Base bibliographique

The analysis of benefit and risk of combined pancreatic and renal transplantation versus renal transplantation alone.
The analysis of benefit and risk of combined pancreatic and renal transplantation versus renal transplantation alone.
2001
- Article original
- Réf : Surg Gynecol Obstet, 1993, 177, 163-171

Actuellement le diabète sucré est la première cause d'insuffisance rénale de l'adulte. Le bénéfice apporté par la transplantation combinée rein pancréas reste controversé par rapport aux résultats de la transplantation rénale isolée chez le diabétique. Les auteurs ont analysé les résultats et la morbidité dans 4 groupes différents de patients: diabétiques avec transplantation combinée avant dialyse (31 patients), diabétiques avec transplantation combinée après dialyse (30 patients), diabétiques avec transplantation rénale isolée (30patients), non diabétiques avec transplantation rénale isolée (30patients). Tous les patients ont été greffés avec des reins de cadavre et ont reçu en post opératoire de la cyclosporine, de la prednisone et des bolus d'OKT3. Les 4 groupes étaient comparables pour l'âge, le poids, le sexe, la durée et la sévérité du diabète, le mode de dialyse, le nombre de transplantations, le degré d'immunisation, la durée d'ischémie froide et la compatibilité HLA. Les groupes étaient différents pour la durée de dialyse, la durée de suivi, l'existence de transfusions pré greffe, la distribution racial et le nombre d'injections d'OKT3. La transplantation combinée rein pancréas a été responsable d'une morbidité supérieure, avec plus d'épisodes de rejet, plus d'infections et de réinterventions. Le nombre d'hospitalisation pendant les 12 premiers mois était également plus important. Cependant aucune de ces différences n'ont été statistiquement significatives. Les fonctions rénales à 1 an étaient comparables. La survie des patients et des greffons est actuellement supérieure en cas de transplantation combinée et 90% des ces patients signalent une amélioration de la qualité de la vie. Les auteurs concluent qu'une meilleure sélection des patients permettra de réduire la morbidité de la greffe combinée qui permet par ailleurs une excellente survie des patients et des greffons avec un traitement global de la maladie.

Currently, diabetes mellitus is the most common cause of renal failure in adults. However, combined pancreatic and renal transplantation (PRT) remains controversial when compared with renal transplantation alone (RTA) in diabetic recipients. We analyzed the results and morbidity in four age-matched groups--31 patients with Type I diabetes undergoing PRT before dialysis, 30 patients with diabetes who are dependent of dialysis undergoing PRT, 31 concurrent and historic patients with Type I diabetes undergoing RTA and 31 concurrent patients without diabetes undergoing RTA. All patients received cadaver donor organs and were managed with cyclosporine and prednisone immunosuppression with selective OKT3 induction. The four groups were comparable with respect to age, weight, gender, duration and severity of diabetes, dialysis type, number of retransplants, degree of sensitization, preservation time and matching. The groups differed with regard to duration of dialysis and period of follow-up evaluation, pretransplant blood transfusions, racial distribution and OKT3 induction therapy. PRT was associated with a greater morbidity rate as evidenced by a slightly higher incidence of rejection, infections and reoperations. The number of readmissions and hospitalization period during the first 12 months was also greater after PRT versus RTA. However, none of these differences were significant. No detrimental effect was noted on renal allograft function at one year; patient and graft survival was actually higher in the PRT groups. Quality of life was improved in nearly 90 percent of PRT recipients. Although the improved results after PRT may be attributed to selection bias, only lesser differences were noted among the four study groups. The aforementioned data suggest that appropriate patient selection can overcome the morbidity associated with PRT, resulting in excellent patient and graft survival with the potential for complete rehabilitation.

Mots clés:
combined kidney-pancreas transplantation
Mots-clés:
combined kidney-pancreas transplantation
The anatomy and embryological origins of the fascia of Denonvilliers: a medico-historical debate
The anatomy and embryological origins of the fascia of Denonvilliers: a medico-historical debate
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : J Urol, 1997, 157, 3-9

L'origine embryologique et la description anatomique de l'aponévrose de Denonvilliers restent des sujets de controverse dans la littérature depuis sa description il y a près de 160 ans par Denonvilliers. D'un point de vue embryologique, de nombreux travaux reconnaissent que l'aponévrose de Denonvilliers provient de la fusion des deux parois du cul de sac péritonéal embryonnaire. Cependant cette origine est loin d'être admise par tous les auteurs, certains estimant que l'aponévrose de Denonvilliers est plutôt d'origine mésenchymateuse et reconnaissant un contact étroit entre ce feuillet, la prostate et la face postérieure des vésicules séminales. Ainsi, dans ces descriptions l'aponévrose de Denonvilliers est considérée comme faisant parti du bloc prostato-séminal et dériverait d'un point de vue embryologique du mésenchyme wolfien comme le trigone vésical ou la prostate. A l'opposé, d'autres auteurs ont décrit l'aponévrose de Denonvilliers comme un feuillet étroitement adhérent au rectum indépendant des structures génitales. D'un point de vue histologique, l'aponévrose de Denonvilliers est constituée de deux feuillets qu'il n'est pas possible de distinguer macroscopiquement. L'aponévrose s'étend depuis le point le plus profond de l'espace interprostato-rectal jusqu'au plancher pelvien. Il n'existe pas de feuillet postérieur tel qu'il a pu être décrit par certains auteurs, ce feuillet correspondant en fait au fascia pré-rectal. Les différentes descriptions de l'aponévrose de Denonvilliers peuvent être expliquées par des variabilités anatomiques individuelles.

PURPOSE: We reviewed the conflicting theories concerning the anatomy and embryological derivation of Denonvilliers' fascia since its first description in 1836. MATERIALS AND METHODS: An extensive review of the literature for the last 160 years was done. RESULTS: Various studies contributed to the debate on the anatomy and origins of Denonvilliers' fascia. We chose to review these studies because of their sound methodology, large numbers of cases and results, and the high quality of the macroscopic and-or microscopic evidence. CONCLUSIONS: Denonvilliers' fascia consists of a single layer arising from fusion of the 2 walls of the embryological peritoneal cul-de-sac. Histologically, it has a double-layered quality. The fascia of Denonvilliers extends from the deepest point of the interprostatorectal peritoneal pouch to the pelvic floor. A so-called posterior layer is in reality the rectal fascia propria.

Mots clés:
prostate / anatomy
Mots-clés:
prostate / anatomy
The changing management of ureterovaginal fistulas.
The changing management of ureterovaginal fistulas.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 153, 626-628

Une étude rétrospective de 20 fistules urétéro-vaginales chez 19 patientes traitées dans les 20 dernières années a été réalisée. Toutes les fistules étaient dues à des interventions gynécologiques. La fistule urétéro-vaginale a été guérie chez 7 patientes chez qui avait été placée une sonde double J soit par voie rétrograde (5) soit antégrade (2) qu'elles avaient gardées 4 à 8 semaines. Contrairement aux données de la littérature, il a été conclu que les techniques modernes endo-urologiques permettent d'obtenir de bons résultats si le passage de la sonde urétérale est possible. Tous les efforts doivent donc être mis pour traiter ces fistules urétéro-vaginales par voie endo-urologique plutôt que de réaliser une intervention chirurgicale.

A retrospective review of 20 ureterovaginal fistulas in 19 patients treated within the last 20 years was done. All fistulas developed after gynecological procedures. The ureterovaginal fistulas resolved in all 7 patients in whom a self-retaining internal stent was placed in either a retrograde (5) or antegrade (2) manner for a minimum of 4 to 8 weeks. In contrast to the literature, it is concluded that modern endourological treatment will result in resolution of a ureterovaginal fistula if passage of a suitable internal stent is feasible. Every effort should be made to treat a ureterovaginal fistula endourologically rather than resort to an open operation.

Mots clés:
ureter / urogenital fistula / endoscopic surgery / ureteral stent
Mots-clés:
ureter / Urogenital fistula / endoscopic surgery / Ureteral stent
The characterization of nonbacterial prostatitis: search for an etiology
The characterization of nonbacterial prostatitis: search for an etiology
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1992, 148, 1461-1466

La prostatite non-bactérienne est caractérisée par la présence de cellules inflammatoires dans les sécrétions prostatiques sans présence de germes dans les cultures en milieu aérobie et anaérobie. La présence de cellules inflammatoires et des taux d'immunoglobulines augmentés dans le liquide prostatique fait suspecter que ce syndrome soit dû à une infection indétectée. Le taux des anticorps contre Chlamydia trachomatis, Ureaplasma urealyticum, Staphylocoque, Staphylocoque faecalis, Bacteroides fragilis, et Clostridium perfringens ont été dosés chez des patients avec une prostatite non-bactérienne et bactérienne et chez des hommes sans symptomatologie urinaire. L'antigène prostatique spécifique (PSA) et la phosphatase acide prostatique (PAP) ont été dosés dans le liquide prostatique comme un indicateur direct de l'activité sécrétoire de la prostate. Des 44 malades avec une prostatite non bactérienne, 9 (20%) avaient des taux d'anticorps anti-chlamydia détectables dans le liquide prostatique. En comparaison de 3 des 25 contrôles (12%) et 2 des 13 malades avec une prostatite bactérienne (15%). Ceci met en évidence le fait qu'il n'y a pas une fréquence plus importante des anticorps anti-chlamydia dans le liquide prostatique chez les malades avec une prostatite non bactérienne. Les anticorps prostatiques contre les autres germes ont été rarement détectés. Les taux plus bas de PSA et de PAP, l'alcalinité plus importante du liquide prostatique chez les hommes avec une prostatite (bactérienne ou non bactérienne) suggèrent un dysfonctionnement sécrétoire accompagnant cette inflammation. Ces résultats montrent qu'aucun des germes étudiés n'est responsable de la majorité des cas de prostatite non bactérienne et qu'un agent ou de multiples agents non encore identifiés peuvent être impliqués dans l'étiologie des prostatites non bactériennes.

Nonbacterial prostatitis is often difficult to differentiate from other prostatic complaints and remains a vaguely characterized syndrome. Prostatic fluid inflammatory cells and elevated immunoglobulins raise the suspicion that this syndrome is caused by some undetected infection. Prostatic fluid antibodies against Chlamydia trachomatis, Ureaplasma urealyticum, staphylococcus, Staphylococcus faecalis, Bacteroides fragilis and Clostridium perfringens were measured in men with nonbacterial and bacterial prostatitis, and men without urinary symptoms by an enzyme-linked immunosorbent assay. Prostate specific antigen and prostatic acid phosphatase were measured in the prostatic fluid as indirect measures of secretory activity. Of 44 men with nonbacterial prostatitis 9 (20%) had detectable prostatic fluid antichlamydial antibody titers, compared with 3 of 25 control men (12%) and 2 of 13 (15%) with bacterial prostatitis--no evidence for a higher prevalence of prostatic fluid antichlamydial antibody in men with nonbacterial prostatitis. Prostatic antibodies to the other organisms were rarely detected. When compared with unaffected men the low levels of prostate specific antigen and prostatic acid phosphatase, and more alkaline prostatic fluid in men with bacterial and nonbacterial prostatitis suggest that secretory dysfunction accompanies the inflammation. These data show that none of the organisms studied caused the majority of the cases of nonbacterial prostatitis and that either an agent as yet unidentified or multiple agents may be involved in the etiology of nonbacterial prostatitis.

