Base bibliographique

Résultats de la lithotritie extra-corporelle par lithotriteur hydroélectrique à repérage écho-graphique : étude sur 546 patients, facteurs pronostiques.
Results of ultrasound-guided hydroelectric extracorporeal lithotripsy in a series of 546 patients and assessment of prognostic factors.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 671-678

BUT : Rechercher l'existence de critères radiographiques simples, utilisables en consultation, et pronostiques de résultat de la lithotritie extra-corporelle (LEC). METHODES : L'étude a porté sur 546 patients traités par LEC sur un appareil hydroélectrique à repérage échographique. Les résultats ont été évalués sur des néphrotomographies sans préparation, et l'échographie réalisées au troisième mois. Le succès a été défini comme l'exclusion de tout fragment résiduel, quel que soit sa taille, sans fragment (SF). L'étude a porté sur 485 dossiers après exclusion des perdus de vue. Les facteurs pronostiques ont été évalués critère par critère, puis en multivarié, par une analyse en régression multiple ascendante.
RESULTATS : Le taux de SF selon nos critères a été de 57,5%. Les calculs plus denses que l'os (pCONCLUSION : Les calculs denses, lisses, de plus de 12 mm, situés dans le calice inférieur apparaissent, dans cette étude, particulièrement résistants au traitement par LEC. A partir de ce résultat, les auteurs proposent une étude prospective clinique visant à comparer les résultats de la LEC et de la néphrolithotomie per cutanée réalisée d'emblée, sur ce type de calcul à haut risque d'échec.

OBJECTIVE: To investigate the existence of simple radiographic prognostic criteria, applicable on an outpatient basis, predictive of the result of extracorporeal lithotripsy (ECL). METHODS: This study was based on 546 patients treated by ECL using a hydroelectric apparatus. The results were evaluated on plain nephrotomographies and ultrasonography performed at the third month. Success was defined as the elimination of all residual fragments, regardless of their size, without fragments (WF). Analysis concerned 485 files after exclusion of patients lost to follow-up. Prognostic factors were evaluated criterion by criterion, and then by multiple ascending regression multivariate analysis. RESULTS: The fragment-free rate according to our cirteria was 57.5%. Significantly poorer results were obtained for stones denser than bone (p

Mots clés:
Lithiase / Calcul / lithotripsie extra-corporelle / échographie / Pronostic
Mots-clés:
stones / calculus / extracorporeal lithotripsy / ultrasonography / prognosis
Résultats de la radiothérapie des adénocarcinomes prostatiques localisés.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 36-42

Une radiothérapie avec intention curative est classiquement indiquée pour des adénocarcinomes prostatiques classés T1, T2 ou T3 selon l'U.I.C.C., sans adénopathie radiologiquement détectable et sans métastase à distance. L'influence de cette radiothérapie sur la survie est difficile à apprécier, en l'absence d'essai thérapeutique comparatif. Cependant, la survie n'est pas le meilleur critère pour apprécier les résultats d'un traitement à action purement locale tel que la radiothérapie des adénocarcinomes localisés. Ce sont en effet les métastases à distance qui sont sauf exception à l'origine des décès secondaires au cancer prostatique, et une influence des traitements locaux sur l'évolution métastatique n'a pu être jusqu'ici montrée. La survie décroît en proportion du volume tumoral, mais ce sont le grade histopronostique et l'envahissement ganglionnaire qui sont le plus fortement corrélés avec la survie. Pour Bagshaw, la survie après radiothérapie exclusive est de 63% à plus de 80% à 10 ans pour les malades N- et de 20% pour les malades N+; pour Bagshaw aussi, la survie spécifique à 15 ans est de 100% pour un indice de Gleason 2-4, 85% pour un indice 5, 60% pour un indice 6, 40% pour un indice 7, et 30% pour un indice 8-10. Le taux global de récidive locale a été estimée après radiothérapie externe à 0-6% pour le stade A, 11-15% pour le stade B, et 22-34% pour le stade C. Il est supérieur après curiethérapie par iode 125. Le dosage du PSA, lorsque la concentration de celui-ci est élevée, est la méthode la plus précise pour suivre l'évolution d'un adénocarcinome prostatique. Le taux résiduel du PSA est rarement nul, puisque la prostate est en place. En fait, c'est la cinétique de la concentration en PSA qui est le paramètre le plus significatif; une décroissance du PSA de plus de 50% en 6 mois est le facteur pronostique le plus fortement corrélé à la survie. Le risque de complication sévère a diminué avec l'amélioration des techniques; il est de 10% pour le R.T.O.G. Le taux d'impuissance après irradiation externe est pour Bagshaw de 15% à 15 mois et de 50% à 7 ans. Les adénocarcinomes prostatiques ne sont que relativement rarement localisés (c'est à dire limités à la région prostatique) au moment du diagnostic. Il est néanmoins établi qu'environ 30% d'entre eux peuvent bénéficier d'un traitement fait avec intention curative par chirurgie totale et/ou irradiation (17); cette proportion a tendance a augmenter depuis qu'un certain nombre de ces cancers sont découverts à partir d'un dépistage par le dosage du PSA Nous nous proposons dans cette revue d'apprécier les résultats de la radiothérapie exclusive des adénocarcinomes prostatiques localisés, en termes de survie, de contrôle local et de complications. L'adénocarcinome prostatique est rarement localisé au moment du diagnostic. Environ 30% des patients peuvent bénéficier d'un traitement fait avec intention curative par chirurgie totale et/ou irradiation (17); cette proportion a tendance a augmenter depuis qu'un certain nombre de ces cancers sont découverts à partir d'un dépistage par le dosage du PSA. Nous nous proposons dans cette revue d'apprécier les résultats de la radiothérapie exclusive du cancer prostatique localisé, en termes de survie, de contrôle local et de complications.

Mots clés:
prostate / Tumeur / radiothérapie / résultat
Mots-clés:
prostate / tumor / radiotherapy / outcome
Résultats des anastomoses pyélourétérales sur uretère propre après complication de l'anastomose urétérovésicale en transplantation rénale
Results of pyeloureterostomy onto the native ureter after complication of ureterovesical anastomosis in renal transplantation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 47-51

BUTS : Les complications de l'anastomose urétéro-vésicale après transplantation rénale sont les complications chirurgicales les plus fréquentes estimées selon les séries entre 3 et 20%. Différentes techniques sont utilisées pour traiter les fuites, les sténoses ou les reflux anastomotiques. Nous présentons les résultats des anastomoses pyélourétérales utilisant l'uretère propre du receveur. MATÉRIELS ET MÉTHODES : De 1988 à 1996, 520 transplantations rénales de reins de cadavres ont été effectuées. L'anatomose urétérovésicale était faite selon la technique de Lich-Gregoir. Seize receveurs (3%) ont présenté une complication anastomotiques: 9 sténoses (1,7%), 6 fuites (1,1%), 1 reflux (0,2%). L'âge moyen du donneur était de 37 ans, la durée moyenne d'ischémie froide de 30 heures. Il y avait 8 reins droits et 8 reins gauches, transplantés en fosse iliaque droite dans 11 cas et gauche dans 5 cas. L'âge moyen des receveurs était de 42 ans, transplantés pour néphropathies dans 15 cas et pour uropathie dans 1 cas. La reprise chirurgicale a eu lieu 1 mois après la transplantation pour les fuites anastomotiques et 14 mois pour les sténoses. Dans tous les cas, l'uretère propre était repéré par une sonde urétérale, la voie d'abord était médiane sauf pour 3 fuites anastomotiques précoces (RÉSULTATS : Un greffon a été perdu à J1 pour thrombose de la veine rénale. Une néphrostomie a été posée à J2 pour obstruction de l'endoprothèse urétérale. Le contrôle pyélographique à J15 était normal dans tous les cas. Le suivi moyen était de 2,5 ans (2,9 ans pour les fuites anastomotiques, 2,2 pour les sténoses, 3,6 pour le reflux). Il y a eu 1 décès avec un greffon rénal fonctionnel 3 ans après l'intervention et une perte de greffon par rejet chronique 4 ans après. Il n'y a eu aucune complication sur le rein natif ipsilatéral à l'anastomose. Il n'y a eu aucune complication urétérale itérative, la créatinine moyenne 3 ans après l'intervention était de 141 mmol/l.
CONCLUSION : L'anastomose pyélourétérale est une technique sûre en cas de complications de l'anastomose urétérovésicale. La technique d'anastomose pyélourétérale par voie médiane a permis de réaliser un traitement en un temps, définitif de l'ensemble des complications anastomotiques de l'anastomose urétéro-vésicale avec une faible morbidité.

OBJECTIVES : Complications of the ureterovesical anastomosis after renal transplantation are the most frequent surgical complications, estimated to occur in 3 to 20% of cases, depending on the series. Various techniques have been used to treat anastomotic leaks, stenoses or reflux. We present the results of pyeloureterostomy using the recipient's own ureter. MATERIAL AND METHODS : 520 cadavre kidney renal transplantations were performed between 1988 and 1996. The ureterovesical anastomosis was performed according to the Lich Gregoir technique. Sixteen recipients (3%) developed an anastomotic complication: 9 stenoses (1.7%), 6 leaks (1.1%), 1 reflux (0.2%). The mean age of the donor was 37 years and the mean cold ischaemia time was 30 hours. There were 8 right kidneys and 8 left kidneys, transplanted in the right iliac fossa in 11 cases and left iliac fossa in 5 cases. The mean age of the recipients was 42 years, and they were transplanted for nephropathy in 15 cases and uropathy in 1 case. Surgical revision was performed 1 month after transplantation for anastomotic leaks and after 14 months for stenoses. In every case, the native ureter was identified by a ureteric catheter via a midline incision except for 3 cases of early anastomotic leak (CONCLUSION : Pyeloureterostomy is a reliable technique in the case of complications of the ureterovesical anastomosis. Pyeloureterostomy via a midline incision allowed one-stage definitive treatment of all anastomotic complications of the ureterovesical anastomosis with a low morbidity.

