Base bibliographique

Factors influencing adrenal metastasis in renal cell carcinoma.
Factors influencing adrenal metastasis in renal cell carcinoma.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 1181-1184

Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 695 patients ayant subi une néphrectomie élargie pour cancer du rein. 215 patients ont eu une évaluation pré-opératoire des surrénales par tomodensitométrie abdominale. Dans cette série, l'incidence des métastases surrénaliennes a été de 4,3%. Le diamètre de la tumeur rénale a été légèrement plus grand chez les patients qui avaient une localisation surrénalienne secondaire (7,8cm vs 6,8cm). Par ailleurs il existait une prédominance gauche des tumeurs dans le groupe métastatique (69,2% contre 54%). Les métastases surrénaliennes et les tumeurs rénales ont été situées du même côté dans 90% des cas. Il y a eu un cas de métastase surrénalienne controlatérale et un cas de localisation bilatérale. Parmi les tumeurs polaires supérieures l'incidence des métastases surrénaliennes a été de 8,6% contre 1,9% pour les tumeurs polaires inférieures et 3,3% pour les tumeurs médio-rénales. Parmi les 29 patients qui avaient une métastase surrénalienne, 30% avaient d'autres localisations métastatiques. Après traitement 81% des patients sont décédés avec une survie post-opératoire moyenne de 27 mois. Dans cette série la surrénalectomie de principe n'aura été bénéfique que pour 3 patients sur 695. En CONCLUSION les auteurs proposent de réserver la surrénalectomie pour les tumeurs volumineuses ou à dévelopement polaire supérieur.

The factors predisposing to adrenal metastasis in renal cell carcinoma were reviewed in 695 cases. The overall incidence of adrenal metastasis was 4.3%. The risk of adrenal metastasis correlated with tumors that were on the left side, large and replacing the entire kidney, upper pole in location and of advanced T stage. Nevertheless, microscopic and/or contralateral adrenal metastasis was noted in patients with smaller, lower pole or mid renal tumors. Of 30 patients with adrenal metastasis 9 (30%) had clinical evidence of widespread disease. Among the patients who underwent complete surgical resection 14% had either positive lymph nodes or other non-adrenal metastases. Of the patients undergoing resection 81% died, with a mean postoperative survival of 27 months. Sustained disease-free survival was noted in 3 patients (0.43% of the entire series) whose complete pathological staging was pT1-3b, N0, M0. The need and benefit of adrenalectomy during surgery for renal cell carcinoma are extremely limited.

Mots clés:
kidney / tumor / risk factor / visceral metastasis / adrenal gland
Mots-clés:
Kidney / tumor / risk factor / visceral metastasis / adrenal gland
Faisabilité du Valsalva Leak Point Pressure; Etude de faisabilité
Prospective study of the feasibility of Valsalva leak point pressure.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 611-614

BUTS : Evaluer prospectivement la faisabilité de la mesure du seuil de pression de fuite à l'effort ou Valsalva Leak Point Pressure (VLPP).
MATERIEL ET METHODES : Entre le 1er janvier et le 31 juillet 1996, 155 patientes consécutives explorées pour une incontinence urinaire sans trouble de la statique pelvienne ont effectué des efforts de valsalva pendant la cystomanométrie pour mesure du VLPP. L'examen a été fait en position debout à 200 cc de remplissage avec, puis sans capteur de pression vésicale. L'âge moyen des patientes était de 54 ± 16 ans (extrêmes : 16 - 84 ans).
RESULTATS : En moyenne l'intensité maximale de la poussée abdominale mesurée par le capteur endovésical a été de 72 ± 28 cm d'eau. Dans 50,4 % des cas la mesure du VLPP n'a pas été possible, l'intensité de la poussée abdominale lors de la manoeuvre de valsalva étant inférieure à 60 cm d'eau. Nous n'avons pas observé de corrélation entre l'intensité de la poussée et l'âge des patientes (r=0,13 ; p>0,1)
CONCLUSION : La mesure du seuil de pression de fuite à l'effort n'est pas toujours réalisable par la méthode de Valsalva. D'autres techniques d'augmentation progressive de la pression intravésicale doivent être recherchées.

OBJECTIVE : To prospectively evaluate the feasibility of determination of the Valsalva Leak Point Pressure (VLPP). PATIENTS AND METHODS : From 1st January to 31st July 1996, 155 consecutive patients investigated for urinary incontinence with no pelvis static disorder performed Valsalva manoeuvres during cystomanometry in order to determine the VLPP. The examination was performed in the standing position at a filling volume of 200 cc with then without a vesical pressure transducer. The mean age of the patients was 54 ± 16 years (range : 16-84 years). RESULTS : The mean maximal intensity of abdominal straining pressure measured by the intravesical transducer was 72 ± 28 cm of water. The VLPP could not be determined in 50.4% of cases, as the abdominal straining pressure during the Valsalva manoeuvre was less than 60 cm of water. No correlation was observed between abdominal straining pressure and patient age (r=0.13; p>0.1).
CONCLUSION : Leak Point Pressure cannot always be determined by the Valsalva method. Other techniques of progressive increase of intravesical pressure must be investigated.

Mots clés:
incontinence urinaire / Urodynamique / examen urodynamique / pression de fuite
Mots-clés:
Urinary incontinence / urodynamics / urodynamic assessment / leak point pressure
False elevations of alpha-fetoprotein associated with liver dysfunction in germ cell tumors.
False elevations of alpha-fetoprotein associated with liver dysfunction in germ cell tumors.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1993, 72, 2491-2494

Les dosages de l'hormone chorionique gonadotrope (HCG) et de l'alpha-foeto-protéine sont essentiels pour le diagnostic, le pronostic, le suivi et le traitement des patients porteurs de tumeurs testiculaires à cellules germinales. L'élévation de ces marqueurs traduit le plus souvent une progression ou une récidive tumorale. Cependant des faux positifs sont possibles, l'élévation pouvant être secondaire à une autre cause. PATIENTS ET METHODES: Les auteurs rapportent une série de 9 patients ayant des antécédents de tumeur testiculaire à cellules germinales non séminomateuses, et qui ont présenté secondairement une élévation de l'alpha foeto protéine en l'absence de progression tumorale, de récidive ou de tumeur résiduelle à l'examen clinique et sur les examens d'imagerie. RESULTATS : Les élévations de l'alpha-foeto-protéine ont été attribuées à des perturbations du métabolisme hépatique secondaires soit aux drogues administrées (chimiothérapie, anesthésiques, anti épileptiques) soit à une imprégnation éthylique ou encore à une contamination virale lors de transfusions. CONCLUSION : L'élévation de l'alpha-foeto-protéine peut être liée à des perturbations du métabolisme hépatique. Ces élévations doivent donc être interprétées avec précaution chez des patients sans aucun signe de récidive évident.

BACKGROUND. Determination of serum concentration human chorionic gonadotropin (HCG) and alpha-fetoprotein (AFP) is crucial in diagnosis, prognosis, treatment, and follow-up of patients with germ cell tumors. Elevation of these markers almost indicates progression or recurrence of the germ cell tumor. However, an increase in these tumor markers can be produced by several benign causes. METHODS. The authors report nine cases of gonadal germ cell tumors that had increased serum levels of AFP without tumoral progression, recurrence, or residual tumor. RESULTS. The AFP elevations were attributed to liver damage secondary to drugs (chemotherapy, anesthetics, or antiepileptics), virus, or alcoholism. No clinical evidence (or in some cases surgical evidence) of malignant tumor activity was found in any of the patients. CONCLUSIONS. The elevation of serum levels of AFP in patients with germ cell tumors can be produced by liver dysfunction. These elevations must be interpreted with caution to avoid unnecessary treatments.

