Base bibliographique

Treatment of pediatric urolithiasis between 1984 and 1994.
Treatment of pediatric urolithiasis between 1984 and 1994.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1996, 156, 702-705

BUTS. Evaluer rétrospectivement chez l'enfant, après 20 années de changements techniques de traitement des calculs urinaires, les facteurs qui restent constants en terme de maladie lithiasique infantile. PATIENTS ET MÉTHODES. Cent malades âgés de moins de 18 ans ont été rétrospectivement étudiés en comparant les périodes de traitement chirurgical conventionnel et celle des traitements récents. Une étude métabolique et de la composition des calculs a été réalisée. RESULTATS. Les calculs urinaires de l'enfant de moins de 16 ans représentaient, en 1982, 7% des calculs observés. Les signes révélateurs ont été la douleur, l'hématurie et l'infection urinaire. Sur 100 malades 115 interventions ont été nécéssaires sur une majorité de calculs rénaux (71) et urétéraux (41). Globalement la LEC n'a donné que 45% de malades sans aucun fragment (SF) sans complications. Les échecs de la LEC ont été constatés pour les calculs multiples, radiographiquement denses et supérieurs à 10 mm où la chirurgie per-cutanée a été proposée comme plus éfficace. L'urétéroscopie a donné 100% de sans fragment (SF) sans complication. Ce sont l'existence de certaines malformations et la taille des intruments qui ont limité l'usage de l'endo-urologie chez l'enfant. Les urétéroscopes de 6,5Ch et la chirurgie per-cutanée ont pu être utilisées dès l'age de 5 ans mais la chirurgie incisionnelle a dû être réalisée en dessous de cet âge si la LEC n'était pas possible. Les complications ont été plus fréquentes dans les cas de chirurgie conventionnelle. Les facteurs de risque de récidive lithiasique étaient fortement réliés à la persistance de fragments et au nombre de traitements ayant dû être réalisés. Les causes favorisantes étaient anatomiques (vessie neurologique-syndrome de la jonction pyélo urétérale-dérivation urinaire-exstrophie), métabolique avec 51% d'hypercalciurie, 5,9% de cystinurie et infectieux avec 28,3% de calculs à germe uréasique de struvite. Les calculs d'oxalate de calcium mono et di hydraté étaient les plus fréquents (38,8%) des 67% de calculs ayant pu être analysés car 33% des calculs n'avaient pas pu l'être pour des raisons de recueil dans les hospitaux non investis dans le suivi des malades lithiasiques. Les calculs d'oxalate de calcium monohydraté résistant aux ondes de choc ont posé chez l'enfant les mêmes problèmes que ceux de l'adulte. L'étude insiste sur la nécessité du suivi infectieux et métabolique pour controler les facteurs de risque de récidive. Un bilan métabolique est recommandé chez l'enfant au mieux sur les urines des 24 heures après l'acquisition de la propreté ou, avant elle, sur un échantillon des urines du matin avec calcul du rapport Calcium-Créatinine qui, s'il est inférieur à 0,2 mg-mg, a identifié le groupe de malades pouvant bénéficier du bilan complet sur les urines des 24 heures Contrairement à ce qui a pu être souvent dit, cette étude montre rétrospectivement. que les causes anatomiques et-ou métaboliques des calculs de l'enfant peuvent exister dans presque 75% des cas si elles sont recherchées; Seul leur traitement diminuera le risque de récidive qui expose ces enfants à des interventions itératives. CONCLUSION. L'étude conclut que les nouvelles technologies sont applicables à l'enfant sans risques supérieurs à court terme. Cependant il persiste des reserves sur l'avenir des reins de l'enfant traités par LEC. L'enquête étiologique anatomique et métabolique est indispensable pour diminuer les risques de récidive.

PURPOSE: We report our experience with the management of pediatric urolithiasis during a 10-year period. Our aim was to assess the impact of new technology in the treatment of pediatric urolithiasis. MATERIALS AND METHODS: We retrospectively reviewed the records of all patients up to age 18 years in whom urolithiasis was treated from 1984 to 1994. In 37 cases 24-hour urine collections were available for metabolic evaluation. RESULTS: A total of 100 pediatric patients was treated for urolithiasis. Mean followup was 36 months. A total of 79 patients underwent 115 procedures for symptomatic urolithiasis and 21 were treated nonoperatively. In 42 patients structural anomalies of the urinary tract required additional management. Metabolic abnormalities in 48 patients included hypercalciuria in 19, defined as greater than 4 mg.-kg.-24 hours calcium by 24-hour urine collection. Only 24 of the 100 patients had no identifiable predisposing factors. Procedures included shock wave lithotripsy in 42 cases, basket extraction with or without ureteroscopy in 20, percutaneous nephrostolithotomy in 11 and litholapaxy in 12. Open surgery included cystolithotomy in 10 cases and other forms of open lithotomy in 15. Thus, open surgical removal was necessary in 1 of 5 cases. CONCLUSIONS: Compared to the traditional mode of stone treatment, fewer patients required open surgery. Our results indicate that a comprehensive approach to the care of pediatric patients with urolithiasis requires attention to metabolic and structural abnormalities.

Mots clés:
child / stones
Mots-clés:
child / stones
Treatment of renal transplant ureteral complications by percutaneous techniques.
Treatment of renal transplant ureteral complications by percutaneous techniques.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 149, 986-987

De Janvier 1985 à Octobre 1990, 487 transplantations rénales de l'adulte ont été pratiquées dans notre centre. Parmi les 16 complications urétérales relevées, 15 ont été traitées de première intention par nephrostomie per-cutanée. Des 8 complications survenues pendant la dernière année, 5 ont guéri par nephrostomie per cutanée et mise en place de sonde, ou par dilatation et mise en place de sonde. Nous concluons que la nephrostomie per-cutanée est la première étape du diagnostic et du traitement des complications urétérales de la transplantation, et que celà permet d'éviter le recours à la chirurgie dans de nombreux cas.

From January 1985 to October 1990, 487 adult renal transplantations were performed at our institution. Of 16 ureteral complications noted 15 were initially managed with percutaneous nephrostomy. Of the 8 complications that occurred during the last 2 years 5 resolved on percutaneous nephrostomy and stenting, or stenting with dilation alone. We conclude that percutaneous nephrostomy is indicated as an initial step in the diagnosis and treatment of urological transplant complications, and that it allows for nonoperative resolution of many of these complications.

