Base bibliographique

Enquête sur les modalités d'instillation du BCG dans le traitement prophylactique des tumeurs superficielles de vessie.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 108-111

Dans le but d'évaluer les pratiques urologiques concernant les instillations endovésicales de BCG, nous avons mené une enquète auprès d'équipes du Comité de Cancérologie de l'Association Française d'Urologie. Cette enquète a porté sur les modalités d'instillation, les personnes effectuant les instillations, et les éléments de surveillance. Des différences notables ont été obtenues notamment concernant les doses utilisées en traitement d'attaque et les modalités du traitement d'entretien. Ces résultats soulignent la nécessité d'une rationalisation du traitement prophylactique endovésical par BCG.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / Immunothérapie / BCG
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / Immunotherapy / BCG
Enquête sur les modalités d'instillation du BCG dans le traitement prophylactique des tumeurs superficielles de vessie.
Survey concerning modalities of BCG instillation in the prophylactic treatment of superficial bladder tumours.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 590-594

Dans le but d'évaluer les pratiques urologiques concernant les instillations endovésicales de BCG, nous avons mené une enquête auprès d'équipes du Comité de Cancérologie de l'Association Française d'Urologie. Cette enquête a porté sur les modalités d'instillation, les personnes effectuant les instillations et les éléments de surveillance. Des différences ont été obtenues notamment concernant les doses utilisées en traitement d'attaque et les modalités du traitement d'entretien. Ces résultats soulignent la nécessité d'une rationalisation du traitement prophylactique endovésical par BCG.

In an attempt to appreciate urological practices concerning BCG instillations a study was performed with members of university urological centers. Questions concerned instillation modalities, persons performing instillations and criteria for survey. Main differences concerned doses (low doses versus high doses) and duration of treatment. These results suggest the need of development of new parameters for the rationalisation of this treatment.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale superficielle / BCG
Mots-clés:
bladder / superficial transitional cell carcinoma / BCG
Entérocystoplastie détubulée de substitution type Camey II. Procédé de simplification technique aux pinces P.L.C. 75.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 602-609

Les interventions de chirurgie urodigestive carcinologique, associant à un geste d'exérèse radicale un temps de reconstruction fonctionnelle, restent des interventions longues et complexes. L'usage des sutures mécaniques contribue de façon importante à leur apporter gain de temps et de sécurité. Les auteurs proposent un procédé de simplification technique de la plastie de type Camey II par l'utilisation des pinces à anastomose latéro-latérale.

Camey type II detubed replacement enterocystoplasty. Technical simplification procedure using P.L.C. 75 forceps. Oncological uro-intestinal surgical procedures combining a radical resection and functional reconstruction are long and complex operations. The use of mechanical sutures contributes considerably by gaining time and improving safety. The authors propose a technical simplification of the Camey type II plasty by using side-to-side anastomosis forceps.

Mots clés:
iléo-cystoplastie de remplacement / entéro-cystoplastie détubulée
Mots-clés:
replacement ileocystoplasty / detubulized enterocystoplasty
Entérocystoplastie détubulée en Z après prostato-cystectomie totale.
Detubulized Z-shaped enterocystoplasty after radical prostatectomy. After the completion of the radical cystoprostatectomy and a thorough survey of the dissected pelvis, a small bowell segment 50 to 60 cm long is resected, a 20 cm proximal to Bauhin's val
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1994, 7, 77-83

Après réalisation de la cystoprostatectomie radicale, un segment d'iléon de 50 cm de long est prélevé à 20 cm de la valvule de Bauhin. Conformé en 3 anses, ce segment iléal est laissé tel quel, sans retournement torsion ou plicature, formant un Z. Incisé à son bord anti-mésentérique, la néo-vessie est ensuite créée par des sutures en surjet de vicryl 3/0. L'urètre est anastomosé à la partie inférieure de la vessie après avoir créé un orifice d'environ un cm de diamètre. Ensuite les 2 uretères sont implantés directement à chaque corne vésicale. Les sondes urétérales sortent en trans-néo-vésico-pariétale. Lorsque le grand épiploon est suffisamment large et couvre bien toute la zone opératoire, le drainage n'est pas nécessaire.

Mots clés:
iléo-cystoplastie de remplacement / entéro-cystoplastie détubulée
Mots-clés:
replacement ileocystoplasty / detubulized enterocystoplasty
Entérocystoplastie en W aux agrafes résorbables : Technique et résultats fonctionnels. Etude préliminaire.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 51-57

BUTS : L'utilisation d'agrafes résorbables pour la réalisation d'une entérocystoplastie permet une réduction notable du temps opératoire. Pour adopter cette technique, il convient d'évaluer à terme les résultats sur la continence.
MATERIEL ET METHODES : Huit patients ont eu une entérocystoplastie en W réalisée avec des agrafes résorbables selon la technique dite de "Détroit", avec une anastomose urétéro-iléale directe. La continence de ces patients est évaluée lors du suivi clinique et par un bilan urodynamique (3 patients). La qualité de vie est étudiée par un questionnaire envoyé au patient.
RÉSULTATS : La durée moyenne opératoire est de 5 heures et 20 minutes, la plastie est réalisée en 25 à 35 minutes. Le suivi moyen est de 18,7 mois au cours duquel deux sténoses urétéroiléales sont diagnostiquées, 7 des 8 patients ont une bonne continence diurne (aucune fuite) et 1 patient a une continence moyenne (1 protection). La continence nocturne est considérée comme bonne dans 3 cas, moyenne dans 2 cas et mauvaise dans 3 cas (> 1 protection). Des patients évalués par questionnaire, 4 déclarent avoir des problèmes urinaires.
CONCLUSION : L'utilisation d'agrafes résorbables permet une réduction indiscutable du temps opératoire, pour un surcoût modeste et des résultats fonctionnels satisfaisants.

INTRODUCTION : The use of absorbable staples for enterocystoplasty allows a marked reduction of the operating time. The long-term results on continence need to be evaluated at result term before adopting this technique. METHODS : Eight patients underwent "W" enterocystoplasty performed with absorbable staples according to the so-called "Detroit" technique, with direct uretero-ileal anastomosis. The continence of these patients was evaluated by clinical follow-up and urodynamic assessment (3 patients). Quality of life was studied by a questionnaire sent to the patient. RESULTS : The mean operating time was 5 hours 20 minutes, the plasty was performed in 25 to 35 minutes. The mean follow-up was 18.7 months, during which two uretero-ileal strictures were diagnosed. 7 of the 8 patients have a good diurnal continence (no leaks) and 1 patient has moderate continence (1 protection). Nocturnal continence was considered to be good in 3 cases, moderate in 2 cases and poor in 3 cases (> 1 protection). Four of the patients evaluated by questionnaire reported urinary disorders.
CONCLUSION : The use of absorbable staples allows a definite reduction of the operating time, for a modes excess cost and satisfactory functional results.

Mots clés:
Cystectomie radicale / iléo-cystoplastie de remplacement / entéro-cystoplastie détubulée
Mots-clés:
Radical cystectomy / replacement ileocystoplasty / detubulized enterocystoplasty
Entéroplastie "en moule " dans le traitement des vessies instables ou à basse compliance.
"Clam" enterocystoplasty in the treatment of unstable or poorly compliant bladders.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 449-456

Le traitement de l'incontinence d'urines par instabilité vésicale demeure difficile. En cas d'échec des traitements médicaux ou physiothérapiques, l'entéroplastie en moule ou clam représente une possibilité thérapeutique à ne pas négliger. L'opération consiste après section frontale de la vessie en bivalve à interposer entr les deux valves un greffon iléal détubulé de manière à augmenter la capacité vésicale fonctionnelle et à interrompre la transmission des ondes de contraction du détrusor d'une valve à l'autre. 10 patients (7 hommes et 3 femmes) souffrant de fuites d'urines par instabilité vésicale neurogène (4 cas : 3 méningocèles, 1 neurinome de la queue de cheval opéré) ou non (6 cas dont 1 séquelle de radiothérapie au cancer de la prostate et 5 incontinences urinaires apparemment primitives) ont été soumis à une entéroplastie associée en cas de fuites neurogènes (2 fois simultanément et 2 fois antérieurement) à la mise en place d'un sphincter AMS 800. Aucune complication majeure n'est survenue, 9 patients sont continents, 1 a dû être réopéré pour subir une entéroplastie d'agrandissement (échec de l'intervention initiale dû aux altérations radiques de la vessie), 3 gardent un résidu post mictionnel voisin de 200 ml mais ne nécessitant pas le recours à l'autosondage du fait de l'absence de retentissement sur le haut appareil urinaire. Enfin les épreuves urodynamiques ont montré une augmentation spectaculaire de la compliance et de la capacité fonctionnelle vésicale ainsi qu'une diminution de l'amplitude des pics de pression endovésicale.