Mots clés:
Testis / germ cell tumor / tumor marker
Mots-clés:
Testis / germ cell tumor / tumor marker
Faut-il doser la prolactinémie dans le bilan d'une insuffisance érectile? A propos d'une série de 445 patients. Revue de la littérature.
Should plasma prolactin assay be routinely performed in the assessment of erectile insufficiency? Report of a series of 445 patients and review of the literature.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1097-1101

BUTS : Préciser l'intérêt du dosage de la prolactinémie dans le bilan d'une insuffisance érectile.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Le dosage de la prolactinémie (méthode radio-immunologique) a été réalisé chez 445 patients présentant une insuffisance érectile (âge moyen : 52,5 ans).
RÉSULTATS : 9 patients (2%) présentaient une hyperprolactinémie supérieure à 25 ng/ml dont 4 (0,9%) supérieure à 35 ng/ml. Parmi ces 9 patients 8 prenaient des médicaments hyperprolactinémiants. L'étiologie est restée imprécise chez 1 patient mais le scanner hypophysaire était normal. ANALYSE DE LA LITTÉRATURE : Dans la population des insuffisants érectiles, la prévalence de l'hyperprolactinémie supérieure à 20 ou 25 ng/ml est de 2,7%, supérieure à 35 ou 40 ng/ml de 1,3% et celle des tumeurs hypophysaires de 0,6%. Lors de tumeurs hypophysaires responsables d'hyperprolactinémie et d'insuffisance érectile 1°) la prolactinémie est supérieure à 30 ng/ml dans 90% des cas et supérieure à 50 ng/ml dans 83% des cas 2°) la testostéronémie totale est inférieure à 3 ng/ml dans 88% des cas et inférieure à 4 ng/ml dans 96% des cas 3°) la libido est émoussée dans 90% des cas.
CONCLUSION : La prévalence de l'hyperprolactinémie et des tumeurs hypophysaires dans la population des insuffisants érectiles est faible. Par ailleurs certains critères permettent de suspecter une hyperprolactinémie notamment quand elle est secondaire à une tumeur hypophysaire. En conséquence le dosage systématique de la prolactinémie n'est pas justifié. Ce dosage n'est réalisé que si la libido est émoussée, la testostéronémie totale abaissée ou si le patient présente des signes tels que céphalées, gynécomastie ou troubles visuels.

OBJECTIVE : To define the value of plasma prolactin assay in the assessment of erectile insufficiency. MATERIAL AND METHODS : Plasma prolactin assay (radioimmunoassay) was performed in 445 patients presenting with erectile insufficiency (mean age 52.5 years).

Mots clés:
andrologie / dysérection / bilan hormonal
Mots-clés:
andrology / Erectile dysfunction / endocrine tests
Félix Guyon
2001
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 158-164
Mots clés:
personnage célèbre / Guyon
Mots-clés:
celebrity / Guyon
Fetal hydronephrosis: what is the urologist to do?
Fetal hydronephrosis: what is the urologist to do?
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1993, 42, 229-231

L'échographie obstétricale est particulièrement performante pour la détection in utero d'une dilatation des cavités pyélo-calicielles dès la 16ème semaine de gestation. Ces dilatations peuvent être secondaires soit à un reflux, soit à un obstacle au niveau de la jonction pyélo-urétérale ou urétéro-vésicale, ou encore il peut s'agir d'une dilatation sans obstacle vrai. L'enjeu actuellement pour les urologues est de reconnaitre parmi les nouveaux-nés qui présentent une dilatation des cavités pyélo-calicielles ceux qui doivent être traités d'emblée et ceux qui doivent être surveillés. La scintigraphie isotopique semble être l'examen le plus performant pour différencier les dilatations avec et sans obstacles. Les obstacles d'origine sous-vésicale, en rapport le plus souvent avec des valves de l'urèthre postérieur, sont à l'origine d'un retentissement important sur la fonction rénale, d'autant qu'il est le plus souvent bilatéral. Dans cette situation, les reins doivent être mis à l'abri dès la naissance soit par le traitement des valves s'il est possible, soit par dérivation des urines. Au début des années 80 la plupart des équipes pratiquaient les cures des anomalies de la jonction pyélo-urétérale dès la 2ème semaine de vie. Le taux de succès était proche de 98%. Cependant la faisabilité d'une intervention ne signifie pas qu'elle soit forcément indiquée. Les différentes études de suivi des enfants porteurs d'anomalies de la jonction pyélo-urétérale, publiées par Ransley et Koff ont démontré que seul un petit nombre de reins tirait bénéfice de l'intervention. Cependant des données contradictoires ont été publiées. Actuellement nous recommandons une évaluation de la voie excrétrice supérieure après quelques jours de vie. Une antibioprophylaxie est prescrite dès la naissance et est poursuivie jusqu'à ce que le reflux vesico-rénal soit éliminé. En cas d'obstacle avec retentissement sur la fonction du rein lors de la scintigraphie, nous proposons une intervention chirurgicale. S'il n'existe pas de retentissement, l'enfant est inclus dans un protocole de surveillance par scintigraphie isotopique. En l'absence d'aggravation, celle ci est poursuivie jusqu'au 30ème mois. En conclusion, le diagnostic anténatal a finalement posé plus de problèmes qu'il n'en n'a résolu. Cependant la communauté urologique devra être capable de tirer bénéfice de cet outil diagnostique supplémentaire en développant des procédures diagnostiques d'évaluation et des protocoles de suivi.

Mots clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / antenatal screening
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / antenatal screening
Fiabilité des mesures de pressions obtenues par les sondes utilisées pour la réalisation du profil de pression uréthral par la méthode perfusionnelle.
Reliability of pressure measurements obtained by catheters used to determine urethral pressure profiles by the perfusion method.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 980-985

Le but de l'étude était d'évaluer la fiabilité des mesures de pression avec les principales sondes utilisées pour la réalisation du profil uréthral par la méthode perfusionnelle. Cette évaluation, réalisée sur un banc d'essai, permettait de comparer la pression de référence régnant dans une cuve remplie d'eau à celle mesurée par la sonde testée. La fiabilité de la mesure variait d'une sonde à l'autre. Cette disparité était due, d'une part, aux différences de pertes de charges qui induisent une surestimation de la mesure (de 2 à 17 centimètres d'eau) devant être corrigée par un réglage du zéro pression avec un cathéter perfusé. D'autre part, on observait des différences importantes de rapidité de la réponse (de zéro à cinq secondes) qui semble être liée aux propriétés élastiques de la sonde. Cette étude ne prétend pas vérifier globalement la fiabilité de la méthode perfusionnelle mais uniquement la fiabilité d'une mesure de pression.

The objective of this study was to evaluate the reliability of pressure measurements by the main catheters used to determine urethral profiles by the perfusion method. This evaluation, performed on a test bench, compared the reference pressure in a tank filled with water to that measured by the catheter tested. The reliability of the measurement varied from one catheter to another. This disparity was due to differences of load losses, leading to an overestimation of the measurement (by 2 to 17 centimetres of water), which must be corrected by adjustment of the zero pressure with a perfused catheter. Major differences in the rapidity of response (from zero to five seconds) were also observed, which appear to be related to ealstic properties of the catheter. This study does not pretend to globally verify the reliability of the perfusion method, but only the reliability of pressure measurements.

