Base bibliographique

Rôle des mini-urétéroscopes flexibles dans la pathologie du haut appareil urinaire.
Role of flexible mini ureteroscopes in upper urinary tract disease.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 655-661

BUTS : La prise en charge des pathologies du haut appareil urinaire a bénéficié de la miniaturisation des endoscopes. Notre but a été d'évaluer l'intérêt des mini urétéroscopes flexibles à visée diagnostique ou thérapeutique pour les lésions du haut appareil urinaire. PATIENTS ET MÉTHODES : 33 patients consécutifs (âge moyen: 49 ± 16 ans) ont eu en première intention une urétéroscopie flexible pour une pathologie du haut appareil urinaire. Il y avait 23 hommes. La lésion était : calcul : 21, lacune : 6, sténose : 3, hématurie : 2, cytologie urinaire positive : 1. Le siège était : rein et bassinet: 14, uretère : 19. Pour les 21 calculs, le siège était : calice : 5, bassinet: 1, lombaire: 8, iliaque : 3, pelvien : 4. Leur taille moyenne était 9,7 ± 4 x 5,3 ± 2,3 mm. 13 calculs avaient eu un échec d'un traitement précédent. 3 urétéroscopes flexibles de 7,5 Ch de marques différentes ont été utilisés.
RÉSULTATS : Tous les patients ont eu une anesthésie générale. 2 patients ont eu une urétéroscopie antégrade. La progression a été jugée difficile dans 5 cas dont les 2 cas antégrades. 13 calculs ont été fragmentés aux ondes hydro-électriques. La durée d'urétéroscopie a été 40 ±15 mn. La durée d'hospitalisation a été 2,8 ± 1 jour. Il n'y a pas eu de morbidité per et péri-opératoire. L'urétéroscopie a été considérée comme un succès dans 27 cas (82%) et un échec dans 6 cas (fragmentation : 3 cas et progression : 3 cas). 15 patients ont été revus à plus d' 1 mois (3 ± 2 mois), sans morbidité.
CONCLUSION : L'urétéroscopie avec les miniurétéroscopes souples est une technique diagnostique et thérapeutique efficace, reproductible et peu traumatique. Elle s'applique particulièrement aux lésions situées au dessus des vaisseaux iliaques. Ses indications sont les bilans diagnostiques, les calculs mais aussi les malformations et les sténoses du haut appareil.

INTRODUCTION : The management of upper urinary tract disease has been improved by miniaturization of endoscopes. Our objective was to assess the value of flexible mini-ureteroscopes for the diagnosis and treatment of upper urinary tract lesions. PATIENTS AND METHODS : 33 consecutive patients (mean age: 49±16 years; 23 men) underwent first-line flexible ureteroscopy for upper urinary tract disease, consisting of: stones: 21, filling defect: 6, stenosis: 3, haematuria: 2, positive cytology: 1 and situated in the kidney + renal pelvis: 14 or ureter: 19. The 21 stones were situated in: the calyx: 5, renal pelvis: 1, lumbar ureter: 8, iliac ureter: 3, pelvic ureter: 4. Their mean dimensions were 9.7±4 x 5.3±2.3 mm. Previous treatment had failed for 13 stones. There 7.5 F flexible ureteroscopes of various brands were used. RESULTS : All patients were operated under general anaesthesia. Antegrade ureteroscopy was performed in 2 patients. Advancement of the ureteroscope was considered to be difficult in 5 cases, including the 2 antegrade cases. 13 stones were fragmented by hydroelectric waves. The mean duration of ureteroscopy was 40±15 min. The mean hospital stay was 2.8±1 days. There was no intraoperative or perioperative morbidity. Ureteroscopy was considered to be successful in 27 cases (82%) and a failure in 6 cases: fragmentation: 3 and progression: 3. Fifteen patients were reviewed after more than one month (3±2 months) with no morbidity.
CONCLUSION : Ureteroscopy with flexible mini-ureteroscopes is an effective, reproducible and minimally traumatic diagnostic and therapeutic technique. It is particularly useful for lesions situated above the iliac vessels and is indicated for diagnostic assessment and stones, but also upper tract malformations and strictures.

Mots clés:
Rein / Uretère / examen endoscopique / Urétéroscopie / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
Kidney / ureter / endoscopic examination / ureteroscopy / endoscopic surgery
Rôle du biofilm en urologie
Role of biofilm in urology.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 413-414

L'organisation particulière des bactéries en biofilm au niveau des surfaces joue un rôle primordial en Urologie en raison de l'utilisation croissante de matériel prothétique. Si la biocompatibilité des différents matériaux utilisés est aujourd'hui mieux maîtrisée, la colonisation des surfaces par des micro-organismes est fréquente et la formation d'un biofilm est à l'origine des difficultés rencontrées au cours des traitements des infections prothétiques. Les problèmes relatifs à la détection du biofilm ainsi qu'à son éradication nous ont amené à proposer une courte mise au point sur l'évolution des connaissances du biofilm en Urologie au cours des cinq dernières années.

The particular organization of bacteria as a biofilm on surfaces plays an essential role in urology because of the increasing use of prosthetic materials. Although the biocompatibility of the various materials used is now more effectively controlled, colonization of surfaces by microorganisms is frequent and the formation of a biofilm is responsible for difficulties encountered during treatment of prosthetic infections. The problems concerning the detection and eradication of biofilm led the authors to propose a brief review of the growing understanding of biofilm in urology over the last five years.

Mots clés:
Infection / bio-matériaux
Mots-clés:
infection / biomaterials
Role of lymphadenectomy in the treatment of renal cell carcinoma.
Role of lymphadenectomy in the treatment of renal cell carcinoma.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1993, 41, 9-15

Les auteurs ont évalué le role de la lymphadénectomie (LND) dans la prévention des récidives locales après nephrectomie radicale pour adénocarcinome rénal (ACR) par deux études retrospectives. L'importance relative de différentes caractéristiques de la tumeur sur la survenue de récidives locales a été étudiée chez 37 patients néphrectomisés et dont la maladie a ensuite progressé. Pour 29 patients évaluables, seule l'existence de métastase ganglionnaire était prédictive de récidive locale (6 cas sur 7 avec métastases ganglionnaires). Dans la deuxième étude, les dossiers de 67 patients consécutifs porteurs d'ACR et qui ont subi une néphrectomie élargie avec (42) ou sans (27) LND ont été étudiés. Le contrôle local après LND chez les patients porteurs de métastase était excellent. Aucun des cinq patients porteurs d'ACR unilatéral avec métastase ganglionnaire n'a eu de récidive locale. La LND n'a pas augmenté la durée d'hospitalisation ni la morbidité de la néphrectomie élargie

We evaluated the role of lymphadenectomy (LND) in the prevention of local recurrence following radical nephrectomy for renal cell carcinoma (RCC) by two retrospective studies. In one, the relative importance of various tumor characteristics to the subsequent development of local recurrence was investigated in 37 patients who underwent radical nephrectomy and later progressed. In 29 evaluable patients, only nodal metastasis was predictive of local recurrence, which developed in 6 of 7 node-positive patients. In our second study the records of 69 consecutive patients with RCC who underwent radical nephrectomy with or without simultaneous LND (N = 42 and 27, respectively) were reviewed. Local control after LND was excellent in node-positive disease; in no node-positive patient with unilateral RCC has a local recurrence developed (N = 5). LND did not extend hospitalization or add to the morbidity of radical nephrectomy.

Mots clés:
kidney / tumor / radical nephrectomy / lymph node dissection / retroperitoneal lymph node dissection
Mots-clés:
Kidney / tumor / Radical nephrectomy / Lymph node dissection / retroperitoneal lymph node dissection
Role of volume weighted mean nuclear volume for predicting disease outcome in patients with renal cell carcinoma
Role of volume weighted mean nuclear volume for predicting disease outcome in patients with renal cell carcinoma
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1997, 157, 1237-1241

BUTS. Le grade histologique dans les adénocarcinomes rénaux est basé sur un examen morphologique qualitatif et souffre d'une faible reproductibilité. Par ailleurs l'estimation du volume nucléaire moyen, qui a été développée sur la base d'une technique stéréologique, est une méthode facile à réaliser avec une très haute reproductibilité. De plus il a été rapporté une corrélation remarquable entre le volume nucléaire moyen et le pronostic des cancers de la prostate et de la vessie. Les auteurs comparent ici le volume moyen nucléaire au grade histologique et à la classification TNM pour déterminer le pronostic des tumeurs rénales. PATIENTS ET METHODES. Une analyse rétrospective des facteurs pronostiques a été réalisée chez 65 patients avec une tumeur rénale affirmée après néphrectomie radicale, ou par des biopsies rénales, entre janvier 1978 et novembre 1995. Le volume nucléaire moyen a été comparé à la classification TNM et au grade histologique pour déterminer les facteurs pronostiques. RESULTATS. Une analyse univariable a indiqué que les trois facteurs (TNM, grade histologique, et volume nucléaire moyen) étaient significativement corrélés avec le pronostic des tumeurs rénales. Néanmoins, l'analyse multi-variable révèle que le volume nucléaire moyen estimé et la présence de métastases au moment du diagnostic étaient les deux facteurs prédictifs indépendants les plus forts sur le taux de survie spécifique. CONCLUSION. Les résultats indiquent que l'estimation du volume nucléaire moyen apporte une meilleure corrélation pronostique que le grade histologique classique dans les adénocarcinomes rénaux. Les auteurs recommandent donc d'utiliser l'estimation des volumes nucléaires moyens comme paramètre supplémentaire pour prédire le devenir de ces néoplasies rénales.

