Base bibliographique

Utility of preoperative serum prostate-specific antigen concentration and biopsy Gleason score in predicting risk of pelvic lymph node metastases in prostate cancer.
Utility of preoperative serum prostate-specific antigen concentration and biopsy Gleason score in predicting risk of pelvic lymph node metastases in prostate cancer.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 44, 519-524

Déterminer la précision de la concentration sérique pré-opératoire d'antigène spécifique de prostate (PSA) et du score de Gleason déterminé sur les biopsies pour prévoir la présence de métastases ganglionnaires d'un cancer prostatique. Les dossiers médicaux de tous les patients traités pour cancer prostatique dans huit centres médicaux de janvier 1988 à juin 1993 ont été revus. Il y avait 932 patients porteurs d'un cancer de prostate nouvellement diagnostiqué pour lesquels les données biologiques étaient exploitables et qui avaient subi un curage lymphatique pelvien avec (912) ou sans (20) prostatectomie radicale. Le taux de faux négatifs du diagnostic de métastase ganglionnaire basé sur l'utilisation du PSA pré-opératoire et du score de Gleason des biopsies a été analysé. Une étude multi-variable a été pratiquée pour évaluer la valeur du PSA sérique pré-opératoire et du score de Gleason sur la biopsie individuellement et en combinaison pour la prévision des métastases ganglionnaires. Le taux de faux négatifs était de 0% pour une concentration de PSA? 6ng-ml et un score de Gleason sur biopsie de moins de 6 (142 patients) et de 1,0% pour un PSA ? 10ng-ml et un score de Gleason de moins de 7 (388 patients). La limite supérieure de l'intervalle de confiance à 95% pour un seuil de PSA à cette valeur était de 2,0%. La combinaison du PSA pré-opératoire et du score de Gleason de la biopsie offrait la meilleure précision en terme de réduction des faux négatifs. Pour les patients porteurs d'un cancer de prostate récemment diagnostiqué ayant un score de Gleason sur la biopsie de moins de 7 et un PSA pré-opératoire inférieur à 10ng-ml (42% des patients de la série), un curage ganglionnaire parait superflu. Le surcoût induit par le bilan radiologique et le curage pourrait donc être évité chez ces patients.

OBJECTIVES. To determine the accuracy of the preoperative serum concentration of prostate-specific antigen (PSA) plus the Gleason pathology score of biopsy specimens in predicting the presence of disease in the pelvic lymph nodes in patients with prostate cancer. METHODS. The medical records of all patients treated for prostate cancer at eight medical centers from January 1988 to June 1993 were reviewed. There were 932 patients with newly diagnosed prostate cancer for whom all relevant data were available who had undergone pelvic lymphadenectomy with (n = 912) or without (n = 20) radical prostatectomy. The rate of false-negative predictions of metastases based on combined preoperative biopsy Gleason score and serum PSA concentration was analyzed. A multivariate logistic regression analysis was performed to assess the value of preoperative serum PSA and biopsy Gleason scores individually and in combination in predicting pelvic lymph node metastases. RESULTS. The false-negative rate of metastases was 0% for preoperative PSA concentrations

Mots clés:
prostate / tumor / PSA / histoprognosis / lymph node metastasis
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA / histoprognosis / lymph node metastasis
Vaginal wall bipedicled flap and other techniques in complicated urethral diverticulum and urethrovaginal fistula
Vaginal wall bipedicled flap and other techniques in complicated urethral diverticulum and urethrovaginal fistula
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : J Am Coll Surg, 1995, 180, 150-156

BUTS : La réparation des diverticules de l'urètre de la femme peut être une opération simple ou un véritable challenge opératoire, dépendant du site de la lésion et des opérations précédentes. Trente femmes opérées dans la période des 15 dernières années et ayant divers facteurs de risques tels que la situation proximale du diverticule ou la présence d'une fistule urétro-vaginale, sont revues. Une nouvelle technique utilisant un lambeau transverse bi-pédiculé de paroi vaginale pour couvrir la réparation urétrale a été utilisée en routine. MATERIEL ET METHODE : Les résultats à long terme ont été évalués par l'examen clinique, endoscopique et urodynamique. Un suivi par une étude de survie par courrier a été effectuée répertoriant les douleurs urétrales, l'incontinence, la fréquence des mictions, les plaintes sexuelles post-opératoires et les diverses opérations. RESULTATS : Les opérations répétées ont été plutôt peu fréquentes. Le résultat final de la réparation urétrale a été satisfaisant pour toutes les patientes sauf trois, deux d'entre elles ayant subi de multiples opérations (4 et 7 fois respectivement). Ces patientes avaient été vues pour la dernière fois avec des symptômes résiduels d'incontinence et de syndrome urétral récidivant. Cependant, la majorité des patientes qui avaient été opérées à répétition ont été guéries. Une patiente qui avait une instabilité vésicale avait un certain degré de sténose urétrale. CONCLUSIONS : Le traitement avec succès des complications des diverticules compliqués et des fistules nécessite de suivre quelques étapes techniques de base. Quand apparaît la récidive, il est important d'interpréter avec prudence les profils de pression urétrale, la cystométrie et les autres tests fonctionnels.

BACKGROUND: Repair of a urethral diverticulum in females may be a rather simple operation or it may represent an operative challenge, depending on the site of the lesion and previous treatment. Thirty women operated upon during a 15-year-period and with a variety of complicating factors, such as proximal location of diverticula or the presence of a urethrovaginal fistula, were reviewed. A new procedure using a transverse bipedicled vaginal flap to cover the urethral repair was used routinely. STUDY DESIGN: The long-term results were evaluated by clinical, endoscopic, and urodynamic methods. A follow-up postal survey was obtained reporting the presence of urethral pain, incontinence, frequency of micturition, postoperative sexual complaints, and subsequent operations. RESULTS: Repeated operations were rather common. The end result of operative repair was satisfactory in all but three patients, two of whom underwent multiple operations (four and seven times, respectively). These patients were left with residual symptoms of incontinence and recurrent urethral syndrome. However, the majority of patients who were operated upon repeatedly were cured. One patient who had impaired detrusor contractility had a relative urethral stricture. CONCLUSIONS: The successful treatment of complicated diverticula and fistula requires some basic technical steps during repair. When recurrence develops, it is important to interpret carefully urethral pressure profiles, cystometry, and other functional tests.

Mots clés:
urethra / diverticulum / urogenital fistula / reconstructive surgery
Mots-clés:
Urethra / Diverticulum / Urogenital fistula / reconstructive surgery
Valeur de l'IRM endorectale dans la stadification du cancer de prostate localisé.
TexF-PU-97-00070449.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 449-454

BUTS : Déterminer la valeur diagnostique de l'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) endorectale dans la stadification locale du cancer de la prostate.
MATERIEL ET METHODES : 75 patients atteints d'un cancer de prostate cliniquement localisé ont été inclus de façon consécutive de décembre 1992 à septembre 1996. Un examen IRM (1,5 Tesla, Siemens) avec antenne endorectale a été réalisé avant la prostatectomie radicale. Les résultats de cet examen en ce qui concerne l'invasion capsulaire, l'atteinte des vésicules séminales et de l'apex ont été corrélés aux données de l'examen anatomopathologique de la pièce opératoire et aux données du toucher rectal, de l'échographie endorectale, du taux de PSA et de la cartographie biopsique.
RESULTATS : La meilleure performance de l'IRM endorectale est obtenue pour éliminer l'atteinte des vésicules séminales avec une spécificité de 92%. Pour l'envahissement capsulaire, la valeur prédictive positive de l'IRM endorectale est de 90%. En ce qui concerne l'apex, la valeur prédictive positive de l'IRM endorectale est de 56%, la sensibilité de 40% et la spécificité de 82%. Lorsque l'IRM endorectale ne montre pas d'atteinte extra-prostatique, le risque d'avoir des marges positives lors de la prostatectomie radicale est inférieur à 6%.
CONCLUSION : Dans cette étude l'IRM endorectale apparaît satisfaisante pour améliorer la stadification du cancer de prostate localisé notamment en ce qui concerne l'atteinte des vésicules séminales et celle de l'apex mais surtout semble très intéressante pour prédire des marges d'exérèse négatives.

Value of transrectal MRI in the staging of the localized prostatic cancer.

Mots clés:
prostate / Tumeur / bilan d'extension tumorale / imagerie par résonance magnétique nucléaire
Mots-clés:
prostate / tumor / staging / magnetic resonance imaging
Valeur des biopsies dans la stadification du cancer de prostate avant prostatectomie radicale
Value of biopsies in staging of prostate cancer before radical prostatectomy.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 969-976

Le diagnostic de cancer de prostate est affirmé par l'analyse des biopsies de prostate. En cas de cancer de prostate localisé où une prostatectomie radicale peut être proposée comme traitement curatif, ces mêmes biopsies, reflets directs du cancer, peuvent apporter des éléments pronostiques importants: ces éléments permettent de préciser la stadification tumorale , de mieux sélectionner les patients et de guider les techniques chirurgicales afin d'améliorer les résultats anatomopathologiques post-opératoires que ce soient en diminuant le nombre de tumeurs pT3 (extraprostatiques) que le taux de marges d'exérèse positive. Seuls les éléments péjoratifs sont un bon reflet du caractère extraprostatique de la tumeur: un score de Gleason supérieur à 7, l'existence d'un envahissement extracapsulaire, d'un engainement périnerveux, d'un envahissement des vésicules séminales, de 66% de biopsies positives sont en faveur d'une tumeur extraprostatique. En revanche, l'existence d'éléments a priori de bon pronostic comme un score de Gleason faible, une biopsie sur six positive, un faible envahissement des biopsies ne permettent pas d'affirmer la présence d'une tumeur peu agressive, intraprostatique (pT2). Dans l'avenir, on peut envisager que d'autres critères pronostiques seront découverts qui permettront d'affirmer avec plus de précision le caractère intra ou extraprostatique des tumeurs prostatiques au stade localisé.

The diagnosis of prostate cancer is confirmed by histological examination of prostate biopsies. In cases of localized prostate cancer, in which radical prostatectomy can be proposed as curative treatment, these biopsies, directly reflecting the cancer, can provide important prognostic elements, by specifying the tumour staging, allowing better patient selection and guiding surgical techniques in order to improve the postoperative histological results either by decreasing the number of pT3 tumours (extraprostatic) or the positive resection margin rate. Only pejorative elements are a good indicator of extraprostatic spread of the tumour : a Gleason score greater than 7, the presence of extracapsular invasion, perineural invasion, seminal vesicle invasion, 66% of positive biopsies are in favour of extraprostatic tumour. In contrast, the presence of apparently favourable prognostic elements, such as a low Gleason score, one out of six positive biopsies, limited invasion of biopsies cannot confirm the presence of a minimally aggressive, intraprostatic tumour (pT2). Other prognostic criteria may be discovered in the future, which will confirm with greater precision the extraprostatic or intraprostatic nature of localized prostatic tumours.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Biopsie / histo-pronostic
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / histoprognosis
Valeur des biopsies prostatiques dans la cartographie tumorale
Value of prostatic biopsies in tumour mapping.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 217-222

BUTS : Outil diagnostique, les biopsies prostatiques sont également utilisées comme éléments pronostiques avant prostatectomie radicale. Leur localisation au sein de la glande prostatique est un de ces critères pronostiques. Nous avons comparé la localisation des biopsies prostatiques positives avec celle de la tumeur après prostatectomie radicale afin d'étudier la valeur de ce facteur pronostique et la manière de l'améliorer.
MATERIEL ET METHODES : De 1988 à 1996, 166 tumeurs prostatiques localisées traitées par prostatectomie radicale ont été diagnostiquées par 6 biopsies endorectales systématisées échoguidées et 3 biopsies médianes supplémentaires pratiquées de la base à l'apex prostatique. La localisation des biopsies positives a été comparée à celle de la tumeur au sein de la glande prostatique.
RÉSULTATS : Sur les 996 biopsies en sextant réalisées, 331 (33%) sont positives soit 1,99 biopsies par prostate. 92 (19%) biopsies médianes sont positives. Les 331 biopsies en sextant positives correspondent à une localisation tumorale au sein de la prostate avec une spécificité de 81,5%, une sensibilité de 39,4%, une valeur prédictive positive (VPP) de 83,3%, une valeur prédictive négative (VPN) de 36,4% et une précision de 52%. Pour les 3 biopsies médianes, la sensibilité est de 70,3%, la spécificité de 91,6%, la VPP de 61,9%, la VPN de 94%, la précision de 82%. Le poids de la prostate (prostates de moins et de plus de 45 gr), influence ces résultats puisque la VPP diminue de 90,8% à 76,1% alors que la VPN augmente de 32,9% à 37,8%.
CONCLUSION : Avoir des biopsies négatives dans une zone prostatique après 6 biopsies randomisées ne préjuge pas de l'absence de tumeur dans cette zone et ne peut être utilisé comme élément pronostique avant prostatectomie radicale pour la conduite thérapeutique. Le fait d'avoir des biopsies négatives dans une zone prostatique doit être interprété en tenant compte du poids de la prostate. Les 3 biopsies médianes sont plus précises et sont moins influencées par le poids prostatique.

