Base bibliographique

Traitement des cystites aiguës de la femme
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 8, 39-46

En présence d'une cystite aiguë isolée avec une symptomatologie typique, l'ECBU classique est devenu inutile. Cet examen peut être avantageusement remplacé par la recherche des leucocytes et des nitrites à la bandelette réactive (type Multistix*), à condition que ces tests de détection rapide soient effectués dans des conditions techniques rigoureuses. En revanche, l'EC BU est indispensable en cas d'échec, de rechute précoce et/ou de réinfections successives à la recherche de germes résistants. Le choix entre dose unique et traitement de 3 jours dépend essentiellement des préférences personnelles du médecin prescripteur et/ou de la patiente. Le traitement étant probabiliste, les aminopénicillines (amoxicilline*), les associations aminopénicillines inhibiteurs de bêta-lactamases (Augmentin(r)), le cotrimoxazole ne peut plus être prescrits en raison de l'émergence croissante de souches résistantes parmi les entérobactéries et notamment E. Coli. Malgré une efficacité prouvée in vivo, mais en raison de leur mode d'administration, tous les antibiotiques injectables (bêta-lactamines, aminosides) n'ont pas d'indication dans le traite ment d'une cystite aiguë banale.

Mots clés:
infection urinaire / cystite aiguë / Femme / antibiothérapie
Mots-clés:
urinary tract infection / acute cystitis / female / antibiotic therapy
Traitement des fistules uréthro-rectales. A propos de 5 cas
Treatment of urethro-rectal fistula. Report of 5 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 137-141

Les fistules uréthro-rectales regroupant les fistules prostato-rectales et les fistules faisant communiquer l'urèthre bulbo-membraneux avec le rectum sont des pathologies rares de diagnostic facile mais qui posent essentiellement un problème de choix de la technique chirurgicale. Si l'origine iatrogène domine actuellement par sa fréquence, d'autres étiologies nombreuses mais rares peuvent être en cause. Le traitement est le plus souvent chirurgical avec de nombreuses voies d'abord possibles. A partir de 5 observations présentées, les différentes techniques chirurgicales permettant la cure de ces fistules sont revues en exposant les avantages et les inconvénients de chacune.

Urethro-rectal fistulas, consisting of prostato-rectal fistulas and fistulas communicating between the bulbo-membranous urethra and the rectum, are rare, easily diagnosed diseases, which essentially raise a problem of choice of surgical technique. Although the predominant aetiology is currently iatrogenic, many other less frequent aetiologies can also be responsible. Treatment is usually surgical with a large numbe of possible incisions. In the light of 5 cases, the authors review the various surgical techniques allowing cure of these fistulas, and indicate the advantages and disadvantages or each one.

Mots clés:
fistule uréthro-rectale / fistule prostato-rectale / chirurgie réparatrice
Mots-clés:
urethrorectal fistula / prostatorectal fistula / reconstructive surgery
Traitement des fistules urinaires en transplantation rénale.
Treatment of urinary fistulae in renal transplantation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 501-508

61 malades transplantés rénaux ont présenté une fistule urinaire (4 %). Le diagnostic est précoce (12 jours en moyenne), posé par la présence d'urine dans les redons, la présence d'un urinome en échographie. Le diagnostic topographique exact, la nature de la fistule, nécrose ou désunion, n'est pas facile même avec les techniques d'imagerie actuelle. La fréquence des fistules a diminué avec l'utilisation d'un uretère court, l'anastomose urétéro-vésicale type Lich Grégoir et la mise en place préventive d'une endoprothèse urétéro-vésicale. Les 36 premières fistules urétérales ont été traitées par chirurgie incisionnelle. Les 7 dernières fistules urétérales ont été traitées par mise en place d'endoprothèse par voie antérograde. 87% des malades ont guéri de leur fistule en gardant leur greffon : 31 des 36 malades opérés par voie incisionnelle et les 7 malades traités par voie percutanée. Le traitement percutané doit être proposé en première ligne en cas de fistule urétérale après transplantation rénale.

61 renal transplant patients dev eloped a urinary fistula (4%). The diagnosis was established rapidly (after an average of 12 days) by the presence of urine in the drains and a urine collection on ultrasonography. The exact topographical diagnosis, the nature of the fistula, necrosis or dehiscence, is more difficult, even with modern imaging techniques. The incidence of fistula was decreased by the use of a short ureter, a Lich-Grégoir ureterovesical anastomosis and the prophylactic insertion of a ureterovesical stent. The first 36 ureteric fistulae were treated by open surgery and the last 7 were treated by antegrade stent insertion. 87% of patients were cured of their fistula and retained their transplant : 31 of the 36 patients undergoing open surgery and all 7 patients treated percutaneously. Percutaneous treatment should be proposed as first-line treatment in the case of ureteric fistula after renal transplantation.

Mots clés:
Transplantation rénale / complication iatrogène / Fistule urinaire / lésion
Mots-clés:
renal transplantation / iatrogenic complication / Urinary fistula / lesion
Traitement des fistules uro-génitales du post-partum en Afrique. 261 cas observés en dix ans
Treatment of post-partum urogenital fistulae in Africa.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 861-873

Une série homogène de 261 fistules uro-génitales du post-partum, traitées ces dix dernières années en Afrique par le même opérateur, est analysée. Survenant en majorité chez des femmes jeunes et primipares, en milieu rural, la cause dominante a été un accouchement dystocique négligé en brousse (65,5%). La fistule a été traumatique dans 27,8% des cas et secondaire à une hystérectomie pour 6,7%. 247 patientes ont bénéficié d'une attitude réparatrice. Mené de principe par voie basse (92,3%), le choix du procédé de réparation utilisé a été basé sur une classification anatomique des différents aspects lésionnels qui a permis de codifier les indications selon trois groupes : 1) Fistules simples (98) groupe I, dont le traitement chirurgical a consisté à fermer l'orifice fistuleux grâce à une suture séparée simple de la vessie et du vagin. Le succès était de règle, 2) Fistules plus difficiles (109) groupe II, avec dégâts tissulaires importants dont le double problème d'étanchéité et de cicatrisation a nécessité l'utilisation d'un matelassage par un tissu de voisinage bien vascularisé (55 fois), 3) Fistules compliquées (54) groupe III, avec existence de lésions associées qui ont nécessité souvent plusieurs interventions à la fois urologiques, génitales et digestives, ainsi que des techniques de plastie complémentaire 31 fois: double autoplastie de la grande lèvre (17) et lambeau de peau pédiculé cutanéo-graisseux (14). Parmi les 261 patientes, 212, soit 81,2%, ont été guéries, 23 ont obtenu une guérison partielle (continence insuffisante, aménorrhée, sclérose vaginale rendant toute activité sexuelle impossible). 26 échecs ont été notés. La dérivation urinaire a été la seule solution pour 14 patientes (7,8%). Le but recherché dans la cure chirurgicale des fistules uro-génitales est double: 1) obtenir pour les patientes une guérison de qualité (81,2%), c'est-à-dire des mictions contrôlées ainsi qu'une vie génitale, conjugale et sociale normale, 2) faire reculer les limites des interventions palliatives, toujours mal acceptées en Afrique, au prix d'une chirurgie itérative par étapes de "simplifications lésionnelles", dans les cas de grands délabrements. C'est par l'amélioration de la qualité des résultats obtenus dans le traitement des fistules uro-génitales, véritable problème de santé publique en Afrique, que l'on parviendra à rendre crédibles les programmes de prévention dans la lutte pour l'éradication de cette affection dans les pays en voie de développement.

