Base bibliographique

Sommaire :

Oncoforum Urology 2008
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, S27, suppl. S2




 

Quelles nouveautés en 2008 dans le cancer de la prostate en recherche clinique et en recherche fondamentale ?
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, S29, suppl. S2


En 2008, le cancer de la prostate a fait l’objet de nombreuses communications dans les congrès internationaux. Les études les plus marquantes et les plus innovantes, susceptibles de modifier la prise en charge des patients et l’attitude thérapeutique des cliniciens ont été sélectionnées. L’impact du dépistage du cancer de la prostate et l’intérêt de marqueurs urinaires comme le PCA3 ont été évalués. La surveillance active nécessite d’être évaluée et ses modalités restent à définir. Actuellement, il est recommandé d’inclure les patients dans des protocoles. La place de la prostatectomie totale dans la prise en charge du cancer de prostate à haut risque ou localement avancé a été discutée. Le curage étendu divise par deux le risque de récidive biochimique, mais il pose encore des problèmes quant à sa faisabilité technique. Les modalités de la radiothérapie, de l’hormonothérapie et le bénéfice des traitements intermittents ont été abordés. L’hormonothérapie a montré son intérêt en traitement prolongé. Un traitement d’une durée de trois ans a plus de bénéfice qu’un traitement de six mois. Dans une situation de résistance à l’hormonothérapie, il faut effectuer un dosage de la testostéronémie afin de vérifier le seuil de castration. L’intérêt d’un traitement hormonal à l’origine d’une castration efficace (seuil de testostérone < 20 ng/dl) a été souligné pour réduire la mortalité spécifique.

Quelles nouveautes en 2008 dans le cancer de la vessie en recherche clinique et en recherché fondamentale ?
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, S43, suppl. S2


La cytologie urinaire a fait l’objet de plusieurs communications, sa rentabilité a été mise en cause. L’intérêt de la cystoscopie en fluorescence a été montré tant pour le diagnostic que pour la thérapeutique, mais il reste à définir ses indications précises. Pour les tumeurs de vessie n’envahissant pas le muscle, le traitement d’entretien et l’instillation postopératoire précoce ont été évaluées. Le traitement d’entretien par mitomycine C ou BCG, lorsqu’il est indiqué, devrait être instauré pour une durée minimale d’un an. Pour les tumeurs de vessie infiltrant le muscle, la laparoscopie a été comparée à la voie ouverte, le curage ganglionnaire a été évalué ainsi que la chimiothérapie néo-adjuvante. La cystectomie totale était recommandée à l’issue d’une chimiothérapie néo-adjuvante, même pour les patients cT0 après chimiothérapie. Pour les carcinomes du haut appareil, il n’existe pas de différence carcinologique entre la chirurgie par voie ouverte ou laparoscopique.

Quelles nouveautes en 2008 dans le cancer du rein ?
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, S56, suppl. S2


Les travaux les plus innovants présentés lors des congrès internationaux 2008 dans le domaine du cancer du rein ont été sélectionnés. Pour le cancer du rein localisé, l’une des innovations diagnostiques est représentée par l’échographie de contraste. De nombreuses communications ont porté sur les marges positives chirurgicales et leur impact ainsi que les éléments conduisant à une altération de la fonction rénale après néphrectomie. La néphrectomie laparoscopique assistée par robot semble être une technique sûre et efficace. Les traitements mini-invasifs peuvent être intéressants. Pour le cancer du rein métastatique, le sunitinib a été comparé à l’IFN-⍺ en première ligne et des données de survie sont disponibles. L’everolimus pourrait devenir un traitement de seconde ligne de référence après echec d’inhibiteur de tyrosine kinase.


The most innovating studies presented at the 2008 international conferences in the field of kidney cancer were selected. In localized kidney cancer, contrast-enhanced ultrasonography could be a new diagnostic tool. Many communications dealed with positive surgical margins and their consequences, and predictive factors of chronic kidney disease after nephrectomy. Robot-assisted laparoscopic nephrectomy seems to be a safe and effective technique. Mini-invasive treatments are promising. In metastatic kidney cancer, sunitinib was compared to IFN-⍺ in first line treatment and survival data are now available. Everolimus could become the new standard after tyrosine kinase inhibitor failure.

Quelles nouveautes en 2008 dans le cancer du testicule et du pénis en recherche clinique et en recherche fondamentale ?
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, S51, suppl. S2


Peu de communications ont été dédiées cette année aux cancers des organes génitaux externes de l’homme. Dans les séminomes testiculaires de stade I, les données comparant la chimiothérapie par 1 cure de carboplatine à la radiothérapie rétropéritonéale en traitement adjuvant ont été mises à jour. Les localisations des récidives différaient selon le type de traitement. Pour les tumeurs germinales non séminomateuses de stade I, la surveillance active semblait une option possible en l’absence d’emboles vasculaires. De même la chimiothérapie par 1 cure de BEP était supérieure au curage ganglionnaire rétropéritonéal à long terme. Pour les tumeurs à cellules à Leydig, la chirurgie partielle était possible. Dans la prise en charge du cancer du pénis, la lymphoscintigraphie semblait être intéressante. Pour les tumeurs T1, la microchirurgie au laser CO2 pourrait avoir un intérêt.μ