OBJECTIVES : Prostatic biopsies, a diagnostic tool, are also used as prognostic elements before radical prostatectomy. Their sites within the prostatic gland constitute one of these prognostic criteria. The authors compared the site of positive prostatic biopsies with that of the tumour after radical prostatectomy in order to study the value of this prognostic factor and the way in which it can be improved. MATERIAL AND METHODS : From 1988 to 1996, 166 localized prostatic tumours treated by radical prostatectomy were diagnosed by 6 systematized ultrasound-guided transrectal biopsies and 3 supplementary median biopsies performed from the base to the prostatic apex. The site of positive biopsies was compared to that of the tumour within the prostatic gland. RESULTS : Of the 996 sextant biopsies performed, 331 (33%) were positive, i.e. 1.99 biopsies per prostate. 92 (19%) median biopsies were psoitive. 331 positive sextant biopsies corresponded to a tumour within the prostate with a specificity of 81.5%, a sensitivity of 39.4%, a positive predictive value (PPV) of 83.3%, a negative predictive value (NPV) of 36.4% and an accuracy of 52%. For 3 median biopsies, the sensitivity was 70.3%, the specificity was 91.6%, the PPV was 61.9%, the NPV was 94%, and the accuracy was 82%. The weight of the prostate (prostates less than and greater than 45 g), influenced these results, as PPV decreased from 90.8% to 76.1% while NPV increased from 32.9% to 37.8%.
CONCLUSION : Negative biopsies in a prostatic zone after 6 randomized biopsies do not exclude the presence of tumour in this zone and cannot be used as a prognostic element before radical prostatectomy for the therapeutic management. The presence of negative biopsies in a prostatic zone must be interpreted by taking the prostatic weight into account. 3 median biopsies are more accurate and less influenced by prostatic weight.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Biopsie
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy
Valeur des examens radiologiques dans le diagnostic et la stadification des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 966-973

De 1980 à 1991, 109 patients ont été traités pour une tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure. Tous ont eu une urographie intra-veineuse (UIV) dont la sensibilité a été de 61%. L'association UIV + UPR a permis de poser le diagnostic dans 72% des cas. Une échographie rénale et une tomodensitométrie abdominale (TDM) ont été réalisées respectivement dans 41 et 67 cas. La sensibilité de l'échographie a été de 41% et celle de la TDM de 72%. La TDM a eu une meilleure sensibilité pour les tumeurs du bassinet (78%) que pour celles de l'uretère (53%) (p

Value of radiological examinations in the diagnosis and staging of upper urinary tract tumours.

Mots clés:
voie urinaire supérieure / Tumeur urothéliale / imagerie
Mots-clés:
upper urinary tract / transitional cell carcinoma / imaging
Valeur diagnostique de dix biopsies prostatiques systématisées et échoguidées par voie transrectale.
Diagnostic value of ten systematised, ultrasound-guided transrectal prostatic biopsies.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 1012-1017

BUTS : Etudier l'amélioration de la détection du cancer de prostate par la réalisation de dix biopsies prostatiques transrectales strictement systématisées. MATÉRIELS ET MÉTHODES : L'étude est prospective et porte sur 162 patients ayant subi une série de 10 biopsies prostatiques échoguidées par voie transrectale pour une élévation du PSA et/ou anomalie du toucher rectal. Cinq biopsies étagées sont faites dans chaque lobe : entre les 3 biopsies habituellement réalisées dans le protocole standard, 2 biopsies sont intercalées en respectant l'angle d'attaque de l'aiguille préconisé dans le protocole standard.
RÉSULTATS : Le taux de complications est de 1,85% avec la technique des 10 biopsies. 40,1% des 162 patients ont un adénocarcinome prostatique détecté. Dans le groupe complet des patients, le pourcentage d'amélioration diagnostique apporté par le protocole de 10 biopsies est de + 3,1% par rapport au protocole standard. Le pourcentage d'amélioration diagnostique le plus important est dans le groupe de patients ayant un PSA ? 10 ng/ml (+ 4,9%) et dans le groupe de patients ayant un volume échographique de la prostate ? 40 cc (+ 4%).
CONCLUSION : Plus que l'augmentation du nombre de biopsies prostatiques réalisées, c'est l'échantillonnage des zones prostatiques dans lesquelles le cancer a statistiquement le plus de chances d'être observé (zone périphérique), qui semble apporter l'amélioration la plus notable sur le plan diagnostique.

OBJECTIVE : To study the improvement of prostatic cancer detection provided by ten strictly systematised transrectal prostatic biopsies. MATERIAL AND METHODS : This prospective study was conducted in 162 patients submitted to a series of 10 ultrasound-guided transrectal prostatic biopsies due to the presence of elevated PSA and/or an abnormality on digital rectal examination. Five biopsies were taken from different sites in each lobe : 2 biopsies were inserted between the 3 biopsies usually performed in the standard protocol, while maintaining the angle of entry of the needle recommended in this protocol. RESULTS : The complication rate was 1.85% with the 10-biopsy technique. Prostatic cancer was detected in 40.1% of the 162 patients. The percentage diagnostic improvement provided by the 10-biopsy protocol in the overall patient population was + 3.1% compared to the standard protocol. The highest percentage diagnostic improvement was observed in the group of patients with PSA ? 10 ng/ml (+ 4.9%) and in the group of patients with an ultrasound prostatic volume ? 40 cc (+ 4%).
CONCLUSION : The most marked diagnostic improvement appears to be related more to sampling of prostatic zones presenting a statistically increased risk of cancer (peripheral zone) than to the increased number of prostatic biopsies performed.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Biopsie / histo-pronostic
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / histoprognosis
Valeur diagnostique de l'enregistrement des érections nocturnes.
Diagnostic value of nocturnal recording of erection.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 403-408

L'enregistrement de la tumescence et de la rigidité lors d'érections nocturnes est considéré comme l'examen de référence pour différencier l'origine psychogène ou organique d'une dysérection. Mais son intérêt diagnostique est discuté en l'absence de valeurs normales de rigidité. 170 patients consécutifs ont eu un tel enregistrement (Rigiscan(r), Dacomed USA). A l'exception des patients présentant une sclérose en plaques, une rigidité ? 60% correspond toujours à des patients présentant des troubles de l'érection qualifiés de psychogènes. 59% d'entre eux sont ainsi détectés (sensibilité 59%; spécificité 87%). En revanche, aucune conclusion ne peut être donnée d'un enregistrement nocturne pathologique (32% de psychogènes) et finalement compte tenu des étiologies de cette série, 29% des patients tirent bénéfice d'un tel examen.

The recording of tumescence and rigidity during nocturnal erections is considered to be the reference examination to differentiate between the organic or psychogenic origin of erectile dysfunction. However, its diagnostic value is more doubtful in the absence of normal rigidity values. 170 consecutive patients were submitted to this type of recording (RigiScan, Dacomed, USA). With the exception of patients suffering from multiple sclerosis, all patients with erectile dysfunction considered to be psychogenic obtained a rigidity ? 60%. 59% of these patients were detected by this method (sensitivity : 59%, specificity : 87%). In contrast, no conclusion can be drawn from a pathological nocturnal recording (32% of psychogenic patients) and finally, in view of the aetiologies of this series, this examination was considered to be useful in 29% of patients.

Mots clés:
andrologie / dysérection / exploration fonctionnelle sexuelle / rigidimétrie pénienne
Mots-clés:
andrology / Erectile dysfunction / sexual function test / penile rigidimetry
Valeur diagnostique du test de Stamey dans les prostatites chroniques.
Diagnostic value of Stamey's test in chronic prostatitis.
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 107-112

BUTS: Analyse et précisions techniques de l'examen cytobactériologique avec recueil fractionné des urines décrit par Stamey, méthode de référence pour l'évaluation et le diagnostic bactériologique des prostatites chroniques bactériennes, mais dont la réalisation pratique est rarement détaillée dans la littérature. METHODES: L'épreuve de Stamey est basée sur l'analyse comparative des échantillons d'urine représentatifs de l'urètre, de la vessie et des sécrétions prostatiques obtenues par massage prostatique. Cette méthode permet de mettre en évidence des germes dans les urines ou les sécrétions prostatiques en cas de prostatites bactériennes, au contraire des prostatites non bactériennes et des prostatodynies. Les conditions de prélèvement nécessitent une vessie suffisamment remplie et doivent être réalisées de façon rigoureusement stérile. Le premier temps de l'examen ne doit pas être précédé d'un écouvillonnage urétral, les échantillons d'urines doivent avoir un volume d'urine bien précis. Les sécrétions prostatiques sont obtenues par massage prolongé de chaque lobe prostatique. RESULTATS: Les prostatites bactériennes se traduisent par la présence de germes dans les sécrétions prostatiques et U3, en quantité largement supérieure à ce qui pourrait être trouvée dans les autres échantillons. En cas d'infection urinaire basse, le test doit être renouvelé après désinfection des urines vésicales. Le rôle pathogène des germes Gram positif est conditionné par un isolement à titre élevé et à plusieurs reprises. Le rôle pathogène de Ureaplasma urealytycum et Chlamydiae trachomatis est plus discuté. Le rôle de Trichomonas vaginalis est peu probable, la prostatite mycosique est très rare. La spermoculture est inférieure au test de Stamey dans le diagnostic des prostatites. CONCLUSION: Le diagnostic de prostatite chronique est peu aisé en raison de l'absence de symptomatologie clinique typique, de signes échographiques spécifiques, et de l'interprétation parfois difficile des résultats des cultures. Le test de Stamey est l'examen diagnostique de référence sous réserve d'une méthodologie rigoureuse.

