Base bibliographique

Dissection endo-chirurgicale du haut appareil urinaire par voie rétropéritonéale et transpéritonéale : une étude expérimentale chez le cochon et chez le cadavre
Retroperitoneal and transperitoneal endosurgical dissection of the upper urinary tract : an experimental study in the pig and in the cadavre.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 592-603

Afin de définir la meilleure méthode de dissection endo-chirurgicale du haut appareil urinaire, une étude expérimentale comparant les voies rétropéritonéale et transpéritonéale a été réalisée.Entre septembre 1991 et février 1992, 15 cochons femelles et 8 cadavres humains ont subi une dissection endo-chirurgicale du haut appareil urinaire. L'abord rétropéritonéal a été réalisé chez 8 cochons et 5 cadavres. En décubitus latéral, le rétropéritoine a été insufflé au niveau du pôle inférieur du rein, après réalisation d'une incision cutanéo-musculaire de 2 cm, suivie d'une dissection aveugle au doigt afin de créer un espace dans la graisse rétropéritonéale. Quatre trocards ont été mis en place dans l'espace rétropéritonéal, permettant une dissection de l'uretère, du rein et de son pédicule vasculaire. Les vaisseaux rénaux ainsi que l'uretère ont ensuite été clipés ou agrafés à l'endo-GIA puis sectionnés. L'intervention a été réalisée avec succès chez tous les cochons avec une durée opératoire moyenne de 2 heures. Les complications se sont limitées à deux effractions péritonéales. La dissection endo-chirurgicale rétropéritonéale a été beaucoup plus longue et difficile sur le cadavre (durée opératoire moyenne de 3 heures): en raison de l'importance de la graisse rétropéritonéale, un rétropneumopéritoine satisfaisant n'a jamais pu être obtenu; de plus, la proximité de la douzième côte et la crête iliaque postérieure a gêné la mise en place des trocards et rendu la dissection plus difficile. L'abord transpéritonéal a été réalisé chez 7 cochons et trois cadavres. En décubitus latéral, après création d'un pneumopéritoine à l'aide d'une aiguille de Veress, 4 trocards ont été mis en place dans la cavité péritonéale; le fascia de Toldt a été saisi et incisé permettant de refouler le colon vers la ligne médiane, exposant ainsi la loge rénale. L'uretère et les vaisseaux rénaux ont été disséqués. L'artère et la veine rénale ont alors été clipés ou aggrafés à l'endo-GlA puis sectionnées, tandis que l'uretère a été clipé et sectionné. Les complications de la voie transpéritonéale ont été: une plaie de l'intestin grêle lors de la mise en place d'un trocard et une hémorragie par section accidentelle d'une artère rénale polaire inférieure qui a pu être contrôlée par mise en place de clips. La voie transpéritonéale a été, chez le cochon, aussi simple à réaliser que la voie rétropéritonéale et la durée opératoire moyenne a été la même (deux heures). Sur le cadavre, cependant, la voie transpéritonéale bien que nécessitant un décollement pariéto-colique délicat, a été de réalisation plus simple que la voie rétropéritonéale et la durée opératoire moyenne a été plus courte (deux heures trente). La voie rétropéritonéale pour la dissection endochirurgicale du haut appareil urinaire est réalisable de façon simple et efficace chez le cochon. Sur le cadavre humain néanmoins, la voie endochirurgicale transpéritonéale semble préférable essentiellement en raison de l'abondance de la graisse rétropéritonéale qui empêche d'obtenir un rétropneumopéritoine satisfaisant.

In order to define the best method for endosurgical dissection of the upper urinary tract, an experimental study comparing the retroperitoneal and transperitoneal approaches was performed. Between September 1991 and February 1992, 15 female pigs and 8 human cadavres underwent endosurgical dissection of the upper urinary tract. The retroperitoneal approach was used in 8 pigs and 5 cadavres. In the lateral supine position, the retroperitoneum was insufflated at the lower pole of the kidney, via a 2 cm cutaneo-muscular incision, followed by a blind dissection with the finger to create a space in the retroperitoneal fat. Four trocars were inserted into the retroperitoneal space allowing dissection of the ureter, kidney and its vascular pedicle. The renal vessels and the ureter were then clipped or stapled with the endo-GIA then sectioned. The operation was successfully performed in all of the pigs with a mean operating time of 2 hours. Complications were limited to two peritoneal effractions. Retroperitoneal endosurgical dissection was much longer and more difficult to perform on the cadavre (mean operating time : 3 hours). Satisfactory retropneumoperitoneum was never able to be obtained due to the large amount of retroperitoneal fat and the proximity of the twelfth rib and posterior iliac crest interfered with the insertion of the trocars and made dissection more difficult. The transperitoneal approach was performed in 7 pigs and three cadavres. In the lateral supine position, after creating pneumoperitoneum using a Veress needle, 4 trocars were inserted into the peritoneal cavity. Toldt's fascia was gripped and incised allowing retraction of the colon towards the midline, thereby exposing the renal region. The ureter and the renal vessels were dissected. The renal artery and vein were then clipped or stapled with the endo-GIA then sectioned, while the ureter was clipped and sectioned. The complications of the transperitoneal route were : an injury to the small intestine during insertion of a trocar and haemorrhage due to accidental section of a lower pole renal artery, which was able to be controlled by application of clips. In the pig, the transperitoneal approach was as simple to perform as the retroperitoneal approach and the mean operating time was the same (two hours). In the cadavre, however, the transperitoneal approach, although requiring delicate parieto-colonic detachment, was easier to perform than the retroperitoneal approach and the mean operating time was shorter (two and a half hours).The retroperitoneal approach for endosurgical dissection of the upper urinary tract is easy to perform and effective in the pig. However, in the human cadavre, the transperitoneal endosurgical approach would appear to be preferable, essentially because of the large amount of retroperitoneal fat which prevents achieving a satisfactory retropneumoperitoneum.

Mots clés:
chirurgie laparoscopique / voie urinaire supérieure / expérimentation animale
Mots-clés:
laparoscopic surgery / upper urinary tract / animal experiment
Distinct androgen 5 alpha-reduction pathways in cultured fibroblasts and immortalized epithelial cells from normal human adult prostate
Distinct androgen 5 alpha-reduction pathways in cultured fibroblasts and immortalized epithelial cells from normal human adult prostate
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : J Urol, 1994, 152, 226-231

BUT. Tous les tissus androgéno-dépendants dont la prostate, sont capables de métaboliser la testostérone. Le but de cette étude a été d'apprécier in vitro sur deux lignées cellulaires prostatiques distinctes la capacité de la prostate à métaboliser la testostérone. MATERIEL ET METHODES. Les auteurs ont incubé une lignée cellulaire de fibroblastes provenant de prostate humaine (composante stromale) en présence de testostérone à une concentration variant de 1 à 50mm pendant 2 à 4 heures. La même expérimentation a été réalisée avec des cellules prostatiques épithéliales humaines immortalisées. Dans les deux expérimentations les auteurs ont mesuré la concentration de testostérone résiduelle et de ses métabolites. RESULTATS. Le métabolisme de la testostérone a été différent en fonction du type de lignée cellulaire utilisée. Lorsqu'il s'est agit des cellules stromales, la testostérone a été métabolisée préférentiellement en androsténédione par une voie oxydative. En présence de cellules épithéliales le métabolisme de la testostérone a été dépendant d'un mécanisme de réduction aboutissant à la formation de 5 a-dihydro-testostérone. Les deux métabolites ont été produits en quantités égales qui a été fonction de la concentration de testostérone présente dans le milieu d'incubation. CONCLUSION. La testostérone a deux voies métaboliques distinctes dans la prostate qui sont fonction du contingent cellulaire considéré. Le modèle présenté dans cette étude qui permet de distinguer et d'étudier séparément ces deux voies pourra être utile dans les évaluations thérapeutiques de l'hypertrophie bénigne de la prostate.

All androgen-sensitive peripheral tissues and cells, including the prostate, are commonly believed to possess the ability to metabolize testosterone. We report on the in vitro metabolism of tritiated testosterone performed in immortalized human adult normal prostatic epithelial cells and in human adult normal prostate fibroblastic cells (stromal cells). These two cell types were incubated separately with increasing testosterone concentrations (1 to 50 nM.) for 2 and 4 hours, after which the testosterone metabolic profile was analyzed. Data analysis provided evidence, for the first time, of the existence of two different 5 alpha-reduced metabolic pathways. Stromal cells preferred the androsterone pathway via the oxidative androstenedione formation, whereas epithelial cells preferred the reductive 5 alpha-dihydrotestosterone pathway. These two 5 alpha-reduced metabolites were produced in nearly equal quantities regardless of testosterone concentration or time of incubation. Since interactions between epithelial and stromal cells are involved in the development of the prostate, the availability of defined epithelial and stromal cells suitable for in vitro experiments provides a useful tool for the study of the contribution of androgens to these interactions. The model presented in this study would permit a better evaluation of the intraprostatic regulation of androgen metabolism and the contribution of the anti-5-alpha-reductase drugs to the management of benign prostate hyperplasia.