The treatment of urinary incontinence due to unstable bladder remains diffcult. In the case of failure of medical or physiotherapeutic treatments, clam enterocystoplasty represents a major and important therapeutic possibility. The operation consists of frontal section of fhe bladder to form a bivalve followed by interposition, between the two valves, of a detubed ileal graft in order to increase the functional vesical capacity and to interrupt the transmission of detrusor contraction waves from one valve to the other. 10 patients (7 men and 3 women) suffering from urinary incontinence due to neurogenic unstable bladder (4 cases: 3 meningoceles, 1 operated cauda equina neuroma) or to another cause (6 cases, including one sequela of radiotherapy for prostatic cancer and 5 cases of apparently primary urinary incontinence) underwent enterocystoplasty combined, in the case of neurogenic incontinence (2 cases simultaneously and 2 cases previously), with the insertion of an AMS 800 sphincter. No major complication was observed. 9 patients are continent and 1 had to be reoperated to undergo an augmentation enterocystoplasty (failure of the initial operation due to radiation changes of the bladder), 3 retain a post-voiding residual of about 200 ml but not requiring self catheterisation due to the absence of any repercussions on the upper urinary tract. Lastly, urodynamic studies demonstrated a spectacular increase in compliance and functional capacity of the bladder together with a reduction of the amplitude of intravesical pressure peaks.

Mots clés:
chirurgie réparatrice / entéro-cystoplastie d'agrandissement / Vessie / instabilité / compliance
Mots-clés:
reconstructive surgery / augmentation enterocystoplasty / bladder / instability / compliance
Epidémiologie du cancer de la prostate familial : bilan à 4 ans des études françaises.
Epidemiology of familial prostate cancer: 4-year assessment of French studies.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 672-679

BUTS : (1) Déterminer la fréquence des formes familiales de cancer de la prostate (CaP) (au moins 2 cas) et héréditaires, (2) préciser les résultats en fonction de l'âge au diagnostic des patients. En effet différentes études épidémiologiques ont mis en évidence une possible agrégation familiale du CaP dans environ 15 à 25% des cas. L'étude de ségrégation familiale de Carter (P.N.A.S. 1992, 89, 3367-71) a montré qu'une prédisposition génétique, à transmission autosomique dominante, pourrait être à l'orgine de 9% de l'ensemble des cancers de la prostate.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Nous avons effectué une étude systématique des généalogies de patients atteints de CaP nouvellement diagnostiqués ou suivis pour des CaP connus dans 3 centres urologiques français, à partir de questionnaires remplis par les patients. Par extension, une collecte nationale de familles avec au moins 2 CaP a permis d'identifier les familles à forme héréditaire. Ont été considérés comme héréditaires les cas pour lesquels il existait au moins : un CaP chez 3 parents du 1er degré, ou encore 3 cas sur 3 générations dans la même branche familiale (paternelle ou maternelle), ou enfin 2 cas précoces avant 55 ans. L'analyse statistique a été réalisée en utilisant le test de régression logistique univariée entre le statut familial et le centre médical ou l'âge au diagnostic du patient.
RÉSULTATS : A partir de juillet 1994, nous avons inclus dans l'étude systématique : 801 patients (tous stades confondus), 110 patients (13,7%) ont été exclus (refus de participation, âge avancé). Pour les 691 familles étudiées (Brest : 225, Nancy : 249, Paris-Saint Louis : 217), nous avons respectivement observé : 32 (14,2%), 29 (11,6%), 37 (17,1%) formes familiales au total (moyenne : 14,2%) et 11 (4,9%), 6 (2,4%), 8 (3,7%) formes héréditaires (moyenne : 3,6%) (différences entre les centres non significatives). De plus, l'analyse des résultats en fonction de l'âge au diagnostic du CaP a montré une fréquence de formes familiales (différence significative) et héréditaires (limite de significativité) plus élevée pour les CaP survenant à un plus jeune âge (avant 65 ans). La collection nationale a permis de collecter un total de 624 formes familiales de CaP dont 236 (37,8%) de formes héréditaires, 115 familles étant informatives pour étude de liaison génétique.
CONCLUSION : Ces résultats confirment les données d'études antérieures observant environ 15 à 25% de formes familiales de CaP, et 5 à 10% de formes héréditaires. De même, l'étude systématique a confirmé la survenue plus précoce des CaP à prédisposition génétique. Ces données incitent donc à rechercher systématiquement les antécédents familiaux de CaP afin de proposer dans les familles concernées un dépistage ciblé des sujets à risque et d'intensifier l'identification des formes héréditaires pour rechercher les gènes impliqués.

OBJECTIVES : (1) To determine the frequency of familial (at least 2 cases) and hereditary forms of prostate cancer (CaP), (2) to define the results according to the patient's age at diagnosis, as various epidemiological studies have demonstrated a possible familial aggregation of CaP in about 15 to 25% of cases. Carter's familial segregation study (P.N.A.S. 1992, 89, 3367-71) showed that a genetic predisposition, with autosomal dominant transmission, could be responsible for 9% of all cases of prostate cancer. MATERIAL AND METHODS : We conducted a systematic genealogy study of patients suffering from newly diagnosed CaP or followed for known CaP in 3 French urological centres, by means of questionnaires completed by the patients. Subsequently, a national collection of families with at least 2 cases of CaP identified families with hereditary forms of CaP. Hereditary cases were considered to be those presenting at least: one CaP in three 1st degree relatives, or 3 cases over 3 generations in the same branch of the family (paternal or maternal), or finally 2 early cases before the age of 55 years. Statistical analysis used the univariate logistic regression test between family status and the medical centre or the patient's age at diagnosis. RESULTS : From July 1994 onwards, we included 801 patients (all stages combined) in the systematic study and 110 patients (13.7%) were excluded (refusal to participate, advanced age). For 691 of the families studied (Brest: 225, Nancy: 249, Paris St Louis: 217), we observed 32 (14.2%), 29 (11.6%), 37 (17.1%) of familial forms (mean: 14.2%) and 11 (4.9%), 6 (2.4%), 8 (3.7%) of hereditary forms (mean: 3.6%), respectively (no significant differences between centres). Analysis of the results according to age at diagnosis of CaP also showed a higher incidence of familial (significant difference) and hereditary forms (limit of significance) for CaP occurring at a younger age (before 65 years). The national collection collected a total of 624 familial forms of CaP, including 236 (37.8%) cases of hereditary forms; 115 families were informative for the genetic linkage study.
CONCLUSION : These results confirm the data of earlier studies, revealing about 15 to 25% of familial forms of CaP and 5 to 10% of hereditary forms. Similarly, the systematic study confirmed the earlier onset of CaP in patients with a genetic predisposition. These data therefore encourage systematic questioning of patients for a family history of CaP in order to propose targeted screening of high-risk subjects in the families concerned and to intensify identification of hereditary forms in order to investigate the genes involved.

Mots clés:
prostate / Tumeur / génétique / Épidémiologie
Mots-clés:
prostate / tumor / genetics / epidemiology
Epididymite révélatrice d'un reflux uréthro-séminal idiopathique chez l'enfant
Idiopathic urethroseminal reflux in a child presenting in the form of epididymitis. Report of two cases and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 1023-1025

Le reflux uréthro-séminal idiopathique est exceptionnel chez l'enfant. Dans nos deux cas il s'est révélé par une épididymite et a été affirmé par la cystographie sus-pubienne, qui a également permis d'éliminer une cause obstructive ou une malformation associée. Le traitement antiseptique prolongé a permis d'empêcher les récidives infectieuses.

Idiopathic urethroseminal reflux is exceptional in children. In both of our cases, it presented in the form of epididymitis and was confirmed by suprapubic cystography, which also eliminated an obstructive cause and any associated malformations. Long-term antiseptic treatment prevented recurrent infections.

Mots clés:
infection génitale / malformation génitale / épididymite / Enfant
Mots-clés:
genital infection / genital malformation / epididymitis / child
Epispadias postérieur avec duplicité uréthrale complète méconnue
Posterior epispadias with unrecognised complete urethral duplication.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 299-302

Les auteurs rapportent un cas d'épispadias postérieur associé à un urèthre ventral complet méconnu et découvert en per-opératoire lors du temps d'uréthroplastie. Cette malformation est une forme rare de duplicité uréthrale et doit être évoquée devant un épispadias postérieur apparemment isolé.