OBJECTIVES: Analysis and technical details of Stamey's fractionated urine cultures, the reference method for the evaluation and bacteriological diagnosis of chronic bacterial prostatitis, but the application of which has been rarely described in the literature. METHOD: Stamey's test is based on comparative analysis of urine samples representative of the urethra, bladder and prostatic secretions obtained by prostatic massage. This method allows the demonstration of bacteria in the urine or prostatic secretions in the presence of bacterial prostatitis, in contra with non-bacterial prostatitis and prostatodynia. The sampling conditions require a sufficiently full bladder and the samples must be collected according to rigorously sterile procedure. The first step of the examination must not be preceded by urethral swabbing and the urine samples must have a well defined volume. Prostatic secretions are obtained by a prolonged massage of each lobe of the prostate gland. RESULTS: Bacterial prostatitis is confirmed by the presence of bacteria in the prostatic secretions and U3 in numbers largely exceeding the bacterial counts of the other samples. In the case of lower urinary tract infection, the test must be repeated after disinfection of the bladder urine. The pathogenic role of Gram positive bacteria is confirmed by isolation of a high bacterial count on several occasions. The pathogenic role of Ureaplasma urealyticum and Chlamydiae trachomatis is more controversial, while the role of Trichomonas vaginalis is unlikely and fungal prostatitis is very rare. Semen culture is less reliable than Stamey's test in the diagnosis of prostatitis. CONCLUSION: The diagnosis of chronic prostatitis is difficult due to the absence of typical clinical symptoms, specific ultrasonographic signs and the sometimes difficult interpretation of the culture results. Stamey's test is a reference diagnostic examination provided it is performed according to a rigorous methodology.

Mots clés:
infection génitale / Prostatite / examen d'urine
Mots-clés:
genital infection / Prostatitis / urinalysis
Valeur pronostique d'une unique biopsie prostatique échoguidée positive sur le volume tumoral et le caractère intracapsulaire de l'adénocarcinome prostatique.
Prognostic value of a single positive ultrasound-guided prostatic biopsy on tumour volume and intracapsular nature of prostatic adenocarcinoma.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 920-925

BUT : Etude de la valeur d'une unique biopsie prostatique positive dans la stadification d'un adénocarcinome prostatique et sur la significativité du volume tumoral. METHODE : 27 patients prostatectomisés avaient une seule biopsie prostatique positive. Pour chaque patient ont été étudiés des paramètres cliniques, biologiques et anatomopathologiques.
RESULTATS : La longueur d'envahissement tumoral sur la biopsie était de 2,6mm (évaluation sur 25 biopsies). 6 patients (23%) avaient une tumeur extracapsulaire et 21 (78%) avaient un volume tumoral significatif. Parmi les 16 patients ayant une longueur d'envahissement tumoral - 3mm, 13 (81%) avaient un volume tumoral significatif. 25% des patients ayant moins de 3mm envahis sur la biopsie et un score de Gleason - 6 et 12% des patients ayant moins de 3mm envahis et un PSA - 10 ng/ml avaient un volume tumoral non significatif.
CONCLUSION : La présence d'une seule biopsie prostatique positive ne permet pas à elle seule de déterminer le stade pathologique d'un adénocarcinome prostatique. Dans cette étude rétrospective, une majorité des patients avec une seule biopsie positive avaient un volume tumoral significatif > 0,5cc. Il n'a été mis en évidence aucun facteur préopératoire prédictif du volume tumoral.

OBJECTIVE : Study of the value of a single positive prostatic biopsy in the staging of prostatic carcinoma and the significance of the tumour volume. METHOD : The clinical, laboratory and pathological parameters were studied in 27 prostatectomized patients with a single positive prostatic biopsy. RESULTS : The length of tumour invasion on the biopsy was 2.6 mm (evaluation on 25 biopsies). Six patients (23%) had an extracapsular tumour and 21 (78%) had a significant tumour volume. Among the 16 patients with a length of tumour invasion ? 3 mm, 13 (81%) had a significant tumour volume. 25% of patients with less than 3 mm of invasion on the biopsy and a Gleason score +/- 6 and 12% of patients with less than 3 mm of invasion and a PSA ? 10 ng/ml had a non-significant tumour volume.
CONCLUSION : The presence of a single positive prostatic biopsy is not sufficient to determine the pathological stage of a prostatic carcinoma. In this retrospective study, the majority of patients with a single positive biopsy had a significant tumour volume > 0.5 cc. No preoperative predictive factor of tumour volume was demonstrated.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Biopsie / histo-pronostic / Anatomopathologie
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / histoprognosis / Pathology
Validation d'une adaptation française de l'échelle internationale de cotation des symptômes prostatiques.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 240-249

OBJECTIF : Évaluer la fiabilité et la validité d'une version québécoise en français de l'échelle internationale de cotation des symptômes prostatiques. CONCEPTION : Entre le 23 novembre 1993 et le 8 avril 1994, un questionnaire auto- administré a été soumis à un groupe d'hommes à deux reprises à au moins une semaine d'intervalle. Ce questionnaire était composé de sept questions servant à coter la sévérité des symptômes prostatiques et de deux questions servant à coter la qualité de vie. CONTEXTE : Unité de médecine familiale et Programme de dépistage du cancer de la prostate de la Clinique des traitements hormonaux du Centre hospitalier de l'Université Laval. PARTICIPANTS : Les hommes âgés de 50 à 80 ans se présentant pour un dépistage du cancer de la prostate ou pour une consultation en médecine familiale ont été approchés. Un total de 207 hommes ont répondu une première fois au questionnaire. Tous sauf deux ont répondu au questionnaire une deuxième fois. PRINCIPALES MESURES DE
RESULTATS : On a estimé la consistance interne de l'échelle, sa stabilité test-retest, la corrélation entre l'indice de symptômes prostatiques de l'échelle de cotation et l'indice de qualité de vie, d'une part, et le débit urinaire, d'autre part.
RESULTATS : La consistance interne de l'échelle s'est avérée bonne, le coefficient alpha de Cronbach s'élevant à 0,82. Chacune des questions composant l'échelle a affiché une bonne stabilité test-retest, les coefficients Kappa variant entre 0,41 et 0,66 selon la question. Le coefficient de corrélation entre l'indice de symptômes prostatiques de l'échelle et l'indice de qualité de vie s'est élevé à 0,,75 (p

Validation of a French adaptation of the International Prostatic Symptom Score.

Mots clés:
prostate / HBP / score des symptômes / Qualité de vie
Mots-clés:
prostate / BPH / symptom score / Quality of life
Value of repeated analyses of 24-hour urine in recurrent calcium urolithiasis.
Value of repeated analyses of 24-hour urine in recurrent calcium urolithiasis.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 44, 20-25

La valeur des analyses répétées des urines des 24 heures pour évaluation de l'excrétion quotidienne de calcium, d'acide urique, de citrate, de phosphore et de créatinine, du volume et du pH dans le but de diagnostiquer et de classifier les désordres métaboliques, dans un groupe sélectionné de patients présentant une lithiase urinaire calcique particulièrement récidivante, a été évaluée de manière rétrospective. MÉTHODES. Un total de 441 analyses urinaires a été pratiqué en 80,4 mois sur 49 patients. Des désordres métaboliques ont été diagnostiqués chez 59% des patients (hypercalciurie d'absorption de type I et II, hyperuricurie, hypocitraturie) et ont donc reçu un traitement spécifique (allopurinol, thiazide, citrate de soude, orthophosphates) pendant en moyenne 45,7 mois (groupe I). Les autres patients ont été déclarés sans troubles métaboliques et traités par mesures hygiéno-diététiques (groupe II). RESULTATS. Des récidives se sont produites chez 73% des patients, sans différence statistiquement significative entre les deux groupes (79%-65%). Chez 55% des patients du groupe I, les analyses d'urines sont restées anormales au cours du suivi. Cependant, des anomalies notables sont apparues chez 40% des patients du groupe II. Globalement, des anomalies métaboliques ont été constatées à un moment ou un autre chez 75% des patients. Seulement 27% des patients n'ont pas récidivé, et 62% d'entre eux avaient des anomalies à l'analyse des urines de 24 heures. CONCLUSIONS. Il ne semble pas que le traitement médicamenteux institué dans les lithiases urinaires calciques récidivantes, sur la base des anomalies constatées à l'analyse d'urines, soit supérieur aux simples mesures hygiéno-diététiques, pas plus que la pratique répétée d'analyses des urines des 24 heures n'apporte d'informations supplémentaires sur le risque de récidives ou sur la présence de facteurs de risque de récidive à long terme.

OBJECTIVES. The value of repeated analyses of 24-hour urine collections for daily excretion of calcium, uric acid, citrate, phosphorus, and creatinine and for volume and pH performed to detect and classify metabolic disorders in a selected group of calcium stone formers with striking recurrence rates was assessed in a retrospective study. METHODS. A total of 441 urinalyses made over a mean period of 80.4 months of samples obtained from 49 patients were reviewed. Fifty-nine percent of patients were initially found to have metabolic disorders (absorptive hypercalciuria types I and II, hyperuricuria, hypocitraturia) and therefore received specific drug therapy (allopurinol, thiazide, alkali citrate, orthophosphate) for a mean of 45.7 months (group I). The remaining patients were classified as metabolically inactive and were given general metaphylactic instructions (group II). RESULTS. In 73% of patients recurrent stones developed, with no statistically significant difference between the two groups (79% vs 65%). In 55% of group I patients, urinalyses continued to yield abnormal findings during follow-up; however, subsequent abnormal findings were also seen in 40% of the metabolically inactive group II patients. Overall, metabolic disorders were observed at some point in 75% of patients. Only 27% remained recurrence free, and 62% thereof also had pathologic urinary findings. CONCLUSIONS. It does not appear that drug treatment in recurrent calcium urolithiasis based on urinary findings is superior to simple general metaphylactic recommendations, nor that repeated analyses of 24-hour urine collections furnish additional information on the risk of recurrent stone formation or on the presence of risk factors leading to recurrence in the long-term course of disease.

Mots clés:
stones / metabolic tests
Mots-clés:
stones / metabolic tests
Varices rénales : une localisation inhabituelle.
Renal varices : an unusual site.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 78-80

Nous publions l'observation d'une femme de 40 ans présentant de volumineuses varices rénales droites. La tomodensitométrie et l'artériographie montrent que ces varices sont situées sur la convexité du rein, devant sa face antérieure et drainent le sang veineux issu du parenchyme rénal. Ces varices sont probablement secondaires à une thrombose de la veine rénale passée inaperçue.

The authors report the case of a 40-year-old woman who presented with very large right renal varices. Computed tomography and arteriography showed that these varices were situated on the convex surface of the kidney, in front of its anterior surface, and drained venous blood derived from the renal parenchyma. These varices were probably secondary to undiagnosed renal vein thrombosis.

Mots clés:
veine rénale / pathologie vasculaire / varice
Mots-clés:
renal vein / vascular disease / varix
Varicocèle de l'adolescent. Traitement par sclérothérapie et embolisation percutanée : réflexions sur la méthode. A propos de 23 cas
Varicocele in adolescents. Treatment by sclerotherapy and percutaneous embolization. Review of the method based on 23 clinical cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 382-387

BUTS : Nous rapportons notre expérience du traitement de la varicocèle de l'adolescent. Grâce au développement de la radiologie interventionnelle et des procédés d'embolisation, nous utilisons depuis 1993 une technique associant sclérothérapie et embolisation percutanée.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Depuis 1993 , vingt-trois adolescents âgés de 11 à 17 ans (m=14,5 ans) ont été traités par voie percutanée d'une varicocèle gauche de grade II et III. L'intervention s'effectue sous anesthésie locale et/ou neuroleptanalgésie. Une phlébographie par cathétérisme sélectif de la veine spermatique gauche est réalisée et permet son étude anatomique (incontinence ostiale, collatéralité). L'embolisation est ensuite réalisée sous contrôle scopique par l'injection d'un produit sclérosant liquidien : Tétradécyl sulfate de sodium (Thrombovar (r)) et complétée systématiquement par la mise en place d'un ressort métallique endovasculaire occlusif ("coil").
RÉSULTATS : Le suivi varie de 6 à 48 mois (m=30mois). L'examen clinique et échographique de contrôle montre la disparition de toute varicocèle dans 22 cas (95% des cas) ; il persiste une varicocèle gauche asymptomatique de grade I. Aucune complication n'est observée. La durée moyenne d'hospitalisation est de 48 heures.
CONCLUSION : Il s'agit d'une méthode rapide d'exécution, peu traumatisante pour l'adolescent. Son efficacité est comparable à celle des techniques chirurgicales classiques avec des résultats durables. La mise en place du "coils" est un équivalent endo-vasculaire de la ligature chirurgicale de la veine pathologique. L'embol liquide a un intérêt majeur car il diffuse et sclérose les veines collatérales, sources de récidives. L'avantage de cette méthode réside dans une meilleure compréhension des mécanismes du reflux, ce qui permet d'adapter le geste à l'anatomie veineuse. Cette technique assure le traitement des varicocèles complexes, telles que les récidives après chirurgie.

