A literature review was performed on the Medline database, considering the articles listed between October 2007 and October 2017 dealing with PIN, using the following keywords “intraepithelial neoplasia” or “Bowen's disease” or “erythroplasia of Queyrat” or “bowenoid papulosis” and “penis ». Papers were selected according to their language (English and French) and their relevance.


Results

One hundred seventy four articles related to PIN were listed. Twenty-five of them were selected for their relevance. The analysis of the references of these articles identified 6 relevant papers published before October 2007, which were considered for this review based on a total of thirty-one articles. We describe clinical and pathological characteristics of PIN, emphasizing treatment modalities.


Conclusion

Urologists should distinguish HPV-related and non HPV-related PIN, both of them sharing clinical presentation, but needing different management.

Mots clés:
néoplasie intra-épithéliale / Maladie de Bowen / Papulose bowénoïde / Pénis
Mots-clés:
Intra-epithelial neoplasia / Bowen disease / Bowenoid papulosis / Pénis
L’urètre de Napoléon, un conduit vers la fin de l’Empire
The urethra of Napoleon, a conduit towards the end of the Empire?
2018
- Communication brève
- Réf : Prog Urol, 2018, 10, 28, 461-463


Introduction

Napoléon est mort d’un cancer de l’estomac. Une autre hypothèse peut être proposée, celle d’une pathologie uronéphrologique.


Matériel et méthode

Il s’agit d’une étude historique se basant sur le rapport d’autopsie d’Antommarchi et des hypothèses formulées selon les symptômes urinaires et néphrologiques présentés pendant sa vie.


Résultats

Napoléon a présenté des signes de néphropathie dans un probable contexte de syndrome métabolique et de nombreux signes de dysurie précoce sur probable sténose de l’urètre liée à la pratique intensive de cheval.


Conclusion

L’urètre de Napoléon a conduit la France de l’empire à la république.


Introduction

Napoleon died of a cancer of the stomach. Another assumption can be proposed, that of an uronéphrologique pathology.


Material and method

It is about a historical study basing on the report of autopsy of Antommarchi and the assumptions formulated according to the urinary and nephrologic symptoms presented during his life.


Results

Napoleon presented signs of nephropathy in a probable context of metabolic syndrome and many signs of dysurie early on probable stricture of the urethra related to the intensive practice of horse.


Conclusion

The urethra of Napoleon led France of the empire to the republic.

Mots clés:
Urètre / Napoleon / Décès
Mots-clés:
urethra / Napoleon / Death
Myeloperoxidase and Prostate volume: A preliminary study
Myéloperoxidase et volume prostatique : étude préliminaire
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 10, 28, 482-487


Introduction


Mots clés:
Angiotensin / Prostate hyperplasia / Myeloperoxidase / Oxidative stress / Angiotensine
Mots-clés:
T. / P. / L. / C. / A.
Retro-peritoneal paraganglioma, diagnosis and management
Les paragangliomes retro-peritoneaux : diagnostic et prise en charge
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 10, 28, 488-494


Introduction


Mots clés:
Paraganglioma / Retroperitoneal neoplasms / Anesthesia / Surgery / Paragangliomes
Mots-clés:
O. / A. / M. / H. / M.