Mots clés:
Renal transplantation / ureter / iatrogenic complication / néphrostomy
Mots-clés:
renal transplantation / ureter / iatrogenic complication / nephrostomy
Treatment of stress incontinence by vaginal cones: short- and long-term results and predictive parameters.
Treatment of stress incontinence by vaginal cones: short- and long-term results and predictive parameters.
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1995, 76, 464-466

BUTS : Certaines publications récentes ont rapporté que la rééducation périnéale par cônes vaginaux permettait d'obtenir des taux de guérison allant jusqu'à 78%. Le but de cette étude prospective a été d'évaluer les résultats à court et surtout long terme de la rééducation pour incontinence urinaire d'effort (IUE) avec cônes vaginaux. PATIENTS ET METHODES : 50 patientes consultant pour une IUE âgées en moyenne de 49 ans (extrêmes : 28-76) ont participé à cette étude. La parité moyenne était de 2,4. Le test d'incontinence par pesée des couches (pad test) montrait des fuites d'urine significatives, mesurées en moyenne à 20,7grammes. Les patientes ont utilisé des cônes de rééducation pendant 15 minutes, deux fois par jour pendant 8 semaines. Les traitements ont été évalués immédiatement puis avec un recul supplémentaire de 3 ans. RESULTATS : A court terme, les succès définis par une guérison complète ou une amélioration de plus de 50% ont été trouvés chez 7 patientes (14%), tandis que dans 43 cas (86%) le traitement a échoué. Avec trois ans de recul supplémentaire, 13 patientes ont dit que le traitement avait été utile, 27 (61%) ont rapporté des échecs et 4 (9%) avaient été opérées dans l'intervalle. Les patientes dont les incontinences étaient les moins sévères au départ ont été celles qui ont été les plus satisfaites. CONCLUSION : La rééducation par cônes vaginaux a des résultats médiocres. Ce type de rééducation ne peut être utilisée qu'en cas d'incontinence urinaire mineure.

OBJECTIVE: To evaluate prospectively the short- and long-term results of treatment with vaginal cones for women with urinary stress incontinence and to assess predictive parameters. PATIENTS AND METHODS: Fifty women (mean age 49 years, range 28-76) with differing severities of stress incontinence (mean parity 2.4 and mean 60-min pad-test 20.7 g) were treated with cones for 15 min twice a day for 8 weeks. Treatment results were evaluated immediately after and at a mean of 3 years after the treatment. Parameters were analysed to determine those with predictive value for a successful outcome. RESULTS: Physiotherapy was assessed as being successful, i.e. a complete cure or a reduction of > 50% of the original severity, in seven patients (14%), while in 43 patients (86%) the treatment failed. After 3 years, 13 (30%) reported that the treatment was successful, 27 (61%) reported failure and four (9%) underwent surgery for stress incontinence. Those with lesser amounts of urinary loss and those with less frequent incontinence would be most likely to benefit from treatment with vaginal cones. CONCLUSION: The treatment had a low success rate and we recommend that the vaginal cones should be used only for those with a slight or moderate degree of stress incontinence.

Mots clés:
Urinary incontinence / bladder and sphincter rehabilitation
Mots-clés:
Urinary incontinence / bladder and sphincter rehabilitation
Treatment of stress urinary incontinence in women with urethral hypermobility and intrinsic sphincter deficiency
Treatment of stress urinary incontinence in women with urethral hypermobility and intrinsic sphincter deficiency
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1996, 156, 1995-1998

BUTS : Comparer les résultats obtenus par les frondes cervico-urétrales et les injections péri-urétrales de collagène chez des patientes ayant une incontinence urinaire d'effort en rapport avec une insuffisance sphinctérienne isolée ou associée à une hypermobilité cervico-uréthrale. PATIENTS ET METHODES : Les auteurs ont revu rétrospectivement une série de 50 patientes traitées consécutivement pour insuffisance sphinctérienne au cours des 2 dernières années. Toutes les patientes ont été évaluées par une histoire clinique, examen clinique et examens urodynamiques. Les diagnostics d'hyper-mobilité cervico-urétral ont été porté en fonction de l'examen clinique. Le diagnostic d'insuffisance sphinctérienne a été porté en fonction des résultats de l'examen urodynamique, en fonction de la valeur du Çleak pointÈ et des données de l'examen vidéo urodynamique. Parmi les 50 patientes, 28 ont eu une fronde sous-urétrale tandis que 22 ont reçu des injections péri-urétrales de collagène. Les résultats ont été évalués avec un recul moyen de 22 mois (Extrême: 9 - 32 mois). RESULTATS : Le taux de guérison dans le groupe de patientes traitées par fronde sous-urétrale était de 81% contre 25% pour les patientes traitées par injection de collagène. Parmi les patientes ayant une insuffisance sphinctérienne isolée, 55% ont été sèches en post-opératoire après fronde cervico-urétrale contre 44% pour celles traitées par injection péri-urétrale de collagène. Concernant les patientes associant, hypermobilité cervico-urétrale et insuffisance sphinctérienne, le taux de guérison était de 81% pour celles traitées par fronde cervico-urétrale contre 25% pour celles traitées par injection péri-urétrale. CONCLUSION : Le traitement de l'incontinence urinaire d'effort par insuffisance sphinctérienne et hypermobilité cervico-urétrale est au mieux réalisé par les frondes sous urétrales.

PURPOSE: We compared 2 treatment modalities (sling cystourethropexy and periurethral collagen injection) in patients with intrinsic sphincter deficiency alone or with urethral hypermobility (combined stress urinary incontinence). MATERIALS AND METHODS: We retrospectively reviewed a series of 50 consecutive patients treated surgically for intrinsic sphincter deficiency during a 2-year period. All patients were evaluated by history and physical examination to assess urethral hypermobility and urodynamic testing. Intrinsic sphincter deficiency was assessed by abdominal leak point pressure and video urodynamics. Of the 50 patients 28 underwent a pubovaginal sling operation and 22 received a periurethral injection of collagen. RESULTS: Of the patients studied 40% had combined stress urinary incontinence. A pubovaginal sling procedure resulted in a cure rate of 81% in this group, compared to 25% for periurethral injection of collagen. CONCLUSIONS: A subgroup of women exists with combined stress urinary incontinence due to urethral hypermobility and intrinsic sphincter deficiency. When treated with sling cystourethropexy women with combined stress urinary incontinence do as well or better than those with intrinsic sphincter deficiency alone and those treated with periurethral collagen injection do worse.