A homogeneous series of 261 post-partum urogenital fistulae treated over the last ten years in Africa by the same operator is analysed. Mostly occurring in young, primiparous women in a rural environment, the predominant cause was neglected dystocic delivery in the bush (65.5%). The fistula was traumatic in 27.9% of cases and secondary to hysterectomy in 6.8%. 247 patients underwent surgical repair. The choice of repair procedure, generally performed via the transvaginal route (92.3%), was based on the anatomical classification of the various lesions into three groups of indications : 1) Group I : simple fistulae (98), in which surgical treatment consisted of closing the fistula orifice by simple separate suture of the bladder and vagina, generally followed by success, 2) Group II : more difficult fistulae (109) with severe tissue damage, raising the dual problem of continence and healing and requiring the use of mattressing with a well vascularised adjacent tissue (55 cases), 3) Group III : complicated fistulae (54) with the presence of associated lesions, often requiring multiple urological, genital and intestinal operations as well as complementary plastic techniques (31 cases) : double autoplasty of the labia major (17) and adipocutaneous pedicle skin flap (14). 212 of the 261 patients (81.2%) were cured, 23 obtained partial cure (insufficient continence, amenorrhoea, vaginal sclerosis making sexual activity impossible) and there were 26 failures. Urinary diversion was the only solution in 14 patients (7.8%). The objective in surgical correction of urogenital fistulae is twofold : 1) to obtain good quality cure (81.2%), i.e. controlled micturition and a normal, genital, conjugal and social life, 2) overcome the limitations of palliative operations which are always poorly accepted in Africa, at the cost of repeated, staged surgery designed to simplify the lesions in the most severely damaged cases. Prevention programmes designed to eradicate urogenital fistulae, which constitutes a real public health problem in developing countries, will only be made credible by an improvement in the quality of the results obtained in the treatment of this disease.

Mots clés:
fistule uro-génitale / Accouchement / Post-partum / Afrique / lésion
Mots-clés:
Urogenital fistula / Delivery / post partum / Africa / lesion
Traitement des lymphocèles après transplantation rénale.
Treatment of lymphoceles after renal transplantation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 260-263

Les lymphocèles représentent l'une des complications survenant dans les suites des transplantations rénales. Leur traitement est encore controversé. Sur une période de 3 ans (janvier 1992 à décembre 1993), 7 patients présentant une lymphocèle compliquée ont eu différents traitements. La ponction drainage a été utilisée dans les 7 cas, une sclérothérapie à la polyvidone-iodée(r) a été pratiquée 4 fois, un drainage interne par marsupialisation chirurgicale une fois et coelioscopique 4 fois. Les résultats du drainage externe et de la sclérothérapie ont été décevants avec respectivement 1 bon résultat sur 7 et 1 résultat moyen sur 4. Par contre le drainage interne a été efficace dans tous les cas qu'il s'agisse de la marsupialisation chirurgicale ou coelioscopique. Cette dernière évite les inconvénients de la chirurgie ouverte chez les patients à risque. Le traitement par coelioscopie nous paraît être la méthode thérapeutique de choix des lymphocèles post-transplantation rénale car elle est simple, rapide et efficace.

Lymphocele is a possible postoperative complication of renal transplantation and its treatment is still controversial. Over a 3-year period (January 1992 to December 1993), 7 patients with a complicated lymphocele were treated by various modalities. Puncture-drainage was used in 7 cases, Povidone(r) sclerotherapy was performed in 4 cases and internal drainage was performed by surgical marsupialization in one case and by laparoscopy in 4 cases. The results of external drainage and sclerotherapy were disappointing, with 1 good result out of 7 and 1 moderate result out of 4, respectively. On the other hand, internal drainage was effective in every case, whether it was performed by surgical or laparoscopic marsupialization. The latter technique avoids the disadvantages of open surgery in high-risk patients. Laparoscopy appears to be the treatment of choice for post-renal transplantation lymphoceles, as it is simple, rapid and effective.

Mots clés:
Transplantation rénale / complication iatrogène / Lymphocèle / marsupialisation
Mots-clés:
renal transplantation / iatrogenic complication / Lymphocele / marsupialization
Traitement des prolapsus génito-urinaires par promontofixation à l'aide d'un matériel prothétique associé à une hystérectomie totale: complications et résultats à propos d'une série de 55 observations.
Treatment of genitourinary prolapse by sacral fixation using prosthetic material combined with total hysterectomy. Complications and results based on a series of 55 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 221-230

De mai 1986 à mai 1992, 55 patientes présentant un prolapsus génito-urinaire, ont été traitées par hystérectomie totale, promontofixation à l'aide d'une bandelette prothétique et colposuspension. L'âge moyen était de 55,5 ans (extrêmes : 38-78). 10 patientes (18,8%) ont présenté des complications post-opératoires précoces : 2 hématomes de paroi, une reprise pour hémorragie, une hématémèse secondaire à un ulcère duodénal, une occlusion intestinale par lâchage de la péritonisation, deux rétentions aiguës d'urine, une incontinence urinaire totale, un choc septique et un abcès de paroi. 3 patientes (5,4%) ont eu des complications post-opératoires tardives : une occlusion sur bride mésentérique, une éventration, et un cas d'algies pelviennes. La durée moyenne d'hospitalisation a été de 8,9 jours (extrêmes : 7 - 25) et le recul moyen était de 36 mois (extrêmes : 6-72 mois). Le résultat anatomique a été excellent (correction complète du prolapsus et absence de récidive) dans 96,4% des cas. Sur le plan fonctionnel, 3 patientes (5,4%) sont restées dysuriques et 5 (9,1%) ont gardé une incontinence urinaire d'effort modérée (3 fois) ou invalidante (2 fois). Une insuffisance sphinctérienne importante a été objectivée à la profilométrie dans ces deux derniers cas. L'association hystérectomie totale avec ouverture vaginale, et, promontofixation à l'aide d'une bandelette prothétique, évite le risque de pathologie ultérieure sur col restant et ne semble pas augmenter le risque infectieux et la morbidité postopératoire. Sans vouloir systématiser l'hystérectomie dans la technique de promontofixation, nous pensons ainsi préférable de réaliser une hystérectomie totale plutôt que supra-isthmique lorsque l'indication est posée.

From May 1986 to May 1992, 55 patients with genitourinary prolapse were treated by total hysterectomy, sacral fixation using a prosthetic band and colposuspension. The mean age was 55.5 years (range: 38 - 78 years). Ten patients (18.8%) developed early postoperative complications: 2 wall haematomas, one surgical revision for haemorrhage, one case of haematemesis secondary to a duodenal ulcer, one intestinal obstruction due to dehiscence of the peritonealisation, two cases of acute urinary retention, one case of complete urinary incontinence, one septic shock and one wall abscess. Three patients (5.4%) developed late postoperative complications: intestinal obstruction secondary to a mesenteric band, one incisional hernia, and one case of pelvic pain. The mean length of hospital stay was 8.9 days (range: 7 - 25 days) and the mean follow-up was 36 months (range: 6 - 72 months). The anatomical result was excellent (complete correction of the prolapse and absence of recurrence) in 96.4% of cases. In terms of the functional results, 3 patients (5.4%) remained dysuric and 5 (9.1%) have persistent stress incontinence, either moderate (3 cases) or disabling (2 cases). Marked sphincter insufficiency was demonstrated on the urethral pressure profile in these last two cases. The combination of total hysterectomy with vaginal opening and sacral fixation using a prosthetic band prevents the risk of subsequent disease of the remaining cervix and does not appear to increase the risk of infection or the postoperative morbidity. Without advocating systematic hysterectomy in the sacral fixation technique, we nevertheless believe that it is preferable to perform total hysterectomy rather than supra-isthmic hysterectomy when this procedure is indicated.