The authors report a case of posterior epispadias associated with complete ventral urethra only discovered during the urethroplasty phase of the operation. This malformation is a rare form of urethral duplication and should be considered in any case of apparently isolated posterior epispadias.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire inférieure / épispade / duplicité uréthrale
Mots-clés:
lower urinary tract malformation / epispadias / double urethra
Epithéliomas de la verge traités par chirurgie.
Surgical treatment of carcinoma of the penis.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 926-935

BUTS : Evaluer l'efficacité et la morbidité du traitement chirurgical de l'épithélioma de la verge. Cette série de patients est issue d'une étude multicentrique rétrospective (1959-1989), portant initialement sur 506 malades, tous traitements confondus. METHODES : Cent soixante-huit patients traités par chirurgie ou chirurgie suivie de radiothérapie externe de 1959 à 1989 ont été retenus. Le suivi moyen est de 14,4 ans et le temps de participation de 4,7 ans. Une amputation totale ou partielle a été employée en première intention pour 89 patients (53%) et en seconde intention pour 11 patients (7%). Trente-deux malades ont eu une radiothérapie externe en complément de la chirurgie. Un curage ganglionnaire inguinal a été effectué en première intention pour 68 patients (41%) et de façon différée pour 19 patients (11%). Une radiothérapie inguinale post-opératoire a été réalisée pour 52 patients. Une étude statistique monofactorielle des facteurs de pronostic est proposée.
RESULTATS : A 5 ans, le contrôle local est de 84%; il est indépendant du stade de la tumeur; la survie des malades décédés de toute cause est de 53%, celle des malades vivants sans évolution de 69% et celle des patients décédés du cancer de la verge de 75%. Le pronostic vital est lié de façon statistiquement significative à l'état ganglionnaire. Il n'existe pas de relation significative entre le statut ganglionnaire et le stade tumoral. Au niveau du pénis, 61 complications sont survenues chez 40 patients (24%). Trente-sept patients ont eu des complications consécutives au traitement des aires ganglionnaires (24 oedèmes des membres inférieurs et 13 scléroses des creux inguinaux).
CONCLUSION : Le traitement chirurgical procure un contrôle local globalement comparable à celui de la curiethérapie, mais, à la différence de cette technique, le contrôle local est indépendant du stade. Il convient de ne pas vouloir à tout prix éviter une mutilation pour les tumeurs évoluées en privilégiant la curiethérapie car les effets iatrogènes de cette dernière deviennent dans ce cas importants. Une attitude vis-à-vis des aires ganglionnaires est proposée en tenant compte de notre expérience et des données de la littérature.

OBJECTIVES : To evaluate the efficacy and morbidity of surgical treatment of carcinoma of the penis. This series of patients was derived from a retrospective multicentre study (1959-1989), initially concerning 506 patients, all treatments combined. METHODS : One hundred and sixty-eight patients treated by surgery or surgery followed by external radiotherapy between 1959 to 1989 were included. The mean follow-up is 14.4 years and the mean participation is 4.7 years. Total or partial amputation was performed as first-line treatment in 89 patients (53%) and as second-line treatment in 11 patients (7%). Thirty-two patients received external radiotherapy as a complement to surgery. Inguinal lymph node dissection was performed as first-line treatment in 68 patients (41%) and secondarily in 19 patients (11%). Postoperative inguinal radiotherapy was performed in 52 patients. Monofactorial statistical analysis of prognostic factors is proposed. RESULTS : The 5-year local control rate was 84%; it was independent of the stage of the tumour; the survival of the patients dying from any cause was 53%, the progression-free survival was 69% and the survival of patients dying from cancer of the penis was 75%. The vital prognosis is statistically significant related to the lymph node status. No significant relationship was observed between lymph node status and tumour stage. 61 complications involving the penis were observed in 40 patients (24%). Thirty-seven patients developed complications secondary to the lymph node dissection (24 cases of oedema of the lower limbs and 13 cases of inguinal sclerosis).
CONCLUSION : Surgical treatment ensured a local control globally comparable to that obtained with brachytherapy, but unlike this technique, the local control is independent of the stage. Brachytherapy should not always be performed in favour of mutilation for advanced tumours because the iatrogenic effects of brachytherapy are increased in these cases. An approach to the treatment of lymph nodes is proposed based on the authors' experience and the data of the literature.

Mots clés:
Pénis / Tumeur / Chirurgie / amputation de verge
Mots-clés:
penis / tumor / surgery / penile amputation
Erectile dysfunction following transurethral resection of the prostate.
Erectile dysfunction following transurethral resection of the prostate.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1996, 156, 1354-1356

BUTS : Mesurer objectivement l'incidence des dysfonctionnement érectiles après résection transuréthrale de prostate (RTUP). PATIENTS ET METHODES : Cinquante-six patients ont rempli un questionnaire consacré à un éventuel dysfonctionnement érectile et ont subi un test de tumescence pénienne pendant 3 nuits avant RTUP et l'exploration a été répétée 3 mois après l'intervention. RESULTATS : Les données complètes ont été recueillies chez 40 sujets. Aucune différence significative n'a été trouvée quant à la tumescence pénienne, le nombre et la durée des érections entre les tests pré et post-opératoires. Il y avait une légère amélioration de la rigidité après RTUP (p

PURPOSE: We objectively measured the incidence of erectile dysfunction following transurethral resection of the prostate. MATERIALS AND METHODS: A total of 56 men completed a questionnaire detailing perceived sexual dysfunction, and underwent nocturnal penile tumescence testing for 3 nights before transurethral resection of the prostate and again at 3 months postoperatively. RESULTS: Complete data were available for 40 men. No significant difference was found in penile tumescence, number of erectile events and duration of events before and after surgery. Preoperative and postoperative rigidity was statistically different, with a slight improvement after transurethral resection of the prostate (p

Mots clés:
prostate / BPH / transurethral resection / iatrogenic complication / erectile dysfunction
Mots-clés:
prostate / BPH / transurethral resection / iatrogenic complication / Erectile dysfunction
Erectile functioning of men treated for prostate carcinoma
Erectile functioning of men treated for prostate carcinoma
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1997, 79, 538-544

Les publications concernant les complications, tels que troubles de l'érection, associées avec les traitements du cancer prostatique sont souvent utilisées pour aider le patient à la décision ou pour établir des références de pratique. Malheureusement, les publications reposent pour la plupart sur une expérience unicentrique. Une méta-analyse a été utilisée pour combiner les résultats des différentes institutions. METHODES : Une revue extensive de la littérature puis une méta-analyse à propos des troubles érectiles associés à la radiothérapie externe et à la prostatectomie radicale ont été conduites. Un modèle de régression logique a été appliqué pour combiner les données des 40 articles sélectionnés. RESULTATS : La probabilité de garder une fonction érectile après radiothérapie est de 0,69, et après chirurgie de 0,42. La différence est significative. Les effets de variables telles que l'âge, le stade de la maladie sur la fonction érectile n'ont pas pu être appréciés du fait de la variabilité et de la rareté des données disponibles. CONCLUSIONS : Les données publiées indiquent que les hommes ayant une fonction érectile normale ont plus de chance de garder une fonction érectile après radiothérapie qu'après chirurgie. Il semble difficile d'améliorer le recueil des informations relatives aux dysfonctionnements érectiles, y compris dans les essais portant sur les nouvelles modalités thérapeutiques, telles que cryothérapie, curiethérapie ou hormonothérapie néo-adjuvante.

BACKGROUND. Published reports of complication rates, such as erectile dysfunction, associated with treatments for prostate carcinoma are often used to guide patient decision-making and develop clinical guidelines. Unfortunately, the published data are largely comprised of case series from single institutions. Meta analysis is a methodology for combining findings from several studies to produce a better result. METHODS. A comprehensive literature review and subsequent meta-analysis of the rates of erectile dysfunction associated with external beam radiotherapy and radical prostatectomy was conducted. A simple logistic regression model was used to combine the data from 40 articles that met selection criteria. RESULTS. The probability of maintaining erectile functioning after radiotherapy is 0.69. The probability after surgery is 0.42. This difference is significant. Analysis of the effects of variables such as patient age and stage of disease on erectile functioning could not be performed due to inconsistencies across studies and the limited number of studies reporting such variables. CONCLUSIONS. The published data indicate that men with normal erectile functioning are more likely to retain this function after radiotherapy than after surgery. Attention is drawn to the weaknesses in the reviewed studies in the hope that the clinical trials of emerging treatments, such as cryotherapy, brachytherapy, three dimensional conformal radiotherapy, and neoadjuvant hormones can be strengthened to reflect more accurately the rate of treatment-associated erectile dysfunc tion.

Mots clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / radiotherapy / erectile dysfunction
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / radiotherapy / Erectile dysfunction
Erythrocyte polyamines and prognosis in stage D2 prostatic carcinoma patients
Erythrocyte polyamines and prognosis in stage D2 prostatic carcinoma patients
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 629-622

Chez 43 patients porteurs de cancers prostatiques de stade D2, récemment diagnostiqués et non traités, les auteurs ont étudié la corrélation entre la progression d'une part, et l'indice de performance initial, l'hémoglobinémie initiale, le résultat du dosage de l'antigène spécifique prostatique, le grade de Gleason, l'étendue de la maladie sur la scintigraphie osseuse et les niveaux érythrocytaires de spermine et de spermidine d'autre part. Après le début de l'hormonothérapie, trois patients sont décédés d'autres causes et ont été exclus de l'étude, 16 sont restés en rémission avec un suivi moyen de 28±11 mois et 24 ont eu une progression (dont 18, soit 75% sont morts du cancer) avec un suivi moyen de 12±9 mois (p

We studied 43 patients with newly diagnosed, untreated, stage D2 prostatic carcinoma, and correlated the initial performance status, hemoglobin, prostate specific antigen levels, tumor Gleason grade, extent of disease on the bone scan, and erythrocyte spermidine and spermine levels with progression. Three patients died of unrelated causes and were excluded from the study, 16 remained in remission with a mean 28 +/- 11 months of followup and 24 had progression (18, or 75%, of whom died of the cancer) with a mean 12 +/- 9 months of followup (p

