Base bibliographique

Efficacité des ballons Pro-ACT™ dans le traitement de seconde ligne de l’incontinence urinaire d’effort post-prostatectomie après échec des bandelettes sous-urétrales
Pro-ACT™ device implantation efficiency in second line treatment of post-radical prostatectomy urinary incontinence after sub-urethral male sling failure
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 36-44


Introduction

Les ballons Pro-ACT™ (Uromedica, Inc., MN, États-Unis) sont une technique mini-invasive de traitement de première intention de l’incontinence urinaire d’effort post prostatectomie (IUE post-PR) non sévère comme les bandelettes sous urétrales (BSU). Peu de données d’efficacité sont disponible quant à leur utilisation en traitement de seconde ligne après échec des BSU.


Objectif

Évaluer l’efficacité des ballons Pro-ACT™ dans le traitement de seconde ligne de IUE post-PR non sévère après échec des BSU.


Patient et méthodes

Étude rétrospective, monocentrique de patient ayant eu une pose de ballons Pro-ACT™, après échec de BSU (17 Advance™, 1 TOMS™) entre 2009 et 2015. Les résultats sur la continence étaient évalués par le nombre de protections par jour et par l’évaluation de la qualité de vie par le questionnaire I-QOL. La guérison était définie par l’absence de protections systématiques et l’amélioration par une réduction de plus de 50 % du nombre de protection.


Résultats

Dix-huit patients ont été inclus avec un suivi médian de 21,5 [14–44] mois. Deux patients (11,1 %) avaient un antécédent de radiothérapie pelvienne adjuvant à la PR. Le nombre médian de protections par jour était de 2 [1–3], après la pose de BSU et avant la pose des ballons. Après la pose des ballons Pro-ACT™, le nombre médian de protections par jour était de 0 [0–1], avec 77,7 % des patients guéris et 22,2 % améliorés. Le score médian de qualité de vie I-QOL, était 52,2 [23,3–62,6] et de 83 [31,8–97,7], respectivement avant et après la pose de ballons Pro-ACT™ (p <0,001). Neuf (60 %) patients, évaluaient la gravité de leur incontinence comme légère, quatre (26,6 %) comme moyenne et deux (13,3 %) comme sévère, après la pose des ballons. Le volume médian d’ajustement des ballons était de 3 [2–6] mL.


Conclusion

Les ballons Pro-ACT™ ont une efficacité significative sur la prise en charge de l’IUE post-PR après échec des BSU et peuvent être proposés en seconde intention.


Niveau de preuve

3.


Introduction and objectives

The periurethral adjustable balloons (PUAB) Pro-ACT™ are less invasive technique to treat non-severe forms of post-radical prostatectomy urinary incontinence (pRP-UI), like sub-urethral trans-obturator male sling. Few data of efficiency are available for their use in second line treatment after male sling failure.


Objective

To evaluate the efficiency of PUAB Pro-ACT™ (Uromedica, Inc., MN, USA) in the second line treatment for non-severe pRP-UI after male sling failure.


Materials and methods

Single center retrospective study of patients treated with male sling (17 Advance™, 1 TOMS™) between 2009 and 2015. The continence results were evaluated by the number of pad per day and the quality of life assessment by the I-QOL questionnaire. The “cure” was defined as no pad and “improved” as decreased more than 50 % of pads use.


Results

Eighteen patients were included with median follow-up of 21.5 [14–44] months. Two patients (11.1 %) had a past history of pelvic radiotherapy. The median pads per day used was 2 [1–3] after male sling insertion and before Pro-ACT™ device insertion. After Pro-ACT™ device insertion, the median pads per day used was 0 [0–1], with 77.7 % of patients cured and 22.2 % improved. The median quality of life score I-QOL, was 52.2 [23.3–62.6] and 83 [31.8–97.7], respectively before and after Pro-ACT™ device insertion (P <0.001). Nine (60 %) patients rated their incontinence severity as mild, four (26.6 %) as middle and two (13.3 %) as severe, after balloon insertion. The median volume of adjustment was 3 [2–6] mL.