Mots clés:
Urodynamique / profil de pression uréthrale / uréthromanométrie / recherche
Mots-clés:
urodynamics / urethral pressure profile / urethrometry / research
Fibrose rétropéritonéale sur baryte.
Baryum-induced retroperitoneal fibrosis.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 429-432

Nous rapportons deux cas de fibrose rétropéritonéale secondaire à une perforation rectale survenue au cours d'un lavement baryté. Etant donné le délai variable pouvant exister entre l'accident radiologique et les complications urologiques, un long suivi des patients est nécessaire. En cas d'apparition d'une obstruction urétérale, le cathétérisme des uretères est une alternative temporaire et la chirurgie est le traitement de choix. Lorsque la réalisation d'une urétérolyse est impossible, nous proposons une urétéro-iléoplastie afin de restaurer la continuité urinaire.

The authors report two cases of retroperitoneal fibrosis secondary to rectal perforation occurring during baryum enema. In view of the variable interval between the radiological accident and the urological complications, a long patient follow-up is recommended. If ureteric obstruction occurs, ureteric catheterisation is a temporary alternative, but surgery is the treatment of choice. When ureterolysis cannot be performed, the authors propose ureteroileoplasty to restore continuity of the urinary tract.

Mots clés:
rétro-péritoine / fibrose
Mots-clés:
retroperitoneum / fibrosis
Fistule artério-veineuse rénale idiopathique.
Idiopathic renal arteriovenous fistula.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 429-433

Les auteurs rapportent l'observation d'une fistule artério-veineuse rénale idiopathique, diagnostiquée par angiographie, à l'occasion d'une hématurie abondante, chez un patient de 24 ans. Le traitement a consisté en une embolisation, dont l'efficacité est jugée sur l'arrêt de l'hématurie et sur les données du Doppler. Les caractéristiques des fistules artério-veineuses rénales, tant étiologiques que diagnostiques et thérapeutiques sont revues.

The authors report a case of idiopathic renal arteriovenous fistula. The diagnosis was established angiographically in a 24 year old man presenting gross hematuria. Embolization of the fistula was performed. Efficiency of this treatment was appreciated clinically and by duplex renal ultrasonography. The characteristics of renal arteriovenous fistulas are reviewed.

Mots clés:
Rein / Fistule artério-veineuse / hématurie / Embolisation
Mots-clés:
Kidney / Arteriovenous fistula / hematuria / Embolization
Fistule réno-sigmoïdienne sur un rein ectopique pelvien tuberculeux
Reno-sigmoid fistula in a tuberculous pelvic ectopic kidney.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 122-124

Les fistules réno-coliques sont rares. Elles intéressent en général le colon ascendant et descendant. Les auteurs rapportent le cas d'une fistule réno-sigmoïdienne survenant sur un rein ectopique pelvien tuberculeux. Une néphrectomie avec résection sigmoïdienne segmentaire, complétées par un traitement antibacillaire de 9 mois ont été réalisées. A 19 mois de recul, la patiente est en bon état général avec une fonction rénale et un transit intestinal normaux.

Renocolic fistulas are rare lesions, generally involving the ascending and descending colon. The authors report a case of reno-sigmoid fistula occurring in a tuberculous pelvic ectopic kidney. Nephrectomy with segmental sigmoid resection was completed by antituberculous treatment for 9 months. The patient presents a good general condition with normal renal function and normal intestinal transit with a follow-up of 19 months.

Mots clés:
malformation rénale / ectopie rénale / tuberculose uro-génitale / fistule uro-digestive.
Mots-clés:
renal malformation / ectopic kidney / urogenital tuberculosis / urodigestive fistula
Fistule urétéro-cotyloïdienne : à propos d'un cas.
Uretero-acetabular fistula : a case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 950-954

Nous présentons un cas de fistule urétéro-cotyloïdienne unique compliquant le traitement par prothèse d'une luxation congénitale de hanche et d'un cancer du col de l'utérus stade II chez une patiente de 44 ans .Cette fistule a été traitée par urétéro-iléoplastie avec greffon iléal suspendu. Complication rare de la chirurgie orthopédique, la fistule urétéro-cotyloïdienne pose un problème de prise en charge thérapeutique car il s'agit d'une affection multifactorielle. La difficulté pour le chirurgien Urologue est de bien faire la part entre ces différents facteurs afin de choisir la meilleure indication thérapeutique (traitement endourologique ou chirurgical). A travers cet article nous passons en revue les différentes modalités de prise en charge d'une fistule urétérale.

We present a case report of uretero-acetabular fistula in a female complicating orthopaedic surgery of congenital coxal difformity. An ileal pedicle graft was used to replace the terminal ureter. The difficulty of such complication is to choose the best therapeutic strategy between surgical and non surgical techniques. We review here the various urological armamentarium to affront such a rare and multifactorial complication

Mots clés:
Uretère / lésion / Fistule urinaire
Mots-clés:
ureter / lesion / Urinary fistula
Fistule urétéro-urétéro-colique 10 mois après entérocystoplastie (poche de Mainz).
Development of uretero-ureterocolic fistula 10 months after construction of a continent reservoir (Mainz pouch) for bladder substitution.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 87-90

Nous rapportons un cas de fistule urétéro-urétéro-colique à distance d'une cystectomie radicale avec remplacement vésical. Cette complication tardive rare est survenue 10 mois après l'intervention. Le patient a présenté une acidose métabolique hyperchlorémique et la diurèse a progressivement diminué jusqu'à disparition des mictions. La fistule complexe a été traitée chirurgicalement.

We report a case of delayed uretero-ureterocolic fistula after radical cystectomy with bladder substitution. This unusual late complication occurred 10 months postoperatively. The patient developed metabolic hyperchloremic acidosis. Progressively urinary volume diminished and finally the patient stopped to void physiologically. The complex urinary fistula had to be corrected surgically.

Mots clés:
iléo-cystoplastie de remplacement / complication iatrogène / fistule uro-digestive / lésion
Mots-clés:
replacement ileocystoplasty / iatrogenic complication / urodigestive fistula / lesion
Fistule urinaire après transplantation : à propos de 11 cas
TexF-PU-97-00070590.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 590-593

BUTS : Préciser les aspects anatomiques des fistules urinaires, et valuer les résultats du traitement percutané et chirurgical de la fistule urinaire post transplantation.
MATERIEL ET METHODES : 11 fistules urinaires sont observées après 160 greffes rénales, ce qui porte l'incidence de cette complication à 6,8%. Les fistules urinaires sont traitées par voie percutanée dans trois cas et chirurgicalement dans huit cas. Au cours du traitement chirurgical nous avons constaté : une nécrose étendue de l'urtère dans quatre cas, une nécrose de l'uretère terminal dans un cas, un lâchage de suture dans deux cas, une fistule pyélique punctiforme dans un cas.
RESULTATS : L'incidence de la fistule est de 5,8% pour la réimplantation de type Leadbetter et de 8,1% pour la réimplantation extra-vésicale type Lich-grégoir. Nous avons obtenu un succès chez trois patients traités par voie percutanée avec un décès et sept succès sur huit patients traités chirurgicalement. Nous avons réalisé une anastomose pyélo-urétérale avec l'uretère natif en cas de nécrose étendue de l'uretère (4 cas), une nouvelle réimplantation dans trois cas et une suture de la fistule pyélique.
CONCLUSION : Plus de la moitié des fistules urinaires post transplantation observées dans notre service sont secondaires à une nécrose ischémique de l'uretère. Nous soulignons l'intérêt de respecter la vascularisation urétérale lors du prélèvement. Le traitement doit être chirurgical et précoce afin d'éviter les complications infectieuses.

Post-transplantation urinary fistula based on a series of 11 cases.