Mots clés:
Transplantation rénale / complication iatrogène / Fistule urinaire / sténose / chirurgie réparatrice
Mots-clés:
renal transplantation / iatrogenic complication / Urinary fistula / stenosis / reconstructive surgery
Résultats du BCG dans le traitement des tumeurs de vessie pTa et pT1. Evaluation d'un protocole long utilisant 75 mg de BCG de souche Pasteur
Results of BCG in the treatment of pTa and pT1 bladder tumours. Evaluation of a long protocol using 75 mg of Pasteur strain BCG.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 206-210

BUTS : Evaluation d'un protocole de BCGthérapie endovésicale utilisant 75 mg de BCG souche Pasteur, avec un traitement d'entretien de 2 ans et un recul atteignant 60 mois.
MATERIEL ET METHODES : 189 patients ayant subi une résection transuréthrale (RTU) d'une tumeur de vessie pTa (N=80) ou pT1 (N=109) sont inclus dans l'étude. La tolérance locale et générale est excellente. Nous avons comparé de façon rétrospective cette série à un groupe de patients traités par RTU seule (N=42) et un autre groupe traité par RTU et Mitomycine C (MMC) (N=81). Les 3 groupes sont statistiquement comparables.
RESULTATS : A 48 mois 62% des patients traités par BCG sont indemnes de récidive, alors que ce taux est de 18% pour les patients traités par RTU seule et 38% pour les patients traités par RTU et MMC (p=0,001). A 42 mois 11% des tumeurs pT1 traitées par BCG ont progressé vers un carcinome infiltrant, cette évolution étant survenue dans les 18 premiers mois dans tous les cas. Comparativement cette progression a intéressé 25% des pT1 traitées par RTU seule et 21% des tumeurs traitées par RTU et MMC.
CONCLUSION : Notre étude confirme l'efficacité de notre protocole de BCG dans la réduction du potentiel de récidive et de progression des tumeurs superficielles de la vessie, malgré la réduction de la dose à 75 mg. Par ailleurs, elle suggère la supériorité du BCG par rapport à la MMC en termes de récidive et de progression.

OBJECTIVES : Evaluation of a protocol of intravesical BCG therapy using 75 mg of Pasteur strain BCG with 2 years of maintenance treatment, and a follow-up of up to 60 months. MATERIAL AND METHODS : 189 patients treated by transurethral resection (TUR) for a pTa (N=80) or pT1 (N=109) bladder tumour were included in the study. The local and general safety was excellent. We retrospectively compared this series to a group of patients treated by TUR alone (N=42) another group treated with TUR and Mitomycin C (MMC) (N=81). The 3 groups were statistically comparable. RESULTS : At 48 months, 62% of patients treated with BCG were recurrence-free, versus only 18% for patients treated with TUR alone and 38% for patients treated with TUR and MMC (p=0.001). At 42 months, 11% of pT1 tumours treated with BCG had progressed to invasive carcinoma, and this progression occurred during the first 18 months in every case. In comparison, this progression was observed in 25% of pT1 tumours treated by TUR alone and 21% of tumours treated with TUR and MMC. CONCLUSIONS : Our study confirms the efficacy of our BCG protocol ro reduce the potential for recurrence and progression of superficial bladder tumours, despite reduction of the dose to 75 mg. It also suggests the superiority of BCG compared to MMC in terms of recurrence and progression.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale superficielle / Immunothérapie / BCG
Mots-clés:
bladder / superficial transitional cell carcinoma / Immunotherapy / BCG
Résultats du traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral primitif avec un recul de 2 à 5 ans.
Results of endoscopic treatment of primary vesico-ureteric reflux with a follow-up of 2 to 5 years.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 102-109

34 patients opérés d'un reflux vésico-urétéral par l'injection endoscopique de Téflon ont été revus avec un recul de 2 à 5 ans. 45 des 48 uretères traités sont restés non refluants soit 93,7% de maintien à moyen terme du succès initial. 3 reflux sont apparus à deux ans dont 2 réinjectés avec succès. Aucune complication sur le haut appareil urinaire n'a été notée. L'injection endoscopique de Téflon semble être une alternative fiable au traitement chirurgical.

34 patients treated by endoscopic injection of Teflon for vesico-ureteric reflux were reviewed with afollow-up of 2 to 5 years. 45 of the 48 treated ureters showed no signs of reflux, i.e. 93.7% medium-term success rate. 3 cases of reflux recurred after two years and 2 of them were successfully reinjected. There were no upper urinary tract complications. Endoscopic injection of Teflon appears to be a reliable alternative to open surgery.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / Reflux vésico-urétéral / opération anti-reflux / chirurgie endoscopique / téflon
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / antireflux procedure / endoscopic surgery / teflon
Résultats préliminaires d'une nouvelle technique de dérivation urinaire continente.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 384-390

Ce travail présente le résultat d'une série de 10 valves urinaires continentes réalisées dans le service d'Urologie du C.H.U. Ibn-Rochd de Casablanca, selon une technique inédite, entre 1991 et 1993. Nos 10 patients se répartissent en 6 hommes et 4 femmes souffrant d'affections diverses du bas appareil urinaire: 4 tumeurs de vessie, 3 fistules vésico-vaginales complexes, dont deux associées à une fistule recto-vaginale, une exstrophie vésicale, une vessie neurogène et une sténose étendue de l'urèthre. Nous décrivons la technique chirurgicale et les suites opératoires. L'utilisation d'un greffon iléal détubulé permet la confection en monobloc de la valve-réservoir, un système anti-reflux efficace protège le haut appareil, la continence est assurée par une bivalve hydraulique robuste dont la souplesse et la perméabilité permettent un auto-sondage très facile. Les caractéristiques physiques et urodynamiques de cette nouvelle dérivation en font un montage solide, parfaitement continent, offrant un confort indéniable à nos patients. Bien que cette série soit limitée, ce travail fait le plaidoyer des avantages de cette nouvelle conception d'un greffon ileal détubulé avec un système continent.

Preliminary results of a new technique for continent urinary diversion.

Mots clés:
dérivation urinaire externe continente / poche iléale continente
Mots-clés:
continent external urinary diversion / continent ileal pouch
Résultats préliminaires du traitement de 44 patients porteurs de cancers localisés de la prostate par ultrasons focalisés transrectaux.
Preliminary results of the treatment of 44 patients with localized prostatic cancer by transrectal focused ultrasound.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 68-77

BUTS : Evaluer l'efficacité et la morbidité du traitement du cancer localisé de la prostate à l'aide d'ultrasons focalisés de haute intensité émis par voie endorectale.
MATERIEL ET METHODES : 44 patients (âge moyen 72 ans) présentant des cancers de prostate stade clinique T1 (20) ou T2 (24) non candidats à la prostatectomie radicale ont été traités avec deux prototypes différents de l'Ablatherm(r) (Technomed Medical System). Le second prototype inclut plusieurs dispositifs de sécurité destinés à réduire la morbidité. 99 sessions ont été effectuées soit 2,25 sessions par patient : la prostate a été traitée en une session (5 patients), 2 (26 patients), 3 (10 patients), 4 sessions (3 patients), le plus souvent sous rachi-anesthésie. La valeur moyenne du PSA était à 9,92 ng/ml et le volume prostatique moyen de 37 g.
RÉSULTATS : Chez les 20 premiers patients traités (1993-1995) des complications sont survenues chez 10 (50%) : fistule rectourétrale 2, brûlure rectale asymptomatique 2, rétention urinaire stable 2, incontinence sévère 1, sclérose du col 3, et infection urinaire fébrile 1. Chez les 24 patients traités ultérieurement (1995-1997), des complications sont survenues chez seulement 4 patients (16%) : rétention urinaire stable 1, infection urinaire fébrile 1, sclérose du col vésical 1, incontinence d'effort 1. Une réponse complète (biopsies de contrôle répétées négatives) a été obtenue chez 27 patients (61%). Le taux moyen du PSA post-traitement des patients de ce groupe est de 1,09 ± 1,06, il est stable (suivi moyen 346 jours, extrêmes 60-1250). Un cancer résiduel a été décelé chez 17 patients (39%). 8 patients ont été considérés comme des échecs (PSA moyen post-traitement 4,8 ng/ml) et ont reçu un traitement adjuvant (hormonal 3, radiothérapie externe 5). Un traitement complémentaire par ultrasons focalisés sera réalisé chez les 9 autres patients, si leur taux de PSA s'élève au-dessus de 3 ng/ml (les patients de ce groupe sont asymptomatiques avec un taux de PSA moyen post-traitement de 1,6 ng/ml).
CONCLUSION : La morbidité du traitement par ultrasons focalisés transrectaux est actuellement réduite. Ces résultats suggèrent que ce nouveau traitement peut consitutuer une option intéressante pour certains patients porteurs de cancers localisés ne relevant pas de la prostatectomie radicale.

OBJECTIVE : To evaluate the efficacy and morbidity of treatment of localized prostatic cancer using transrectal high-intensity focused ultrasound. MATERIAL AND METHODS : 44 patients (mean age : 72 years) with clinical stage T1 (20) or T2 (24) prostatic cancer, not eligible for radical prostatectomy, were treated by two different prototypes of the Ablatherm(r) (Technomed Medical System). The second prototype includes several safety devices designed to reduce morbidity. 99 sessions were performed, i.e. an average of 2.25 sessions per patient : the prostate was treated in one session (5 patients), 2 sessions (26 patients), 3 sessions (10 patients), or 4 sessions (3 patients), usually under spinal anaesthesia. The mean PSA was 9.92 ng/ml and the mean prostatic weight was 37g. RESULTS : Complications occurred in 10 (50%) of the first 20 patients treated (1993-1995) : 2 recto-urethral fistulas, 2 asymptomatic rectal burns, 2 cases of stable urinary retention, 1 case of severe incontinence, 3 cases of bladder neck sclerosis, and 1 febrile urinary tract infection. In the 24 patients treated subsequently (1995-1997), complications occurred in only 4 patients (16%) : 1 case of stable urinary retention, 1 febrile urinary tract infection, 1 case of bladder neck sclerosis, 1 case of stress incontinence. A complete response (repeated negative follow-up biopsies) was obtained in 27 patients (61%). The mean post-treatment PSA level in patients of this group was 1.09 ± 1.06 and remained stable (mean follow-up : 346 days; range : 60-1250). A residual cancer was detected in 17 patients (39%). 8 patients were considered to be failures (mean post-treatment PSA : 4.8 ng/ml) and received adjuvant treatment (hormonal : 3; external radiotherapy : 5). C omplementary treatment by focused ultrasound will be performed in another 9 patients, if their PSA rises above 3 ng/ml (patients of this group are symptomatic with a mean post-treatment PSA of 1.6 ng/ml).
CONCLUSION : The morbidity of treatment by transrectal focused ultrasound has now been reduced. These results suggest that this new treatment can constitute a useful option for certain patients with localized cancer, not suitable for radical prostatectomy.