Mots clés:
prostate / Infection / prostatitis
Mots-clés:
prostate / infection / Prostatitis
The contemporary incidence of lymph node metastases in prostate cancer: implications for laparoscopic lymph node dissection
The contemporary incidence of lymph node metastases in prostate cancer: implications for laparoscopic lymph node dissection
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 149, 1488-1491

L'incidence des métastases lymphatiques du cancer prostatique cliniquement localisé a été évaluée chez 229 patients consécutifs. Seulement 13 patients avaient des métastases, ce qui constitue une incidence de 5,7%. Une valeur de plus de 40 ng/ml de PSA (test monoclonal) avait une valeur prédictive positive de 53% quant à la présence de métastases ganglionnaire. Le curage cÏlioscopique de routine est inutile étant donné la faible incidence des métastases ganglionnaires.

The incidence of lymphatic metastases in 229 consecutive patients with clinically localized prostatic cancer was assessed. Only 13 patients had nodal metastases, for an incidence of 5.7%. A monoclonal prostatic specific antigen value of more than 40 ng./ml. correlated with a positive predictive value of 53% for nodal metastases. Routine laparoscopic node dissection is unnecessary considering the low incidence of nodal metastases.

Mots clés:
prostate / tumor / lymph node metastasis / pelvic lymph node dissection / laparoscopic surgery
Mots-clés:
prostate / tumor / lymph node metastasis / pelvic lymph node dissection / laparoscopic surgery
The evolution of renal angiomyolipomas in patients with tuberous sclerosis
The evolution of renal angiomyolipomas in patients with tuberous sclerosis
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 152, 35-38

En 1986 nous avions exploré par échographie 23 patients porteurs d'un angiomyolipome rénal, dans un contexte de sclérose tubéreuse. Cinq ans plus tard 20 de ces patients ont été réexaminés en échographie par le même opérateur. Parmi ces 20 patients, 7 avaient eu un saignement rétro-péritonéal qui avait justifié une hospitalisation. Dans 5 cas, la lésion rénale mesurait plus de 3,5cm de diamètre. Parmi ces patients, trois ont été embolisés avec succès, un est décédé, et dans un cas l'hémorragie s'est arrêtée spontanément. Deux patients ont été néphrectomisés. Treize patients sont restés totalement asymptomatiques pendant la période de suivi. Chez 12 d'entre eux, l'angiomyolipome mesurait moins de 3,5cm. Chez 20% des patients (4/20) la lésion rénale avait grandi entre 1986 et 1991. Ces résultats confirment la corrélation entre le risque de saignement et la taille de la lésion. Il semble que le risque de rupture devienne significatif à partir de 3,5cm. Par ailleurs, nous avons constaté qu'il existait un accroissement progressif du diamètre, ainsi nous recommandons une surveillance échographique des angiomyolipomes tous les 6 mois. Lorsque la lésion atteint 3,5cm, un traitement doit être proposé, l'embolisation sélective semblant être l'option de première intention en cas de saignement aigu.

In 1986, 23 patients with renal angiomyolipomas as part of tuberous sclerosis were assessed by ultrasonography. In 1991, 20 patients in this group were reexamined with special attention paid to the renal pathological condition. Ultrasonography was performed by the same radiologist who performed the examination in 1986. Of 20 patients 7 had severe hemorrhage necessitating hospital admission (5 had a renal lesion larger than 3.5 cm. in diameter). In 2 patients the exact diameter of the renal angiomyolipomas could not be determined and they underwent nephrectomy. Three patients underwent successful selective embolization of the bleeding angiomyolipoma. One patient died. The hemorrhage resolved spontaneously in 1 patient and treatment was not feasible. In 4 patients the lesions increased in size between 1986 and 1991. Based on these results there is a relationship between the size of the angiomyolipomas and the risk of bleeding. Renal angiomyolipomas larger than 3.5 cm. in diameter have a substantial risk for severe hemorrhage. Some angiomyolipomas show progression. Periodic followup is mandatory every 6 months. For angiomyolipomas larger than 3.5 cm. in diameter an aggressive approach is advised. Selective embolization is the initial method of choice.

Mots clés:
kidney / rare tumor / tuberous sclerosis
Mots-clés:
Kidney / rare tumor / tuberous sclerosis
The fall and rise of prostate-specific antigen. Kinetics of serum prostate-specific antigen levels after radiation therapy for prostate cancer.
The fall and rise of prostate-specific antigen. Kinetics of serum prostate-specific antigen levels after radiation therapy for prostate cancer.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1993, 72, 832-842

INTRODUCTION: La cinétique de l'antigène prostatique spécifique (PSA) après radiothérapie pour cancer prostatique n'est pas bien connue, et la valeur pronostique de la demie-vie et du temps de doublement du PSA n'est pas claire. C'est le sujet de cette étude. METHODES: les données concernant 154 patients avec au moins quatre déterminations de PSA et traités par radiothérapie exclusive pour cancer prostatique ont été analysés afin de déterminer la cinétique du PSA et de la corréler avec l'évolution. Les techniques de régression non linéaire ont été utilisées pour estimer la demie-vie et le temps de doublement du PSA. RESULTATS : les données concernant les dosages de PSA correspondaient à un modèle de croissance exponentielle. La moyenne de la demie-vie du PSA était de 1,9 mois (extrêmes 0,5 à 9,2 mois). Il n'existait pas de corrélation significative entre la demie-vie d'une part, le grade, le stade, les phosphatases acides, la testostérone ou l'âge du patient d'autre part. Une faible corrélation entre demie-vie et niveau pré-thérapeutique du PSA a été observée : les patients avec des taux de PSA préthérapeutiques bas tendaient à avoir des demies-vies de PSA plus longues. La demie-vie n'était pas corrélée avec l'existence de récidive ou avec la tendance à développer ultérieurement une ascension du PSA. Le temps de doublement du PSA chez 37 patients avec des valeurs en augmentation s'étendait de 1,6 à 53 mois (moyenne 12,5 mois). Les temps de doublement étaient significativement plus longs que les demies-vies, en moyenne d'un facteur de 6,5 et il n'y avait pas de corrélation entre demie-vie et temps de doublement ultérieur.Les temps de doublement étaient plus longs dans les tumeurs de bas grade.

BACKGROUND. The serum kinetics of prostate-specific antigen (PSA) after radiation therapy for prostate cancer are not well characterized, and the potential prognostic significance of serum half-lives and of serum doubling times is unclear. This study was designed to address those issues. METHODS. One hundred fifty-four patients with at least four serial PSA determinations who received external-beam radiation therapy alone were analyzed to determine PSA kinetics and to correlate kinetic parameters with outcome. Nonlinear regression techniques were used to estimate PSA half-lives and doubling times. RESULTS. The PSA data fitted well to exponential models consistent with the hypothesis that PSA kinetics after radiation follow first-order (exponential) kinetics. The mean PSA half-life was 1.9 months (range, 0.5 to 9.2 months). No significant correlation existed between half-life and grade, stage, acid phosphatase level, serum testosterone level, or patient age. A weak correlation between half-life and pretreatment PSA level was observed: patients with low PSA levels tended to have longer half-lives. Half-life did not correlate with disease relapse or with the likelihood of developing a rising PSA profile. PSA doubling time in 37 patients with rising values ranged from 1.6 to 53 months (mean, 12.5 months). Doubling times were significantly longer than half-lives by an average factor of 6.5 and there was no correlation between half-life and subsequent doubling time. Doubling times were longer in low-grade tumors. CONCLUSIONS. Serum kinetics of PSA in particular its rate of fall after radiation provide little, if any, useful clinical information. It is possible that serum kinetics of PSA are related to tumor cell kinetics but such relationships remain speculative. Correlative cell kinetic--PSA kinetic studies are needed to elucidate the mechanisms underlying the changes in PSA level after radiation therapy.

Mots clés:
prostate / tumor / radiotherapy / PSA velocity
Mots-clés:
prostate / tumor / radiotherapy / PSA velocity
The frequency of apoptosis correlates with the prognosis of Gleason Grade 3 adenocarcinoma of the prostate.
The frequency of apoptosis correlates with the prognosis of Gleason Grade 3 adenocarcinoma of the prostate.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1995, 75, 522-529

BUTS : Bien que le cancer localisé de la prostate soit souvent moyennement différencié (Gleason grade 3) il existe de fortes variations de progression. Les auteurs rapportent une corrélation entre l'apoptose et le caractère malin du carcinome de la prostate chez la souris, et entre l'apoptose et le grade de Gleason dans les tumeurs chez l'homme. Cette étude a pour but de déterminer si la fréquence de l'apoptose est corrélée avec le pronostic du cancer de prostate et de comparer l'index d'apoptose avec les autres signes pronostics dans les carcinomes Gleason grade 3. METHODE : Les indices apoptotique et mitotique ont été calculés sur l'épithélium bénin et malin de 28 pièces de prostatectomies radicales pour cancer prostatique score 6 de Gleason (3+3) avec un stade T2. Chaque patient a été suivi entre 5 et 9 ans (médiane à 6 ans). Les indices, définis par le nombre de corps mitotiques et apoptotiques ont été déterminés par microscopie optique après coloration à l'Hematoxilline et Eosine (H & E). Le taux de progression du carcinome, défini comme l'augmentation continue du taux de PSA ? 0,4 ng-ml, a été corrélé avec l'index apoptotique, l'index mitotique, le volume tumoral et le stade histologique. RESULTATS : Ni le stade histologique, ni le volume de la tumeur n'est significativement différent entre le groupe des 19 patients (68%) sans progression, et celui des 9 autres où la tumeur a progressé. L'index apoptotique médian du carcinome était de 0,87 (entre 0,12 et 3,91). Pour les patients avec un index apoptotique faible (