OBJECTIVE : The authors report their experience of the treatment of varicocele in adolescents. As a result of progress in interventional radiology and embolization techniques, they have used a technique combining sclerotherapy and percutaneous embolization since 1993. MATERIAL AND METHODS : Since 1993, twenty three adolescents between the ages of 11 and and 17 years (mean=14.5 years) were treated percutaneously for grade II and II left varicocele. The operation was performed under local anaesthesia and/or neuroleptanalgesia. Phlebography by selective catheterization of the left spermatic vein was performed for anatomical assessment (ostial incontinence, collateral vessels). Embolization was then performed under fluoroscopic control by injection of a sclerosing liquid, sodium tetradecylsulphate (Thrombovar(r)), and systematically completed by insertion of endovascular occlusive metal coils. RESULTS : The follow-up ranged from 6 to 48 months (mean = 30 months). The follow-up clinical and ultrasound examination showed complete disappearance of the varicocele in 22 cases (95% of cases), with a persistent grade I asymptomatic left varicocele in 1 case. No complications were observed. The mean hospital stay was 48 hours.
CONCLUSION : This constitutes a rapid method, which is minimally traumatic for the adolescent. Its efficacy is comparable to that of classical surgical techniques with lasting results. Insertion of coils is the endovascular equivalent of surgical ligation of the pathological vein. The liquid embolus is particularly useful as it diffuses and scleroses collateral veins, responsible for recurrence. The advantage of this method resides in a better understanding of the reflux mechanisms, allowing the procedure to be adapted to the venous anatomy. This technique ensures treatment of complex varicoceles, such as postsurgical recurrences.

Mots clés:
andrologie / varicocèle / injection sclérosante / Adolescent
Mots-clés:
andrology / Varicocele / sclerosing injection / Adolescent
Varicocele treatment: prospective randomized trial of 3 methods.
Varicocele treatment: prospective randomized trial of 3 methods.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1992, 148, 1447-1449

La varicocèle est présente dans environ 15% de la population mâle et est une cause d'infertilité curable. Les auteurs ont comparé trois méthodes de traitement. MATERIEL ET METHODES Cent dix neuf patients adressés pour infertilité entre janvier 1985 et décembre 1988 ont été traités par trois méthodes attribuées au hasard. 36 patients ont eu une embolisation per-cutanée de la veine génitale (groupe 1), 55 ont eu une ligature rétro-péritonéale haute de la veine génitale (groupe 2), et 28 ont eu une ligature trans-inguinale des veines spermatiques, déférentielles et intra-funiculaires (groupe 3). Les trois groupes ainsi constitués étaient comparables quant à l'âge, au volume testiculaire et au grade de la varicocèle. Tous les patients ont eu trois spermogrammes pré-opératoires, puis un à 3, 6 et 12 mois. La persistance clinique de la varicocèle a été évaluée au troisième mois. RESULTATS. La durée de séjour a été de 24 heures pour le groupe 1, de 48 heures pour les deux autres groupes. Il n'y a pas eu de complication majeure. La varicocèle persistait chez 3 patients du groupe 1 (8,3%), 4 du groupe 2 (7,2%) et aucun du groupe 3. Il y a eu respectivement 28%, 29% et 25% de grossesses dans les groupes 1, 2 et 3. Les résultats du spermogramme pré et post opératoire n'étaient significatifs quant à la morphologie et à l'index de mobilité des spermatozoïdes dans aucun des trois groupes. Il y a eu une augmentation significative du nombre de spermatozoïdes dans les groupes 2 et 3 (p

This study was done to evaluate the surgical results and the impact on fertility potential of 3 methods of varicocele treatment. Consecutive varicocele patients with primary or secondary infertility were randomly assigned to 3 treatment groups. Of the patients 36 underwent percutaneous embolization, 55 high ligation of the internal spermatic vein and 28 transinguinal simultaneous ligation of the internal and external spermatic veins. The transinguinal ligation proved to be safe. There was no difference in pregnancy rates but the seminal variables showed a slight improvement with statistical significance only in the 2 open surgical methods. There were no surgical failures in the transinguinal group as opposed to the other 2 techniques. Transinguinal ligation of the internal and external spermatic veins may be recommended as the primary treatment for varicocele. This technique also seems to be the procedure of choice when repeat intervention is required for failure of high ligation or embolization.

Mots clés:
varicocèle / spermatic vein / embolization / ligation
Mots-clés:
Varicocele / spermatic vein / Embolization / ligation
Varicoceles: postoperative prevalence : a prospective study with color Doppler US.
Varicoceles: postoperative prevalence : a prospective study with color Doppler US.
2001
- Article original
- Réf : Radiology, 1993, 187, 711-714

Afin de définir la prévalence échographique des varicocèles après cure chirurgicale, 28 patients opérés récemment ont eu une échographie doppler couleur. Un groupe de 26 contrôles ont également eu une échographie doppler couleur pour établir la prévalence des varicocèles dans la population normale. 18 des 28 (64%) patients opérés de leur varicocèle, en moyenne 16,4 mois auparavant, avaient des signes de varicocèle en échographie doppler couleur, proportion équivalente à celle rapportée par ailleurs chez les hommes infertiles avant toute opération. Les veines principales des patients opérés sont plus larges (p<0,01) que celles des sujets contrôle. L'amélioration postopératoire du spermogramme et les taux de grossesse chez nos patients opérés sont de 58% et 43%, respectivement, en concordance avec les chiffres de la littérature. La prévalence de varicocèle détectés par échographie doppler couleur chez nos contrôles sains est de 42% (11 sur 26). L'examen clinique a été incapable de détecter les varicocèles postopératoires chez 20 des 22 sujets examinés. La discordance entre les paramètres du spermogramme et les résultas de l'échographie doppler couleur soulèvent la question de l'utilité de l'échographie doppler couleur pour évaluer les résultats après varicocélectomie .

To define the ultrasound (US) prevalence of varicoceles after surgical repair, 28 postoperative patients underwent color Doppler US. A group of 26 control subjects also underwent color Doppler US to establish the prevalence of varicoceles in the healthy population. Eighteen of 28 (64%) patients who underwent color Doppler US scanning 16.4 months, on average, after varicocele repair had evidence of a varicocele, a number similar to that reported in other series for infertile men before surgery. Dominant veins in the postoperative patients were larger (P < .01) than those in the control subjects. Postoperative improvements in sperm parameters and conception rate in our subjects were 58% and 43%, respectively, consistent with findings reported in the literature. The prevalence of varicoceles detected at color Doppler US in our healthy population was 42% (11 of 26). Physical examination after surgery failed to show a varicocele in 20 of 22 (91%) patients examined. The discrepancy between sperm parameters and the results of color Doppler US and physical examination raises questions about the utility of US as a means of evaluation in the postvaricocelectomy patient.

Mots clés:
varicocèle / spermatic vein / ligation / failure / doppler
Mots-clés:
Varicocele / spermatic vein / ligation / Failure / Doppler
Vesicoureteral reflux: an accurate predictor of acute pyelonephritis in childhood urinary tract infection?
Vesicoureteral reflux: an accurate predictor of acute pyelonephritis in childhood urinary tract infection?
2001
- Article original
- Réf : Radiology, 1994, 190, 413-415

BUTS. Rechercher une corrélation entre la présence d'un reflux vésico-urétéral et le risque de survenue de pyélonéphrite aiguë au cours des infections urinaires basses de l'enfant. PATIENTS ET METHODES. 150 enfants âgés de moins de 5 ans ayant consulté consécutivement pour une première infection urinaire basse ont été inclus dans cette étude prospective. Tous ont eu une scintigraphie rénale au DMSA et une cystographie mictionnelle. RESULTATS. Sur les 300 reins étudiés, 88 (29,3%) avaient un défect cortical en scintigraphie. 54 de ces 88 enfants (61%) n'avaient pas de reflux en cystographie. Sur les 300 reins, 72 (24%) avaient un reflux en cystographie. Parmi eux, 38 (52%) avaient une scintigraphie rénale normale. La sensibilité de la cystographie comme facteur prédictif d'un défect cortical en scintigraphie a été de 38,6% et la spécificité de 82,1%. Il n'a pas été observé de corrélation entre le grade du reflux et la présence de défects corticaux.CONCLUSION. La présence d'un reflux cystographique et l'existence d'un défect rénal cortical en scintigraphie surviennent indépendamment l'un de l'autre.

PURPOSE: To determine the association between vesicoureteral reflux (VUR) and the presence of acute pyelonephritis in children with urinary tract infections. MATERIALS AND METHODS: The authors studied 150 consecutive patients less than 5 years of age with their first proved urinary tract infection. All patients underwent renal cortical scintigraphy (with technetium-99m dimercaptosuccinic acid or Tc-99m gluconate) and voiding cystourethrography (VCUG) to identify the presence of cortical defects and VUR, respectively. RESULTS: Of 300 kidneys, 88 (29.3%) had a cortical defect at scintigraphy. Fifty-four of the 88 patients (61%) did not have VUR demonstrated at VCUG. Conversely, 72 of the 300 kidneys (24%) had VUR; of these, 38 (53%) had no cortical defect. The sensitivity of VCUG in helping predict a defect was 38.6%, and the specificity was 82.1%. CONCLUSION: VUR (as shown by VCUG) and renal cortical scintigraphic defects frequently occur independently of each other. Renal cortical scintigraphy may be a more accurate predictor of patients at risk for scarring.

Mots clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / child / acute pyelonephritis
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / child / acute pyelonephritis
Vessie de substitution faite au moyen de l'iléon replié (Goodwin's cup-patch technique)
Results with a bladder substitute made from cross-folded ileal segments (Goodwin's cup cup-patch technique).
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 75-90

Après cystoprostatectomie radicale, nous avons effectué chez 70 patients masculins une dérivation urinaire interne avec réservoir à basse pression, confectionnée au moyen d'une anse iléale sectionnée le long de son bord anti-mésentérique et repliée deux fois, selon la technique de Goodwin dite "cup-patch technique". Après un temps d'observation variant entre 3 mois et 6 ans, les résultats sont généralement bons : la capacité initiale du réservoir, fait de 40 cm d'iléon seulement (afin d'éviter des troubles métaboliques), augmente sous entraînement adéquat durant les premières semaines post-opératoires jusqu'à une capacité fonctionnelle de 500 ml. Ceci est accompagné par une amélioration progressive de la continence; celle-ci est bonne durant la journée après un à trois mois et durant la nuit après trois à six mois. Cependant, une perte de quelques gouttes d'urine peut survenir au-delà de 6 mois, raison pour laquelle la moitié des patients portent une alaise de protection, au moins pendant la nuit. Il n'y a pas eu de différence notable entre les malades ayant reçu une valve anti-reflux ou un segment iléal tubulaire afférent.