Actualités concernant la prise en charge non chirurgicale du cancer de la prostate localisé
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, S12, suppl. S1


Au cours de la dernière décennie, de nouvelles méthodes de traitement du cancer de prostate localisé ont émergé. La radiothérapie et la prostatectomie sont deux traitements qui ont fait la preuve de leur efficacité mais ne sont pas dénués de morbidité et d’effets secondaires. Des thérapeutiques moins invasives, tels que le traitement par ultrasons focalisés ou la curiethérapie, ont été proposées avec pour objectif de réduire le taux de complications avec la même efficacité carcinologique. Le concept de « surveillance active » a été développé pour permettre de différer un traitement agressif chez des patients avec une forme de cancer indolent. Toutefois, malgré des résultats encourageants, des études supplémentaires avec un recul plus important sont nécessaires pour évaluer de manière fiable les resultants carcinologiques et fonctionnels de ces traitements non chirurgicaux et pour pouvoir modifier leurs indications et les recommandations des experts quant à leur utilisation.


During the last decade, several new non-surgical treatments have emerged for the management of localized prostate cancer. External radiotherapy and radical prostatectomy are still gold-standard and effective treatments but often associated with morbidities and side-effects. Consequently, less invasive treatments such as high-intensity focused ultrasound and brachytherapy have been progressively developed in order to decrease the complication rate associated with standard therapies as well as developing an effective oncological treatment. Later on, concepts of « watchful waiting » and/or « active surveillance » have been proposed to decrease overtreatment for patients with indolent disease. Despite promising results, further studies with long term follow up are strongly needed to better evaluate the cancer control and the quality of outcomes afforded with theses new therapeutics and before considering to alter the current guidelines for localized prostate cancer.

Éditorial
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, S1, suppl. S1




 

Épidemiologie, diagnostic et pronostic du cancer de prostate localisé : état des lieux
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, S3, suppl. S1


La détection et le diagnostic du cancer de la prostate sont des défis que chercheurs et cliniciens relèvent depuis des années. Les thérapeutiques se sont modifiées et les outils du diagnostic et du pronostic suscitent de plus en plus d’intérêt. En effet, il faut connaître au mieux le profil d’évolutivité tumorale afin de proposer les traitements le plus adaptés et de corréler ainsi le phénotype de l’individu au génotype tumoral. Le dépistage biologique repose actuellement sur le seul PSA mais évolue avec de nouveaux marqueurs, comme le gène PCA3 dans les urines, efficace dans la surveillance de patients ayant initialement des biopsies prostatiques négatives. Les techniques de biopsies et d’imagerie connaissent également des évolutions permettant d’accroître leur rentabilité diagnostique. L’optimisation de l’IRM permet d’affiner le diagnostic d’envahissement loco régional et la réalisation plus précise de biopsies prostatiques ciblées. Enfin de nouveaux marqueurs pronostiques tissulaires comme l’endothéline ou la sémaphorine 3A, dont l’expression varie en fonction du type anatomopathologique de cancer, permettent de préjuger de la gravité et l’évolution de la maladie. La compréhension des voies de la carcinogenèse ouvre la perspective vers de nouvelles thérapeutiques ciblées et plus précoces.


Detection and diagnosis of prostate cancer has challenged researchers and clinicians for several years, particularly with the increase of its incidence. With the advent of optimal treatments for each patient, diagnosis and prognostic tools arouse more and more interest. Effectively, it becomes necessary to assess even better the aggressiveness of the tumour in order to choose the most appropriate treatment and, thus to make a correlation between the phenotype and the genotype. The biological screening relies on PSA alone currently but should know another era soon with the advent of new markers, such as urinary gene PCA3, usefull for patients with previous negative biopsies. The techniques of biopsies and medical imaging are also going through multiple changes and evolutions that are about to increase their reliability. The optimization of MRI allows more precise diagnosis of local invasion and is usefull to optimize. Finally, the emergence of biological prognostic markers, such as endothelin or semaphorin 3A, whose expressions differ according to the type of cancer, should help to predict disease’s gravity and outcome. The comprehension and the understanding of carcinogenesis pathways leads to new perspectives for targeted and earlier cancer therapies.

Étude observationnelle CAPITAL et prescription de l'hormonotherapie par les urologues français dans la pratique quotidienne
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, S20, suppl. S1


Le cancer de la prostate est une maladie hétérogène composée de plusieurs stades évolutifs nécessitant des traitements différents adaptés au patient et à la maladie. La déprivation androgénique par l’hormonothérapie, développée pour le traitement des cancers métastatiques ou dans un cadre palliatif, est utilisée à tous les stades de la maladie. Pourtant la toxicité de l’hormonothérapie n’est pas négligeable, avec des effets secondaires cardiovasculaire, métabolique et osseux responsable d’une réduction des bénéfices du traitement. L’étude observationnelle CAPITAL a permis de définir les pratiques de 208 spécialistes (urologues et radiothérapeutes) et a concerné plus de mille patients. L’hormonothérapie a été principalement prescrite pour une récidive biologique après traitement de première ligne (32,2 %) ou des métastases (32,9 %). Au total, 83 % des patients sous traitement hormonal étaient satisfaits de leur traitement. La prescription de l’hormonothérapie doit donc être réfléchie chez l’homme jeune dont elle grèverait la qualité de vie. Elle doit s’accompagner d’une prise en charge globale qui vise à prévenir et réduire sa toxicité.


