Base bibliographique

Récidive biologique après prostatectomie totale dans le cancer de la prostate : quel bilan et quel traitement en 2019 ?
PSA-recurrence after radical prostatectomy in prostate cancer: Imaging and treatment in 2019
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F13


Objectif

Proposer une actualisation de la prise en charge diagnostique et thérapeutique de la récidive biologique après prostatectomie totale dans le cancer de la prostate.


Méthodes

Une revue systématique (Medline, Pubmed) de la littérature a été réalisée en janvier 2018 à la recherche des éléments permettant le diagnostic et le traitement de la récidive biologique après PT.


Résultats

La récidive biologique après prostatectomie se définit par une valeur du PSA≥0,2ng/mL sur deux dosages successifs à plus de 6 semaines d’une PT. L’IRM (récidive locale) et le tomographie par émission de positron (TEP) sont incontournables dans le diagnostic de la récidive biologique. Le TEP permet de diagnostiquer précocement la récidive locale, ganglionnaire et/ou à distance. La sensibilité de cet examen s’améliore avec des traceurs plus performants pour des valeurs plus faibles de PSA. Le traitement de la récidive locale repose sur la radiothérapie de rattrapage. L’association radiothérapie–hormonothérapie est préconisée pour les formes à haut risque.


Conclusion

Cette actualisation de la prise en charge de la récidive biologique après prostatectomie totale doit permettre d’améliorer la prise en charge des patients en proposant les examens diagnostiques et le traitement adapté au type de récidive.


Objective

To propose an update of diagnose and treatment of PSA recurrence after radical prostatectomy in prostate cancer.


Methods

A Medline search was achieved in January 2018 as regards diagnosis and option of treatment in case of PSA recurrence after RP in PCa.


Results

PSA-recurrence after RP is defined by a PSA value of 0.2ng/ml on two successive assays at more than 6 weeks after RP. MRI (local recurrence) and PET are essential in the diagnosis of PSA-recurrence. PET allows early diagnosis of local, regional and/or distant recurrence. The sensitivity of PET is improving with better tracers for lower PSA values. The treatment of local recurrence is based on salvage radiotherapy. The combination of radiotherapy and androgen privation therapy (ADT) is preferred for high-risk forms.


Conclusion

This update might improve diagnose and treatment in case of PSA recurrence after RP.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Récidive biologique / Prostatectomie totale / Diagnostic / Traitement
Mots-clés:
prostate cancer / radical prostatectomy / PSA recurrence / rising PSA / Diagnosis
Cancer de la prostate
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 1-4
Mots clés:
G. / J.-N.
Cancer de la prostate résistant à la castration
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 10-14
Mots clés:
G. / J.-N.
Hyperactivité vésicale
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 15-18
Mots clés:
G. / J.-N.
Hyperplasie bénigne de la prostate
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 24-26
Mots clés:
G. / J.-N.
Incontinence et statique pelvienne
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 19-21
Mots clés:
G. / J.-N.
Lithiase urinaire
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 22-23
Mots clés:
G. / J.-N.
Neuro-urologie
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 27-28
Mots clés:
G. / J.-N.
Tumeur du rein
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 5-7
Mots clés:
G. / J.-N.
Tumeurs urothéliales
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 8-9
Mots clés:
G. / J.-N.
Efficacité des ballons Pro-ACT™ dans le traitement de seconde ligne de l’incontinence urinaire d’effort post-prostatectomie après échec des bandelettes sous-urétrales
Pro-ACT™ device implantation efficiency in second line treatment of post-radical prostatectomy urinary incontinence after sub-urethral male sling failure
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 36-44


Introduction

Les ballons Pro-ACT™ (Uromedica, Inc., MN, États-Unis) sont une technique mini-invasive de traitement de première intention de l’incontinence urinaire d’effort post prostatectomie (IUE post-PR) non sévère comme les bandelettes sous urétrales (BSU). Peu de données d’efficacité sont disponible quant à leur utilisation en traitement de seconde ligne après échec des BSU.


Objectif

Évaluer l’efficacité des ballons Pro-ACT™ dans le traitement de seconde ligne de IUE post-PR non sévère après échec des BSU.


Patient et méthodes

Étude rétrospective, monocentrique de patient ayant eu une pose de ballons Pro-ACT™, après échec de BSU (17 Advance™, 1 TOMS™) entre 2009 et 2015. Les résultats sur la continence étaient évalués par le nombre de protections par jour et par l’évaluation de la qualité de vie par le questionnaire I-QOL. La guérison était définie par l’absence de protections systématiques et l’amélioration par une réduction de plus de 50 % du nombre de protection.


Résultats

Dix-huit patients ont été inclus avec un suivi médian de 21,5 [14–44] mois. Deux patients (11,1 %) avaient un antécédent de radiothérapie pelvienne adjuvant à la PR. Le nombre médian de protections par jour était de 2 [1–3], après la pose de BSU et avant la pose des ballons. Après la pose des ballons Pro-ACT™, le nombre médian de protections par jour était de 0 [0–1], avec 77,7 % des patients guéris et 22,2 % améliorés. Le score médian de qualité de vie I-QOL, était 52,2 [23,3–62,6] et de 83 [31,8–97,7], respectivement avant et après la pose de ballons Pro-ACT™ (p <0,001). Neuf (60 %) patients, évaluaient la gravité de leur incontinence comme légère, quatre (26,6 %) comme moyenne et deux (13,3 %) comme sévère, après la pose des ballons. Le volume médian d’ajustement des ballons était de 3 [2–6] mL.


Conclusion

Les ballons Pro-ACT™ ont une efficacité significative sur la prise en charge de l’IUE post-PR après échec des BSU et peuvent être proposés en seconde intention.


Niveau de preuve

3.


Introduction and objectives

The periurethral adjustable balloons (PUAB) Pro-ACT™ are less invasive technique to treat non-severe forms of post-radical prostatectomy urinary incontinence (pRP-UI), like sub-urethral trans-obturator male sling. Few data of efficiency are available for their use in second line treatment after male sling failure.


Objective

To evaluate the efficiency of PUAB Pro-ACT™ (Uromedica, Inc., MN, USA) in the second line treatment for non-severe pRP-UI after male sling failure.


Materials and methods

Single center retrospective study of patients treated with male sling (17 Advance™, 1 TOMS™) between 2009 and 2015. The continence results were evaluated by the number of pad per day and the quality of life assessment by the I-QOL questionnaire. The “cure” was defined as no pad and “improved” as decreased more than 50 % of pads use.