Conclusions

The PUAB Pro-ACT™ have a significant efficiency for use after male sling failure and can be used in second line therapy.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Incontinence urinaire masculine / prostatectomie radicale / Ballons péri-urétraux ajustables Pro-ACT™ / bandelettes sous urétrales / I-QOL
Mots-clés:
Male urinary incontinence / radical prostatectomy / Adjustable continence therapy Pro-ACT™ device / Sub-urethral sling / I-QOL
Évaluation de la courbe d’apprentissage de la cystectomie radicale laparoscopique pour cancer : morbidité et résultats oncologiques
Evaluation of the learning curve of laparoscopic radical cystectomy for cancer: Morbidity and oncological results
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 50-62


Introduction



Introduction

The objective of this work was to evaluate the impact of the laparoscopic radical cystectomy learning curve on perioperative and oncological outcomes.


Patient and methods

This is a retrospective and single-center study of all patients who underwent laparoscopic radical cystectomy for bladder cancer from February 2007 to March 2016, (93 patients) Perioperative and oncological data were collected. We used mixed statistical models to predict the number of patients needed in the learning phase. We compared the perioperative parameters of the patients in the learning phase with those of the rest of the patients. Overall survival was estimated using the Kaplan–Meier method.


Results

Thirty-six patients are required for the learning phase (P1). The expertise phase begins after the 36th LRC (P2). In both phases, there was no significant difference in age, ASA score, and tumor stage (P =0.237, P =0.577, P =0.998). Mean operative time was 328.3min and 262.4min in P1 and P2 (P =0.0001), mean blood loss was 333.7mL and 194.3mL in P1 and P2 respectively (P =0.0003). The rate of major complications was high in the learning phase (P =0.042). There was no significant difference in lymph node yield, positive surgical margins and overall survival (P =0.068, P =0.194, P =0.703).


Conclusion

This learning experience was evaluated without compromising oncological results, but with a significantly higher rate of major complications.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Cancer de la vessie / laparoscopie / Cystectomie radicale / Courbe d’apprentissage
Mots-clés:
bladder cancer / Laparoscopy / radical cystectomy / Learning curve
Évaluation du niveau sonore dans un bloc opératoire d’urologie
Assessment of the sound level in the operating room during urological surgery
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 45-49


Objectifs

Dans une salle d’intervention, un niveau sonore élevé est associé à un plus haut risque de complications et affecte la communication entre les différents intervenants. L’objectif de cette étude était d’évaluer le niveau sonore lors des interventions urologiques.


Matériel et méthodes

Une étude observationnelle monocentrique a été menée au cours de 100 interventions réalisées en urologie. Les interventions ont été divisées en quatre groupes : interventions réalisées en chirurgie ouverte, interventions réalisées par voie endoscopique, interventions réalisées par voie laparoscopique pure et interventions réalisées par laparoscopie robot-assistée. Le niveau sonore était mesuré à l’aide de l’application Sonomètre SPL® développée par ExaMobile S.A. (Bielsko-Biała, Pologne) pour i-phone®.


Résultats

Les niveaux sonores moyens, minimums et maximums, tout type d’interventions confondu étaient respectivement de 60,31±3,3 db, 52,42±2,6 db et 81,73±2,8 db. Pour les interventions endoscopiques, ils étaient respectivement de 61,6±4,1 db, 53,4±4,1 db et 81,3±3,1 db. Pour la chirurgie ouverte, ils étaient respectivement de 59,0±1,0 db, 51,6±1,8 db et 81,4±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique pure, ils étaient respectivement de 58,33±0,6 db, 50,66±1,2 db et 83,33±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique robot assistée, ils étaient respectivement de 60,0±2,4 db, 52,5±2,3 db et 83,56±1,8 db. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les différentes voies d’abord. Cependant, le niveau sonore, dans le groupe endoscopie, était supérieur pour les interventions utilisant la technologie laser (58,7±1,1 vs 66,3±0,1 db, p =0,01).


Conclusion

Le niveau sonore lors des interventions de chirurgie urologique est élevé. Dans le cadre de la chirurgie endoscopique, le niveau sonore était le plus élevé lors d’utilisation des lasers.


Niveau de preuve

3.


Objectives

In the operating room, a high sound level is associated with a higher risk of complications and affects the communication between the various workers. The objective of this study was to assess the sound level at the operating room during urological procedures.