PURPOSE: Histological grading of malignancy in renal cell carcinoma is based on qualitative, morphological examination and suffers from poor reproducibility. On the other hand, estimate of volume weighted mean nuclear volume, which was developed based on a stereological technique, is an easy method to perform with high reproducibility. Furthermore, it has been reported that mean nuclear volume is remarkably correlated with prognosis of bladder and prostate cancer. We compared mean nuclear volume to a histological grading method and TNM classification in determining the prognosis of renal cell carcinoma using a Cox proportional hazards model. MATERIALS AND METHODS: A retrospective, prognostic study was done of 65 patients with renal cell carcinoma diagnosed by radical nephrectomy or needle punch biopsy between January 1978 and November 1995. Unbiased estimates of mean nuclear volume were compared to TNM classification and histological grading to determine prognostic value. RESULTS: Univariate analysis indicated that all TNM classifications, histological grades and estimates of mean nuclear volume were significantly correlated with prognosis of renal cell carcinoma. However, multivariate analysis revealed that estimates of mean nuclear volume and metastasis at diagnosis were the 2 most powerful independent predictors of disease specific survival. CONCLUSIONS: Our results indicate that estimates of mean nuclear volume are prognostically superior to morphological grading of renal cell carcinoma. We recommend mean nuclear volume estimates as an adjunct to subjective histological grading in patients with this disease.

Mots clés:
kidney / tumor / cytométrie / prognosis
Mots-clés:
Kidney / tumor / cytometrie / prognosis
Routine prostate biopsies following radiotherapy for prostate cancer: results for 226 patients
Routine prostate biopsies following radiotherapy for prostate cancer: results for 226 patients
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1995, 45, 624-632

BUTS : Déterminer la chronologie de la résolution histologique du cancer prostatique après radiothérapie (RT) et corréler les résultats de la biopsie avec l'évolution clinique. METHODES : Depuis 1990, tous les patients traités par radiothérapie radicale pour un cancer prostatique ont eu une échographie transrectale systématique avec biopsies 12 mois après RT et ensuite tous les 6 mois jusqu'à guérison ou échec clinique. Deux-cent-vingt-six patients ont eu un total de 375 biopsies emportant 4 à 7 carottes. Les stades cliniques étaient: T1b (32 patients), T1c (11), T2a (45), T2b (82), T3 (50) et T4 (6). La médiane de suivi était de 33 mois. RESULTATS : A 30 mois, les biopsies étaient négatives chez 69,5% des patients. Trente-deux (14%) avaient une récidive locale (T1b; 12,5%; T2a: 11%; T2b: 15%; T3: 18%, T4: 33%). Sept (3%) avaient une récidive biologique et 47 (21%) avaient seulement une biopsie positive. Le suivi médian pour le groupe des patients à Çseulement biopsie positiveÈ était de 19,5 mois et le PSA moyen était de 1,0 ng-ml. Trente-neuf de ces patients ont vu leurs biopsies devenir négatives à 26 mois. Le PSA ÇplancherÈ pour les patients avec une récidive locale était en moyenne de 3,9 ng-ml à 14 mois contre 0,7 ng-ml pour les patients sans récidive locale à 23 mois. Les patients ayant une négativation tardive de la biopsie avaient également un PSA plancher de 1,3 ng-ml retardé, à 27,3 mois. CONCLUSIONS : La biopsie systématique après RT dans une population non sélectionnée montre une disparition tumorale en accord avec les données de l'évolution clinique à long terme, bien que la tumeur puisse mettre plus de 30 mois à disparaître. Le PSA minimum permet de prédire l'évolution.

OBJECTIVES. To determine the time course of histologic resolution of prostate cancer following radiotherapy (RT) and to correlate biopsy results with clinical outcome. METHODS. Since July 1990, all patients treated with radical external beam RT for prostate cancer at the General Division of the Ottawa Regional Cancer Centre have had systematic transrectal ultrasound (TRUS) and TRUS-guided biopsies beginning 12 months after RT and then every 6 months until negative or until clinical failure. Thus, 226 patients have had 375 TRUS with four to seven specimens per examination. Stage distribution was T1b: 32, T1c: 11, T2a: 45, T2b: 82, T3: 50, and T4: 6. Median follow-up was 33 months. RESULTS. Biopsy results were negative in 69.5% of patients by 30 months of follow-up. Thirty-two (14%) had local failure (T1b: 12.5%, T1c: 0%, T2a: 11%, T2b: 15%, T3: 18%, T4: 33%). Seven (3%) had chemical failure, and 47 (21%) had biopsy-only failure. Median follow-up for the biopsy-only failure group is only 19.5 months and mean prostate-specific antigen (PSA) is 1.0 ng-mL. Thirty-nine patients, initially with biopsy-only failure, have converted to negative biopsies at a median of 26 months. Nadir PSA for patients with local failure was 3.9 ng-mL at 14 months versus 0.7 ng-mL at 23 months for those without failure. Patients with late conversion to negative biopsy results had a later nadir PSA of 1.3 ng-mL at 27.3 months. CONCLUSIONS. Routine prostate biopsy specimens after RT in an unselected population show tumor clearance that is in agreement with long-term clinical follow-up, although tumor may take more than 30 months to resolve. Nadir PSA can be used to predict outcome.

Mots clés:
prostate / tumor / radiotherapy / Biopsy / residual tumor
Mots-clés:
prostate / tumor / radiotherapy / biopsy / residual tumor
Rupture hémorragique d'un angiomyolipome au cours de la grossesse. Revue de la littérature à propos d'un cas.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 578-581

Les auteurs présentent une observation de rupture rétropéritonéale d'angiomyolipome chez une femme enceinte de 31 semaines et soulignent les difficultés diagnostiques et la gravité de cette tumeur.Ils analysent les onze cas déjà rapportés dans la littérature.

Haemorrhagic rupture of an angiomyolipoma during pregnancy. Case report and review of the literature. The authors present a case of retroperitoneal rupture of an angiomyolipoma in a pregnant woman at 31 weeks of gestation and emphasize the diagnostic difficulties and severity of this tumour. They review eleven cases already reported in the literature.

Mots clés:
Rein / tumeur rare / rupture / hématome périrénal / grossesse
Mots-clés:
Kidney / rare tumor / rupture / perirenal hematoma / pregnancy
Safety, side effects and patient acceptance of the antiandrogen Casodex in the treatment of benign prostatic hyperplasia.
Safety, side effects and patient acceptance of the antiandrogen Casodex in the treatment of benign prostatic hyperplasia.
2001
- Article original
- Réf : Eur Urol, 1994, 26, 219-226

Le Casodex(r), nouvel anti-androgène non stéroïdien, a été étudié dans un essai randomisé en double aveugle contre placebo comparant 28 patients évaluables porteurs d'une hypertrophie bénigne de la prostate ayant reçu le Casodex(r) à la dose de 50mg-jour ou un placebo pendant 24 mois. L'impression de bonne sécurité du Casodex(r) a été confirmée. De même que pour les autres anti-androgènes non stéroïdiens, le traitement par Casodex(r) a été associé à une gynécomastie et-ou à une tension douloureuse mammaire rapportée par tous les patients à qui a été confié un questionnaire direct. La recherche de perturbations dans la fonction sexuelle a été évaluée par deux questionnaires, l'un d'entre eux ne révélant aucune différence statistiquement significative entre les deux groupes. Cependant, en utilisant un questionnaire alternatif, à peu près 50% des patients ont rapporté une diminution de la fonction érectile, le plus souvent partielle (p=0,002) et une diminution de l'activité sexuelle (p=0,015), tandis que la libido a toujours été maintenue de façon correcte par comparaison au groupe témoin. Le traitement par Casodex(r) n'a pas été corrélé à l'existence de bouffées de chaleur. Aucun autre effet secondaire cliniquement significatif n'a été rapporté et le Casodex(r) a été bien toléré par la majorité des patients.

Casodex, a new nonsteroidal antiandrogen, was investigated in this double-blind, randomized, placebo-controlled study comprising 28 evaluable patients with benign prostatic hyperplasia, who received Casodex at a dosage of 50 mg daily or a placebo for 24 weeks. The good safety profile of Casodex was confirmed. In common with other nonsteroidal antiandrogens, Casodex was associated with breast enlargement and-or tenderness, being reported by all patients upon direct questioning. A change in sexual function was assessed by two questionnaires, one of them revealing no statistically significant difference between the groups. However, using an alternative questionnaire, approximately half of the patients reported reduced erectile function (p = 0.002), mostly partial, and reduced sexual activity (p = 0.015), whereas libido was well maintained when compared to the placebo. Casodex was not associated with hot flushes. No other side effects of clinical significance were seen, and Casodex was well tolerated by the majority of the patients.

Mots clés:
prostate / BPH / antiandrogen
Mots-clés:
prostate / BPH / Antiandrogen
Same day surgery for radical retropubic prostatectomy: is it an attainable goal?
Same day surgery for radical retropubic prostatectomy: is it an attainable goal?
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1996, 47, 23-28

BUTS : Les pressions économiques ont incité à une réévaluation de diverses attitudes stratégiques. De récentes démarches d'optimisation ont résulté en une réduction de durée de séjour aussi brève que 2,9 jours. PATIENTS ET METHODES : La durée en salle d'opération et de réveil, la perte sanguine moyenne, la durée d'hospitalisation, le coût pour le patient et les coûts hospitaliers ont été comparés pour 20 et 27 patients ayant subi une prostatectomie radicale respectivement avant et après mise en place d'un protocole d'optimisation. Depuis le protocole, les patients reçoivent un livret d'information et un enseignement de préparation pour une sortie rapide, ainsi qu'une anesthésie péri-durale. Un questionnaire anonyme a été envoyé à tous les patients traités sous ce protocole après ablation de la sonde. RESULTATS : Le nouveau protocole a résulté en une diminution significative du temps moyen en salle d'opération (3,7 ± 0,4 heurs vs. 4,9 ± 1,2 heures), de la perte sanguine moyenne estimée (1204 ± 527 ml vs. 1948 ± 740 ml) et de la durée de séjour (1,7 ± 0,6 jours vs. 4,6 ± 1,5 jours). De plus les coûts pour le patient et pour l'hopital ont été réduits respectivement de 32% et 35%. Trente-sept pour cent des patients du groupe étudié sont sortis le lendemain de l'intervention contre 0% avant institution du protocole; 41% des patients du groupe étudié n'ont pas été transfusés et n'avaient pas donné de sang. Les études de satisfaction menée sur 25 des 27 sujets ont montré un taux de satisfaction de 96%, aucun des 10 patients sortis à J1 n'indiquant qu'il aurait préféré une hospitalisation plus longue. CONCLUSIONS : La prise en charge traditionnelle de patients candidats à une prostatectomie radicale peut être modifiée sans sacrifier la sécurité ni accroitre la morbidité et en préservant la satisfaction du patient. La non-utilisation de narcotiques périphériques et une éducation pré-opératoire accrue a permis une grande réduction de la durée de séjour, l'hospitalisation de jour semblant désormais un but réaliste.