Results

Eighteen patients were included with median follow-up of 21.5 [14–44] months. Two patients (11.1 %) had a past history of pelvic radiotherapy. The median pads per day used was 2 [1–3] after male sling insertion and before Pro-ACT™ device insertion. After Pro-ACT™ device insertion, the median pads per day used was 0 [0–1], with 77.7 % of patients cured and 22.2 % improved. The median quality of life score I-QOL, was 52.2 [23.3–62.6] and 83 [31.8–97.7], respectively before and after Pro-ACT™ device insertion (P <0.001). Nine (60 %) patients rated their incontinence severity as mild, four (26.6 %) as middle and two (13.3 %) as severe, after balloon insertion. The median volume of adjustment was 3 [2–6] mL.


Conclusions

The PUAB Pro-ACT™ have a significant efficiency for use after male sling failure and can be used in second line therapy.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Incontinence urinaire masculine / prostatectomie radicale / Ballons péri-urétraux ajustables Pro-ACT™ / bandelettes sous urétrales / I-QOL
Mots-clés:
Male urinary incontinence / radical prostatectomy / Adjustable continence therapy Pro-ACT™ device / Sub-urethral sling / I-QOL
Évaluation de la courbe d’apprentissage de la cystectomie radicale laparoscopique pour cancer : morbidité et résultats oncologiques
Evaluation of the learning curve of laparoscopic radical cystectomy for cancer: Morbidity and oncological results
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 50-62


Introduction



Introduction

The objective of this work was to evaluate the impact of the laparoscopic radical cystectomy learning curve on perioperative and oncological outcomes.


Patient and methods

This is a retrospective and single-center study of all patients who underwent laparoscopic radical cystectomy for bladder cancer from February 2007 to March 2016, (93 patients) Perioperative and oncological data were collected. We used mixed statistical models to predict the number of patients needed in the learning phase. We compared the perioperative parameters of the patients in the learning phase with those of the rest of the patients. Overall survival was estimated using the Kaplan–Meier method.


Results

Thirty-six patients are required for the learning phase (P1). The expertise phase begins after the 36th LRC (P2). In both phases, there was no significant difference in age, ASA score, and tumor stage (P =0.237, P =0.577, P =0.998). Mean operative time was 328.3min and 262.4min in P1 and P2 (P =0.0001), mean blood loss was 333.7mL and 194.3mL in P1 and P2 respectively (P =0.0003). The rate of major complications was high in the learning phase (P =0.042). There was no significant difference in lymph node yield, positive surgical margins and overall survival (P =0.068, P =0.194, P =0.703).


Conclusion

This learning experience was evaluated without compromising oncological results, but with a significantly higher rate of major complications.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Cancer de la vessie / laparoscopie / Cystectomie radicale / Courbe d’apprentissage
Mots-clés:
bladder cancer / Laparoscopy / radical cystectomy / Learning curve
Évaluation du niveau sonore dans un bloc opératoire d’urologie
Assessment of the sound level in the operating room during urological surgery
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 45-49


Objectifs

Dans une salle d’intervention, un niveau sonore élevé est associé à un plus haut risque de complications et affecte la communication entre les différents intervenants. L’objectif de cette étude était d’évaluer le niveau sonore lors des interventions urologiques.


Matériel et méthodes

Une étude observationnelle monocentrique a été menée au cours de 100 interventions réalisées en urologie. Les interventions ont été divisées en quatre groupes : interventions réalisées en chirurgie ouverte, interventions réalisées par voie endoscopique, interventions réalisées par voie laparoscopique pure et interventions réalisées par laparoscopie robot-assistée. Le niveau sonore était mesuré à l’aide de l’application Sonomètre SPL® développée par ExaMobile S.A. (Bielsko-Biała, Pologne) pour i-phone®.


Résultats

Les niveaux sonores moyens, minimums et maximums, tout type d’interventions confondu étaient respectivement de 60,31±3,3 db, 52,42±2,6 db et 81,73±2,8 db. Pour les interventions endoscopiques, ils étaient respectivement de 61,6±4,1 db, 53,4±4,1 db et 81,3±3,1 db. Pour la chirurgie ouverte, ils étaient respectivement de 59,0±1,0 db, 51,6±1,8 db et 81,4±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique pure, ils étaient respectivement de 58,33±0,6 db, 50,66±1,2 db et 83,33±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique robot assistée, ils étaient respectivement de 60,0±2,4 db, 52,5±2,3 db et 83,56±1,8 db. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les différentes voies d’abord. Cependant, le niveau sonore, dans le groupe endoscopie, était supérieur pour les interventions utilisant la technologie laser (58,7±1,1 vs 66,3±0,1 db, p =0,01).


Conclusion

Le niveau sonore lors des interventions de chirurgie urologique est élevé. Dans le cadre de la chirurgie endoscopique, le niveau sonore était le plus élevé lors d’utilisation des lasers.


Niveau de preuve

3.


Objectives

In the operating room, a high sound level is associated with a higher risk of complications and affects the communication between the various workers. The objective of this study was to assess the sound level at the operating room during urological procedures.


Material and methods

A monocentric cross-sectional study was carried out in 100 procedures in urology. They were divided into four groups: open surgical procedures, endoscopic procedures, pure laparoscopic procedures, and robotic-assisted laparoscopic procedures. The sound level was measured with the Sound Metter by Examobile application (Bielsko-Biała, Poland) for i-phone®.


Results

For all procedures, mean sound level, mean minimum sound level and mean maximum sound level were 60.31±3.3 db, 52.42±2.6 db and 81.73±2.8 db, respectively. For endourological procedures, they were 61.6±4.1 db, 53.4±4.1 db and 81.3±3.1 db, respectively. For open surgery, they were 59.0±1.0 db, 51.6±1.8 db and 81.4±1.5 db, respectively. For laparoscopic surgery, they were 58.33±0.6 db, 50.66±1.2 db and 83.33±1.5 db, respectively. Robotic-assisted laparoscopic surgery, they were 60.0±2.4 db, 52.5±2.3 db and 83.56±1.8 db, respectively. No difference was found according to the type of surgical approach. However, the sound level in the operating room was increased for endourological procedures using the laser technology as compared to endourological procedures without laser used (58.7±1.1 vs. 66.3±0.1 db, P =0.01, respectively).


Conclusion

The sound level in the operating room during urological procedures was high. For the endourological procedures, the sound level was the highest when the laser technology was used.


Level of evidence

3.

Mots clés:
urologie / Chirurgie / Niveau sonore / Salle d’intervention
Mots-clés:
Urology / Surgery / Sound level / Operating room
Maladie thromboembolique veineuse et cancers urologiques : épidémiologie et prise en charge thérapeutique
Venous thromboembolism and urological cancer: Epidemiology and therapeutically management
2019
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 1-11


Introduction

Un cancer actif est un facteur de risque connu de maladie thromboembolique veineuse (MTEV). La survenue de MTEV est la seconde cause de décès en cancérologie. En onco-urologie, certains cancers sont associés à un risque accru de MTEV. Le but de ce travail était de proposer une mise au point sur l’épidémiologie et la prise en charge des MTEV en onco-urologie.