Mots clés:
Urinary incontinence / sphincter incompetence / urinary incontinence surgery / sling / periurethral injection
Mots-clés:
Urinary incontinence / Sphincter incompetence / urinary incontinence surgery / sling / Periurethral injection
Troubles mictionnels et infection urinaire de la fillette en âge scolaire. Prise en charge diagnostique et thérapeutique.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 8, 109-121

Les recommandations pour le traitement de la cystite de la fillette ne sont applicables qu'à la fillette d'âge scolaire; il faut être très méfiant vis-à vis du diagnostic de "cystite ou d'infection urinaire symptomatique non compliquée" chez le nourrisson ou le garçon, leur prise en charge est différente et leur diagnostic plus difficile. 1) En pédiatrie, l'ECBU avec antibiogramme reste indispensable pour deux raison principales : impossibilité d'utiliser des antibiotiques à large spectre en traitement court (dose unique ou 3 jours) recouvrant la majorité des germes habituellement responsables, et importance actuelle de la résistance de E. Coli aux principaux antibiotiques ou antiseptiques couramment utilisés. 2) L'ECBU n'a de valeur que si les conditions de recueil et de transport des urines sont irréprochables: il doit être réalisé chez la fillette sur les urines de milieu de jet. 3) Le nombre de molécules utilisables per-os est restreint chez l'enfant de moins de 15 ans. Le traitement est probabiliste. Les drogues les plus utilisées sont le Clamoxyl, l'Augmentin, l'Oracéfal, le Bactrim Fort. 4) Les traitements courts: (3 à 5 jours) ne sont pas recommandés. La durée reste pour l'instant d'environ 7 jours, la durée minimale restant à déterminer.

Mots clés:
fillette / infection urinaire / symptôme mictionnel / examen d'urine / antibiothérapie
Mots-clés:
little girl / urinary tract infection / lower urinary tract symptom / urinalysis / antibiotic therapy
Troubles vésico-sphinctériens au cours de la sclérose en plaques : intérêt des examens urodynamiques.
Vesicosphincteric disorders in multiple sclerosis: value of urodynamic studies. Vesicosphincteric disorders are frequent in multiple sclerosis and lead to the diagnosis of this disease in 2 to 5% of cases. The clinical signs are dominated by urgency (60
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1994, 7, 89-96

Les troubles vésico-sphinctériens sont fréquents dans la sclérose en plaques et ils en permettent le diagnostic dans 2 à 5% des cas.Les signes cliniques sont dominés par l'impériosité (60 à 80%), la pollakiurie (40 à 60%) et l'incontinence par désinhibition vésicale. La dysurie (15 à 30%) survient sur une vessie aréflective ou hyperactive, associée alors à une dyssynergie vésico-sphinctérienne. L'association de ces signes est fréquente (50 à 80%). En cystomanométrie, il existe une hyperactivité du détrusor dans 50 à 78% des cas, une hypoactivité dans 20 à 40%, les dyssynergies sont fréquentes (50 à 80%). Il n'y a pas de corrélation entre les signes cliniques et urodynamiques. De ce fait les examens urodynamiques sont importants pour poser un diagnostic urologique précis, entreprendre un traitement adapté et précoce en raison du risque d'atteinte du haut appareil à long terme.

Mots clés:
sclérose en plaques / vessie neurologique / Neuro-urologie
Mots-clés:
Multiple sclerosis / Neurogenic bladder / neurourology
Tubularized neourethra following radical retropubic prostatectomy
Tubularized neourethra following radical retropubic prostatectomy
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 150, 407-410

Cette étude porte sur 69 patients consécutifs ayant subi une prostatectomie radicale rétropubienne pour cancer de prostate localisé, avec réalisation d'un néourèthre tubulisé de 1,5 cm à partir d'un lambeau de paroi vésicale antérieure. La continence post opératoire définie par l'absence de port de garnitures a été appréciée à 3 mois chez tous les patients et à 6 mois pour 45/69. Le groupe contrôlé était constitué de 45 patients qui avaient subi une prostatectomie rétropubienne sans tubularisation de la paroi vésicale antérieure et suivi pendant 6 mois. A 3 mois, 38/69 (55%) des patients étaient continents dans le groupe néourèthre contre 14/45 (31%) dans le groupe contrôle (p

A 1.5 cm. tubularized neourethra was formed using an anterior bladder flap as part of bladder neck reconstruction after radical retropubic prostatectomy in 69 consecutive patients with clinically localized prostate cancer (study group). Postoperative continence (defined as requiring no protection for any activity) was assessed by history at 3 months (all men) and 6 months (45 of 69 men). Continence in the study group was compared to that of 45 men with 6 months of followup who underwent radical retropubic prostatectomy without tubularization of the anterior bladder (control group). At 3 months 38 of 69 men (55%) were continent in the study group and 14 of 45 (31%) were continent in the control group (p

Mots clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / urethroplasty
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / urethroplasty
Tumeur carcinoïde pure primitive du testicule. A propos d'un cas.
Pure primary carcinoid tumour of the testis. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 274-275

Les auteurs rapportent un cas de tumeur carcinoïde pure primitive du testicule. Ces tumeurs sont très rares et leur diagnostic n'est fait qu'à l'examen histologique de la pièce opératoire. Elles sont primitives ou métastatiques, de pronostic radicalement différent. Leur diagnostic impose la recherche d'une localisation carcinoïde primitive.

The authors report a case of pure primary carcinoid tumour of the testis. This is a rare tumour which can only be diagnosed by histological examination of the resection specimen. They may be primary or metastatic, with radically different prognoses. The diagnosis of such lesions requires the search for the primary carcinoid tumour.