OBJECTIVES. Economic forces are stimulating a re-evaluation of various management strategies. Recent critical pathways for radical prostatectomy have resulted in reduced length of stay to as low as 2.9 days. METHODS. The time in the operating room and recovery room, average blood loss, length of hospitalization, patient charges, and estimated hospital costs were compared for 20 patients undergoing radical prostatectomy up to 1 year before and for 27 men after initiation of a critical pathway. Under the protocol, patients receive an education booklet and preoperative teaching in preparation for early discharge and an epidural for anesthesia. An anonymous questionnaire was mailed to all patients treated by the pathway after catheter removal. RESULTS. The new pathway resulted in a significant reduction in average time in the operating room (3.7 ± 0.4 hours versus 4.9 ± 1.2 hours), estimated blood loss (1204 ± 527 cc versus 1948 ± 740 cc), and length of hospitalization (1.7 ± 0.6 days versus 4.6 ± 1.5 days). In addition, patient charges and hospital costs were reduced by 32% and 35%, respectively. Thirty-seven percent of the study group was discharged after 1 night compared with 0% in the group treated before the pathway was initiated. Forty-one percent of the study group was not transfused and did not donate blood. Outcome surveys completed by 25 of 27 study patients revealed an overall satisfaction of 96% with 0 of 10 patients who were discharged after one night indicating they would have preferred to be hospitalized longer. CONCLUSIONS. Conventional management of men undergoing radical prostatectomy can be safely modified while preserving patient satisfaction without increasing morbidity. Avoiding peripheral narcotics and emphasizing preoperative teaching has enabled us to reduce length of stay greatly, with same day discharge now an attainable goal.

Mots clés:
radical prostatectomy / outpatient surgery
Mots-clés:
radical prostatectomy / Outpatient surgery
Sarcoïdose testiculaire.
Testicular sarcoidosis.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 154-157

Une observation de localisation testiculaire d'une maladie de Besnier-Boeck-Shaumann est commentée. L'atteinte simule le cancer, mais l'association tumeur germinale maligne et sarcoïdose systémique est rapportée avec une fréquence qui semble dépasser la coïncidence. Les intrications de ces 2 affections, tant au niveau scrotal qu'au niveau médiastinal, importantes à connaître sur le plan diagnostique, restent d'une pathogénie hypothétique.

The authors report a case of testicular sarcoidosis. This lesion may mimic cancer, but the association of germ cell tumour and systemic sarcoidosis appears to be too frequent to be simply a coincidence. It is important to diagnose combinations of these 2 diseases in the scrotum or in the mediastinum, but their pathogenesis remains hypothetical.

Mots clés:
testicule / tumeur rare / sarcoïdose
Mots-clés:
Testis / rare tumor / sarcoidosis
Sarcomes du cordon spermatique. Rapport de 2 cas. Revue de la littérature.
Sarcomas of the spermatic cord.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 272-281

A propos d'un rhabdomyosarcome de l'enfant à évolution rapidement fatale et d'un leiomyosarcome de l'adulte, les auteurs s'attachent à différencier les diverses variétés histologiques de sarcomes affectant le cordon spermatique. A l'aide d'une revue de la littérature, l'accent est mis sur la grande variété et les évolutions diverses liées au type histologique.Le rôle prééminent de l'histopathologiste est souligné avec un rappel des classifications le plus souvent utilisées, conduisant à des thérapeutiques où la chirurgie première la plus complète possible s'allie à un curage ganglionnaire ou à la radiothérapie et à une chimiothérapie. Actuellement, le recours à la chimiothérapie semble le pas décisif pour une amélioration des taux de survie. Au caractère lymphophile des rhabdomyosarcomes, embryonnaires dans 95% des cas chez l'enfant, peut être schématiquement opposé le caractère hématogène des autres sarcomes. Une thérapeutique multi-disciplinaire agressive résume l'orientation actuelle en cas de sarcomes du cordon, localisation mineure par sa fréquence au sein des sarcomes des tissus mous.

Report of two cases and review of the literature. Illustrated by a case of rapidly fatal rhabdomyosarcoma in a child and a leiomyosarcoma in an adult, the authors differentiate the various histological types of sarcomas affecting the spermatic cord. Based on a review of the literature, they stress the great variety and various clinical courses related to the histological type. The predominant role of the histologist is stressed. The most widely used classifications are reviewed, leading to treatments in which primary surgery should be as complete as possible and combined with lymph node dissection or radiotherapy and chemotherapy. At the present time, the use of chemotherapy appears to be the decisive step in the improvement of the survival rates. The lymphophilic naturee of rhabdomyosarcomas, which are embryonal in 95% of cases in children, can be schematically contrasted with the haematogenous nature of other sarcomas. The current approach to sarcomas of the spermatic cord, a minor site in comparison with the frequency of other soft tissue sarcomas, consists of an aggressive multidisciplinary treatment.

Mots clés:
voie séminale / cordon spermatique / tumeur rare
Mots-clés:
seminal tract / Spermatic cord / rare tumor
Schwannome et appareil urinaire. A propos d'une tumeur du nerf obturateur.
Schwannoma and urinary tract concerning a tumour of the obturator nerve.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 528-533

Les tumeurs des nerfs périphériques, appelés schwannomes, car elles sont issues des cellules de la gaine de Schwann, sont des tumeurs rares pouvant intéresser n'importe quelle partie du corps, mais siègent avant tout au niveau des membres, cette localisation représentant plus de 50% des cas. Les schwannomes du tronc et tout spécialement les schwannomes pelviens sont plus rares encore. Que la tumeur ait pour point de départ le nerf obturateur est tout à fait exceptionnel mais sa localisation paravésicale peut, comme dans cette observation, favoriser le diagnostic.Parmi les examens complémentaires que l'on peut demander, le scanner et l'IRM sont les plus utilisés, même s'ils ne permettent pas de préciser la nature exacte de la tumeur.La chirurgie doit s'efforcer de respecter la continuité du nerf, mais cela n'est pas toujours possible et ne semble pas avoir de grandes conséquences dans cette localisation.

Peripheral nerve tumours, called schwannomas, because they are derived from cells of the Schwann sheath, are rare tumours that can involve any part of the body, but are essentially located on the limbs, which represent more than 50% of cases. Schwannomas of the trunk and especially pelvic schwannomas are even rarer. A tumour arising from the obturator nerve is exceptional, but its paravesical location can facilitate the diagnosis, as in this case. The complementary investigations most frequently performed are CT and MRI, although they are unable to define the exact nature of the tumour. Surgery must try to preserve continuity of the nerve, but that is not always possible and does not appear to have any major consequences in this site.

Mots clés:
bassin / tumeur rare
Mots-clés:
pelvis / rare tumor
Selection of patients for laparoscopic pelvic lymphadenectomy prior to radical prostatectomy: a decision analysis.
Selection of patients for laparoscopic pelvic lymphadenectomy prior to radical prostatectomy: a decision analysis.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1993, 42, 680-688

Les indications du curage cÏlioscopique avant prostatectomie radicale n'ont pas encore été établies. Les critères prédictifs de métastases ont été obtenus par l'analyse de l'évaluation pré-opératoire de 164 patients ayant subi un curage ganglionnaire. Une analyse décisionnelle a été utilisée pour déterminer quel critère était optimal pour poser l'indication d' un curage cÏlioscopique avant prostatectomie radicale. En dehors d' une suspicion de tumeur extra-glandulaire au toucher rectal, qui était le meilleur facteur pour décider d'un curage cÏlioscopique, le critère le plus utile était l'existence d'une tumeur de diamètre échographique ? 3 cc et un antigène prostatique spécifique sanguin (PSA) ? 20 ng/ml. Si l'un des critères était présent, la sensibilité pour prévoir une métastase ganglionnaire chutait à 47% mais la valeur prédictive positive (VPP) était de 67%. Quand les deux critères étaient présents, la sensibilité pour prévoir une métastase ganglionnaire était de 88% et la VPP de 42%. La combinaison du score de Gleason sur la biopsie et du PSA était la meilleure variable indépendante de l'échographie transrectale. L'association d'un PSA ? 15 ng/ml et d'un score de Gleason ? 7 ou d'un PSA ? 25 ng/ml et d'un score de Gleason de 5 ou 6 avait une sensibilité de 72% et une VPP de 48% pour identifier les patients porteurs de métastase ganglionnaire. Pour la sélection des patients candidats à un curage cÏlioscopique avant prostatectomie radicale rétropubienne, un critère ayant une VPP de plus de 39% rentabilise au maximum le curage lymphatique cÏlioscopique. Avant prostatectomie radicale périnéale, le curage cÏlioscopique permet l'identification des métastases que ne permet pas la prostatectomie seule. La sensibilité des critères prédictifs devra être améliorée tant que la VPP reste supérieure à 20%.