Matériels et méthodes

Une revue systématique de la base de données PubMed® via la méthode PRISMA a été effectuée à l’aide des mots clés suivants : « neoplasm  », « venous thromboembolism  », « prophylaxis  », « pulmonary embolism  », « urology  ». Les articles originaux ont été inclus en priorisant : méta-analyses, revues de la littérature, essais randomisés contrôlés et études de cohorte de bon niveau de preuve. Seules les publications en langue anglaise ou française ont été retenues.


Résultats

L’incidence des évènements thromboemboliques (ETE) était plus importante en cas de carcinome à cellule rénale (3,5 %/an). En cas de traitement chirurgical, la chirurgie la plus à risque d’ETE était la cystectomie (2,6 à 11,6 %). La chimiothérapie était à elle seule un facteur de risque important en augmentant le risque de survenue d’ETE par six. L’hormonothérapie augmentait également ce risque, par le biais de l’hypogonadisme induit. Le traitement curatif des MTEV liés cancer devait se faire via l’administration d’une héparine de bas poids moléculaire (HBPM). L’instauration d’un traitement prophylactique n’était pas systématique chez les patients diagnostiqués avec un cancer urologique.


Conclusion

La compréhension des différents mécanismes impliqués dans la survenue d’ETE chez ces patients a permis d’optimiser la prise en charge notamment des patients avec un cancer urologique. En effet, la fréquence des événements thromboemboliques est probablement sous-estimée par les urologues dans la pratique clinique.


Introduction

Active cancer is a risk factor in the occurrence of venous thromboembolism (VTE). This is the second cause of death for these patients. In onco-urology, some cancers are associated with an increased risk of VTE. The aim of this study was to propose a focus of epidemiology and VTE therapy management.


Material and methods

A systematic analysis of the PubMed® database was performed through the PRISMA methodology using the followings keywords : “neoplasm”, “venous thromboembolism”, “prophylaxis”, “pulmonary embolism”, “urology”. The original papers were included with a priority on: meta-analyzes, literature reviews, randomized controlled trials and good-level proof cohort studies. Only publications in English or French have been selected.


Results

The incidence of VTE was more important in case of renal carcinomas (3.5%/year). When surgery was proposed cystectomy was the riskiest procedure (2.6 to 11.6% VTE). Chemotherapy alone was an important risk factor increasing by a factor of six the occurrence of VTE. Hormonotherapy also increased this risk by induced hypogonadism. The curative treatment for VTE associated with cancers has to be performed through the injection of low molecular weight heparin. The implantation of a prophylactic treatment was not systematic among patients diagnosed with urological cancer.


Conclusion

The understanding of mechanisms associated with the occurrence of VTE among these patients has enabled to improve patient management, especially those suffering from urological cancer. Undeniably, frequency of VTE is probably underestimated by urologists during clinical practice.

Mots clés:
Cancer / prostate / Cancer de vessie / carcinome à cellules claires / Thrombose veineuse
Mots-clés:
neoplasm / prostate / bladder cancer / Renal cell carcinoma / Venous thromboembolism
Migration in last decade to high-risk prostate cancer after radical prostatectomy
Migration des stades après prostatectomie totale au cours des 10 dernières années vers un cancer de la prostate à haut risque
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 29-35


Introduction


Mots clés:
prostate cancer / radical prostatectomy / Stage migration / Cancer de la prostate / Prostatectomie
Mots-clés:
P.-M. / M. / T. / N. / M.
Quelle prise en charge optimale pour un sarcome du cordon spermatique en 2018 ?
What is the best management for a spermatic cord sarcoma in 2018?
2019
- Communication brève
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 12-17


Le sarcome du cordon spermatique est une pathologie rare pour laquelle la prise en charge initiale est d’importance primordiale. Le diagnostic est souvent découvert a posteriori après une chirurgie pour cure de hernie inguinale, pour suspicion de cancer du testicule ou après exérèse d’une adénopathie inguinale. Toute suspicion clinique doit donc faire l’objet d’une imagerie par résonance magnétique (IRM) et d’une biopsie percutanée sous contrôle radiologique dans le but d’obtenir un diagnostic préopératoire précis. Les histologies les plus fréquentes sont le liposarcome et le léiomyosarcome chez l’adulte âgé, le rhabdomyosarcome chez l’enfant et l’adulte jeune. Un bilan d’extension intra-abdominal et à distance par scanner précédera le traitement. La stratégie thérapeutique de même que la planification chirurgicale sont ensuite adaptées aux paramètres histologiques, morphologiques et pronostiques. La chirurgie est la pierre angulaire du traitement des sarcomes du cordon spermatique. Le geste minimal requis est l’exérèse de la tumeur en bloc avec la réalisation d’une orchidectomie totale, l’exérèse du cordon spermatique et la ligature des vaisseaux spermatiques à l’orifice inguinal profond. Elle peut être élargie à la paroi abdominale et aux organes de voisinage et nécessiter si besoin une reconstruction par lambeau. Le pronostic des sarcomes du cordon spermatique est équivalent à celui des sarcomes du tronc dont l’évolutivité locale est péjorative pour la survie des patients. De fait, l’exérèse doit être réalisée par un chirurgien ayant l’expertise des problématiques liées à la chirurgie des sarcomes au sein d’un centre spécialisé du réseau Netsarc.


Spermatic cord sarcomas are rare tumors for which the most important is the initial diagnostic procedure. They are frequently misdiagnosed after surgery for inguinal hernia, inguinal lymphadenectomy or testicular malignancy. Any clinical suspicion has to lead to perform imaging with MRI and a core needle biopsy in order to obtain an accurate preoperative diagnosis. Liposarcoma and leiomyosarcoma are the most common histological subtypes in elderly adults, rhabdomyosarcoma in children or in young adults. A CT scan will precede the treatment in order to look for distant metastasis and abdominal involvement. The therapeutic strategy as well as the surgical planning are then adapted to the histological, morphological and prognostic factors. Surgery is the cornerstone for the treatment of spermatic cord sarcoma. The minimum requirements for the surgical procedure are a wide excision of the tumor en bloc with radical orchidectomy, excision of the ipsilateral scrotum and high spermatic cord ligation. It could be enlarged to the anterior abdominal wall and adjacent organs some required a soft tissue flap. Spermatic cord sarcoma and trunk wall sarcoma have the same prognosis for which local recurrence could significantly decrease survival. Consequently, surgeon in charge with these tumors has to be familiar with soft tissue sarcoma and the management of these patients must be carried out under the supervision of a multidisciplinary team within the Netsarc network.