Mots clés:
Transplantation rénale / complication iatrogène / Fistule urinaire / chirurgie réparatrice
Mots-clés:
renal transplantation / iatrogenic complication / Urinary fistula / reconstructive surgery
Fistules artérielles ilio-urétérales après chirurgie reconstructrice aorto-iliaque (à propos de 3 cas)
Ilio-ureteric fistulae after aorto-iliac reconstructive surgery. Report of three cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 85-92

Les auteurs rapportent trois observations de fistules ilio-urétérales dans les suites lointaines d'une chirurgie aorto-iliaque reconstructrice. Ils rappellent également les six observations similaires publiées dans la littérature mondiale. Toutes ces observations ont en commun l'apparition d'une fistule urétéro-artérielle plusieurs années après un geste vasculaire portant sur l'artère iliaque. Les suites de la thrombo-endartériectomie iliaque semblent être principalement en cause comme dans leurs trois observations aboutissant à un faux anévrisme en regard de la fermeture de l'artériotomie, d'autant plus qu'une angioplastie par patch avait été réalisée. La fréquence de cette complication est exceptionnelle. Le diagnostic doit être suspecté devant les hématuries abondantes et les antécédents et si possible confirmé par une urographie intraveineuse, une urétéropyélographie rétrograde, une artériographie, voire une tomodensitométrie. La thérapeutique en est complexe et passe par un geste vasculaire et urologique dépendant du degré d'urgence et des possibilités de reconstruction

The authors report 3 cases of ilio-ureteric fistulae following aorto-iliac reconstructive surgery. They also review 6 similar cases published in the worldwide literature. All of these cases have in common the appearance of a uretero-arterial fistula several years after the vascular operation on the iliac artery. The postoperative course of iliac thromboendarterectomy appears to be principally responsible, as in the 3 cases presented here, resulting in a pseudoaneurysm over the arteriotomy closure, especially as a patch angioplasty had been performed. This complication is exceptional. The diagnosis must be suspected in the case of profuse haematuria and a suggestive history and should be confirmed, when possible, by intravenous urography, retrograde ureteropyelography, arteriography, or even computed tomography. Treatment is complex and consists of a vascular and urological procedure depending on the degree of urgency and the possibilities of reconstruction.

Mots clés:
chirurgie vasculaire / complication iatrogène / fistule uro-vasculaire / lésion
Mots-clés:
vascular surgery / iatrogenic complication / urovascular fistula / lesion
Fistules artérioveineuses rénales intraparenchymateuses congénitales.
Congenital intraparenchymal renal arteriovenous fistulas.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 742-746

Nous rapportons un cas de FAV (fistule artérioveineuse) rénale congénitale survenant chez un adulte jeune et se révélant par une hématurie massive.Cette pathologie rare nécessite une collaboration entre l'urologue et le radiologue pour la prise en charge diagnostique et thérapeutique. L'examen clé est l'artériographie rénale permettant une embolisation sélective de la lésion. La place de la chirurgie conventionnelle est réduite aux échecs de l'embolisation.

The authors report a new case of congenital renal arteriovenous fistula (AVF) in a young adult, who presented with gross haematuria. The diagnosis and treatent of this rare disease required collaboration between the urologist and radiologist. The key examination is renal arteriography, allowing selective embolization of the lesion. Conventional surgery now has a usually limited place, following failure of embolization.

Mots clés:
malformation rénale / Fistule artério-veineuse / Embolisation
Mots-clés:
renal malformation / Arteriovenous fistula / Embolization
Fistules urétéro-artérielles : à propos de 2 cas et revue de la littérature
Uretero-arterial fistulas : report of 2 cases and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 1007-1011

Les fistules urétéro-artérielles sont rares. Nous en rapportons deux nouvelles observations compliquant une chirurgie vasculaire iliaque. Ces fistules surviennent dans un contexte particulier : pathologie artérielle aorto-iliaque, néoplasie et radiothérapie pelviennes. Le cathétérisme urétéral prolongé est un facteur de risque retrouvé dans 65% des cas. Le diagnostic clinique est difficile et doit être évoqué devant des épisodes d'hématurie, quelquefois minimes et intermittents mais souvent cataclysmiques. La notion de terrain est alors capitale pour évoquer le diagnostic. Les examens complémentaires les plus utiles sont l'artériographie et l'urétéro-pyélographie rétrograde. Le traitement chirurgical est complexe, car il est réalisé dans un contexte d'urgence chez des patients en mauvais état général et qu'il doit prendre en charge à la fois le problème urologique et vasculaire. Dans quelques cas une embolisation peut être proposée. Un diagnostic précoce améliore le pronostic qui reste quand même sombre du fait de la fréquence et de la gravité des complications post-opératoires.

Uretero-arterial fistulas are rare. The authors report two new cases complicating iliac vascular surgery. These fistulas occurred in a particular context : aorto-iliac disease, neoplasm and pelvic radiotherapy. Prolonged ureteric catheterisation is a risk factor found in 65% of cases. The clinical diagnosis is difficult and must be suggested in the presence of episodes of haematuria, sometimes minimal and intermittent, but often cataclysmic. The clinical context is highly suggestive of the diagnosis. The most useful complementary investigations are arteriography and retrograde ureteropyelography. Surgical treatment is complex, as it is performed in an emergency context in patients with a poor general state and it must treat both the vascular and the urological problem. Embolization can be proposed in some cases. The prognosis remains serious due to the frequency and severity of postoperative complications, which is why this disease must be investigated in all patients at risk.

Mots clés:
fistule uro-vasculaire / hématurie
Mots-clés:
urovascular fistula / hematuria
Fistules vésico-vaginales simples. Artifice technique. Réflexions à propos de quelques observations.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 1069-1072

L'utilisation d'une sonde urétérale solidarisée par un fil au trajet d'une fistule vésico-vaginale simple permet la dissection sous la forme d'un néo-canal et apporte ainsi une aide appréciable. Ces complications de la chirurgie pelvienne devraient pouvoir être évitées dans certains cas par des indications prudentes et la pratique de la cystoscopie per-opératoire. Le diagnostic, quoique facile, n'est pas toujours fait rapidement. La meilleure voie d'abord de ces fistules est celle qui apportera le meilleur confort opératoire. La prévention d'une incontinence urinaire d'effort résiduelle par cervico-cystopexie, dans le même temps, est recommandée.

Mots clés:
gynécologie / fistule uro-génitale / chirurgie réparatrice / lésion
Mots-clés:
gynaecology / Urogenital fistula / reconstructive surgery / lesion
Fixation du fond vaginal par myorraphie haute médiane des releveurs.
Fixation of the vaginal vault by high midline levator myorrhapy.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 552-554

Le traitement du prolapsus de la voûte vaginale est complexe et fait appel à des interventions par voie abdominale ou par voie vaginale dont la morbidité n'est pas négligeable. Nous utilisons depuis 10 ans une technique simple de fixation du fond vaginal réalisée par voie basse qui répond aux exigences d'une chirurgie fonctionnelle : restitution de l'anatomie, morbidité réduite, facilité d'enseignement. Cet article a pour objet de décrire précisément le déroulement de l'intervention et de présenter nos résultats à partir d'une série de 51 patientes opérées avec cette technique.

The treatment of prolapse of the vaginal vault is complex and requires abdominal or vaginal procedures associated with significant morbidity. For the last 10 years, the authors have been using a simple transvaginal vault fixation technique, which satisfies the requirements of functional surgery : restoration of anatomy, reduced morbidity, easeto learn. This article is intended to precisely describe the surgical technique and to present the results based on a series of 51 patients operated bwiththis technique.