An internal urinary diversion after radical cysto- prostatectomy has been performed in 70 male patients. The bladder substitute was made from an ileal segment, opened along its antimesenteric border and folded twice, according to Goodwin's "cup-patch technique". After an observation time of 6 months to 6 years, the results are in general good: The initial capacity of the pouch made from only 40 cm of ileum (in order to avoid metabolic disturbances) increases to a functional capacity of 500 ml within the first postoperative weeks. The increase of the bladder substitute's capacity is parallel to the improvement of urinary continence. In general, the latter is achieved after 1-3 months during the day, and after 3-6 months during the night. However, loss of a few drops of urine may occur, reason why half of our patients wear a safe ty pad later than 6 months after surgery, at least during the night. There was no significant difference between those patients with an antireflux nipple and those patients having an ileal tubular afferent segment.

Mots clés:
Vessie / Chirurgie / iléo-cystoplastie de remplacement / entéro-cystoplastie détubulée
Mots-clés:
bladder / surgery / replacement ileocystoplasty / detubulized enterocystoplasty
Voiding cystourethrography after radical prostatectomy: normal findings and correlation between contrast extravasation and anastomotic strictures.
Voiding cystourethrography after radical prostatectomy: normal findings and correlation between contrast extravasation and anastomotic strictures.
2001
- Article original
- Réf : Am J Roentgenol, 1994, 162, 87-91

BUT DU TRAVAIL. Les sténoses vésico-uréthrales sont une complication importante des prostatectomies radicales pour cancer prostatique. Leur apparition a été attribuée à l'extravasation d'urine au site anastomotique et à la technique chirurgicale utilisée pour l'anastomose. Les auteurs ont étudié la corrélation entre l'apparition d'une sténose vésico-uréthrale et l'extravasation de produit de contraste à l'uréthro-cystographie de contrôle et la technique chirurgicale d'anastomose. Ils ont décrit également les caractéristiques radiologiques post-opératoires des anastomoses.MATERIEL ET METHODES. 142 patients ayant subi une prostatectomie radicale rétro-pubienne entre le 1er juin 1987 et le 31 décembre 1991 ont été inclus dans cette étude. Parmi ces patients, 101 avaient une anastomose vésico-uréthrale directe termino-terminale, et 41 ont eu une anastomose selon la technique décrite par Vest avec des fils de traction. Les cystographies mictionnelles ont été pratiquées 3 semaines après l'intervention. L'aspect de l'anastomose, l'extravasation de produit de contraste au niveau de l'anastomose, et la relation entre l'apparition ultérieure d'une sténose et cette extravasation ont été étudiées. L'influence de la technique d'anastomose sur la survenue d'une sténose a également été étudiée. RESULTATS. Une extravasation de produit de contraste a été constatée chez 14 des 101 patients ayant eu une anastomose directe (14%) et 3 des 41 patients (7%) ayant eu une anastomose selon la technique de Vest. Les auteurs n'ont pas mis en évidence de relation entre extravasation et survenue ultérieure d'une sténose. Une sténose a été diagnostiquée chez 16 (16%) des 101 patients ayant eu une anastomose directe (14%) et 12 des 41 patients (29%) ayant eu une anastomose selon la technique de Vest. La technique chirurgicale utilisée a influencé l'aspect radiologique de l'anastomose. CONCLUSION. L'extravasation de produit de contraste à l'endroit de l'anastomose n'est pas rare sur les cystographies mictionnelles post-prostatectomie radicale rétro-pubienne et s'amende grâce à un drainage continu par sonde de Foley. Dans la mesure où la sonde de Foley est laissée en place jusqu'à la guérison complète, l'extravasation de produit de contraste (impliquant celle d'urine) n'influe pas sur la survenue ultérieure d'une sténose. Les anastomoses qui cicatrisent le plus lentement ne sont pas plus favorables à la survenue d'une sténose que les autres. L'utilisation de la technique de Vest est un facteur de risque significatif de la survenue d'une sténose.

OBJECTIVE. Vesicourethral anastomotic strictures are an important complication of radical prostatectomy for prostatic cancer. Their formation has been attributed to extravasation of urine at the anastomosis and to the surgical technique used to construct the anastomosis. Our study examines whether the formation of a vesicourethral anastomotic stricture correlates with (a) contrast extravasation seen on postoperative voiding cystourethrograms and (b) the surgical technique used to construct the vesicourethral anastomosis. We also describe the postoperative appearances of the anastomosis. MATERIALS AND METHODS. One hundred and forty-two patients who underwent radical retropubic prostatectomy at our institution between June 1, 1987, and December 31, 1991, were included in the study. Of these, 101 had a direct end-to-end vesicourethral anastomosis, and 41 had their anastomosis constructed with traction sutures (Vest procedure). Voiding cystourethrograms were obtained 3 weeks after the prostatectomy. The appearance of the anastomosis, the presence of extravasation of contrast material at the anastomotic site, and the relationship of the subsequent formation of an anastomotic stricture to extravasation were evaluated. The influence of the surgical technique used to construct the vesicourethral anastomosis on the development of anastomotic strictures was analyzed. RESULTS. Contrast extravasation at the anastomotic site was seen in 14 (14%) of 101 patients who had a direct procedure and in three (7%) of 41 patients who had a Vest procedure. No relationship was found between contrast extravasation and subsequent formation of a stricture. Anastomotic strictures occurred in 16 (16%) of 101 patients who had a direct anastomosis and in 12 (29%) of 41 patients who had a Vest procedure. The surgical technique used to construct the vesicourethral anastomosis influenced the appearance of the vesicourethral anastomosis on cystourethrograms. CONCLUSION. Contrast extravasation at the anastomotic site is not infrequently seen on voiding cystourethrograms obtained after radical retropubic prostatectomy and resolves with continued drainage via a Foley catheter. As long as catheters are left in place until anastomotic healing is complete, extravasation of contrast material (implying urine extravasation at the anastomotic site) does not influence the subsequent formation of anastomotic strictures. Anastomoses that heal more slowly are no more likely to develop strictures than normally healing ones. Construction of the vesicourethral anastomosis by using the Vest procedure is a significant risk factor for stricture formation.

Mots clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / voiding cystourethrography / stenosis
Mots-clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / voiding cystourethrography / stenosis
Voie d'abord antéro-latérale trans-abdominale de Giuliani avec séparation musculaire et préservation nerveuse pour abord des tumeurs du rein.
Giuliani's muscle splitting and nerve sparing anterolateral transabdominal approach to kidney tumors.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 562-566

BUTS : Les voies d'abord antéro-latérales trans-abdominales fournissent une bonne exposition à la fois pour la chirurgie sus et sous-mésocolique. Cependant le dessin de ces incisions est tel qu'il sectionne et dénerve le muscle droit, les muscles obliques et transverse de l'abdomen avec une perte nette du contrôle actif des muscles pour un grand nombre de patients. En 1974, Giuliani a décrit une approche antéro-latérale et trans-abdominale pour les tumeurs du rein qui fournit une bonne vue et un bon accès au pédicule rénal ainsi qu'une bonne exposition à la fois vers le bas jusqu'à la bifurcation aortique et vers le haut jusqu1au diaphragme. Les auteurs rapportent une nouvelle technique anatomique avec cette voie d1abord qui sépare les muscles et préserve les nerfs évitant ainsi une hypotonie musculaire abdominale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De mars 1996 à mars 1998, cet abord chirurgical dit de Giuliani a été réalisé chez 35 patients qui devaient subir une néphrectomie élargie pour cancer du rein (24 côté gauche et 11 côté droit). L'âge des patients allait de 42 à 80 ans (moyenne de 63,2 ans). Le suivi moyen a été de 11,6 mois.
RÉSULTATS : Chez tous ces 35 patients le tonus et le contrôle actif de la paroi abdominale musculaire étaient totalement préservés. Cependant tous les patients présentaient une petite hypoesthésie sur la partie basse de l1incision cutanée transversale près de l'ombilic qui s'améliorait avec le temps et disparaissait approximativement chez 50% d'entre eux.
CONCLUSION : L'avantage majeur de cette voie d'abord anatomique par rapport aux techniques conventionnelles est d'éliminer les déficits fonctionnels permanents et l'hypotonie de la paroi abdominale. De plus, cette approche anatomique apporte des possibilités de fermeture aisée et en toute sécurité, plan par plan, en reconstruisant la paroi abdominale antérieure.

OBJECTIVES : Anterolateral transabdominal incisions provide good exposure for supramesocolonic and inframesocolonic surgery. However, these incisions section and denervate the rectus abdominis, oblique and transversus abdominis muscles with marked loss of active muscle control in a large number of patients. In 1974, Giuliani described an anterolateral transbdominal approach for renal tumours, which provides good visualization and good access to the renal pedicle, as well as good exposure caudally as far as the aortic bifurcation and cranially as far as the diaphragm. The authors report a new anatomical technique using this incision, which splits the muscles and preserves the nerves thereby avoiding the abdominal muscle hypotonia. MATERIAL AND METHODS : From March 1996 to March 1998, Giuliani1s surgical incision was performed in 35 patients undergoing radical nephrectomy for renal cancer (24 on the left side and 11 on the right side). The mean age of the patients was 63.2 years (range : 42 to 80 years) and the mean follow-up was 11.6 months. RESULTS : Tone and active control of muscles of the abdominal wall were completely preserved in all of these 35 patients. However, all patients presented a slight sensory loss in the low portion of the transverse skin incision close to the umbilicus, which improved with time and resolved completely in about 50% of cases.
CONCLUSION : The major advantage of this anatomical incision compared to the conventional technique is to eliminate permanent functional deficits and hypotonia of the abdominal wall. This anatomical approach also allows easy and perfectly safe wound closure in layers, by reconstructing the anterior abdominal wall.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Néphrectomie / voie d'abord
Mots-clés:
Kidney / tumor / nephrectomy / approach
Voies rétropubienne et périnéale : plaidoyer pour la prostatectomie radicale par voie périnéale.
TexF-PU-97-00070976.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 976-983

BUTS : Deux voies d'abord chirurgical sont proposées pour la prostatectomie radicale, la voie rétropubienne et la voie périnéale. Nous avons comparé sur les plans chirurgical, carcinologique et fonctionnel ces deux voies d'abord et présentons les arguments qui nous font penser que la voie périnéale est la voie d'abord de la prostatectomie radicale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 55 prostatectomies radicales par voie rétropubienne ont été comparées rétrospectivement à 55 prostatectomies radicales par voie périnéale effectuées de mars 1992 à décembre 1995. Le TNM clinique, les PSA préopératoires, les résultats des 6 biopsies endorectales systématisées, la durée d'intervention, le saignement peropératoire, le nombre de patients transfusés et le nombre de culots globulaires par patient transfusé, les complications médicales et chirurgicales, la durée de sondage et la durée d'hospitalisation, le nombre de fuites et de sténoses de l'anastomose uréthrovésicale, l'analyse de la pièce de prostatectomie, l'évolution des PSA, la continence et l'érection ont été étudiés.
RESULTATS : Les différences statistiquement significatives concernent respectivement pour les voies rétropubienne et périnéale: le PSA préopératoire (24 vs 15 ngr/ml), le saignement peropératoire (2664 vs 1071 ml), le nombre de patients transfusés (91% vs 28%), le nombre de culots globulaires par patient transfusés (3,9 vs 2,7), les complications médicales et chirurgicales (56,9 vs 29,1%), la fuite anastomotique (24,1 vs 7,2%), la sténose anastomotique (31,5 vs 1,8%), la durée du sondage (18 vs 13 jrs) et la durée d'hospitalisation (14 vs 8 jrs). A 2 ans, les PSA restent inférieurs à 0,5 ngr/ml dans les 2 groupes.
CONCLUSION : Même avec la période d'apprentissage, la voie périnéale offre les mêmes résultats que la voie rétropubienne sur les plans carcinologique et fonctionnel avec des suites opératoires plus simples pour le patient.