Mots clés:
Sarcome des tissus mous / Sarcome du cordon spermatique / Chirurgie / Qualité / Pluridisciplinarité
Mots-clés:
Soft tissue sarcoma / Spermatic cord sarcoma / Surgery / Quality / Mulidisciplinarity
Risque médico-légal en urologie : analyse d’un portefeuille d’assurés auprès d’une compagnie d’assurances française entre 2009 et 2018
Medico-legal risk in urology: Analysis of a portfolio of insured persons by a French insurance company between 2009 and 2018
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 18-28


Objectif

Présentation des données collectées sur les demandes d’indemnisations en urologie à partir du registre d’une compagnie d’assurances française.


Matériel et méthode

Les demandes d’indemnisations impliquant des chirurgiens urologues portant sur la période 2009–2018 ont été recensées et analysées.


Résultats

Au total, 37 dossiers ont été retrouvés. Les interventions chirurgicales oncologiques et fonctionnelles représentent 78 % des demandes de réparation. Les complications postopératoires représentent 76 % des dossiers. Les actes les plus représentés sont la prostatectomie totale (5) et la promontofixation (4). Le délai moyen de réclamation est de 28,6 mois [1–144 mois], la durée moyenne d’une procédure (ouverture–clôture) est 32,8 mois [12–72 mois]. Les commissions de conciliation et d’indemnisation (CCI), les tribunaux de grande instance (TGI) ont été sollicités respectivement dans 51 % et 33 % des procédures. Un accord à l’amiable est trouvé dans 16 % des cas. Il n’y a eu aucune procédure pénale ou disciplinaire pour cette spécialité. Le coût moyen d’un dossier d’urologie clos est de 7836 € [0–31 120 €]. Au total, 64,8 % des expertises confirment des pratiques dans le respect des règles de l’art.


Conclusion

Cette série présente la première analyse médico-légale d’un portefeuille d’urologues sur une période de 9 ans en urologie française. On constate un taux de responsabilité retenue à l’encontre du praticien dans seulement 27 % des cas. Le faible taux de dossiers fautifs, l’absence de condamnation pour manquement au devoir d’information et l’absence de condamnation en rapport avec l’antibioprophylaxie semblent confirmer que la pratique de l’urologie en France est de bonne qualité. Une étude complémentaire sur une plus longue durée et sur une cohorte d’urologues plus fournie permettrait une approche médico-légale plus fine.


Niveau de preuve

3.


Objective

Presentation of data collected on urology claims from the register of a French insurance company.


Material and method

Compensation claims involving urologists covering the period 2009–2018 were identified and analyzed.


Results

A total of 37 files were found. Oncological and functional surgical interventions accounts for 78% of repair claims. Postoperative complications represent 76% of the cases. The most represented acts are total prostatectomy (5) and promonto-fixation (4). The average time of complaint is 28.6 months [1–144 months], the average duration of a procedure (opening–closing) is 32.8 months [12–72 months]. The Conciliation and Compensation Commissions (CCC) and the High Court Courts (HCC) were solicited respectively in 51% and 33% of the proceedings. An amicable agreement is found in 16% of cases. There was no criminal or disciplinary proceedings. The average cost of a closed urology file is 7836 € [0–31,120 €]. In total, 64.8% of the expertises confirm practices in the respect of the rules of the art.


Conclusion

This series presents the first forensic analysis of a portfolio of urologists on a period of 9 years in French urology. There is a rate of responsibility retained against the practitioner in only 27% of cases. The low rate of faulty files, the absence of a conviction for breach of the duty to provide information and in connection with antibiotic prophylaxis seem to confirm that the practice of urology in France is of good quality, a further study on a longer period of time and on a larger cohort of urologists would allow a finer medico-legal approach.


Level of evidence

3.

Mots clés:
accident médical / Responsabilité / Indemnisation / urologie / France
Mots-clés:
Medical accident / Liability / Compensation / Urology / France
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2019

La Réhabilitation Améliorée Après la Chirurgie (RAAC) pour la CYSTECTOMIE : les recommandations sont maintenant disponibles sur Urofrance. L’AFU s’associe au groupe GRACE pour vous proposer un audit et devenir centre labellisé GRACE

Antibioprophylaxie et bilan urodynamique : recommandations de bonne pratique par consensus formalisé
Antibiotic prophylaxis in urodynamics: Clinical practice guidelines using a formal consensus method
2018
- Recommandation
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 943-952


Objectif

L’objectif de ce travail était d’émettre des recommandations de bonne pratique concernant l’antibioprophylaxie dans le cadre d’un BUD.


Matériels et méthodes

Des recommandations ont été élaborées par un groupe de pilotage multidisciplinaire avant d’être validées par une méthode de consensus formalisée par un groupe multidisciplinaire de 12 experts (groupe de cotation). Elles ont ensuite été validées par un groupe de lecture (experts différents du groupe de cotation).


Résultats

La réalisation d’un examen cytobactériologique des urines (ECBU) avec antibiogramme est recommandée dans les jours précédant le BUD, pour tous les patients (Accord fort). Chez les sujets ne présentant pas de pathologie neurologique, les facteurs de risque d’infection urinaire après BUD sont l’âge > 70ans, les infections urinaires itératives et un résidu post-mictionnel > 100ml. Chez les sujets ayant une pathologie neurologique, les facteurs de risque d’infection urinaire après BUD sont les infections urinaires itératives, le reflux vésico-urétéral, une pression vésicale prémictionnelle élevée > 40cmH2O. Si l’ECBU pré-BUD est stérile, en l’absence de facteur de risque d’infection urinaire, aucune antibioprophylaxie n’est recommandée (Accord fort). Si l’ECBU pré-BUD est stérile mais qu’il existe un ou plusieurs facteur(s) de risque d’infection urinaire, une antibioprophylaxie peut être, ou non, proposée. Si une antibioprophylaxie est décidée, il est recommandé de prescrire une prise unique de fosfomycine-trométamol (3g par voie orale), deux heures avant le BUD (Accord fort). En cas de colonisation urinaire pré-BUD, une antibiothérapie peut être, ou non, prescrite (indécision). Si une antibiothérapie est proposée, elle doit être adaptée à l’antibiogramme de la (ou des) bactérie(s) identifiée(s) (Accord fort). Elle doit être débutée la veille de l’examen, et être interrompue après celui-ci (Accord fort) (sauf pour la fosfomycine-trométamol pour laquelle une seule prise la veille du BUD est nécessaire et suffisante) (Accord fort). En cas d’infection urinaire pré-BUD, celle-ci doit être traitée et l’examen doit être reporté (Accord fort). Les règles proposées ici n’ont pas à être modifiées chez les patients porteurs de prothèse de hanche ou de genou (Accord fort). Par ailleurs, aucune prophylaxie de l’endocardite infectieuse n’est nécessaire, y compris chez les patients porteurs de cardiopathie valvulaire à haut risque (Accord fort).