Mots clés:
prolapsus vaginal / élytrocèle / cure de prolapsus / voie d'abord vaginale
Mots-clés:
Vaginal prolapse / enterocele / prolapse surgery / vaginal approach
Fluorescein angiography of the bladder: technique and relevance to bladder cancer and interstitial cystitis patients
Fluorescein angiography of the bladder: technique and relevance to bladder cancer and interstitial cystitis patients
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 154, 62-65

BUTS : L'angiographie à la fluoroscéine est utilisée depuis de nombreuses années dans différentes spécialités afin d'étudier la micro-vascularisation, les phénomènes de néo-vascularisation tumorale ainsi que l'ischémie tissulaire. Cette étude préliminaire a été faite dans le but de démontrer la faisabilité, l'innocuité et l'intérêt de cette technique pour l'évaluation de la micro-circulation vésicale, particulièrement dans un contexte de cystite interstitielle ou de cancer de vessie. PATIENTS ET METHODES : Les auteurs ont inclus dans cette étude 5 patients porteurs de cystite interstitielle diagnostiquée selon les critères du NIH et 10 patients atteints de cancer de vessie. L'angiographie vésicale à la fluorocéine nécessite une injection intra-veineuse directe de fluorocéine. Après mise en place d'un cystoscope équipé d'un filtre jaune vert (520nm de longueur d'onde) et bleu (465nm) sur la source de lumière, les patients ont reçu une injection intra-veineuse de 5ml de fluoroscéine à 10%. La vessie est ensuite étudiée en 3 phases: artérielle (5 secondes après injection), veineuse (7 à 20 secondes après injection), et extravasation tissulaire (30 à 120 secondes après injection). RESULTATS : Après hydrodistension, les lésions pétéchiales des patients atteints de cystite interstitielle sont apparues plus nettement. De même, les tumeurs papillaires ou les plages de CIS sont apparues en dégageant une forte fluorescence, tandis que le parenchyme sain restait non fluorescent. Enfin, aucun effet secondaire n'a été observé. CONCLUSION : L'angiographie vésicale à la fluoroscéine est une technique qui ne présente aucun risque particulier et qui peut être une aide utile au diagnostic de cystite interstitielle ou de tumeur de vessie.

PURPOSE: Fluorescein angiography has been used in the study of bleeding vessels, neovascularity, tumors and ischemic tissues in a variety of disorders. This pilot study was designed to evaluate the feasibility, safety and relevance of this interesting technology for the evaluation of bladder wall vessels in patients with interstitial cystitis and bladder cancer. MATERIALS AND METHODS: Five patients with National Institutes of Health defined interstitial cystitis symptoms and 10 with bladder cancer were studied during cytoscopy while they were under general anesthesia. A yellow-green barrier filter (520 nm.) was placed over the cystoscope eyepiece and a blue exciter filter (465 nm.) was attached to the light source. Patients received a 5 ml. bolus of 10% fluorescein intravenously. RESULTS: After hydrodistension, glomerulations in interstitial cystitis patients were more prominent with fluorescein angiography and occurred in the venule phase. Areas of papillary transitional cell tumor and carcinoma in situ developed a brilliant yellow-green fluorescence. Adjacent normal urothelium was nonfluorescent and provided a contrasting dark background facilitating the detection of all lesions. No allergic reaction or other adverse effect related to the fluorescein injection was observed. CONCLUSIONS: These unique observations in a limited number of patients suggest that fluorescein angiography of the bladder is a safe and simple procedure. This preliminary report underscores the relevance of fluorescein angiography in the detection of bladder tumor and offers a new approach to the evaluation of bladder wall vessels in interstitial cystitis patients.

Mots clés:
bladder / transitional cell carcinoma / interstitial cystitis / angiography
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / Interstitial cystitis / angiography
Follow-up of prostatic intraepithelial neoplasia.
Follow-up of prostatic intraepithelial neoplasia.
2001
- Article original
- Réf : Eur Urol, 1996, 30, 256-260

La biopsie ou la ponction à l'aiguille fine sont les seuls moyens de diagnostiquer le PIN. Le PIN est supposé être un précurseur du cancer de prostate invasif, bien qu'il soit quasiment impossible de démontrer la progression, étant donné l'impossibilité de prélever de manière itérative le même foyer. Incidence: l'importance clinique du PIN réside principalement dans son association avec le cancer invasif. Des études autopsiques ont montré une prévalence du PIN double chez des sujets porteurs de cancer invasif que chez des sujets indemnes de cancer invasif. Ploïdie: plusieurs auteurs ont rapporté l'instabilité génétique des PIN de haut grade. L'aneuploïdie des PIN semble d'autant plus grande qu'ils sont associés à des cancers invasifs aneuploïdes. Suivi clinique: la plupart des auteurs s'accordent sur le fait que le PIN en soi ne requiert pas de traitement. Néanmoins un suivi à la recherche d'un cancer associé ou secondaire est nécessaire, au moyen de biopsies répétées. En présence d'un PIN de grade III, un cancer invasif est découvert dans 38 à 70% des cas. PSA: les données concernant le PSA sont controversées. Le PIN lui même ne devrait pas évacuer de PSA dans le sang. Etant donné la fréquente association avec un cancer invasif, les sujets porteurs de PIN ont néanmoins généralement un PSA plus élevé que des sujets porteurs d'HBP ou sains. Echographie transrectale: des études récentes ont montré que les cancers précoces étaient hypo-échogènes. Cependant leur identification échographique reste débattue. Effets du traitement hormonal: le PIN est hormono-dépendant et un traitement peut interférer avec l'identification histologique des lésions. Les auteurs recommandent une surveillance bi annuelle pendant les deux premières années, puis annuelle.

Biopsy or fine-needle aspiration cytology are the only appropriate methods for detection of prostatic intraepithelial neoplasia (PIN). PIN has been suggested to be a principal precursor of invasive carcinoma of the prostate. Most reports on an association of PIN and invasive prostatic cancer have a follow-up of less than 1 year, indicating that the successively diagnosed cancer most probably was present at the time of diagnosis of PIN. The natural history of PIN is unknown and detection of PIN should therefore not influence therapeutic decisions. If coexistent carcinoma is not found, close surveillance is recommended to identify a possible subsequent cancer at an early stage. Follow-up examinations should be performed at 6-month intervals for 2 years and thereafter annually.

Mots clés:
prostate / tumor / precancerous lesion
Mots-clés:
prostate / tumor / Precancerous lesion
Followup of intraurethral collagen for female stress urinary incontinence.
Followup of intraurethral collagen for female stress urinary incontinence.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1996, 156, 1305-1309

BUTS : Etudier les facteurs pronostiques pré-opératoires et la durabilité des résultats après injection péri-uréthrale de collagène. PATIENTS ET METHODES : 187 femmes âgées de 15 à 87 ans (moyenne 63) ont été traitées par injection péri-uréthrale pour incontinence urinaire à l'effort. 63% des patientes avaient déjà eu une cure d'incontinence. L'évaluation pré-opératoire a comporté dans tous les cas un examen video-urodynamique. RESULTATS : Parmi les 187 patientes, 43 (23%) ont été guéries, 97 (52%) ont été améliorées et 47 (25%) ont été des échecs. Le recul moyen après la dernière injection a été de 22 mois (extrêmes 4 - 69). L'âge des patientes ou l'importance clinique de l'incontinence ne sont pas des facteurs pronostiques. Parmi les 31 patientes qui avaient une instabilité vésicale pré-opératoire, 13 ont été guéries ou améliorées (42%). L'existence d'une hyper-mobilité cervico-uréthrale pré-opératoire n'a pas modifié les résultats (p=0,21). Les patientes qui avaient une incontinence de type III (classification de Blaivas) ont reçu une quantité moyenne de collagène plus importante. La quantité moyenne de collagène injecté dans le groupe des patientes guéries ou améliorées a été de 9,65 cc (2,5±50), avec 2,5 traitements en moyenne (1±10). La quantité moyenne injectée par traitement a été de 3,8 cc. Pour les patientes continentes, deux mois après l'injection, la probabilité de maintenir ce résultat sans injection complémentaire a été de 71, 58 et 46% à 1, 2 et 3 ans de recul. CONCLUSIONS : Les injections péri-uréthrales de collagène sont un traitement simple et bien toléré de l'incontinence urinaire à l'effort. L'existence d'une instabilité vésicale pré-opératoire est un facteur d'échec. En revanche, nous n'avons pas retrouvé le caractère péjoratif de l'hyper-mobilité cervico-uréthrale. Enfin, en cas de détérioration du résultat une nouvelle injection permet le plus souvent de rétablir la continence.