Mots clés:
prostate / tumor / tumor marker / prognosis
Mots-clés:
prostate / tumor / tumor marker / prognosis
ESWL: distal ureteral stone management--1993 [editorial]
ESWL: distal ureteral stone management--1993 [editorial]
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1993, 42, 353-355

Bien que la lithotritie extracorporelle (LEC) n'ait reçu l'agrément de la FDA que pour les calculs situés au dessus de la crête iliaque, de nombreux praticiens l'utilisent pour le traitement des calculs de l'uretère pelvien. Les résultats initiaux de la LEC pour les calculs pelviens ont été d'emblée encourageants. Sur les machines de 1ère génération, le repérage du calcul était possible dans près de 50% des cas, et lorsque le calcul avait été correctement repéré, une élimination complète était obtenue dans près de 80 à 90% des cas. Rapidement, les différents obstacles à la généralisation de la LEC pour les calculs pelviens ont été levés. L'inutilité de la mise en place systématique d'une sonde double J a été clairement établie. Par ailleurs les effets potentiels des ondes de choc sur le tractus génital de la femme ont été parfois invoqués pour contre-indiquer cette technique chez les femmes fertiles. Il est actuellement démontré que les ondes de choc n'ont aucun effet tératogène. Quels sont les résultats actuels de la LEC dans le traitement des calculs pelviens? Les différentes séries rapportent des taux de succès de l'ordre de 90% pour les calculs de moins de 1 cm, et une guérison proche de 95 à 100% pour les calculs de 1 à 2cm. Cependant un deuxième traitement est necessaire dans près de 20% des cas. Par comparaison, les résultats obtenus avec l'urétéroscopie sont à peu près équivalents, de l'ordre de 95% et ceci sans réintervention. Cependant la morbidité de l'urétéroscopie est bien supérieure à celle de la LEC. Ainsi dans une revue récente comparant urétéroscopie et LEC (Dornier MMFL 5000), le taux de succès a atteint 100% pour l'urétéroscopie contre 95% pour la LEC. Les taux de retraitement ont été respectivement de 5 et 17%. Une anesthésie générale ou loco régionale a été nécessaire dans 95% des cas pour l'urétéroscopie tandis qu'une simple neurolept-analgésie a été utilisée dans 83% des LEC. En conclusion, la LEC représente actuellement le traitement de 1ère intention des calculs de l'uretère pelvien.

Mots clés:
stones / ureter / calculus / extracorporeal lithotripsy
Mots-clés:
stones / ureter / calculus / extracorporeal lithotripsy
Etat actuel des connaissances sur les mécanismes d'action du B.C.G
Current state of knowledge concerning the mechanisms of action of BCG.
2001
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 415-421

La connaisance de l'immunité anti-tumorale a permis de progresser dans la compréhension des mécanismes d'action du B.C.G. Il existe trois phases dans la réponse immunitaire au B.C.G. Tout d'abord, le B.C.G. adhère puis est phagocyté par les cellules présentatrices d'antigènes mais aussi par les cellules urothéliales. A cette phase correspond la libération précoce de cytokines dites inflammatoires (l'IL-1, l'IL-6, l'IL-8). Ces cytokines pourraient être en cause dans certains effets indésirables mais elles pourraient également participer au phénomène cytotoxique. La deuxième phase est la reconnaissance des antigènes bactériens par les lymphocytes CD4, qui libèrent principalement de l'IL-2 et de l'IFN-g (réponse TH1). Cette activation cellulaire va aboutir à la troisième phase qui est l'amplification de populations cytotoxiques: CD8, Lymphocytes gd, macrophages, NK, LAK, BAK. Toutes ces cellules larguent elles aussi des cytokines qui vont réguler la réponse. La connaissance de ces modulations rend possible la rationalisation des protocoles d'instillations, mais l'identification des éléments réellement cytotoxiques permettrait de proposer des protocoles d'immunisation plus efficaces.

The better understanding of antitumour immunity has improved our knowledge concerning the mechanisms of action of BCG. There are three phases in the immune response to BCG : first of all, BCG adheres and is then phagocytosed by antigen-presenting cells, but also by urothelial cells. This phase corresponds to the early release of so-called inflammatory cytokines (IL-1, IL-6, IL-8). These cytokines may be responsible for certain adverse effects, but may also participate in the cytotoxic phenomenon. The second phase consists of recognition of bacterial antigens by CD4 lymphocytes, which release mainly IL-2 and IFN-g (TH1 response). This cell activation leads to the third phase, which consists of amplification of cytotoxic populations : CD8, gd lymphocytes, macrophages, NK, LAK, BAK. All these cells also release cytokines which then regulate the response. The identification of these modulations allows rationalization of BCG instillation protocols, but identification of the truly cytotoxic elements would allow the proposal of more effective immunization protocols.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / Immunothérapie / BCG
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / Immunotherapy / BCG
Etude anatomique des ligaments pubo-uréthraux chez la femme : rôle de la suspension de l'urèthre.
Anatomical study of the pubourethral ligament in women: role in suspension of the urethra.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 604-610

BUTS : En 1963, les travaux de Zacharin mettent en valeur l'appareil suspenseur de l'urèthre féminin apparaissant comme deux lames fibreuses inextensibles constituées de 3 ligaments distincts. Les objectifs ont été d'évaluer le rôle de ces ligaments dans le soutien de l'urèthre et de définir l'intérêt de leur conservation dans les cystectomies avec remplacement vésical chez la femme.
MATERIEL ET METHODES : Cinq sujets féminins non embaumés âgés de 78 ans (extrêmes : 75-82) ont permis la dissection de l'appareil suspenseur de l'urèthre par abord sus pubien puis sagittal par section du pelvis à 2 cm de la ligne médiane. Des études histologiques de l'urèthre ont été réalisées.
RESULTATS : L'appareil suspenseur de l'urèthre est apparu comme un système pair et symétrique constitué de 2 lames fibreuses, dont la dissection a permis d'individualiser trois ligaments pubouréthraux antérieur, intermédiaire et postérieur. Le ligament pubo-uréthral postérieur s'est inséré sur les faces antérieures et latérales de l'urèthre et du vagin (sous le col vésical) lors des études anatomiques mais aussi sur les coupes histologiques. La section du ligament pubo-uréthral postérieur a permis une grande mobilité de la moitié proximale de l'urèthre. La section de ces ligaments a libéré totalement l'urèthre du pubis.
CONCLUSION : Notre travail a confirmé l'importance de ce système ligamentaire dans la suspension de l'urèthre et a démontré l'intérêt du respect de ces structures dans les cystectomies avec remplacement chez la femme.

OBJECTIVE : In 1963, the studies by Zacharin emphasized the importance of the suspensory apparatus of the female urethra, consisting of two non-extensible fibrous bands composed of 3 distinct ligaments. The objectives of this study were to evaluate the role of these ligaments in support of the urethra and to define the value of their preservation in cystectomy with bladder replacement in women. MATERIAL AND METHODS : Five fresh female cadavres with a mean age 78 years (range: 75-82) were used for dissection of the suspensory apparatus of the urethra via a suprapubic then sagittal approach by section of the pelvis 2 cm from the midline. Histological studies of the urethra were then performed. RESULTS : The suspensory apparatus of the urethra was found to be a paired, symmetrical system composed of 2 paired and symmetrical fibrous bands. Dissection of these bands revealed three anterior, intermediate and posterior pubourethral ligaments. The posterior pubourethral ligament was inserted on the anterior and lateral surfaces of the urethra and vagina (underneath the bladder neck) on anatomical studies, but also on histological sections. Section of the posterior pubourethral ligament allowed great mobility of half of the urethra. Section of these ligaments totally released the urethra from the pubis.
CONCLUSION : Our study confirmed the importance of this ligamentous system in suspension of the urethra and demonstrated the value of preservation of these structures in cystectomy with bladder replacement in women.

Mots clés:
Urèthre / Femme / anatomie
Mots-clés:
Urethra / female / anatomy
Etude clinique et endoscopique du traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate par ultrasons focalisés par voie transrectale.
Clinical and endoscopic study of the treatment of benign prostatic hypertrophy by transrectal focal ultrasound.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 390-396

BUT : Evaluer les effets cliniques et endoscopiques des ultrasons focalisés par voie trans-rectale (Sonablate(r)) sur l'hypertrophie bénigne de la prostate. METHODE : Il s'agit d'une étude de phase II, réalisée chez 13 patients ayant une hypertrophie bénigne de la prostate. Les patients ont été évalués avant le traitement, 45 jours, et 90 jours après le traitement par, un score symptôme (I-PSS), une débitmétrie, une estimation du volume prostatique par échographie transrectale, et une endoscopie uréthroprostatique. Un transducteur de 3,5 cm de distance focale a été utilisé pour 12 patients. 1 patient a été traité avec un transducteur de 3 cm de distance focale. Nous avons utilisé un niveau d'énergie acoustique au point focal de 1680 W/cm2 pour les 11 premiers patients et de 2200 W/cm2 pour les deux derniers.
RESULTATS : Avec un recul de 3 mois, il n'y a eu qu'une amélioration modérée du score symptôme (passant de 20+/-7 à 14+/-9, pCONCLUSION : Les applications thérapeutiques de la thermothérapie par ultrasons focalisés sont potentiellement très vastes, mais n'ont jusqu'à présent que rarement dépassé le stade expérimental. Nos données soulignent que de futurs développements des transducteurs sont indispensables avant de pouvoir inclure cette technologie dans les alternatives thérapeutiques de l'hypertrophie bénigne de la prostate.