BACKGROUND. Although localized carcinomas are predominantly moderately differentiated (Gleason Grade 3), they demonstrate markedly different rates of progression. Previously, the authors reported a correlation between apoptosis and the malignant characteristics of carcinoma in the mouse prostate reconstitution model system and between apoptosis and Gleason grade in the human tumor. This study was undertaken to determine whether the frequency of apoptosis correlates with prognosis and to compare the prognostic significance of the apoptotic index with other prognostic features in Gleason Grade 3 carcinomas. METHODS. The apoptotic and mitotic indices of malignant and nonmalignant epithelium in 28 consecutive radical prostatectomy specimens were determined for a carcinomas composed entirely of Gleason sum 6 (primary Grade 3, secondary Grade 3) with a clinical stage T2 classification. Each patient was followed for 5-9 years (median 6, years). The indices, defined as the number of apoptotic and mitotic bodies in an H & E-stained section per 100 grids delineated by an ocular measuring field, were determined. The actuarial time to progression, defined as a sustained rise in the serum prostate specific antigen level greater than or equal to 0.4 ng-ml, was correlated with the apoptotic index, the mitotic index, tumor volume, and pathologic stage. RESULTS. Neither pathologic stage nor tumor volume differed significantly between the group of 19 patients (68%) with no progression and the other 9 whose tumor progressed. The median apoptotic index of the carcinomas was 0.87 (range, 0.12-3.91). For patients with a low apoptotic index (

Mots clés:
prostate / tumor / animal experiment / apoptosis / histoprognosis
Mots-clés:
prostate / tumor / animal experiment / apoptosis / histoprognosis
The health system : reform wanted by government and expected by patients.
The health system : reform wanted by government and expected by patients.
2001
- Article original
- Réf : Lancet, 1997, 349, 791-0

En tant que défenseur de la monnaie unique, au sein de l'union européenne, la France devant remplir les critères de Maastricht a entrepris une politique de réduction des dépenses publiques. Les dépenses de santé n'ont pas échappé à ces restrictions budgétaires d'autant que certains excès peuvent être remarqués. Par exemple, les patients peuvent consulter autant de médecins qu'ils le souhaitent et aussi souvent qu'ils le désirent. D'autre part, les médecins français n'ont pas connu les restrictions que d'autres ont pu connaître dans d'autres pays. Ceci étant, les temps changent et toutes les réformes prévues dans le monde de la santé ne sont pas seulement dues à l'adhésion aux critères de Maastricht. Cet article de revue fait le point sur la réforme prévue du système de santé français, le rôle des universités et facultés de Médecine, les recommandations médicales et enfin, la place de l'INSERM.

As a leading advocate of a common currency within the European Union, France has striven to meet the Maastricht criteria by taking a sharp axe, if not guillotine, to its public expenditure. Health services were an obvious target-long characterised by a certain extravagance. For example, citizens can consult as many doctors as they wish, as often as they like; and doctors themselves have not suffered the squeeze experienced by colleagues elsewhere. Times are changing; and not all the reforms are driven by the euro. Our thanks go to Dr Hervé Maisonneuve not only for proposing the review of French medicine that follows but also for doing much of the work.

Mots clés:
professional organization / health system
Mots-clés:
professional organization / health system
The ileal neobladder in women: 9 years of experience with 18 patients.
The ileal neobladder in women: 9 years of experience with 18 patients.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1996, 155, 76-81

BUTS : Présenter les résultats chirurgicaux et fonctionnels du remplacement vésical orthotopique chez la femme. PATIENTES ET METHODES : Depuis 1986, 18 femmes ont subi une iléo-cystoplastie de remplacement. Une cystectomie préservant les nerfs a été faite, puis les réservoirs ont été connectés à l'urèthre proximal ou à la jonction uréthro-vésicale. En mars 1995, 13 patientes avaient été suivies. RESULTATS : Il n'y a pas eu de mortalité per-opératoire, et peu de complications précoces. Les deux seuls échecs complets ont été des fistules néo-vésico-vaginales qui ont nécessité la conversion en conduit; les patientes ont été exclues de l'étude à distance. Les complications tardives (2 patientes) nécessitant une réhospitalisation ou une réintervention ont été une sténose urétéro-iléale, dilatée sans séquelles ultérieures et une sténose urétéro-iléale bilatérale traitée endoscopiquement. A 3 mois, une continence excellente était obtenue chez 8 patientes, 2 patientes avaient une incontinence urinaire d'effort grade 1 et 3 étaient hypercontinentes. En mars 1995, seules 4 patientes urinaient complètement et 9 recourraient au sondage intermittent (5 continuellement et 4 pour évacuation biquotidienne du résidu post-mictionnel). Il n'a pas été possible de montrer de relation entre la fonctionnalité de la plastie et le niveau de coupe sur l'urèthre. CONCLUSION : Le respect des structures de soutien uréthral, une cystectomie préservant les nerfs et un réservoir iléal garantissent une excellent continence chez toutes les patientes. Cependant aucune relation entre la qualité de la miction d'une part et le respect des nerfs ou des soutiens de l'urèthre d'autre part n'a pu être mise en évidence. Le développement d'une hypercontinence chez 70% des patientes montre que notre connaissance des bases anatomiques et fonctionnelles de la miction est trop limitée pour offrir un remplacement vésical avec un bon résultat fonctionnel à toutes les patientes. Les résultats à long terme, différents des résultats initiaux incitent à proposer un remplacement vésical à une femme si elle accepte un risque d'auto-sondage de 70% à long terme. La satisfaction globale des patientes, y compris concernant la vie sexuelle, est exceptionnelle. Néanmoins, la déception est grande quand l'auto-sondage doit succéder à des mictions correctes par l'urèthre.

PURPOSE: We present our surgical and functional experience with orthotopic bladder replacement in women. MATERIALS AND METHODS: Since 1986, 18 women have undergone lower urinary tract reconstruction with an ileal neobladder. A nerve sparing cystectomy is done, and reservoirs are connected to the proximal urethra or urethrovesical junction. A total of 13 patients was available for complete followup as of March 1995. RESULTS: There were no perioperative deaths and few early complications. The only 2 failures were a neobladder vaginal fistula and these cases, which were converted to a conduit, are excluded from this study. Late complications requiring rehospitalization or reoperation in 2 patients included urethroileal stenosis that had to be dilated without further sequelae and bilateral ureteroileal stenosis that was treated endoscopically. At 3 months postoperatively excellent continence was achieved in 8 patients, while 2 had grade 1 stress incontinence and 3 were hypercontinent. As of March 1995 only 4 patients voided to completion while 9 required intermittent catheterization (continuously in 5 and twice daily for residual urine in 4). We were unable to demonstrate a functional difference of the various resection lines located at the proximal urethra or urethrovesical junction. CONCLUSIONS: Urethral support and nerve sparing cystectomy plus the ileal neobladder as a reservoir guarantee excellent continence in all patients. Despite our efforts, we have been unable to demonstrate any advantage of the nerve and urethral support sparing cystectomy technique as far as micturition is concerned. The development of hypercontinence in 70% of the patients with time demonstrates that our current understanding of the functional and anatomical basics of the voiding process is too limited to allow bladder replacement with a perfect functional result in all female patients. Our long-term experience, which is different from initial reports, justifies creation of an ileal neobladder in select female patients as long as they accept a 70% risk of clean intermittent catheterization in the long term. Overall patient satisfaction, including sexual life, is exceptional. However, disappointment is considerable when clean intermittent catheterization is required after periods of successful voiding per urethram.

Mots clés:
Cystectomy / female / replacement ileocystoplasty
Mots-clés:
Cystectomy / female / replacement ileocystoplasty
The impact of HLA mismatches on the survival of first cadaveric kidney transplants.
The impact of HLA mismatches on the survival of first cadaveric kidney transplants.
2001
- Article original
- Réf : N Engl J Med, 1994, 331, 765-770

BUT. Les bénéfices de la compatibilité antigénique HLA-A, B et DR entre reins de cadavre et receveurs restent controversés sur le plan de l'équité sociale et de la survie du greffon. METHODES. La survie des greffons a été estimée en utilisant des techniques de hasard proportionnel, basées sur les caractéristiques du donneur et du receveur, au sein d'une population de 30 564 patients du Medicare (plan d'aide médicale aux défavorisés) ayant subi une première transplantation de rein de cadavre entre 1984 et 1990. Les effets de compatibilités minimales et maximales sur la survie du greffon ont été estimés après simulation à partir d'un échantillon d'organes et d'un échantillon de 20 000 receveurs potentiels. RESULTATS La survie ajustée à un an du greffon était de 84,3% pour les greffes sans défauts d'identité et de 77,0% pour les greffes avec quatre défauts d'identité. La distribution nationale des organes prélevés pourrait théoriquement faire passer le nombre de défauts d'identité moyen de 3,6 à 1,2, avec un gain correspondant en nombre d'identités. De ce fait, la survie projetée à 5 ans des greffons pourrait passer de 58,5% à 62,9%. Ceci serait associé à une diminution de greffons alloués à des receveurs noirs de 22,2 à 15,0%. CONCLUSIONS. Dans des circonstances idéales, une politique de recherche maximale d'identités aboutirait à une relativement faible augmentation de la survie des greffons à 5 ans de 4,4%. Le bénéfice réel en pratique serait probablement encore inférieur.

BACKGROUND. The benefits of HLA-A, B, and DR matching of cadaveric kidney grafts and recipients remain controversial when viewed from the perspective of social equity and graft survival. METHODS. We estimated graft survival using proportional-hazards techniques, adjusting for patient and donor characteristics, for a series of 30,564 Medicare patients receiving a first cadaveric kidney transplant between 1984 and 1990. The effects of minimal achievable HLA mismatches and maximal matching on graft survival were estimated by simulated allocation of a sample of organs to a sample of 20,000 candidates for transplantation. RESULTS. The adjusted one-year graft survival was 84.3 percent for grafts with no mismatches and 77.0 percent for grafts with four mismatches. National rationing of donor organs to achieve minimal mismatching and maximal matching could potentially decrease the average number of HLA mismatches from 3.6 to 1.2, with a corresponding increase in the number of matches. As a consequence, projected five-year graft survival could potentially increase from 58.5 percent to 62.9 percent. This would be associated with a decrease in the proportion of kidneys allocated to black recipients from 22.2 to 15.0 percent. CONCLUSIONS. Under ideal circumstances, a policy of maximal matching of cadaveric renal transplants would increase five-year graft survival by a comparatively small 4.4 percentage points, but the actual benefit is likely to be smaller.

Mots clés:
Renal transplantation / immunology / antigen matching / prognosis
Mots-clés:
renal transplantation / immunology / antigen matching / prognosis
The impact of systematic prostate biopsy on prostate cancer incidence in men with symptomatic benign prostatic hyperplasia undergoing transurethral resection of the prostate.
The impact of systematic prostate biopsy on prostate cancer incidence in men with symptomatic benign prostatic hyperplasia undergoing transurethral resection of the prostate.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1997, 157, 880-0

BUTS : Déterminer l'impact d'une ou plusieurs biopsies systématiques (4 ou 6 carottes) de la prostate sur l'incidence du cancer chez des hommes subissant une résection endoscopique de prostate pour hypertrophie bénigne prostatique (HBP) et ayant un PSA élevé et-ou un toucher rectal suspect. PATIENTS ET METHODES : Les dossiers de 85 hommes vus consécutivement, âgés de 54 à 85 ans et ayant subi une résection endoscopique pour HBP ont été revus rétrospectivement. Cinquante-six de ces hommes (66%) avaient eu au moins une biopsie prostatique systématisée. RESULTATS : Un cancer a été diagnostiqué sur les copeaux de résection de 5 des 29 hommes (17%) qui n'avaient pas eu de biopsie prostatique et chez 9 des 56 (16%) de ceux qui avaient eu une biopsie. Dans ce dernier groupe, la probabilité d'avoir un cancer prostatique n'était pas liée au nombre de biopsies, à la concentration de PSA ni à la ÇdensitéÈ de PSA. Parmi les cancers détectés dans ce groupe de patients, 89% étaient de stade T1b ou plus. CONCLUSIONS : Des cancers de prostate cliniquement significatifs sont présents chez 15% des patients subissant une résection endoscopique de prostate pour HBP symptomatique, en dépit d'un dépistage par dosage du PSA, examen clinique et une ou plusieurs biopsies systématisées.