Indications for laparoscopic pelvic lymphadenectomy prior to radical prostatectomy have not been established. Criteria to predict lymph node metastases were derived from the preoperative evaluations of 164 prostate cancer patients undergoing pelvic lymphadenectomy. Decision analysis was used to determine which criteria would be optimal indicators for laparoscopic pelvic lymphadenectomy prior to intended radical prostatectomy. Besides a digital rectal examination suggesting uncontained tumor, which was the best indication for laparoscopic pelvic lymphadenectomy, the most useful criteria were sonographic tumor volume > or = 3 cc and prostate-specific antigen (PSA) > or = 20 ng/mL. If either parameter was met, the sensitivity for identifying patients with pelvic lymph node metastases was 88 percent and the positive predictive value was 42 percent. When both were met, the sensitivity fell to 47 percent but the positive predictive value increased to 67 percent. A combination of Gleason biopsy score and PSA was the best criterion that was independent of transrectal ultrasonography. Using a PSA > or = 15 ng/mL for tumors with Gleason biopsy score > or = 7 or a PSA > or = 25 ng/mL for tumors with a Gleason biopsy score of 5-6 had a sensitivity of 71 percent and positive predictive value of 48 percent for identifying patients with pelvic lymph node metastases. In selecting patients for laparoscopic pelvic lymphadenectomy prior to radical retropubic prostatectomy, criteria with a positive predictive value greater than 39 percent maximize the utility of laparoscopic pelvic lymphadenectomy. Prior to radical perineal prostatectomy, laparoscopic pelvic lymphadenectomy will identify pelvic lymph node metastases that would otherwise be undetected by prostatectomy alone. The sensitivity of selection criteria, therefore, should be increased, as long as the positive predictive value remains above 20 percent.

Mots clés:
prostate / tumor / pelvic lymph node dissection / laparoscopic surgery
Mots-clés:
prostate / tumor / pelvic lymph node dissection / laparoscopic surgery
Selective bladder preservation by combination treatment of invasive bladder cancer.
Selective bladder preservation by combination treatment of invasive bladder cancer.
2001
- Article original
- Réf : N Engl J Med, 1993, 329, 1377-1382

INTRODUCTION. Le traitement habituel des cancers de vessie infiltrants est la cystectomie radicale, bien que la résection endoscopique, la chimiothérapie ou la radiothérapie soient efficaces chez certains patients. Les auteurs ont cherché à établir si l'association de ces traitements pouvait être aussi efficace que la cystectomie radicale, permettant à la fois la conservation vésicale et la guérison du cancer. METHODES. 53 patients consécutifs porteurs d'un cancer vésical envahissant le muscle (stades T2 à T4 NX M0) ont été enrôlés dans une étude de l'association résection endoscopique, polychimiothérapie et radiothérapie (4000cGy) avec administration simultanée de cis-platine. L'évaluation urologique de la réponse a guidé le traitement ultérieur: cystectomie radicale pour les 8 patients dont la réponse était incomplète, chimiothérapie et irradiation complémentaires (6480 cGy) chez les 34 patients ayant eu une réponse complète ou non éligibles pour une cystectomie, et traitement autre chez les 11 patients qui ne toléraient pas soit la radiothérapie, soit la chimiothérapie. RESULTATS. Après un suivi de 48 mois (médiane), 24 des 53 patients (53%) étaient vivants sans tumeur décelable. Chez 31 patients (58%), la vessie ne contenait pas de tumeur infiltrante et avait une fonction correcte, bien que chez 9 patients (17%) il y ait eu une récidive superficielle nécessitant une résection endoscopique et un traitement endovésical. Des 28 patients qui avaient eu une réponse complète au traitement initial, 89% avaient une vessie fonctionnelle et sans tumeur. CONCLUSIONS. Le traitement conservateur peut être une alternative acceptable à la cystectomie immédiate chez des patients porteurs de tumeur infiltrante de vessie sélectionnés, bien qu'une étude randomisée comparant les techniques de manière simultanée soit nécessaire pour l'affirmer.

BACKGROUND. For patients with invasive bladder cancer the usual recommended treatment is radical cystectomy, although transurethral resection of the tumor, systemic chemotherapy, and radiotherapy are each effective in some patients. We sought to determine whether these treatments in combination might be as effective as radical cystectomy and thus might allow the bladder to be preserved and the cancer cured. METHODS. We enrolled 53 consecutive patients with muscle-invading bladder cancer (stages T2 through T4, NXM0) in a trial of transurethral surgery, combination chemotherapy, and irradiation (4000 cGy) with concurrent cisplatin administration. Urologic evaluation of the tumor response directed further therapy: radical cystectomy in the 8 patients who had incomplete responses, additional chemotherapy and radiotherapy (6480 cGy) in the 34 patients who had complete responses or who were unsuited for cystectomy, and alternative care in the 11 patients who could not tolerate either irradiation or chemotherapy. RESULTS. After a median follow-up of 48 months, 24 of the 53 patients (45 percent) were alive and free of detectable tumor. In 31 patients (58 percent) the bladder was free of invasive tumor and functioning well, even though in 9 (17 percent) a superficial tumor recurred and required further transurethral surgery and intravesical drug therapy. Of the 28 patients who had complete responses after initial treatment, 89 percent had functioning tumor-free bladders. CONCLUSIONS. Conservative combination treatment may be an acceptable alternative to immediate cystectomy in selected patients with bladder cancer, although a randomized clinical trial that included a group for simultaneous comparison would be required to produce definitive results.

Mots clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / transurethral resection / radiotherapy / chemotherapy
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / transurethral resection / radiotherapy / Chemotherapy
Seminal vesicle volume as a sonographic predictor of prostate cancer stage.
Seminal vesicle volume as a sonographic predictor of prostate cancer stage.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 44, 206-210

BUTS. Pouvoir établir une classification clinique précise du cancer de prostate est un des challenges de l'urologue et la sous-stadification clinique est un problème fréquent. L'identification pré-opératoire des patients chez qui il existe une pénétration capsulaire prostatique ou une invasion de la vésicule séminale pourrait permettre de différer une chirurgie radicale qui serait alors incapable de guérir le patient. Les auteurs ont recherché la possibilité d'utiliser le volume de la vésicule séminale, déterminé par échographie transrectale pour prédire le stade évolutif d'un cancer de prostate. METHODES. Chez 47 patients consécutifs ayant subi une prostatectomie radicale, la mesure du volume de la vésicule séminale a été effectuée par échographie transrectale. Le volume a été déterminé pour chaque vésicule séminale individuellement aussi bien que pour l'ensemble des vésicules séminales. Une asymétrie des vésicules séminales était définie par l'existence d'une vésicule séminale ayant un volume double de l'autre. Le volume moyen total de la vésicule séminale était statistiquement plus grand chez les patients porteurs d'un cancer de prostate stade C par opposition à ceux ayant une tumeur confinée à la prostate. Une asymétrie des vésicules séminales était également plus souvent retrouvée chez les patients porteurs de tumeurs de stade C que de stade B, avec différences statistiquement significatives. En combinant un volume de vésicule séminale de moins de 15 cm3 et l'existence de vésicules séminales symétriques, il est calculé que la possibilité de retrouver une extension tumorale extra-prostatique n'est que de 18%. CONCLUSIONS. Les auteurs pensent que le volume des vésicules séminales, déterminé par échographie transrectale, peut être une aide à la stadification des adénocarcinomes de prostate et pourrait être considéré avec d'autres paramètres tels que l'antigène spécifique de prostate, les phosphatases acides et le score de Gleason avant d'envisager un traitement de la maladie.

OBJECTIVES. Accurate clinical staging of prostate cancer continues to challenge the urologist, with understaging a common problem. Preoperative identification of men with capsular penetration or seminal vesicle invasion would allow deferment of radical surgery unlikely to cure the patient. We investigated the ability of seminal vesicle volume as determined by transrectal ultrasound (TRUS) to predict the stage of prostate carcinoma. METHODS. Forty-seven consecutive men undergoing radical prostatectomy had preoperative determination of the seminal vesicle volume by TRUS. The volume was determined for each individual seminal vesicle as well as the total seminal vesicle volume. Asymmetry was defined as one seminal vesicle having twice the volume of the other. RESULTS. Average total seminal vesicle volume was statistically greater for patients with Stage C disease as opposed to those with organ-confined tumors. Seminal vesicle asymmetry was also present statistically more often in Stage C patients than Stage B men. The combination of total seminal vesicle volume less than 15 cc and symmetrical seminal vesicles yielded a possibility of only 18% of extraprostatic extension of tumor. CONCLUSIONS. We believe that seminal vesicle volume as determined by TRUS can aid in the staging of adenocarcinoma of the prostate and should be considered along with other parameters, such as prostate-specific antigen, acid phosphatase, and Gleason score, when planning therapy for this disease.

Mots clés:
prostate / tumor / seminal vesicle / transrectal ultrasonography / Staging
Mots-clés:
prostate / tumor / seminal vesicle / transrectal ultrasonography / staging
Séminome testiculaire métastatique spontanément involué (
Spontaneously involuting metastatic testicular seminoma (
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 278-281

Les tumeurs germinales testiculaires métastatiques mais avec involution complète du site primitif, ou "burned-out tumor", constituent une notion classique mais rare, que le type cellulaire initial soit séminomateux ou non. Une observation de ce type est présentée par les auteurs. Le diagnostic en est d'abord échographique, dictant en cas d'anomalie une orchidectomie, puis anatomo-pathologique, retrouvant une cicatrice fibreuse sans aucune cellule tumorale. Les hypothèses étio-pathogéniques se partagent entre les théories ischémiques et immunologiques. La pratique systématique d'une échographie scrotale et d'un dosage des marqueurs tumoraux devant des adénopathies rétro-péritonéales avec examen clinique testiculaire normal doit être systématique.