Mots clés:
prostate / basic research / fertility physiology / sex hormone / androgen
Mots-clés:
prostate / basic research / fertility physiology / sex hormone / androgen
Distribution of retroperitoneal metastases after chemotherapy in patients with nonseminomatous germ cell tumor
Distribution of retroperitoneal metastases after chemotherapy in patients with nonseminomatous germ cell tumor
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1992, 148, 1812-1816

Chez les malades présentant une tumeur germinale non séminomateuse avancée, un curage ganglionnaire rétropéritonéal est habituellement réalisé après chimiothérapie quand les marqueurs tumoraux sont retournés à la normale. Un curage ganglionnaire bilatéral est généralement recommandé dans ces cas à cause du caractère diffus des lésions. L'objectif de cette étude est de décrire la distribution de métastases rétropéritonéales après chimiothérapie chez les malades présentant une tumeur germinale non séminomateuse afin de déterminer si l'on peut diminuer l'étendue du curage ganglionnaire sans préjudice pour la qualité de l'exérèse tumorale. Ceci devrait permettre de diminuer la morbidité du curage ganglionnaire bilatéral qui est plus particulièrement élevée après chimiothérapie. Les auteurs ont étudié 113 malades qui avaient au départ des lésions rétropéritonéales massives et qui, à la suite d'un traitement de chimiothérapie, on subi un curage ganglionnaire rétropéritonéal. Dans cette étude les tératomes et les carcinomes embryonnaires sont groupés sous la dénomination de tumeurs. La localisation la plus fréquente des tumeurs a été la région para-aortique (91%) chez les malades dont la tumeur primitive était à gauche et la région inter-aorto-cave (78%) pour les malades dont la tumeur primitive était à droite. Dans le cas où un curage ganglionnaire rétropéritonéal modifié aurait été proposé, 14 des 60 malades auraient gardé des lésions tumorales en dehors des limites de ce curage modifié, toutefois ces lésions résiduelles en dehors des limites du curage étaient présentes dans des masses palpables chez 6 de ces 14 patients et n'auraient pas été de ce fait oubliées. Si toutes les masses résiduelles palpables étaient enlevées et un curage ganglionnaire rétropéritonéal modifié réalisé, seuls 9 des 113 malades (8%) auraient gardé du tissu tumoral résiduel dans le rétropéritoine. CONCLUSION. En se basant sur cette analyse rétrospective, les auteurs considèrent qu'on peut se contenter d'une résection des masses palpables associée à un curage ganglionnaire rétropéritonéal modifié dans les cas suivants :les malades qui n'ont pas de masse résiduelle palpable, les malades dont la tumeur primitive testiculaire était à gauche, les malades qui avaient une tumeur testiculaire primitive droite sans évidence de tissu tumoral sur l'examen extemporané de la masse résiduelle quand l'examen extemporané retrouve du tissu tumoral. Un curage rétropéritonéal bilatéral complet doit être fait à cause de la distribution plus large des métastases dans ces cas. Une étude prospective actuellement en cours dans l'institution des auteurs est nécessaire pour confirmer ces résultats avant de généraliser ces directives.

For patients with advanced nonseminomatous germ cell tumors a retroperitoneal lymph node dissection is routinely performed following chemotherapy if the serum tumor markers have returned to normal. Bilateral retroperitoneal lymph node dissection has been recommended because metastatic deposits may be widespread. The aim of this study was to describe the distribution of retroperitoneal metastases following chemotherapy in patients with nonseminomatous germ cell tumor and determine if the extent of the retroperitoneal lymph node dissection can be modified. We studied 113 patients who had initially bulky retroperitoneal disease and underwent retroperitoneal lymph node dissection following chemotherapy. For the purposes of this study teratoma and malignant germ cell tumor are referred to as tumor. The most common location of tumor was the para-aortic area (91%) in patients with a left primary tumor and the interaortocaval area (78%) in those with a right tumor. Tumor was located outside the boundaries of a modified retroperitoneal lymph node dissection in 14 of the 60 patients with residual disease but the tumor was present within a palpable mass in 6 of these 14 patients. If the residual mass was removed and a modified retroperitoneal lymph node dissection was performed only 9 of the 113 patients (8%) would have tumor left in the retroperitoneum. For a select group of patients with advanced nonseminomatous germ cell tumor treated with chemotherapy, resection of the residual mass combined with modified retroperitoneal lymph node dissection is appropriate.

Mots clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / lymph node metastasis / chemotherapy / retroperitoneal lymph node dissection
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / lymph node metastasis / Chemotherapy / retroperitoneal lymph node dissection
Diverticules de l'urètre féminin.
Female urethral diverticulum.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 335-351

Le diagnostic et le traitement des diverticules de l'urèthre de la femme nécessitent une parfaite connaissance à la fois de leurs manifestations cliniques, mais aussi de la prise en charge pré et péri-opératoire. La prévention des complications post-opératoires: récidive, incontinence ou fistule uréthro-vaginale passe par une évaluation pré-opératoire la plus complète possible. Les auteurs rapportent également leur expérience à partir d'une série de 59 patientes prises en charge pour un diverticule de l'urèthre au cours des onze dernières années, ainsi que la description et les résultats de la diverticulectomie chez 49 patientes.

The diagnosis and successful treatment of female urethral diverticulum can be facilitated by a heightened clinical awareness coupled with appropriate evaluation and perioperative management. In particular, it is important to address all the preoperative factors to avoid complications de treatment such as recurrence of the diverticulum or urethro-vaginal fistula. The authors also report their clinical experience of evaluating 59 women with urethral diverticula over the last 11 years and describe the technique and complications of diverticulectomy in 49 women.

Mots clés:
Urèthre / Femme / Diverticule / lésion
Mots-clés:
Urethra / female / Diverticulum / lesion
DNA ploidy status
DNA ploidy status
2001
- Point de vue, interview
- Réf : Urology, 1995, 45, 563-565

Si le score de Gleason est correctement déterminé et si le stade pathologique est estimé raisonnablement (au mieux par le volume tumoral), aucune information pronostique supplémentaire n'est obtenue par la détermination de la ploïdie. Il n'y a pas de consensus dans la littérature sur la méthode à employer (cytométrie en flux ou analyse d'image fixe), et les analyses multifactorielles n'ont pas démontré de manière convaincante le gain obtenu par la ploïdie par rapport au stade et au grade. L'aneuploïdie est très fortement liée au volume tumoral et au stade tumoral. Elle n'est cependant pas indispensable pour l'essaimage métastatique. Le score de Gleason offre des informations optimales à condition d'être déterminé par des observateurs entraînés et connaissant précisément les règles de détermination. Le volume de cancer de grade 4 ou 5 est un excellent facteur prédictif de gravité, en particulier de la présence de métastases ganglionnaires microscopiques. Gleason a défendu en 1977 les arguments histologiques par rapport aux analyses cytologiques ou histochimiques, plus coûteux et n'apportant pas d'information supplémentaire.

Mots clés:
prostate / tumor / cellular biology / ploidy / cytology
Mots-clés:
prostate / tumor / cellular biology / ploidy / cytology
Do the current subclassifications of stage T3 adenocarcinoma of the prostate have clinical relevance?
Do the current subclassifications of stage T3 adenocarcinoma of the prostate have clinical relevance?
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1995, 45, 484-491

Afin de comparer le devenir des patients atteints d'un T3A et T3C, d'adénocarcinome de prostate, et afin de savoir si il existe un intérêt de sous diviser cette classe T3, une analyse a été réalisée chez des patients porteurs d'un cancer de prostate T3 clinique traités par irradiation radicale au Fox Chase Cancer Center entre 1986 et 1993. La série était composée de 70 patients avec une tumeur T3 A, et 44 patients avec une tumeur T3 C. En fin d'étude certains patients étaient indemnes de toute rechute biochimique et d'autres présentaient un échappement thérapeutique. RESULTATS : Aucune différence significative n'a été retrouvée pour les dosages biochimiques aussi bien en comparant les groupes T3 A et T3 C . De la même manière il n'y avait aucune différence dans les rechutes cliniques à trois ans quand les auteurs ont comparé les groupes T3 A et T3 C (21% de métastases à distance détectées cliniquement ; moins de 10% d'échappement local dans les deux groupes). CONCLUSION : La sous stadification anatomique qui était basée sur l'examen endo-rectal ne permet pas de faire une différence pronostic des sous classes chez les patients atteints de tumeur T3. Le PSA reste le meilleur facteur prédictif chez les patients qui présentent un cancer de prostate T3.

OBJECTIVES. To compare the outcome of patients with T3a and T3c adenocarcinoma of the prostate and determine the utility of these substages as defined in the current American Joint Committee on Cancer and the International Union Against Cancer (AJCC-UICC) staging system. METHODS. An analysis was performed of patients with T3 (clinical) prostate cancer treated with definitive irradiation at the Fox Chase Cancer Center between 1986 and 1993. The series was composed of 66 patients with T3a tumors and 44 patients with T3c tumors. The endpoints studied included freedom from biochemical relapse (bNED) and rates of clinical local and distant failure. RESULTS. No statistically significant differences in freedom from biochemical relapse were observed when comparing patients with T3a and T3c disease (3 years bNED, 41%; difference not significant). Similarly, there was no difference in the patterns of clinical failure at 3 years when comparing patients with T3a and T3c disease (21% clinically detected distant metastases;

Mots clés:
prostate / tumor / Staging / prognosis
Mots-clés:
prostate / tumor / staging / prognosis
Does catheter traction reduce post-transurethral resection of the prostate blood loss?
Does catheter traction reduce post-transurethral resection of the prostate blood loss?
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Br J Urol, 1995, 75, 614-617

OBJECTIVE: To determine if traction on a catheter after transurethral resection of the prostate (TURP) reduces post-operative bleeding. PATIENTS AND METHODS: This prospective trial included 115 consecutive patients undergoing TURP. After resection patients were randomly selected to have either traction (57) or no traction (58) on the catheter for 30 min. Blood loss was measured during and for 2 h after the operation. A simple method for applying constant traction is described. RESULTS: Catheter traction reduced post-operative bleeding while applied, but had no further effect after the removal of traction. CONCLUSION: Catheter traction is a useful technique to aid the control of post-TURP bleeding.