Mots clés:
gynécologie / prolapsus vaginal / Chirurgie gynécologique / cure de prolapsus
Mots-clés:
gynaecology / Vaginal prolapse / gynecologic surgery / prolapse surgery
Traitement des prostatites aiguës.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1130-1131
Mots clés:
infection génitale / Prostatite
Mots-clés:
genital infection / Prostatitis
Traitement des ruptures complètes de l'urèthre postérieur par réalignement endoscopique.
Treatment of complete rupture of the posterior urethra by endoscopic realignment.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 489-495

BUTS : Apprécier l'efficacité et le bénéfice du traitement des ruptures complètes de l'urèthre postérieur par réalignement endoscopique.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Entre 1991 et juin 1998, 14 hommes ont été hospitalisés pour une rupture complète traumatique de l'urèthre postérieur. 13 d'entre eux ont pu bénéficier d'un réalignement endoscopique.
RÉSULTATS : Avec un recul moyen de 29 mois, tous les malades sont continents et urinent avec un débit urinaire satisfaisant. Deux patients ont eu une sténose uréthrale et trois autres deux sténoses uréthrales traitées par urétrotomie interne (38,4%). Trois patients sont impuissants dont un qui a eu les deux artères hypogastriques embolisées (23%).
CONCLUSION : Le réalignement endoscopique des ruptures complètes de l'urèthre postérieur est une technique simple, peu agressive, préservant au mieux la continence et la sexualité de sujets toujours jeunes. Il induit des sténoses uréthrales dont le traitement endoscopique donne de bons résultats et qui peuvent être prévenues par l'usage systématique d'auto-calibrages de l'urèthre.

OBJECTIVE : To assess the efficacy and benefit of treatment of complete rupture of the posterior urethra by endoscopic realignment. MATERIAL AND METHODS : Between 1991 and June 1998, 14 men were hospitalised for complete traumatic rupture of the posterior urethra : 13 of them were treated by endoscopic realignment. RESULTS : With a mean follow-up of 29 months, all patients are continent and urinate with a satisfactory urinary stream. Two patients developed an urethral stricture and three others developed two urethral strictures treated by internal urethrotomy (38.4%). Three patients are impotent, one following embolization of both hypogastric arteries (23%).
CONCLUSION : Endoscopic realignment of complete rupture of the posterior urethra is a simple, minimally invasive technique, allowing optimal preservation of continence and erection in these young patients. It may induce urethral strictires which can be effectively treated endoscopically and which can be prevented by systematic use of self-calibration of the urethra.

Mots clés:
Urèthre / lésion traumatique / rupture / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
Urethra / traumatic lesion / rupture / endoscopic surgery
Traitement des sténoses de l'urètre pénien par urétroplastie avec patch pédiculé dorsal : "Urétroplastie en toit"
Roofing urethroplasty for long anterior urethral strictures.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 1022-1028

BUTS : Proposer une technique de traitement des sténoses étendues de l'urètre pénien lorsque l'intervention de Monseur n'est pas réalisable. Cette technique d'urétroplastie consiste à élargir la lumière urétrale par un patch pédiculé de peau pénienne placé sur la face dorsale de l'urètre : "urétroplastie en toit". MATÉRIELS ET MÉTHODES : 26 patients (âge moyen : 34 ans) porteurs d'une sténose de l'urètre pénien ont été opérés entre juin 1991 et mai 1996. Neuf avaient une sténose étendue (3,2 cm en moyenne) et 17 avaient des sténoses multiples de l'urètre pénien. Tous ces patients étaient circoncis. Dans tous les cas, l'urétroplastie a été réalisée à l'aide d'un patch pédiculé de peau pénienne, prélevé transversalement, et suturé sur la face dorsale de l'urètre.
RÉSULTATS : Tous les patients ont été revus avec une durée de suivi moyenne de 38 mois (extrêmes 3 - 50 mois). Les succès, définis par l'absence de trouble mictionnel et par la normalité de l'urétrocystographie rétrograde, ont représenté 88% des patients (23/26). Deux patients ont eu une fistule postopératoire immédiate, l'une d'entre elles ayant nécessité une réintervention.
CONCLUSION : La technique d'"urétroplastie en toit" permet de traiter les sténoses étendue de l'urètre pénien lorsque la technique de Monseur est de réalisation impossible.

OBJECTIVE : Treatment of long or multiple anterior urethral stricture (s) when Monseur technique is not applicable. Our technique entails augmentation of the dorsally slit open stenosed urethra using pedicled non-hair bearing penile skin. PATIENTS AND METHODS : Between June 1991 and May 1996, 26 men (median age 34 years) with anterior urethral strictures underwent roofing urethroplasty. Nine patients had long stricture (average 3.2 cm) and 17 had multiple short segment strictures (average 7 cm). All patients were circumcised, and dorsal urethral augmentation was performed using transversely oriented non-hair bearing penile skin pedicled flap. RESULTS : Median follow-up was 38 months (range 3-50). A successful outcome with no recurrent stricture as evidenced by normal retrograde urethrography and voiding history was achieved in 23 of 26 men (88%). Two patients had fistula in early postoperative period; one of them needed surgical closure.
CONCLUSION : Roofing urethroplasty is a practical alternative for repair of long anterior urethral stricture (s) when Monseur technique cannot be applied.

Mots clés:
Urèthre / sténose / chirurgie réparatrice / uréthroplastie / greffon cutané
Mots-clés:
Urethra / stenosis / reconstructive surgery / urethroplasty / skin graft
Traitement des sténoses de la jonction pyélo-urétérale par endopyélotomie rétrograde à la lame froide
Cold blade retrograde endopyelotomy for ureteropelvic junction stenosis. Report of a series of 13 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 244-255

EXPOSÉ DU SUJET : Le traitement des sténoses de la jonction pyélo-urétérale (JPU) repose classiquement sur la résection-anastomose par chirurgie ouverte. Moins invasives, les endopyélotomies réalisent une incision de la jonction par voie endoscopique antégrade ou rétrograde. Notre expérience en matière d'endopyélotomie rétrograde à la lame froide (ERLF) est présentée et confrontée aux autres techniques.TYPES ET MOYENS DE L'ÉTUDE : Treize patients (3 hommes et 10 femmes) d'âge moyen 55,3 ans ont bénéficié d'une ERLF sous contrôle urétéroscopique et radioscopique pour sténose primitive (10/13) ou secondaire (3/13) de la JPU. L'efficacité clinique et urographique de la méthode fait l'objet d'une étude rétrospective.
RÉSULTATS : Les durées médianes d'intervention et d'hospitalisation sont respectivement de 40 mn et 4 jours. Le taux de complications post-opératoires est de 15,4% (deux infections urinaires). Onze patients sur treize sont actuellement asymptomatiques avec un recul moyen de 26,5 mois. Les contrôles urographiques (suivi moyen 11,9 mois) montrent une jonction reperméabilisée de façon satisfaisante dans 84,6% des cas (1 sténose asymptomatique, 1 sténose symptomatique reprise par chirurgie ouverte).
CONCLUSION : Comparée aux autres traitements des sténoses de la JPU, l'ERLF est simple, peu invasive, réduit les temps d'intervention et d'hospitalisation et présente donc un bon rapport coût-efficacité.