PURPOSE: We determined the impact of 1 or more systematic (4 to 6 cores) needle biopsies of the prostate on the incidence of prostate cancer in men undergoing transurethral resection of the prostate for symptomatic benign prostatic hyperplasia (BPH) with elevated serum prostate specific antigen (PSA) and-or suspicious digital rectal examination. MATERIALS AND METHODS: Records were reviewed retrospectively for 85 consecutive men 54 to 85 years old who underwent transurethral resection of the prostate for symptomatic BPH. Of the men 56 (66%) had at least 1 prior benign systematic prostate biopsy. RESULTS: Cancer was detected in the transurethral resection specimen in 5 of 29 men (17.2%) who had no prior prostatic biopsy and in 9 of 56 (16.1%) who had at least 1 prior benign biopsy. Among the latter group the probability of cancer being present in the transurethral resection specimen was not related to the number of prior biopsies, PSA concentration or PSA density. Of the cancers detected in men with at least 1 prior benign biopsy 89% were clinical stage Tlb or greater CONCLUSIONS: Clinically relevant prostate cancers may be detected in a significant proportion (more than 15%) of men undergoing transurethral resection of the prostate for symptomatic BPH despite prior screening with serum PSA, digital rectal examination and 1 or more systematic needle biopsies of the prostate.

Mots clés:
prostate / tumor / Biopsy / Screening
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / Screening
The incidence of high grade prostatic intraepithelial neoplasia in needle biopsies.
The incidence of high grade prostatic intraepithelial neoplasia in needle biopsies.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 154, 1791-1794

BUTS : Les PIN de haut grade sont les lésions précurseurs du cancer invasif de prostate les plus communément admises. L'identification de PIN sur des échantillons de biopsies prostatiques impose de répéter les biopsies du fait de leur forte valeur prédictive de cancer. L'incidence de PIN sur les biopsies à l'aiguille est à ce jour inconnue. MATERIEL ET METHODES : Afin de déterminer l'incidence des patients devant subir une biopsie à l'aiguille répétée du fait de découvertes anormales sur les aspirations à l'aiguille (PIN de haut grade et foyers microscopiques suspects mais non confirmés de diagnostic de malignité), les auteurs ont comparé les découvertes anatomo-pathologiques de 400 biopsies prostatiques à l'aiguille, incluant 200 patients consécutifs d'un centre médical universitaire (Mayo Clinic) et un nombre égal d'un laboratoire en exercice privé (Glendale Memorial Hospital and Health Center). RESULTATS : Les biopsies ont montré des résultats équivalents entre les deux centres: Tissu d'HBP dans 41,5 à 50% des cas, PIN dans 16,5 à 9,5%, foyers suspects mais sans signe de malignité dans 1,5 à 2,5% et cancer dans 40,5 à 38% (Mayo versus Glendale Memorial respectivement). Les renseignements cliniques étaient disponibles pour les 200 patients de la Mayo Clinic ayant subi une biopsie et il n'y avait pas de différence dans la distribution des résultats du toucher rectal ou de l'échographie transrectale, alors que pour le taux médian de PSA, ce dernier était plus élevé pour les patients porteurs de PIN et de cancer que chez ceux ayant une biopsie bénigne. CONCLUSIONS : Les PIN de haut grade sont une découverte fréquente sur des biopsies à l'aiguille et sont présentes dans plus de 16,5% des cas. Il n'y avait pas de différence évidente dans l'incidence des PIN et de cancer entre les deux centres géographiquement différents. Plus de 18% des patients sont candidats à une autre série de biopsie à partir des résultats d'une première série de biopsies comprenant PIN ou foyers suspects mais non confirmés de malignité.

PURPOSE: High grade prostatic intraepithelial neoplasia is the most likely precursor of invasive prostate cancer. The identification of prostatic intraepithelial neoplasia in needle biopsy specimens warrants repeat biopsy because of its high predictive value for cancer. The incidence of prostatic intraepithelial neoplasia in contemporary needle biopsies is unknown. MATERIALS AND METHODS: To determine the incidence of patients requiring repeat needle biopsy because of abnormal findings in needle aspirations (high grade prostatic intraepithelial neoplasia and microscopic foci suspicious for but not diagnostic of malignancy), we compared the pathological findings in 400 prostatic needle biopsies, including 200 consecutive cases from an academic medical center (Mayo Clinic) and an equal number from a private practice laboratory (Glendale Memorial Hospital and Health Center). RESULTS: The biopsies revealed similar findings from the 2 medical centers: benign prostatic tissue in 41.5 to 50% of the cases, prostatic intraepithelial neoplasia in 16.5 to 9.5%, foci suspicious for but not diagnostic of malignancy in 1.5 to 2.5% and cancer in 40.5 to 38% (Mayo Clinic versus Glendale Memorial, respectively). Clinical information was available from the 200 Mayo Clinic patients who underwent biopsy, and there was no difference in the distribution of findings by digital rectal examination or transrectal ultrasound, although the median serum prostate specific antigen concentration was higher in patients with prostatic intraepithelial neoplasia and cancer than in those with benign biopsies. CONCLUSIONS: High grade prostatic intraepithelial neoplasia is a frequent finding in needle biopsies and is present in up to 16.5% of the cases. There was no apparent difference in the incidence of prostatic intraepithelial neoplasia and cancer between 2 geographically diverse medical centers. Up to 18% of patients are candidates for another biopsy based on needle biopsy findings of prostatic intraepithelial neoplasia or foci suspicious for but not diagnostic of malignancy.

Mots clés:
prostate / tumor / precancerous lesion
Mots-clés:
prostate / tumor / Precancerous lesion
The incidence of multifocal renal cell carcinoma in patients who are candidates for partial nephrectomy.
The incidence of multifocal renal cell carcinoma in patients who are candidates for partial nephrectomy.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 154, 968-971

PURPOSE: A prospective study was performed to determine the incidence of multifocal renal cell carcinoma in patients who are candidates for partial nephrectomy. MATERIALS AND METHODS: Preoperative imaging studies and surgical specimens in 44 patients suitable for partial nephrectomy but undergoing radical nephrectomy were prospectively reviewed. RESULTS: Of 44 renal cell cancers 11 (25%) demonstrated pathological multifocality, while 10 of 11 multifocal tumors (91%) occurred in the face of a primary tumor 5 cm. or smaller. Tumor multifocality was independent of the size of the primary renal tumor but occurred with a slightly higher frequency in tumors of stage T3A or greater even if the primary tumor was small. CONCLUSIONS: Partial nephrectomy in patients with unilateral renal cancer should be approached with caution and should not be performed simply because it is technically feasible.

Mots clés:
kidney / multifocal tumors / partial nephrectomy / organ-sparing surgery
Mots-clés:
Kidney / multifocal tumors / Partial nephrectomy / organ-sparing surgery
The influence of diet on urinary stone disease
The influence of diet on urinary stone disease
2001
- Synthèse thématique
- Réf : J Urol, 1996, 155, 432-440

Il s'agit d'une revue de la littérature sur les recommandations diététiques à conseiller en présence d'une maladie lithiasique. Différents paramètres ont été analysés: oxalate, phosphate, magnésium, sulfate, citrate, sodium, potassium, fibres alimentaires, fluides, alcool et vitamines. Différentes recommandations ont été proposées. D'une manière générale, il est recommandé d'augmenter les apports hydriques, de diminuer ou de limiter les apports protéiques et sodés. En cas de calcul d'oxalate, il est recommandé d'augmenter les apports en phosphate, magnésium, et citrate et de diminuer les apports en oxalate et en calcium en cas d'hypercalciurie d'absorption. En cas de calcul phospho-ammoniaco magnésien il est recommandé d'augmenter les apports en magnésium et en citrate si les concentrations urinaires sont faibles et de diminuer les apport en phosphate. Enfin, en cas de calcul d'acide urique, seule l'alcalinisation des urines est préconisée.

PURPOSE: Conflicting data on the role of diet in the pathogenesis of nephrolithiasis prompted us to review the relevant literature regarding the impact of diet on urinary stone disease. MATERIALS AND METHODS: MEDLINE searches were obtained from 1966 to date using a variety of key words, including urolithiasis, nephrolithiasis, diet, protein, carbohydrate, fat, calcium, oxalate, phosphate, magnesium, sulfate, citrate, sodium, potassium, fiber, fluids, alcohol and vitamins. References earlier than 1966 were obtained through bibliographies of these MEDLINE searches. The search included in vitro and in vivo animal and human studies. RESULTS: Of the extracted articles 83% addressed the issue of nephrolithiasis and diet, and were included in this report. All articles were independently reviewed by each of us. The reviews were summarized and compiled according to each dietary component. CONCLUSIONS: Appropriate dietary manipulation may be beneficial in the prevention of recurrent urolithiasis in only a select group of patients.