Conclusion

Ces nouvelles recommandations devraient contribuer à harmoniser les pratiques et à limiter l’exposition aux antibiotiques.


Niveau de preuve

4.


Objective

The aim of this work was to issue clinical practice guidelines on antibiotic prophylaxis in urodynamics (urodynamic studies, UDS).


Materials and methods

Clinical practice guidelines were provided using a formal consensus method. Guidelines proposals were drew up by a multidisciplinary experts group (pilot group = steering group), then rated by a panel of 12 experts (rating group) using a formal consensus method, and then peer reviewed by a reviewing/reading group of experts (different from the rating group).


Results

Urine (bacterial) culture with antimicrobial susceptibility testing is recommended for all patients before UDS (strong agreement). In patients with no neurologic disease, the risk factors for tract urinary infection (UTI) after UDS are age > 70 years, recurrent UTI, and post-void residual volume > 100ml. In patients with neurologic disease, the risk factors for UTI after UDS are recurrent UTI, vesicoureteral reflux, and intermicturition pressure > 40cmH2 O. If the urine culture is negative before UDS and there is no risk factor for UTI, antibiotic prophylaxis is not recommended (Strong agreement). If the urine culture is negative before UDS, but there are one or more risk factors for UTI, antibiotic prophylaxis is optional. If antibiotic prophylaxis is initiated, a single oral dose (3g) of fosfomycin-tromethamine two hours before UDS is recommended (Strong agreement). If there is bacterial colonization on UCB before UDS, antibiotic therapy is optional (Undecided). If prescribed, it should be adapted to the antimicrobial susceptibility of the identified bacterium or bacteria, started the day before and stopped after UDS (except for fosfomycin-tromethamine: a single dose the day before UDS is necessary and sufficient) (Strong agreement). In the event of UTI before UDS, the UTI should be treated and UDS postponed (Strong agreement). The proposed recommendations should not be changed for patients with a hip or knee replacement (Strong agreement). No antibiotic prophylaxis of bacterial endocarditis is necessary, including in high-risk patients with valvular heart disease (Strong agreement).


Conclusion

These new guidelines should help to harmonize clinical practice and limit exposure to antibiotics.


Level of evidence

4.

Mots clés:
bilan urodynamique / Risque infectieux / Antibioprophylaxie / infection urinaire / bactériurie
Mots-clés:
urodynamic studies / Infective risk / antibiotic prophylaxis / urinary tract infection / Bacteriuria
Auto-sondages intermittents et rétentions urinaires des syndromes parkinsoniens
Self-intermittent-catheterization and urinary retentions in Parkinsonian syndromes
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 987-992


Introduction

Les troubles vésicosphinctériens sont fréquents dans les syndromes parkinsoniens, notamment la rétention urinaire chronique. En cas de résidu significatif et symptomatique se pose le problème de son traitement qui se résume le plus souvent à la faisabilité ou non de la pratique des auto-sondages intermittents. Nous avons conduit une étude rétrospective sur la faisabilité et les résultats des auto-sondages dans cette population.


Méthodes

Étude rétrospective avec analyse qualitative et quantitative, clinique et instrumentale (urodynamique), des troubles vésicosphinctériens à type de rétention au cours des syndromes extrapyramidaux.


Résultats

Au total, 42 patients avec syndrome parkinsonien et réalisant des auto-sondages intermittents ont été examinés. Vingt et un étaient atteints d’une maladie de Parkinson idiopathique, 17 d’une atrophie multisystématisée, 1 d’un syndrome parkinsonien d’origine vasculaire, 1 d’un syndrome parkinsonien d’origine iatrogène et 2 d’un syndrome extrapyramidal non étiqueté. Tous avaient une rétention d’urine définie par un résidu post-mictionnel supérieur ou égal à cent cinquante millilitres. Tous étaient symptomatiques et les symptômes rapportés étaient une dysurie (30/42), une hyperactivité vésicale (20/42) et une incontinence urinaire d’effort (6/42). La cystomanométrie mettait en évidence une hyperactivité détrusorienne (15/42), une dyssynergie vésicosphinctérienne (15/42), une hypocontractilité détrusorienne (14/42), une incompétence sphinctérienne (4/42) ou un défaut de compliance (3/42). Tous les patients maîtrisaient la technique des auto-sondages intermittents. Quatorze (33 %) ont arrêté l’auto-sondage précocement dans les mois qui suivaient l’apprentissage en raison du retentissement fonctionnel de la dégradation neurologique.


Conclusion

Même si un tiers des patients abandonnent la réalisation des auto-sondages en raison de l’aggravation de la maladie neurologique, ces derniers restent la méthode de choix du traitement symptomatique de la rétention chronique du patient parkinsonien.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Lower urinary tract symptoms are common in Parkinson diseases, especially chronic urinary retention. In case of significant and symptomatic postvoid residual, a specific treatment is necessary in order to empty the bladder and nowadays the gold standard of such neurogenic bladder is based on self-intermittent-catheterizations, if possible at all. We carried out a retrospective study about feasibility and outcomes of self-intermittent-catheterizations in this population.


Methods

Retrospective study with qualitative and quantitative, clinical and instrumental (urodynamic) assessment, of lower urinary tract symptoms as urinary retention in extrapyramidal syndromes.


Results

Overall, 42 patients with parkinsonian syndrome performing self-intermittent-catheterization were assessed. Twenty-one had idiopathic Parkinson's disease, 17 multiple system atrophy, 1 vascular Parkinson, 1 iatrogenic Parkinson and 2 not yet determined parkinsonian syndromes. All the patients had urinary retention characterized by a postvoiding residual volume more than 150mL. All the patients were symptomatic and reported voiding dysfunction (30/42), overactive bladder syndrome (20/42), stress urinary incontinence (6/42). The cystometry showed detrusor overactivity (15/42), bladder-sphincter dyssynergia (15/42), detrusor underactivity (14/42), sphincter deficiency (4/42) or bladder compliance alteration (3/42). Each patient have learned and well controlled self-intermittent-catheterization technique. Fourteen (33%) stopped self-intermittent-catheterization prematurely in the following months because of functional impact of neurological worsening.


Conclusion

Even if one third of the patients had stopped self-intermittent-catheterization because of neurological deterioration, this technique remains the gold standard for the treatment of urinary chronic retention in parkinsonian patients.


Level of evidence

4.