OBJECTIVE: To evaluate the clinical and endoscopic effects of transrectal focal ultrasound (Sonablate(r)) on benign prostatic hypertrophy. METHOD: This was a phase II study, performed in 13 patients with benign prostatic hypertrophy. Patients were evaluated before treatment, and 45 days and 90 days after treatment by means of a symptom score (I-PSS), uroflowmetry, estimation of prostatic volume by transrectal ultrasonography, and urethroprostatic endoscopy. A transducer with a focal length of 3.5 cm was used in 12 patients. One patient was treated with a transducer with a focal length of 3 cm. We used an acoustic energy level at the focal point of 1,680 W/cm2 for the last two patients. RESULTS: With a follow-up of 3 months, the symptom score was only moderately improved (decreasing from 20 +/- 7 to 14 +/- 9, p

Mots clés:
prostate / HBP / traitement instrumental non invasif de l'HBP / ultrasons focalisés
Mots-clés:
prostate / BPH / minimally invasive instrumental treatment of BPH / focused ultrasounds
Etude comparative chez 230 femmes de la pression de clôture maximale et de la longueur fonctionnelle de l'urètre à 0, 3, 6 et 9 heures
Comparative study of a maximum closure pressure and functional length of the urethra at 0, 3, 6 and 9 o'clock, in 230 women.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1090-1096

BUTS : La pression de clôture maximale (PCM) de l'urètre mesurée par le profil urétral serait un indice de la continence urinaire. Le but de cette étude a été d'évaluer sur une large population de femmes, d'éventuelles variations de la PCM et de la longueur fonctionnelle (LF) de l'urètre, en fonction de la position d'une sonde urodynamique destinée à effectuer des mesures sectorielles latérales.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Les mesures ont été réalisées entre juillet et décembre 1998, chez 230 patientes d'âge moyen 55 ans, avec une sonde perfusée à l'eau et munie d'un orifice urétral latéral. Nous avons comparé, par une analyse de la variance pour mesures répétées, les PCM et LF moyennes à 0 h (PCMm0, LFm0), 3 h (PCMm3, LFm3), 6 h (PCMm6, LFm6) et 9 h (PCMm9, LFm9).
RÉSULTATS : En fonction de la rotation de la sonde, les PCMm et LFm ainsi obtenues sont les suivantes : PCMm0 = 65.68 ± 12.46 cmH2O, PCMm3 = 55.44 ± 16.97 cmH2O, PCMm6 = 58.07 ± 15.85 cmH2O, et PCMm9 = 53.85 ± 16.89 cmH2O, LFm0 = 28.92 ± 5.32 mm, LFm3 = 30.18 ± 6.82 mm, LFm6 = 32.40 ± 6.82 mm et LFm9 = 30.83 ± 6.07 mm. CONCLUSIONS : En fonction de la rotation de la sonde, il peut exister des variations importantes de la PCM chez un même sujet. Dans notre série, la PCMm à 0 h est significativement plus élevée que les PCMm à 3 h, 6 h et 9 h. Cette différence augmenterait avec l'âge. Les PCMm à 3 h et 9 h sont les plus basses. La PCMm à 6 h est intermédiaire et la plus proche de la pression moyenne calculée à partir des PCMm aux quatre positions. Par contre, la LF varie peu en fonction de la position de la sonde.

OBJECTIVE : The maximum closure pressure (MCP) of the urethra, measured by the urethral profile, constitutes an index of urinary continence. The objective of this study, in a large population of women, was to evaluate the possible variations of MCP and functional length (FL) of the urethra, according to the position of a urodynamic probe designed to perform lateral sectorial measurements. MATERIAL AND METHODS : Measurements were performed between July and December 1998, in 230 patients with a mean age of 55 years, using a probe perfused with water and equipped with an urethral side orifice. We compared, by analysis of variance for repeated measures, MCP and mean FL at 0 o'clock (MCPm0, LFm0), 3 o'clock (MCPm3, LFm3), 6 o'clock (MCPm6, LFm6) and 9 o'clock (MCPm9, LFm9). RESULTS : The values for MCPm and LFm obtained according to the rotation of the probe were as follows : MCPm0 = 65.68 ± 12.46 cmH20, , MPCm3 = 55.44 ± 16.97 cmH20, MCPm6 = 58.07 ± 15.85 cmH20, and MCPm9 = 53.85 ± 16.89 cmH20, LFm0 = 28.92 ± 5.32 mm, LFm3 = 30.18 ± 6.82 mm, LFm6 = 32.40 ± 6.82 mm and LFm9 = 30.83 ± 6.07 mm.
CONCLUSION : LCP may variable considerably in the same subject according to rotation of the probe. In our series, MCPm at 0 o'clock was significantly higher than MCPm at 3 o'clock, 6 o'clock and 9 o'clock. This difference appears to increase with age. The lowest values for MCPm were observed at 3 o'clock and 9 o'clock. The MCPm at 6 o'clock was intermediate and the closest value to the mean pressure calculated from MCPm in the four positions. On the other hand, FL varied only slightly according to the position of the probe.

Mots clés:
Urodynamique / examen urodynamique / uréthromanométrie / profil de pression uréthrale
Mots-clés:
urodynamics / urodynamic assessment / urethrometry / urethral pressure profile
Etude comparative des traitements de l'adénome de prostate : photocoagulation laser versus résection endoscopique.
Comparative study of treatments for benign prostatic hyperplasia : laser photocoagulation versus endoscopic resection.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 974-979

BUTS : La résection de prostate au LASER avec une source Nd YAG a pour but de détruire l'adénome de prostate responsable d'obstruction vésicale. Cette technique est actuellement en cours d'investigation.
Matériel et Méthodes : Un total de 56 patients, avec un recul minimal de 6 mois et ayant les indications de résection endoscopique pour adénome ont été traités par coagulation laser de type TULIP [22] ou VLAP [34]. Les résultats fonctionnels objectifs et subjectifs ont été comparés à un groupe de patients [30] traités dans la même période de temps par résection endoscopique. Les résultats sont exprimés selon le pourcentage de patient ayant répondu au traitement en terme de réponse objective (débit max.>l5 ml/s avec amélioration > 30% ou entre 12 et 15ml mais amélioration > 50%) et subjective (IPSS30% ou entre 7 et 10 mais amélioration >50%).
RESULTATS : Avec un recul minimal de 6 mois, le taux de réponse objective est de 55.5% (TULIP), 84,6% (VLAP) et de 83,2% (RTUP). Le taux de réponse subjective est de 55,5% (TULIP), 92,3% (VLAP) et de 83,3% (RTUP). Les durées d'hospitalisation étaient significativement réduites dans les groupes laser (2.1 VLAP et 3.3 TULIP; 4,93 RTUP). Dans le groupe TULIP, 3 patients étaient incontinents et 4 avaient une prostatite chronique. A 6 mois, 4 patients dans le groupe VLAP et 6 dans le groupe TULIP ont du avoir une RTU complémentaire.
CONCLUSION : Ces résultats indiquent que la photocoagulation LASER est efficace dans le traitement de l'adénome de prostate. La technique VLAP semble la mieux adaptée dans cette indication. Le bénéfice du VLAP sera mis en évidence au mieux par l'étude randomisée qui est en cours, à condition de tenir compte de la durée d'hospitalisation, des complications postopératoires et du rapport coût-efficacité. A l'inverse, le système TULIP expose à de nombreuses complications qui nous paraissent inacceptables.

OBJECTIVE : Resection of the prostate using a Nd YAG laser is designed to destroy benign prostatic hyperplasia responsible for bladder neck obstruction. This technique is currently under investigation. PATIENTS AND TECHNIQUE : A total of 56 patients, with a minimal follow-up of 6 months and presenting indications for endoscopic resection of the prostate were treated by TULIP [22] or VLAP [34] laser coagulation. The objective and subjective results were compared to a group of patients [30] treated by endoscopic resection during the same period. Results are expressed as the percentage of patient responding to treatment in terms of objective (peak flow rate > 15 ml/s with improvement > 30% or between 12 and 15 ml, but improvement > 50%) and subjective parameters (IPSS 30% or between 7 and 10, but improvement > 50%). RESULTS : With a minimal follow-up of 6 months, the objective response rates were 55.5% (TULIP), 84.6% (VLAP) and 83.2% (TURP), while the subjective response rates were 55.5% (TULIP), 92.3% (VLAP) and 83.3% (TURP). The hospital stay was significantly shorter in the laser group (2.1 VLAP and 3.3 TULIP; 4.93 TURP). In the TULIP group, 3 patients were incontinent and 4 developed chronic prostatitis. At 6 months, 4 patients in the VLAP group and 6 patients in the TULIP group had to undergo a complementary TURP.
CONCLUSION : These results indicate that laser photocoagulation is effective in the treatment of benign prostatic hyperplasia. The VLAP technique appears to be better adapted to this indication. The benefit of VLAP will be more clearly demonstrated by the randomized study currently underway, provided the length of hospital stay, postoperative complications and cost-effectiveness ratio are taken into account. In contrast, the TULIP system is associated with numerous complications which appear to be unacceptable.