Material and methods

A monocentric cross-sectional study was carried out in 100 procedures in urology. They were divided into four groups: open surgical procedures, endoscopic procedures, pure laparoscopic procedures, and robotic-assisted laparoscopic procedures. The sound level was measured with the Sound Metter by Examobile application (Bielsko-Biała, Poland) for i-phone®.


Results

For all procedures, mean sound level, mean minimum sound level and mean maximum sound level were 60.31±3.3 db, 52.42±2.6 db and 81.73±2.8 db, respectively. For endourological procedures, they were 61.6±4.1 db, 53.4±4.1 db and 81.3±3.1 db, respectively. For open surgery, they were 59.0±1.0 db, 51.6±1.8 db and 81.4±1.5 db, respectively. For laparoscopic surgery, they were 58.33±0.6 db, 50.66±1.2 db and 83.33±1.5 db, respectively. Robotic-assisted laparoscopic surgery, they were 60.0±2.4 db, 52.5±2.3 db and 83.56±1.8 db, respectively. No difference was found according to the type of surgical approach. However, the sound level in the operating room was increased for endourological procedures using the laser technology as compared to endourological procedures without laser used (58.7±1.1 vs. 66.3±0.1 db, P =0.01, respectively).


Conclusion

The sound level in the operating room during urological procedures was high. For the endourological procedures, the sound level was the highest when the laser technology was used.


Level of evidence

3.

Mots clés:
urologie / Chirurgie / Niveau sonore / Salle d’intervention
Mots-clés:
Urology / Surgery / Sound level / Operating room
Maladie thromboembolique veineuse et cancers urologiques : épidémiologie et prise en charge thérapeutique
Venous thromboembolism and urological cancer: Epidemiology and therapeutically management
2019
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 1-11


Introduction

Un cancer actif est un facteur de risque connu de maladie thromboembolique veineuse (MTEV). La survenue de MTEV est la seconde cause de décès en cancérologie. En onco-urologie, certains cancers sont associés à un risque accru de MTEV. Le but de ce travail était de proposer une mise au point sur l’épidémiologie et la prise en charge des MTEV en onco-urologie.


Matériels et méthodes

Une revue systématique de la base de données PubMed® via la méthode PRISMA a été effectuée à l’aide des mots clés suivants : « neoplasm  », « venous thromboembolism  », « prophylaxis  », « pulmonary embolism  », « urology  ». Les articles originaux ont été inclus en priorisant : méta-analyses, revues de la littérature, essais randomisés contrôlés et études de cohorte de bon niveau de preuve. Seules les publications en langue anglaise ou française ont été retenues.


Résultats

L’incidence des évènements thromboemboliques (ETE) était plus importante en cas de carcinome à cellule rénale (3,5 %/an). En cas de traitement chirurgical, la chirurgie la plus à risque d’ETE était la cystectomie (2,6 à 11,6 %). La chimiothérapie était à elle seule un facteur de risque important en augmentant le risque de survenue d’ETE par six. L’hormonothérapie augmentait également ce risque, par le biais de l’hypogonadisme induit. Le traitement curatif des MTEV liés cancer devait se faire via l’administration d’une héparine de bas poids moléculaire (HBPM). L’instauration d’un traitement prophylactique n’était pas systématique chez les patients diagnostiqués avec un cancer urologique.


Conclusion

La compréhension des différents mécanismes impliqués dans la survenue d’ETE chez ces patients a permis d’optimiser la prise en charge notamment des patients avec un cancer urologique. En effet, la fréquence des événements thromboemboliques est probablement sous-estimée par les urologues dans la pratique clinique.


Introduction

Active cancer is a risk factor in the occurrence of venous thromboembolism (VTE). This is the second cause of death for these patients. In onco-urology, some cancers are associated with an increased risk of VTE. The aim of this study was to propose a focus of epidemiology and VTE therapy management.


Material and methods

A systematic analysis of the PubMed® database was performed through the PRISMA methodology using the followings keywords : “neoplasm”, “venous thromboembolism”, “prophylaxis”, “pulmonary embolism”, “urology”. The original papers were included with a priority on: meta-analyzes, literature reviews, randomized controlled trials and good-level proof cohort studies. Only publications in English or French have been selected.