Mots clés:
syndromes parkinsoniens / auto-sondage / rétention urinaire
Mots-clés:
Parkinson disease / Urinary retention / Self-intermittent-catheterization
Ballons ACT chez la femme : évolution de l’efficacité au cours des 24 mois suivant l’implantation
Adjustable continence therapy balloons in women: Evolution of efficacy within the 24 months following implantation
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 927-934


Objectif

Évaluer les résultats en termes d’efficacité au cours du temps des ballons latéro-urétraux ACT® chez la femme dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) par insuffisance sphinctérienne (IS).


Méthode

Toutes les patientes ayant une IUE par IS traitées par l’implantation de ballons latéro-urétraux ACT bilatéraux entre septembre 2008 et novembre 2015 et suivies régulièrement pendant une durée d’au-moins 24 mois étaient éligibles. Les résultats étaient évalués à 6, 12 et 24 mois. Les critères d’efficacité étaient définis ainsi : Le succès – port au maximum d’une protection par jour et une évaluation par échelle verbale simple (EVS)≥à 9/10. L’amélioration – diminution du nombre de protections par jour et EVS≥5/10. L’échec–augmentation ou stabilité du nombre de protections par jour et/ou EVS<5/10. L’échec était considéré comme primaire lorsqu’il survenait sans aucune amélioration ressentie en postopératoire. Il était considéré comme secondaire lorsqu’il survenait après une période de succès ou d’amélioration.


Résultats

18 patientes ont été suivies pendant 24 mois. Le taux de succès était respectivement de 17 %, 33 % et 33 %, à 6, 12 et 24 mois de suivi. Le taux d’amélioration était respectivement de 61 %, 39 % et 17 % à 6,12 et 24 mois de suivi. Le taux d’échec primaire était de 22 %. Le taux d’échec secondaire était de 6 % à 12 mois et de 33 % à 24 mois de suivi.


Conclusion

Les résultats en termes d’efficacité des ballons ACT s’altèrent avec le temps nécessitant un suivi prolongé des patientes implantées.


Niveau de preuve

4.


Purpose

To analyze the functional outcomes over time of ACT balloon in women with stress urinary incontinence (SUI) secondary to intrinsic sphincter deficiency (ISD).


Method

All patients with SUI secondary to ISD who underwent bilateral ACT balloon implantation between September 2008 and November 2015 and regularly monitored for a period of at least 24 months were eligible. The results were studied at 6, 12 and 24 months. Efficacy was defined as: Success – maximum 1 safety pad per day and visual analogue scale (VAS) rating9/10. Improvement – decrease in the number of pads used per day and VAS5/10. Failure – increase or stability of the number of pads used per day and/or VAS<5/10. Failure was considered as primary when it occurred without any success or improvement. It was considered as secondary when it occurred after an initial period of success or improvement.


Results

18 patients were monitored during 24 months. The success rate was respectively 17 %, 33 % and 33 % at 6, 12 and 24 months of follow-up. The improvement rate was respectively 61 %, 39 % and 17 % at 6, 12 and 24 months of follow-up. The primary failure rate was 22 %. The secondary failure rate was 6 % at 12 months and 33 % at 24 months of follow-up.


Conclusion

ACT balloon efficacy tends to decrease with time requiring a long-term follow-up of implanted patients.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Incontinence urinaire d’effort / insuffisance sphinctérienne / Ballons ACT / Femme
Mots-clés:
Stress urinary incontinence / Intrinsic sphincter deficiency / ACT Balloon / Women
Comment je m’assure de la bonne qualité d’une IRM de la prostate ?
How can I be sure a prostate MRI is well done?
2018
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F107


L’IRM prostatique est incontournable dans la prise en charge du cancer de prostate à toutes les étapes, pour la détection, le bilan d’extension, puis pour le bilan de récidive post-thérapeutique. Un examen de qualité nécessite d’abord une bonne préparation du patient, puis une technique d’acquisition et un compte rendu standardisés. Notre article vise à établir des critères de qualité bien codifiés pour la réalisation d’une IRM de prostate.


Prostate MRI is now essential in prostate cancer management, at the beginning of the disease for detection and extension diagnosis, and afterwards in case of biological recurrence. A good patient preparation, standardized acquisition techniques and reports are needed for a good exam. Our article aims to define quality standards to perform a good prostate MRI.

Mots clés:
Cancer prostatique / IRM / Critères de qualité
Mots-clés:
prostate cancer / MRI / Quality standards
Comment je prescris un traitement par injection de XIAPEX ® (Collagenase clostridium histolyticum) dans la maladie de La Peyronie
How to prescribe XIAPEX ® injection (Collagenase clostridium histolyticum) for Peyronie's disease
2018
- Ordonnance commentée
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F112


La maladie de La Peyronie est une pathologie grave et invalidante avec une prévalence hautement sous évaluée. Le Xiapex® est le premier traitement disponible en France ayant reçu une AMM avec une utilisation possible à tout stade de la maladie. Ce traitement, très attendu en France, permet d’enrichir l’arsenal thérapeutique préexistant. Cependant son coût et l’absence de prise en charge par la sécurité sociale risque d’être un frein à sa prescription (800 euros l’injection). Son usage nécessite une formation obligatoire pour tout urologue souhaitant le prescrire.


Peyronie's disease is a serious and crippling illness highly underestimated. Xiapex® is the first treatment available in France that has received a marketing authorization with a possible use at any stage of the disease. This treatment, highly anticipated in France, enriches the pre-existing therapeutics. However, its cost and lack of support by social security might be an important brake for prescribing it (800 euros/injection). Its use requires mandatory training for any urologist wishing to prescribe it.

Mots clés:
Xiapex / maladie de La Peyronie / Courbure de verge
Mots-clés:
Xiapex / Peyronie's disease / Penis curvature
Intérêt pronostique de l’expression de PD-1/PD-L1 dans les tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure
Prognostic value of PD-1/PD-L1 expression in upper tract urothelial carcinoma
2018
- Communication brève
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 900-905


Les inhibiteurs de checkpoint immunitaire anti-PD-1 et anti-PD-L1 ont montré leur efficacité dans le traitement des carcinomes urothéliaux. Si le rôle pronostique de l’expression des protéines PD-1 et PD-L1 a été bien étudié dans les tumeurs urothéliales de vessie, les études concernant le carcinome urothélial des voies excrétrices supérieures sont moins nombreuses. De plus, les données disponibles, portant sur l’expression de PD-1 et/ou PD-L1 dans la tumeur et/ou le microenvironnement pour cette localisation tumorale, montrent des résultats hétérogènes voire parfois contradictoires. Dans cet article, nous avons comparé les méthodologies des différentes études disponibles afin de mettre en évidence les facteurs pouvant expliquer ces résultats discordants.