Mots clés:
prostate / Tumeur / ultrasons focalisés
Mots-clés:
prostate / tumor / focused ultrasounds
Résultats urodynamiques et cliniques à long terme chez 70 patients ayant une vessie iléale de substitution combinée àun mécanisme anti-reflux ou un segment tubulaire afférent.
TexF-PU-97-00070960.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 960-966

BUTS : Une vessie iléale de substitution à basse pression n'a pas de contraction coordonnée durant la miction. C'est pourquoi nous avons évalué divers mécanismes anti-reflux dans le cadre d'une étude prospective randomisée.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 70 patients recevant une vessie iléale de substitution à basse pression ont été randomisés en 2 groupes. 35 patients ont reçu un mécanisme anti-reflux et les 35 autres un segment tubulaire afférent.
RÉSULTATS : Après un temps d'observation médian respectivement de 57 et 45 mois, la capacité fonctionnelle du réservoir, l'incidence des infections urinaires, la continence urinaire, les habitudes mictionnelles, l'urée et la créatinine sériques étaient similaires dans les deux groupes. 11/67 unités pyélourétérales évaluables (16.5%) avec un mécanisme anti-reflux et 2/69 (3%) avec un segment tubulaire afférent ont présenté une dilatation majeure, due à une sténose du mécanisme anti-reflux ou de l'implantation urétéro-iléale (Fisher's exact test, pCONCLUSION : La protection du haut appareil urinaire par un segment iléal afférent tubulaire doit encore être confirmée par une série plus importante de patients avec un suivi plus long. Nos résultats montrent que la prévention d'un reflux en cas de vessie iléale orthotopique de substitution à basse pression est de moindre importance. De ce fait la confection d'un mécanisme anti-reflux présentant un taux de complications élevé n'est probablement pas justifiée.

Long-term clinical and urodynamic results in 70 patients with ileal bladder replacement combined with an antireflux mechanism or an afferent tubular segment.

Mots clés:
iléo-cystoplastie de remplacement / résultat à long terme
Mots-clés:
replacement ileocystoplasty / long term outcome
Results of 212 consecutive endopyelotomies: an 8-year followup.
Results of 212 consecutive endopyelotomies: an 8-year followup.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 149, 453-456

Les auteurs rapportent les résultats obtenus chez 212 patients porteurs d'hydronéphroses primitives (110 patients) ou secondaires (102 patients) traités par endopyélotomie entre octobre 1983 et novembre 1991 (189 patients évaluables, 89% avec un suivi supérieur a 6 mois et 63% avec un suivi supérieur à 3 ans). TECHNIQUE: L'indication opératoire a été posée sur des critères cliniques (douleurs) et radiologiques (urographie), complétés chez 65% des patients par une scintigraphie rénale avec épreuve au Lasilix. L'incision de la jonction a été toujours réalisée à la lame froide le long d'un fil guide placé de haut en bas à travers une sonde urétérale mise en place au début de l'intervention pour opacifier la jonction et les cavités rénales. L'incision est réalisée à l'aide d'un couteau faucille introduit dans la jonction après dilatation de celle-ci jusqu'à 16F; ce couteau est actionné de façon rétrograde en position postéro-latérale. Puis la jonction est intubée pendant 6 semaines par un cathéter d'endopyélotomie de calibre variable 14F/ 8F. Une première urograpnie intra-veineuse de contrôle est réalisée 3 semaines après l'ablation de la sonde d'endopyélotomie, puis 3 mois plus tard Des contrôles sont ensuite effectués tous les 3 mois pendant un an. La jonction est ensuite contrôlée annuellement. RESULTATS : Un taux de succès de 85%., est retrouvé (patients asymptomatiques avec amélioration nette de l'urographie intra-veineuse) sans qu'il n'y ait de différence significative entre les hydronéphroses primitives et secondaires. De nombreuses sondes tutrices ont été utlisées sans qu'il y ait de différences significatives dans les résultats. Les complications ont été rares ; la plus fréquente (29 cas) concerne les déplacements de la sonde tutrice qui necessitent des repositionnements sous contrôle fluoroscopiques. La plupart des échecs ont été dépistés précocément dans les 6 premiers mois suivant l'ablation de la sonde tutrice (224 cas) 2 patients seulement ont présenté une récidive plus d'un an après le traitement. Aucun rein n'a été perdu, 18 patients ont été guéris par une pyéloplastie chirurgicale réalisée secondairement, et 6 patients ont nécessité un geste plus complexe (urétéro-calico-stomie: 4; urétéro-iléo-plastie: 2). DISCUSSION, CONCLUSION: Les auteurs concluent que l'endopyélotomie est un traitement fiable des hydronéphroses primitives et secondaires avec un taux de succès de 85%. Ils soulèvent le problème de possibles récidives à long terme en raison de l'existence de récidives à long terme observées après pyéloplastie chirurgicale. La principale contre-indication paraît être l'existence d'une sténose supérieure à 2 cm (ils estiment qu'il existe dans ces cas, un long segment peu vascularisé, peu propice à la régénération pariétale après incision). Au passage, les auteurs signalent qu'ils contre-indiquent cette technique pour le traitement des sténoses du tiers supérieur de l'uretère. Par contre, l'endopyélotomie leur paraît être un geste parfaitement réalisable chez l'enfant en utilisant en post-opératoire, un tuteur pédiatrique l0F-5F (le plus jeune patient opéré avait 33 mois). La réalisation d'une angiographie pré-opératoire ne leur paraît pas justifiée car le pédicule pôlaire inférieur ne semble pas, dans leur série, être une réelle cause d'échec. Les auteurs concluent qu'il y a des avantages considérables à l'endopyélotomie par rapport à la chirurgie: le geste est plus court, l'hospitalisation est plus courte (6 jours versus 10 jours), surtout, il y a un retour plus rapide à une activité professionnelle normale (20 jours en moyenne au lieu de 45 jours). La conclusion générale de l'article est que l'endopyélotomie est actuellement le traitement de choix des sténoses primitiues ou secondaires de la jonction pyélo-urétérale.

Between 1983 and 1991 we performed 212 endopyelotomies on 110 cases of primary and 102 of secondary obstruction of the ureteropelvic junction. Of the 189 patients in the series 89% have been followed for a minimum of 6 months postoperatively, 63% for more than 3 years (3 to 8-year followup). Our overall success rate has been 86% with little difference being detected between the success that we have obtained with primary and secondary obstructions (85% versus 86%). Other variables, such as patient age, sex or side of obstruction, have little bearing on the outcome of the procedure. Endopyelotomy is passing the test of time as a safe and reliable means to correct ureteropelvic junction obstruction. Endopyelotomy should be the first choice for the correction of ureteropelvic junction obstruction in most patients.

Mots clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / endoscopic surgery / endopyelotomy / long-term follow up
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / endoscopic surgery / endopyelotomy / long-term follow up
Results of conservative management of clinically localized prostate cancer
Results of conservative management of clinically localized prostate cancer
2001
- Article original
- Réf : N Engl J Med, 1994, 330, 242-248

L'évaluation des différents traitements du cancer de prostate cliniquement localisé n'est possible qu'avec la connaissance de l'évolution spontanée de la maladie. Les études précédemment publiées sur ce sujet sont inexploitables pour la plupart car non contrôlées et non randomisées. PATIENTS ET METHODES. Cette étude a été réalisée à partir d'un pool de 828 patients porteurs d'un cancer de prostate cliniquement localisé et ayant été inclus depuis 1985 dans 6 études non randomisées, et ayant eu un traitement conservateur (surveillance, hormonothérapie secondaire, pas de prostatectomie radicale, pas de radiothérapie). L'analyse statistique des différents paramètres a été faite selon le modèle de régression linéaire de Cox afin de déterminer les facteurs qui ont été les plus corrélés à la survie spécifique des patients pour le cancer de prostate. La survie globale ainsi que la survie sans métastase ont été étudiées par la construction de courbes de Kaplan-Meier selon la méthodes du Log-Rank, et le test de Mantel-Haenszel. RESULTATS. Les facteurs qui ont influencé significativement la survie spécifique ont été: un grade tumoral 3 (risque relatif 10.04), le lieu d'habitation: Israël et New York (risque relatif 2,48, et 0,37) et l'âge inférieur à 61 ans (risque relatif : 0,32). Avec un recul de 10 ans, la survie spécifique (après avoir exclu les patients décédés de pathologies intercurrentes) a été de 87% pour les tumeurs de grade 1 ou 2 et 34% pour les tumeurs de grade 3. La survie sans métastases a été de 81% pour les tumeurs de grade 1, 58% pour les tumeurs de grade 2 et 26% pour les tumeurs de grade 3. Ces résultats n'ont pas été modifiés par l'inclusion des patients les plus vieux, ou bien ceux avec un petit volume tumoral, ceux qui présentaient d'emblée un état général relativement altéré, ou encore ceux qui ont été traités secondairement par irradiation ou chirurgie. CONCLUSIONS. Une stratégie conservatrice avec surveillance initiale et hormonothérapie secondaire est envisageable chez les patients porteurs d'un cancer de prostate localisé de grade 1 ou 2, particulièrement pour ceux qui ont une espérance de vie de 10 ans ou moins. D'autres statégies doivent être envisagées pour les tumeurs de grade 3.