Results

The incidence of VTE was more important in case of renal carcinomas (3.5%/year). When surgery was proposed cystectomy was the riskiest procedure (2.6 to 11.6% VTE). Chemotherapy alone was an important risk factor increasing by a factor of six the occurrence of VTE. Hormonotherapy also increased this risk by induced hypogonadism. The curative treatment for VTE associated with cancers has to be performed through the injection of low molecular weight heparin. The implantation of a prophylactic treatment was not systematic among patients diagnosed with urological cancer.


Conclusion

The understanding of mechanisms associated with the occurrence of VTE among these patients has enabled to improve patient management, especially those suffering from urological cancer. Undeniably, frequency of VTE is probably underestimated by urologists during clinical practice.

Mots clés:
Cancer / prostate / Cancer de vessie / carcinome à cellules claires / Thrombose veineuse
Mots-clés:
neoplasm / prostate / bladder cancer / Renal cell carcinoma / Venous thromboembolism
Migration in last decade to high-risk prostate cancer after radical prostatectomy
Migration des stades après prostatectomie totale au cours des 10 dernières années vers un cancer de la prostate à haut risque
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 29-35


Introduction


Mots clés:
prostate cancer / radical prostatectomy / Stage migration / Cancer de la prostate / Prostatectomie
Mots-clés:
P.-M. / M. / T. / N. / M.
Quelle prise en charge optimale pour un sarcome du cordon spermatique en 2018 ?
What is the best management for a spermatic cord sarcoma in 2018?
2019
- Communication brève
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 12-17


Le sarcome du cordon spermatique est une pathologie rare pour laquelle la prise en charge initiale est d’importance primordiale. Le diagnostic est souvent découvert a posteriori après une chirurgie pour cure de hernie inguinale, pour suspicion de cancer du testicule ou après exérèse d’une adénopathie inguinale. Toute suspicion clinique doit donc faire l’objet d’une imagerie par résonance magnétique (IRM) et d’une biopsie percutanée sous contrôle radiologique dans le but d’obtenir un diagnostic préopératoire précis. Les histologies les plus fréquentes sont le liposarcome et le léiomyosarcome chez l’adulte âgé, le rhabdomyosarcome chez l’enfant et l’adulte jeune. Un bilan d’extension intra-abdominal et à distance par scanner précédera le traitement. La stratégie thérapeutique de même que la planification chirurgicale sont ensuite adaptées aux paramètres histologiques, morphologiques et pronostiques. La chirurgie est la pierre angulaire du traitement des sarcomes du cordon spermatique. Le geste minimal requis est l’exérèse de la tumeur en bloc avec la réalisation d’une orchidectomie totale, l’exérèse du cordon spermatique et la ligature des vaisseaux spermatiques à l’orifice inguinal profond. Elle peut être élargie à la paroi abdominale et aux organes de voisinage et nécessiter si besoin une reconstruction par lambeau. Le pronostic des sarcomes du cordon spermatique est équivalent à celui des sarcomes du tronc dont l’évolutivité locale est péjorative pour la survie des patients. De fait, l’exérèse doit être réalisée par un chirurgien ayant l’expertise des problématiques liées à la chirurgie des sarcomes au sein d’un centre spécialisé du réseau Netsarc.


Spermatic cord sarcomas are rare tumors for which the most important is the initial diagnostic procedure. They are frequently misdiagnosed after surgery for inguinal hernia, inguinal lymphadenectomy or testicular malignancy. Any clinical suspicion has to lead to perform imaging with MRI and a core needle biopsy in order to obtain an accurate preoperative diagnosis. Liposarcoma and leiomyosarcoma are the most common histological subtypes in elderly adults, rhabdomyosarcoma in children or in young adults. A CT scan will precede the treatment in order to look for distant metastasis and abdominal involvement. The therapeutic strategy as well as the surgical planning are then adapted to the histological, morphological and prognostic factors. Surgery is the cornerstone for the treatment of spermatic cord sarcoma. The minimum requirements for the surgical procedure are a wide excision of the tumor en bloc with radical orchidectomy, excision of the ipsilateral scrotum and high spermatic cord ligation. It could be enlarged to the anterior abdominal wall and adjacent organs some required a soft tissue flap. Spermatic cord sarcoma and trunk wall sarcoma have the same prognosis for which local recurrence could significantly decrease survival. Consequently, surgeon in charge with these tumors has to be familiar with soft tissue sarcoma and the management of these patients must be carried out under the supervision of a multidisciplinary team within the Netsarc network.