Current literature supports the efficacy of anti-PD-1 and anti-PD-L1 immune checkpoint inhibitors for the treatment of urothelial carcinomas. While the prognostic value of PD-1 and PD-L1 levels has been comprehensively analyzed for urothelial carcinoma of the bladder, less is known for upper tract urothelial carcinoma. In addition, available data on the prognostic value of PD-1 and/or PD-L1 level in the tumor and/or peritumoral microenvironment are heterogeneous and even sometimes contradictory. In this article, we compared the methodologies of the various available studies in order to highlight the factors that can explain these discordant results.

Mots clés:
carcinome urothélial / Tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure / PD-1 / PD-L1 / Immunohistochimie
Mots-clés:
Urothelial carcinoma / Upper tract urothelial carcinoma / PD-1 / PD-L1 / Immunohistochemistery
La réalisation de biopsie systématique permet-elle d’optimiser les indications opératoires pour le traitement des petites tumeurs du rein ?
2018
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F115


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Mots clés:
Xiapex / maladie de La Peyronie / Courbure de verge
Mots-clés:
Xiapex / Peyronie's disease / Penis curvature
Le point sur les masses rétropéritonéales : pièges à éviter et recommandations de prise en charge
Focus on retroperitoneal masses: Traps to avoid and recommendations
2018
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F93


Introduction

L’objectif de cette étude était de rappeler les pièges diagnostiques et les recommandations de prise en charge d’une masse rétropéritonéale.


Méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée avec les mots clés : masse rétropéritonéale, réseau, diagnostic, recommandations, chirurgie.


Résultats

Un envahissement des organes de voisinage, des symptômes abdominaux ou un syndrome endocrinien peuvent évoquer une histologie extra-rénale. La tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne reste l’examen de référence. Des dosages hormonaux sont nécessaires en cas d’origine surrénalienne. La biopsie coaxiale par voie rétropéritonéale est recommandée avec congélation et relecture anatomopathologique. La résection chirurgicale en marges saines doit être planifiée en fonction du type histologique, en évitant une résection incomplète ou une effraction qui peut impacter sur la survie du patient.


Conclusion

Les tumeurs rétropéritonéales extra-rénales sont des tumeurs rares dont le pronostic est conditionné par la démarche diagnostique et la prise en charge initiale.


Introduction

The aim of this study was to call back the diagnostic traps and the recommendations for treatment of a retroperitoneal mass.


Methods

A review of the literature was conducted using following keywords: retroperitoneal mass, network, diagnostic, recommendations, surgery.


Results

Invasion of contiguous organs, abdominal symptoms or endocrine syndrome can evoke an extra-renal histology. Thoraco-abdomino-pelvic computerized tomography (CT) is the standard imagery. Hormonal dosages are necessary in case of adrenal origin. Retroperitoneal coaxial biopsy is recommended with freezing and pathological verification. The surgical resection with negative margins should be planned according to pathology findings, with avoiding an incomplete resection or effraction, which could impact on patient's survival.


Conclusion

Retroperitoneal extra-renal tumors are rare tumors which prognosis is directly related to diagnostic procedure and initial management.

Mots clés:
Masse rétropéritonéale / Réseau / Diagnostic / Recommandations / Chirurgie
Mots-clés:
Retroperitoneal mass / Network / Diagnosis / Recommendations / Surgery
Le traitement non chirurgical du prolapsus : quels pessaires pour qui et comment les prescrire ?
Conservative treatment of prolapse: Which pessaries for whom and how to prescribe them?
2018
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F99


Le prolapsus est une pathologie courante puisque la prévalence atteint 50 % chez la femme d’âge moyen multipare et qu’elle augmente avec l’âge. Le traitement du prolapsus symptomatique peut être conservateur et reposer sur la rééducation ou la mise en place de pessaire. On différencie deux catégories de pessaires : les pessaires de comblement et les pessaires de soutien. Leur utilisation a pour but de réduire la symptomatologie liée au prolapsus. Leur utilisation est simple, le choix du pessaire dépendra de l’interrogatoire, de l’examen clinique et de l’adhésion de la patiente. Dans plus de 80 % des cas, on peut adapter le pessaire à l’anatomie de la patiente. Le suivi doit est régulier afin d’éviter les complications, celles-ci étant exceptionnellement sévères. Lorsque le pessaire est adapté, le taux de satisfaction des patientes est important pour un taux de complication faible. C’est un traitement à envisager en première intention.


Prolapse is a common pathology as the prevalence reaches 50 % for middle-aged multiparous women and increases with aging. Symptomatic prolapse treatment can be conservative and based on physiotherapy or on pessary use. Two kinds of pessaries can be considered: filling type and supporting type. Their use aim to reduce prolapse symptomatology. Their utilization is simple. The choice of pessary depends on the history, on the clinical examination and on the patient compliance. For more than 70% of patient cases the pessary can be adapted to the patient anatomy. The monitoring must be done on a regular basis to avoid to avoid complications, which are seldom severe. If the pessary is well adapted, the patient satisfaction rate is high with a low complication rate. Actually, it is a first choice treatment.

Mots clés:
prolapsus / Pessaire / Non complication
Mots-clés:
Prolapse / treatment / Pessary
L’introduction de la chirurgie robot-assistée pour la prostatectomie totale s’accompagne-t-elle d’une modification du nombre d’interventions secondaires pour troubles fonctionnels génito-urinaires ?
Is transition from pure laparoscopic to robotic-assisted radical prostatectomy associated with increase of surgical procedures for urinary incontinence and erectile dysfunction?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 921-926


Objectif

Étudier l’influence du passage de la prostatectomie totale laparoscopique (PT-Lap) à la voie robot-assistée (PT-Rob) sur le taux d’interventions secondaires pour incontinence urinaire (IU) et dysfonction érectile (DE).


Matériel

Étude rétrospective, évaluant chaque année de 2008 à 2015, le nombre et le type d’interventions chirurgicales secondaires réalisées pour IU et/ou DE post-PT, en fonction de la technique de PT (PT-Lap et PT-Rob).


Résultats

Entre 2008 et 2015, 2046 PT ont été réalisées dans notre service dont 372 PT-Lap et 1674 PT-Rob. Parmi ces patients, 84 (4 %) ont été traités chirurgicalement pour IU (18 AMS800, 9 ballons Pro-Act, 57 bandelettes sous-urétrales) et 15 (0,7 %) ont eu une pose d’implant pénien pour DE résistante au traitement médical ; 16 (0,7 %) ont été opérés à la fois d’IU et de DE. Le délai moyen de prise en charge de l’IU était de 3,2 ans en 2008 et de 1 an en 2015 et est resté stable pour la DE (moyenne : 3,4 ans). Les taux globaux (PT-Lap et PT-Rob) d’interventions secondaires pour IU et DE par année de PT sont restés stables et inférieurs à 5 % et 1,7 % respectivement, y compris pendant la phase de transition PT-Lap/PT Rob. Le taux d’intervention pour IU après PT-Lap était supérieur à celui après PT-Rob pour chaque année de PT étudiée.