Retropubic and perineal approaches: in favour of perineal radical prostatectomy. OBJECTIVES : Two surgical approaches are proposed for radical prostatectomy : the retropubic route and the perineal route. We compared the surgical, oncological and functional aspects of these two approaches and present arguments suggesting that the perineal approach is the preferred approach for radical prostatectomy. MATERIAL AND METHODS : 55 retropubic radical prostatectomies were retrospectively compared to 55 perineal radical prostatectomies and performed between March 1992 to December 1995. The clinical TNM, preoperative PSA, results of 6 systematized intrarectal biopsies, operating time, intraoperative bleeding, number of patients transfused and number of packed cell units per patient transfused, medical and surgical complications, catheterization time and length of hospital stay, incidence of urethrovesical anastomosis leak and stenosis, analysis of the prostatectomy specimen, course of PSA, continence and erection were studied. RESULTS : Statistically significant differences were observed for the retropubic and perineal approaches, respectively: preoperative PSA (24 vs 15 ng/mL), intraoperative bleeding (2664 vs 1071 mL), number of patients transfused (91% vs 28%), number of packed cell units per patient transfused (3.9 vs 2.7), medical and surgical complications (56.9 vs 29.1%), anastomotic leak (24.1 vs 7.2%), anastomotic stenosis (31.5 vs 1.8%), duration of catheterization (18 vs 13 days) and length of hospital stay (14 vs 8 days). At 2 years, PSA remained less than 0.5 ng/mL in both groups.
CONCLUSION : Even taking the learning period into account, the perineal approach provides the same results as the retropubic approach in terms of functional and oncological parameters, with a simpler postoperative course for patient.

Mots clés:
prostatectomie radicale / voie d'abord périnéale / voie d'abord rétro-pubienne
Mots-clés:
radical prostatectomy / Perineal approach / retropubic approach
Volume et représentation spatiale des tumeurs au sein de la glande prostatique
TexF-PU-97-00070442.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 442-448

BUTS : Décrire une méthode de calcul permettant de calculer le volume tumoral prostatique et de représenter la tumeur au sein de la glande prostatique.
MATERIEL ET METHODES : 60 pièces de prostatectomie radicale ont été étudiées. Chaque pièce était traitée selon la technique de Stanford, chaque tranche prostatique a été en plus divisée en deux parties, l'une antérieure et l'autre postérieure selon un plan sagittal passant par l'urèthre. Des coupes sériées d'une épaisseur de 5 mm ont été réalisées tous les 3 mm. La surface tumorale était calculée sous microscope optique sur chaque lame. Le volume tumoral entre deux lames consécutives était considéré comme le volume d'un cône tronqué. Le volume global obtenu était alors égal à la somme de ces différents volumes partiels. La représentation spatiale a été effectuée selon deux axes pour chacune des parties antérieure et postérieure des tranches prostatiques: l'axe des abscisses représentait la prostate de la base à l'apex, celui des ordonnées la surface tumorale au sein de chacune des tranches prostatiques.
RESULTATS : Les volumes s'étendaient de 0,01 à 4,6 cm3, de 0,21 cm3 pour les pT2A à 1,98 cm3 pour les pT3C. Les pT3 correspondaient aux volumes les plus élevés mais il existait des pT3 de faible volume. La localisation des pT3 était préférentiellement proche de l'aponévrose de Denonvilliers: 40 % des tumeurs postérieures étaient pT3 contre 9 % des tumeurs antérieures (p = 0,01).
CONCLUSION : Le volume tumoral sur les pièces de prostatectomie est évaluable par des préparations de routine et représente un contrôle pour mieux apprécier la classification TNM ainsi que la valeur prédictive des renseignements fournis par les biopsies prostatiques.

Volume and spatial representation of prostatic tumours.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Anatomopathologie
Mots-clés:
prostate / tumor / Pathology
When to operate on neonatal hydronephrosis
When to operate on neonatal hydronephrosis
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1993, 42, 617-619

L'évaluation et les indications opératoires de l'hydronéphrose néonatale sont devenues un des sujets les plus controversés en urologie pédiatrique. L'hydronéphrose anténatale est décelée chez 1.4% des fÏtus mais elle ne persiste que chez la moitié d'entre eux. L'intervention chirurgicale étant accompagnée d'un taux de succès élevé on peut être facilement tenté d'adopter une position thérapeutique agressive pour ÇconserverÈ la fonction rénale, possiblement compromise, en établissant un drainage optimal précocement. Toutefois, les techniques diagnostiques actuellement disponibles n'étant pas suffisamment précises, en ce qui a trait au drainage du haut appareil, il est difficile pour l'urologue de se trouver un niveau de ÇconfortÈ dans l'observation des dilatations de l'arbre urinaire néonatal en espérant une amélioration spontanée. L'auteur recommande l'ultrasonographie à 2 jours de vie. Chez un bébé mâle avec une paroi vésicale épaissie, la présence de valves urétrales est vérifiée par cystographie mictionnelle. En présence de dilatation rénale sans atteinte vésicale, il attend de 4 à 6 semaines pour qu'il y ait une maturation significative de la fonction rénale avant de procéder à une scintigraphie au DTPA (tritiaminepenta-acetic acid) habituellement accompagnée de furosémide (Lasilix). La cystographie mictionnelle est fixée à ce moment-là pour évaluer un reflux éventuel. Les nourrissons sont maintenus sous antibioprophylaxie pendant ces 6 semaines. Dans l'hydronéphrose unilatérale, une pyéloplastie est pratiquée si la fonction du rein dilaté est au-dessous de 35%. L'évaluation isotopique au Children's Hospital of Philadelphia se mesure au DTPA par le Çfacteur d'extractionÈ depuis 13 ans et l'on hésite à changer cet isotope pour le MAG-3. L'urographie intraveineuse a des limitations chez le nouveau- né mais elle maintient son rôle pour démontrer l'anatomie calicielle et les coudures et replis chez l'enfant plus âgé. Les mensurations de pression-débit par l'épreuve de Whitaker reflètent la réaction du bassinet à la distension et cette épreuve peut être positive en l'absence d'obstruction. Ceci est une raison convaincante pour ne pas s'en servir chez le nouveau-né et le nourrisson car en plus elle est invasive. L'auteur croit que les coudures et replis urétéraux décrits par Ostling en 1942 expliquent pourquoi l'hydronéphrose s'améliore avec le temps. L'HYDRONEPHROSE UNILATERALE qui présente un pourcentage de fonction de moins de 35% constitue la limite arbitraire pour l'auteur au-dessous de laquelle il y aurait indication opératoire. Ransley et al. ont choisi 40% comme limite. Koff a démontré chez un groupe de patients avec 25% de fonction rénale totale, en moyenne dans le rein dilaté, qu'il y avait une amélioration atteignant plus de 40% de la fonction totale chez tous ses patients et ce, sans intervention chirurgicale. Dans une série rapportée par l'auteur, 85% des patients avaient amélioré leur facteur d'extraction tandis que 15% ont eu besoin d'intervention devant une détérioration de la fonction rénale, d'infection urinaire ou de colique autrement inexpliquée. L'amélioration éventuelle obtenue chez ces patients n'était pas différente de celle obtenue chez 12 autres patients du même groupe d'âge mais jouissant d'une fonction de plus de 35% et qui avaient subi une pyéloplastie à une date antérieure. HYDRONEPHROSE BILATERALE : La fonction différentielle indiquerait si les deux reins avaient une fonction déprimée et le retard de drainage au furosémide servirait de guide pour une pyéloplastie. Le T1/2 de drainage au furosémide n'a pas été un marqueur fiable pour décider d'une intervention chez le nouveau-né. L'accumulation d'isotope dans un système collecteur dilaté est assez variable, ce qui fait que le moment de la stimulation au furosémide est souvent prématuré ou encore retardé par rapport à l'excrétion maximale de l'isotope. En conséquence, le standard établissant une valeur de T1/2 au-dela de 20 minutes comme indiquant une ÇobstructionÈ est souvent trompeuse. Fonction rénale très réduite : l'auteur ne croit pas que le drainage percutané, en pré-opératoire dans le but de déterminer s'il y a une amélioration de la fonction rénale, soit justifié. Dans ces situations, il préfère procéder à une pyéloplastie en pratiquant une biopsie rénale en début d'intervention. L'histologie déterminera de la néphrectomie ou de la conservation du rein. Un tube de drainage est laissé en place pour permettre d'évaluer l'anatomie par études de contraste en post-opératoire. Une revue récente de l'expérience du groupe du Children's Hospital of Philadelphia sur 10 années (1982-1993) a révélé que 43% des nouveaux-nés ont subi une correction chirurgicale. Les résultats furent bons avec amélioration de la fonction sans complications chez tous les patients. Chez les patients diagnostiqués en post-natal, 85% ont subi une correction chirurgicale avec 2.6% nécessitant une ré-intervention. Ces bons résultats ne justifient toutefois pas une intervention pour des indications prophylactiques lorsque l'expérience des 5 dernières années est comparée à celle des 5 années précédentes où le Çniveau de confortÈ a changé. Le taux de pyéloplasties faites chez les nouveaux-nés était de 40% pour les 5 dernières années tandis qu'il était de 60% pour les 5 années précédentes. PYELOPLASTIE PRECOCE : Les supporters de la pyéloplastie précoce soutiennent que le soulagement rapide de l'obstruction diminuera le stimulus qui déclenchera l'hypertrophie compensatrice controlatérale. Toutefois le support clinique de cette considération théorique est encore inexistant. L'amélioration de la fonction rénale notée chez les patients subissant une pyéloplastie précoce est plus importante initialement mais devient comparable à l'amélioration subie chez des patients plus âgés au moment de la correction chirurgicale. Cette amélioration plus importante notée chez les sujets plus jeunes reflète seulement la maturation de la fonction rénale à laquelle on doit s'attendre avec la croissance et n'indique pas que la chirurgie précoce donne de meilleurs résultats. STENOSE DE LA JONCTION URETEROVESICALE : les mêmes recommandations s'appliquent présentement a cette pathologie et aux méga-uretères ÇobstructifsÈ, 6% seulement ayant besoin de correction chirurgicale. Toutefois devant des pathologies telles que les urétérocèles, les ectopies urétérales et les valves urétrales, une chirurgie précoce est clairement indiquée. Le débat concernant la chirurgie précoce de l'hydronéphrose néonatale est moins accentué qu'il ne l'était il y a 10 ans. L'auteur attribue ceci à l'expérience extensive courante au Children's Hospital of Philadelphia dans l'évolution des cas sous observation en présence d'une fonction rénale raisonnablement bonne. Puisque le Çniveau de confortÈ de l'auteur est maintenant basé sur plus d'expérience, il pense être mieux placé pour opposer ceux qui désirent améliorer l'image radiologique, préserver chaque néphron possible d'une détérioration et éviter les conséquences théoriques d'une hypertrophie compensatrice en pratiquant une chirurgie qui ne serait pas nécessaire. Il a été démontré même dans les situations où l'hypertrophie compensatrice s'installe que celle-ci est réversible lorsque le rein atteint est soulagé. REIN UNIQUE : Les épreuves de fonction rénale ne sont actuellement pas suffisamment fiables pour apprécier le devenir de ces reins. Il est donc recommandé de les soumettre à une correction chirurgicale.