PURPOSE: We studied patient selection parameters and durability of response of collagen injections for female stress incontinence. MATERIALS AND METHODS: A total of 187 women 15 to 87 years old (mean age 63) underwent collagen injections for urethral incompetence. Treatment outcome was determined by a change in individual incontinence grades before and after injection. RESULTS: Of the 187 women 43 (23%) were cured and 97 (52%) improved, while injection failed in 47 (25%). Mean followup in the successful (cured or improved) group was 22 months (range 4 to 69) after the last collagen injection. No difference in outcome was noted in relation to patient age or pretreatment grade of incontinence. Of the 31 patients with bladder instability 13 (42%) had a favorable outcome. No significant difference in outcome was noted in patients with or without hypermobility (p = 0.21235). Patients with type 3 incontinence required the largest amount of collagen for a successful outcome. Persistence of continence in 80 patients who were cured for at least 2 months was plotted on a Kaplan-Meier survival curve. The probability of remaining dry without additional collagen was 71, 58 and 46% at 1 to 3 years, respectively. CONCLUSIONS: Intraurethral collagen is a safe and well tolerated procedure. Pretreatment bladder instability may be an adverse factor. Patients with or without hypermobility had equal benefit. Long-term durability was noted. If deterioration occurred, repeat collagen injections restored success.

Mots clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / periurethral injection
Mots-clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / Periurethral injection
Forme familiale d'urétérocèle sur duplicité : deux soeurs et leur père.
Familial form of ureterocele with double ureter : two sisters and their father.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 747-749

La duplicité urétérale est une malformation congénitale fréquente et la présence d'une urétérocèle sur l'uretère du pyélon supérieur est une association qui n'est pas exceptionnelle. L'anomalie est habituellement diagnostiquée chez l'enfant par urographie intraveineuse ou échographie. Qu'une telle lésion soit retrouvée parmi différents membres d'une même famille est rarissime puisque seuls quelques cas ont été publiés dans la littérature. Notre observation tire son intérêt du fait que trois membres de la famille présentent l'anomalie et que c'est le père qui en est atteint et non pas la mère, comme ce fut le cas dans deux autres publications.

Double ureter is a frequent congenital malformation and the presend of a ureterocele on the ureter draining the superior renal pelvis is a not exceptional association. The abnormality is usually diagnosed in children by intravenous urography or ultrasound. It is extremely rare to find such a lesion in different members of the same family, as only a few cases have been published in the literature. Our case is original in that three members of the family presented the abnormality and it was the father who was affected, rather than the mother, as in the cases reported in the other two publications.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / urétérocèle / génétique
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / Ureterocele / genetics
Formes familiales des cancers de l'appareil urogénital : aspects cliniques et génétiques
TexF-PU-96-00060343.htlm
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 343-355

Les formes familiales des cancers du rein, de la voie excrétrice et du testicule sont rares (1 à 2%), contrairement au cancer de la prostate (20%). Au sein de ces cancers familiaux, les formes héréditaires en rapport avec une anomalie génétique transmise à la descendance sont actuellement mieux connues et ont un intérêt particulier pour le clinicien. Leur diagnostic peut modifier les modalités de traitement du patient atteint compte tenu de la multifocalité des tumeurs au sein du même organe et/ou de la bilatéralité fréquente en cas d'organes pairs. Le risque de transmission du gène délétère à la descendance conduit à une information et une surveillance étroite des apparentés pour un diagnostic précoce et un meilleur pronostic.Lorsque le gène de prédisposition est connu, il est possible de cibler la surveillance uniquement sur les sujets porteurs du gène délétère compte tenu du risque accru de cancer par rapport à la population générale: c'est le cas pour le cancer du rein au cours de la maladie de Von Hippel Lindau, le néphroblastome et les exceptionnelles tumeurs de la voie excrétrice dans le syndrome de Lynch. Pour le cancer de la prostate, le plus fréquent, où les formes héréditaires représenteraient 9% des cas, le gène prédisposant n'est pas identifié et doit conduire actuellement à proposer un dépistage chez tous les hommes de la famille à partir de 40 ans compte tenu de l'âge plus précoce de survenue.

Familial forms of genitourinary cancers : clinical and genetic aspects.

Mots clés:
Rein / prostate / Tumeur / Tumeur urothéliale / génétique
Mots-clés:
Kidney / prostate / tumor / transitional cell carcinoma / genetics
Fragmentation des calculs urétéraux par laser Holmium Yag
Ureteric lithotripsy using Holmium : YAG laser.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 201-205

BUTS : Evaluer le laser Holmium Yag dans le traitement des calculs urétéraux.
MATERIEL ET METHODES : 62 patients porteurs de 84 calculs urétéraux ont été traités par laser Holmium (longueur d'onde : 2100 nm). Les calculs étaient pelviens dans 54 cas, iliaques dans 21 cas, ou lombaires dans 9 cas. 35 calculs avaient été traités sans succès par lithotritie extra-corporelle. Le diamètre moyen des calculs était de 1,6 cm. Les traitements ont été effectués avec une énergie de 1,5 joules à la cadence de 15 à 20 impacts par seconde (22-30 watts). Les traitements ont été évalués par ASP fait à une semaine, puis à 1 mois postopératoire et urographie intraveineuse faite au deuxième mois postopératoire pour s'assurer de la liberté de la voie excrétrice et de l'absence de sténose.
RÉSULTATS : Sur les 84 calculs, 75 (89,2%) ont été fragmentés : 52 étaient pelviens (96%), 17 étaient iliaques (80,9%), et 6 étaient lombaires (66,6%). Les 9 échecs (10,7%) ont été dus à des problèmes techniques ou des dysfonctionnements du laser. La durée opératoire moyenne a été de 30 minutes, dont 7 minutes de tir laser. Nous n'avons pas observé de complication majeure due au laser à l'exception d'un patient, chez qui une sonde urétérale a dû être maintenue en place.
CONCLUSION : Le laser Holmium est un traitement utile, efficace et sûr des calculs urétéraux. Ce traitement pourrait être utilisé dans la plupart des cas en ambulatoire.

