Base bibliographique

Alpha-bloquants et anticholinergiques chez le sujet âgé : comment prescrire ?
Alpha-blocking drugs and anticholinergic drugs: How to prescribe them in the elderly patient?
2015
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2015, 1, 25, F9


Introduction

Les alpha-bloquants et les anticholinergiques sont d’utilisation pluriquotidienne en urologie, notamment chez les sujets âgés, souvent polymédicamentés. Le but de cet article est de faire le point sur les données actuelles de la littérature concernant les risques de prescription de telles molécules sur ce terrain.


Matériel et méthodes

Étude de la littérature à travers les publications référencées sur le sujet et sélectionnées par l’auteur.


Résultats

(a) Les alpha-bloquants : l’effet hypotenseur de la doxazosine et la térazosine est supérieur à celui de la tamsulosine et l’alfuzosine. Les patients doivent être informés des risques de baisse de pression artérielle provoquant vertiges et chutes, principalement au cours des 2 premiers mois de traitement. La prise devrait avoir lieu au cours d’un repas en veillant à une bonne observance du fait du risque d’hypotension lors de chaque ré-introduction. (b) Les anticholinergiques : il faut préférer les molécules avec faible passage hémato-encéphalique. Le risque additif en cas de co-prescription d’une molécule elle aussi anticholinergique et le risque d’interaction (sur le cytochrome P450) sont à garder en mémoire. Les patients et leur entourage doivent être éduqués à détecter les effets centraux et périphériques de façon précoce et à lutter dès l’initiation du traitement contre la constipation. Un avis spécialisé est souhaitable avant la prescription chez un patient ayant des troubles cognitifs ou un antécédent de syndrome confusionnel.


Conclusions

Les urologues doivent être sensibilisés aux risques de iatrogénie médicamenteuse chez la personne âgée, de façon à suivre des règles simples de prescription des alpha-bloquants et des anticholinergiques.


Introduction

Symptoms related to low urinary tract are often experienced by the elderly patients, leading to very often use of alpha-blockers and of anticholinergic drugs. But this population of patients is also often treated with many other drugs and, so, the potential secondary effects of any new drug need special consideration.


Material and methods

Literature analysis of relevant and indexed publications selected and analyzed by the authors.


Results

Concerning alpha-blockers, hypotension is more often experienced with the use of doxazocine and terazosine than with tamsulosine and alfuzosine. The patients must be very well informed about the risks of hypotension and the subsequent risks of fall, specifically during the first two months of drug use. The absorption of the treatment should be done during a lunch and very special attention should be put on the observance of the treatment, because every reintroduction of the drug carries a risk of fall. Considering the anticholinergic drugs, one should preferentially use drugs that do not pass into the central nervous system, which means that one should avoid the use of oxybutinine. There are significant risks of additive effects between different anticholinergic drugs and of interaction with drugs interfering with cytochrome P450.


Conclusions

Patients and their families must be educated about the warning signs of central and peripheral adverse events. They also should prevent constipation at the treatment initiation. Neurologic or geriatric consultation should be obtained for any patients with mild cognitive impairment or history of delirium.

Mots clés:
alpha-bloquant / anticholinergique / Gériatrie
Mots-clés:
Alpha-blocking agents / Anticholinergic drug / Ageing
Cancer du rein, lithiase urinaire
2015
- Compte-rendu de congrès
- Réf : Progrès FMC, 2015, 1, 25, F19



Cancer du rein



Recherche fondamentale


Mots clés:
I.
Mots-clés:
Hormone therapy / Hypogonadism / Late-onset / Testostérone
Comment je prescris : l’androgénothérapie substitutive dans le déficit androgénique
How to prescribe: Testosterone replacement therapy in male hypogonadism
2015
- Ordonnance commentée
- Réf : Progrès FMC, 2015, 1, 25, F16


Une hormonothérapie substitutive peut être indiquée en cas de déficit androgénique avéré et symptomatique, quel que soit son mécanisme. Ce traitement simple comporte quelques effets secondaires, qui doivent être connus, et doit être réévalué afin d’en optimiser le bénéfice et l’observance, en limitant sa morbidité. Différentes galéniques existent et chacune comporte ses avantages et inconvénients propres qui doivent s’adapter aux spécificités des malades.


A testosterone replacement therapy (TRT) can be necessary in the event of late- or early-onset hypogonadism. This easy-to-use treatment can be responsible for several side effects, which need to be addressed. Early treatment reassessment is required in order to maximize patient cooperation and benefit, as well as to limit treatment-related morbidity. Several different forms exist, and each has its own advantages and drawbacks, which must be taken into account, according to each patient.