BACKGROUND : The classical treatment of ureteropelvic junction (UPJ) stenosis consists of open surgical resection-anastomosis. Endopyelotomy, a less invasive procedure, allows antegrade or retrograde endoscopic incision of this junction. The authors' experience of cold blade retrograde endopyelotomy (CBRE) is presented and compared with other techniques. MATERIAL AND METHOD : Thirteen patients (3 men and 10 women), with a mean age 55.3 years, underwent CBRE with ureteroscopic and fluoroscopic control for primary (10/13) or secondary (3/13) UPJ stenosis. The clinical and urographic efficacy of the method was assessed retrospectively. RESULTS : Median operating times and hospital stays were 40 min and 4 days respectively. The postoperative complication rate was 15.4% (two urinary tract infections). Eleven of the 13 patients are currently symptom-free with a mean follow-up of 26.5 months. Follow-up urography (mean follow-up : 11.9 months) shows a satisfactorily revascularized junction in 84.6% of cases (1 asymptomatic stenosis, 1 symptomatic stenosis revised by open surgery).
CONCLUSION : Compared to the other treatments of UPJ stenoses, CBRE is a simple, minimally invasive technique, which reduces operating time and hospital stay and therefore presents a good cost-efficacy ratio.

Mots clés:
hydronéphrose congénitale / jonction pyélo-urétérale / sténose / chirurgie endoscopique / endo-pyélotomie
Mots-clés:
ureteropelvic junction syndrome / ureteropelvic junction / stenosis / endoscopic surgery / endopyelotomy
Traitement des tumeurs de vessie pT1
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 104-107

Les différentes alternatives du traitement des T1 de vessie sont présentées. La RTU seule est insuffisante pour les tumeurs de grade 2 et 3. Un traitement adjuvant est justifié, parmi lequel les instillations par BCG semblent être les plus efficaces. Les modalités de ce traitement sont variables selon les auteurs. Ce traitement implique une surveillance renforcée (cytologie urinaire, contrôles endoscopiques). La survenue d'une récidive après BCG doit faire discuter un traitement radical d'autant plus que la récidive est précoce ou de stade (T1) et de grade élevé (G2). Dans certains cas, sous couvert d'une surveillance attentive, il est possible d'utiliser deux cures d'instillations prophylactiques.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / chirurgie conservatrice / résection transuréthrale / BCG
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / organ-sparing surgery / transurethral resection / BCG
Traitement des tumeurs de vessie stade Ta, T1 et TIS par le bacille de Calmette-Guérin
Treatment of stage Ta, T1 and Tis bladder tumours by Bacillus Calmette-Guérin.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 608-617

Nous rapportons l'étude de 71 patients dont la tumeur de vessie stade Ta, T1 et Tis a été traitée par résection endoscopique suivie d'un cycle d'instillation endovésicale de BCG (120 mg/semaine pendant 6 semaines). Sex ratio : 1 femme - 4 hommes. Age moyen: 68 ans. Le suivi moyen a été de 15 mois ( 3 - 36 mois). Il s'agissait de 20 tumeurs stade Ta, 32 stade T1a, 14 stade T1 b et 5 Tis isolés.Le taux de récidive globale a été de 42%. Une récidive est survenue pour 50% des Ta (médiane de récidive: 10,1 mois), 32% des T1a (médiane: 5,8 mois), 65% des T1 b (médiane: 7,3 mois) et 20% des Tis isolés (délai: 7 mois). 9% des stades T1 ont eu une progression. Sont apparus comme facteurs de risque de récidive: le stade T1 b (p= 0,05), la multifocalité (p= 0,05), la résistance à une chimiothérapie antérieure (Mitomycine C) (p

The authors report a series of 71 patients (sex ratio : 1F/4M, mean age : 68 years) with stage Ta (n=20), T1a (n=32), T1b (n=14) and Tis (n=5) bladder tumours treated by endoscopic resection followed by a course of intravesical BCG instillation (120 mg/week for 6 weeks). The mean follow-up was 15 months (3-36 months). The overall recurrence rate was 42%. A recurrence occurred in 50% of Ta (median time to recurrence : 10.1 months), 32% of T1a (median : 5,8 months), 65% of T1b (median: 7.3 months) and 20% of isolated Tis (median : 7 months). Disease progression was observed in 9% of stage T1 tumours. The following risk factors for recurrence were identified : stage T1b (p=0.05), multifocal tumours (p=0.05), resistance to previous chemotherapy (mitomycin C) (p=0.001) and association with Tis for stages T1 (p

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale superficielle / BCG
Mots-clés:
bladder / superficial transitional cell carcinoma / BCG
Traitement des tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1 - 1. Surveillance des tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 68-74

Le risque de rechute après orchidectomie isolée d'une tumeur germinale de stade I repose sur la présence de différents facteurs de risque. L'histologie tumorale, l'envahissement vasculaire et/ou lymphatique ainsi que l'extension tumorale locale doivent être pris en compte. Ce n'est qu'en leur absence que la simple surveillance peut être préconisée.

Mots clés:
testicule / Tumeur germinale non séminomateuse / facteur de risque / Surveillance
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / risk factor / Watchful waiting
Traitement des tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1 - 2. Curage lombo-aortique dans le traitement des tumeurs germinales non séminomateuses.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 75-77

Le curage ganglionnaire rétropéritonéal est aujourd'hui encore le traitement complémentaire de référence des TGNS de stade I. L'importance des séries publiées permet d'évaluer avec précision le risque de rechute rétropéritonéale (2%) ou non (12%) après curage négatif. Après curage positif, le risque de rechute est de 36%, ce qui n'autorise pas à se passer d'une chimiothérapie complémentaire. Le risque d'anéjaculation reste significatif après curage limité gauche (40%) ou droit (10%), mais parait négligeable après un curage respectant les fibres sympathiques (

Mots clés:
testicule / Tumeur germinale non séminomateuse / lymphadénectomie rétro-péritonéale
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / retroperitoneal lymph node dissection
Traitement des tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1 - 3. Chimiothérapie adjuvante pour les tumeurs à haut risque de récidive.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 78-80

Cette attitude parait la plus logique dans les TGNS de stade I à haut risque de récidive: au prix d'une toxicité aiguë faible (2 BEP ou 3 EP) elle évite les rechutes quel que soit le site, sans compromettre l'éjaculation. Elle évite un double traitement qu'imposerait un curage positif. Cependant, cette option qui s'est répandue dans les milieux urologiques et oncologiques depuis 10 ans n'a fait l'objet que d'un nombre limité de publications. Le risque de rechute après chimiothérapie adjuvante parait très faible (1 à 2%). Cette modalité thérapeutique ne pourra être validée, et donc recommandée dans les TGNS à haut risque, qu'après une étude prospective plus large évaluant la survie, la toxicité et la qualité de vie. Dans une telle étude la chimiothérapie doit être comparée au curage.