Metastatic testicular germ cell tumours with complete involution of the primary site, or "burned-out tumour", constitute a classical but rare entity, whether the initial cell type is seminomatous or non-seminomatous. The authors report one case of this type of tumour. The diagnosis is primarily based on ultrasonography, indicating the need for orchidectomy in the presence of an anomaly, followed by histology, revealing a fibrous scar with no tumour cells. Aetiopathogenic hypotheses are divided between ischaemic and immunological theories. Scrotal ultrasonography and tumour marker assays should be performed systematically in the presence of retroperitoneal adenopathy with normal testicular clinical examination.

Mots clés:
testicule / tumeur germinale séminomateuse / Métastase ganglionnaire
Mots-clés:
Testis / seminomatous germ cell tumor / lymph node metastasis
Sensitivity of frozen section examination of pelvic lymph nodes for metastatic prostate carcinoma.
Sensitivity of frozen section examination of pelvic lymph nodes for metastatic prostate carcinoma.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1995, 76, 661-668

BUTS : Une relecture des examens extemporanés (EE) de ganglions pelviens pour la recherche de métastases de cancer prostatique (CaP) à l'occasion d'une démarche d'amélioration de qualité, a conclu à une multiplication par quatre du taux de faux-négatifs. Dans la mesure où ces résultats étaient différents de ceux observés dans d'autres pathologies, tous les EE de ganglions pelviens pour CaP ont été revus. MATERIELS ET METHODES : 220 pièces provenant de 110 patients porteurs de CaP entre janvier 1986 et juillet 1993 opérés au Bridgeport Hospital (BH) ont été revus et l'efficacité du département a été comparée à celle observée pour tous les EE de la même période au BH, et tous les EE de ganglions pelviens, et (3) l'imagerie dans le CaP tels que rapportée par d'autres institutions et obtenues par analyse de la littérature (Medlars) entre 1973 et 1993. RESULTATS : La précision diagnostique des EE dans le CaP était de 93,6% (sensibilité 63,2% et spécificité 100%), comparée avec 98% pour tous les EE (sensibilité 99%, spécificité 98%), 90,1% pour les EE pour CaP obtenus par Medlars (sensibilité 66,5%, spécificité 100%), 88% pour l'IRM des ganglions pelviens dans le CaP (données Medlars), sensibilité 41%, spécificité 97%. CONCLUSION : La précision diagnostique de l'EE des ganglions pelviens est proche de celle de l'EE dans les autres pathologies et est plus sensible pour le diagnostic de métastases ganglionnaires du CaP que l'IRM, car plus de la moitié des métastases sont plus petites que 1cm, limite de résolution de l'IRM. Les faux négatifs de l'EE (sensibilité 67%) sont dus à des erreurs de choix des spécimen examinés.

BACKGROUND. A Total Quality Improvement review of frozen section diagnoses yielded four sequential false-negative frozen section diagnoses in lymph nodes in the evaluation of metastases from prostate carcinoma. Because these results appeared to differ from the department's overall frozen section experience, frozen section diagnoses of pelvic lymph nodes in patients with prostate carcinoma were reviewed to benchmark the department's performance. METHODS. All 220 pelvic lymph node frozen section samples from 110 patients with prostate carcinoma from January, 1986 to July, 1993 at Bridgeport Hospital (BH) were reviewed, and the department's frozen section diagnostic efficiency was compared with: (1) all BH frozen section procedures performed during the same period; (2) pelvic lymph node frozen section analysis and (3) imaging techniques for prostate carcinoma from other institutions found in MEDLARS literature searches from 1973 to 1993. RESULTS. Frozen section diagnostic efficiency for patients with prostate carcinoma from BH was 93.6% (sensitivity 63.2%, specificity 100%) compared with (1) 98% for all BH frozen section analyses (sensitivity 99%, specificity 98%); (2) 90.1% for MEDLARS search pelvic lymph node frozen section prostate carcinoma analyses (sensitivity 66.5%, specificity 100%); and (3) 88% for MEDLARS search magnetic resonance imaging (MRI) pelvic lymph node prostate carcinoma (sensitivity 41%, specificity 97%). CONCLUSIONS. Frozen section diagnosis of pelvic lymph nodes approaches the overall diagnostic efficiency of frozen section analysis and is more sensitive for the diagnosis of prostate carcinoma in pelvic lymph nodes than is MRI because more than half of the metastases are smaller than the 1.0-cm resolution limit of the MRI. False-negative frozen section diagnoses (67% sensitivity) occur because of errors in sampling microscopic metastases.

Mots clés:
prostate / tumor / pelvic lymph node dissection / lymph node metastasis / pathology
Mots-clés:
prostate / tumor / pelvic lymph node dissection / lymph node metastasis / Pathology
Sequelae of definitive radiation therapy for prostate cancer localized to the pelvis.
Sequelae of definitive radiation therapy for prostate cancer localized to the pelvis.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1995, 45, 876-882

OBJECTIFS : Evaluer les séquelles et estimer la qualité de vie, au moyen d'une enquête, chez 133 patients ayant subi une radiothérapie curatrice pour cancer prostatique localisé au petit bassin. METHODES : Tous les patients ont été suivis 14 à 60 mois (médiane 31) après radiothérapie et seuls des patients ayant subi une radiothérapie à visée curatrice ont été inclus. Tous les patients étaient vivants à la date de point. Le questionnaire a été envoyé par la poste à 115 d'entre-eux. Les données concernant le grade et le stade de la tumeur ont été recueillies dans les dossiers des patients. RÉSULTATS : Parmi les 91% de patients ayant renvoyé le questionnaire, 11% utilisaient des garnitures et 13% avaient des fuites urinaires plus abondantes que quelques gouttes par jour. L'incontinence était un problème pour 9% des patients, et 31% trouvaient que leur continence s'était dégradée après radiothérapie, comparé à avant le diagnostic de cancer prostatique. En ce qui concernait la sexualité, 77% des patients affirmaient avoir eu des érections complètes ou partielles avant la radiothérapie. Après radiothérapie, respectivement 22% et 41% des patients préalablement actifs pouvaient avoir une érection complète ou partielle. Des patients actifs avant traitement, 29% considéraient l'impuissance comme un problème au moment de l'enquête. 49% des patients avaient eu des douleurs abdominales, de la diarrhée, ou des spasmes abdominaux pendant ou après la radiothérapie et 31% avaient encore des troubles intestinaux au moment de l'enquête, ce qui constituait un problème significatif pour 18% de l'ensemble de tous les patients. Globalement, 31% des patient avaient une séquelle physique qu'ils attribuaient à la radiothérapie ou au cancer prostatique. Quatre-vingt un patients étaient satisfaits de la radiothérapie et 97% auraient opté à nouveau pour la radiothérapie s'ils avaient dû de nouveau prendre la décision. CONCLUSIONS : En utilisant un questionnaire sensible chez des patients ayant subi une radiothérapie curatrice pour cancer prostatique, les auteurs ont mis en évidence une fréquence de troubles de la continence étonnement élevée et supérieure à ce qui avait été rapporté auparavant... La fréquence de l'impuissance était égale à celle précédemment rapportée. Cependant, quand les données ont été comparées à celles fournies par le Medicare pour des patients ayant subi une prostatectomie radicale, la fréquence de l'incontinence et de l'impuissance étaient significativement inférieures. En dépit du taux de séquelles, les patients étaient satisfaits de la décision thérapeutique et du traitement reçu.

OBJECTIVES. To evaluate sequelae and estimate quality of life utilizing a survey instrument in 133 consecutive patients who have undergone definitive radiation therapy for localized prostate cancer. METHODS. All patients reported on have been followed for 14 to 60 months (median, 31 months) after radiation therapy and only patients with definitive prostate radiation therapy are included. Of the patients still alive at time of follow-up, 115 were mailed the questionnaire. Data regarding tumor grade and stage as well as treatment were extracted from patient files. RESULTS. Of the 91% of patients who returned the questionnaire, 11% used a pad and 13% leaked more than a few drops of urine daily. Of all the respondents, 9% stated that incontinence was a problem, and 31% found urinary leaking significantly worsened after radiation therapy compared with before their diagnosis of prostate cancer. With respect to sexual function, 77% recalled being able to have full or partial erections prior to radiation therapy. At some time after radiation therapy, 22% of previously potent respondents were able to have a full erection and 41% were able to have a partial erection. Twenty-nine percent of all patients who were able to establish an erection prior to radiation therapy reported that impotence was a problem at the time of follow-up. Forty-nine percent of patients had abdominal pain, diarrhea, or abdominal cramping during or after radiation therapy and 31% of all patients still had some intestinal symptoms at the time of follow-up. Eighteen percent of all patients were significantly bothered by one or more of these bowel problems. Overall, 31% of all patients reported a persistent degree of physical discomfort that they believed was secondary to their prostate cancer or the effect of treatment. Eighty-one percent were satisfied with radiation therapy and 97% of the patients said they would have radiation therapy again if faced with the decision. CONCLUSIONS. Utilizing a sensitive questionnaire on patients who had definitive radiation therapy for prostate cancer, we found the incidence of patients bothered by incontinence to be surprisingly frequent and higher than previously reported. The frequency of impotence is similar to previous studies. However, when our incontinence and impotence data were compared to Medicare patients who had undergone radical prostatectomy, the frequencies after radiation therapy were significantly lower. Despite the rates of sequelae, the patients were generally satisfied with the decision to undergo radiation therapy and with the medical treatment received.