Mots clés:
endoscopic surgery / transurethral resection / prostate / hemostasis
Mots-clés:
endoscopic surgery / transurethral resection / prostate / Hemostasis
Does current chemotherapy improve survival of patients with invasive bladder cancer ?
Does current chemotherapy improve survival of patients with invasive bladder cancer ?
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1997, 49, 309-312

La cystectomie radicale reste le traitement de choix des cancers de vessie infiltrant. Le taux de survie à 5 ans est de 63% pour les tumeurs pT2, 57% pour les pT3a, 31% pour les pT3b et 18% pour les pT4. La plupart des décès surviennent par métastases à distance, ce qui n'exclut pas une récidive locale fréquente (près de 50% pour les pT3b - T4 N+). Cette synthèse des différents articles de la littérature a pour but de savoir si la chimiothérapie (M-VAC, CMV et CISCA) peut augmenter le taux de survie de ces patients après cystectomie sachant que, seule, elle ne permet d'obtenir 5 à 10% de guérison chez les patients métastatiques. La chimiothérapie adjuvante est très souvent utilisée par les chirurgiens lorsqu'il existe une atteinte ganglionnaire, une extension intra-vésicale ou une invasion vasculaire dans la pièce opératoire. Trois études randomisées ont permis de penser qu'il existait un bénéfice à cette chimiothérapie adjuvante (Skinner: 91 patients pT3-pT4 ou N+, chimiothérapie CISCA; Stockle M-VEC 40 patients et le groupe Mains 83 patients MVAC-MVEC). Une étude de Freiha a montré que la chimiothérapie précoce (CMV) permettait d'obtenir une amélioration sur le délai de survenue des métastases sans aucune différence sur la survie globale des patients. Studer, lui, a montré qu'il existait peu d'avantages à la chimiothérapie adjuvante après cystectomie. Cette chimiothérapie adjuvante en fait, permet donc d'obtenir un bénéfice peu important et est souvent abandonnée par les patients du fait de sa morbidité. La chimiothérapie néo-adjuvante permettrait d'une part de traiter des micro-métastases, et d'autre part de préparer la tumeur primitive pour faciliter la résection chirurgicale ou mieux pour sélectionner les patients chez qui une préservation vésicale pourrait être tentée. L'avantage numéro un de cette chimiothérapie néo-adjuvante est de sélectionner les patients sensibles à ce traitement. Malheureusement cette sélection laisse échapper des patients pour qui la chimiothérapie est inefficace et chez qui la tumeur va devenir inextirpable chirurgicalement. Des études multicentriques sont actuellement en cours pour évaluer cette chimiothérapie néo-adjuvante. Malmstrom a randomisé 325 patients pour recevoir deux cycles de cisplatine et de l'adriamycine associés à de la radiothérapie versus des patients cystectomisés d'emblée. Avec un recul de 5 ans le taux de survie spécifique était de 64% dans le groupe chimiothérapie contre 54% dans le groupe contrôle. Un autre travail a été réalisé comparant trois cycles de MVAC suivis de cystectomie versus cystectomie seule. Il n'existe pas de différence significative entre ces deux groupes (51% versus 45% de taux de survie sans récidive). En fait il n'existe actuellement pas de consensus sur ces études qui divergent d'un pays à l'autre. CONCLUSION. A la question Çla chimiothérapie peut-elle apporter un bénéfice pour tumeur invasive de vessie?È, la réponse est probablement ÇouiÈ si l'on se base sur les résultats anticipés des études actuelles. l'expérience montre que la chimiothérapie peut guérir des patients métastasés et peut rendre opérable des tumeurs qui ne l'étaient pas avant. Les tumeurs de vessie infiltrantes représentent en fait l'association d'une maladie locale et d'une maladie systémique. Seule une thérapeutique systémique combinée à un geste local pourra permettre d'avoir un impact favorable à la fois sur la morbidité et sur la survie.

Mots clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / chemotherapy / survival
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / Chemotherapy / Survival
Does flexible cystoscopy miss more tumours than rod-lens examination?
Does flexible cystoscopy miss more tumours than rod-lens examination?
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1993, 72, 449-450

Les auteurs rapportent la première étude prospective randomisée comparant la fibroscopie et la cystoscopie pour le diagnostic de tumeur de vessie. PATIENTS ET METHODES: 53 patients volontaires consultant pour hématurie, ou avec une tumeur vésicale connue ont été inclus. La fibroscopie était faite juste avant l'induction anesthésique. Puis une cystoscopie était faite sous anesthésie générale, avec une gaine 19 CH, et des optiques de 0, 30 et 120¡. Les 2 examens ont été faits par 2 urologues différents. RESULTATS: 8,8% (3/34) des tumeurs n'ont pas été vues lors de la fibroscopie. De même, la cystoscopie n'a pas permis de visualiser 8,8% (3/34) des tumeurs, différentes de celles manquées en fibroscopie. Les échecs de la fibroscopie sont survenus 2 fois lors des 12 premiers examens. Une lésion était dans un diverticule, et une sur la face latérale droite. Dans le 3ème cas, l'examen avait été gêné par des urines troubles. Les tumeurs manquées en cystoscopie étaient toutes sur les faces latérales de la vessie. Toutes les lésions manquées aussi bien en fibroscopie qu'en cystoscopie mesuraient moins de 5 mm de diamètre. CONCLUSION: Si un taux de faux négatifs de 9% peut être acceptable dans le suivi et la surveillance des tumeurs de vessie, cela semble trop important pour le diagnostic. Malheureusement, ni l'examen fibroscopique, ni la cystoscopie sous anesthésie n'ont permis d'atteindre un meilleur résultat.

The first blind, prospective, randomised comparison of flexible cystoscopy with rod-lens cystoscopy was carried out on 53 consecutive volunteers with bladder tumours or haematuria. Three patients' recurrences were missed on flexible cystoscopy and 3 others on rod-lens examination. It was expected that the 9% rate of missed tumours would lessen with increased experience of flexible cystoscopy, as 2 of them occurred in the first 12 examinations and all of the lesions missed were

Mots clés:
bladder / transitional cell carcinoma / tumor / endoscopic examination / urethrocystoscopy
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / tumor / endoscopic examination / urethrocystoscopy
Drainage d'une lymphocèle après transplantation rénale, par laparoscopie.
Laparoscopic drainage of a lymphocele after renal transplantation.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 671-676

Les auteurs rapportent une observation de drainage laparoscopique transpéritonéal d'une lymphocèle compressive et récidivante survenant 3 mois après transplantation d'un rein de cadavre. La technique consiste à créer une brèche transpéritonéale et à réséquer les parois de la lymphocèle pour drainage interne, suivis de l'apposition d'une pointe de grand épiploon dans la cavité lymphatique ainsi ouverte. La ponction pré-opératoire et la tomodensitométrie permettent de localiser précisément la lymphocèle des éléments urinaires et vasculaires, d'affirmer la nature lymphatique de la collection et d'éliminer une infection. Cette technique présente les mêmes indications et permet de réaliser aisément les mêmes gestes qu'un drainage interne par voie chirurgicale classique. Du fait de sa simplicité et de sa faible morbidité, le drainage laparoscopique pourrait être proposé de première intention pour le traitement des lymphocèles post-transplantation volumineuses, symptomatiques et récidivantes, sous réserve de l'absence d'infection, d'une localisation accessible de la lymphocèle et d'une expérience suffisante des techniques laparoscopiques.

The authors report a case of transperitoneal laparoscopic drainage of a recurrent, compressive lymphocele occurring 3 months after cadavre renal transplantation. The technique consists of creating a transperitoneal breach and resecting the walls of the lymphocele to ensure internal drainage followed by suture of a slip of greater omentum over the opened lymphatic cavity. Preoperative aspiration and computed tomography precisely defined the site of the lymphocele in relatiçon to urinary and vascular structures, confirmed the lymphatic nature of the collection and excluded the presence of infection. This technique has the same indications as classical surgical itnernal drainage and can be used to easily perform the same procedures. Because of its simplicity and low morbidity, laparoscopic drainage can be proposed as first-line treatment for large, symptomatic and recurrent posttransplantation lymphoceles, in the absence of infection and provided the lymphocele is in an accessible site and the operator has a sufficient experience of laparoscopic techniques.

Mots clés:
Transplantation rénale / complication iatrogène / Lymphocèle / chirurgie laparoscopique / Drainage
Mots-clés:
renal transplantation / iatrogenic complication / Lymphocele / laparoscopic surgery / Drainage
Duckett
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 406-414

Les résultats et les complications du traitement de l'hypospadias selon la technique du lambeau muqueux préputial pédiculé ont été étudiés, en fonction des deux procédés décrits successivement par Duckett, le lambeau "simple face" et le lambeau "double face". 91 uréthroplasties ont été réalisées: 58 Duckett "simple face" et 33 "double face". Les enfants opérés avaient entre 18 mois et 16 ans, avec un âge moyen de 4 ans. A distance de l'intervention, 75 % des enfants ont un bon résultat. En cas de complication majeure, fistule, nécrose distale du tube ou sténose essentiellement, une seule réintervention a permis de porter le pourcentage de bons résultats à près de 98%, pour l'ensemble de la série.Cependant, si l'on compare les deux procédés, ce résultat est obtenu d'emblée dans 81% des cas pour le "simple face", contre 66% à peine pour le "double face". Sont en effet à déplorer 27,2% de fistules avec le lambeau "double face" contre 13,7% pour le "simple face". De même, un taux de sténose distale est retrouvé dans 15,1% des "double face" contre 3,4% des "simple face". Au vu de ces résultats, le procédé de Duckett "double face" a été abandonné au profit du lambeau "simple face".

Comparison of "single surface" and "double surface" Duckett urethroplasties in a series of 91 cases of hypospadias.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire inférieure / hypospade / uréthroplastie / greffon muqueux
Mots-clés:
lower urinary tract malformation / hypospadias / urethroplasty / mucosa graft
Duplication urétérale partielle en Y inversé. A propos d'un cas particulier
Inverted Y partial ureteric duplication. Report of an unusual case.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 262-265

La duplication urétérale partielle en Y inversé se traduit par la présence d'un uretère se dédoublant à une hauteur variable avant d'atteindre la vessie, de façon orthotopique ou ectopique. Un cas de duplication urétérale partielle en Y inversé avec un confluent urétéral dans le hile du rein associé à l'abouchement d'un uretère ectopique au niveau de l'épididyme est rapporté.La description de ce cas original permet sa confrontation aux données de la littérature.

Inverted Y partial ureteric duplication corresponds to the presence of a variable length of duplicated ureter before entering the bladder in an orthotopic or ectopic position. A case od inverted Y partial ureteric duplication with ureteric confluence in the hilum of the kidney associated with anastomosis of an ectopic ureter in the epididymis is reported. The description of this original case is compared with the data of the literature.