Mots clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / neonate
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / neonate
Comparing laparoscopic and percutaneous renal biopsy for diagnosing native kidney disease: A matched pair analysis
Comparaison entre la biopsie rénale transpéritonéale laparoscopique et la biopsie rénale percutanée guidée par l’imagerie : une étude cas-témoin
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 2, 29, 95-100


Introduction


Mots clés:
Renal biopsy / Medical renal disease / Laparoscopic approach / Biopsie rénale / Insuffisance rénale
Mots-clés:
F. / R. / C. / J.M. / S.
Évolution du nombre de cas incidents, du stade et des premiers traitements des cancers de la prostate en France entre 2001 et 2016. À partir de données hospitalières de 3 centres
Evolution of the number of incident cases, stage and first treatments for prostate cancer in France between 2001 and 2016
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 2, 29, 108-115


Introduction

Aucune étude de registres hospitaliers français du cancer de prostate (CaP) n’est publiée depuis les recommandations de l’USPSTF de 2012.


Matériel

Il s’agit d’une étude de cohorte multicentrique sur les bases de données hospitalières de biopsies prostatiques (BP) dans 3 centres de soins entre 2001 et 2016. L’objectif principal est de décrire l’évolution des cas incidents de CaP. Les objectifs secondaires sont de décrire le nombre de cas par stade du CaP et la répartition des premiers traitements.


Résultats

Au total, 11 491 séries de BP ont diagnostiqué 5927 cas de CaP. L’âge médian était de 67 [61–73] années et le PSA médian de 7,8 [5,5–13] ng/mL. Le nombre de cas augmentait jusqu’en 2006 avant de diminuer de 2006 à 2013 puis de se stabiliser jusqu’en 2016. La proportion des cas incidents était : (1) pour le stade métastatique stable autour de 8 [7–10] %, (2) pour les cas avec PSA <10 ng/mL en augmentation de 46 % à 75 % en 2010 puis en diminution à 64 % en 2016, (3) pour le groupe de grade 1 en diminution de 59 % à 33 % entre 2011 et 2016. La proportion de traitement par surveillance active pour les cancers de faible risque augmentait de 5 à 60 % et par chirurgie diminuait de 73 à 33 %.


Conclusion

L’évolution des cas incidents montrait une diminution de 2006 à 2013 puis une stabilité jusqu’en 2016. Le nombre de cas avec PSA<10 ng/mL diminuait depuis 2010 et la proportion des options de traitement par surveillance augmentait fortement au détriment de la chirurgie pour les faibles risques.


Niveau de preuve

3.


Introduction

No studies of French hospital registries for prostate cancer (PCa) have been published since the 2012 USPSTF recommendations.


Material

This is a multicenter cohort study based on hospital data of prostate biopsies (PB) in 3 health centers between 2001 and 2016. The main objective is to describe the evolution of incident cases of PCa. The secondary objectives are to describe the number of cases per stage of PCa and the distribution of the first treatments.


Results

In total, 11,491 PB series diagnosed 5927 cases of PCa. The median age was 67 [61–73] years and the median PSA was 7.8 [5.5–13] ng/mL. The number of cases increased until 2006 before decreasing from 2006 to 2013 and then stabilizing from 2013 to 2016. The proportion of incident cases was: (1) for the stable metastatic stage around 8 [7–10]%, (2) for cases with PSA<10 ng/mL increasing from 46% to 75% in 2010 down to 64% in 2016, (3) for the grade 1 group decreasing from 59% to 33 % between 2011 and 2016. The proportion of active surveillance treatment for low-risk cancers increased from 5 to 60% and surgery decreased from 73 to 33%.


Conclusion

The evolution of the incident cases showed a decrease from 2006 to 2013 and a stability until 2016. The number of cases with PSA<10 ng/mL decreased since 2010 and the proportion of the options of treatment by surveillance increased strongly to the detriment of the surgery for low risks.


Level of evidence

3.

Mots clés:
cancer de prostate / Stade / Épidémiologie / Options de traitement / dépistage
Mots-clés:
Prostate neoplasms / Stage / Treatment options / epidemiology / Screening
Fibrose rétropéritonéale de l’adulte : approche diagnostique à partir d’une série rétrospective multicentrique de 32 cas
Retroperitoneal fibrosis in adults: Diagnostic approach based on a retrospective multicenter study on 32 cases
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 2, 29, 76-85


Introduction

La fibrose rétropéritonéale est une maladie rare, dont la présentation clinique est insidieuse. Son incidence plus marquée chez l’homme se situe entre 40 et 60 ans. Elle se caractérise par un manchon fibreux périaortique englobant fréquemment les uretères. La démarche diagnostique reste encore non codifiée. Le but de ce travail est de déterminer les différents aspects cliniques, radiologiques, biologiques et anatomopathologiques de la fibrose rétropéritonéale.


Patients et méthodes

Étude rétrospective multicentrique portant sur 32 dossiers de patients, hospitalisés, entre 1999 et 2014, dans le service de médecine interne et d’urologie de l’hôpital Sahloul de Sousse en Tunisie pour fibrose rétropéritonéale.


Résultats

Il s’agissait de 24 hommes et de 8 femmes dont l’âge moyen était à 58 ans. Le signe clinique, le plus fréquent, était la douleur lombaire (53,1 %). Le syndrome inflammatoire et l’insuffisance rénale étaient les perturbations biologiques les plus fréquentes. Le diagnostic était suspecté sur les données de l’échographie abdominopelvienne et confirmé par la tomodensitométrie pelvienne qui objectivait un manchon fibreux périaortique englobant fréquemment les uretères. Huit patients ont eu une biopsie à visée diagnostique.


Conclusion

Le mode habituel de présentation de la fibrose rétropéritonéale comporte l’association de douleurs lombaires, d’une insuffisance rénale et d’une vitesse de sédimentation accélérée. Bien que l’échographie abdominale présente un intérêt dans l’évaluation diagnostique générale de la fibrose rétropéritonéale, le scanner demeure l’examen radiologique de référence. L’imagerie par résonance magnétique et le TEP-scan permettent une analyse plus fine de l’étendue de la maladie et de ses rapports anatomiques.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Retroperitoneal fibrosis is a rare disease, typically with an insidious and various clinical course. The peak incidence is seen in patients 40 to 60 years of age and mostly in man. The characteristic finding in this disease is a periaortic fibrous mass that often surrounds the ureters. The diagnostic approach remains uncodified. We aimed to determine the different clinical, radiological and biological aspects of retroperitoneal fibrosis.


Patients and methods

Retrospective multicenter study of 32 retroperitoneal fibrosis cases hospitalized between 1999 and 2014 in the Internal Medicine Department and Urology Department in the university hospital center Sahloul Sousse.


Results

There were 24 men and 8 women with a mean age of 58 years. The lumbar pain is the most common clinical signs (53.1%). An inflammatory syndrome and renal failure were the most common biological signs. The diagnosis was suspected on data from the abdominal ultrasound and confirmed by pelvic CT scan that showed a periaortic fibrous mass that often surrounds the ureters. Histological analysis of a surgical biopsy specimen was performed in only eight cases.


Conclusion

The most common mode of presentation of retroperitoneal fibrosis remains lumbar pain with renal failure and a high sedimentation rate. Although abdominal ultrasound may contribute to the general evaluation of patients with retroperitoneal fibrosis, CT-scanner is the preferred imaging method. The imaging capability of magnetic resonance and the TEP-scan may facilitate assessment of disease extent.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Fibrose rétropéritonéale / Rein / Stratégie diagnostique
Mots-clés:
Retroperitoneal fibrosis / kidney / Diagnosis strategy
Incontinence urinaire après énucléation endoscopique de la prostate au laser Holmium : fréquence, évolution, et facteurs prédictifs de survenue
Urinary incontinence after HOLEP: Incidence, evolution and predictive factors
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 2, 29, 101-107


Objectif

Évaluer, en début d’expérience, la morbidité précoce et plus particulièrement l’incontinence urinaire après énucléation endoscopique de prostate au laser Holmium (HoLEP), en préciser la nature, l’évolution et rechercher des facteurs prédictifs de survenue.


Patients et méthode

Nous avons réalisé une étude observationnelle, analytique, rétrospective, monocentrique incluant tous les patients opérés d’une hypertrophie bénigne de prostate (HBP) par HoLEP entre novembre 2015 et janvier 2017. Les données ont été recueillies en pré-, per- et postopératoire. Le suivi était de 6 mois.


Résultats

Cent soixante et onze patients ont été inclus. 23 patients (14,6 %) ont eu une complication classée selon Clavien-Dindo [4] : 19 (83 %) Clavien 2, 1 (4 %) Clavien 3b et 3 (13 %) Clavien 4. À 1 mois postopératoire, 64 (42,7 %) patients présentaient une incontinence urinaire dont 55 (86,1 %) uniquement à l’effort. 18 (32,7 %) étaient incontinent urinaire à 6 mois. L’énergie délivrée en peropératoire ainsi que l’IIEF5 préopératoire étaient statiquement associés à la survenue d’une incontinence urinaire d’effort. Il n’a pas été mis en évidence de lien entre l’apprentissage et la survenue de l’incontinence.


Conclusion

Le taux important d’incontinence urinaire post HoLEP en début d’expérience implique une réflexion sur la technique utilisée ainsi que sur l’information délivrée aux patients en préopératoire.


Niveau de preuve

4.


Objective

Assess the early morbidity after HOLEP, the urinary incontinence in particular, and specify its different types, evolution, and predictive factors.


Patients and methods

We conducted an observational, analytical, retrospective, monocentric study including all patients undergoing surgery for benign prostatic hypertrophy (HBP) by HoLEP between November 2015 and January 2017. The data were collected pre-, per- and postoperatively. The follow-up was for 6 months.


Results

One hundred and seventy one patients were included. 23 patients (14.6%) had a complication according to Clavien-Dindo classification [4]: 19 (83%) Clavien 2, 1 (4%) Clavien 3b et 3 (13%) Clavien 4. At one month of the surgery, 64 (42.7%) patients had urinary incontinence of which 55 (86.1%) presented pure stress urinary incontinence. 18 (32.7%) were still incontinent at 6 months of the surgery. The delivered amount of energy during the surgery and the preoperative IIEF5 score were statistically significantly associated with the occurrence rate of stress urinary incontinence. There was no correlation between the surgeon's learning curve and the occurrence of incontinence.


Conclusion

The occurrence rate of urinary incontinence post HoLEP might be related to the adopted surgical technique ; It is crucial to keep the patient well informed of the risk of this complication postoperatively.


Level of evidence

4.

Mots clés:
prostate / Laser / Incontinence
Mots-clés:
prostate / Laser / Incontinence
Intérêt d’une évaluation systématique du traitement des symptômes du bas appareil urinaire dans la prise en charge d’une hypertrophie bénigne de la prostate en médecine générale (1380 patients) — Étude EVALURO
Interest of a systematic assessment of the treatment of the lower urinary tract symptoms in the management of benign prostatic hypertrophy in general practice (1380 patients) — Study EVALURO
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 2, 29, 116-126


Objectifs

Évaluer l’efficacité d’une modification ou d’une initiation de traitement par un α-bloquant chez des patients déjà traités médicalement pour des SBAU liés à une HBP, avec des symptômes urinaires persistants.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective observationnelle chez des médecins généralistes en France. Étaient inclus des patients de plus de 60 ans, ayant des SBAU liés à une HBP et traités médicalement depuis au moins 6 mois. Un traitement par un α-bloquant était initié ou modifié si le PGI-I (Patient Global Impression of Improvement) n’objectivait aucune amélioration sous traitement et que le score IPSS était≥8. Les patients étaient ensuite suivis entre 1 et 3 mois après l’inclusion. Le critère principal d’évaluation était la fréquence d’évolution non satisfaisante des patients, évalués par la persistance des symptômes urinaires sous traitement (IPSS≥8 et PGI-I inchangé ou aggravé). La progression des SBAU (IPSS et PGI-I) suite à la modification du traitement par α-bloquant, était également évaluée lors de la visite de suivi.