Mots clés:
testicule / Tumeur germinale non séminomateuse / Chimiothérapie adjuvante
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / adjuvant chemotherapy
Traitement des tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1 clinique.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 7, 137-143

Avant l'utilisation clinique du cisplatine, au cours des années soixante-dix, le traitement des tumeurs germinales non seminomateuses du testicule (TGNS) reposait sur la chirurgie, orchidectomie élargie suivi de curage ganglionnaire rétropéritonéal. Aujourd'hui le curage, suivi de chimiothérapie lorsqu'il est positif ou en cas de reprise évolutive, assure 99% de survie à 5 ans pour les TGNS de stade I clinique (TGNS I). Ce résultat constitue une référence d'efficacité à laquelle doivent être comparées les autres modalités thérapeutiques. Les techniques actuelles de curage, curage limité ou curage préservant les branches sympathiques lombaires, ont permis d'abaisser le taux d'anéjaculation au dessous de 10% sans en diminuer la valeur curatrice. Néammoins le curage a peu d'utilité thérapeutique lorsqu'il est négatif, c'est à dire dans 70% des cas et risque d'être insuffisant lorsqu'il et positif. L'efficacité de la chimiothérapie dans les formes métastatiques a amené à proposer d'autres stratégies thérapeutiques. La surveillance des TGNS I permet de ne traiter par chimiothérapie que les patients qui présentent une reprise évolutive. Elle a été largement évaluée depuis 1982 et assure un taux de survie supérieur à 98%. Mais elle présente deux inconvénients: elle expose à un risque de rechute à un stade métastatique avancé chez 3,7% des patients surveillés et elle impose un suivi rigoureux rarement observé. Les expériences de surveillance ont d'autre part permis de définir des critères histologiques prédictifs de rechute: la présence d'emboles vasculaires intra et/ou extratesticulaires ou de carcinome embryonnaire pur ou majoritaire. La valeur prédictive de ces critères est évaluée. La chimiothérapie première dans les TGNS I à risque de récidive est en cours d'évaluation. Le taux de survie à 5 ans est proche de 98%. La toxicité de deux BEP est minime et le risque carcinogène à long terme vraisemblablement négligeable. Mais une interrogation persiste quant au risque de traitement insuffisant d'une métastase supracentimétrique passée inapperçue en tomodensitométrie (11%). Aujourd'hui un traitement complémentaire n'est recommandé que dans les tumeurs à haut risque de récidive; le curage ganglionnaire a fait ses preuves, la chimiothérapie doit prouver qu'elle est aussi efficace et mieux tolérée. Une très bonne concertation entre pathologiste et clinicien est indispensable afin d'évaluer au mieux le risque de récidive.

Mots clés:
testicule / Tumeur germinale non séminomateuse / lymphadénectomie rétro-péritonéale / Chimiotherapie
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / retroperitoneal lymph node dissection / Chemotherapy
Traitement des tumeurs germinales non séminomateuses du testicule : les standards et les perspectives.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 7, 149-158
Mots clés:
testicule / Tumeur germinale non séminomateuse / thérapie
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / therapy
Traitement du cancer du rein avancé par l'Erythropoïétine recombinante
TexF-PU-97-00070399.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 399-402

BUTS : Etude des effets anti tumoraux de l'Erythropoïétine sur des métastases de cancer du rein.
MATERIEL ET METHODES : 20 patients porteurs de métastases histologiquement prouvées de cancer du rein ont reçu, après consentement éclairé, de l'Erythropoïétine recombinante en sous-cutanée trois fois par semaine à la dose de 150 UI/Kg en cas d'hémoglobine inférieure ou égale à 12 g/dL ou à la dose de 75 UI/Kg en cas d'hémoglobine supérieure à 12 g/dL. Le traitement était poursuivi pour un minimum de 8 semaines avant réévaluation et poursuivi au delà sauf en cas de progression ou de toxicité excessive. Un bilan d'évaluation tumorale était réalisé toutes les 8 semaines et la réponse jugée selon les critères de l'O.M.S. Un bilan clinique et biologique était réalisé de façon bimensuelle à la recherche d'une toxicité gradée selon l'échelle O.M.S. Tous les patients sauf un avaient reçu une immunothérapie ou une chimiothérapie avant inclusion dans l'étude.
RESULTATS : Une réponse complète (12 mois +), une réponse partielle (8 mois), deux réponses mineures, 10 stabilités et 6 progressions ont été constatées. 15 patients ont reçu le traitement à pleine dose. Chez 5 patients le traitement a été interrompu avant les 8 semaines initialement prévues pour progression tumorale chez un patient et pour un chiffre d'hémoglobine persistant supérieur à 15 gr/dL pour 4 d'entre eux. Les effets secondaires ont consisté en 1 cas de céphalée modérée, 2 cas de douleurs osseuses transitoires, 1 hypertension artérielle transitoire.
CONCLUSION : L'Erythropoïétine démontre un effet antitumoral modéré à confirmer dans une étude de phase II en première ligne thérapeutique chez des patients sélectionnés.

Treatment of advanced renal cell carcinoma by recombinant erythropoietin.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Métastase / Chimiotherapie
Mots-clés:
Kidney / tumor / Metastasis / Chemotherapy
Traitement endo-urologique des sténoses de l'uretère et de la jonction pyélo-urétérale
2001
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 765-865
Mots clés:
voie urinaire supérieure / Uretère / sténose / hydronéphrose congénitale / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
upper urinary tract / ureter / stenosis / ureteropelvic junction syndrome / endoscopic surgery
Traitement endoscopique des urétérocèles de diagnostic anténatal.
Endoscopic treatment of antenatally diagnosed ureteroceles.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 529-534

INTRODUCTION : Les auteurs rapportent une série de 16 enfants ayant présenté une urétérocèle diagnostiquée en période anté-natale et traités d'emblée, en période néo-natale, par incision endoscopique . Le but de ce traitement est d'assurer une décompression efficace de l'urétérocèle.
MATERIEL ET METHODES : Le bilan post-natal immédiat a recensé 17 urétérocèles dont 7 étaient intra-vésicales (avec une forme bilatérale) et 10 étaient ectopiques. L'ouverture endoscopique a permis l'affaissement de toutes les urétérocèles et, le plus souvent, l'amélioration de la fonction rénale. Un reflux vésico-urétéral est apparu secondairement chez 7 enfants ayant présenté une forme ectopique de la pathologie, il existait d'emblée chez deux autres.
RESULTATS : Chez les patients porteurs d'une forme intra-vésicale, le traitement endoscopique s'est avéré efficace à lui seul et aucun geste complémentaire n'a été nécessaire. En revanche, dans les formes ectopiques, un deuxième temps opératoire s'est imposé dans 9 cas: l'existence d'un reflux vésico-urétéral (8 cas) a nécessité une résection de l'urétérocèle avec reconstruction vésicale et réimplantation urétérale selon Cohen. Dans un cas, une urétéronéphrectomie totale a été réalisée du fait de l'absence complète de fonction du rein concerné.
CONCLUSION : L'ouverture endoscopique, pratiquée précocement peut être considérée comme le traitement de première intention des urétérocèles de diagnostic anté-natal. Sa principale complication reste l'apparition secondaire d'un reflux vésico-urétéral. Une surveillance radiologique apparaît donc indispensable.