Mots clés:
prostate / tumor / radiotherapy / iatrogenic complication
Mots-clés:
prostate / tumor / radiotherapy / iatrogenic complication
Serial renal transplant surgery: technical reflections concerning third transplants.
Serial renal transplant surgery: technical reflections concerning third transplants.
2001
- Article original
- Réf : Urol Int, 1995, 55, 84-87

De 1972 à 1993 les auteurs ont réalisé 803 transplantations rénales consécutives incluant 8 troisième transplantation. Ces troisièmes transplantations, exclusivement réalisées avec des reins de cadavres, ont permis un abord intrapéritonéal iliaque droite, sans transplantectomie homolatérale dans 5 cas. L'anastomose artérielle était sur l'iliaque externe ou primitive (7) ou sur l'hypogastrique (1) et l'anastomose veineuse a été réalisée sur l'iliaque primitive (3), l'iliaque externe (1) ou sur la veine cave inférieure (4). L'anastomose urétérale a été réalisée sur la vessie (Leadbetter-Politano=4, Lich-Grégoir=3) ou par anastomose urétéro-urétérale (1). Le taux de compatibilité HLA était de 2 sur 5 identités (moyenne 3,1) et quatre sur les sept patients étaient hyperimmunisés avec des taux d'anticorps lympho-cytotoxiques ? à 80%. Hormis la première des trois transplantations, le protocole immuno-suppressif associait l'azathioprine, la prednisolone, le sérum anti-lymphocytaire et la ciclosporine. Les suites opératoires ont été marquées par trois rejets vasculaires et un décès par hyperkaliémie. De plus une fistule urinaire sur l'anastomose urétéro-urétérale a été traitée par néphrostomie percutanée puis mise en place d'une endo-prothèse. Avec un suivi post-opératoire de 8 à 32 mois (moyenne 24) cinq de ces patients transplantés (62,5%) ont eu une transplantation rénale fonctionnelle avec une créatininémie entre 120 et 180 mol-l (moyenne 140). Cette courte série où les échecs sont exclusivement immunologiques révèle la fiabilité de la technique de ces troisièmes transplantation avec une implantation iliaque droite, en utilisant une voie médiane trans-abdominale.

From 1972 to 1993, we carried out 803 consecutive renal transplants including 8 third transplants. Exclusively cadaveric, these third renal transplants were implanted by intraperitoneal approach in right iliac position, without previous homolateral transplantectomy in 5 cases. The arterial anastomoses were common (7) or external iliac and hypogastric (1), and the venous anastomoses external (1) and common iliac (3), or inferior vena cava (4). Restoration of urinary continuity was by ureteronecystostomy (Politano-Leadbetter = 4, Gr:egoir-Lich = 3) or ureteroureteric anastomosis (1). The level of HLA compatibility varied from 2 to 5 identities (mean 3.1) and 4 of the 7 patients explored were hyperimmunized with lymphocytotoxic antibody levels > or = 80%. With the exception of the first of these third transplants, the immunosuppressive protocol associated azathioprine, prednisolone, antilymphocytic serum and cyclosporin. Postoperative sequels were marked by 3 vascular rejections and 1 death from hyperkalemia. Moreover, 1 urinary fistula on ureteroureteric anastomosis settled after percutaneous nephrostomy and placing of an uteric stent endoprosthesis. With a postoperative follow-up of 8-32 months (mean 24), 5 of the transplanted patients (62.5%) have a functional renal transplant with a serum creatinine from 120 to 180 microM-l (mean 140). This brief series, whose failures are exclusively immunological, reveals the remarkable technical reliability for these third renal transplants in right iliac implantation, by median transabdominal approach and above a former transplant site.

Mots clés:
Renal transplantation / repeated transplantations
Mots-clés:
renal transplantation / repeated transplantations
Sérologie p53 dans les tumeurs de vessie
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 7, 61-66
Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / marqueur tumoral
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / tumor marker
Serum PSA adjusted for volume of transition zone (PSAT) is more accurate than PSA adjusted for total gland volume (PSAD) in detecting adenocarcinoma of the prostate.
Serum PSA adjusted for volume of transition zone (PSAT) is more accurate than PSA adjusted for total gland volume (PSAD) in detecting adenocarcinoma of the prostate.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 43, 601-606

BUT. Cette étude évalue la précision du PSA (entre 4,1 ng/ml et 10 ng/ml, technique monoclonale) rapporté au volume de la zone transitionnelle de la prostate (ZT) et à celui de la glande en tant que facteur prédictif d'une biopsie de la prostate positive. METHODES. En mesurant échographiquement le volume de la prostate et de la ZT, la PSAD et la PSAT ont été calculées chez 21 et 38 hommes ayant respectivement des biopsies prostatiques positives et négatives. La biopsie était échographiquement dirigée sur les zones suspectes et ne comportait pas de biopsies systématiques en sextant. RESULTATS. Une relation statistique a été trouvée entre la positivité de la biopsie, le volume de la glande, le volume de la ZT et la PSAT. Il n'y avait pas de liaison entre la positivité de la biopsie, le PSA et la PSAD. CONCLUSIONS La PSAT est plus précise pour prédire une biopsie positive que la PSAD pour des PSA compris entre 4 et 10 ng/ml.

OBJECTIVE. This study evaluates the accuracy of comparing serum prostate-specific (PSA) levels in the range between 4.1 ng/mL and 10.0 ng/mL (monoclonal) to the volume of the transition zone (TZ) of the prostate and total gland volume as a predictor of a positive biopsy. METHODS. Using sonographic voluming of the entire prostate and of the TZ, prostate-specific antigen density (PSAD) and prostate-specific antigen density of the TZ (PSAT) were calculated in 21 biopsy-positive patients and 38 biopsy-negative patients. Biopsy was directed at sonographically suspicious areas and did not include sextant biopsies. RESULTS. A statistically significant association was determined between a positive biopsy and gland volume, TZ volume, and PSAT. The association of a positive biopsy with PSA and PSAD was not statistically significant. CONCLUSIONS. PSAT is more accurate in predicting a positive biopsy than is PSAD for PSA levels between 4.1 ng/mL and 10.0 ng/mL.

Mots clés:
prostate / tumor / PSA density / transition zone
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA density / transition zone
Sextant prostate biopsies. A histopathologic correlation with radical prostatectomy specimens
Sextant prostate biopsies. A histopathologic correlation with radical prostatectomy specimens
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1995, 75, 530-538

Chez les patients atteints d'un cancer localisé de prostate, l'étude pré-opératoire du volume tumoral et de la stadification sont devenus indispensables. Cette étude évalue la possibilité d'utiliser les biopsies guidées en quadrant pour estimer l'extension tumorale. METHODE : 102 patients avec un cancer cliniquement localisé de la prostate ont été évalués par des biopsies en quadrant systématisées. Les pièces de prostatectomie radicale ont été corrélées aux biopsies pré-opératoires. Le volume tumoral et le volume de la pièce opératoire ont été analysés en histologie et reconstitués par programme informatique. Le nombre de biopsies positives a été comparé en fonction de l'âge, de la race, du PSA pré-opératoire, de la densité du PSA, de la ploïdie, du stade tumoral, de l'atteinte de la capsule et des vésicules séminales, du volume tumoral et prostatique et enfin du score de Gleason. Une étude a été entreprise pour savoir si le stade pathologique ou la taille de la tumeur étaient prévisibles par ces paramètres. RESULTATS : Le nombre de biopsies en quadrant positives a eu une bonne corrélation aux indicateurs pronostics traditionnels. Lorsque les patients ayant trois biopsies traditionnelles positives au moins ont été comparés à ceux ayant eu au moins quatre biopsies à quadrant positives, une différence significative a été retrouvée pour le PSA pré-opératoire (p

BACKGROUND. Among patients with clinically localized prostate cancer, preoperative prediction of tumor volume and pathologic stage has been unreliable. This study examines the application of transrectal ultrasound-guided sextant biopsies to predict the extent of disease. METHODS. One hundred and two patients with clinically resectable prostate cancer were evaluated by systematic sextant biopsies. Radical prostatectomy specimens were embedded totally as whole mounts, tumor areas were outlined, and volume was measured using a digital scanner. The number of positive sextant biopsies was compared with age, race, preoperative prostate specific antigen (PSA), PSA density, DNA ploidy, pathologic stage, capsular and seminal vesicle involvement, prostate and tumor volume, and Gleason score. Stepwise logistic regression was used to determine if pathologic stage or tumor size could be predicted by these parameters. RESULTS. The number of positive sextant biopsies correlated with traditional prognostic indicators. When patients with three or fewer positive biopsies were compared with those with four or more positive sextant biopsies, significant differences were identified relative to preoperative PSA (P

Mots clés:
prostate / tumor / PSA / Biopsy / pathology
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA / biopsy / Pathology
Sexual harassment of female doctors by patients.
Sexual harassment of female doctors by patients.
2001
- Article original
- Réf : N Engl J Med, 1993, 329, 1936-1939

Le harcèlement sexuel dans la relation médecin malade est le plus souvent envisagé dans l'hypothèse d'une agression du médecin envers sa patiente. Le but de notre étude a été d'étudier le harcèlement des femmes médecins par leurs patients. MATERIEL ET METHODES . Un questionnaire a été envoyé à un groupe de 599 femmes médecin choisies au hasard parmi un fichier de 1064 femmes exerçant en médecine générale en Ontario et âgées de 26 à 64 ans. Il leur a été demandé si dans leur pratique elles avaient eu à faire à des conduites de harcèlement sexuel de la part d'hommes ou de femmes. Par ailleurs, nous leur avons demandé des suggestions en matière de prévention. RESULTATS. 70% (422/599) des questionnaires ont été remplis. Plus de 75% des femmes interrogées ont rapporté au moins une expérience de harcèlement sexuel au cours de leur carrière. Les faits se sont déroulés plus souvent au cabinet de consultation que lors de visites au domicile des patients. Les agressions se sont déroulées le plus souvent lors d'une première consultation avec le patient. Les manifestations du harcèlement ont été : des regards suggestifs (53%), des remarques à caractère sexuel (59%), des gestes suggestifs (28%), des cadeaux inappropriés (22%), des propositions de rendez-vous insistantes, exhibitionnisme (31%), attouchements (19%), tentative de viol (1%). Le degré de gêne ressentie par les médecins est proportionnel à la fréquence et à la sévérité des agressions. CONCLUSIONS. Le harcèlement sexuel des femmes médecins semble être relativement fréquent, et doit donc être un sujet à aborder au cours des études médicales.