Mots clés:
testicule / tumeur rare / tumeur non germinale
Mots-clés:
Testis / rare tumor / non germ cell tumor
Tumeur de Bolande de l'adulte : à propos d'un cas
Bolande's tumour in adults : a case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 95-98

La tumeur de Bolande ou néphrome mésoblastique congénital est une tumeur du nourrisson de moins d'un an. Elle est rare chez l'adulte, où seulement 10 cas ont été décrits. Nous rapportons une 11ème observation, d'une femme de 30 ans, chez qui une tumeur rénale droite est découverte lors d'une échographie pour grossesse évolutive de 34 semaines. Après l'accouchement, une néphrectomie totale élargie est réalisée. L'évolution à 3 ans est bonne, sans récidive ni métastase. Les aspects diagnostiques et étiopathogéniques seront discutés, en mettant l'accent sur l'éventualité d'un facteur inducteur hormonal dans l'histogénèse de cette tumeur.

Bolande's tumour or congenital mesoblastic nephroma is essentially a tumour of infants under the age of one year and is rare in adults, in whom only 10 cases have been described. The authors report the 11th case in a 30-year-old woman, in whom a right renal tumour was discovered during ultrasonography at 34 weeks of pregnancy. Radical nephrectomy was performed after delivery, with a favourable course at 3 years, with no recurrence or metastasis. The aetiopathogenic and diagnostic aspects are discussed, with emphasis on the possibility of a hormonal inducing factor in the histogenesis of this tumour.

Mots clés:
Rein / adulte / tumeur rare
Mots-clés:
Kidney / adult / rare tumor
Tumeur de Buschke Loewenstein scrotale dégénérée.
Malignant transformation of a Buschke-Loewenstein scrotal tumour.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 439-442

La tumeur de Buschke Loewenstein (TBL) est une tumeur bénigne, d'origine virale, elle est sexuellement transmissible . Elle se caractérise par un volume tumoral important, la possibilité de récidive locale et surtout son potentiel de transformation maligne. Nous rapportons un cas de TBL à localisation scrotale chez un patient âgé de 49 ans , aux antécédents de fistule scrotale récidivante , la sérologie HIV est négative , la recherche de Papilloma Virus Humains (HPV) n'a pas été réalisée. Le patient fut opéré : résection de la tumeur qui est développée au dépend de la peau scrotale , le testicule est normal. L'histologie confirme sa dégénérescence dans le sens d'un carcinome épidermoïde. L'évolution est favorable, après un recul de 8 mois on ne note pas de récidive locale. A travers une observation de cette tumeur rare surtout dans sa forme dégénérée et dans sa localisation scrotale inhabituelle, les auteurs mettent le point sur les problèmes nosologiques, histologiques (diagnostic différentiel avec un carcinome épidermoïde primitif), évolutifs et thérapeutiques posés par cette tumeur.

The Buschke-Loewenstein tumour (BLT) is a sexually transmissible benign tumour of viral origin. It is characterized by a large tumour volume, the possibilité of local recurrence and especially its potential for malignant transformation. We report a case of scrotal BLT in a 49-year-old patient with a history of recurrent scrotal fistula, with negative HIV serology, but in whom the search for Human Papilloma Virus (HPV) was not performed. The tumour arising from the scrotal skin was resected and the testis was found to be normal. Histology confirmed transformation of the tumour into a squamous cell carcinoma. The clinical course was favourable, after a follow-up of 8 months with no local recurrence.In the light of this case of rare tumour, especially in its malignant form and its unusual scrotal site, the authors review the problems related to clinical classification, histology (differential diagnosis with primary squamous cell carcinoma), clinical course and treatment raised by this tumour.

Mots clés:
scrotum / tumeur rare
Mots-clés:
Scrotum / rare tumor
Tumeur de vessie intra-diverticulaire. A propos de 5 cas
TexF-PU-97-00070225.html
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 225-228

BUT : Définir la stratégie diagnostique et thérapeutique de la tumeur de vessie intra-diverticulaire. METHODES : Cinq cas sont rapportés avec une diverticulectomie initiale puis une cystectomie dans un cas, une chimiothérapie systémique par MVAC dans 2 cas, une association radiochimiothérapie concomitante (ARCC) dans 2 cas.
RESULTATS : Actuellement un patient est décédé (MVAC), un patient est en rémission partielle (MVAC), trois malades sont en rémission complète (1 cystectomie et 2 ARCC).
CONCLUSION : La tumeur de vessie intra-diverticulaire est une pathologie de sombre pronostic, dont les particularités histologiques nécessitent un traitement agressif. La radiochimiothérapie concomitante paraît être alors une alternative intéressante.

Five cases of intradiverticular bladder tumour.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / Diverticule
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / Diverticulum
Tumeur de vessie T1 G3: La place respective du B.C.G. et de la cystectomie.
Respective role of BCG and cystectomy in T1 G3 bladder cancer.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 231-237

48 malades présentant une tumeur de vessie T1 G3 ont été traités de 1975 à 1991. Du carcinome in situ est associé dans un tiers des cas. 26 malades ont reçu des instillations endovésicales de B.C.G. (2,5 cycles en moyenne de 6 instillations) sans récidive locale ni dissémination dans 50% des cas (recul moyen de 54 mois). Treize patients ont récidivé après un intervalle libre de 8 mois (3 à 18 mois) : 7 avec une progression tumorale, 5 à stade identique et 1 Ta. Dans ce groupe, 6 cystectomies ont été réalisées dans les 2 ans : 3 malades sont guéris avec un recul moyen de 33 mois, 2 sont décédés du cancer, 1 patient est vivant avec un reflux urétéral. Compte tenu de l'âge et/ou du terrain, 7 patients ont été traités par résections itératives et autres traitements locaux : 3 ont récidivé sans progression, 2 sont décédés du cancer, 2 sont perdus de vue.21 cystectomies ont été réalisées d'emblée : 20 malades sont indemnes de toute récidive de leur maladie vésicale avec un recul moyen de 47 mois. Un est décédé par cancer en 6 mois.La tumeur de vessie T1 G3 doit être considérée comme une lésion de mauvais pronostic imposant un traitement actif. La B.C.G. thérapie de première intention est efficace dans 50% des cas. En cas de non réponse au B.C.G., la cystectomie s'impose.