Mots clés:
prostate / HBP / chirurgie endoscopique / résection transuréthrale / Laser
Mots-clés:
prostate / BPH / endoscopic surgery / transurethral resection / Laser
Etude de l'ADN nucléaire des tumeurs de vessie par cytométrie en flux.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 121-125

La cytométrie en flux permet de mesurer rapidement plusieurs paramètres cellulaires dont: le contenu en ADN nucléaire, l'index mitotique, le pourcentage de cellules engagées dans le cycle cellulaire. Ces informations peuvent être obtenues à partir de suspensions de cellules provenant soit de lavage vésical, soit de tumeurs solides (tumeurs de vessie). Les possibilités de quantification de la cytométrie ont permis d'appliquer cette technique à d'autres paramètres cellulaires dont les antigènes associés aux tumeurs, les cytokératines et d'autres dont l'intérêt est de reconnaitre spécifiquement les différentes populations cellulaires. Cette technique est par ailleurs fiable et reproductible comme en témoignent les différentes études contrôlées réalisées jusqu'à présent.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / cytométrie / histo-pronostic
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / cytometry / histoprognosis
Etude de l'immuno-marquage des adénocarcinomes rénaux, avec et sans thrombose de la veine rénale, par l'anticorps Ki67.
Study of monoclonal antibody Ki67 immunolabelling of renal cell carcinomas with and without renal vein thrombosis.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 649-654

BUTS : Ce travail a pour but de comparer l'index de prolifération (immunomarquage par l'anticorps monoclonal Ki67 MIB-1) des adénocarcinomes rénaux à cellules claires en fonction de la présence ou non d'un thrombus veineux rénal. L'analyse du nombre de noyaux Ki67 positifs permet d'évaluer l'agressivité tumorale des populations cellulaires de ces différents carcinomes (tumeur sans thrombus, tumeur avec thrombus et thrombus tumoral).
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Vingt trois adénocarcinomes rénaux à cellules claires avec thrombus de la veine rénale ont été appariés, en fonction du grade de Furhman (1er degré), de la taille de la tumeur (2ème degré) et de l'âge du patient (3ème degré), à 23 adénocarcinomes rénaux qui ne présentaient pas d'embol vasculaire à l'histologie. Un immuno-marquage par l'anticorps monoclonal MIB-1 a été réalisé sur les 69 pièces inclues en paraffine : 23 tumeurs avec thrombose, 23 thrombus tumoraux correspondant et 23 tumeurs sans embol vasculaire.
RÉSULTATS : Une corrélation entre le grade de Furhman et le pourcentage de noyaux immuno-marqués a été retrouvée (moyenne : 2,67% pour les tumeurs de bas grade et 14,34% pour les tumeurs de haut grade). Il n'existe pas de différence de marquage entre les deux populations de tumeur primitive (avec thrombus/sans embol). Les tumeurs primitives ont un marquage au Ki67 significativement inférieur à leur thrombus tumoral propre (2,47% en moyenne contre 10,3%, p CONCLUSION : Cette étude montre qu'il n'existe pas de différence d'indice de prolifération entre les tumeurs présentant un thrombus veineux tumoral et celles n'ayant aucun embol vasculaire histologique. Il apparaît par contre une différence de prolifération entre la tumeur primitive et son propre thrombus qui présente, en effet, un immuno-marquage statistiquement plus élevé. Cette constatation laisse supposer que le thrombus possède plus de cellules en division que la tumeur primitive, c'est-à-dire a un temps de doublement inférieur.

OBJECTIVES : The objective of this study was to compare the proliferation index (immunolabelling by monoclonal antibody Ki67 - MIB-1) of renal cell carcinomas as a function of the presence or absence of renal vein thrombus. Analysis of the numbers of Ki67-positive nuclei can be used to assess the degree of aggressiveness of the cell populations of these various carcinomas (tumour without thrombus, tumour with thrombus and neoplastic thrombus). METHODS : Twenty three renal cell carcinomas with renal vein thrombus were matched for Furhman grade (1st degree), tumour volume (2nd degree) and the patient's age (3rd degree) with 23 renal cell carcinomas not presenting any vascular embolus on histology. Monoclonal antibody MIB-1 immunolabelling was performed on 69 paraffin-embedded specimens: 23 tumours with thrombosis, the 23 corresponding neoplastic thrombi and 23 tumours without vascular embolus. RESULTS : A correlation between Furhman grade and the percentage of immunolabelled nuclei was observed (mean: 2.67% for low-grade tumours and 14.34% for high-grade tumours). No labelling difference was observed between the two populations of primary tumours (with thrombus/without embolus). Primary tumours presented significantly weaker Ki67 labelling than their corresponding neoplastic thrombus (mean of 2.47% versus 10.3%, pCONCLUSION : This study shows that ther is no difference of the proliferation index between tumours with neoplastic venous thrombus and those with no histological vascular embolus. However, a difference of proliferation index was observed between the primary tumour and its corresponding thrombus, which presented a statistically higher immunolabelling. This finding suggests that the thrombus possesses more dividing cells than the primary tumour, i.e. has a shorter doubling time.

Mots clés:
Rein / Tumeur / veine cave / thrombus / marqueur tumoral
Mots-clés:
Kidney / tumor / vena cava / thrombus / tumor marker
Etude de la synergie hyperthermie micro-onde/chimiothérapie intravésicale dans la prévention des récidives des tumeurs superficielles de vessie
Preliminary results of a study of the synergy of microwave hyperthermia/intravesical chemotherapy in the prevention of recurrent superficial bladder tumours.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 69-80

BUTS : Des études cliniques préliminaires associant l'hyperthermie à une chimiothérapie endovésicale ont montré des résultats très encourageants quant à l'approche pluridisciplinaire du traitement des récidives des tumeurs superficielles de la vessie. Nous avons étudié les effets in vitro et in vivo précoces d'un tel traitement.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : In vivo sur des chiens, une sonde endovésicale munie d'une antenne micro-onde est utilisée pour l'hyperthermie. La température est contrôlée par deux thermocouples intra-vésicaux et 4 capteurs sur la paroi vésicale. 40 ou 80 mg de mitomycine C sont instillés dans 60 ml de sérum physiologique. Après chaque séance d'une heure, les chiens sont sacrifiés, les lésions histologiques intra-vésicales sont définies comme étant de grade 0, 1 ou 2 correspondant respectivement à l'absence de lésions, lésions inflammatoires ou existence de lésions urothéliales. In vitro, la première étape a consisté en la création d'une lignée cellulaire tumorale éternelle à partir d'un papillome de vessie de grade II. Cette lignée cellulaire HVT 196 est incubée entre 37°C et 44°C avec des concentrations croissantes de mitomycine de 0 à 10 microgrammes par ml. La cytotoxicité est mesurée par la méthode colorimétrique quantitative au MT.T.
RÉSULTATS : In vivo sur 8 chiens, l'étude histologique des cytotoxicités comparées des différents traitements montre : chez le chien, à 45°, d'importantes lésions urothéliales avec destruction de l'urothélium mais respect constant de la paroi sous la lamina propria. En revanche à 43°, seules les lésions inflammatoires sont décrites quelle que soit la concentration de mitomycine C. L'étude de la toxicité in vitro sur notre lignée cellulaire a montré par une étude comparative un effet cytotoxique beaucoup plus marqué lors d'un traitement combiné que lors du traitement cystostatique seul. Exprimé en pourcentage de cytotoxicité par rapport à un pool cellulaire témoin et pour une concentration de mitomycine C de 1 mgramme/ml, l'élévation de température du milieu entre 37° et 44°C s'accompagne d'un effet cytotoxique respectivement de 8,4 et 98,41%.
CONCLUSION : Les applications cliniques possibles sont la potentialisation de l'action de la mitomycine C par l'hyperthermie dans la prévention des récidives des tumeurs superficielles de la vessie, permettant de gagner en efficacité et/ou de diminuer le nombre d'instillations.