Résultats

Trois cent cinquante-trois médecins ont inclus 1449 patients entre le 2 février 2016 et le 9 mars 2017 (1380 patients ont été analysés) : l’âge moyen était de 70,0±6,9 ans ; l’ancienneté des SBAU était de 4,1±4,2 ans ; à l’inclusion, ils recevaient principalement des extraits de plantes (n =744 ; 53,9 %) et des α-bloquants (n =463 ; 33,6 %). Le score IPSS moyen était de 16,4±6,7, il n’était pas corrélé avec l’ancienneté des SBAU ; le PGI-I moyen était de 2,6±1,2. Au total, 48,8 % (612/1255) des patients ont eu une évolution non satisfaisante de leur SBAU traités médicalement depuis au moins 6 mois (critère principal de l’étude) ; 42,8 % (591/1380) des patients ont eu une modification de traitement selon le protocole : 385 (65,6 %) ont eu une initiation d’un α-bloquant, 202 (34,4 %) ont eu une modification du traitement par α-bloquant (4 données manquantes). L’α-bloquant était en monothérapie pour 484 (81,9 %) patients. Lors de la visite de suivi (1 à 3 mois), le score IPSS moyen était de 7,7±4,8, significativement en baisse (18,7±6,1 à l’inclusion) ; le PGI-I moyen de 1,2±0,7 était significativement en baisse (3,5±0,8 à l’inclusion) ; la qualité de vie (Q8-IPSS) était significativement améliorée. Pour les 345 patients sous extraits de plantes ayant changé pour un α-bloquant, ainsi que pour les 67 patients sous α-bloquant ayant changé pour un autre α-bloquant, les 3 scores avaient diminué significativement.


Conclusion

Une évaluation systématique du traitement médical de l’HBP a montré que 48,8 % des patients traités médicalement depuis au moins 6 mois n’étaient pas améliorés. Une modification de traitement par un alpha-bloquant (initiation ou modification) peut alors significativement améliorer les SBAU.


Objective

To evaluate the efficacy of a modification or initiation of treatment by a α-blocker in patients already medically treated for BPH-related LUTS, with persistent urinary symptoms.


Methods

This is a prospective observational study among general practitioners in France. Included patients were over 60 years of age with BPH-related LUTS who had been medically treated for at least 6 months. A treatment by an α-blocker was initiated or modified if the PGI-I (Patient Global Impression of Improvement) did not objective any improvement under treatment and the IPSS (International Prostate Symptom Score) was8. Patients were followed up between 1 and 3 months after inclusion. The primary endpoint was the frequency of unsatisfactory progression of patients, assessed by persistence of urinary symptoms under treatment (IPSS8 and PGI-I unchanged or worsened). Progress of LUTS (IPSS and PGI-I) following modification of treatment with α-blocker was also assessed at the follow-up visit.


Results

Three hundred and fifty-three physicians included 1449 patients between February 2, 2016 and March 9, 2017 (1380 patients were analyzed): the average age was 70.0±6.9 years ; the duration of the LUTS was 4.1±4.2 years; at inclusion, they received mainly plants (n =744; 53.9%) and α-blockers (n =463; 33.6%); the mean IPSS score was 16.4±6.7, it was not correlated with duration of SBAU; the mean PGi-I was 2.6±1.2. In total, 48.8% (612/1255) of patients had a non-satisfactory evaluation of the LUTS; 42.8% (591/1380) of patients had a modification of treatment according to the protocol: 385 (65.6%) had an initiation of a α-blocker, 202 (34.4%) had a modification of treatment by α-blocker (4 missing data). The α-blocker was monotherapy for 484 (81.9%) patients. At the follow-up visit (1 to 3 months), the average IPSS score was 7.7±4.8, significantly lower (18.7±6.1 at inclusion); the average PGI-I of 1.2±0.7 was significantly lower (3.5±0.8 at inclusion); the quality of life (Q8-IPSS) was significantly improved. For the 345 patients under plant extracts having changed for one α-blocker, as well as for the 67 patients under α-blocker having changed for another α-blocker, the 3 scores had decreased significantly.


Conclusion

A systematic evaluation of medical treatment for BPH showed that 48.8% of patients medically treated for at least 6 months were not improved. A modification of treatment by an α-blocker (initiation or modification) can then significantly improve the LUTS.

Mots clés:
hypertrophie bénigne de la prostate / Symptômes du bas appareil urinaire / Scores prostatiques / Qualité de vie / alpha-bloquants
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Lower urinary tract symptoms / Prostate scores / Quality of life / α-Blocker
La longueur de l’uretère est-elle liée à la taille du patient ?
Is the ureteral length associated with the patient's size?
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 2, 29, 127-132


Objectif

Rechercher l’existence d’une relation entre la longueur des uretères et la taille des patients.


Patients et méthode

Il s’agit d’une étude prospective, réalisée entre septembre 2012 et mai 2014, sur 87 patients avec 42 hommes et 45 femmes, chez qui la mesure de l’uretère a été réalisée lors des différentes procédures nécessitant la mise en place d’une sonde JJ. L’âge moyen de la population était de 53 ans (±15,9) avec une taille moyenne de 168,3cm (±8,4). Cette mesure a été réalisée grâce à sonde urétérale en alliant la fluoroscopie et l’endoscopie.


Résultats

Les uretères mesuraient en moyenne de 23,5cm (±2,33) avec chez l’homme une longueur urétérale moyenne de 23,8cm (±2,18) et chez la femme de 23,2cm (±2,44). Dans cette population, il existait une corrélation globale entre la taille des patients et la longueur des uretères (r =0,75 ; p =0,01). Cependant cette corrélation n’a pas été retrouvée dans tous les sous-groupes notamment chez les femmes (r = 0,16 ; p =0,30) et chez les hommes du côté droit (r =0,34 ; p =0,12). Elle restait vraie pour les hommes du côté gauche (r =0,50 ; p =0,02).


Conclusion

Dans notre série, il existe bien une corrélation globale entre la taille des patients et la longueur des uretères. Mais cela ne se retrouve pas dans certains sous-groupes. Il est donc préférable de réaliser une mesure in vivo de l’uretère pour avoir sa longueur et ainsi mettre en place une sonde JJ adaptée au patient.


Niveau de preuve

3.


Objective

To assess the relation between the ureteral length and the patients’ size.


Patients and method

Prospective study made between September 2012 and May 2014, on 87 patients with 42 men and 45 women, in whom the ureteral measure was performed during the various procedures that require the use of a pigtail stent. The average age of the population was 53 years old (±15.9) with an average height of 168.3cm (±8.4). This has been achieved through ureteral catheter combining fluoroscopy and endoscopy.


Results

The ureteral average length was 23.5cm (±2.33). The ureteral average length was 23.8cm (±2.18) for man and 23.2cm (±2.44) for women. In this population, there were a positive correlation between the size of the patients and the length of the ureters (r =0.75; P =0.01). However, this correlation was not found in all subgroups, particularly among women (r = 0.16; P =0.30) and on the right side of men (r =0.34; P =0.12). This correlation was still true for the left side in the men's group (r =0.50; P =0.02).


Conclusion

In this study, there is a positive correlation between the patients’ size and the ureteral length. But this correlation is not found in some subgroups. It is better to perform in vivo the ureteral measurement to have the precise length in order to set up a pigtail stent adapted to the patient.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Uretère / Longueur urétérale / Sonde JJ / Taille patient / Corrélation
Mots-clés:
ureter / Ureteral length / Pigtail stent / Patient size / Corrélation
Résultats oncologiques d’une série de 93 cystectomies totales laparoscopiques : 5 ans de suivi
Oncological results of a series of 93 laparoscopic radical cystectomies: 5 years of follow-up
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 2, 29, 86-94


Introduction – objectif

L’objectif était de rapporter les résultats oncologiques à 5 ans après cystectomie totale laparoscopique (CRL) pour cancer de vessie (CV).


Patients et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique portant sur tous les patients qui ont subi la CRL pour CV par un même chirurgien de février 2007 à mars 2016. Les données démographiques, périopératoires et carcinologiques ont été recueillies. Nous avons rapporté les taux de survie globale (SG), spécifique au cancer (SSC) et sans récidive (SSR), comme indicateurs principales des résultats oncologiques. Ces taux de survies ont été estimés selon la méthode de Kaplan-Meier. La SG a été explorée en fonction du stade tumoral, l’état des ganglions et l’état des marges chirurgicales, par les tests Log-rank.


Résultats

Au total, 93 patients (82 hommes et 11 femmes) ont subi la CRL. L’âge moyen était de 59 ans. Les complications mineures (Clavien I–II) étaient survenues chez 24,7 %. Les complications majeures (Clavien IIIa–V) étaient observées chez 8,6 %. Aucun patient n’a reçu de chimiothérapie néoadjuvante. La médiane des ganglions prélevés était de 15, et 26,5 % des patients avaient un ganglion positif. Le taux des marges positives était de 5,3 %. La médiane de suivi de l’ensemble des patients était de 50 mois (19–84 mois). Quarante-trois patients (46,2 %) étaient suivis au moins 71 mois. La SSR, SSC et SG étaient de 67 %, 85 % et 79 %. La tumeur non confinée à l’organe, l’atteinte ganglionnaire et les marges positives, étaient associés à une faible SG (p <0,039, p <0,016 et p <0,001).


Conclusion

La CRL était associée à des résultats oncologiques à long terme acceptables et similaires à ceux rapportés sur la cystectomie ouverte pour CV.


Niveau de preuve

3.


Objective

To report oncological results at 5 years after laparoscopic radical cystectomy (LRC) with lymph node dissection for bladder cancer (BC).


Patients and methods

This is a retrospective single-center study of all patients who underwent LRC for BC by the same surgeon from February 2007 to March 2016. Demographic, perioperative and oncologic data were collected. We reported overall survival rate (OS), cancer specific (CSS) and recurrence-free survival (SSR), as primary indicators of oncologycal outcomes. These survival rates were estimated according to the Kaplan-Meier method. Log-rank tests were used to explore overall survival according tumor stage, lymph node involvement and surgical margins status.


Results

In all, 93 patients (82 men and 11 women) underwent LRC. Mean age was 59 years. Minor complications (Clavien I–II) occurred in 24.7%. Major complications (Clavien IIIa–V) were observed in 8.6%. No patients received neoadjuvant chemotherapy. Median lymph node (LN) yield was 15 and 26.5% patients had positive LN. The positive surgical margins (SMs) rate was 5.3%. Median follow-up for the entire patients was 50 months (19–84 months). Forty-three patients (46.2%) were followed for at least 71 months. Five year RFS, CSS and OS were 67%, 85% and 79%, respectively. Non organ confined desease, positive LN and positive SMs were associated with poorer OS (P <0.039, P <0.016 and P <0.001).


Conclusion

LRC was associated with acceptable long-term oncologic outcomes, similar to those currently reported after open cystectomy for BC.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Cancer de la vessie / laparoscopie / cystectomie totale / Résultats oncologiques
Mots-clés:
bladder cancer / Laparoscopy / radical cystectomy / Oncological results