Forty eight patients with T1 G3 bladder cancer were treated between 1975 and 1991. An associated carcinoma in situ in one third of cases. Twenty six patients received intravesical BCG instillations (an average of 2.5 courses of 6 instillations) with no local recurrence or metastases in 50% of cases (mean follow-up: 54 months). Thirteen patients developed recurrence after a mean disease-free interval of 8 months (range: 3 to 18 months: 7 with disease progression, 5 at an identical stage and 1 Ta. Six cystectomies were performed in this group over the following two years: 3 patients were cured with a mean follow-up of 33 months, 2 died from their cancer, 1 patient is alive with an urethral redux. In view of age and/or clinical context, 7 patients were treated by repeated resections and other klocal treatments: 3 relapsed without progression, 2 died from their cancer and 2 have been lost to follow-up. Twenty one cystectomies were performed as first-line treatment: 20 patients are rec urrence-free with a mean follow-up^of 47 months and one patient died from cancer within 6 months. T1 G3 bladder cancer should be considered to be a lesion with a poor prognosis, requiring active treatment. First-line BCGtherapy is effective in 50% of cases, but cystectomy is required in the absence of response to BCG.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / BCG / Cystectomie radicale
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / BCG / Radical cystectomy
Tumeur de vessie T1G3 : enquête du sous-comité des tumeurs superficielles de la vessie. Analyse de 54 cas.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 7, 37-41

Une enquête restrospective sur 54 cas de pT1G3 traités par résection et instillations endovésicales de BCG a été menée au sein du CC-AFU. 50 cas ont finalement été retenus comme ayant été identifiés pT1G3 par le pathologiste local. Le risque de progression est de 18% à 2 ans et 22% à 5 ans. Une analyse rigoureuse des lames par le panel de pathologistes du groupe a montré que 5 cas (10%) étaient a posteriori sous stadés et que pour 10 cas (20%) il n'y avait pas de consensus sur le franchissement de la basale (sous stadification). Le risque de progression n'est pas modifié si l'on ne tient compte que des cas pour lesquels il y a un consensus. Parmi les 5 patients sous stadés 3 ont progressé. Ces résultats soulignent: 1) les difficultés d'appréciation du stade pathologique des tumeurs urothéliales particulièrement critique pour ce groupe de tumeur et donc l'utilité d'une relecture de ces cas frontières et la nécessité de s'aider des outils modernes d'histopronostic, 2) la validité d'une attitude conservatrice pour les pT1G3 basée sur la résection et la prophylaxie endovésicale par BCG et justifient le protocole pT1G3 proposé par le sous-comité.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale superficielle / enquête d'opinion
Mots-clés:
bladder / superficial transitional cell carcinoma / opinion survey
Tumeur des tubes collecteurs de Bellini. A propos d'un cas.
Tumour of the papillary ducts of Bellini. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 265-269

A propos d'une observation personnelle et d'une revue de la littérature, les auteurs rappellent les caractères particuliers des tumeurs rénales développées à partir des tubes collecteurs de Bellini. Cette lésion rare et de pronostic très sombre est d'abord remarquable parce qu'elle se développe dans la zone médullaire du rein. Histologiquement, le diagnostic est souvent difficile à affirmer et les techniques d'immuno-histochimie sont indispensables. Le rôle éventuel d'une chimiothérapie complémentaire à la néphrectomie et le type de cette chimiothérapie sont discutés.

Based on a personal case and a review of the literature, the authors describe the particular features of renal tumours arising from the papillary ducts of Bellini. The most remarkable feature of this rare lesion, which has a very pooor prognosis, is that it arises in the medullary zone of the kidney. The histological diagnosis is often difficult to confirm and immunohistochemical techniques are essential. The possible role of adjuvant chemotherapy following nephrectomy and the type of regimens used are discussed.

Mots clés:
Rein / tumeur rare
Mots-clés:
Kidney / rare tumor
Tumeur du testicule en transplantation rénale et pancréatique
Testicular tumour in renal and pancreatic transplantation.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 408-409

Nous rapportons le cas d'un homme de 49 ans, diabétique insulinodépendant traité par double transplantation rein-pancréas. Il s'est vu découvrir au 8ème mois une tumeur testiculaire T3, N3, M0 traitée par orchidectomie inguinale et 2 cures de chimiothérapie. Le traitement immunosuppresseur a été diminué et ceci sans préjudice pour les greffons. Sept ans plus tard le patient est guéri mais à nouveau en hémodialyse pour rejet chronique du greffon rénal. Le greffon pancréatique est toujours fonctionnel et le patient est inscrit pour une seconde transplantation rénale.

The authors report the case of a 49-year-old, insulin-dependent diabetic man treated by double kidney-pancreas transplantation. A T3, N3, M0 testicular tumour was discovered at the 8th month and treated by inguinal orchidectomy and 2 courses of chemotherapy. Immunosuppressant treatment was decreased without any consequences for the transplants. Seven years later, the patient was cured but still treated by haemodialysis for chronic rejection of the renal transplant. The pancreatic transplant was still functional and the patient is waiting for a second renal transplantation.

Mots clés:
testicule / Tumeur / transplantation rein-pancréas
Mots-clés:
Testis / tumor / combined kidney-pancreas transplantation
Tumeur fibreuse solitaire des vésicules séminales : à propos d'un cas.
Solitary fibrous tumour of seminal vesicles : a case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 92-94

Les tumeurs fibreuses solitaires constituent une affection rare dont la localisation au niveau des vésicules séminales n'a pas été décrite. Nous rapportons le cas d'une tumeur fibreuse solitaire de la vésicule séminale droite chez un homme de 53 ans. Le diagnostic de tumeur de la vesicule séminale repose sur l'échographie endo-rectale et l'IRM. Le diagnostic histologique est effectué après exérèse chirurgicale de cette tumeur. L'exiguité des prélèvements et l'aspect hétérogène de ces lésions rendent difficile le diagnostic sur les seules biopsies. L'attitude chirurgicale face à une tumeur fibreuse solitaire de la vésicule séminale sera fonction de la symptomatologie et de l'évolution de la lésion.