PURPOSE : Evaluation of the Holmium YAG laser wave length in the treatment of ureteric calculi. MATERIAL AND METHODS : 84 ureteric stones in 62 patients were subjected to lithotripsy by the Ho-YAG laser (wave length 2100 nm). Of the stones treated 54 were lower ureteric, 21 were middle ureteric and 9 were upper uireteric stones. Thirty five stones were subjected to previous unsuccessful endoscopic lithotripsy procedures or ESWL. The mean diameter of the stones was 1.6 cm. The energy parameters followed in the study were 1.5 joules with frequency of 15 to 20 pulse/sec (22-30 watts). KUB was carried out one week and one month after the procedure and intravenous urography was performed 2 months later to evaluate upper tract improvement and to detect any stricture formation alon the ureter. RESULTS : Of the 84 stones, 75 (89.2%) were successfully fragmented : 52 (96%) of the lower, 17 (80.9%) of the middle and 6 (66.6%) of the upper ureteric stones. The cause of failure in fragmentation of the remaining 9 stones (10.7%) was due to failure of instrumentation nor machine malfunction that aborted the procedure. The average operative time per case was approximately 30 minutes and the lasing time was approximately 7 minutes. No major complications related to the laser treatment were encountered except in one patient who needed prolonged internal ureteral stenting.
CONCLUSION : Ho-YAG laser lithotripsy is useful and very effective in the endoscopic treatment of ureteric stones. It is safe, if carefully applied and most of the cases can be carried out as an outpatient procedure.

Mots clés:
Lithiase / Uretère / Calcul / lithotripsie endoscopique / Laser
Mots-clés:
stones / ureter / calculus / endoscopic lithotripsy / Laser
Fragmentation des calculs urinaires à l'aide du Lithoclast EMS. Technique et résultats
Fragmentation of urinary calculi using the Lithoclast EMS. Technique and results.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 944-950

Le Lithoclast est un lithotripteur endoscopique qui utilise l'énergie balistique créée dans une pièce à main de petite taille, par le mouvement d'une petite pièce métallique ("le Projectile"), actionnée par un jet d'air comprimé. L'énergie est transmise à une tige métallique dont le diamètre est choisi en fonction de l'application : 0,8 ou l mm dans l'uretère; 2 mm dans la vessie et dans le rein. Nous avons utilisé cet appareil pour le trai- tement de 40 calculs chez 39 malades (calculs urétéraux = 25; calculs rénaux = 11; calculs vésicaux = 4). Une fragmentation satisfaisante de la pierre a été obtenue pour 39 calculs sur 40 (soit 97,5%.). L'utilisation de l'appareil est très facile au niveau du rein et de la vessie (à ces niveaux, le risque de perforation de la voie urinaire est faible). Dans l'uretère, le risque de perforation de la paroi par embrochage avec les tiges 0,8 mm ou 1 mm est important (12% des cas); cependant, ces lésions punctiformes cicatrisent sans difficulté sur sonde double J. Par ailleurs, au niveau urétéral, des techniques particulières doivent être utilisées pour limiter le risque de refoulement de la pierre en direction du bassinet.

The Lithoclast is an endoscopic lithotriptor which uses the ballistic energy produced by a small hand-held apparatus, by the movement of a small metal part (the projectile) driven by a jet of compressed air. The energy is transmitted to a metal rod whose diameter is selected according to the application : 0.8 or 1 mm in the ureter; 2 mm in the bladder and kidney. We have used this apparatus to treat 40 stones in 39 patients (25 ureteric stones, 11 renal stones, 4 bladder stones). Satisfactory fragmentation was obtained for 39 of the 40 stones (97.5%). The apparatus is very easy to use in the kidney and bladder (the risk of urinary tract perforation is very low at this level). The risk of perforation of the ureteric wall by 0.8 mm or 1 mm rods is considerable (12% of cases), but these punctate lesions heal rapidly over a double J stent. Special techniques should be used in the ureter to limit the risk of pushing the stone towards the renal pelvis.

Mots clés:
Lithiase / Calcul / lithotripsie endoscopique
Mots-clés:
stones / calculus / endoscopic lithotripsy
Fréquence de la chirurgie de l'hypertrophie bénigne de la prostate.
Frequency of surgery for benign prostatic hyperplasia.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 515-521

BUTS : Calculer l'incidence du traitement chirurgical de l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) dans deux départements français, l'Indre-et-Loire et le Cher, et en déduire l'incidence en France. METHODES : Tous les patients opérés pour une HBP par une résection trans-uréthrale ou une adénomectomie trans-vésicale ont été recensés de façon prospective pendant 6 mois auprès de tous les chirurgiens de l'Indre-et-Loire et du Cher. Le recueil des dossiers a été exhaustif et a été fait au niveau des laboratoires d'anatomopathologie à partir des pièces opératoires de prostate d'HBP. 506 patients ont été retenus.
RESULTATS : L'âge moyen des patients était de 71,8 ans. 78% des patients ont été opérés par un urologue libéral, et 93% par un urologue exclusif. La durée moyenne de séjour post-opératoire était de 7,1 jours. Elle a varié en fonction de l'âge du patient, du poids de l'adénome et du lieu de l'intervention (CHU, établissement privé et CHG). Cette étude a permis de calculer l'incidence annuelle de la chirurgie de l'HBP dans ces 2 départements : 822/100 000 hommes de plus de 50 ans. L'incidence maximale était obtenue dans la 7ème décade de la vie : 1742/100 000. Dans notre étude un urologue libéral opérait 76 patients pour HBP par an.
CONCLUSION : La projection des résultats de l'étude dans la population française permet de calculer l'incidence annuelle de la chirurgie de l'hypertrophie bénigne de la prostate en France : 776 /100 000 hommes de plus de 50 ans. A partir de ce chiffre d'incidence, on estime que 55 000 à 65 000 hommes se font opérer par an en France pour une HBP.

OBJECTIVES : To calculate the incidence of surgical treatment of benign prostatic hyperplasia (BPH) in two French departments, Indre-et-Loire and C her, in order to deduce the incidence in France. METHODS : All patients operated for BPH by transurethral resection or transvesical prostatectomy were counted prospectively over a 6-month period by all surgeons of the Indre-et-Loire and Cher departments. Collection of case files was complete and based on BPH resection specimens sent to pathology. 506 patients were included in this survey. RESULTS : The mean age of the patients was 71.8 years. 78% of patients were operated by a private urologist, and 93% by a specialist urologist. The mean postoperative stay was 7.1 days and varied according to the patient's age, the weight of the prostate and the site of the operation (university hospital, private establishment and general hospital). This study allowed calculation of the annual incidence of surgery for BPH in these 2 departments : 822/100 000 men over the age of 50 years. The maximal incidence was observed during the 7th decade of life : 1,742/100,000. In our study, private urologists operated 76 patients for BPH per year.
CONCLUSION : Extrapolation of these results to the French population indicates an annual incidence of surgery for benign prostatic hyperplasia in France of 776/100,000 men over the age of 50 years. On the basis of this incidence, an estimated 55,000 to 65,000 men are operated for BPH per year in France.

Mots clés:
prostate / HBP / résection transuréthrale / adénomectomie pour HBP / Épidémiologie
Mots-clés:
prostate / BPH / transurethral resection / prostatectomy for BPH / epidemiology
Fréquence des colibacilles adhérents dans une population de pyélonéphrite aiguë et dans une population de cystite aiguë.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 583-589

L'adhésion uroépithéliale des escherichia coli est un des principaux facteurs de colonisation et d'infection du haut appareil. Nous avons comparé 3 mesures d'adhérences bactériennes: l) Hémagglutination Mannose Résistante (HAMR), 2) Adhésion aux cellules uroépitheliales, 3) Agglutination de particules de latex, pour tester 85 souches d'escherichia coli, 42 pyélonéphrites aiguës, 43 cystites aiguës. Dans la population des pyelonéphrite aiguës, ces tests sont positifs dans 73,8% à 85,7%, dans la population des cystites ils sont positifs dans 2,3%à 14% (différence statistiquement significative). Cette étude confirme le rôle majeur des souches porteuses d'adhésine de type PAP à l'origine des pyélonéphrites aiguës.