Mots clés:
stones / stone formation / dietary
Mots-clés:
stones / stone formation / dietary
The influence of finasteride on the volume of the peripheral and periurethral zones of the prostate in men with benign prostatic hyperplasia.
The influence of finasteride on the volume of the peripheral and periurethral zones of the prostate in men with benign prostatic hyperplasia.
2001
- Article original
- Réf : Prostate, 1993, 22, 39-42

INTRODUCTION. Une diminution du volume prostatique de 25 à 46% a été mise en évidence par mesure échographique chez des patients ayant une HBP traités par agonistes de la LHRH. Dans cet article, les auteurs étudient les modifications du volume des zones périphériques et péri-urétrales de la prostate après déplétion androgénique entraînée par le Finastéride, inhibiteur puissant de la 5a-réductase chez des hommes ayant une hypertrophie bénigne de la prostate. MATERIELS ET METHODES. L'étude a porté sur 20 patients ayant une HBP symptomatique, recevant de façon randomisée soit un placebo, soit du Finastéride 1 mg par jour, soit du Finastéride 5 mg par jour. Le volume total de la glande prostatique et celui des zones périuréthrales périphériques et des vésicules séminales ont été déterminés par une reconstruction en 3 dimensions des images prostatiques obtenues par RMN. Cette mesure a été faite à l'inclusion et après 1 an de traitement. La zone périuréthrale identifiée en résonance magnétique nucléaire est facile à reconnaître car entourée par une faible lame de tissu fibro-musculaire de faible intensité de signal qui la sépare de la zone périphérique. Ainsi, dans cette étude la zone périuréthrale correspondrait au tissu énucléé lors d'une adénomectomie prostatique. RESULTATS. Le groupe placebo est constitué de 8 patients, les groupes Finastéride 1 mg et 5 mg sont confondus car leurs résultats sont identiques et comprennent ensemble 12 patients. Dans le groupe placebo, il n'a été observé aucun changement significatif de volume total de la prostate, du volume de l'une ou l'autre zone ou des vésicules séminales. Dans le groupe Finastéride, il a été observé une diminution significative de 17% du volume total de la glande, de (11,5 ± 3,2 cc) (P

To determine the influence of androgen deprivation induced by the potent 5 alpha-reductase inhibitor finasteride on the volume of the zones of the prostate, 20 symptomatic men with established BPH were randomized to one of three groups: placebo, finasteride 1 mg, and finasteride 5 mg/day. The volume of the entire prostate gland, periurethral zone, and peripheral zone and the seminal vesicles were determined by three dimensional reconstructions of magnetic resonance contoured images of the prostate. There was no significant difference between the results achieved with 1 and 5 mg of finasteride per day; thus the results in these two groups were combined. In the placebo group there was no significant change in the volume of any structure. Following treatment for 1 year with finasteride there was a significant (P

Mots clés:
prostate / BPH / medical treatment of BPH
Mots-clés:
prostate / BPH / medical treatment of BPH
The management of carcinoma of the prostate after failed primary therapy
The management of carcinoma of the prostate after failed primary therapy
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1993, 72, 269-273

Le traitement des patients atteints d'un cancer prostatique évolutif est difficile et impose une prise en charge pluridisciplinaire. Après échec d'un traitement à visée curatrice, des métastases osseuses se développeront dans 80% des cas. Néanmoins, étant donné l'hormono et la radio-sensibilité de ce cancer, la survie est habituellement longue et le maintien d'une bonne qualité de vie est essentiel. Le traitement comporte presque toujours une hormonothérapie, qui est efficace dans 80% des cas. Chez les patients jeunes désireux de conserver une activité sexuelle, un anti-androgène en monothérapie est indiqué. Dans les autres cas, l'hormonothérapie de première intention visera à réduire le niveau d'androgènes circulants au niveau de castration. Elle sera adaptée à chaque patient, mais en général un agoniste de la LH-RH sera indiqué, associé à de l'acétate de cyprotérone pour couvrir le ÇflareÈ androgènique. La pulpectomie garde ses indications chez les patients dont la compliance à un traitement médical est douteuse. La chronologie de l'hormonothérapie est discutée. L'hormonothérapie précoce n'a pas fait la preuve de son intérêt, et en général, le traitement est à débuter à l'apparition des symptômes ou de signes biologiques ou radiologiques d'évolution rapide. L'efficacité de la radiothérapie de seconde intention est douteuse et elle est donc à réserver aux patients chez qui l'hormonothérapie de première intention avait été efficace. La chimiothérapie est inactive à l'heure actuelle et son utilisation est limitée à des protocoles expérimentaux. Des signes urologiques obstructifs sont accessibles à une résection transuréthrale ou à une radiothérapie, Les douleurs osseuses et les hématuries répondent habituellement bien à la radiothérapie qui améliore partiellement ou complètement 70 à 80% des patients, pendant en général 6 mois, ce qui correspond à peu près à l'espérance de vie de ces patients. L'hémi-irradiation corporelle peut être utile en cas de douleurs multiples. Le Strontium 89 injectable pourrait jouer un rôle dans le traitement des métastases osseuses à l'avenir. Le traitement des douleurs osseuses par les diphosphonates est efficace mais nécessite un traitement d'attaque par perfusion intra-veineuse de 2 semaines avant relai oral. Les métastases osseuses peuvent requérir une chirurgie, en particulier les fractures pathologiques et les compressions médullaires. Dans ce dernier cas, la radiothérapie peut être employée chez des malades inopérables, mais ses résultats sont décevants. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, puis les opiacés sont souvent nécessaires. Une collaboration entre chirurgiens, oncologistes, médecins généralistes et spécialistes des soins palliatifs est nécessaire pour améliorer la qualité de vie de ces patients.

Mots clés:
prostate / tumor / metastasis / endocrine therapy / radiotherapy
Mots-clés:
prostate / tumor / Metastasis / endocrine therapy / radiotherapy
The natural history of interstitial cystitis: a survey of 374 patients.
The natural history of interstitial cystitis: a survey of 374 patients.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 149, 465-469

Les auteurs ont mené une enquête pour déterminer l'histoire naturelle de la cystite interstitielle. Les informations concernant les données démographiques, les facteurs de risque, la symptomatologie, la douleur et les facteurs psycho-sociaux ont été recueillis chez 374 patients répondant aux critères définis par le National Institute of Arthritis, Diabetes, Digestive and Kidney Diseases pour la cystite interstitielle et chez qui un urologue avait porté le diagnostic de cystite interstitielle. En ce qui concerne les données démographiques, les patients étaient très majoritairement des femmes (89,8%), de race blanche (94,1%) et d'age moyen de 53,8 +/-0,7 ans (erreur standard), et d'age moyen au moment des premiers symptomes de 42,5 +/- 0,8 ans. Parmi 25 facteurs de risque potentiels, 44,4% des femmes avaient subi une hystérectomie, 38,2% des patients aviaient une sensibilité accrue ou une allergie à des médicaments et seulement 2,7% étaient diabétiques. En ce qui concerne les symptomes, la pollakiurie et l'impériosité mictionnelle étaient présents chez 91,7 % et 89,3% des patients respectivement, et la douleur pelvienne, la pesanteur pelvienne et les spasmes vésicaux étaient rapportés par plus de 60% des patients et les brulures par 56% des patients. La miction soulageait ou diminuait la douleur chez 73,6% des patients et le traitement médical était efficace pour 46,8% d'entre-eux. Les autres modalités thérapeutiques (par exemple bains chauds, serviettes chaudes, décubitus ou position assise) étaient moins efficaces. A l'inverse, la tension nerveuse, les vêtements serrés, les rapports sexuels, l'absorption de boissons acides, alcoolisées ou gazeuses, de café ou de thé augmentaient la douleur chez plus de 50% des patients. Plus de 60% des patients s'estimaient très gènés dans leur vie courante et anormalement fatigués, et 53,7% se plaignaient de dépression nerveuse. Les voyages, le travail, les loisirs et le sommeil étaient perturbés chez plus de 80% des patients. Le siège et le degré de la douleur étaient significativement différents selon que les patients avaient ou non des ulcères vésicaux. De plus il existait apparemment un plateau évolutif pour la pollakiurie et l'impériosité après cinq ans d'évolution de la maladie.

A survey directed at determining the natural history of interstitial cystitis was conducted at our clinic. Information on demographics, risk factors, symptoms, pain and psychosocial factors was elicited from 374 patients who satisfied the National Institute of Arthritis, Diabetes, Digestive and Kidney Diseases criteria for interstitial cystitis and had all been diagnosed as having interstitial cystitis by a urologist. With regard to demographics, patients were predominantly female (89.8%) and white (94.1%), with a mean age of 53.8 +/- 0.7 years (standard error) and age at the first symptoms of 42.5 +/- 0.8 years. Information on 25 potential risk factors included 44.4% of the women reporting hysterectomy, 38.2% of the patients having strong sensitivities or allergic reactions to medication and only 2.7% being diabetic. With regard to interstitial cystitis symptoms, frequency and urgency were reported by 91.7% and 89.3% of the patients, respectively, while pelvic pain, pelvic pressure and bladder spasms were reported by more than 60% of respondents and burning by 56%. Location and degree of pain were also reported. Urination relieved or lessened interstitial cystitis pain for 73.6% of the patients and medication was effective for 46.8%. Other behaviors (for example hot baths, heating pads, lying down or sitting) were less effective. Conversely, stress, constrictive clothing and intercourse increased interstitial cystitis pain in more than 50% of the patients. In addition, acidic, alcoholic or carbonated beverages, and coffee or tea increased interstitial cystitis pain in more than 50% of the patients. More than 60% of the patients were unable to enjoy usual activities or were excessively fatigued and 53.7% reported depression. Travel, employment, leisure activities and sleeping were adversely affected in more than 80% of the patients. Pain location and degree differed significantly between patients with and without ulcers in the bladder. In addition, there was an apparent plateau in the frequency and urgency among patients after approximately 5 years with symptoms.

Mots clés:
interstitial cystitis / natural history
Mots-clés:
Interstitial cystitis / natural history
The natural history of renal angiomyolipoma.
The natural history of renal angiomyolipoma.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 150, 1782-1786

Parmi 35 patients porteurs de 48 angiomyolipomes, 24 ont été suivis cliniquement afin de déterminer l'histoire naturelle de l'angiomyolipome. L'âge moyen des patients lors de la première consultation était de 50 ans (de 17 à 74 ans) et 94% des patients étaient des femmes, 17% avaient une sclérose tubéreuse de Bourneville et 25% avaient des tumeurs bilatérales. Les patients pouvaient être séparés en deux groupes distincts selon la taille tumorale: moins de 4 cm ou 4 cm et plus de diamètre. Les patients porteurs d'une tumeur de moins de 4cm étaient moins volontiers symptomatiques (24%) que les patients porteurs de tumeurs de 4 cm ou plus (52%). La chirurgie n'a pas été nécessaire pour les tumeurs de moins de 4 cm mais 30% des tumeurs de 4 cm ou plus ont nécessité une chirurgie. A la différence des grandes séries précédemment rapportées, cette étude incluait un suivi radiologique et historique pour 24 patients porteurs d'angiomyolipome suivis pendant 4 ans en moyenne (de 0,5 ans à 14 ans). De plus nous rapportons pour la première fois à notre connaissance la croissance documentée de 27% des tumeurs de moins de 4 cm ( 4 sur 15) et de 46% des tumeurs de 4 cm ou plus (6 sur 13) pendant la période d'étude. Tous les patients porteurs de tumeurs de moins de 4 cm étaient asymptomatiques et un seul a du être opéré En revanche, les tumeurs de 4 cm ou plus étaient plus fréquemment symptomatiques (46%) et nécessitaient une intervention dans 54% des cas. Les patients atteints de sclérose tubéreuse de Bourneville différaient des autres patients par un âge plus jeune, une incidence plus grande de tumeurs bilatérales, des tumeurs plus volontiers symptomatiques, plus volumineuses et plus enclines à la croissance, et un recours plus fréquent à la chirurgie. D'après les conclusions de cette étude, les auteurs recommandent une modification de l'approche diagnostique et thérapeutique des angiomyolipomes.