OBJECTIVES : Preliminary clinical studies of the combination of hyperthermia and intravesical chemotherapy indicated very encouraging results in favour of multidisciplinary treatment of recurrent superficial bladder tumours. The authors studied the in vitro and early in vivo effects of this treatment. MATERIAL AND METHODS : An intravesical catheter equipped with a microwave antenna was used for hyperthermia in vivo in dogs. The temperature was controlled by two intravesical thermocouples and 4 transducers on the bladder wall. 0, 40 or 80 mg of mitomycin were instilled in 60 ml of physiological saline. Dogs were sacrificed after each one-hour session, and histological intravesical lesions were defined as grade 0, 1 or 2 corresponding to absence of lesions, or the presence of inflammatory lesions or urothelial lesions, respectively. In vitro, the first step consisted of creation of an immortalized tumour cell line from a grade II bladder papilloma. This HVT 196 cell line was incubated between 37°C and 44°C with increasing mitomycin concentrations of 0 to 10 micrograms per ml. The cytotoxicity was measured by the MTT quantitative colourimetric method. RESULTS : In vivo, in 8 dogs, histological analysis of the comparative cytotoxicity of the various treatments confirmed the synergistic effect of heat and mitomycin C. In dogs treated at 45°C, marked urothelial lesions were observed, regardless of the mitomycin C concentration. The in vitro comparative toxicity study on our cell line showed a much more intense cytotoxic effect with combined treatment than with cytostatic treatment alone. Expressed as the percentage of cytotoxicity compared to a control cell pool for a concentration of 1 microgram per ml, the temperature rise of the medium between 37°C and 44°C was accompanied by a cytotoxic effect of 8.4% and 98.41% respectively.
CONCLUSION : A possible clinical application is potentiation of the action of mitomycin C by hyperthermia in the prevention of recurrent superficial bladder tumours, achieving increased efficacy and/or a decreased number of instillations.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale superficielle / thermothérapie / chimiothérapie intra-vésicale / expérimentation animale.
Mots-clés:
bladder / superficial transitional cell carcinoma / thermotherapy / endovesical chemotherapy / animal experiment
Etude de la température scrotale chez 258 hommes sains, sélectionnés par tirage au sort dans une population d'hommes de 18 à 23 ans. Analyse statistique, observations épidémiologiques et mesure des diamètres testiculaires.
Study of scrotal temperature in 258 healthy men randomly selected from a population of men between the ages of 18 and 23 years.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 444-452

L'hyperthermie scrotale peut entraîner certaines altérations de la spermatogénèse. La température scrotale de base retenue pour définir l'hyperthermie, est habituellement 33°C. Aucune étude respectant une méthodologie stricte, n'a cependant validé cette mesure moyenne. Nous avons donc sélectionné par tirage au sort 258 hommes de 18 à 23 ans, parmi plus de 2000 jeunes français, convoqués dans un Centre de Sélection du Service National, afin de mesurer la température scrotale en regard de chaque testicule, puis au niveau du raphé médian et calculer les valeurs moyennes et médianes de ces températures. Pour une température ambiante moyenne de 23 +/- 0,5°C avec des extrêmes de 18 à 31°C, la température scrotale moyenne droite et gauche est de 34,2 +/- 0,1°C, la température scrotale moyenne médio-scrotale est de 34,4+/- 0,1°C. La température scrotale, est très significativement liée à la température ambiante et à ses variations. Il n' est donc pas possible de définir une norme pour la température scrotale. Seule une mesure des températures scrotales en ambiance thermique neutre, entre 21 et 25°C, permet d'approcher une température scrotale référence. Pour notre étude, la température scrotale moyenne est alors de 34,4 ± 0,2°C, soit 2,5°C sous la température centrale. Quand il existe un varicocèle gauche, soit 12,9% des cas dans notre étude, la température scrotale du côté gauche est significativement plus haute que lorsqu'il n'existe pas de varicocèle; elle est aussi plus élevée que la température scrotale droite.Enfin nous nous sommes intéressés aux dimensions des testicules. La longueur testiculaire moyenne droite ou gauche, calculée dans notre population témoin, est de 43 +/- 1 mm, et la largeur testiculaire moyenne droite ou gauche est de 23 +/- 1 mm.

Statistical analysis, epidemiological findings and measurement of testicular diameters.Scrotal hyperthermia can induce certain alterations in spermatogenesis. The basal scrotal temperature used to define hyperthermia is usually 33° C. However, no study, conducted according to a strict methodology has validated this mean measurement. We therefore randomly selected 258 men between the ages of 18 and 23 years from a population of 2,000 young French men seen at the National Service Selection Centre in order to measure the scrotal temperature over each testis and in the median raphe in order to determine the mean and median values for these temperatures. For a mean room temperature of 23 +/- 0.5° C with a range of 18 to 31° C, the mean right and left scrotal temperature was 34.2 +/- 0.1° C and the mean medioscrotal temperature was 34.4 +/- 0.1° C. Scrotal temperature was very significantly correlated to room temperature and its variations. It was therefore impossible to define a normal value for scrotal temperature. Only measurement of scrotal temperature at neutral room temperature, between 21 and 25° C, is able to provide a reference value for scrotal temperature. In this study, the mean scrotal temperature under these conditions was 34.4 +/- 0.2° C, i.e. 2.5° C less than body temperature. In the 12.9% of cases with left varicocele, left scrotal temperature was significantly higher than in the absence of varicocele and was also higher than right Scrotal temperature.The authors also determined the dimensions of the testes. The mean right or left testicular length, calculated in this control population, was 43 +/- 1 mm and the mean right or left testicular width was 23 +/- 1 mm.

Mots clés:
andrologie / fertilite / physiologie de la fertilité / spermatogénèse
Mots-clés:
andrology / fertility / fertility physiology / spermatogenesis
Etude de la variabilité du seuil de pression de fuite à l'effort
TexF-PU-97-00070422.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 422-425

BUTS : Mesurer l'influence du volume de remplissage de la vessie sur la valeur du seuil de pression de fuite à l'effort ou "Valsalva Leak Point Pressure" (VLPP) chez des patientes explorées pour une incontinence urinaire d'effort.
MATERIEL ET METHODES : 50 patientes explorées pour une incontinence urinaire d'effort ont été inclues dans cette étude prospective. L'évaluation a comporté un examen clinique, un examen urodynamique avec contrôle fluoroscopique simultané et une cystoscopie. Le VLPP a été mesuré en position debout tous les 100 cc de remplissage jusqu'à la capacité vésicale totale cystomanométrique.
RESULTATS : Nous avons observé une diminution significative du VLPP en fonction du volume de remplissage de la vessie. La valeur du VLPP mesurée à 200 cc est la valeur de référence compte tenu de sa sensibilité et sa spécificité pour faire le diagnostic d'incontinence urinaire d'effort de type III (classification de Blaivas).
CONCLUSION : La mesure du VLPP doit être standardisée et interprétée en fonction du volume de remplissage de la vessie.

Study of the Valsalva leak point pressure variability as a function of the bladder filling volume.

Mots clés:
Urodynamique / incontinence urinaire / examen urodynamique / pression de fuite
Mots-clés:
urodynamics / Urinary incontinence / urodynamic assessment / leak point pressure
Etude des variations inter-pathologistes dans l'évaluation du grade et du stade des tumeurs vésicales. Analyse par 12 pathologistes de 110 tumeurs classées initialement pT1.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 7, 49-57

110 tumeurs vésicales classées initialement pT1 ont été relues par 12 pathologistes afin d'évaluer le niveau de concordance dans l'interprétation du grade et du stade. L'analyse histologique se réfère à la classification internationale avec cependant pour le stade l'introduction de la notion de " pTa avec membrane basale douteuse et une subdivision du stade pT1 en stades pT1A (chorion superficiel) et pT1B (chorion profond). Le niveau de concordance pour un pathologiste donn" est établi en comparant ses réponses à la " norme modale ", choisie comme référence et correspondant, pour une tumeur donnée, au caractère le plus fréquemment cité par les pathologistes. Selon les examinateurs, le niveau de concordance pour le grade varie de 8 à 90% avec une moyenne de 67,4%. Pour le stade la concordance varie de 57 à 83% avec une moyenne de 69% quand les stades pT1A et pT1B sont regroupés. La moyenne s'abaisse à 60% quand on distingue pT1A et pT1B. L'utilité de différencier pT1A et pT1B, comparée à la baisse du niveau de concordance que cela entraine, reste donc à démontrer par de nouvelles études anatomocliniques. En revanche, la notion de pTa avec membrane basale douteuse paraît utile et contribue à limiter la tendance à surévaluer le stade. Quant au grade, on peut espérer améliorer sa fiabilité par d'autres techniques telle que la morphométrie.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / Anatomopathologie / Grade / histo-pronostic
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / Pathology / Grade / histoprognosis
Etude échographique des tumeurs de la surrénale (à propos de 5 cas).
Ultrasonography of adrenal tumours based on a series of 5 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 474-483

A propos de 5 types différents de tumeurs de la surrénale opérées (un lipome, un adénome de la cortico-surrénale, un kyste, un corticosurrénalome, une métastase surrénalienne d'un adénocarcinome rénal), nous avons étudié la sémiologie échographique de cette glande. Les critères échographiques d'anomalie morphologique ont été rappelés pour la glande surrénale normale et pour chaque type tumoral illustré par les cas cliniques. L'intérêt de l'échographie dans l'exploration de cet organe a été évalué par rapport aux autres techniques d'imagerie. Elle reste un bon examen d'orientation diagnostique à réaliser en première intention mais nécessite un complément d'exploration (tomodensitométrie, IRM,...). L'échographie permet de découvrir également des tumeurs surrénaliennes asymptomatiques ("incidentalomes surrénaliens") pour lesquelles une décision thérapeutique (abstention ou chirurgie) doit être prise en fonction de critères de taille et d'aspect après un bilan biologique et morphologique complet.