Mots clés:
Uretère / malformation de la voie urinaire supérieure / duplicité urétérale
Mots-clés:
ureter / upper urinary tract malformation / double ureter
Durability of the tumor-free response for intravesical bacillus Calmette-Guerin therapy.
Durability of the tumor-free response for intravesical bacillus Calmette-Guerin therapy.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 152, 367-373

L'efficacité à long terme du BCG n'a pas été établie. Les auteurs ont rapporté les cas de patients sans tumeur, 11 ans après BCG. Le suivi à long terme des patients (74,3±3,5 mois, de 6 à 129) a permis de constater que 28% des patients (29 sur 104) étaient sans tumeur après une seule cure de 6 semaines par BCG. Parmi les 66 patients qui ont reçu une deuxième cure de 6 semaines en raison de l'échec de la première cure, 27 (41%) étaient sans tumeur. Au total 56 des 104 patients (54%) étaient sans tumeur après une ou deux cures de BCG. L'analyse des récidives par rapport à trois délais possibles (moins de 2 ans, 2 à 5 ans, plus de 5 ans) a montré un taux de récidive après une cure de BCG de 61% (63 sur 104), 23% (7 sur 30) et 22% (5 sur 23). Après deux cures, les taux de récidive aux mêmes périodes étaient de 42% (28 sur 66), 21% (6 sur 28) et 23% (5 sur 22). Les patients ayant reçu soit une, soit deux cures de 6 semaines qui étaient sans tumeur après deux ans, ont eu des taux de récidives entre 2 et 11 ans identiques (respectivement 36% et 33%). Globalement 23 sur 66 patients (35%) sans tumeur à deux ans ont récidivé entre 2 et 11 ans. Les auteurs concluent que bien que le BCG soit efficace pour traiter les tumeurs de vessie superficielles, une récidive est continuellement possible pour des patients répondeurs et qu'une surveillance continue est nécessaire.

The long-term efficacy of bacillus Calmette-Guerin (BCG) has not been established. We describe the tumor-free status of patients 11 years after BCG treatment. Long-term followup for the patient population (mean 74.3 +/- 3.5 months, range 6 to 129) yielded a 28% (29 of 104 patients) tumor-free status for a single 6-week course of BCG. Of 66 patients who received a second 6-week course of BCG for recurrent tumors after failing the initial 6-week course 27 (41%) have remained tumor-free. Overall, 56 of 104 patients (54%) remain tumor-free after 1 or 2 courses of BCG. Analysis of recurrences with respect to 3 intervals (2 or less, 2 to 5 and more than 5 years) revealed recurrence rates of 61% (63 of 104 patients), 23% (7 of 30) and 22% (5 of 23), respectively, after 1, 6-week course of BCG. Similarly, recurrence rates for the same periods for patients receiving a second 6-week course of BCG were 42% (28 of 66), 21% (6 of 28) and 23% (5 of 22), respectively. Patients receiving either 1 or 2, 6-week BCG courses who were tumor-free at 2 years experienced essentially identical recurrence rates during the 2 to 11-year followup (36% and 33%, respectively). Overall, 23 of 66 patients (35%) who were tumor-free at 2 years had recurrent tumors during the 2 to 11-year followup. We conclude that while BCG is effective therapy for superficial bladder tumors, a continuous potential for tumor recurrence exists for responding patients necessitating life-long followup.

Mots clés:
bladder / transitional cell carcinoma / BCG / long term outcome
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / BCG / long term outcome
Dyeing: a simple method for detecting positive or negative surgical margins.
Dyeing: a simple method for detecting positive or negative surgical margins.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1995, 45, 133-135

Des colorants ont été utilisés sur plus de 150 spécimens de prostatectomie radicale et de nombreux spécimens d'autres cancers pour la détection des marges positives. Ses avantages sont un séchage rapide, la résistance à la préparation histologique et la possibilité de marquer simultanément plusieurs plans, à l'aide de plusieurs couleurs.

Artists' pigments have been used in more than 150 radical prostatectomy specimens and many other malignant surgical specimens for detecting positive surgical margins. Their advantages are rapid drying, resistance to tissue processing, and the ability to mark many planes of excision simultaneously with different colors.

Mots clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / pathology / histoprognosis
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / Pathology / histoprognosis
Dysérection secondaire à une hyperprolactinémie. A propos de 13 cas
Erectile dysfunction secondary to hyperprolactinaemia. Report of 13 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 537-541

BUTS : Savoir quand et pour qui il faut doser la prolactinémie, quelle est la corrélation entre hyperprolactinémie et adénome hypophysaire, quelle est l'efficacité du traitement.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De 1989 à 1996, 13 patients ont consulté pour troubles de l'érection associés à une hyperprolactinémie.
RÉSULTATS : L'âge moyen était de 47,5 ans. 10 patients se plaignaient d'une baisse de la libido. 3 patients avaient une gynécomastie. La prolactinémie s'échelonnait de 31,3 ng/ml à 1300 ng/ml. 7 patients avaient une testostéronémie inférieure à 4 ng/ml. 7 patients présentaient un micro ou macroadénome de la selle turcique découvert à l'IRM. Après traitement médicamenteux par la bromocriptine, la prolactinémie s'était normalisée chez tous les patients pour qui celle-ci a été dosée. 6 patients ont jugé que leur fonction érectile s'était rétablie. 5 des 6 patients n'ayant pas eu d'amélioration de leur fonction sexuelle avaient une pathologie associée pouvant expliquer l'impuissance.
CONCLUSION : L'hyperprolactinémie est une cause rare de dysérection mais qui doit être évoquée devant tout patient présentant une dysérection idiopathique associée à une baisse de la libido, une gynécomastie ou une baisse de la testostéronémie. Son traitement médicamenteux est efficace et l'IRM de la selle turcique recherchera un adénome hypophysaire.

Hyperprolactinemia is the cause of erectile dysfunction in less than 1% of cases. From 1989 to 1996, 13 patients consulted for erectile disorders associated with hyperprolactinemia. The mean age was 47.5 years. 10 patients complained of decreased libido. 3 patients had gynecomastia. Plasma prolactin levels ranged from 31.3 ng/ml to 1,300 ng/ml. 7 patients had a plasma testosterone less than 4 ml/ng. 7 patients had a micro- or macroadenoma of the sella turcica visualized by MRI. After drug treatment, plasma prolactin levels returned to normal in all patients in whom assays were performed. 6 patients considered that their erectile function was restored. 5 of the 6 patients with no improvement of their sexual function had a concomitant disease able to explain the impotence. Hyperprolactinemia is a rare cause of erectile dysfunction, but it must be considered in any patient presenting with idiopathic erectile dysfunction associated with decreased libido, gynecomastia, and decreased plasma testosterone. Drug treatment is effective and MRI of the sella turcica should be performed looking for a pituitary adenoma.

Mots clés:
andrologie / dysérection
Mots-clés:
andrology / Erectile dysfunction
Dysfonction érectile après prostatectomie radicale : intérêt de la programmation des injections intracaverneuses avant l'intervention.
Erectile dysfunction after radical prostatectomy : value of preoperative programming of intracavernous injections.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 483-488

BUTS : Les drogues vaso-actives utilisées en auto-injections intracaverneuses sont actuellement les traitements de référence de la dysfonction érectile après prostatectomie radicale. L'acceptabilité et l'observance de cette thérapeutique freinent souvent leur utilisation. Cette étude a pour but d'analyser ces deux paramètres en fonction du type de prise en charge andrologique décidée avant la prostatectomie radicale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De janvier 1996 à janvier 1997, 45 patients de 52 à 69 ans, sexuellement actifs, devant subir une prostatectomie radicale sans préservation des nerfs érecteurs, pour cancer localisé de la prostate, ont été inclus dans cette étude prospective. Avant l'intervention les 45 patients ont tous été informés du risque de dysfonction érectile après prostatectomie radicale. Quinze patients (groupe 1) n'ont pas reçu de consignes particulières pour la prise en charge de la dysfonction érectile après la prostatectomie radicale. En fonction de leur plainte, ils étaient orientés ou non vers la consultation d'Andrologie. Quinze patients (groupe 2) ont eu à titre systématique une consultation andrologique trois mois après la prostatectomie radicale pour information sur les traitements proposés. Pour 15 patients (groupe 3) la consultation andrologique (3 mois après l'intervention), avait été programmée avant la prostatectomie radicale pour réaliser une injection test de prostaglandine E1. Les injections (prévues avant l'intervention) s'inscrivaient alors, pour ce groupe 3, dans la prise en charge globale du cancer de prostate . Tous ces patients ont été suivis pendant au moins 1 an en consultation d'urologie.
RÉSULTATS : Seuls 7 patients sur les 15 du groupe 1 ont consulté en Andrologie. Parmi ces patients, 5 ont reçu une injection intracaverneuse test contre 14 dans le groupe 2 et 15 dans le groupe 3. Les 5 patients de ce groupe 1 ayant reçu l'injection intracaverneuse l'ont acceptée comme traitement contre 8 dans le groupe 2 et 12 dans le groupe 3. Après un an, respectivement 4, 5 et 9 patients dans les groupe 1, 2 et 3 continuent les injections intracaverneuses.
CONCLUSION : La prise en charge de la dysfonction érectile après prostatectomie radicale commence dès la décision opératoire. L'incitation préopératoire systématique à utiliser les injections intracaverneuses après prostatectomie radicale permet d'améliorer l'accès à ce traitement de l'impuissance. L'acceptabilité, et surtout l'observance, semblent être supérieures chez les patients pour qui les injections intracaverneuses ont été intégrées comme faisant partie du traitement global de leur cancer de prostate.

OBJECTIVES : Vasoactive drugs used for self-administered intracavernous injections are currently the reference treatments for erectile dysfunction after radical prostatectomy. The acceptability of and compliance with this treatment often limit their use. This study analysed these two parameters as a function of the type of andrological management decided before radical prostatectomy. MATERIAL AND METHOD : From January 1996 to January 1997, 45 sexually active patients, aged 52 to 69 years, requiring radical prostatectomy without preservation of the nervi erigentes, for localized prostate cancer, were included in this prospective study. Before the operation all 45 patients were informed about the high risk of erectile dysfunction following radical prostatectomy.Fifteen patients (group 1) did not receive any particular advice concerning the management of erectile dysfunction after radical prostatectomy, but were possibly referred for an andrology consultation depending on their complaints.Fifteen patients (group 2) were systematically referred for an andrology consultation three months after radical prostatectomy for information about the available treatment options.For 15 patients (group 3), the andrology consultation (3 months after the operation) had been planned before radical prostatectomy to perform a test injection of prostaglandin E1. The injections, started before the operation in this group 3, therefore constituted an integral part of the global management of prostate cancer.All these patients were followed for at least 1 year in the urology department. RESULTS : Only 7 of the 15 patients of group 1 consulted an andrologist. Five of these patients received a test intracavernous injection versus 14 in group 2 and 15 in group 3. The 5 patients of group 1 who received an intracavernous injection accepted this modality as treatment versus 8 in group 2 and 12 in group 3. After one year, 4, 5 and 9 patients in groups 1, 2 and 3, respectively, continued intracavernous injections.
CONCLUSION : The management of erectile dysfunction after radical prostatectomy must start with the decision to operate. Systematic encouragement to use intracavernous injections after radical prostatectomy helps to improve access to this treatment for impotence. The acceptability, and especially the compliance, appear to be better in patients in whom intracavernous injections were integrated into the global management of their prostate cancer.