BACKGROUND. Sexual harassment within the doctor-patient relationship is typically discussed in terms of male doctors harassing female patients. We investigated the sexual harassment of female doctors by patients. METHODS. Surveys were mailed to a random sample of 599 of the 1064 licensed female family physicians in Ontario, Canada. Respondents were asked about their experiences of sexual harassment by either male or female patients and about the nature and frequency of harassing behavior. Suggestions for prevention were requested. RESULTS. Seventy percent (422) of the questionnaires were completed and returned. More than 75 percent of the respondents reported some sexual harassment by patient at some time during their careers. Physicians had been harassed most often in their own offices and by their own patients. However, in settings such as emergency rooms and clinics, unknown patients presented a proportionately higher risk. The physicians' perceptions of the seriousness of the problem varied with the frequency and severity of the incidents. CONCLUSIONS. Sexual harassment of female doctors appears to occur frequently, and it is therefore an important topic to address in medical school and professional development.

Mots clés:
Sexuality / sexual perversion / female doctor
Mots-clés:
Sexuality / sexual perversion / female doctor
Shock wave lithotripsy : what progress have we made ? Are refinements needed ?
Shock wave lithotripsy : what progress have we made ? Are refinements needed ?
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 153, 602-603

Depuis 15, ans avec l'apparition des lithotripteurs de première génération comme le Dornier HM3, la lithotripsie extra-corporelle est devenue une arme essentielle dans le traitement de la lithiase urinaire. De nombreuses études ont néanmoins montré que cette fragmentation des lithiases pouvait également entraîner des lésions rénales ou urétérales. Depuis, les lithotripteurs de deuxième et troisième génération ont tenté d'améliorer les résultats en préservant au mieux le parenchyme. En fait une étude récente a montré à propos de 14 000 cas que leur efficacité était comparable. L'amélioration des techniques avait pour but de diminuer le temps de lithotripsie,d'atteindre les calculs urétéraux et de diminuer la douleur. Afin d'éviter les troubles du rythme, la synchronisation puis la double synchronisation sur le rythme cardiaque a été utilisée puis progressivement abandonnée. Avec le recul des premières lithotripsies extra-corporelles, il apparaît que cette technique présente une très faible morbidité. L'hypothèse de l'hypertension, de l'hémorragie, ou de l'insuffisance rénale induite par choc externe par la LEC est encore à démontrer. Plus récemment certains travaux provenant de Chine tentent à suggérer que la création de radicaux libres ou les altérations des membranes cellulaires peuvent être induites par les vagues de choc du lithotripteur. Des travaux sont encore en cours sur ces hypothèses.Au terme de ces 15 ans d'utilisation force est d'admettre que la lithotripsie extra-corporelle ne convient pas à tous les types de calculs. Les calculs importants et coralliformes, les anomalies anatomiques (diverticule caliciel, rein en fer à cheval) continuent à être des facteurs limitants de l'efficacité de la LEC en monothérapie. Une étude récente de cas avait même montré que les patients présentant des lithiases avec des kystes rénaux avaient un pourcentage de réussite totale en monothérapie que de 46% après lithotripsie.La LEC a connu un essor important depuis que le premier patient en 1980 a été traité. Mais nous devons toujours garder à l'esprit que la lithotripsie extra-corporelle peut être un outil sans être obligatoirement utilisée en monothérapie. Nous devons également garder toujours à l'esprit qu'elle n'est pas dénuée d'atteinte des organes de voisinage.

Mots clés:
stones / extracorporeal lithotripsy
Mots-clés:
stones / extracorporeal lithotripsy
Shockwave lithotripsy and pacemakers: experience with 20 cases.
Shockwave lithotripsy and pacemakers: experience with 20 cases.
2001
- Article original
- Réf : J Endourol, 1995, 9, 301-303

Lithotripsy treatment of urinary tract calculi initially excluded patients with cardiac pacemakers. Continued research and clinical study of patient outcomes has promoted a change in that initial concept. The Oklahoma Lithotripsy Center has successfully treated 20 patients with various types of pacemakers. No significant cardiovascular events occurred during treatment. Patients should be evaluated before the procedure by a cardiologist, and dual-chamber pacemakers should be reprogrammed to the single-chamber mode. Patients who cannot tolerate this should not undergo SWL. Rate-responsive pacemakers should be programmed to the non-rate-responsive (VVI) mode. The pacemaker should be at least 5 cm from the blast path. With these precautions and careful monitoring, SWL can be performed safely in most patients with pacemakers.

Mots clés:
extracorporeal lithotripsy / iatrogenic complication.
Mots-clés:
extracorporeal lithotripsy / iatrogenic complication.
Should Gleason score 7 prostate cancer be considered a unique grade category ?
Should Gleason score 7 prostate cancer be considered a unique grade category ?
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1999, 53, 372-377

BUTS : Analyser en terme de survie les patients porteurs d'un cancer de prostate dont le score de Gleason est inférieur ou égal à 6, ceux dont le score est égal à 7 et ceux dont le score est supérieur ou égal à 8. PATIENTS ET MÉTHODE : Cette étude a été réalisée à partir des 652 patients qui ont eu une prostatectomie radicale dans l'institution des auteurs entre mars 1991 et décembre 1995 pour un cancer de prostate cliniquement localisé. Les patients qui ont reçu une hormonothérapie néoadjuvante ou adjuvante ont été exclus de l'étude, de même que les patients irradiés en postopératoire. Les trois groupes (Gleason 7) ont été comparés concernant le PSA, le stade pathologique et la survie sans récidive. RÉSULTATS : Le PSA moyen préopératoire était de 12,9 ng/ml et de 8,4 ; 13,4 ; et 23ng/ml dans les trois groupes étudiés (p=0,0001). Les pourcentages suivants expriment successivement l'existence d'une extension extra-capsulaire, de marges positives et la surive lorsque le score de Gleason est inférieur à 7 (30,6%, 56,9%, 90,8% - p = 0,0001), égal à 7 (31%, 47,6%, 67,8% - p =0;0001), supérieur à 7 (91,2%, 75%, 34,8% - p = 0,0001). L'analyse multivariable après stratification sur le PSA et le stade pathologique a permis de confirmer la valeur pronostique du score de Gleason. CONCLUSIONS : Le score de Gleason 7 doit être considéré à part lors de l'évaluation pronostique des patients.

OBJECTIVES: To evaluate pathologic characteristics and biochemical survival rate differences between patients with Gleason score 6 or less, 7, and 8 or more prostate cancer. METHODS: A total of 652 patients who underwent a radical prostatectomy for clinically localized prostate cancer between March 1991 and December 1995 were selected for this study. Patients who underwent neoadjuvant or adjuvant hormonal therapy or radiotherapy were excluded. Clinical and pathologic data were obtained from our prostate cancer data base. Serum prostate-specific antigen (PSA) level, pathologic stage, and disease-free survival (DFS) were analyzed between the three Gleason score groups. RESULTS: The overall mean pretreatment serum PSA level was 12.9 ng/mL, being 8.4, 13.4, and 23 ng/mL for Gleason score 6 or less, 7, and 8 or more prostate cancers, respectively (P = 0.0001). Of patients with specimen Gleason score 6 or less, 7, and 8 or more, pathologic organ-confined disease was present in 69.4%, 43.1 %, and 9.2%, respectively (P = 0.001). Extraprostatic extension was present in 30.6%, 56.9%, and 90.8% (P = 0.0001); positive surgical margins, considered independently from the other pathologic findings, were present in 31 %, 47.6%, and 67.8% of patients with Gleason score 6 or less, 7, and 8 or more, respectively (P = 0.0001). DFS was 34.5% for patients with Gleason score 8 or more, 75% for Gleason score 7, and 91.2% for Gleason score 6 or less prostate cancers, at a median follow-up of 34.2 months (P = 0.0001). On multivariable analysis, after adjusting for serum PSA level (10 or less or more than 10 ng/mL) and pathologic stage, Gleason score (6 or less, 7, 8 or more) remained a statistically significant predictor of DFS (P = 0.0001). CONCLUSIONS: Patients with Gleason score 7 prostate cancer should be considered a specific prognostic category. We believe that this distinction is critical to obtain more reliable results from prostate cancer analyses about prognosis of patients treated with curative intent.

Mots clés:
prostate / tumor / histoprognosis / Gleason's score
Mots-clés:
prostate / tumor / histoprognosis / Gleason's score
Single dose quinolone treatment in acute uncomplicated urinary tract infection in women.
Single dose quinolone treatment in acute uncomplicated urinary tract infection in women.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 149, 532-0

Cent-vingt-cinq femmes (85 non ménopausées et 40 ménopausées), au cours de 174 infections urinaires pour la grande majorité à germes Gram négatifs (99%) ont été sélectionnées par randomisation pour recevoir une dose unique de deux comprimés d'ofloxacine (400 mg), de norfloxacine (800 mg) ou de ciprofloxacine (500 mg). La guérison a été obtenue dans 163 des 174 infections (94%). Les taux de guérison ont été de 97% (57 sur 59) avec l'ofloxacine, de 96,5% (56 sur 58) avec la ciprofloxacine et de 88% (50 sur 57) avec la norfloxacine. Alors que le taux de guérison initiale des infections urinaires aigues était de 96% (112 de 117) chez les femmes non ménopausées, il n'était que de 90% (51 sur 57) dans le groupe des femmes ménopausées. Les 17 infections non guéries par une dose unique ont été guéries par une dose unique d'une autre quinolone dans 6 cas, par un traitement d'une journée avec un autre antibiotique adapté dans 9 cas et par un traitement de 7 jours dans deux cas. Le traitement par deux comprimés a prouvé qu'il était efficace, commode et économique pour les infections urinaires aigues chez les femmes avant et après la ménopause.