Of 35 patients with 48 angiomyolipomas 24 patients were followed clinically to determine the natural history of angiomyolipoma. Average patient age at presentation was 50 years (range 17 to 74) and of the patients 94% were women, 17% had tuberous sclerosis and 25% overall had bilateral disease. The patients could be divided into 2 distinct groups based on tumor size of 4 cm. or less and greater than 4 cm. Those with tumors less than 4 cm. were less likely to be symptomatic (24%) and patients with angiomyolipomas greater than 4 cm. were more often symptomatic (52%). No surgery was required for tumors less than 4 cm. but for 30% of the tumors greater than 4 cm. surgical intervention was necessary. Unlike any previously reported large series this study included radiological and historical followup available for 24 patients with angiomyolipoma with a mean followup time of 4 years (range 0.5 to 14). Moreover, to our knowledge we report for the first time documented growth during the study period of 27% of angiomyolipomas less than 4 cm. (4 of 15 tumors) and 46% of angiomyolipomas greater than 4 cm. (6 of 13 tumors). All patients with tumors less than 4 cm. were asymptomatic and only 1 required surgery. In contrast, tumors greater than 4 cm. were more frequently symptomatic (46%) and required surgery (54%). Patients with tuberous sclerosis and angiomyolipomas were distinctly different from patients with angiomyolipoma only, since they tended to present at a younger age, had a higher incidence of bilateral renal involvement, were more symptomatic, had larger tumors that were more likely to grow, and frequently required surgery. Based on this study, a modified approach to the current management of angiomyolipoma is recommended.

Mots clés:
kidney / rare tumor / natural history
Mots-clés:
Kidney / rare tumor / natural history
The Nesbit operation for Peyronie's disease: 16-year experience.
The Nesbit operation for Peyronie's disease: 16-year experience.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 154, 1362-1363

Cette étude analyse le suivi à long terme des interventions de Nesbit pour la correction des déformations péniennes dans la maladie de Lapeyronie. De 1977 à 1992 la déformation de la verge due à une maladie de Lapeyronie a été corrigée chez 359 patients utilisant l'opération de Nesbit. Le taux de succès global est de 82% et même de 90% pour les huit dernières années qui ont été basées sur une meilleure sélection des patients. Les complications ont été minimales et seulement 6 patients ont eu un raccourcissement significatif de la verge qui a entraîné une insatisfaction sexuelle. L'opération de Nesbit reste une méthode de choix pour corriger les courbures de verge dues à la maladie de Lapeyronie.

PURPOSE: We analyze the long-term outcome of the Nesbit operation for the correction of the penile deformity due to Peyronie's disease. MATERIALS AND METHODS: Between 1977 and 1992, the penile deformity due to Peyronie's disease was corrected in 359 patients using the Nesbit operation. RESULTS: The overall success rate was 82%, which increased to 90% during the last 8 years with better patient selection due to improved preoperative investigation. Complications were minimal and only 6 patients had significant penile shortening that precluded sexual intercourse. CONCLUSIONS: The Nesbit operation remains the procedure of choice to correct the penile curvature of Peyronie's disease.

Mots clés:
andrology / La Peyronie's disease / plication of the tunica albugina
Mots-clés:
andrology / La Peyronie's disease / plication of the tunica albugina
The obstructive effect of a urethral catheter.
The obstructive effect of a urethral catheter.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1996, 155, 901-903

PURPOSE: The effect of a urethral catheter on pressure-flow relationships of the urethra has important implications for the practice to this question in the past in men with benign prostatic hyperplasia. We assessed the obstructive effect of an 8 Ch. urethral catheter in men who presented with lower urinary tract symptoms due to benign prostatic hyperplasia. MATERIALS AND METHODS: During combined pressure-flow studies 59 men completed 2 voids of similar volume with and without a urethral catheter in situ. Maximum flow rate, detrusor pressure at maximum flow and the group of specific urethral resistance factor were measured and compared between these 2 voids. RESULTS: There was no significant difference in maximum flow rate between voids (with catheter 9.1 ml. per second versus without catheter 8.6 ml. per second). Although detrusor pressure was significantly greater with the urethral catheter in situ (80 versus 67 cm. water), voids (with catheter 42.1 cm, water versus without catheter 36.6 cm water). CONCLUSIONS: A 8 Ch. catheter does not appear to have a significant obstructive effect in the urethra. This finding has important implications for the practice and interpretation of pressure-flow studies.

Mots clés:
Urodynamics / pressure-flow study
Mots-clés:
urodynamics / pressure-flow study
The Prostakath stent: four years' experience.
The Prostakath stent: four years' experience.
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1993, 71, 430-432

Le Prostakath est une alternative thérapeutique recommandée dans la rétention aigue d'urine chez les patients à haut risque pour une résection transuréthrale de prostate. Pour 57 des 64 patients en rétention vésicale complète, les mictions ont repris. Une complication liée à la sonde est apparue chez 16 patients et a généralement nécessité un traitement. Les patients avec un Prostakath fonctionnant correctement ont été suivis pendant 12,0+9,9 mois. La complication la plus fréquente a été le déplacement de la sonde. L'infection et la formation de calcul ont été rares. Nos résultats ne s'étendent pas aux patients présentant des symptomes d'obstruction uréthrale ni de rétention chronique.

The Prostakath stent is recommended as an option in the treatment of acute urinary retention in the patient at high risk from a transurethral resection of the prostate. In 57 of 64 patients with acute retention, voiding was re-established. A stent-related problem developed in 16 patients and further treatment was usually required. Patients with satisfactorily functioning stents have been followed up for 12.0 +/- 9.9 months. The most frequent complication was displacement of the stent. Infection and stone formation were uncommon. Our results do not support the use of the Prostakath in patients with symptoms of outflow obstruction or chronic retention.

Mots clés:
prostate / BPH / endoscopic surgery / urethral stent
Mots-clés:
prostate / BPH / endoscopic surgery / Urethral stent
The puboprostatic ligament and the male urethral suspensory mechanism: an anatomic study.
The puboprostatic ligament and the male urethral suspensory mechanism: an anatomic study.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Urology, 1994, 44, 530-534

BUTS : réaliser une étude anatomique détaillée du ligament pubo-prostatique et du système de suspension uréthrale chez l'homme, en comparaison des structures homologues féminines. METHODES : des hemi-pelvis de cadavres frais, masculins et féminins ont été disséqués. RESULTATS : le ligament pubo-prostatique n'est pas une Çbandelette définieÈ qui fixe simplement la prostate à la symphyse pubienne, mais une structure pyramidale faisant partie d'un appareil plus complexe de suspension de l'urèthre membraneux au pubis. Comme chez la femme, cet appareil suspenseur était composé de trois structures en continuité: le ligament pubo-uréthral antérieur (ligament suspenseur du pénis et réflexion de l'aponévrose périnéale superficielle), le ligament pubo-uréthral intermédiaire (ligaments arqués et transverse) et le ligament pubo-uréthral postérieur (ligament pubo-prostatique). Les insertions de l'appareil suspenseur se situaient de part et d'autre de l'urèthre pour former une fronde à partir de l'arche pubienne. CONCLUSIONS : l'appareil suspenseur de l'urèthre est comparable chez l'homme et la femme. La compréhension des relations anatomiques de l'appareil suspenseur de l'urèthre avec le sphincter strié et le plexus de Santorini est une aide pour la dissection de l'apex prostatique lors des prostatectomies radicales et pour le respect des mécanismes de la continence lors de la chirurgie carcinologique pelvienne.

OBJECTIVES. To perform a detailed anatomic study of the puboprostatic ligament and male urethral suspensory mechanism with comparisons to homologous female anatomy. METHODS. Anatomic dissections were performed on hemipelves of normal fresh male and female cadavers. RESULTS. The puboprostatic ligament was not a discrete ÇbandÈ of fascia that simply fixes the prostate to the public symphysis, but a pyramid-shaped structure that is part of a larger urethral suspensory mechanism that attaches the membraneous urethra to the pubic bone. As in the female, the male urethral suspensory mechanism was composed of three continuous structures: the anterior pubourethral ligament (suspensory ligament of the penis and fascial reflection of the perineal membrane), the intermediate pubourethral ligament (arcuate and transverse ligaments), and the posterior pubourethral ligament (the puboprostatic ligament). The attachments of the urethral suspensory mechanism bilaterally inserted along the lateral border of the urethra to form a sling of support from the pubic arch. CONCLUSIONS. The male and female urethral suspensory mechanism are comparable. Understanding the relationship of the male urethral suspensory mechanism to the urethra, striated urethral sphincter, and dorsal vein may help in performing the apical dissection of the prostate during radical retropubic prostatectomy and in preserving urinary continence following radical pelvic surgery.

Mots clés:
prostate / anatomy
Mots-clés:
prostate / anatomy
The Raz bladder neck suspension : results in 206 patients.
The Raz bladder neck suspension : results in 206 patients.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1992, 148, 845-850

Il s'agit d'une étude rétrospective sur 6 ans des résultats fonctionnels de la cervico-cystopexie selon la technique de Raz dans le traitement de l'incontinence urinaire d'effort seule ou associée à une cystocèle modérée. MATERIELS ET METHODES Les dossiers de 206 patientes ont été étudiés. Le critère de sélection était d'avoir été traitée par cervico-cystopexie selon la technique de Raz, les critères d'exclusion étant une obstruction significative, une cystocèle de grade supérieur à I nécessitant une autre intervention, ou un suivi insuffisant. Toutes les patientes ont eu une évaluation vidéo-urodynamique. Trois groupes ont été formés selon la gravité de l'incontinence. L'intervention de Raz a été la première cure d'incontinence pour 84 patientes (41%), et les 122 autres (59%) avaient préalablement subi un total de 172 interventions. Les patientes ont été revues à 1,3 et 6 mois, puis tous les 6 mois pendant 2 ans et ensuite annuellement. RESULTATS. La durée moyenne de suivi était de 15 mois (3 à 95). L'incontinence a été guérie pour 171 patientes (83%), et améliorées pour 15 autres (7,3%). Il y a eu 20 échecs (9,7%). La chirurgie a amélioré les symptômes irritatifs pour 56 des 90 patientes qui présentaient ces troubles associés à l'incontinence d'effort. Des troubles irritatifs sont apparus ou se sont aggravés chez 11 patientes (7,5%). Le seul facteur prédictif mis en évidence lors de l'analyse statistique a été le degré pré opératoire de sévérité de l'incontinence. L'âge, la ménopause, une hystérectomie préalable, le nombre d'interventions préalables et la présence de signes irritatifs n'étaient pas statistiquement liés au résultat fonctionnel. Le délai médian de récidive était de 5 mois (1 à 24), et il n'a pas été observé de récidive au delà de deux ans chez les 51 patientes suivies entre entre 24 et 87 mois. Des complications sont survenues chez 30 patients (15%). Le prolapsus secondaire a été le plus fréquent. Le sondage intermittent a été nécessaire chez 5 patientes. DISCUSSION. Les auteurs insistent sur l'importance de l'incorporation des ligaments pubo-uréthraux, du fascia pubo-cervical et de la paroi vaginale (muqueuse exclue) dans les points de suspension. La dissection plus externe que celle nécessitée par d'autres techniques réduit les risques traumatiques pour l'urèthre et la vessie. Les auteurs soulignent également la nécessité de différencier l'incontinence par malposition du col vésical et celle par déficit sphinctérien, bien que la distinction pré-opératoire soit rendue difficile par l'absence de moyen diagnostic sûr. L'association de signes irritatifs à une authentique incontinence urinaire d'effort n'est pas une contre-indication opératoire.