Mots clés:
prostatectomie radicale / complication iatrogène / dysérection / Injection intra-caverneuse
Mots-clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / Erectile dysfunction / intracavernous injection
Dysurie et adénome prostatique : renseignements fournis par la débitmétrie
Dysuria and benign prostatic hyperplasia. Information provided by uroflowmetry.
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 146-150

La débitmétrie est un critère objectif non invasif d'évaluation de la miction. Les valeurs dépendent des résistances à la miction, mais aussi de la pression du détrusor. L'interprétation correcte doit tenir compte des limites de l'examen, liées au volume mictionnel, au nombre de mictions, à l'âge, et aux facteurs personnels du sujet, aux variations circadiennes. Certains artefacts comme le pic initial ou une poussée abdominale induisent une différence entre la lecture automatique et la lecture manuelle, justifiant de confronter le résultat affiché à l'aspect de la courbe. La débitmétrie permet de dépister les dysuries mal appréciées ou méconnues par les sujets eux-mêmes, de plus elle complète les données des scores symptomatiques. C'est un bon critère d'appréciation du résultat thérapeutique, mais c'est un critère insuffisant à lui seul pour poser une indication opératoire. Il n'y a pas de parallélisme strict entre débit et résidu.

Uroflowmetry is a non invasive objective criterion for the evaluation of micturition. The values depend on resistance to voiding, but also detrusor pressure. Correct interpretation must take into account the limits of the examination, related to voiding volume, number of micturitions, age, individual factors, and circadian variations. Some artefacts, such as the initial peak or abdominal straining, induce a difference between automatic reading and manual reading, justifying comparison of the result displayed with the appearance of the curbe. Uroflowmetry can detect dysuria, which may be poorly perceived or even unknown to the subjects themselves. It also completes the data of symptom scores. It is a good criterion for assessment of the results of treatment, but is insufficient, on its own, to define surgical indications. There is no strict correlation between flow rate and residual volume.

Mots clés:
HBP / symptôme mictionnel / Urodynamique / débitmétrie
Mots-clés:
BPH / lower urinary tract symptom / urodynamics / Uroflowmetry
Early continence after radical prostatectomy.
Early continence after radical prostatectomy.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1992, 148, 92-95

Un des inconvénients de la prostatectomie radicale est l'incontinence transitoire survenant à l'ablation de la sonde uréthrale. Walsh et Stamey ont récemment proposé une modification de la dissection apicale de la prostate en vue d'améliorer la continence. MATERIEL ET METHODES. Il s'agit d'une étude prospective non contrôlée portant sur 60 patients consécutifs, présumés curables par la prostatectomie. La technique cherche à préserver les attaches postérieure de l'urèthre sur le fascia inter uréthro-rectal en sectionnant celui-ci plus haut que l'uréthre, puis à incorporer ce fascia dans la suture uréthro-vésicale. Le col vésical est préservé dans la mesure du possible. La continence est évaluée par une cotation de 1 (incontinence complète-) à 6 - (continence complète-) sur un Çjournal de continenceÈ jusqu'au retour à la continence complète. Le suivi minimal a été de 4 mois. RESULTATS. La continence complète a été obtenue pour 53 des 60 patients (88%), en une semaine pour 8 d'entre eux, en six semaines pour 25, en trois mois pour 15 et quatre mois pour les 5 autres. La médiane du délai de continence a été de 5 mois. Six patients ont une incontinence à l'effort 6 à 10 mois après l'intervention et un patient est totalement incontinent à 22 mois. L'influence de l'âge, du nombre de bandelettes neuro-vasculaires réséquées et la nécessité d'une plastie du col vésical ont été analysées statistiquement et seul l'âge intervenait (age moyen des patients continents 53 ans contre 69 pour les autres, p=0,02 test de Wilcoxon). COMMENTAIRES DE L'EDITEUR. E. J. McGuire a souligné qu'en l'absence de série témoin, on ne pouvait pas attribuer l'amélioration de la continence à la seule incorporation du fascia postérieur dans la suture, et que la conservation du col pouvait jouer un rôle dans la qualité des résultats.

A prospective evaluation of urinary continence in 60 consecutive patients undergoing radical prostatectomy with incorporation of the fascia posterior to the urethra into the vesicourethral anastomosis is described. With this technique complete continence without the need for pads has been achieved in 88% of the patients, with stress incontinence in 10% and total incontinence in 2%. Continence was achieved within 1 to 16 weeks, with 13% of the patients dry during week 1, 55% dry at 6 weeks and 83% dry at 3 months. The median interval to achieve continence was 5 weeks. Median age of the continent patients was significantly lower than that of incontinent patients (65 versus 69 years). Neither the number of neurovascular bundles resected nor the need to reconstruct the vesical neck affected the rate of continence. While the exact mechanism of continence after radical prostatectomy remains unknown, incorporation of the fascia posterior to the urethra into the vesicourethral anastomosis results in earlier continence and thereby lessens the morbidity of this procedure.

Mots clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / Urinary incontinence
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / Urinary incontinence
Early salvage therapy for germ cell cancer using high dose chemotherapy with autologous bone marrow support.
Early salvage therapy for germ cell cancer using high dose chemotherapy with autologous bone marrow support.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1994, 73, 1716-1720

INTRODUCTION. Les patients présentant une récidive de cancer à cellules germinales (CCG) ont un mauvais pronostic quand ils sont traités par chimiothérapie conventionnelle seule. La chimiothérapie à haute dose avec autogreffe de moelle (AGM) a montré son potentiel curateur chez des patients avec des récidives de CCG réfractaires à la chimiothérapie conventionnelle. Cette étude a été conçue pour intégrer la chimiothérapie à haute dose dans le traitement de sauvetage initial. METHODES. 23 patients ont reçu dès la première récidive de CCG deux cycles de chimiothérapie conventionnelle à base de cisplatine (soit vinblastine-ifosfamide-cisplatine (VeIP), soit cisplatine-vinblastine-bleomycine) suivi de carboplatine (1500-2100 mg/m2) et étoposide (1200-2250 mg/m2) associés à une AGM.RESULTATS. 18 des 23 patients ont reçu l'intégralité du traitement. Cinq patients n'ont pas reçu l'intensification thérapeutique en raison de refus du régime d'assurance (1), refus du patient (1), infection (1), métastase du système nerveux central (1) et décès à l'induction du traitement (1). La réponse au traitement conventionnel (n=23) était complète (RC=8 patients), partielle (RP=12), stabilité (S=2) et décès par toxicité (DC=1). Deux des 5 patients n'ayant pas reçu l'intensification thérapeutique sont vivants sans progression après chimiothérapie conventionnelle de sauvetage et chirurgie après au moins 24 mois de suivi. Le résultat de l'intensification thérapeutique (n=18) a été 9 RC, 6 RP, 1S, 2 progressions. Deux patients en RP après chimiothérapie conventionnelle ont été convertis en RC après intensification thérapeutique. Il n'y a eu qu'un décès par traitement dans cette population, par sepsis à l'induction du VeIP. Il n'y a pas eu de décès dû à la greffe de moelle. Parmi les patients ayant reçu l'intégralité de l'intensification thérapeutique, 7 sur 18 (39%) ont survécu sans progression avec un suivi moyen de 26 mois, 2 sur 18 sont vivants avec progression et 9 sur 18 (50%) sont morts de la maladie.CONCLUSIONS. L'association d'une chimiothérapie conventionnelle et d'une intensification de consolidation avec AGM est bien tolérée et permet d'obtenir des survies sans progression chez certains patients porteurs de récidives chimiosensibles de CCG.

BACKGROUND. Patients with relapsed germ cell cancer (GCT) have a poor prognosis when treated solely with conventional chemotherapy; high dose chemotherapy with autologous bone marrow rescue (ABMR) has shown curative potential in patients with relapsed and refractory GCT. This protocol was designed to incorporate high dose therapy with initial salvage therapy. METHODS. Twenty-three patients in the first relapse of GCT received two cycles of conventional dose cisplatin-based therapy (either vinblastine, ifosfamide and cisplatin [VeIP] or cisplatin, vinblastine, and bleomycin) followed by carboplatin (1500-2100 mg/m2) and etoposide (1200-2250 mg/m2) given in divided doses with ABMR. RESULTS. Eighteen of 23 patients completed protocol therapy including high dose therapy. Five of 23 did not undergo high dose therapy due to: insurance refusal (1); patient refusal (1); active infection (1); central nervous system metastasis (1); death on induction therapy (1). Response to two courses of conventional dose induction therapy (N = 23) was complete response (CR), 8; partial response (PR), 12; stable disease (SD), 2; and toxic death, 1. Two of five individuals who did not continue with high dose therapy are alive and progression free after conventional salvage therapy and surgery with at least 24 months of follow-up. Outcome after high dose therapy (N = 18) was CR, 9, PR, 6, SD, 1, and PD, 2. Two patients who were in PR after receiving two cycles of conventional dose therapy were converted to CR using high dose therapy. There was only one treatment-related death in this cohort, a septic death during VeIP induction therapy. There were no transplant related deaths. Of those patients completing high dose therapy, 7 of 18 (39%) survived, progression free with a median follow-up of 26 months, 2 of 18 are alive with active disease, and 9 of 18 died of recurrent disease. CONCLUSIONS. Conventional dose induction therapy followed by consolidation with high dose therapy and ABMR is well tolerated and provides prolonged disease-free survival in some patients with chemosensitive relapsed germ cell cancer.