Solitary fibrous tumours constitute a rare disease, which has never previously been described in the seminal vesicles. We report a case of solitary fibrous tumour of the right seminal vesicle in a 53-year-old man. The diagnosis of seminal vesicle tumour was based on transrectal ultrasonography and MRI. The histological diagnosis was established after surgical resection of this tumour. The small biopsy samples and the heterogeneous appearance of these lesions make it difficult to establish the diagnosis on biopsies alone. The surgical attitude to solitary fibrous tumour of the seminal vesicle depends on the clinical features and the course of the lesion.

Mots clés:
vésicule séminale / tumeur rare
Mots-clés:
seminal vesicle / rare tumor
Tumeur infiltrante de vessie chez un transplanté rénal : cystectomie avec conservation prostatique et entérocystoplastie
Invasive bladder tumour in renal transplant patients : cystectomy with prostatic preservation and enterocystoplasty.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 277-280

BUT : Les principes du traitement des tumeurs de vessie de novo chez le transplanté rénal sont comparables à ceux des patients non transplantés. En cas de tumeur infiltrante, les techniques de rétablissement de la continuité urinaire après cystectomie sont possibles. Un cas de cystectomie avec entérocystoplastie pour tumeur infiltrante de vessie chez un transplanté rénal est rapporté.
MATERIEL ET METHODES : Il s'agit de la découverte d'une tumeur urothéliale infiltrante de vessie chez un homme de 62 ans, 3 mois après une 2ème transplantation rénale. Le traitement a été une cystectomie avec conservation prostatique et entérocystoplastie non détubulée.
RESULTATS : Avec un recul de 21 mois après la cystectomie, le patient est vivant sans récidive. Il est parfaitement continent le jour, avec des rapport sexuels normaux, sans reflux et sans résidu post-mictionnel. La fonction rénale est normale.
CONCLUSION : La cystectomie avec entérocystoplastie peut être un traitement des tumeurs infiltrantes de vessie chez le transplanté rénal. Ce traitement permet un contrôle carcinologique et un confort acceptable en respectant le transplant.

OBJECTIVE : The principles of treatment of de novo bladder tumours in renal transplant patients are comparable to those applied in non-transplant patients. In the case of an invasive tumour, techniques can be used to restore urinary tract continuity after cystectomy. A case of cystectomy with enterocystoplasty for invasive bladder tumour in a renal transplant patient is reported. MATERIAL AND METHODS : An invasive urothelial bladder tumour was discovered in a 62-year-old man, 3 months after a 2nd renal transplantation. Treatment consisted of cystectomy with prostatic preservation and nontubulized enterocystoplasty. RESULT : With a follow-up of 21 months after cystectomy, the patient is alive without recurrence. He is perfectly continent during the day, with normal sexual intercourse and no reflux or residual urine. Renal function is normal.
CONCLUSION : Cystectomy with enterocystoplasty can be an effective treatment for invasive bladder tumour in renal transplant patients. This treatment ensures oncological control and acceptable comfort while preserving the transplant.

Mots clés:
transplanté rénal / Vessie / tumeur urothéliale infiltrante / Cystectomie radicale
Mots-clés:
renal transplant patient / bladder / invasive transitional cell carcinoma / Radical cystectomy
Tumeur maligne à cellules de Leydig du testicule sécrétant de la progestérone
Malignant Leydig cell tumour of the testis with progesterone secretion.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 1047-1050

Les tumeurs malignes à cellules interstitielles du testicule de Leydig représentent 0,1 à 0,3% des tumeurs testiculaires. Actuellement, moins de 50 cas sont répertoriés dans la littérature. Nous rapportons un nouveau cas clinique, inhabituel par sa sécrétion excessive de progestérone. Nous discutons les critères anatomopathologiques évocateurs de malignité comme l'index de prolifération évalué par immunohistochimie, de même que l'attitude thérapeutique souvent décevante face à ces tumeurs peu chimiosensibles.

Malignant Leydig cells tumours of the testis occur in only 0.1-0.3% of patients with testicular tumours. Less than 50 cases of malignant Leydig cells tumours have been previously reported. A report of a new case is presented. This tumour was unusual because of high progesterone level. We analyzed malignant pathologic signs of Leydig cell tumours as immunohistochemical proliferation index. Management of this tumour, forwhich chemotherapy is not yet available, is discussed.

Mots clés:
testicule / tumeur non germinale / Anatomopathologie / Immuno-histochimie / Progestérone
Mots-clés:
Testis / non germ cell tumor / Pathology / Immunohistochemistry / Progesterone
Tumeur neuro-endocrine maligne de vessie : une entité à ne pas méconnaître
Malignant neuroendocrine bladder tumour.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 129-132

Les auteurs rapportent le cas d'une tumeur neuro-endocrine primitive maligne de vessie. Cette tumeur rare au niveau de la vessie comporte des caractéristiques morphologiques et immuno-histochimiques communes aux tumeurs neuro-endocrines retrouvées dans d'autres organes. L'urologue ne doit pas méconnaître cette entité anatomo-pathologique qui doit bénéficier d'une prise en charge multidisciplinaire.

The authors report a case of primary malignant neuroendocrine bladder tumour. This rare bladder tumour presents the morphological and immunohistochemical characteristic common to all neuroendocrine tumours observed in other organs. The urologist must recognise this histological entity, which requires multidisciplinary management.

Mots clés:
Vessie / tumeur rare
Mots-clés:
bladder / rare tumor
Tumeur neuroectodermique primitive (PNET) rénale. A propos d'un cas
Primary renal neuroectodermal tumour. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 392-397

Les tumeurs neuroectodermiques primitives (PNET) rénales sont exceptionnelles. Elles s'intègrent dans le vaste groupe des tumeurs neuroectodermiques primitives périphériques malignes (MPNT) dont les formes les plus connues sont le sarcome osseux d'Ewing et la tumeur thoraco-pulmonaire d'Askin. A propos d'une nouvelle observation, nous discutons les caractéristiques cliniques, évolutives et thérapeutiques ainsi que les spécificités anatomopathologiques, en particulier l'intérêt de l'immunohistochimie et de la cytogénétique qui met en évidence une anomalie chromosomique spécifique, la translocation t (11;22)(q24;q12).

Renal primary neuroectodermal tumours (PNET) are exceptional and belong to the vast group of peripheral malignant primary neuroectodermal tumours (MPNT), the best known forms of which are Ewing's sarcoma of bone and Askin's thoracopulmonary tumour. In the light of a case, the authors discuss the clinical features, course, treatment and pathological characteristics, particularly the value of immunohistochemistry and cytogenetics, which demonstrate a specific chromosomal abnormality, the t (11;22) (q24;q12) translocation.