INTRODUCTION : The authors report a series of 16 infants presenting with an antenatally diagnosed ureterocele, treated immediately, during the neonatal period, by endoscopic incision. The objective of this treatment is to ensure effective decompression of the ureterocele. MATERIAL AND METHODS : The immediate postnatal assessment revealed 17 ureteroceles, including 7 intravesical ureteroceles (with one bilateral form) and 10 ectopic ureteroceles. Endoscopic opening allowed collapse of all of the ureteroceles and usually ensured improvement of renal function. Vesicoureteric reflux was observed secondarily in 7 infants with an ectopic form of the disease, and was present primarily in two other patients. RESULTS : In patients with an intravesical form, endoscopic treatment was found to be effective on its own and no complementary procedure was required. In contrast, in ectopic forms, a second operation was required in 9 cases : presence of vesicoureteric reflux (8 cases) required resection of the ureterocele with vesical reconstruction and ureteric reimplantation according to Cohen's technique. In one case, total ureteronephrectomy was performed due to complete absence of function of the kidney concerned.
CONCLUSION : Endoscopic opening, performed soon after birth, can be considered to be the first-line treatment of antenatally diagnosed ureteroceles. Its main complication remains the secondary development of vesicoureteric reflux. Radiological surveillance therefore appears to be essential.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / urétérocèle / dépistage anté-natal / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / Ureterocele / antenatal screening / endoscopic surgery
Traitement endoscopique du reflux vésico-rénal chez l'enfant. Bilan de cinq ans d'utilisation de Macroplastique
Endoscopic treatment of vesicorenal reflux in children. Five-year assessment of the use of Macroplastique.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 1001-1006

BUTS : Analyser les résultats du traitement endoscopique du reflux vésico-rénal par implantation de Macroplastique et comparaison avec le Téflon.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 297 enfants présentant 454 reflux vésico-rénaux ont été traités par implantation endoscopique de Macroplastique (Uroplasty-A.B.S.) : 385 reflux primitifs et de 69 reflux secondaires ou associés. Tous les enfants ont été contrôlés par échographie et cystographie 6 semaines et 1 an après l'implantation.
RÉSULTATS : Toutes étiologies ou tous grades confondus, le reflux a disparu chez 91,2% des enfants (93,3% des uretères). Les complications à type de stase urétérale sont rares (3 cas). Après guérison, 161 enfants (253 uretères) ont été revus à 1 an : le reflux est réapparu chez 8,7% des patients.
CONCLUSION : Bien que la quantité moyenne implantée ait été moindre avec le Macroplastique, les résultats semblent supérieurs à ceux obtenus avec le Téflon (sur une série antérieure de 402 enfants : guérison pour 87,1% des uretères et 85,7% des enfants). Les avantages du Macroplastique par rapport au Téflon peuvent s'expliquer par la consistance moins liquide, l'absence de rétraction du produit et par la présence de micro-particules plus grosses sans aucune réaction inflammatoire locale ou à distance.

OBJECTIVE : To compare the results of endoscopic treatment of vesicorenal reflux by Macroplastique implantation versus Teflon implantation. MATERIAL AND METHODS : 297 children with 454 refluxing vesidorenal units were treated by endoscopic implantation of Macroplastique (Rplasty)-A.B.S. : 385 cases of primary reflux and 69 cases of secondary or associated reflux. All children were reviewed by ultrasound and cystography 6 weeks and 1 year after implantation. RESULTS : Regardless of the aetiology and the grade, reflux resolved in 91.2% of children (93.3% of ureters). Complications such as ureteric stasis were rare (3 cases). 161 children (253 ureters) were reviewed 1 year after treatment : reflux had recurred in 8.7% of patients.
CONCLUSION : Although the mean quantity implanted was lower with Macroplastique, the results appeared to be better than those obtained with Teflon (bases on a previous series of 402 children : cure for 87.1% of ureters and 85.7% of children). The advantages of Macroplastique compared to Teflon include the less liquid consistency, the absence of retraction of the product and the presence of larger microparticles without any local or distant inflammatory reaction.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / Reflux vésico-urétéral / chirurgie endoscopique / opération anti-reflux
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / endoscopic surgery / antireflux procedure
Traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral après réimplantation de l'uretère (greffes exclues)
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 66-71

La technique de O'Donnell a été utilisée pour traiter 9 unités urétérales refluantes après réimplantation chirurgicale de l'uretère chez 8 patients (âge moyen: 45 ans) entre mai 1986 et janvier 1991. La réimplantation a été de type Cohen 5 fois (dont 1 uretère modelé), de type Leadbetter 2 fois (dont 1 uretère modelé), de type Campos Freire 1 fois et directe 1 fois (sur Boari). Les reflux étaient de grade ll pour 1 uretère; de grade lll pour 5 uretères; de grade IV pour 2 uretères et V pour 1 uretère. L'injection a été unique pour 5 patients et multiple pour 3 patients. 2 patients masculins ont eu une section du col associée. Aucune complication n'est survenue. La correction du reflux a été obtenue pour 8 unités urétérales, soit 87% de succès avec un recul moyen de 28 mois. L'échec correspond à un reflux de grade V sur méga-uretère réimplanté avec modelage. Le traitement endoscopique du reflux nous paraît devoir être utilisé en première intention pour traiter les reflux sur uretères réimplantés en raison de la simplicité et del'efficacité de cette technique.

Endoscopic treatment of vesicoureteric reflux after ureteric reimplantation (excluding renal transplantation).

Mots clés:
implantation urétéro-vésicale / Échec / opération anti-reflux / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
ureterovesical implantation / Failure / antireflux procedure / endoscopic surgery
Traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral par injections de téflon
Endoscopic teflon injection for the treatment of vesicoureteric reflux.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 391-397

Il s'agit d'une étude rétrospective multicentrique portant sur 124 patients porteurs d'un reflux vésico-rénal et traités par injection de polytetrafluoréthylène (téflon). Le reflux était bilatéral dans 71 cas et unilatéral dans 53 cas. Au total 195 uretères ont été traités. Il s'agissait d'un reflux primaire dans 94 cas (143 uretères), ou secondaire dans 30 cas (52 uretères). 118 uretères (60,5%) ont été traités avec une seule injection. Dans 77 cas, deux ou trois injections ont été réalisées. avec une disparition du reflux dans 46 cas (23,6%). Au total, le taux de guérison a été de 84,1%. Les échecs, représentant 31 uretères (15,9%) ont été traités par réimplantation. Le recul post-traitement est compris entre 1 et 4 ans. Dans cette étude nous avons analysé les résultats du traitement en fonction du grade et du type de reflux, ainsi que de la technique utilisée. Les causes possibles d'échec et les complications éventuelles ont été discutées.

We have reviewed 124 patients with vesicoureteral reflux who were treated by endoscopic injection of polytetrafluoroethylene (Teflon) in four institutions. Of these patients 71 had bilateral reflux and 53 had unilateral reflux. In all, 195 ureters were treated. Reflux was primary in 94 cases (143 ureters) and secondary in 30 cases (52 ureters). Only 118 ureters (60.5%) showed no more reflux after a single injection. Seventy-seven ureters needed a second or third Teflon injection to control their reflux. In this group, reflux was cured in 46 ureters (23.6%) for a total cure rate by Teflon injection of 84.1%. Thirty-one ureters (15.9%) needed reimplantation (follow-up ranged from 1-4 years). In this study we assessed results in relation to the grade and type of reflux, the injected dose of Teflon and the technique used. The possible causes of failure and the reported complications are discussed.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / Reflux vésico-urétéral / opération anti-reflux / chirurgie endoscopique / téflon
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / antireflux procedure / endoscopic surgery / teflon
Traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral résiduel après réimplantation chez l'enfant : à propos de 12 observations.
Endoscopic treatment of residual vesicoureteric reflux after reimplantation in children, based on a series of 12 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 618-621

BUTS : Evaluer la tolérance et l'efficacité du traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral de l'enfant persistant après réimplantation chirurgicale.
MATERIEL ET METHODES : 12 enfants âgés de 17 à 103 mois ont été traités par injection endoscopique après échec de réimplantation urétéro-vésicale type Cohen. Il existait une uropathie associée chez 4 enfants. Le reflux était dans tous les cas unilatéral. L'intervention était réalisée en hôpital de jour. Tous les enfants étaient contrôlés à 3 mois.
RESULTATS : Aucune complication précoce n'est apparue. La cystographie de contrôle était normale chez 10 enfants. Il persistait un reflux de même stade chez 2 enfants nécessitant une seconde réimplantation urétéro-vésicale. Une sténose du méat est apparue 2 ans après l'injection. Le recul moyen était de 24,7 mois. Le taux de succès de la technique était de 75% dans cette série.
CONCLUSION : Cette technique est fiable, simple pouvant être réalisée en hôpital de jour. Les bons résultats ne doivent pas faire oublier les risques de récidives à distance imposant une surveillance prolongée.