The authors study the ultrasound signs of the adrenal gland based on 5 different types of operated adrenal tumours (a lipoma, an adrenal cortical adenoma, a cyst, a corticoadrenaloma, an adrenal metastasis from a renal cell carcinoma). The ultrasonographic morphological criteria of the normal adrenal gland and each type of tumour are recalled and are illustrated by clinical cases. The value of ultrasonography in the investigation of this organ was evaluated in comparison with other imaging techniques. It constitutes a good first-line diagnostic guiding examination, but needs to be completed by other investigations (computed tomography, magnetic resonance imaging, etc.). Ultrasonography can also reveal asymptomatic adrenal tumours ("adrenal incidentalomas") in which the therapeutic decision (surveillance or surgery) must be based on criteria of size and appearance after a complete laboratory and morphological assessment.

Mots clés:
surrénale / Tumeur / imagerie / échographie
Mots-clés:
adrenal gland / tumor / imaging / ultrasonography
Etude électrophorétique de la composition protéique de la sécrétion vésiculaire humaine
Electrophoretic study of the protein composition of human seminal vesicle secretion.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 427-432

L'étude par SDS-PAGE et électrophorèse bidimensionnelle réductive du liquide ponctionné dans les vésicules séminales humaines montre que ce milieu renferme des protéines de hauts poids moléculaires (supérieurs à 150 kDa). Outre ces hauts poids moléculaires la sécrétion vésiculaire native est caractérisée par la présence d'une importante bande protéique de 47,4 kDa correspondant à la séminogéline décrite par Lilja. Les protéines de hauts poids moléculaires sont en fait des associations de trois types de sous-unités protéiques de 75-76, 63-64 et 47-48 kDa, qui représentent les éléments structuraux du coagulum, la séminogéleine étant l'une de ces sous-unités. La sécrétion vésiculaire est un milieu ne renfermant que très peu ou pas d'enzymes protéolytiques si bien que sa composition protéique reste stable même après une incubation de 24 heures.

The SDS-PAGE and two-dimensional reductived electrophoretic study of the liquid aspirated from human seminal vesicles showed that this medium contains high molecular weight proteins (greater than 150 kDa). In addition to these high molecular weight proteins, native seminal vesicle secretion is characterised by the presence of a large 47,4 kDa protein band corresponding to seminogelin, described by Lilja. The high molecular weight proteins actually correspond to associations of three types of protein subunits with molecular weights of 75-76, 63-64 and 47-48 kDa, which represent the structural elements of the coagulum; one of these subunits consists of seminogelin. Seminal vesicle secretion contains very little or no proteolytic enzymes, so that its protein composition remains stable even after incubation for 24 hours.

Mots clés:
andrologie / sperme / exploration fonctionnelle de la fertilité
Mots-clés:
andrology / semen / fertility function test
Etude en simple aveugle de l'efficacité du Mesylate de Doxazosin dans l'hypertrophie bénigne de prostate.
The effects of doxazosin mesylate in benign prostatic hypertrophy, a single blind study.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 1017-1021

Le but de cette étude en simple aveugle a été d'apprécier l'efficacité du Mesylate de Doxazosin, un antagoniste alpha 1 , sur l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Les 20 patients inclus dans cette étude n'avaient pas été améliorés par un traitement placebo préalable. Les patients ont reçu du mesylate de doxazosin pendant 45 jours, à posologie croissante tous les 15 jours, passant initialement de 1 à 2 mg puis de 2 à 4 mg. Une évaluation a été faite à la fin de chaque palier posologique, comportant: le débit urinaire maximum, le volume résiduel post-mictionnel, une étude morphodynamique uréthrale par échographie transrectale per-mictionnelle, et la mesure du score symptôme de Boyarski. L'analyse statistique de ces différents paramètres par un test de variance à deux voies (ANOVA) a montré que l'administration du mesylate de doxazosin permettait une amélioration des symptômes et des résultats urodynamiques. L'analyse statistique a également démontré qu'il existait une relation dose-effets jusqu'à une posologie quotidienne de 2 mg.

The purpose of this single blind study was to verify the efficiency of Doxazosin Mesylate, an alpha-1 adrenergic blocker, in patients with benign prostatic hyperplasia (BPH). This study involved 20 patients non placebo responders. The duration of treatment was 45 days with administration of Doxazosin Mesylate increased every 15 days from 1 to 2 mg and from 2 to 4 mg respectively. At the end of each dosage cycle the following investigations were performed : a) peak urinary flow, b) residual urinary volume, c) funneling of the prostatic urethra by means of permictional transrectal echography, d) Boyarsky's score. The analysis of these data, applying a two way analysis of variance (ANOVA), showed that Doxazosin Mesylate resulted in improvements in both urodynamic and symptomatic parameters. The statistical analysis proved also that there was a good correlation between the dosage of the drug up until 2 mg and the results from each parameter considered.

Mots clés:
prostate / HBP / traitement médical de l'HBP / alpha-bloquant
Mots-clés:
prostate / BPH / medical treatment of BPH / alpha-adrenergic antagonist
Etude expérimentale de la fragmentation des calculs urinaires par onde choc laser pulsé, en fonction de leur nature chimique.
Experimental study of fragmentation of urinary calculi by pulsed laser shock waves, according to their chemical composition.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 663-670

BUT : Tenter de faire une classification de la résistance des calculs urinaires aux ondes de choc en fonction de la composition chimique des calculs les plus fréquemment traités en clinique. METHODES : Soixante-quatorze calculs urinaires obtenus après chirurgie ont été soumis à des ondes de choc produites par un laser pulsé expérimental au néodyme verre phosphate, de fréquence 532 nanomètres, délivrant des impulsions de 4,8 Joules sur 25 nanosecondes avec une récurrence de 1 minute. Les calculs (25 homogènes = 90% d'un constituant, 49 inhomogènes : > 45% RESULTATS : Deux groupes ont pu être significativement opposés selon qu'il avait fallu une ETF supérieure à 200 Joules pour obtenir des fragments de 2 mm (cystine-whewellite-brushite-acide urique) ou de moins de 200 Joules (weddelite-carbapatite-struvite). Seule la cystine et la whewellite ont élevé significativement le seuil de fragmentation. Pour les 25 calculs homogènes la corrélation avec la microdureté a montré une relation inverse entre la friabilité et une forte microdureté. Seules la whewellite et la cystine avaient une microdureté croisée avec la friabilité aux ondes de choc. Pour les 49 calculs inhomogènes, l'étude a montré que la weddellite majoritaire dans un calcul avait eu tendance à augmenter la friabilité. La struvite et la whewellite ont respectivement facilité et diminué significativement la fragmentation des calculs hétérogènes.
CONCLUSION : L'étude a permis de classer les calculs en trois groupes : friable (weddellite, carbapatite, struvite), intermédiaire (brushite, acide urique, whewellite) et résistant (cystine). Bien que ce laser ne soit pas utilisable en clinique, certaines constantes étaient similaires à celle de lasers pulsés disponibles en thérapeutique et les résultats de l'étude correspondaient à ceux déjà observés empiriquement par d'autres équipes ou ayant été constatés expérimentalement sur un seul calcul de chaque type de composant chimique. L'application clinique de ce travail serait d'en comparer de façon prospective les résultats avec ceux observés en pratique de lithotritie.

OBJECTIVES : To attempt to classify the resistance of urinary calculi to shock waves according to the chemical composition of the calculi most frequently treated in clinical practice. METHOD : Seventy four urinary calculi obtained after surgery were submitted to shock waves produced by an experimental neodyme glass phosphate pulsed laser, at a frequency of 532 nanometres, delivering impulses of 4.8 Joules lasting 25 nanoseconds with a recurrence of 1 second. The calculi (25 homogeneous : 90% of one constituent, 49 heterogeneous : > 45%

Mots clés:
Lithiase / composition chimique du calcul / lithotripsie extra-corporelle / recherche
Mots-clés:
stones / chemical composition of calculus / extracorporeal lithotripsy / research
Etude multifactorielle des équilibres urodynamiques chez 115 patients dysuriques porteurs d'une Hypertrophie Bénigne de Prostate
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 363-371

Chez les patients dysuriques porteurs d'une hypertrophie bénigne de prostate, des analyses discriminantes, basées sur les données urodynamiques pré-opératoires, n'ont pas apporté d'informations pronostiques supérieures à celles fournies par les paramètres isolés. Pour comprendre les causes de cet échec, une étude concernant 115 patients dysuriques a été complétée par une analyse en composantes principales et une analyse discriminante effectuées à partir de l'ensemble des données de la cystomanométrie et du profil de pression uréthral pré-opératoire. La fonction discriminante n'a permis de prévoir le résultat que dans 44% des cas. La variété des équilibres urodynamiques mise en évidence par les analyses multifactorielles a été l'un des obstacles à une bonne prédiction. Ceci incite à utiliser le bilan urodynamique plus pour une expertise individuelle des paramètres de l'équilibre urodynamique que pour la recherche de paramètres prédictifs et confirme la nécessité de son interprétation globale.

Urodynamic equilibrium in preoperative assessment for prostatectomy. Multifactorial analysis of urodynamic data in 115 patients with prostatism.

Mots clés:
prostate / HBP / Urodynamique / Chirurgie / Pronostic
Mots-clés:
prostate / BPH / urodynamics / surgery / prognosis