Mots clés:
Rein / tumeur rare
Mots-clés:
Kidney / rare tumor
Tumeur neuroendocrine de vessie à propos d'un cas. Revue de la littérature.
Neuroendocrine bladder tumour. Case report and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 85-87

Les tumeurs neuroendocrines de vessie sont exceptionnelles, de grande taille et de stade avancé lors du diagnostic positif. Nous reportons un cas original par sa petite taille. Nous discutons les diagnostics différentiels (principalement les métastases vésicales d'origine pulmonaire) et les spécificités anatomopathologiques, en particulier l'intérêt des immunomarquages épithéliaux permettant d'éliminer un lymphome. En raison des similitudes avec les tumeurs neuroendocrines bronchiques, l'intérêt potentiel du dosage de la NSE sérique mérite d'être souligné. Le traitement combiné chirurgie-chimiothérapie adjuvante à base de Cisplatine semble devoir être recommandé.

Neuroendocrine bladder tumours are exceptional, and the positive diagnosis is only established when they are already large and advanced. We report an original case in view of its small dimensions. We discuss the differential diagnosis (mainly bladder metastases from lung cancer) and pathological specificities, particularly the value of epithelial immunolabelling allowing exclusion of lymphoma.Because of the similarities with bronchial neuroendocrine tumours, the potential value of serum NSE assay should be emphasized. Combined surgery-cisplatin-based adjuvant chemotherapy is recommended.

Mots clés:
Vessie / tumeur rare
Mots-clés:
bladder / rare tumor
Tumeur rénale avec thrombus s'étendant à la totalité de la lumière de la veine cave inférieure : indication chirurgicale, technique et résultats
Renal tumour with thrombus involving all of the lumen of the inferior vena cava : surgical indication, technique and results.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 352-357

BUTS : Près de 5% des tumeurs du rein présentent, lors de leur diagnostic, un thrombus de la veine rénale ou de la veine cave inférieure. La néphrectomie élargie avec exérèse complète du bourgeon tumoral est alors le traitement de référence de première intention. Cette série rétrospective a pour but d'analyser d'une part la stratégie chirurgicale en fonction de l'étendue du bourgeon tumoral et, d'autre part, la morbidité et la mortalité en fonction des facteurs pronostiques de ces tumeurs rénales.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De 1982 à 1995, 51 patients (sur 724 néphrectomies pour adénocarcinome) présentaient un envahissement de la veine rénale s'étendant à la totalité de la lumière de la veine cave. Le choix de l'imagerie a évolué dans le temps (Cavographie, Echo-doppler, TDM, IRM et Echographie endo-oesophagienne). Le clampage de la veine cave s'est toujours effectué au dessous des veines rénales et au dessus du thrombus.
RÉSULTATS : Sur le plan diagnostique, l'IRM et l'échographie endo-oesophagienne apparaissent comme les examens les plus fiables. La voie d'abord et la technique de contrôle des vaisseaux doivent être choisies en fonction du type de thrombus et du risque emboligène. Avec un suivi de 4,3 ans, la survie globale à 2 ans a été de 46% et à 5 ans de 31%. Toutes les récidives à 1 an sont survenues chez les patients N+.
CONCLUSION : L'état des ganglions et l'envahissement de la graisse péri-rénale sont les facteurs pronostiques les plus importants, la présence et la hauteur du thrombus ne semblent pas influencer la survie. La néphrectomie élargie dans ces tumeurs envahissant la totalité de la lumière de la veine cave nécessite une exérèse complète du thrombus; l'adhérence de celui-ci doit être prévue avant l'incision afin de contrôler correctement les vaisseaux.

OBJECTIVES : Almost 5% of renal tumours are associated with thrombus of the renal vein or inferior vena cava at the time of diagnosis. Radical nephrectomy with complete resection of the tumour nodule is the reference first-line treatment in this situation. This retrospective series was designed to analyse the surgical strategy according to the extent of the tumour nodule and the morbidity and mortality as a function of the prognostic factors of these renal tumours. MATERIAL AND METHODS : From 1982 to 1995, 51 patients (out of a series of 724 nephrectomies) presented with renal vein invasion involving all of the lumen of the inferior vena cava. The choice of medical imaging varied over time (cavography, Doppler ultrasound, CT, MRI and transoesophageal ultrasonography). Control of the inferior vena cava was always performed below the renal veins and above the thrombus. RESULTS : MRI and transoesophageal ultrasonography were found to be the most reliable diagnostic examinations. The incision and vessel control technique must be selected as a function of the type of thrombus and the emboligenic risk. With a follow-up of 4.3 years, the overall 2-year survival was 46% and the 5-year survival was 31%. All recurrences at 1 year occurred in N+ patients.
CONCLUSION : Lymph node status and invasion of the perirenal fat are the most important prognostic factors, while the presence and length of the thrombus do not appear to influence survival. Radical nephrectomy of these tumours, invading all of the lumen of the inferior vena cava, requires complete resection of the thrombus. Adhesion of the thrombus constitutes a major technical problem that must be envisaged before the incision in order to correctly control the vessels.

Mots clés:
Rein / Tumeur / veine cave / thrombus / thrombectomie
Mots-clés:
Kidney / tumor / vena cava / thrombus / thrombectomy
Tumeur transitionnelle du rein droit avec thrombus de la veine cave. A propos d'un cas.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 490-493

Nous présentons le cas d'une masse rénale droite avec thrombus néoplasique de la veine cave dont la pathologie s'est avérée être un cancer transitionnel. L'extension du cancer rénal transitionnel à la veine cave est rare (12 cas publiés dans la littérature). Nous revoyons dans cet article les éléments du diagnostic différentiel et les modalités du traitement.

Transitional cell carcinoma of the right kidney with vena caval tumor thrombus. Review of 1 case.