OBJECTIVE : To evaluate the safety and efficacy of endoscopic treatment of vesicoureteric reflux in children persisting after surgical reimplantation. MATERIAL AND METHODS : 12 children between the ages of 17 and 103 months were treated by endoscopic injection after failure of Cohen ureterovesical reimplantation. An associated uropathy was present in 4 children. Reflux was unilateral in every case. The operation was performed as a day-only procedure. All children were reviewed at 3 months. RESULTS : No early complications were observed. The follow-up cystography was normal in 10 children. The same degree of reflux persisted in 2 children, requiring a second ureterovesical reimplantation. A meatal stricture occurred 2 years after injection. The mean follow-up was 24.7 months. The success rate of the technique was 75% in this series.
CONCLUSION : This technique is reliable, simple and can be performed in the day hospital. However, these good results must not mask the risk of long-term recurrence, requiring prolonged surveillance.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / Reflux vésico-urétéral / opération anti-reflux / Échec / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / antireflux procedure / Failure / endoscopic surgery
Traitement endourologique des fistules urétérales survenant après chirurgie carcinologique pelvienne : à propos de 5 cas
Endourological treatment of ureteric fistulae occurring after pelvic cancer surgery. Report of 5 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 436-441

Nous avons pris en charge 5 patients présentant une fistule urétérale après chirurgie carcinologique pelvienne élargie. Parmi eux 3 étaient au stade de récidive néoplasique et 3 avaient subi une radiothérapie. Les méthodes endo-urologiques ont permis d'obtenir 4 résultats immédiats satisfaisants mais seulement 1 succès complet à long terme. Le drainage percutané isolé des cavités pyélocalicielles tarit ainsi remarquablement l'écoulement urineux mais expose à un risque notable de sténose séquellaire de la voie excrétrice en l'absence d'intubation concomittante de la zone fistuleuse. Lorsqu'il associe dérivation urinaire et cathétérisme de l'uretère pathologique, le traitement endo-urologique représente par contre une alternative fiable à la chirurgie conventionnelle.

The authors report 5 cases of ureteric fistula after radical pelvic cancer surgery. Three patients had a recurrent tumour and 3 had received radiotherapy. Endourological methods achieved 4 immediately satisfactory results, but only one complete long-term success. Isolated percutaneous drainage of the pyelocaliceal cavities effectively dried up the urine leak, but carried a high risk of secondary stenosis of the excretory tract in the absence of concomitant intubation of the fistula zone. However, endourological treatment, combined with urinary diversion and catheterisation of the pathological ureter, represented a reliable alternative to conventional surgery.

Mots clés:
complication iatrogène / Uretère / Fistule urinaire / chirurgie endoscopique / lésion
Mots-clés:
iatrogenic complication / ureter / Urinary fistula / endoscopic surgery / lesion
Traitement endovasculaire d'un angiomyolipome rénal hémorragique par microcoil de platine.
Endovascular treatment of a haemorrhagic renal angiomyolipoma with platinum microcoils.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 424-428

L'hémorragie est la principale complication des angiomyolipomes rénaux. Son traitement est classiquement chirurgical mais l'embolisation est une alternative thérapeutique. L'amélioration des cathéters et des matériaux d'embolisation permet de réaliser des embolisations hypersélectives. Nous présentons un cas où l'emploi d'un cathéter à souplesse variable et de microcoils de platine a permis de réaliser l'embolisation hypersélective d'un angiomyolipome rénal hémorragique tout en préservant le parenchyme fonctionnel.

Haemorrhage is the major complication of renal angiomyolipoma and is classically treated surgically, but embolization constitutes an alternative treatment. Improvement of catheters and embolization materials now allows highly selective embolization. The authors present a case in which the use of a variable stiffness catheter and platinum microcoils allowed highly selective embolization of a haemorrhagic renal angiomyolipoma while preserving the functional renal parenchyma.

Mots clés:
Rein / tumeur rare / hématurie / Embolisation
Mots-clés:
Kidney / rare tumor / hematuria / Embolization
Traitement médical du priapisme veineux à propos de 46 cas : ponction, détumescence pharmacologique ou réfrigération pénienne ?
Conservative treatment of venous priapism based on a series of 46 cases : puncture, pharmacological detumescence or penile cooling?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 433-441

BUTS : Analyser l'efficacité comme premier traitement du priapisme de trois méthodes médicales non spécifiques : a) l'injection intracaverneuse (IIC) de drogue alphastimulante, b) la ponction caverneuse, c) la réfrigération cutanée pénienne..
MATERIEL ET METHODES : 46 cas de priapismes veineux d'étiologie variée ont d'abord été traités par IIC de drogue alphastimulante (23 cas) ou ponction (14 cas ou réfrigération (9 cas). Ces 3 méthodes n'ont été associées qu'en cas d'échec et de façon non uniforme en fonction de notre expérience. Les résultats ont été analysés sur l'obtention de la détumescence et la préservation de la capacité érectile.
RESULTATS : Dans près de 80% des cas, la détumescence a été obtenue et la capacité érectile préservée par le seul traitement médical. Comme premier traitement, l'efficacité de l'IIC (83%) et de la réfrigération (78%) a été supérieure à celle de la ponction (57%). En fait, le délai préthérapeutique a été un paramètre plus important que l'étiologie. La réfrigération n'a plus été efficace après la 8ème heure, la ponction après la 9ème heure et l'IIC après la 34ème heure. Les échecs du traitement médical et les séquelles érectiles n'ont été observés que pour les priapismes traités après la 24ème heure.
CONCLUSION : L'efficacité des 3 méthodes est proche à la condition d'être faites tôt. Leur indication dépend de : 1) la durée du priapisme, 2) l'existence ou non d'une souffrance anoxique caverneuse. Schématiquement (et parallèlement au traitement étiologique si possible) : a) en cas de priapisme indolore 12-24 24 heures, la ponction doit être le premier traitement. En cas d'échec, la gazométrie caverneuse évalue la souffrance anoxique caverneuse et guide la conduite à tenir.