BACKGROUND. The selection of treatment for patients with localized prostate cancer requires reliable information about the outcome of conservative management. Previous studies of this question are generally considered unreliable because they were uncontrolled and nonrandomized. METHODS. We performed a pooled analysis of 828 case records from six nonrandomized studies, published since 1985, of men treated conservatively (with observation and delayed hormone therapy but no radical surgery or irradiation) for clinically localized prostate cancer. A Cox regression analysis was performed to determine which factors influenced survival among patients who did not die of causes other than prostate cancer (disease-specific survival). Kaplan-Meier curves for overall and metastasis-free survival among such patients were compared with use of the log-rank method and the Mantel-Haenszel test. RESULTS. Factors that had a significant effect on disease-specific survival were grade 3 tumors (risk ratio, 10.04), residence in Israel (risk ratio, 2.48) or New York (risk ratio, 0.37), and age under 61 years (risk ratio, 0.32). Ten years after diagnosis, disease-specific survival (with data on men who died from causes other than prostate cancer censored) was 87 percent for men with grade 1 or 2 tumors and 34 percent for those with grade 3 tumors; metastasis-free survival among men who had not died of other causes was 81 percent for grade 1, 58 percent for grade 2, and 26 percent for grade 3 disease. These findings were not affected by the inclusion of men who had early-stage cancer, were older, had worse-than-average health, or underwent delayed radiation therapy or radical prostatectomy. CONCLUSIONS. The strategy of initial conservative management and delayed hormone therapy is a reasonable choice for some men with grade 1 or 2 clinically localized prostate cancer, particularly for those who have an average life expectancy of 10 years or less. New treatment strategies are needed for men with grade 3 prostate cancer.

Mots clés:
prostate / tumor / watchful waiting
Mots-clés:
prostate / tumor / Watchful waiting
Results of radical cystectomy and pelvic lymphadenectomy for bladder cancer with pelvic node metastases
Results of radical cystectomy and pelvic lymphadenectomy for bladder cancer with pelvic node metastases
2001
- Article original
- Réf : Urol Int, 1996, 57, 27-31

BUTS : Etudier rétrospectivement les résultats de la cystectomie totale avec curage ganglionnaire étendu dans le traitement des cancers de vessie avec envahissement ganglionnaire. PATIENTS ET METHODES : Parmi les 248 patients traités par cystectomie totale et curage ganglionnaire entre 1970 et 1990, 40 (16%) (37 hommes, 3 femmes) avaient un envahissement ganglionnaire. 15 patients avaient un seul ganglion atteint (pN1) et 25 avaient plusieurs ganglions atteints (pN2). 14 patients ont eu une radiothérapie pré-opératoire (12 gray dans 10 cas, 30 gray dans 4 cas). RESULTATS : La mortalité et la morbidité péri-opératoires ont été de 5% et 15% respectivement. Les taux de survie globale à 1 an et 5 ans pour les patients N+ ont été de 42 et 14%. La médiane de survie a été de 9 mois (extrêmes 1 - 288 mois). 3 patients survivent avec des reculs de 7, 12 et 20 ans. Il n'existe pas de différence de survie entre les pN1 et les pN2. Le taux de survie à 5 ans pour les patients pN1 a été de 22% contre 8% pour les pN2 (NS) avec une médiane de survie de 17 mois pour les pN1 (1 - 288) contre 7 mois (1 - 144) pour les pN2. Les causes de décès ont été la progression tumorale dans 26 cas (75%) et la récidive locale dans 10% des cas. La radiothérapie pré-opératoire ne modifie pas la survie. CONCLUSIONS : La cystectomie radicale avec curage ganglionnaire permet d'obtenir des survies prolongées pour un nombre limité de patients.

OBJECTIVES: To study the results on survival of radical cystectomy and pelvic lymphadenectomy in bladder cancer with pelvic node metastases in a retrospective study. PATIENTS AND METHODS: Of 248 patients with transitional cell carcinoma of the bladder treated by cystectomy with pelvic lymphadenectomy from 1970 to 1990, 40 (16%; 37 males, 3 females) had pelvic nodal metastases. Fifteen patients had one positive lymph node (stage pN1) and 25 patients had more than one positive node (stage pN2). Preoperative pelvic radiotherapy was realized in 14 patients. RESULTS: The perioperative mortality rate was 5% and the perioperative morbidity rate 15%. The overall 1- and 5-year survival rates for patients with nodal metastases were, respectively, 42 and 14%. Overall median survival was 9 months (range: 1-288 months). Three patients are still alive with follow-ups of 7, 12 and over 20 years. Kaplan-Meier survival curves revealed no survival advantage for stage pN1 over pN2 disease (p = 0.10). The 5-year survival rate for patients with stage pN1 was 22% with a median of survival of 17 months (range: 1-288 months). The 5-year survival rate for patients with pN2 disease was 8% with a median of survival of 7 months (range: 1-144 months). The cause of the death was tumoral progression in 26 patients (75%) and local recurrence in 3 patients (10%). A preoperative radiotherapy didn't influence survival. CONCLUSION: In our experience, radical cystectomy with pelvic lymphadenectomy provided long-term progression-free survival for a few patients with nodal involvement. Efficacious adjuvant therapy has to be found to improve the results.

Mots clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / lymph node metastasis / radical cystectomy / pelvic lymph node dissection
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / lymph node metastasis / Radical cystectomy / pelvic lymph node dissection
Results of radical cystectomy for transitional cell carcinoma of the bladder and the effect of chemotherapy.
Results of radical cystectomy for transitional cell carcinoma of the bladder and the effect of chemotherapy.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1994, 73, 1926-1931

Bien que la cystectomie radicale demeure le traitement de référence des tumeurs infiltrantes de la vessie, le taux de survie à 5 ans n'excède par 50%. Les auteurs rapportent leur expérience et leurs résultats concernant la chirurgie isolée ou associée à une chimiothérapie post-opératoire. PATIENTS ET METHODES. Entre 1979 et 1991, 141 patients ont eu une cystectomie radicale pour tumeur infiltrante de la vessie. Cette étude rétrospective a porté sur les 130 patients opérés par le même chirurgien (M.S. Soloway). Les indications de la chirurgie ont été: infiltration musculaire (82 patients, 63%), échec des instillations intra-vésicales par BCG ou Mitomycine (38 patients, 29%), cystectomie de sauvetage après irradiation pelvienne (6 patients, 5%). Les traitements associés ont été: irradiation pré-opératoire (27 patients), chimiothérapie néo-adjuvante (13 patients) et chimiothérapie adjuvante (14 patients). Dans la plupart des cas la chimiothérapie a été du MVAC. RESULTATS. Les taux de survie actuarielle à 2, 5, et 10 ans ont été de 80%, 53%, et 45% respectivement. Les taux de survie à 5 ans, calculés en fonction du stade histo-pathologique pré-opératoire, ont été de 82% pour les tumeurs de stade inférieur à T2, 65% pour les T2 et 28% en cas de stade supérieur à T2. Parmi les patients N1 le taux de survie à 5 ans a été de 18% contre 65% pour les patients N0. Au total les erreurs de stadification pré-opératoire ont représenté 61,5% des patients avec une sous-estimation des lésions dans 41,5% des cas. Les auteurs n'ont pas trouvé de différences significatives entre les patients qui ont reçu une chimiothérapie péri-opératoire et ceux qui n'ont été traités que devant une récidive avérée. Mais, la série est trop réduite pour conclure de manière définitive. CONCLUSIONS. Malgré l'adjonction de la radiothérapie ou de la chimiothérapie, la survie des patients porteurs d'une tumeur de vessie n'a pas été beaucoup améliorée. La fréquence des erreurs de stadification pré-opératoires des patients rendent difficile l'évaluation des protocoles thérapeutiques néo-adjuvants.

BACKGROUND. Radical cystectomy continues to be one of the primary modalities of treatment for locally advanced bladder cancer. However, long-term survival after cystectomy has improved only marginally in the last decade, and still, nearly half of the patients die from the disease within 5 years. Adjuvant treatments such as radiation therapy and chemotherapy have been used, but a clear advantage has not been demonstrated. METHODS. The authors reviewed 130 patients who underwent radical cystectomy by the same surgeon as treatment for transitional cell carcinoma of the bladder. Morbidity, postoperative mortality, overall survival time, and accuracy of clinical staging as well as the effect of perioperative chemotherapy were evaluated. RESULTS. The overall actuarial survival rate at 2, 5, and 10 years was 80%, 53%, and 45%, respectively. The survival rate based on T-classification at 5 years was 82%, 65%, and 28% for less than pT2, pT2, and greater than pT2, respectively. Regional lymph node status had a significant effect on survival. The 5-year survival rate for all patients with negative nodes was 65%, whereas patients with positive nodes had a 18% 5-year survival rate. The overall clinical staging error was 61.5%, with 41.5% of the cancers understaged. Of the patients with cTis, 60% were found to be of greater extent than pT1 tumors. No apparent survival advantage was noted for those patients who received perioperative chemotherapy when compared with patients who were followed conservatively or received chemotherapy upon relapse. These results, however, are not conclusive because this was an observation study and the number of patients was limited. CONCLUSIONS. Only a modest improvement in survival time after radical cystectomy has been observed in the last decade, despite the use of adjuvant treatments such as radiation and chemotherapy. The pathologic (pT) classification is the most accurate prognostic indicator. Clinical errors in classification are common and impair the evaluation of neoadjuvant treatments. A high incidence of invasive tumors of greater extent than pT1 was found among patients with clinical cTis; this supports an aggressive approach when these patients do not respond promptly to intravesical chemotherapy. Prospective randomized studies are needed to evaluate objectively the benefit of perioperative adjuvant treatment in locally advanced transitional cell carcinoma of the bladder.