Conclusion

L’introduction de la robotique a dès le départ un impact favorable sur le nombre d’interventions secondaires pour troubles fonctionnels génito-urinaires.


Objective

To study the impact of changing the technique of radical prostatectomy [pure laparoscopic radical (PR-Lap) to robot-assisted radical prostatectomy (RP-Rob)] on the rate of secondary procedures for urinary incontinence (UI) and erectile dysfunction (ED).


Material

Retrospective study evaluating the number and type of surgical procedures for post-RP UI and DE between 2008 and 2015, according to the technique of (RP-Lap or RP-Rob).


Results

Between 2008 et 2015, 2046 RP were performed in our department including 372 RP-Lap and 1674 RP-Rob. Among these patients, 84 (4%) had a surgical procedure for post-RP UI (18 AMS800, 9 balloons Pro-Act, and 57 male slings) and 15 (0.7%) had implantation of penile prosthesis for post-RP ED; 16 (0.7%) patients had both procedures. The mean delay between RP and UI surgery decrease from 3.2 years in 2008 to 1 year in 2015 and remain stable for penile prosthesis implantation (mean delay: 3.4 years). The overall rates of secondary procedures for UI and DE remained stable and below 5% and 1.7%, respectively, even during the transition period. For each year of PR studied, the rates of secondary procedure were higher in the RP-Lap group.


Conclusion

Changing the technique of RP from RP-Lap to PR-Rob has a favorable impact on the rate of secondary procedures for UI and ED from the outset.

Mots clés:
Prostatectomie totale / incontinence urinaire / dysfonction érectile / laparoscopie / Chirurgie robot-assistée
Mots-clés:
radical prostatectomy / Urinary incontinence / erectile dysfunction / Laparoscopy / Robot-assisted surgery
Mesures pelvimétriques prédictives de marges chirurgicales au décours d’une prostatectomie totale robot-assitée pour cancer prostatique
Pelvimetrics measures as predictives factors of positives surgical margins after robot-assisted laparoscopic prostatectomy
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 906-914


Introduction

Les données anthropométriques rapportent que les bassins des sujets d’origine africaine sont plus étroits et que leur cavité pelvienne est profonde. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’influence de mesures pelvimétriques (MP) sur le taux de marge chirurgicales (MCP) au décours d’une prostatectomie totale robot-assistée (PTRA) dans la population afro-caribéenne.


Matériel et méthodes

L’IRM pelvienne préopératoire de tous les patients opérés d’une PTRA au centre hospitalier universitaire de Guadeloupe entre janvier 2013 et décembre 2015 a été rétrospectivement analysée. La hauteur prostatique (HP), la profondeur apicale (PA) et la distance interépineuse (DIP) ont été mesurées, puis des index (index volumétrique prostatique [DIP/VP], index de profondeur apicale [DIP/PA]) et index de profondeur prostatique (DIP/[PA/HP]) ont été créés. Les MP et les index ont été comparés selon la présence ou l’absence de MCP en analyse uni et multivariée.


Résultats

Cent-soixante-dix-huit patients ont été inclus dans l’étude, parmi lesquels 60 (33,7 %) ont présenté des MCP. En analyse univariée, des différences significatives entre la présence ou l’absence de MCP étaient observées sur la PA (30,3±8,7mm versus 24,8±8,0mm, p <0,001), la HP (9,5±8,5mm versus 16,8±11,9mm, p <0,001) et la DIP (89,6±8,8mm versus 96,1±8,4mm) ainsi que les IPA et IPP. En analyse de régression logistique, la DIP (p <0,001) et la HP (p =0,02) étaient associées à une probabilité accrue de MCP, mais pas la PA ni les index.


Conclusion

Cette étude suggère que la DIP et la HP sont des facteurs prédictifs de MCP lors d’une PTRA chez les patients afro-caribéens. Ces mesures pourraient être utiles pour planifier l’orientation thérapeutique des patients atteints de cancer prostatique. Une étude prospective avec un effectif plus important, comparant la PTRA dans une population afro caribéenne et dans une population caucasienne, serait nécessaire.


Introduction

Anthropometric data report that pelvic bone of African subjects are narrower and the pelvic cavity is deeper. The aim of the study was to evaluate the influence of pelvic dimensions (PD) on Positive surgical margins (PSM) rate in Afro-Caribbean population after robot-assisted laparoscopic prostatectomy (RALP).


Patients and methods

Preoperative pelvic MRI of all patients who have had RALP at the University Hospital Center of Guadeloupe between January 2013 and December 2015 was retrospectively analyzed. PD, including the Height of the upper edge of the prostate (HP), the Apical Depth (AD) and Ischial Spines Distance (ISD), and indexes (prostate volumetric index [ISD/VP], apical depth index [ISD/AD] and prostate depth index [ISD/(AD/HP)]) were compared according to the presence or absence of PSM with uni and multivariate analysis.


Results

One hundred and seventy-eight patients were included in the study, of whom 60 (33.7%) presented PSM. In univariate analysis, significant differences between the presence or absence of PSM were observed on the AD (30.3±8.7mm versus 24.8±8.0mm, P <0.001), the HP (9.5±8.5mm versus 16.8±11.9mm, P <0.001) and the ISD (89.6±8.8mm versus 96.1±8.4mm) as well as the indexes of apical depth and prostatic depth. In multivariate logistic regression, the ISD (P <0.001) and HP (P =0.02) were associated with increased likelihood of PSM, but not AD or indexes.


Conclusion

This study suggests that interspinous distance is the best predictor of PSM during RALP in Afro-Caribbean patients. This measure may be useful to define the therapeutic pattern of patients with prostate cancer. A prospective study with a larger population, comparing RALP in Afro-Caribbean and in caucasians patients, would be needed.

Mots clés:
Prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée / Pelvimétrie / Marges chirurgicales positives / IRM pelvien
Mots-clés:
Robot-assisted laparoscopic prostatectomy / Pelvimetry / Positives surgical margins / Pelvic MRI
Mid term functional results following surgical treatment of recto-urinary fistulas postprostate cancer treatment
Résultats à moyen terme des patients traités d’une fistule recto-urétrale après prise en charge d’un cancer de prostate
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 915-920


Introduction


Mots clés:
Quality of life / York Mason / graciloplastie / prostate cancer / Recto-uretral fistula
Mots-clés:
P.-E. / N. / A. El / A. / L.