Frequency of adherent E. coli in a population of patients with acute pyelonephritis and a population of patients with acute cystitis.

Mots clés:
infection urinaire / Pyélonéphrite aiguë / cystite aiguë
Mots-clés:
urinary tract infection / acute pyelonephritis / acute cystitis
Fréquence et signification des marges d'exérèse tumorales positives après prostatectomie totales.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 7, 78-82

La fréquence des marges d'exérése tumorales positives est de 25 à 30% pour les tumeurs stade T1 et de 30 à 50% pour les tumeurs stade T2. Dans un cas sur deux, la marge d'exérèse positive semble liée à l'utilisation d'un plan de dissection inadéquat, passant à l'intérieur de la capsule prostatique et au sein d'une zone tumorale intra-glandulaire. Dans les autres cas, l'extension extra-prostatique du cancer est la cause de la marge d'exérèse positive.Il a été démontré qu'il existe un risque significatif de progression tumorale post-opératoire lié à la présence d'une marge d'exérèse positive. Du fait de la corrélation entre la fréquence d'une marge d'exérèse positive et celle des autres paramètres du stade pathologique dépendant du volume tumoral, il existe aussi une inter-dépendance de la signification pronostique de tous ces paramètres avec celle du volume tumoral.

Mots clés:
prostate / Tumeur / prostatectomie radicale / histo-pronostic / Anatomopathologie
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / histoprognosis / Pathology
Frequency and location of extracapsular extension and positive surgical margins in radical prostatectomy specimens.
Frequency and location of extracapsular extension and positive surgical margins in radical prostatectomy specimens.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1992, 148, 331-337

La conservation des pédicules vasculo-nerveux a permis à un plus grand nombre de patients d'accepter une prostatectomie radicale dans le cadre du traitement du cancer de la prostate, mais il n'est pas certain qu'elle n'expose pas au risque d'une ablation incomplète dans certains cas. Les marges chirurgicales positives ont été rapportées avec une fréquence alarmante dans les spécimens de prostatectomie radicale et pourraient signifier un risque accru d'échec éventuel du traitement. L'objectif de ce travail est de déterminer la location de la lésion cancéreuse, de l'extension extra-capsulaire ou des marges chirurgicales positives dans les pièces de prostatectomie radicale examinés par des coupes sériées. MATÉRIEL ET MÉTHODES. L'étude porte sur 144 spécimens de prostatectomie étudiés par des coupes sériées. Les malades avaient été opérés de façon consécutive en utilisant la technique décrite par Walsh. Lorsque les patients avaient une activité sexuelle, la conservation des pédicules vasculo-nerveux étaient la règle au début de la série, alors que vers la fin de l'étude seul le pédicule du côté opposé de la lésion a été conservé. RÉSULTATS : a) Stade T1. Sur les 46 stades T1, 98% avaient un cancer résiduel dans la prostate après résection transurétrale et dans 76% le cancer a été retrouvé dans la zone postérieure de la glande. L'extension extra-capsulaire a été identifiée chez 10 malades (22%) : dans la zone antérieure chez 5, et dans la zone la plus apicale chez 4 soulignant l'importance d'une dissection apicale large dans les cancers T1. Les marges positives ont été retrouvées chez 10 patients (22%) dont la moitié sont survenues dans la zone postéro-latérale. b) Stade T2. Sur les 98 stades T2, la tumeur a été localisée dans la partie postérieure de la glande dans 97%. L'extension extracapsulaire a été retrouvée chez 62 malades (63%) et dans 87% de ce dernier groupe l'extension était localisée dans la région postéro-latérale. Les marges positives ont été retrouvées chez 23%, le plus souvent dans la zone postéro-latérale et rectale (57% et 26% respectivement). Dans plus de la moitié des cas, les marges positives résultaient d'une incision de la capsule. Chez 18 des 144 malades (13%) une marge chirurgicale positive isolée a été le seul indicateur pathologique de l'échec du traitement et la moitié de ces marges positives sont survenues dans la zone du pédicule vasculo-nerveux. Certains des malades avec une extension tumorale extra-prostatique auraient pu être guéris si une excision large du pédicule vasculo-nerveux avait été faite. Vouloir trop metre l'accent sur la préservation de l'activité sexuelle dans les prostatectomies radicales peut conduire à laisser chez certains malades une maladie résiduelle diminuant peut-être ainsi leurs chances de guérison.

Positive surgical margins have been reported with disturbing frequency in radical prostatectomy specimens and may portend an increased risk of eventual treatment failure. We determined the location of any cancer, extracapsular extension and positive surgical margins in 144 consecutive step-sectioned radical prostatectomy specimens. Of the 46 stage A cancer patients 98% had residual cancer in the prostate after transurethral resection and in 76% cancer was found posteriorly in the gland. Extracapsular extension was identified in 10 patients (22%): anteriorly in 5, posterolaterally in 5 and on the most apical transverse section in 4. Positive margins were found in 10 patients (22%) and half of these occurred posterolaterally. Of the 98 stage B cancer patients tumor was located posteriorly in 97%. Extracapsular extension was found in 62 patients (63%) and in 87% of these it was located posterolaterally. Positive margins were found in 23%, most commonly in the posterolateral and rectal areas (57% and 26%, respectively), and in more than half of these the positive margin resulted from incision into the capsule. In 18 of the 144 patients (13%) a single positive surgical margin was the only pathological indicator of treatment failure and half of these occurred in the area of the neurovascular bundle. Some of these patients with extraprostatic tumor might have been cured if wide excision of the neurovascular bundle had been performed. Overemphasis on preservation of potency during radical prostatectomy may leave some patients with persistent local disease.

Mots clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / histoprognosis
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / histoprognosis
Frequency-volume chart pattern in a healthy female population
Frequency-volume chart pattern in a healthy female population
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1993, 72, 708-710

BUT. Peu de travaux dans la littérature ont étudié le volume et le calendrier mictionnel physiologiques de la femme. Les auteurs rapportent une étude prospective portant sur une population de femmes indemnes de toutes pathologies. PATIENTS ET METHODES. 33 femmes âgées de 25 à 56 ans (moyenne 39,7 ans) ont été incluses dans l'étude. Aucune ne présentait de troubles mictionnels. L'ECBU était négatif 32 fois, et dans un cas il existait une bactériurie. 28 femmes ont eu une débitmétrie à l'inclusion qui a été normale dans tous les cas. Il a été demandé à chaque femme d'établir un calendrier mictionnel sur 24 heures, pendant 7 jours consécutifs. RÉSULTATS. Le volume mictionnel moyen a été de 237±67ml le jour et 379±132 la nuit. Le nombre de mictions a été de 5,63±1,6 le jour, contre 0,08±0,16 la nuit. La diurèse moyenne de jour a été de 1,11±0,35ml/min contre 0,84±0,27 ml/min la nuit. La diurèse moyenne sur 24 heures a été de 1473±386ml. La capacité vésicale fonctionnelle a été plus grande la nuit que le jour. A partir de ces données, les auteurs proposent une série de valeurs ÇnormalesÈ avec leurs écarts types pour les paramètres mictionnels de la femme.

Very few data are available on what should be considered a normal frequency-volume chart. To establish baseline figures we studied the voiding diaries of 33 normal women. A computer program was developed using 12 parameters. A normal pattern was established for young and middle-aged women. These data may be used as a reference when analysing the charts of patients with voiding dysfunction.

Mots clés:
voiding diary / female / vesicosphincteric physiology / lower urinary tract symptom
Mots-clés:
voiding diary / female / vesicosphincteric physiology / lower urinary tract symptom