Mots clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / Cystectomy / adjuvant chemotherapy / outcome
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / Cystectomy / adjuvant chemotherapy / outcome
Results of radical prostatectomy in men with clinically localized prostate cancer.
Results of radical prostatectomy in men with clinically localized prostate cancer.
2001
- Article original
- Réf : JAMA, 1996, 276, 615-619

BUTS : Evaluer les résultats de la prostatectomie radicale chez des hommes porteurs d'un cancer de prostate localisé dans une étude rétrospective non randomisée en rassemblant l'expérience de plusieurs institutions. PATIENTS ET METHODES : 8 centres universitaires aux Etats-Unis et en Europe ont participé et ont rassemblé au total 2758 hommes porteur d'un cancer de prostate de stade T1 et T2. Les éléments de mesure étaient les taux de survie spécifique de la maladie et sans métastase. RESULTATS : Le grade tumoral était le facteur pré-opératoire le plus important pour déterminer le devenir. La survie spécifique de la maladie à 10 ans suivant la chirurgie avec un intervalle de confiance de 95% était de 94% (87 à 98), 80% (74 à 85), 77% (65 à 86) chez les hommes porteurs respectivement de tumeur de grade I, II et III. Les survies sans métastase à 10 ans étaient de 87% (78 à 92), 68% (62 à 73) et 52% (38 à 64) pour les patients avec des tumeurs de grade I, II et III respectivement. CONCLUSIONS : La prostatectomie radicale amène à des taux de survie spécifique, de la maladie à 10 ans, élevés chez tous les hommes pour tous les grades tumoraux. Cependant il faut être prudent en comparant ces résultats avec des études similaires pour les alternatives thérapeutiques telles que la surveillance simple du fait des potentiels et du caractère non contrôlé de l'étude. Ces résultats apportent toutefois des estimations utilisables les plus récentes du devenir à 10 ans de la prostatectomie radicale chez les hommes porteurs d'un cancer de prostate localisé qui peuvent être utiles pour conseiller les patients porteurs de maladies découvertes précocement.

OBJECTIVE: To assess the results of radical prostatectomy in men with early prostate cancer. DESIGN: Retrospective, nonrandomized, multi-institutional pooled analysis. SETTING: Eight university medical centers in the United States and Europe. PATIENTS: A total of 2758 men with stage Tl and T2 prostatic cancer. MAIN OUTCOME MEASURES: Disease-specific and metastasis-free survival rates. RESULTS: Tumor grade was the most important preoperative factor in determining outcome. Disease-specific survival 10 years following surgery and associated 95% confidence intervals were 94% (range, 87%-98%), 80% (range, 74%-85%), and 77% (range, 65%-86%) for those men with grade 1, 2, and 3 tumors, respectively. Metastasis-free survival at 10 years was 87% (range, 78%-92%), 68% (range, 62%-73%), and 52% (range, 38%-64%) for patients with grade 1, 2, and 3 cancers, respectively. CONCLUSIONS: Radical prostatectomy leads to high 10-year disease-specific survival rates in men with all tumor grades. However, caution is needed in comparing these results with similar studies of alternative treatment strategies, such as watchful waiting, due to the inherent potential biases in uncontrolled trials. Nevertheless, these results offer the best currently available estimates of 10-year outcome of radical prostatectomy in men with clinically localized prostate cancer and may be useful in counseling patients with early malignancy.

Mots clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / outcome
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / outcome
Results of renal transplantation in patients with schistosoma infection
Results of renal transplantation in patients with schistosoma infection
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1997, 157, 1232-1236

BUTS : Evaluer les résultats de la transplantation rénale chez les patients infectés par Schistosoma haematobium, ainsi que le risque de complications urologiques et de réinfection post-transplantation. PATIENTS ET METHODES. Le devenir de 20 transplantés rénaux a été étudié rétrospectivement. En accord avec l'expérience des auteurs et les données de la littérature, la prévention des complications urologiques reposait sur un traitement anti-bilharzien lors du bilan pré-transplantation, l'anastomose urétéro-vésicale étant pratiquée par voie endovésicale en cas de calcifications vésicales. Une sonde de Foley était laissée en place 10 jours, et une incision cervicale endoscopique était pratiquée à l'ablation de la sonde en cas de sclérose du col. RESULTATS : Le taux de survie des patients à 1 et 2 ans était de 93%, et le taux de survie du greffon à 1 et 2 ans était respectivement de 88% et 81%, ce qui n'était pas différents des résultats observés dans une cohorte de 167 transplantés rénaux non bilharziens. Les complications post-opératoires comprenaient 2 hémorragies post-opératoires, 2 fistules urinaires et une sténose urétérale non bilharzienne. Aucune infection schistosomale post transplantation n'a été observée quand un traitement anti-bilharzien a été donné lors du bilan pré-transplantation. CONCLUSIONS : Les patients bilharziens sont éligibles pour une transplantation rénale, bien que plus exposés à des complications chirurgicales. Contrairement à d'autres pathologies infectieuses, telles que la tuberculose, le risque de réactivations d'agents pathogènes latents semble absent ou bas chez les patients ayant subi un traitement anti-bilharzien lors du bilan pré-transplantation. Un suivi urologique prolongé est recommandé, comprenant des uréthro-cystoscopies, étant donné le risque théorique de cancer de vessie.

PURPOSE: We evaluated the results of renal transplantation in patients infected with Schistosoma haematobium, as well as the risks of urological complications and post-transplant reinfection. MATERIALS AND METHODS: The outcome of 20 kidney transplants was retrospectively studied. Based on our experience and review of the literature, our clinical practice to prevent urological complications consisted of antischistosomal chemotherapy given at the pre-transplant evaluation, with endovesical ureteroneocystostomy preferred in case of bladder calcifications. A Foley catheter was maintained for 10 days. A transurethral bladder neck incision was performed before removal of the Foley catheter when bladder neck sclerosis was present. RESULTS: The 1 and 2-year patient survival rate was 93%, and 1 and 2-year graft survival rates were 88 and 81%, respectively, which were not different from those of a cohort of 167 patients without schistosomal infection. Surgical complications included 2 postoperative hemorrhages, 2 urinary leaks and 1 nonschistosomal related ureteral stricture. Post-transplant schistosomal infection never occurred when antischistosomal chemotherapy was given at the pre-transplant evaluation. CONCLUSIONS: Patients with schistosomal infection are suitable recipients for kidney transplantation, although they are at risk for urological complications. Unlike other infectious diseases, such as tuberculosis, the risk of recurrence due to reactivation of chronically hosted pathogens seems to be low or absent in patients who received antischistosomal chemotherapy at the pre-transplant evaluation. Long-term urological followup is recommended, including urethrocystoscopy, because of the theoretically increased risk for bladder malignancy.

Mots clés:
Renal transplantation / parasitic infection / bilharziasis
Mots-clés:
renal transplantation / parasitic infection / Bilharziasis
Results of surgical treatment for abdominal penile curvature : Peyronie's disease and congenital deviation by modified Nesbit plication (tunica shaving and plication)
Results of surgical treatment for abdominal penile curvature : Peyronie's disease and congenital deviation by modified Nesbit plication (tunica shaving and plication)
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : J Urol, 1997, 157, 1288-1291

BUTS : Les auteurs rapportent une modification de la technique de Nesbit, en remplaçant l'excision d'une pastille d'albuginée par un amincissement de celle-ci. Cet artifice réduit le saignement, évite les dommages au tissu caverneux et améliore l'adhérence au niveau des feuillets plicaturés. PATIENTS ET METHODES : Entre septembre 1988 et septembre 1994, 32 patients ont subi cette intervention pour une maladie de Lapeyronie (26) ou une courbure congénitale de verge (6). Les résultats ont évalués au printemps 1996. RESULTATS : L'âge moyen des patients atteints de maladie de Lapeyronie et des patients atteints de courbure congénitale était respectivement de 55 ± 8,8 ans et de 27 ± 6,8 ans. La maladie de Lapeyronie évoluait en moyenne depuis 22 ± 9 mois. Dans 8 cas la courbure était associée à une difficulté d'érection. Pour les patients atteints de courbure congénitale, le résultat chirurgical a été satisfaisant dans 100% des cas. Pour les cas de maladie de Lapeyronie, 18 des 26 patients avaient un résultat bon ou excellent (78%). Au cours du suivi (1 à 5 ans), 7 patients ont eu une récidive de courbure par progression de la maladie, dans 5 cas, la courbure modérée permettant cependant les rapports. Dans deux cas, la courbure était sévère (plus de 30¡) dans un délai de moins d'un an après l'intervention, et les patients ont eu une seconde procédure avec un bon résultat clinique. Six des 26 patients atteints de maladie de Lapeyronie n'ont pas repris d'activité sexuelle malgré la correction correcte de la courbure. Tous les 6 avaient de mauvaises érections pré-opératoires, confirmées par les tests de tumescence et de rigidité nocturne, et 5 d'entre-eux ont repris une activité sexuelle grâce aux injections intracaverneuses. CONCLUSIONS : Les résultats à long terme de cette technique montrent un excellent résultat clinique avec une morbidité minimale.