Mots clés:
Sarcome des tissus mous / Sarcome du cordon spermatique / Chirurgie / Qualité / Pluridisciplinarité
Mots-clés:
Soft tissue sarcoma / Spermatic cord sarcoma / Surgery / Quality / Mulidisciplinarity
Risque médico-légal en urologie : analyse d’un portefeuille d’assurés auprès d’une compagnie d’assurances française entre 2009 et 2018
Medico-legal risk in urology: Analysis of a portfolio of insured persons by a French insurance company between 2009 and 2018
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 18-28


Objectif

Présentation des données collectées sur les demandes d’indemnisations en urologie à partir du registre d’une compagnie d’assurances française.


Matériel et méthode

Les demandes d’indemnisations impliquant des chirurgiens urologues portant sur la période 2009–2018 ont été recensées et analysées.


Résultats

Au total, 37 dossiers ont été retrouvés. Les interventions chirurgicales oncologiques et fonctionnelles représentent 78 % des demandes de réparation. Les complications postopératoires représentent 76 % des dossiers. Les actes les plus représentés sont la prostatectomie totale (5) et la promontofixation (4). Le délai moyen de réclamation est de 28,6 mois [1–144 mois], la durée moyenne d’une procédure (ouverture–clôture) est 32,8 mois [12–72 mois]. Les commissions de conciliation et d’indemnisation (CCI), les tribunaux de grande instance (TGI) ont été sollicités respectivement dans 51 % et 33 % des procédures. Un accord à l’amiable est trouvé dans 16 % des cas. Il n’y a eu aucune procédure pénale ou disciplinaire pour cette spécialité. Le coût moyen d’un dossier d’urologie clos est de 7836 € [0–31 120 €]. Au total, 64,8 % des expertises confirment des pratiques dans le respect des règles de l’art.


Conclusion

Cette série présente la première analyse médico-légale d’un portefeuille d’urologues sur une période de 9 ans en urologie française. On constate un taux de responsabilité retenue à l’encontre du praticien dans seulement 27 % des cas. Le faible taux de dossiers fautifs, l’absence de condamnation pour manquement au devoir d’information et l’absence de condamnation en rapport avec l’antibioprophylaxie semblent confirmer que la pratique de l’urologie en France est de bonne qualité. Une étude complémentaire sur une plus longue durée et sur une cohorte d’urologues plus fournie permettrait une approche médico-légale plus fine.


Niveau de preuve

3.


Objective

Presentation of data collected on urology claims from the register of a French insurance company.


Material and method

Compensation claims involving urologists covering the period 2009–2018 were identified and analyzed.


Results

A total of 37 files were found. Oncological and functional surgical interventions accounts for 78% of repair claims. Postoperative complications represent 76% of the cases. The most represented acts are total prostatectomy (5) and promonto-fixation (4). The average time of complaint is 28.6 months [1–144 months], the average duration of a procedure (opening–closing) is 32.8 months [12–72 months]. The Conciliation and Compensation Commissions (CCC) and the High Court Courts (HCC) were solicited respectively in 51% and 33% of the proceedings. An amicable agreement is found in 16% of cases. There was no criminal or disciplinary proceedings. The average cost of a closed urology file is 7836 € [0–31,120 €]. In total, 64.8% of the expertises confirm practices in the respect of the rules of the art.


Conclusion

This series presents the first forensic analysis of a portfolio of urologists on a period of 9 years in French urology. There is a rate of responsibility retained against the practitioner in only 27% of cases. The low rate of faulty files, the absence of a conviction for breach of the duty to provide information and in connection with antibiotic prophylaxis seem to confirm that the practice of urology in France is of good quality, a further study on a longer period of time and on a larger cohort of urologists would allow a finer medico-legal approach.


Level of evidence

3.

Mots clés:
accident médical / Responsabilité / Indemnisation / urologie / France
Mots-clés:
Medical accident / Liability / Compensation / Urology / France