Mots clés:
Hormonothérapie / Hypogonadisme / andropause / Testostérone
Mots-clés:
Hormone therapy / Hypogonadism / Late-onset / Testostérone
Hypertrophie bénigne de prostate, cancer de prostate
2015
- Compte-rendu de congrès
- Réf : Progrès FMC, 2015, 1, 25, F21



Hypertrophie bénigne de la prostate



Deux communications orales et une séance vidéo étaient consacrées cette année à l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).


Mots clés:
R.
Mots-clés:
Hormone therapy / Hypogonadism / Late-onset / Testostérone
Néphrectomie de réduction tumorale et thérapies ciblées dans le cancer du rein métastatique : de nouvelles données en attendant les essais randomisés
2015
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2015, 1, 25, F14


Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
Cliquer ici pour le visualiser

Mots clés:
alpha-bloquant / anticholinergique / Gériatrie
Mots-clés:
Alpha-blocking agents / Anticholinergic drug / Ageing
Progrès en Urologie FMC  : une évolution dans la continuité…
Progrès en Urologie FMC : An evolution within continuity
2015
- Éditorial
- Réf : Progrès FMC, 2015, 1, 25, F1


Ce nouveau numéro de Progrès en Urologie FMC revêt une certaine particularité car, tout en s’inscrivant dans la continuité des numéros précédents, il reflète l’évolution actuelle de la production éditoriale de la revue.


Mots clés:
Louis
Mots-clés:
Hormone therapy / prostate cancer / Abiratérone / Castration resistance / Prescription
Quelle rééducation érectile après prostatectomie totale ?
Which penile rehabilitation after radical prostatectomy?
2015
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2015, 1, 25, F3


Introduction

La rééducation érectile après prostatectomie totale est définie comme l’utilisation de tout traitement pharmacologique ou mécanique permettant d’améliorer le retour d’érections spontanées après prostatectomie totale. Les données expérimentales suggèrent l’intérêt des phosphodiestérases 5 (IPDE5) dans cette indication pour maintenir l’oxygénation tissulaire. Proposée par 54 à 87 % des urologues en postopératoire, l’intérêt clinique de la rééducation érectile est cependant discuté.


Méthodes

Une revue critique de la littérature entre janvier 2000 et mars 2014 concernant les principales études publiées sur l’utilisation des IPDE5, des injections intracaverneuses de prostaglandine E1 (IIC) et de l’érecteur à dépression dans cette indication est proposée.


Résultats

Les résultats cliniques issus de 3 études prospectives randomisées sont contradictoires pour les IPDE5. Elles n’ont pas montré d’effet à long terme de la prise quotidienne ou à la demande en comparaison du placebo à l’issue de la période de traitement. Des critères de sélection de patients pouvant bénéficier de cette approche apparaissent mais restent à confirmer. L’utilisation des injections intracaverneuses et de l’érecteur à dépression est discutable en l’absence d’études solides. La rééducation érectile semble efficace dans la prévention du raccourcissement de verge fréquent après prostatectomie totale.


Conclusions

Les patients doivent être informés de ces incertitudes avant de s’engager dans cette prise en charge nécessairement longue pour espérer une efficacité. Lorsqu’elle est utilisée, il est conseillé de la combiner à d’autres modalités thérapeutiques pour l’obtention d’érections permettant les rapports pour entretenir la motivation du couple et réduire la fréquence des abandons thérapeutiques.


Introduction

Penile rehabilitation is defined as the use of any drug or device to maximise the recovery of spontaneous erectile function after radical prostatectomy. Experimental studies support the use of phophodiesterase 5 inhibitors (PDE5Is) in penile rehabilitation in order to maintain tissue oxygenation. Proposed to patients by 54 to 87% of urologists in the postoperative period, clinical effectiveness is discussed.


Methods

A critical review of the literature regarding penile rehabilitation with PDE5Is, protaglandin E1 intracavernous injections and vacuum erection device (VED) between 2000 et 2013 is proposed.


Results

Results from 3 prospective randomized studies using PDE5Is are contradictory despite animal data supporting penile rehabilitation. No long-term effect of daily or on-demand administration was found compared with placebo. Selection criteria to identify patients most suitable for penile rehabilitation have been individualized but still have to be confirmed. Use of prostaglandin intracorporeal injections and VED are questionable due to the lack of well-designed studies. PDE5Is prevent penile length changes after radical prostatectomy.


Discussion

Patients should be informed of the uncertainties of penile rehabilitation modalities before to be engaged in. When used, they should be combined with other treatments modalities that induce erections allowing sexual intercourse to motivate couples and reduce drop out rates.

Mots clés:
dysfonction érectile / Rééducation érectile / Cancer de la prostate
Mots-clés:
erectile dysfunction / Penile rehabilitation / prostate cancer