We reviewed the charts of 206 patients who underwent the Raz bladder neck suspension between January 1984 and June 1990 for stress urinary incontinence. Mean followup was 15 months. Overall, our results demonstrated a successful outcome (cure or rare stress urinary incontinence not requiring protection) in 186 of 206 patients (90.3%). Cox multivariant analysis showed that the only predictor of outcome was the degree of preoperative stress urinary incontinence (mild, moderate or severe, p less than 0.001). When the results were stratified by degree of incontinence preoperatively 20 of 21 patients (95%) with mild, 151 of 162 (93%) with moderate and 15 of 23 (65%) with severe incontinence had a successful outcome. No statistical correlation was found with patient age, number of prior operations, hysterectomy, urgency incontinence or menopause. For the patients who failed, the mean interval to recurrent stress urinary incontinence was 5 months. Significant urgency incontinence was present preoperatively in 58 of the 204 patients (29%), with postoperative resolution in 66%. De novo urgency incontinence occurred in 7.5%. Complications included secondary prolapse (6% of the patients), prolonged retention (2.5%) and suprapubic pain (3%). In summary, the Raz bladder neck suspension for correction of stress urinary incontinence has been successful in more than 90% of this patient population.

Mots clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / bladder neck suspension / vaginal approach
Mots-clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / bladder neck suspension / vaginal approach
The risk of upper tract recurrence following cystectomy in patients with transitional cell carcinoma involving the distal ureter.
The risk of upper tract recurrence following cystectomy in patients with transitional cell carcinoma involving the distal ureter.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1996, 155, 501-503

BUT : Cette étude analyse les facteurs de risque de développer un carcinome à cellules transitionnelles du haut appareil urinaire après cystectomie radicale. PATIENTS ET METHODE : L'analyse des dossiers de 430 patients qui avaient subi une cystectomie pour un carcinome à cellules transitionnelles de la vessie entre 1981 et 1988 a été réalisée rétrospectivement. RESULTATS : Une tumeur des voies urinaires supérieures s'est développée chez 11 patients (2,6%), 40 mois en moyenne après la cystectomie radicale. Sur les facteurs de risque potentiels évaluables, seule la présence d'un carcinome de cellules transitionnelles sur l'uretère distal a montré une corrélation statistiquement significative sur le risque de récidive sur le haut appareil (p=0,001). Six des 11 récidives carcinomateuses étaient asymptomatiques. Sur ces patients ayant une récidive, 5 sont décédés de la maladie, chez 4 la maladie n'a pas été mise en évidence et 2 ont survécu. CONCLUSION : Les patients avec une atteinte de l'uretère distal lors de la cystectomie ont un haut risque de récidive sur le haut appareil. Ces patients doivent être suivis de manière étroite par des cytologies et une imagerie adéquats.

PURPOSE: Risk factors for the development of an upper urinary tract transitional cell carcinoma following radical cystectomy are identified. MATERIALS AND METHODS: The records of 430 patients who underwent cystectomy for transitional cell carcinoma of the bladder between 1981 and 1988 were retrospectively reviewed. RESULTS: Upper tract tumors developed in 11 patients (2.6%) at a median of 40 months after radical cystectomy. Of the potential risk factors evaluated only the presence of transitional cell carcinoma within the distal ureter showed a statistically significant correlation with upper tract recurrence (p = 0.001). Six of the 11 recurrent neoplasms were asymptomatic. Among the patients with upper urinary tract recurrence 5 died of disease, 4 had no evidence of disease and 2 were alive with cancer. CONCLUSIONS: Patients with distal ureteral involvement at cystectomy are at a high risk for upper tract recurrence. These patients should be monitored with routine upper tract cytology and imaging studies.

Mots clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / radical cystectomy / recurrence / upper urinary tract
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / Radical cystectomy / recurrence / upper urinary tract
The risk of urethral tumors in female bladder cancer: can the urethra be used for orthotopic reconstruction of the lower urinary tract?
The risk of urethral tumors in female bladder cancer: can the urethra be used for orthotopic reconstruction of the lower urinary tract?
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 153, 950-955

Les auteurs ont étudié le risque de tumeur urétrale synchrone ou secondaire après un suivi à long terme des femmes atteintes de cancer de vessie. Les dossiers des femmes traitées pour cancer de vessie plus ou moins évolué entre 1973 et 1992 ont été revus. Sur 356 patientes évaluables, 268 présentaient initialement un cancer localisé isolé et 78 montraient des tumeurs multi-focales. Il y a eu 498 épisodes de récidive tumorale chez 127 patientes et un total de 1210 localisations tumorales chez 854 patientes atteintes de tumeur primitive ou récidivante. Le suivi moyen de ces patientes était de 5,5 années (entre 0,05 et 33,1). Sur l'ensemble seulement 7 patientes sur les 356 (2%) ont eu une atteinte tumorale de l'urètre. Celle-ci était toujours présente initialement. Statistiquement le col (p

We studied the risk of synchronous or secondary urethral tumors after long-term followup in women with bladder cancer. The charts of women treated for various stages of bladder cancer between 1973 and 1992 were reviewed. Of 356 evaluable patients 268 presented initially with primary and 78 with multilocular tumor involvement. There were 498 episodes of recurrent tumors in 127 patients, and a total 1,210 tumor locations in 854 primary and recurrent episodes of bladder cancer. Mean followup for these patients was 5.5 years (range 0.05 to 33.1). Overall 7 of 356 patients (2%) had urethral tumor involvement, all at initial presentation. Statistical comparison of various defined tumor localizations in the bladder revealed that the bladder neck (p

Mots clés:
bladder / tumor / female / radical cystectomy / replacement cystoplasty
Mots-clés:
bladder / tumor / female / Radical cystectomy / replacement cystoplasty
The role of immunotherapy for urological tumours
The role of immunotherapy for urological tumours
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Br J Urol, 1997, 79, 307-316

Cet article de revue fait l'état de la littérature sur la place de l'immunothérapie dans le traitement des tumeurs urologiques. Les résultats de la BCGthérapie pour cancer superficiel de vessie, du traitement du cancer du rein métastasé et du cancer de prostate sont abordés. Le BCG reste l'immunothérapie la plus largement utilisée en urologie. Plusieurs études à long terme ont confirmé l'efficacité de ce traitement avec une diminution de la progression du cancer de vessie. L'immunothérapie est le traitement le plus actif dans le cancer du rein métastasé. L'IL 2 est actuellement le produit de référence dans cette indication, mais, finalement les taux de réponse restent limités. Ce type de traitement doit être encore évalué dans le cadre d'études contrôlées. Enfin, la faisabilité in-vitro de tumeurs génétiquement modifiées permettant la synthèse de vaccins anti-tumoraux, ouvre une voie de recherche supplémentaire.

Mots clés:
tumor / immunotherapy
Mots-clés:
tumor / Immunotherapy
The role of increasing detection in the rising incidence of prostate cancer
The role of increasing detection in the rising incidence of prostate cancer
2001
- Article original
- Réf : JAMA, 1995, 273, 548-553

OBJECTIFS : Evaluer les raisons de la fantastique marée montante dans l'incidence du cancer de prostate de 1986 à 1991. METHODE : A partir d'études de populations, analyse des taux d'incidence et des moyens utilisés pour détecter et diagnostiquer le cancer de prostate grâce au recueil de données Medicare et du programme du Cancer Institute's Surveillance, Epidemiology, and End Results (SEER) de 1986 à 1991. Mise en place de l'étude: 4 régions de SEER couvrant approximativement 6% de la population américaine. Participants à l'étude: un échantillon randomisé de 5% d'hommes cotisants à Medicare âgés de 65 ans ou plus sans cancer, et tous les hommes avec un cancer de prostate diagnostiqué à 65 ans ou plus et résidant dans ces régions. Principales constantes de suivi: taux ajustés à l'âge de l'incidence du cancer de prostate, biopsie à l'aiguille de la prostate, résection trans-urétrale de la prostate, mesures des taux de PSA sériques, et échographie transrectale. RESULTATS : Le taux d'incidence, ajusté à l'âge du cancer de prostate parmi les hommes âgés de 65 ans ou plus dans les quatre régions SEER a augmenté de 82% de 1986 à 1991, avec les plus fortes augmentations annuelles en 1990 (20%) et 1991 (19%). Les taux de biopsies de prostate à l'aiguille ont augmenté tandis que les taux de résection trans-urétrale de la prostate ont décliné de 1986 à 1991. Le taux en augmentation de biopsies à l'aiguille a été mené par une augmentation exponentielle des dosages de PSA dans la population générale de 1988 à 1991 et à un moindre degré de l'échographie trans-rectale. L'utilisation du PSA ou de l'échographie trans-rectale ont augmenté à travers les groupes d'âge et de race et dans les différentes régions géographiques. Cependant, il persiste des variations géographiques larges dans l'utilisation de la détection au PSA. CONCLUSIONS : L'épidémie récente et dramatique de cancer de prostate est probablement le résultat de la détection croissante de tumeurs résultant de l'augmentation du dépistage avec le PSA. L'amplitude et la rapidité de l'ascension de l'incidence suggèrent que les modifications dans l'intensité de la surveillance médicale est la plus plausible des explications. CONSEQUENCES : La diffusion rapide des interventions de dépistage qui ont la possibilité de détecter une maladie latente asymptomatique conduit à d'importantes conséquences en terme de coûts et de qualité de vie pour des hommes âgés de 65 ans ou plus. Les variations géographiques dans l'adoption du PSA sous estiment l'incertitude et le désagrément à propos de son potentiel à réduire la mortalité par cancer de prostate. Des recherches plus approfondies sont requises pour déterminer l'efficacité du dépistage du cancer de prostate.