PURPOSE: We report a modification of the Nesbit plication with partial thickness shaving instead of conventional excision of a wedge of tunica albuginea. The technique minimizes intraoperative bleeding, obviates cavernous tissue damage and improves adhesion of plicated tunical layers. MATERIALS AND METHODS: Between September 1988 and September 1994, 32 patients underwent modified plication repair of chordee secondary to Peyronie's disease (26) or congenital penile deviation (6). The results were evaluated in the spring of 1996. RESULTS: Mean age plus or minus standard deviation was 55 + 8.8 years for patients with Peyronie's disease and 27 + 6.85 years for those with congenital penile deviation. Mean duration of Peyronie's disease was 22 + 9 months. Eight patients complained of erectile dysfunction and penile curvature. Plication for congenital deviation (6 patients) resulted in 100% satisfaction with the surgical result. Of the 26 men with Peyronie's disease 19 (78%) reported a good to excellent outcome. With prolonged followup (1 to 5 years) 7 patients had recurrent curvature due to progression of disease, including 5 with mild curvature who were able to have intercourse, in contrast with 2 who had severe early recurrence of deformity (more than 30 degrees) within 1 year postoperatively and underwent a second modified plication with good clinical outcome. Six of 32 patients with Peyronie's disease were unable to resume satisfactory coitus with a postop erative straight penis. All 6 patients had concomitant poor erections preoperatively as shown by nocturnal penile tumescence and rigidity testing and 5 of them resumed regular intercourse with intracavernous pharmacotherapy. CONCLUSIONS: Long-term results of this modified plication demonstrate excellent clinical out come with minimal morbidity.

Mots clés:
genital malformation / La Peyronie's disease / penile curvature / plication of the tunica albugina
Mots-clés:
genital malformation / La Peyronie's disease / Penile curvature / plication of the tunica albugina
Rétention chronique d'urine révélant un kyste dermoïde spinal isolé.
Chronic urinary retention revealing an isolated spinal dermoid cyst.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1117-1119

Les kystes dermoïdes spinaux sont des lésions congénitales rares. L'atteinte du cône médullaire étant la plus fréquente, ils se manifestent par des sciatalgies, une parésie de la vessie et du rectum, une perturbation de la fonction sphinctérienne et/ou une parésie flasque des membres inférieurs. Leur histologie est typique et bénigne. La TDM et l'IRM permettent le diagnostic. Nous rapportons un nouveau cas révélé par une rétention chronique d'urine.

Spinal dermoid cysts are congenital lesions. Neurological symptoms are related to the affected area of the vertebral canal. The commonest type involves the sacrococcygeal area. Lesions of the cauda equina are found which result in sciatic pain, paresis of the bladder and rectum, flaccid paresis of the legs, and/or sphincter disturbances. The histology is typical and benign. The images on CT and MR provide diagnosis. We report a case of spinal dermoid cyst revealed by chronic urinary retention.

Mots clés:
symptôme mictionnel / rétention d'urine / vessie neurologique / tumeur rare
Mots-clés:
lower urinary tract symptom / Urinary retention / Neurogenic bladder / rare tumor
Rétention urinaire aiguë secondaire aux métastases caverneuses d'une tumeur prostatique
Acute urinary retention secondary to cavernous metastases from a prostatic cancer.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 1042-1045

Les métastases caverneuses des cancers prostatiques sont rares. Nous rapportons 2 cas de rétention urinaire aiguë due à des métastases péniennes d'origine prostatique. Elles se manifestent par des nodules localisés dans les corps caverneux, un gonflement diffus de la verge, un priapisme ou une rétention urinaire aiguë. Le traitement le plus efficace est la résection large des lésions pouvant aller juisqu'à l'ablation totale du pénis. Quel que soit le type de traitement, le pronostic de cette affection est particulièrement sombre.

Prostatic carcinoma metastatic to the penis is a rare phenomenon. We report two cases of acute urinary retention due to penile metastases from a prostatic carcinoma. Patients may have a penile mass or diffuse swelling of the penis. Some patients develop priapism and urinary retention can be rarely observed. The most effective treatment seems to be local excision with wide resection and, if necessary, total penectomy. The prognosis remains poor regardless of the type of therapy employed.

Mots clés:
prostate / Tumeur / métastase viscérale / obstruction sous vésicale / rétention d'urine
Mots-clés:
prostate / tumor / visceral metastasis / Bladder outlet obstruction / Urinary retention
Rétraction vésicale, complication de la chimioprophylaxie du cancer vésical superficiel par Mitomycine C endovésicale. A propos d'un cas et revue de la littérature.
Bladder retraction: a complication of chemoprophylaxis of superficial bladder cancer by intravesical mitomycin C. Case report and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 580-585

La rétraction vésicale, complication de la chimiothérapie de contact par la Mitomycine C dans le traitement du cancer vésical superficiel est rare. L'analyse d'une observation personnelle récente permet de la caractériser au plan clinique et anatomopathologique et d'en discuter la physiopathologie.

Bladder retraction is a rare complication of contact chemotherapy with mitomycin C in the treatment of superficial bladder cancer. The clinical and histological features and pathophysiology of this lesion are discussed in the light of a recent case.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale superficielle / chimiothérapie intra-vésicale / complication iatrogène / effet indésirable
Mots-clés:
bladder / superficial transitional cell carcinoma / endovesical chemotherapy / iatrogenic complication / adverse event
Retransplantation rénale chez l'adulte - Etude pronostique comparative
Renal retransplantation in adults.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 239-243

BUTS : Les patients retransplantés ont longtemps été considérés comme des sujets à risque. Néanmoins, des études ont montré que la retransplantation pouvait donner de bons résultats à court terme. Le but de cette étude a été de comparer à long terme le devenir de patients retransplantés à des patients transplantés pour la première fois.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Entre octobre 1987 et février 1997, 51 retransplantés (Groupe 1) ont été comparés à 96 patients (Groupe 2), appariés selon l'âge, le sexe et la date de transplantation, recevant un premier rein, âgés de 41 ± 10 ans, avec un recul moyen de 44 ± 32 mois.
RÉSULTATS : l'étiologie de la néphropathie, les mismatchs et la durée de dialyse avant la 1ère greffe ne diffèrent pas et la durée de dialyse avant la 2ème greffe est de 53 ± 54 mois. Dans le Groupe 1, la cause de perte du greffon est immunologique [34], chirurgicale [8], médicale [3], due à une récidive de la maladie [3] et à un arrêt du traitement [5]. Les hyperimmunisés sont plus nombreux dans le Groupe 1 (29,4% contre 5,2% pCONCLUSION : cette étude confirme que la retransplantation peut être effectuée avec succès, même à long terme.

For a long time, retransplanted patients were considered to be high-risk subjects, but a number of studies have shown that retransplantation can give good short-term results.Objectives : Between October 1987 and February 1997, 51 retransplanted patients (Group 1) were compared with 96 patients (Group 2), matched for age, sex and date of transplantation, receiving a first kidney, with a mean age of 41 ± 10 years and a mean follow-up of 44 ± 32 months.Results : The patient did not differ in terms of aetiology of the renal disease, mismatches and duration of dialysis before the first transplant and the duration of dialysis before the second transplant was 53 ± 54 months. In Group 1, transplant loss was due to an immunological [34], surgical [8], or medical [3] cause, or due to recurrence of the disease [3] and discontinuation of treatment [5]. Hyperimmunized subjects were more numerous in Group 1 : 21.4% vs 5.2% (pCONCLUSION : This study confirms that retransplantation can be successfully performed, even in terms of long-term results.

Mots clés:
Transplantation rénale / transplantations itératives / Pronostic / résultat à long terme
Mots-clés:
renal transplantation / repeated transplantations / prognosis / long term outcome
Retroperitoneal laparoscopic nephrectomy and other procedures in the upper retroperitoneum using a balloon dissection technique.
Retroperitoneal laparoscopic nephrectomy and other procedures in the upper retroperitoneum using a balloon dissection technique.
2001
- Article original
- Réf : Eur Urol, 1994, 25, 229-236

Cet article décrit une technique de dissection à l'aide d'un ballon hydraulique. Le rétro-péritoine est abordé par une petite incision lombo-dorsale entre les bords du grand dorsal et du grand oblique, et après vérification visuelle de sa position, un ballon est rempli avec 500 à 1200 ml de sérum physiologique (en fonction de la corpulence du patient). Le matériel est composé d'un doigt de gant chirurgical fixé sur une sonde vésicale rigide. Le ballon est laissé gonflé 5 minutes afin d'obtenir une bonne hémostase. Récemment, les auteurs ont remplacé cette sonde par un trocart à ballon, qui permet un contrôle endoscopique de la dilatation. Après retrait du ballon, l'insufflateur de CO2 est relié au premier trocart. Tous les autres trocarts sont placés sous contrôle endoscopique. La technique de dissection hydraulique permet également la création d'un bon rétro-pneumo-péritoine chez l'enfant. Cette procédure a été utilisée 12 fois par les auteurs, pour des interventions rétro-péritonéales sur le haut appareil: 5 néphrectomies, 2 néphro-urétérectomies, une néphrectomie élargie, une néphropexie, une marsupialisation de kyste rénal et deux biopsies rénales. Il n'y a eu jusqu'à lors aucune complication majeure. Trois des patients néphrectomisés avaient subi des interventions abdominales multiples. L'abord rétro-péritonéal permet au chirurgien d'employer la même technique de dissection que pour la chirurgie ouverte. C'est devenu une approche de routine pour les pathologies rénales bénignes. Cet abord est possible même en cas d'antécédents de chirurgie abdominale.

This article describes a hydraulic balloon dissection technique. The retroperitoneum is developed via a small lumbodorsal incision between the edges of the musculus latissimus dorsi and musculus obliquus externus and then after visualization of its correct position the balloon catheter is filled with 500-1,200 ml of warm normal saline (according to patient size). The device consists of the finger of a surgeon's glove ligated around the end of a rigid bladder catheter. The balloon insufflation is maintained for 5 min to guarantee adequate hemostasis. Recently, we have replaced the balloon catheter by a balloon trocar sheath allowing direct endoscopic control of the hydraulic dissection. After retrieval of the balloon the CO2 insufflator is connected to the first trocar. All secondary trocars are placed under endoscopic control. The hydraulic dissection techniques also enable optimal creation of an effective pneumoperitoneum in children. Until now, we have used this technique for twelve procedures in the upper retroperitoneum including five nephrectomies, two nephroureterectomies, one tumor nephrectomy, one nephropexy, one renal cyst marsupialization and two renal biopsies. Up to now we have encountered no major complications. Three of the nephrectomized patients had undergone multiple previous abdominal surgical interventions. The retroperitoneal approach allows the surgeon to apply similar dissecting techniques as used in respective open procedures. It has become the routine approach for laparoscopic procedures in benign renal disease. This procedure can be performed even in cases with previous abdominal surgery.