Mots clés:
Testis / germ cell tumor / chemotherapy
Mots-clés:
Testis / germ cell tumor / Chemotherapy
Echappement hormonal et hormonothérapie intermittente dans le modèle LN CaP de cancer prostatique humain.
Androgen-independent progression in the human prostate LNCaP tumor model is delayed by intermittent androgen suppression.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 375-385

L'échappement hormonal est inévitable après castration chez les patients porteurs de cancer prostatique. Des résultats observés sur des modèles animaux suggèrent que la résistance aux androgènes pourrait résulter de mécanismes d'adaptation cellulaire activés par la suppression des androgènes. Si celà est vrai, la réintroduction, ou le maintien de bas niveaux d'androgènes pourraient supprimer ou réduire ces mécanismes. L'objectif de cet étude était de déterminer si une suppression intermittente des androgènes pouvait retarder l'apparition de la sécretion de PSA androgéno-indépendante par les cellules du modèle expérimental LNCaP, par rapport aux résultats obtenus après castration continue. Le niveau sérique de PSA est hautement corrélé avec le volume tumoral LNCaP et diminue rapidement après castration. 3 à 4 semaines après castration, les tumeurs LNCaP deviennent hormono-résistantes quant à l'expression du gène du PSA et produisent du PSA à des niveaux comparables aux niveaux avant castration. Dans cette étude, les souris traitées par castration intermittente ont reçu des implants sous-cutanés de testostérone à partir de 2 semaines après castration chirurgicale; des cycles de supplémentation en testostérone pendant une semaine suivie de deux semaines de suppression androgènique ont été répétés jusqu'à ce que les niveaux de PSA sérique ne retournent plus à la valeur de base. La castration intermittente a multiplié le délai d'apparition de production de PSA indépendante des androgènes par trois en comparaison avec la castration continue (77 jours en moyenne contre 26). Le PSA sérique et l'ARN messager du PSA intratumoral sont restés à des niveaux de castration jusqu'à 60 jours après castration dans le groupe traité par hormonothérapie intermittente chez 75% des animaux, alors que dans le groupe traité par castration continue le PSA sérique dépassait le niveau de castration après 28 jours de castration chez tous les animaux. Après castration, le PSA sérique a augmenté 9 fois plus vite après castration continue qu'après castration intermittente. Ces observations utilisant la castration intermittente sur le modèleLNCaP suggèrent que le délai d'apparition de la sécrétion de PSA androgéno-indépendante est trois fois plus long, peut-être à cause d'une différenciation induite par les androgènes ou d'une diminution d'expression d'un gène androgèno-réprimé.

Androgen-independent progression invariably occurs following castration of patients with prostate cancer. Animal model data suggest that androgen resistance may result from adaptive cell survival mechanisms activated by androgen withdrawal. If this is true, then re-exposure to, or low levels of, androgens may suppress or downregulate these mechanisms. The objective of this study is to determine whether intermittent androgen suppression (IAS) delays the onset of nonandrogen-regulated PSA production in the LNCaP prostate tumour model, when compared to continuous androgen suppression (CAS). Serum PSA levels correlate highly with LNCaP tumour volume and decrease rapidly following castration; beginning 3-4 weeks post-castration LN CaP tumours become androgen-independent with respect to PSA gene expression and produce PSA in amounts similar to precastrate state. In this study, IAS-treated mice were implanted with testosterone pellets beginning two weeks post-castration; cycles of testosterone replacement for 1 week and withdrawal for 2 weeks were repeated until serum PSA levels no longer returned to baseline. IAS therapy prolonged time to androgen-independent PSA production 3-fold, from an average of 26 days in the CAS group to 77 days in the IAS group. Serum and LNCaP tumour mRNA PSA levels remained below precastrate levels by 60 days post-castration in 75% of the IAS group, while serum PSA in all mice in the CAS group exceeded precastrate PSA by 28 days post-castration. Following castration, serum PSA levels increased 9-fold faster with CAS compared to IAS therapy. Observations using IAS in the LNCaP tumour model suggest that the onset of androgen-independent PSA gene regulation is prolonged 3-fold, perhaps due to androgen-induced differentiation and/or downregulation of androgen-suppressed gene expression.

Mots clés:
prostate / Tumeur / hormono-résistance / Hormonothérapie / expérimentation animale
Mots-clés:
prostate / tumor / hormone resistance / endocrine therapy / animal experiment
Echo-doppler couleur du jet urétéro-vésical. Aspects normaux. Application à l'obstruction urétérale aiguë
Colour Doppler ultrasound of the ureterovesical stream. Normal features. Application to acute ureteric obstruction.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 40-47

Une étude du jet urétéro-vésical chez l'adulte en écho-doppler couleur a été réalisée pour définir les aspects normaux, les variantes et les anomalies du jet urétéral en comparant 50 sujets normaux et 19 sujets ayant une colique néphrétique par lithiase urétérale. L'examen a comporté une recherche de la fréquence, l'intensité, la morphologie et de la symétrie du jet urétéro-vésical. Chez les sujets normaux, le jet peut être absent surtout en cas de restriction hydrique (36%), présent et symétrique (34%), ou asymétrique (30%). Chez les patients porteurs d'une lithiase urétérale, en période non douloureuse et absence d'obstacle à l'UIV, le jet est normal et symétrique (9 %), en période douloureuse avec obstacle à l'UIV, le jet urétéral est soit absent (47%) soit anormal et asymétrique (31%). Un jet continu, très évocateur d'obstacle est rencontré dans 5 cas. L'échographie Doppler couleur est un nouveau moyen simple qui pourrait aider au diagnostic de colique néphrétique notamment dans le cas où les cavités pyélocalicielles ne sont pas dilatées.

A colour Doppler ultrasound study of the ureterovesical was performed to define the normal features, variants and abnormalities of the ureteric stream by comparing 50 normal subjects and 19 subjects with renal colic due to ureteric stones.The examination included assessment of the frequency, intensity, morphology and symmetry of the ureterovesical stream. In normal subjects, the stream was either absent, especially in the case of fluid restriction (36%), present and symmetrical (34%) or asymmetrical (30%).In patients with ureteric stones, during a non-painful period and in the absence of obstruction on IVU, the stream was normal and symmetrical (9%) while during a painful period with obstruction on IVU, the ureteric stream was either absent (47%) or abnormal and asymmetrical (31%). A continuous stream, very suggestive of obstruction, was observed in 5 cases. Colour Doppler ultrasound is a new, simple method which may be helpful in the diagnosis of renal colic, particularly in cases in which the pyelocaliceal cavities are not dilated.

Mots clés:
obstruction de la voie urinaire supérieure / imagerie / Echographie doppler / Colique néphrétique
Mots-clés:
upper urinary tract obstruction / imaging / doppler ultrasonography / acute renal colic
Echographie de l'urètre : valeur pronostique de l'échostructure de la fibrose spongieuse péristénotique. Etude prospective sur 33 patients.
Ultrasonography of the urethra : prognostic value of the echostructure of the peristenotic fibrosis of the corpus spongiosium : prospective study in 33 patients.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 628-632

BUTS : Apport de l'échographie dans le bilan morphologique pré-thérapeutique des sténoses de l'urètre antérieur et dans l'appréciation du risque de récidive après urétrotomie interne.
MATERIEL ET METHODES : 33 patients (18-89 ans) opérés par urétrotomie interne d'une sténose de l'urètre antérieur et suivis pendant au moins 6 mois. Echographie urétrale pré-opératoire notant le nombre, la longueur, le degré de sténose ainsi que l'échostructure du tissu fibreux spongieux péri-sténotique.
RESULTATS : Visualisation par échographie de l'ensemble des sténoses sans faux positif, ni faux négatif. 11 patients récidivent : délai moyen 5,7 mois (1-16 mois); 22 patients sans récidive : délai moyen 15,5 mois (6-36 mois). La fibrose spongieuse associée au rétrécissement est iso-échogène au corps spongieux (19 cas) ou hyperéchogène au corps spongieux (14 cas). Absence de corrélation statistique entre l'échostructure du tissu fibreux et le risque de récidive après urétrotomie interne.
CONCLUSION : L'échographie permet une excellente analyse des caractéristiques morphologiques d'une sténose de l'urètre antérieur chez l'homme. Il n'y a pas, dans notre expérience, et contrairement aux données restreintes de la littérature, de corrélation entre l'échostructure de la fibrose péristénotique et le risque de récidive après urétrotomie interne.

OBJECTIVES : The contribution of ultrasonography to pretreatment morphological assessment of strictures of the anterior urethra and assessment of the risk of recurrence after internal urethrotomy. MATERIAL AND METHODS : 33 patients (16-89 years) operated by internal urethrotomy for stricture of the anterior urethra and followed for at least 6 months.Preoperative urethral ultrasonography, recording the number, length and degree of strictures and echostructure of the peristenotic fibrosis of the corpus spongiosium. RESULTS : Ultrasound visualization of all urethral strictures, with no false-positives and no false-negatives. 11 patients relapsed after a mean interval of 5.7 months (1-16 months), 22 patients did not present recurrence : mean interval : 15.5 months (6-36 months). Corpus spongiosum fibrosis associated with urethral stricture is isoechoic to the corpus spongiosum (19 cases) or hyperechoic to the corpus spongiosum (14 cases). No statistical correlation was observed between the echostructure of the fibrous tissue and the risk of recurrence after internal urethrotomy.
CONCLUSION : Ultrasonography allows excellent analysis of the morphological characteristics of a stricture of the male anterior urethra. In our experience, and in contrast with the limited data of the literature, no correlation was observed between the echostructure of the peristenotic fibrosis and the risk of recurrence after internal urethrotomy.

Mots clés:
Urèthre / sténose / imagerie / échographie endo-uréthrale
Mots-clés:
Urethra / stenosis / imaging / transurethral ultrasonography
Echographie prostatique en pratique radiologique quotidienne : enquête auprès de 122 radiologues
Prostatic ultrasonography in routine radiological practice : a survey among 122 radiologists.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 95-100

BUTS : Evaluer les indications et les modes de réalisation des échographies de prostate en pratique radiologique quotidienne. MÉTHODES : Un questionnaire anonyme adressé à 122 radiologues sous forme de 18 QCM.
RÉSULTATS : Parmi les 76 réponses, 90% étaient des hommes, 90% des libéraux et 94% pratiquaient régulièrement des échographies prostatiques sans renseignements cliniques (81%). L'exploration prostatique était endorectale (60%) associée à une échographie rénale et vésicale. Les indications étaient : des troubles fonctionnels urinaires (56%) et des anomalies du PSA (40%). L'échographie prostatique était jugée utile pour calculer les volumes prostatiques pour 59% et dans le bilan d'extension néoplasique (81%). Les radiologues ne réalisaient pas de toucher rectal préalable à 80%. Les patients étaient informés à 59%.
CONCLUSION : Les indications observées ne correspondaient pas aux consensus urologiques mais l'échographie était réalisée selon les recommandations classiques. Cette étude pourrait justifier de mieux préciser le rôle de l'échographie dans la pathologie rostatique.