OBJECTIVE : To assess the reasons for the dramatic surge in prostate cancer incidence from 1986 to 1991. DESIGN : Population-based study of incidence rates and procedures used to detect and diagnose prostate cancer derived from Medicare claims data and the National Cancer Institute's Surveillance, Epidemiology, and End Results (SEER) program from 1986 to 1991. Setting : four SEER areas (Connecticut; Atlanta, Ga; Detroit, Mich; and Seattle Puget Sound, Wash) covering approximately 6% of the US population. Participants : a 5% random sample of male fee-for-service Medicare beneficiaries aged 65 years and older without cancer, and all men with prostate cancer diagnosed at 65 years of age and older residing in the four areas. Main outcome measures : the age-adjusted rates of prostate cancer incidence, prostate needle biopsy, transurethral resection of the prostate, serum prostate-specific antigen (PSA) testing, and transrectal ultrasound. RESULTS : The age-adjusted incidence rate of prostate cancer among men aged 65 years and older in the four SEER areas rose 82% from 1986 to 1991, with the largest annual increases occurring in 1990 (20%) and 1991 (19%). Prostate needle biopsy rates increased while the use of transurethral resection of the prostate declined from 1986 to 1991. The rising needle biopsy rate has been driven by an exponential increase in PSA testing in the general population from 1988 to 1991 and, to a much lesser extent, the increasing use of transrectal ultrasound since 1986. The use of PSA or transrectal ultrasound has increased across age and race groups and in different geographic areas. However, there remain wide geographic variations in the use of PSA screening. CONCLUSIONS : The recent dramatic epidemic of prostate cancer is likely the result of the increasing detection of tumors resulting from increased PSA screening. The magnitude and rapidity of the incidence rise suggest that changes in the intensity of medical surveillance is the most plausible explanation for this trend. IMPLICATIONS : The rapid diffusion of screening interventions that have the ability to detect latent asymptomatic disease leads to important concerns regarding costs and patient quality of life for men aged 65 years and older. Geographic variability in the adoption of PSA testing underscores uncertainty and disagreement about its value for reducing prostate cancer mortality. More research is required to determine the effectiveness of screening for prostate cancer.

Mots clés:
prostate / tumor / Screening / epidemiology
Mots-clés:
prostate / tumor / Screening / epidemiology
The role of retroperitoneal lymphadenectomy in clinical stage B testis cancer: the Indiana University experience (1965 to 1989)
The role of retroperitoneal lymphadenectomy in clinical stage B testis cancer: the Indiana University experience (1965 to 1989)
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 153, 85-89

Entre 1965 et 1989, 1180 patients ont subi un curage ganglionnaire rétro-péritonéal pour une tumeur non séminomateuse du testicule (638 curages d'emblée). Parmi ces patients 174 étaient considérés pré-opératoirement comme des tumeurs de stade B clinique (suspicion de métastases ganglionnaires rétro-péritonéales lors du bilan d'extension clinique). La chirurgie a révélé que 41 (23%) d'entre eux étaient des stades anatomo-pathologiques A (pas de ganglions cancéreux). Cette non-spécificité dans le staging clinique reste constante malgré les progrès dans les moyens de bilan d'extension durant les 25 dernières années. Parmi les patients porteurs d'une tumeur classée B anatomo-pathologiquement, 65% ont été guéris par le curage ganglionnaire rétro-péritonéal exclusif. Ces résultats à long terme indiquent que le curage ganglionnaire rétro-péritonéal premier n'a pas seulement un intérêt diagnostic mais aussi un impact thérapeutique. Plus, ce taux de guérison avec un suivi à long terme est équivalent à ceux des séries rapportées récemment de chimiothérapie de première intention seule pour les stades B. Ce taux de guérison avec une thérapeutique unique (curage ganglionnaire rétro-péritonéal seul) a été atteint en moyenne en 4 heures et est par conséquent plus rentable sur le plan du temps et du coût que les résultats antérieurs avec 3 ou 4 cures de chimiothérapie première.A l'ère postérieure au Cisplatine (1979-1989), 140 patients cliniquement stades B ont été traités par le curage ganglionnaire rétro-péritonéal premier: 32 (23%) avaient un cancer stade A anatomo-pathologique et 2 d'entre eux (6%) ont échappé. Ces deux patients sont actuellement en rémission, libres de toute maladie résiduelle avec une chimiothérapie. Sur les 108 patients restants avec le stade B anatomo-pathologique, 49 n'ont reçu aucune chimiothérapie adjuvante et 59 ont reçu une chimiothérapie adjuvante à base de Cisplatine. Parmi ces 49 patients, 18 (37%) ont échappé et 2 sont morts. Aucun patient n'ayant reçu une chimiothérapie adjuvant post-opératoire à base de cisplatine n'a échappé. Le taux global de survie de ces 140 patients stade B anatomo-pathologique est de 98%. Il y a eu 3 morts, un seulement de son cancer. L'ajout du Cisplatine dans la chimiothérapie adjuvante post-opératoire a transformé les tumeurs non séminomateuses du testicule stade B anatomo-pathologique en les rendant libre de toute récidive. Ainsi le curage ganglionnaire rétro-péritonéal en monothérapie est curatif chez 2-3 des patients ayant une maladie de stade II, tandis que le 1-3 restant ayant une progression avec un échappement clinique peuvent être sauvés par la chimiothérapie. De futures considérations concernant la sélection des thérapeutiques pour les tumeurs non séminomateuses du testicule de stade II clinique devront prendre en compte les bénéfices obtenus et les coûts, en terme de risque, et intégrer la qualité de vie. Plusieurs études coopératives vont examiner ces points, incluant des groupes européens et américains

Between 1965 and 1989, 1,180 patients underwent retroperitoneal lymph node dissection for nonseminomatous germ cell testis cancer (638 underwent primary dissection). Of these patients, 174 were considered to have clinical stage B disease preoperatively (suspected retroperitoneal node metastases by clinical staging). Surgery revealed that 41 patients (23%) actually had pathological stage A disease (no cancerous nodes). This nonspecificity in clinical staging remains consistent despite advance in clinical staging methods during this 25-year period. Of the pathological stage B cancer patients 65% were cured by retroperitoneal lymph node dissection alone. These long-term data indicate that primary retroperitoneal lymph node dissection for low stage metastatic nonseminomatous germ cell testis cancer (pathological stage B) not only had diagnostic but also therapeutic impact. Furthermore, this cure rate with long-term followup is equivalent to that of current series of primary chemotherapy alone for stage B disease, which are still relatively early reports. This cure rate with single modality therapy (retroperitoneal lymph node dissection alone) was accomplished within an average of 4 hours and, therefore, should be more time and cost-effective than prior reports of 3 and 4 courses of primary chemotherapy. In the post-cisplatin era (1979 to 1989), 140 patients with clinical stage B disease were treated with primary retroperitoneal lymph node dissection: 32 (23%) had pathological stage A cancer and 2 of them (6%) had relapse. Both patients are currently disease-free with subsequent chemotherapy. Of the remaining 108 patients with pathological stage B disease 49 received no adjuvant chemotherapy and 59 received cisplatin-based adjuvant chemotherapy. Among the former 49 patients 18 (37%) had relapse and 2 died. No patient receiving postoperative cisplatin-based adjuvant chemotherapy had relapse. The overall survival rate in these 140 clinical stage B cancer patients was 98%. There were 3 deaths, only 1 from cancer. The addition of cisplatin-based adjuvant chemotherapy postoperatively has rendered pathological stage B nonseminomatous germ cell testis cancer entirely free of subsequent relapse. Therefore, retroperitoneal lymph node dissection as monotherapy is curative in two-thirds of the patients with stage II disease, while the remaining one-third with progression to clinical relapse can be reliably saved by chemotherapy. Future considerations in selecting therapy for clinical stage II nonseminomatous germ cell testis cancer will be risk-benefit, cost-benefit and quality of life issues. Several cooperative studies will examine these issues, involving European and United States groups.

Mots clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / retroperitoneal lymph node dissection
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / retroperitoneal lymph node dissection
The role of urodynamic studies in the evaluation of patients with augmentation cystoplasties
The role of urodynamic studies in the evaluation of patients with augmentation cystoplasties
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1995, 76, 475-478

OBJECTIF : Evaluer l’intérêt des études urodynamiques en post-opératoire chez 100 patients continents ayant une entéroplastie d’agrandissement (Clam). MATÉRIEL ET MÉTHODE : Cette étude porte sur 50 patients ayant une instabilité du détrusor non neurologique et 50 autres ayant un dysfonctionnement vésical neurologique. Tous ont subi un bilan urodynamique standard et une vidéo mictionnelle avant l’intervention, six mois et deux ans après celle-ci. RÉSULTATS : La capacité pré-opératoire était variable chez les patients non neurologiques alors que la capacité post-opératoire dans ce groupe ainsi que la capacité pré et post-opératoire dans le groupe des patients neurologiques était reproductible. Chez les patients non neurologiques 88% sont devenus stables et 83% ont obtenu une compliance normale, à comparer aux 38 et 50% respectivement, chez les patients neurologiques. Plus surprenant, 2 des 8 patients neurologiques préalablement stables sont devenus instables et 4 sur les 12 qui avaient une compliance normale avant l’intervention ont eu une diminution de cette compliance en post-opératoire. Chez tous les patients ayant des mictions spontanées il y avait une tendance à l’augmentation de la capacité vésicale et chez les rétentionnistes, une amélioration des symptômes. CONCLUSION : D’après ces résultats le bilan urodynamique standard contribut peu à l’appréciation des résultats post-opératoires chez les patients ayant subi une entérocystoplastie d’agrandissement par rapport aux résultats obtenus par simple échographie de la vessie avant et après la miction. L’effet ou le manque d’effet de l’augmentation de la vessie sur la compliance des vessies neurologiques suggère un effet neurogène sur la contractibilité intestinale et nécessiterait des investigations complémentaires.

OBJECTIVE: To assess the role and value of videourodynamic studies (VUD) in the post-operative evaluation of 100 patients who were continent following augmentation (clam) enterocystoplasty. PATIENTS AND METHODS: Fifty patients had non-neuropathic detrusor instability and 50 had neuropathic bladder dysfunction. All underwent standard dual channel medium fill cystometry and synchronous video screening before and at 6 months and 2 years after a clam ileocystoplasty. RESULTS: Pre-operative capacity was variable in non-neuropathic patients but post-operative capacity in this group, and both pre- and post-operative capacity in the neuropathic group, were more reproducible. Of non-neuropathic patients, 88% became stable and 83% became normally compliant, compared with only 38 and 50% respectively of neuropathic patients. More surprisingly, two of eight neuropathic patients previously stable became unstable and four of 12 of those previously normally compliant became poorly compliant. In all patients voiding spontaneously there was a tendency for capacity to increase and voiding efficiency to decrease with time. CONCLUSIONS: From these results, standard VUD studies contributed little to the post-operative assessment of patients with clam cystoplasties beyond that which could be obtained by ultrasonography of the bladder before and after voiding. The effect or lack of effect of augmentation cystoplasty on compliance in the neuropathic bladder suggests a neuropathic effect on bowel contractility and warrants further investigation. The meaning and significance of 'urodynamic' observations when bowel is incorporated into the bladder also needs careful investigation.

Mots clés:
replacement cystoplasty / outcome / Urodynamics
Mots-clés:
replacement cystoplasty / outcome / urodynamics