Mots clés:
nephrectomy / laparoscopic surgery
Mots-clés:
nephrectomy / laparoscopic surgery
Retrospective study of children with renal scarring associated with reflux and urinary infection
Retrospective study of children with renal scarring associated with reflux and urinary infection
2001
- Article original
- Réf : Br Med J, 1994, 308, 1193-1196

Cette étude a été réalisée afin de déterminer si le traitement précoce du reflux permettrait de prévenir le risque de cicatrices rénales post-infectieuses. 52 enfant âgés de 1 à 14 ans (24 garçons et 28 filles) inclus dans une étude randomisée comparant le traitement médical et chirurgical ont été revus pour cette étude. Tous avaient des antécédents d'infections des urines. Les 2/3 avaient présenté des épisodes fébriles, deux enfants étaient hypertendus et deux avaient une insuffisance rénale débutante. Dans un seul cas sur 32, le diagnostic de reflux avait été suspecté en anténatal. Le retentissement sur le parenchyme rénal a été étudié par urographie intra-veineuse. Dans 96% des cas (50/52) il y a eu un retard diagnostique et thérapeutique lors du premier épisode infectieux. 41 fois il s'est agi d'un retard diagnostique et 45 fois d'un retard thérapeutique. Dans 28 cas, il n'y a pas eu de prescription d'antibioprophylaxie avant que le diagnostic de reflux ne soit confirmé par les données de l'imagerie. La sévérité des cicatrices rénales a été significativement corrélée au retard diagnostique (p=0,01). La prévention des cicatrices parenchymateuses rénales consécutives aux reflux et aux infections urinaires passées dépend de la rapidité du diagnostic et de la prise en charge de ces enfants.

OBJECTIVE. To review the histories of children with bilateral renal scarring and severe vesicoureteric reflux to determine whether an improvement in early management might reduce the risk of scarring. DESIGN. Retrospective study of medical records and discussion with parents. SETTING. Outpatient departments of two teaching hospitals. PATIENTS. 52 children aged 1-12 years participating in a randomised comparison of medical and surgical management. All had a history of symptomatic urinary tract infection. Two thirds presented with fever and two with hypertension or renal failure. In only one out of 32 children examined by antenatal ultrasonography was an abnormality suspected. RESULTS. There was delay in diagnosis or appropriate imaging or effective treatment of urinary infection in 50 of the 52 children. In 41 there was delay in diagnosis; there was delay in treating a confirmed infection in 45; no antibacterial prophylaxis was prescribed before imaging in 28; and investigation of the urinary tract was delayed in 33. The severity of scarring was significantly related to delay in diagnosis (chi 2 for trend 7.43, P = 0.01). Four children of mothers known to have reflux nephropathy were not investigated until they developed urinary tract infection. CONCLUSIONS. Efforts to reduce the incidence and severity of renal scarring should be directed towards rapid diagnosis and effective early management of urinary tract infection in infancy and childhood. Siblings and offspring of known patients with severe reflux nephropathy should be investigated for reflux.

Mots clés:
child / upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / renal disease
Mots-clés:
child / upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / renal disease
Revue de 72 sténoses de l'artère rénale dans une série de 715 transplantations rénales chez l'enfant.
Review of 72 cases of renal artery stenosis in a series of 715 renal transplantations in children.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 193-205

De 1973 à 1989, sur une série de 715 transplantations rénales, 72 sténoses de l'artère rénale (SAR) chez 69 enfants (9,7%) ont été prises en charge à l'hôpital Necker-Enfants Malades. Quarante SAR ont bénéficié exclusivement d'un traitement médical antihypertenseur. Un bon résultat a été obtenu dans 82,5% des cas. Trente trois angioplasties transluminales (ATL) ont été réalisées chez 23 enfants porteurs de 26 SAR. Un bon résultat clinique a été obtenu chez 15 enfants totalisant 17 sténoses, soit un taux de succès de 65%. La dilatation transluminale des sténoses anastomotiques a toujours échoué. Aucune thrombose du transplant n'est survenue. Onze SAR ont été opérées dont 5 fois après échec de l'ATL. Huit patients (73%) ont eu une amélioration clinique. Il y a eu 2 thromboses postopératoires. Un traitement antihypertenseur doit être fait dans tous les cas. En cas d'échec du traitement médical, et à l'exception des sténoses anastomotiques, une ATL doit être d'abord réalisée. La chirurgie est réservée aux échecs de l'ATL et en cas de sténose anastomotique.

In a series of 715 renal transplantations performed between 1973 and 1989, 72 cases of renal artery stenosis (RAS) in 69 children (9.7%) were managed at Hôpital Necker Enfants Malades. Forty cases of RAS were treated exclusively by antihypertensive drugs. A good result was obtained in 82.5% of cases. Thirty three transluminal angioplasties (TLA) were performed in 23 children with 26 RAS. A good clinical result was obtained in 15 children with a total of 17 stenoses, corresponding to a success rate of 65%. Transluminal dilatation of anastomotic stenoses always failed. There were no cases of transplant thrombosis. Eleven RAS were operated, including 5 after failure of TLA. Eight patients (73%) obtained a clinical improvement. There were 2 postoperative thromboses. Antihypertensive treatment must be administered in every case. If medical treatment fails, and with the exception of anastomotic stenoses, TLA should be the first-line procedure, while surgery is reserved for failures of TLA and for anastomotic stenoses.

Mots clés:
Transplantation rénale / Enfant / complication iatrogène / artère rénale / sténose
Mots-clés:
renal transplantation / child / iatrogenic complication / Renal artery / stenosis
Revue des essais cliniques de phase III sur les traitements anti-androgéniques combinés (TAC) chez les patients ayant un cancer de prostate métastasé
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 75-85
Mots clés:
prostate / Tumeur / Hormonothérapie / anti-androgène
Mots-clés:
prostate / tumor / endocrine therapy / Antiandrogen
Risk factors for Wilms tumor. Report from the National Wilms Tumor Study
Risk factors for Wilms tumor. Report from the National Wilms Tumor Study
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1993, 72, 938-944

De précédentes études épidémiologiques avaient montré que plusieurs facteurs pouvaient être associés avec un risque accru de tumeur de Wilms, parmi lesquels des facteurs toxiques professionnels chez le père, et le tabagisme maternel pendant la grossesse, la prise de café ou de thé, la prise de contraceptifs oraux, l'exposition hormonale pendant la grossesse, l'utilisation de colorants capillaires, les infections vaginales pendant la grossesse, et un poids de naissance élevé de l'enfant. Cette étude était consacrée aux risques non-professionnels en utilisant un questionnaire lors d'une étude clinique multicentrique nationale. METHODES: Les parents de 200 enfants inscrits sur le registre de l'étude nationale sur la tumeur de Wilms (TW) et 233 témoins, obtenus par randomization des listes d'abonnés au téléphone ont rempli un questionnaire portant sur divers facteurs de risque. RESULTATS: Contrairement à certaines études précédentes, les facteurs suivants n'étaient pas associés à la survenue de TW : tabagisme maternel (plus de 10 cigarettes par jour) pendant la grossesse ; odds ratio [OR]= 0,73; intervalle de confiance à 95% [IC]=0,40-1,34, consommation de thé ou de café par la mère pendant la grossesse (plus de 4 tasses par jour; OR= 1,31; IC= 0,57-3,01), hypertension maternelle pendant la grossesse (OR=0,96; IC=0,45-2,06), exposition hormonale durant la grossesse, usage de colorants capillaires, infections vaginales durant la grossesse, poids de naissance élevé. Une association non précédemment rapportée avec un antécédent de désinsectisation domestique a été trouvée (OR=2,16; IC= 1,24-3,75) CONCLUSIONS: d'une manière générale, cette étude n'a pas confirmé l'existence des facteurs de risque maternels précédemment rapportés pour la TW. La connaissance de facteurs d'origine paternelle semble être le meilleur objectif pour la suite des recherches concernant les facteurs de risque de la tumeur de Wilms.

Previous epidemiologic studies have indicated that several factors may be associated with an increased risk of Wilms tumor including paternal occupational exposures, maternal exposure during pregnancy to cigarettes, coffee or tea, oral contraceptives, hormonal pregnancy tests, hair-coloring products, maternal hypertension, vaginal infection during pregnancy, and higher birth weight of the child. The current study examines the nonoccupational risk factors using questionnaire data from a large national collaborative clinical trial. METHODS. Parents of 200 children registered with the National Wilms Tumor Study and 233 matched controls, identified using telephone random-digit dialing, completed a self-administered questionnaire about a variety of risk factors. RESULTS. As opposed to some previous studies, no association was found for mother's smoking during pregnancy (10+ cigarettes per day; odds ratio [OR] = 0.73; 95% confidence interval [CI] = 0.40-1.34), maternal consumption of coffee or tea during pregnancy (4+ cups per day; OR = 1.31; CI = 0.57-3.01), or hypertension during pregnancy (OR = 0.96; CI = 0.45-2.06). In addition, no association was found in this study for hormone exposure during pregnancy, hair dye use, vaginal infection during pregnancy, or high birth weight. A previously unreported association with a history of household insect extermination was found (OR = 2.16; CI = 1.24-3.75). CONCLUSIONS. In general, the study failed to confirm most of the previously reported maternal risk factors for Wilms tumor. Understanding the possible role of paternal exposures may be the best objective for further research on potential risk factors for Wilms tumor.