OBJECTIVE : To evaluate the indications and practical modalities of prostatic ultrasonography in routine radiological practice. METHODS : An anonymous questionnaire composed of 18 multiple choice questions was sent to 122 radiologists. RESULTS : Among the 76 responses, 90% were men, 90% were in private practice and 94% regularly performed prostatic ultrasonography without clinical information (81%). The prostatic examination was performed by transrectal ultrasonography (60%) combined with vesical and renal ultrasonography. The indications were : urinary functional disorders (56%) and abnormal PSA (40%). Prostatic ultrasonography was considered to be useful to calculate prostatic volumes by 59% of radiologists and in the staging of prostatic cancer (81%). 80% of radiologists did not start by performing digital rectal examination. 59% of patients were informed.
CONCLUSION : The observed indications did not correspond to urological consensus recommendations, but ultrasonography was performed according to classical recommendations. This study could justify a more precise definition of the role of ultrasonography in prostatic disease.

Mots clés:
prostate / Tumeur / échographie endo-rectale / dépistage / enquête d'opinion
Mots-clés:
prostate / tumor / transrectal ultrasonography / Screening / opinion survey
Echographie-doppler couleur dans l'exploration de l'impuissance d'origine vasculaire.
Color doppler ultrasonography in the investigation of vasculogenic impotence.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 420-426

102 malades avec une suspicion d'impuissance d'origine vasculaire ont eu une échographie doppler couleur des artères caverneuses. En se basant sur les courbes vélocimétriques d'un impuissant d'origine psychogène, des vitesses systoliques supérieures à 25 cm/s et des vitesses diastoliques inférieures à 5 cm/s ont été considérées comme des valeurs normales après injection intra- caverneuse de 20 mg de Papavérine. Soixante et un patients ont eu une cavernométrie et 11 une artériographie honteuse interne bilatérale. Les 10 malades avec artériographie anormale avaient une vitesse systolique inférieure à 25 cm/sec. 13 des 15 malades avec une vitesse diastolique en fin de diastole supérieure à 5 cm/s avaient une fuite veineuse définie par un débit de maintien de l'érection pendant la cavernométrie supérieur à 25 ml/mn. La vitesse diastolique est un excellent reflet du fonctionnement du système veino-occlusif, à condition que les vitesses systoliques se maintiennent à une valeur normale. En cas d'insuffisance d'apport artériel, une vitesse diastolique de moins de 5 cm/sec est ininterprétable et une cavernométrie est indispensable pour détecter une fuite veineuse associée. L'incorporation de l'imagerie couleur au doppler pulsé des artères caverneuses autorise un repérage rapide des vaisseaux et un calcul facilement reproductible des vitesses circulatoires faisant de l'écho-doppler couleur l'examen de référence pour débuter l'exploration de l'impuissance d'origine vasculaire.

102 patients with suspected vasculogenic impotence were evaluated with color doppler sonography. Measurement of normal systolic and diastolic velocities were obtained from the cavernosal arteries of patients responding by a full erection after intra-cavernosal injection of 20 mg of Papaverine. A correlation with cavernosometry was obtained in 61 patients and with selective internal pudendal arteriography in 11. The 10 patients with abnormal arteriograms had a systolic velocity 5 cm/sec had a venous leak defined by a maintenance flow rate of erection during cavernosometry > 25 ml/mn. End diastolic velocity is an excellent index of the function of the veno-occlusive system, provided the systolic velocity remains at a normal value. In case of arterial insufficiency, a diastolic flow

Mots clés:
andrologie / dysérection / imagerie / Echographie doppler
Mots-clés:
andrology / Erectile dysfunction / imaging / doppler ultrasonography
Effect of medical management and residual fragments on recurrent stone formation following shock wave lithotripsy.
Effect of medical management and residual fragments on recurrent stone formation following shock wave lithotripsy.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 153, 27-33

BUTS. L'objectif de l'étude est d'étudier les rôles joués par les fragments résiduels et le traitement médical approprié après LEC, dans la survenue d'une récidive lithiasique. PATIENTS ET METHODES. Les auteurs ont sélectionné 80 patients traités par LEC et adressés pour prise en charge métabolique et traitement médical de leur maladie lithiasique. Après la LEC, 31 patients n'avaient plus de calcul et 49 avaient des fragments résiduels. Tous les patients ont maintenu une diurèse quotidienne de deux litres et une alimentation équilibrée. Divers traitements médicaux, fonction des anomalies métaboliques observées, ont été instaurés. Dans les 4 mois qui ont suivi la LEC, 25 patients ont interrompu le traitement médical pour diverses raisons. Après un suivi moyen de 43,2 mois, les auteurs ont déterminé le taux de formation lithiasique individuel moyen avant et après LEC, pour ces patients classés en 4 groupes en fonction de la présence ou non de fragments résiduels après LEC et la poursuite ou non du traitement médical. RESULTATS. Le traitement médical diminue ce taux de façon significative chez tous les patients avec ou sans fragments résiduels. Pour les patients non traités médicalement, les seules règles hygiénodiététiques n'ont permis qu'un abaissement non significatif de ce taux. De la même façon le traitement médical augmente de façon significative dans chaque groupe, le nombre de patients qui ne font pas de récidive. Le traitement médical diminue la masse lithiasique à terme des patients avec fragments résiduels. CONCLUSION. Une étude des coûts de la récidive lithiasique est largement en faveur des groupes de patients traités médicalement et en faveur des groupes sans fragments résiduels.

Minimal emphasis has been placed on the clinical sequelae of residual stone fragments following shock wave lithotripsy. Moreover, there are no studies investigating the role of medical therapy on the course of stone disease in patients with residual fragments. In this retrospective, nonrandomized review, we evaluated 80 patients who had undergone shock wave lithotripsy at various institutions in Texas and were referred to our mineral metabolism clinic for metabolic evaluation and medical management of the stone disease. Of the patients 31 were determined to be stone-free following lithotripsy, while 49 had residual stone fragments. All patients were contacted an average of 43.2 months (range 9 to 79) following shock wave lithotripsy and the radiographs were reviewed. Patients were placed into 4 groups after shock wave lithotripsy: stone-free or residual fragments on or off medical therapy. In the stone-free group (19 patients), medical treatment produced a significant decrease in stone formation from a median of 0.67 to 0.0 stones per patient per year (p

Mots clés:
stones / extracorporeal lithotripsy / recurrence / residual calculus
Mots-clés:
stones / extracorporeal lithotripsy / recurrence / residual calculus
Effect of nitric oxide-donor, linsidomine chlorhydrate, in treatment of human erectile dysfunction caused by venous leakage
Effect of nitric oxide-donor, linsidomine chlorhydrate, in treatment of human erectile dysfunction caused by venous leakage
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1993, 42, 409-411

Plusieurs travaux experimentaux récents ont démontré que l'oxyde nitrique (NO) était le neurotransmetteur responsable de la relaxation des cellules musculaires lisses du tissu érectile. Les auteurs ont étudié les effets du chlorhydrate de lindosamine (SIN 1), qui est un libérateur direct du NO, chez 30 patients atteints d'une impuissance par fuite veineuse confirmée par pharmaco-cavernométrie dynamique et cavernographie. Le débit de provocation de l'érection était de 152±68 ml/mn (extrêmes 84-220) avec un débit de maintien à 81±39 ml/mn (42-120). La réponse au SIN 1 n'a jamais été supérieure à celle obtenue par la prostaglandine E1 (Pg E1). Dans 22 cas, la réponse au SIN 1 était inférieure à la réponse à la Pg E1. Aucun effet secondaire local ou général n' a été observé avec le SIN 1. En conclusion, le SIN 1 n' a pas été supérieur à la Pg E1 dans le traitement de l'impuissance par fuite veineuse. Ces résultats plaident contre un rôle majeur du NO dans la physiopathologie de l'impuissance par fuite veineuse.

Recent experimental work has demonstrated that nitric oxide (NO) is the neurotransmitter responsible for cavernous smooth muscle relaxation. We studied the effect of a direct NO-donor, linsidomine chlorhydrate (SIN-1), in 30 patients with venous leakage confirmed by dynamic pharmacocavernosography and pharmacocavernosometry that was refractory to prostaglandin E1 (PGE1) under the assumption that the more physiologic approach might give better results. In all 30 patients, response to SIN-1 was no better, and in 22 cases it was less than the response to PGE1. No systemic or local side effects of SIN-1 were observed. SIN-1 is not superior to PGE1 in the treatment of erectile dysfunction caused by venous leakage, and failure of NO-mediated smooth muscle relaxation does not play a part in the entity, Çvenous leakage.È

Mots clés:
andrology / erectile dysfunction / neuropharmacology / nitric oxide
Mots-clés:
andrology / Erectile dysfunction / neuropharmacology / Nitric oxide
Effect of patient age on early detection of prostate cancer with serum prostate-specific antigen and digital rectal examination.
Effect of patient age on early detection of prostate cancer with serum prostate-specific antigen and digital rectal examination.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1993, 42, 365-374

Cette étude a été élaborée pour déterminer les effets de l'âge par décade sur l'efficacité du toucher rectal (TR) et du dosage de l'antigène spécifique de prostate (PSA) pour la détection du cancer prostatique chez les hommes de plus de 50 ans. Une étude prospective multicentrique a été menée dans six centres universitaires. 6630 volontaires ont subi un dosage de PSA (Hybritech) et un TR. Des biopsies des 4 quadrants prostatiques ont été faites si le PSA était supérieur à 4 ng/ml ou si les résultats du TR étaient suspects. Un total de 1167 biopsies ont été faites et 264 cancers ont été diagnostiqués. Le taux de détection du cancer est passé de 3% chez les hommes de 50 à 59 ans à 14% chez les hommes de plus de 80 ans (p

This study was designed to determine the effects of age by decade on the efficacy of digital rectal examination (DRE) and serum prostate-specific antigen (PSA) for early detection of prostate cancer in men aged fifty and over. A prospective multicenter clinical trial was conducted at six university centers. All 6,630 male volunteers underwent a serum PSA (Hybritech, Tandem) determination and DRE. Quadrant biopsies of the prostate were performed if PSA was > 4 ng/mL or DRE suspicious. A total of 1,167 biopsies were performed, and 264 cancers were detected. The cancer detection rate increased from 3 percent in men aged fifty to fifty-nine to 14 percent in men eighty years or older (p or = 70, p