OBJECTIVE : To analyse the efficacy of three nonspecific medical approaches to the first-line treatment of priapism : a) intracavernous injection (ICI) of alpha-adrenergic agonists, b) cavernous puncture, c) penile cutaneous cooling. METHODS : 46 cases of venous priapism, due to various aetiologies, were initially treated by ICI of alpha-adrenergic agonists (23 cases), puncture (14 cases) or cooling (9 cases). These 3 methods were combined only in the case of failure and not uniformly, based on our experience. The results were analysed in terms of successful detumescence and preservation of erectile function. RESULTS : Detumescence was obtained and erectile function was preserved in almost 80% of cases, with conservative treatment alone. ICI (83%) and cooling (78%) were more effective as first-line treatment than puncture (57%). The delay to treatment was a more important parameter than the aetiology. Cooling was no longer effective after the 8th hour, puncture was no longer effective after the 9th hour and ICI was no longer effective after the 34th hour. Failures of conservative treatment and erectile sequelae were only observed in cases of priapism treated after the 24th hour.
CONCLUSION : The 3 methods have a similar degree of efficacy, provided they are performed early. Their indication depends on the duration of priapism, the presence or absence of cavernosal anoxia. Schematically (and in parallel with aetiological treatment when possible) : a) in the case of painless priapism 12, but 24 hours, puncture must be the first treatment. In the case of failure, cavernosal blood gases should be performed to evaluate cavernosal anoxia and to guide management.

Mots clés:
andrologie / priapisme
Mots-clés:
andrology / priapism
Traitement microchirurgical de l'impuissance d'origine vasculaire.
Microsurgical treatment of impotence of vascular origin.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 787-795

L'impuissance d'origine vasculaire peut être dûe à un défaut d'apport artériel, à une fuite caverno-veineuse, ou à l'association des deux phénomènes. Plusieurs techniques microchirurgicales ont été proposées afin de restaurer la fonction érectile de manière physiologique, évitant les injections intracaverneuses de drogues vaso-actives ou l'implantation de prothèses péniennes. Depuis plus de 15 ans, nous avons recours à ce type de chirurgie chez des patients motivés et sélectionnés (72 patients traités, 57 patients évalués en postopératoire). Chez les patients présentant une impuissance d'origine artérielle, nous pratiquons une revascularisation artério-artérielle selon Michal II en cas de lésion limitée proximale ou distale avec conservation d'une des deux artères dorsales (13 patients), et nous pratiquons une artérialisation de la veine dorsale profonde de la verge en cas d'atteinte diffuse et distale (8 patients); avec dans les deux types de revascularisation 62% de résultats positifs pour un suivi moyen de 22 mois. Chez les patients présentant une impuissance d'origine veineuse (11 patients), nous pratiquons une artérialisation de la veine dorsale profonde, avec 92% de résultats positifs pour un suivi moyen de 12 mois. Chez les patients présentant une impuissance d'origine artérielle et veineuse (25 patients), nous pratiquons, selon le siège de la lésion artérielle, une revascularisation selon Michal II associée à une ligature de la veine dorsale ou une artérialisation de la veine dorsale, avec respectivement 64% et 58% de résultats positifs pour un suivi moyen de 12 et 5 mois. A la lumière de ces résultats, nous voudrions tenter de définir la place de la microchirurgie vasculaire dans le traitement de l'impuissance.

Impotence of vascular origin may be due to a defect of the arterial blood supply, a cavernous venous leak or a combination of the two phenomena. Several microsurgical techniques have been proposed to restore physiological erectile function, without the use of intracavernous injections of vasoactive drugs or implantation of penile prostheses. We have used this type of surgery in motivated and selected patients for more than 15 years (72 patients treated, 57 patients evaluated after surgery). In patients with impotence of arterial origin, we perform a Michal II arterio-arterial revascularisation in the case of limited proximal or distal lesions with preservation of one of the two dorsal arteries, (13 patients) and arterialisation of the deep dorsal vein of the penis in the case of diffuse distal lesions (8 patients). 62% of positive results were obtained with both forms of revascularisation with a mean follow-up of 22 months. In patients with impotence of venous origin (11 patients), we perform arterialisation of the deep dorsal vein of the penis, with 92% of positive results with a mean follow-up of 12 months. In patients with impotence of arterial and venous origin (25 patients), we carry out a Michal II revascularisation and ligation of the dorsal vein or arterialisation of the dorsal vein achieves 64% and 58% of positive results with a mean follow-up of 12 months and 5 months, respectively. In the light of these results, the authors try to define the place of vascular microsurgery in the treatment of impotence.

Mots clés:
andrologie / traitement des dysérections / micro-chirurgie / chirurgie vasculaire
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / microsurgery / vascular surgery
Traitement par embolisation artérielle percutanée d'un priapisme post-traumatique chez un enfant.
Treatment of post-traumatic priapism in a child by percutaneous arterial embolization.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 258-261

Un priapisme à haut débit a été diagnostiqué 5 jours après une chute à califourchon chez un adolescent de 14 ans. Une embolisation supra sélective des 2 artères honteuses internes à l'aide de gélatine ( SPONGEL(r) ) a pu être réalisée. La résolution rapide du priapisme mais aussi la reprise d'érections normales dès 48 heures ont été observées. L'échographie doppler retrouve un flux à haut débit et définit le côté de l'artère traumatisée. L'embolisation endovasculaire permet un traitement efficace des fistules artério-caverneuses traumatiques.

High flow rate priapism was diagnosed in a 14-year-old adolescent 5 days after a fall onto the perineum. Highly selective embolization of the 2 internal pudendal arteries was performed with gelatin (SPONGEL(r)). Rapid resolution of the priapism as well as return of normal erection were observed within 48 hours. Doppler ultrasound revealed a high flow rate and identified the side of the traumatized artery. Endovascular embolization allows effective treatment of traumatic arteriocavernous fistula.

Mots clés:
andrologie / priapisme / Enfant / Embolisation
Mots-clés:
andrology / priapism / child / Embolization
Traitement par radiochimiothérapie concomitante des tumeurs urothéliales de vessie N+ M0.
Treatment of N+M0 urothelial bladder tumours by concomitant radiochemotherapy.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 522-528

Dix-sept malades atteints de tumeur urothéliale de vessie N+ ont été traités par une association résection endoscopique profonde, radiochimiothérapie concomitante, (5FU cisplatine). 15 malades ont pu poursuivre l'ensemble de leur traitement, 52,9% de 17 ces malades sont en rémission complète à 6 mois, 35,2% de rémission complète à 1 an, 30% des malades en rémission complète ont fait des métastases à distance, 52,9% ont présenté une inefficacité locale, 40% ont présenté des métastases à distance. Ce protocole associant résection profonde et radiochimiothérapie peut donc être efficace sur le contrôle local de la tumeur et permettre de conserver le réservoir vésical en cas de rémission complète, il est cependant insuffisant pour éviter l'apparition de métastases à distance. Il est donc souhaitable d'intensifier ce traitement en faisant une résection endoscopique complète, en augmentant le débit-dose de radiothérapie et en intensifiant le protocole de chimiothérapie.

Seventeen patients with N+ urothelial bladder tumours were treated by a combination of deep endoscopic resection and concomitant radiochemotherapy (5FU cisplatin). 15 patients completed their course of treatment. 52.9% of these 17 patients are in complete remission at 6 months, 35.2% are in complete remission at 1 year, 30% of patients in complete remission developed distant metastases, 52.9% developed local progression and 40% developed distant metastases. This protocol of deep resection combined with radiochemotherapy can therefore be effective in the local control of the tumour and can allow preservation of the bladder in the case of complete remission. However, it is insufficient to prevent the development of distant metastases. It is therefore preferable to intensify this treatment by performing complete endoscopic resection, by increasing the radiotherapy dose rate and by intensifying the chemotherapy protocol.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale infiltrante / Métastase ganglionnaire / radiothérapie / Chimiotherapie
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / lymph node metastasis / radiotherapy / Chemotherapy