Mots clés:
kidney / rare tumor / child / risk factor
Mots-clés:
Kidney / rare tumor / child / risk factor
Risk of bowel dysfunction with diarrhea after continent urinary diversion with ileal and ileocecal segments.
Risk of bowel dysfunction with diarrhea after continent urinary diversion with ileal and ileocecal segments.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 154, 1696-1699

BUTS : Par une étude rétrospective les auteurs ont évalué le risque de diarrhée après entérocystoplastie utilisant un segment iléal ou iléo-cæcal. PATIENTS ET METHODES : Les auteurs ont interrogé 100 patients dont 65 avaient eu une résection iléale et 35 une résection iléo-cæcale en vue de la réalisation d'une entérocystoplastie. RESULTATS : Sept (11%) des 65 patients chez qui a été utilisé l'iléon et 8 (23%) des 35 patients chez qui a été utilisé un segment iléo-cæcal, une diarrhée chronique de plus de 6 mois a été retrouvée. Spontanément cette diarrhée a disparu chez deux patients dans chaque groupe. Dans les deux groupes, 3 patients ont bien répondu au traitement par la cholestyramine et 3 à la loperamide ou au psyllium. Pour 2 patients ayant eu une résection iléo-cæcale aucun traitement n'a été efficace. CONCLUSIONS : Le risque de diarrhée après résection iléo-cæcale semble être deux fois plus élevé qu'après résection iléale. La plupart des patients ont répondu à un traitement symptomatique. Un traitement chirurgical alternatif doit être discuté quand il existe des facteurs de risque.

PURPOSE: In a retrospective study we evaluated the risk of diarrhea after continent urinary diversion using ileal and ileocecal segments. MATERIALS AND METHODS: We interviewed 100 patients of whom 65 underwent ileal and 35 underwent ileocecal resection. RESULTS: Of the 65 patients who underwent ileal resection 7 (11%) and of the 35 who underwent ileocecal resection 8 (23%) reported chronic diarrhea of greater than 6 months in duration, which subsided spontaneously in 2 patients in each group. In each group 3 patients responded well to cholestyramine treatment and 3 responded to loperamid or psyllium. Two patients with ileocecal resection failed to respond to drug therapy. CONCLUSIONS: The risk of diarrhea after ileocecal resection seems to be twice as high as after ileal resection. Most patients responded to symptomatic drug therapy. Alternative surgical therapies should be considered when risk factors are present.

Mots clés:
cystoplasty / replacement ileocystoplasty / replacement ileocaecocystoplasty / iatrogenic complication
Mots-clés:
cystoplasty / replacement ileocystoplasty / replacement ileocaecocystoplasty / iatrogenic complication
Risque cardiovasculaire induit par les oestrogènes prescrits à faibles doses : 208 ans d'observation - 137 malades
Cardiovascular risk induced by low dose oestrogens.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 281-285

Le risque cardiovasculaire induit par un traitement oestrogénique semble minime quand les oestrogènes sont prescrits à petites doses (dose quotidienne inférieure à 3 mg/j) et quand on évite de prescrire ce traitement à des malades ayant des antécédents cardiovasculaires. Le groupe coopératif d'étude sur le cancer de la prostate a comparé l'évolution de 137 malades traités par les oestrogènes avec une population française masculine appariée par l'âge : dix accidents observés contre neuf attendus, un décès observé contre 3 attendus. En sélectionnant les malades, les oestrogènes peuvent donc sans doute rester dans la panoplie des traitements possibles du cancer de prostate évolué.

Report of a total of 208 years of observation in 137 patients. The cardiovascular risk induced by oestrogen treatment appears to be minimal when oestrogens are prescribed at low doses (daily dose less than 3 mg/day) and when this drug is not prescribed in patients with a history of cardio vascular disease. The Prostatic Cancer Cooperative Study Group compared the course of 137 patients treated by oestrogens with a French male population matched for age: ten accidents were observed versus nine expected and one death was observed versus 3 expected. By selecting patients, oestrogens can therefore still be part of the range of treatments available for advanced prostatic cancer.

Mots clés:
Hormonothérapie / oestrogène / complication iatrogène / thrombo-embolie
Mots-clés:
endocrine therapy / oestrogen / iatrogenic complication / thromboembolism
Risque de deuxième cancer non germinal après traitement d'un séminome testiculaire de stade I-II.
Risk of second non-germ-cell cancer after treatment of a stage I-II testicular seminoma.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 689-695

BUT : Mesurer l'incidence des seconds cancers d'origine non germinale (SCNG) chez les patients traités pour un séminome testiculaire de stade l-ll.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : L'étude porte sur 131 patients évaluables traités à l'lnstitut Claudius Regaud entre 1970 et 1990. Les modalités thérapeutiques, incluant le traitement de rattrapage de 6 patients ayant présenté une rechute, sont les suivantes : irradiation sous-diaphragmatique (IsousD) seule dans 55 cas, irradiation sous et susdiaphragmatique (IsousD+lsusD) dans 64 cas, irradiation et chimiothérapie (IC) dans 12 cas. Cinq patients ont été perdus de vue 4 mois à 14 ans après le primo-traitement (suivi moyen : 11 ans). L'incidence cumulative des SCNG a été comparée à l'incidence globale des cancers dans la population masculine du même âge établie grâce au Registre des Cancers du Tarn. Le risque relatif a été exprimé en Rapport d'lncidence Standardisé (SIR).
RÉSULTATS : L'incidence cumulée des SCNG est de 10,7% (14/131 patients). Le SIR est égal à 2,81 (pCONCLUSION : Le risque de SCNG est augmenté après IsousD+lsusD. Après IsousD seule, le risque de SCNG n'est pas majoré au terme d'un suivi médian de 6 ans, mais ce délai est trop court pour pouvoir tirer une conclusion définitive. Le risque de SCNG et particulièrement d'hémopathie semble augmenté par l'association de radiothérapie et de chimiothérapie

OBJECTIVE : To determine the incidence of second non-germ-cell cancers (SNGC) in patients treated for stage I-II testicular seminoma. MATERIAL AND METHODS : This study is based on 131 evaluable patients treated at the Institut Claudius Regaud between 1970 and 1990. Treatment modalities, including salvage therapy for 6 patients developing recurrence, were as follows: infradiaphragmatic irradiation (infraDI) only in 55 cases, infra- and supradiaphragmatic irradiation (infraDI+supraDI) in 64 cases, and irradiation and chemotherapy (IC) in 12 cases. Five patients were lost to follow-up 4 months to 14 years after primary treatment (mean follow-up: 11 years). The cumulative incidence of SNGC was compared to the overall cancer incidence in the age-matched male population reported in the Tarn Cancer Registry. The relative risk was expressed as the Standardized Incidence Ratio (SIR).Results : The cumulative incidence of SNGC was 10.7% (14/131 patients). SIR was equal to 2.81 (pCONCLUSION : The risk of SNGC is increased after infra DI+supraDI. The risck of SNGC after infraDI only is not increased with a median follow-up of 6 years, but this follow-up is too short to allow any definitive conclusions. The risk of SNGC and particularly haematological malignancy appears to be increased by the combination of radiothérapy and chemotherapy.

Mots clés:
testicule / tumeur germinale séminomateuse / radiothérapie / Chimiotherapie / Récidive
Mots-clés:
Testis / seminomatous germ cell tumor / radiotherapy / Chemotherapy / recurrence
Risques de contamination accidentelle par le virus de l'immuno-déficience humaine (VIH) : mise au point et conduite à tenir.
Risks of accidental contamination by the human immunodeficiency virus (HIV) : review and management.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 330-341

Bien que la contamination accidentelle par le virus de l'immunodéfience humaine soit rare en chirurgie, les mesures à prendre en urgence et la prévention sont analysées. Outre les soins locaux et les déclarations, la place de la chimioprophylaxie disponible en urgence semble essentielle quand le statut du malade source est inconnu et/ou le risque élevé.La prévention repose sur l'information et la réalisation des actes par du personnel expérimenté.

In surgery pratice, everyone must know what to do in case of injury with exposure to body fluids. The chimioprophylactic treatment has to be easy to take in case of high risk of VIH transmission.To prevent these accident, surgery on infected people must always be done by surgeon who have experience.

Mots clés:
Chirurgie / SIDA / accident professionnel
Mots-clés:
surgery / AIDS / professional accident
Risques infectieux de la fibroscopie urétro-vésicale en ambulatoire chez l'homme à urines stériles.
TexF-PU-97-00070615.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 615-617

BUTS : Apprécier de façon prospective le risque infectieux inhérent à la fibroscopie urétro-vésicale faite en ambulatoire chez des hommes à urines stériles sans antibioprophylaxie.
MATERIEL ET METHODES : 298 fibroscopies urétro-vésicales ont été réalisées chez des hommes répondant à ces critères, à l'exclusion des patients à risque d'endocardite bactérienne. Le matériel comportait trois fibroscopes préparés suivant les recommandations de la Société Française d'Hygiène Hospitalière. La pathologie justifiant l'examen a été précisée pour chaque patient. La stérilité des urines a été contrôlée durant la semaine qui précède l'examen et 48 heures après par ECBU.
RESULTATS : Sur 281 patients évaluables, une infection a été constatée dans 22 cas (7,8%), une seule étant symptomatique. L'Escherichia Coli était le germe le plus souvent retrouvé (50%) et il n'y a pas eu de germe multi-résistant. Un taux particulièrement élevé d'infection a été noté dans les entérocystoplasties (21,7%).
CONCLUSION : Le risque infectieux de la fibroscopie urétro-vésicale à urines stériles, réalisée conformément aux recommandations, paraît plus élevé que précédemment rapporté. En cas d'entérocystoplasties le risque semble significativement plus élevé que pour les autres pathologies.

Infectious risks of outpatient cystoscopy in men with sterile urine.

Mots clés:
uréthro-cystoscopie / Homme / complication iatrogène / infection urinaire / infection nosocomiale
Mots-clés:
urethrocystoscopy / Male / iatrogenic complication / urinary tract infection / nosocomial infection
Rôle de la résistance multi-drogues dans les tumeurs génito-urinaires.
TexF-PU-93-00030385.html
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 385-393
Mots clés:
Tumeur / Chimiotherapie / chimio-résistance
Mots-clés:
tumor / Chemotherapy / chemo-resistance