Mots clés:
prostate / tumor / Screening / Âge / PSA
Mots-clés:
prostate / tumor / Screening / Age / PSA
Effect of piezoelectric energy on porcine kidneys using the EDAP LT.02.
Effect of piezoelectric energy on porcine kidneys using the EDAP LT.02.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 153, 1295-1298

EDAP international (Cambridge, Massachusetts) a développé un nouveau lithotripteur piézoélectrique (LT.02) qui diffère du premier et plus ancien modèle (LT.01) par deux importants aspects: la méthode de repérage du calcul et la puissance disponible. Le LT.02 fournit en même temps et sur le même alignement une image radioscopique et échographique en temps réel. Le maximum d'énergie est de 1400 bar (comparés aux 1100 bar du LT.01). Le but de cette étude était de déterminer si le traitement avec le lithotripteur piézoélectrique LT.02 pourrait causer des dégâts significatifs sur le rein de minipigs. Ainsi 18 minipigs ont été divisés en 3 groupes de 6. Chaque groupe a reçu un traitement de 20, 40 ou 60 minutes; le niveau de puissance et la fréquence des ondes de choc ont été placés au niveau maximum durant toute la session thérapeutique. Trois porcs de chaque groupe ont été sacrifiés à 72 heures (étude ÇaiguëÈ). Les 9 autres porcs ont été sacrifiés à 1 mois après le traitement par le LT.02 (étude ÇchroniqueÈ). Les effets histopathologiques des reins traités ont révélé que 33% des 9 porcs de l'analyse ÇaiguëÈ ont développé un petit hématome sous-capsulaire, tandis que 66% avaient une petite contusion corticale (

EDAP International (Cambridge, Massachusetts) has developed a new piezoelectric lithotripter (LT.02) that differs from their earlier model (LT.01) in two important respects: method of stone visualization and available power. The LT.02 provides both in-line fluoroscopy as well as real time ultrasound. The maximum energy is 1400 Bar (compared with 1100 Bar in the LT.01). The purpose of this study was to determine whether treatment with the EDAP LT.02 piezoelectric lithotripter would cause significant renal injury in minipigs. Accordingly, 18 minipigs were divided into 3 groups of 6. Each group received a treatment of 20, 40 or 60 minutes; the power level and shock wave frequency were kept at maximal levels throughout the treatment period. Three pigs from each group were sacrificed at 72 hours (acute). The remaining 9 pigs were sacrificed 1 month following LT.02 treatment (chronic). Histopathologic analysis of the treated kidney revealed that 33% of the 9 acute pigs developed a small capsular hematoma, whereas 66% showed only a small parenchymal contusion (

Mots clés:
extracorporeal lithotripsy / kidney / traumatic lesion / animal experiment
Mots-clés:
extracorporeal lithotripsy / Kidney / traumatic lesion / animal experiment
Effect of repeated instillation of interstitial cystitis urine on the rabbit urinary bladder
Effect of repeated instillation of interstitial cystitis urine on the rabbit urinary bladder
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Urology, 1993, 42, 646-652

Une des théories physiopathologiques de la cystite interstitielle repose sur la présence de toxines dans les urines des patients. Le but de notre étude a été de vérifier cette hypothèse. PATIENTS ET METHODES: Nous avons injecté de l'urine de patients porteurs de cystites interstitielles dans des vessies de lapin deux fois par semaine pendant 6 semaines. Dans une première étude le contact entre les urines et la vessie du lapin a été de 1 heure. Trois groupes ont été étudiés : instillations avec des urines provenant de patients malades, instillations avec des urines provenant de volontaires sains, et instillations de sérum physiologique. Dans une deuxième étude les urines pathologiques ont été séparées après centrifugation en deux catégories : une fraction lourde comportant les composés à haut poids moléculaire et une fraction légère comportant les composés de faible poids moléculaire. Les animaux ont été exposés soit à la fraction à haut poids moléculaire, soit à la fraction de faible poids moléculaire, soit à des urines provenant de patients volontaires sains, soit à du sérum physiologique. Après les six semaines, tous les animaux ont eu une cystoscopie, puis une cystectomie pour études anatomopathologiques et physiologiques sur la contractilité vésicale. RESULTATS. Des signes macroscopiques de cystite interstitielle ont été retrouvés chez 3/4 des animaux traités par les urines pathologiques non centrifugées et dans 1 cas un ulcère de Hunner a été observé. Des pétéchies apparaissant en phase de réplétion vésicale ont été observées chez 5 animaux traités par la fraction de haut poids moléculaire d'urines pathologiques, alors que nous n'en n'avons pas retrouvé dans les autres groupes. Les animaux traités par des urines pathologiques ont eu également des modifications histologiques évocatrices associant oedème, infiltration cellulaire dans la lamina propria, la sous-muqueuse et les tissus péri-vasculaires. Cependant nous n'avons pas pu mettre en évidence de différence entre les différents groupes en ce qui concerne la contractilité, ou la capacité vésicale. CONCLUSIONS . Nos résultats indiquent qu'il existe dans les urines des patients atteints de cystite interstitielle un composé de poids moléculaire supérieur à 10 kd qui induit des modifications des vessies de lapin ressemblant à celles observées chez les patients atteints de cystite interstitielle.

One theory for the etiology of interstitial cystitis (IC) proposes toxic substances in the urine. This hypothesis was tested in our laboratory by infusing urine into the bladders of rabbits twice weekly for six weeks. For the first study rabbits were treated by one-hour biweekly intravesical exposure to urine from a symptomatic interstitial cystitis patient, a normal volunteer, or physiologic saline. For the second study, animals were exposed to both a high and a low molecular weight fraction of urine pooled from 7 interstitial cystitis patients, 7 normal female volunteers, and physiologic saline. At the end of six weeks the animals were cystoscoped and the bladder was removed the following day for histologic and contractile studies. Post-distention glomerulations were observed in 3 of the 4 whole IC urine-treated animals and an ulcer identical to the classic ÇHunner's ulcerÈ was seen in one of these animals. Post-distention petechial hemorrhages were also noted in all 5 of the high molecular weight IC urine-treated animals but in none of the others, suggesting a difference between IC and normal urine. These IC urine-treated groups also showed the greatest degree of histologic changes including edema and plasma cell infiltrates in the lamina propria, submucosa and perivascular tissue. However, there was no statistically significant difference in bladder capacity, micturition patterns, or contractile response of bladder strips. These results indicate that there are substances with nominal molecular weight greater than 10 kD in interstitial cystitis urine that induce changes in the rabbit bladder that resemble bladders of interstitial cystitis patients.

Mots clés:
interstitial cystitis / etiopathogenesis / animal experiment
Mots-clés:
Interstitial cystitis / etiopathogenesis / animal experiment
Effect of transurethral resection of the prostate on detrusor instability and urge incontinence in elderly male
Effect of transurethral resection of the prostate on detrusor instability and urge incontinence in elderly male
2001
- Article original
- Réf : Neurourol Urodyn, 1993, 12, 445-453

BUT. Une instabilité vésicale est habituellement observée chez les hommes porteurs d'une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Elle disparaît dans environ 2/3 des cas après résection endoscopique. Par ailleurs l'instabilité vésicale est également fréquemment rencontrée chez les hommes âgés en dehors de tous troubles obstructifs. Cette étude a été faite afin de déterminer si l'instabilité vésicale de l'homme âgé pouvait être améliorée par la résection endoscopique de prostate ou bien si ces symptômes étaient dus à des modifications de la physiologie vésicale en rapport avec l'âge. PATIENTS ET METHODES. Les auteurs ont inclus dans une étude prospective 12 hommes (âge moyen 80 ans) se plaignant de troubles mictionnels irritatifs à type d'urgences mictionnelles, de pollakiurie, et de fuites d'urines, associés à des troubles obstructifs en rapport avec une HBP. Ces patients ont eu pendant 24 heures un enregistrement video urodynamique avant et après résection endoscopique. RESULTATS. En pré-opératoire, il existait une instabilité vésicale chez tous les patients. Celle-ci n'a disparu en post-opératoire que dans 1 cas. Par ailleurs, 11/12 patients présentaient une incontinence pré-opératoire. Après résection, 8/11 ont eu une amélioration de leur continence. Les patients qui ont été les plus améliorés ont été ceux dont les symptômes obstructifs étaient les plus marqués en pré-opératoire.CONCLUSION. Les troubles mictionnels irritatifs de l'homme âgé sont plus dûs à des modifications vésicales qu'à l'obstruction prostatique. Les résultats de la résection endoscopique sur ces troubles sont donc très incomplets. L'exploration urodynamique pré-oparétoire des patients incontinents et porteurs d'une HBP est utile puisque les meilleurs résultats sont obtenus chez les patients les plus obstrués.

Detrusor instability is common in men with evidence of outflow obstruction due to benign prostatic hypertrophy and typically reverses in about two thirds of patients after transurethral resection of the prostate (TURP). It is also common among the elderly without outflow obstruction and may lead to urge incontinence. To determine whether TURP has an effect on detrusor instability and urge incontinence in elderly men, or whether these abnormalities are due to other age-associated changes, 12 males (mean age 80 years) with urge incontinence or frequency and urgency of micturition, and symptomatic benign prostatic hypertrophy, were studied by 24-hour monitoring of incontinence and videourodynamic examination, before and after TURP; 7/12 patients were significantly cognitively impaired. Preoperatively, all patients showed detrusor instability, which reversed postoperatively in only one patient, a significantly smaller proportion than that consistently reported in younger patients. Preoperatively, 11/12 patients were incontinent. After TURP, 8/11 patients had an improvement in the amount of incontinence, by up to 458 g in 24 hours. Those who improved had been urodynamically more severely obstructed preoperatively. Those with the most improvement were also cognitively impaired. We conclude that, in the geriatric population, detrusor instability and urge incontinence may be the result of age-associated changes and not secondary to obstruction. Detrusor instability is likely to persist following TURP. Preoperative urodynamic assessment of obstruction in the incontinent male with benign prostatic hypertrophy may be useful since the severity of incontinence responds well to TURP if there is marked obstruction. Cognitive impairment should not be a deterrent to operation.

Mots clés:
prostate / BPH / lower urinary tract symptom / transurethral resection / outcome
Mots-clés:
prostate / BPH / lower urinary tract symptom / transurethral resection / outcome