Prostate cancer is a heterogenous disease with different stages subject to a broad range of appropriate therapies to the patient or to the point in the disease course. Hormonotherapy has been developed for metastatic cancer and palliative therapy but is commonly used to treat all stages of prostate cancer nowadays. However its toxicity is not negligible and the cardiovascular, bone and metabolic side-effects are mainly responsible of a decrease of the benefits and in observance. The observational study CAPITAL has defined the conditions of prescriptions of androgen-deprivation therapy by physicians (n=208) in France (i.e., urologists and oncologists) and the effects of hormonotherapy in a population of more than 1000 patients. Androgen-deprivation therapy was mainly given in case of biochemical recurrence after first-line treatment (32.2 %) or for metastasis (32.9 %). Overall, 83 % patients were satisfied of LH-RH agonists. Hormone therapy might be debated especially in young men with prostate cancer whose quality of life should be reduced. The prescription has to be associated with a global personal and stringent follow-up to prevent and reduce the toxicity.

Indications de l'hormonotherapie dans le traitement du cancer de la prostate localement avancé ou metastatique
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, S15, suppl. S1


Les indications de l’hormonothérapie dans le traitement du cancer de la prostate sont en mutation. Initiée en 1941 dans les formes métastatiques du cancer de la prostate, la castration chimique trouve aujourd’hui également sa place dans les formes localement avancées. La prescription d’une hormonothérapie prolongée en combinaison avec la radiothérapie ou la chirurgie a prouvé un gain pour la survie sans progression. Dans les formes localisées, la place de l’hormonothérapie est encore débattue, que ce soit en cas de récidive biologique ou clinique après traitement de première ligne par irradiation externe conformationnelle ou prostatectomie totale ou même dans une indication néoadjuvante. Des essais complémentaires sont en cours et l’analyse de leurs résultats sera indispensable dans l’optique d’établir de nouvelles recommandations. L’hormonothérapie n’est désormais plus seulement un traitement palliatif du cancer de la prostate. Elle a sa place dans l’arsenal thérapeutique de l’urologue pour les formes localisées ou localement avancées à haut risque.


Indications for hormonotherapy in prostate cancer are in deep mutation and are constantly evolving. Used initially (1941) in metastatic stages, hormone therapy is used nowadays in locally advanced prostate cancer and aggressive localized disease. Its prescription in association with radiotherapy or surgery has provided a benefit regarding survival free progression. The place of hormone therapy in localized prostate cancer is not well defined and the debate is still ongoing, especially in case of biochemical recurrence after irradiation or radical prostatectomy and even in neoadjuvant cases. Additional and further studies are ongoing and are strongly needed to establish new guidelines. Nevertheless, hormone therapy is not restricted any more to palliative cases and is part of the current therapeutic arsenal of the urologist for high risk localized and/or locally advanced prostate cancers.

Innovations chirurgicales et perspectives dans la prise en charge du cancer de la prostate localisé
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, S8, suppl. S1


L’incidence du cancer de prostate est en augmentation et notamment les cancers localisés chez les hommes jeunes, conséquence du dépistage par le PSA. Les efforts des chercheurs et des cliniciens ont permis d’élargir le champ et les modalités des thérapeutiques disponibles pour ces patients:Au premier rang desquelles, la chirurgie. Le développement des techniques « mini-invasives », la confirmation de leur efficacité carcinologique et leurs résultats fonctionnels encourageants font partie des faits marquants l’évolution de la discipline. La prise en charge chirurgicale de l’incontinence post-opératoire, lorsqu’elle est nécessaire, est, dorénavant mieux codifiée pour la communauté urologique ce qui permet de proposer des solutions systématisées aux patients. L’émergence de nouvelles technologies innovantes, comme la coelioscopie à trocart unique multi entrées ou la coelioscopie en vision 3-D, confirme l’idée d’une mutation dans le domaine de la chirurgie prostatique et ouvre des perspectives pour l’avenir.


Incidence of prostate cancer is constantly increasing, notably localized cancer cases in young men:As a direct consequence of PSA-driven screening. Recent researchers and clinicians efforts have greatly improved the options and the indications of the treatment, particularly in surgery. The development of the video assisted technologies, with encouraging oncological outcomes and promising functional results are establishing evidences of the evolution of prostate surgery. In daily practice, the strategy for the surgical management of postoperative incontinence, when required, is also more established and represents another challenge took up by the urologists. Besides, the emergence of new innovations:As one-trocar sytem for laparoscopy or 3-D vision for laparoscopy, confirms the idea of a deep and perpetual mutation in the area of prostate cancer surgery.