Mots clés:
Rein / voie urinaire supérieure / tumeur urothéliale infiltrante / veine cave / thrombus
Mots-clés:
Kidney / upper urinary tract / invasive transitional cell carcinoma / vena cava / thrombus
Tumeurs de la vessie analysées par cytométrie de flux. Etude multicentrique. Corrélation de la ploïdie avec le grade et le stade.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 136-138

Les tumeurs de la vessie de 422 patients ont été analysées par cytométrie de flux dans 5 centres français. Les résultats de ces 5 centres ont été regroupés: globalement, la ploïdie parait corrélée avec le grade et le stade, mais les différences d'appréciation du stade (pTa - pT1) et du grade (G2 - G3) entre les différents centres ne permettent pas l'évaluation de la ploïdie en tant que marqueur pronostique.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / cytométrie / ploïdie / histo-pronostic
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma cytometry / ploidy / histoprognosis
Tumeurs de la voie excrétrice supérieure chez les patients suivis pour tumeur de vessie: localisations multi-centriques ou greffes? A propos de 14 observations.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 563-568

La survenue ultérieure de localisations urothéliales du haut appareil urinaire a été étudiée chez un groupe de 479 patients suivis pour tumeur de vessie. Les constatations suivantes ont été faites : 1) Le risque d'apparition est faible (2,9%) mais semble augmenter avec le temps (délai de 58 mois en moyenne). 2) Sont particulièrement exposés les patients présentant des tumeurs vésicales multiples de stade pTa ou pTl ayant fait l'objet de résections endoscopiques itératives, avec, pour conséquence, l'apparition d'un reflux vésico-rénal. Dans la surveillance des tumeurs de vessie traitées par résection endoscopique, une urétro-cystographie rétrograde et mictionnelle semble devoir être demandée pour sélectionner un groupe de patients "à risque" chez lequel la surveillance du haut appareil urinaire doit comporter une urographie intraveineuse par an.

14 cases of upper urinary tract tumors following transitional cell carcinoma of the bladder : multifocal locations or cell implantation?

Mots clés:
voie urinaire supérieure / Vessie / Tumeur urothéliale / Récidive / tumeurs multifocales
Mots-clés:
upper urinary tract / bladder / transitional cell carcinoma / recurrence / multifocal tumors
Tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure et tumeurs de vessie associées : aspects cliniques et étiologiques.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 979-987

Parmi 107 patients traités en 11 ans pour tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure (VEUS), 30 ont eu une tumeur vésicale associée synchrone ou asynchrone. La tumeur vésicale précédait la tumeur de la VEUS dans 10,3% des cas, la tumeur vésicale était synchrone dans 6,5% des cas et le taux de récidive vésicale après tumeur de la VEUS a été de 15%. L'incidence des tumeurs de la VEUS apparues après cystectomie durant cette période de 11 ans a été de 3,3%. La médiane de récidive dans la VEUS après tumeur de vessie a été de 17 mois. La médiane de récidive vésicale après tumeur de la VEUS a été de 12 mois. Le risque de récidive vésicale après traitement d'une tumeur du haut appareil a été étudié en fonction de la localisation, du type de traitement, de la multifocalité, du stade, du grade de la tumeur de la VEUS et de l'existence d'une tumeur vésicale précédante ou synchrone associée. Aucun de ces paramètres n'a constitué un facteur prédictif de récidive vésicale après traitement d'une tumeur de la VEUS. La comparaison entre la survie du groupe tumeur de la VEUS associée à une tumeur vésicale et le groupe tumeur de la VEUS seule n'a pas montré de différence significative (p = 0,10). La théorie de l'implantation cellulaire favorisée par le reflux vésico-rénal et la théorie multicentrique se complètent pour expliquer le caractère multifocal et récidivant des tumeurs urothéliales.

Associated upper urinary tract tumours and bladder tumours : clinical and aetiological aspects.

Mots clés:
voie urinaire supérieure / Vessie / Tumeur urothéliale / tumeurs multifocales
Mots-clés:
upper urinary tract / bladder / transitional cell carcinoma / multifocal tumors
Tumeurs du rein : Les syndromes paranéoplasiques
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 9, 15-19
Mots clés:
Rein / Tumeur / syndrome paranéoplasique
Mots-clés:
Kidney / tumor / paraneoplastic syndrome
Tumeurs du rein : Place de la chirurgie dans les formes métastatiques
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 9, 20-21
Mots clés:
Rein / Tumeur / Métastase / Néphrectomie élargie / Métastasectomie
Mots-clés:
Kidney / tumor / Metastasis / Radical nephrectomy / resection of a metastasis
Tumeurs germinales non séminomateuses métastatiques.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 83-84

La reconnaissance de tumeur germinale non séminomateuse (TGNS) métastatique de mauvais pronostic permet de leur proposer d'emblée une chimiothérapie plus lourde, dans le cadre de protocole d'évaluation. Les critères de mauvais pronostic sont l'importance de la masse tumorale, les localisations (hépatique, osseuse ou cérébrale) et un taux élevé de marqueurs.

Mots clés:
testicule / Tumeur germinale non séminomateuse / Métastase
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / Metastasis
Tumeurs testiculaires à cellule de Leydig a priori bénignes : énucléation ou orchidectomie radicale?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 234-237

Les lames de 5 patients traités pour tumeur testiculaire à cellule de Leydig (TTCL) cliniquement bénigne ont été relues selon des critères histologiques présomptifs de malignité. L'absence de tout signe de gravité n'est vérifiée que dans un seul cas, aucune des autres tumeurs ne pouvant être considérée comme rigoureusement bénigne. Ces constatations doivent inciter à une grande prudence dans les indications conservatrices, d'autant que, lorsqu'elles sont malignes, ces tumeurs sont d'une particulière gravité compte tenu du diagnostic nécessairement tardif et de leur absence de radio ou chimio-sensibilité.

Clinically benign Leydig cell testicular tumours: enucleation or radical orchidectomy? The histological sections of 5 patients treated for clinically benign Leydig cell testicular tumour (LCTT) were reviewed according to histological criteria presumptive of malignancy. The absence of any sign of severity was only verified in a single case, as none of the other tumours could be considered to be strictly benign. In the light of these findings, great caution is required in conservative indications, especially as these tumours, when they are malignant, are particularly serious due to the inevitable diagnostic delay and their absence of radio- or chemo-sensitivity.

Mots clés:
testicule / tumeur non germinale
Mots-clés:
Testis / non germ cell tumor