A total of 125 ambulatory women (85 premenopausal and 40 postmenopausal) who experienced 174 acute urinary tract infections with mainly gram-negative bacteria (99%) was randomized to receive a single dose, 2-tablet treatment with either ofloxacin (400 mg.), norfloxacin (800 mg.) or ciprofloxacin (500 mg.). Cure was achieved in 163 of the 174 acute episodes (94%). More specifically, the cure rates were 97% (57 of 59 infections) with ofloxacin, 96.5% (56 of 58) with ciprofloxacin and 88% (50 of 57) with norfloxacin. While the initial cure rate of the acute urinary tract infections was 96% (112 of 117) in the premenopausal group, it reached only 90% (51 of 57) in the postmenopausal group. The 17 urinary tract infections that followed the initial 2-tablet quinolone treatment were cured by either an additional single dose, 2-tablet treatment with a different quinolone in 6 cases, a 1-day treatment with other adequate antibacterials in 9 and a 7-day treatment in 2. The 2-tablet quinolone treatment proved to be an effective, easy and cost-effective treatment for acute urinary tract infections in premenopausal and postmenopausal women.

Mots clés:
urinary tract infection / acute cystitis / antibiotic therapy
Mots-clés:
urinary tract infection / acute cystitis / antibiotic therapy
Single focus of adenocarcinoma in the prostate biopsy specimen is not predictive of the pathologic stage of disease.
Single focus of adenocarcinoma in the prostate biopsy specimen is not predictive of the pathologic stage of disease.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1996, 48, 75-79

BUTS : Cette étude à pour but de savoir si un petit fragment de cancer de prostate retrouvé sur une seule biopsie à l'aiguille peut être corrélé à une tumeur localisée ou à une maladie à évolution favorable. PATIENTS ET METHODES : Sur 598 biopsies à l'aiguille de la prostate réalisées entre janvier 1990 et juin 1994, 49 spécimens (8,2%) contenaient un fragment microscopique (moins de 2 mn en longueur sur la carotte de biopsies) d'adénocarcinome. Sur ces 49 patients les auteurs ont recherché le stade clinique et pathologique afin de le corréler. RESULTATS : Sur ces 49 patients, 27 (55,1%) ont eu une prostatectomie radicale avec ou sans curage (26) ou ont eu simplement un curage ganglionnaire (1). Sept de ces 27 patients (25,9%) avaient une maladie qui avait dépassé la capsule prostatique: une atteinte ganglionnaire (1), des marges chirurgicales positives (5) ou une invasion des vésicules séminales (1). Dix de ces 49 patients (20,4%) ont eu une radiothérapie et 12 (24,5%) ont choisi un traitement hormonal (immédiat ou retardé). Le stade pathologique de ces 22 patients n'a donc pas pu être évalué de manière absolue. Néanmoins, malgré le faible volume tumoral dans les biopsies, deux patients traités par radiothérapie ont eu une récidive (avec un intervalle de 11,5 mois) et 3 patients traités par hormonothérapie avaient des métastases osseuses au moment du diagnostic. En tout 12 des 49 patients (24,5%) avaient une maladie défavorable (définie comme maladie ayant dépassé la prostate sur la pièce d'histologie, ou bien une récidive après radiothérapie, ou bien des métastases osseuses au moment du diagnostic). CONCLUSIONS : En conclusion, ces résultats montrent que la présence d'un seul fragment microscopique d'adénocarcinome de prostate retrouvée sur l'aiguille de biopsie ne peut pas prédire le stade histologique réel ni le potentiel de récidive biologique de la tumeur.

OBJECTIVES. To determine whether a very small focus of prostate cancer in a needle biopsy specimen correlates with organ-confined disease or with favorable disease parameters. METHODS. Of 598 needle biopsies of the prostate performed from January 1990 through June 1994, 49 specimens (8.2%) contained a microscopic focus (less than 2 mm in length of the entire biopsy core specimen) of adenocarcinoma. For these 49 patients, the clinical and pathologic features were correlated. RESULTS. Of these 49 patients, 27 (55.1%) underwent either radical prostatectomy, with or without pelvic lymph node dissection (26), or pelvic lymph node dissection alone (1). Seven of these 27 patients (25.9%) had extraprostatic disease: lymph node involvement (1), positive surgical margins (5), or seminal vesicle invasion (1). Ten of the 49 patients (20.4%) underwent radiotherapy, and 12 (24.5%) chose hormonal therapy. The pathologic stage for these 22 patients could not be ascertained. However, despite the limited amount of disease in the biopsy specimen, 2 patients treated with radiotherapy suffered a relapse (mean interval to recurrence, 11.5 months), and 3 patients treated with hormonal therapy (early or delayed) had bony metastasis at the time of diagnosis. Overall, 12 of the 49 patients (24.5%) had unfavorable disease (as defined by extraprostatic disease on pathologic specimen, relapse after radiotherapy, or bony metastasis at the time of diagnosis). CONCLUSIONS. These findings suggest that a microscopic focus of prostatic adenocarcinoma in a needle biopsy specimen, per se, does not predict the pathologic stage or the biologic behavior of a tumor.

Mots clés:
prostate / tumor / Biopsy / Staging / prognosis
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / staging / prognosis
Small bowel obstruction after nephrectomy for Wilms' tumor. A report of the National Wilms' Tumor Study-3.
Small bowel obstruction after nephrectomy for Wilms' tumor. A report of the National Wilms' Tumor Study-3.
2001
- Article original
- Réf : Ann Surg, 1993, 218, 654-659

OBJECTIF. Définir l'incidence et l'étiologie des occlusions du grèle (OG) après néphrectomie pour tumeur de Wilms. L'occlusion intestinale est une des complications post-opératoires les plus fréquentes après néphrectomie pour néphroblastome. Peu de travaux ont évalué les risques d'OG. La radiothérapie a été considérée comme un facteur augmentant les risques de complications intestinales chez certains adultes, mais ceci n'a pas été rapporté chez l'enfant. METHODES. Une OG est survenue chez 131 des 1 910 enfants (6,9%) enrôlés dans la troisième étude nationale sur la tumeur de Wilms (NWTS). L'étiologie en était des adhérences dans 104 cas, Une invagination intestinale dans 17, une éventration étranglée dans 2 cas et inconnue dans 8 cas. RESULTATS. Les facteurs pouvant favoriser la survenue d'une OG étaient un stade tumoral local élevé, un envahissement extra-rénal intra-vasculaire, et une résection en bloc d'autres organes avec la néphrectomie. L'incidence des OG n'a pas été plus élevée chez les enfants ayant subi une radiothérapie. CONCLUSIONS. Bien que l'incidence globale des OG après néphrectomie pour tumeur de Wilms soit comparable à celle observée après toute opération majeure chez l'enfant, elle peut être responsable d'une morbidité significative. Quatre des 1 910 enfants ont eut des complications septiques de l'OG, qui ont contribué à leur décès.

OBJECTIVE: This study was undertaken to define the incidence and etiology of small bowel obstruction (SBO) after nephrectomy for Wilms' tumor. SUMMARY BACKGROUND DATA: Intestinal obstruction is one of the most common postoperative complications after nephrectomy for nephroblastoma. However, few reports have evaluated risk factors for SBO. Radiation therapy has been associated with increased intestinal complications in some adult cancer patients, but this has not been reported in children undergoing cancer surgery. METHODS: Postoperative SBO occurred in 131 of 1,910 children (6.9%) enrolled in the Third National Wilms' Tumor Study (NWTS). The etiology of the SBO was bowel adhesions in 104 cases, intussusception in 17, internal hernia in 2, and uncertain in the remaining 8 children. RESULTS: The factors found to be of potential importance in explaining the incidence of SBO were higher local tumor stage, extrarenal intravascular involvement, and en bloc resection of other organs at the time of nephrectomy. The incidence of postoperative SBO was not increased in children who received postoperative radiation therapy. CONCLUSIONS: Although the overall incidence of SBO after nephrectomy for Wilms' tumor is comparable to that after other major abdominal operations in children, it can be responsible for significant morbidity. There were 4 children among the 1,910 patients with infectious complications of SBO, which contributed to their death.

Mots clés:
kidney / rare tumor / radical nephrectomy / iatrogenic complication
Mots-clés:
Kidney / rare tumor / Radical nephrectomy / iatrogenic complication
Sonde urétérale incrustée: utilisation du Lithoclast(r). A propos d'un cas.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 410-414

Les endoprothèses urétérales peuvent se compliquer d'incrustations, rendant parfois impossible le retrait ou le remplacement sur guide de la sonde. Dans cette indication exceptionnelle, nous rapportons un cas où l'utilisation du lithotriteur pneumatique Swiss-Lithoclast(r) a permis le retrait d'une sonde double J incrustée. Il n'y a pas eu de morbidité liée à l'utilisation du Lithoclast(r). Parmi les différentes techniques d'ablation de ces double J incrustées, la lithotritie endoprothétique paraît être dans certains cas la plus efficace et la moins morbide.

Incrusted ureteric stent: use of the Lithoclast(r): a case report.

Mots clés:
voie urinaire supérieure / Uretère / Endoprothèse urétérale / complication iatrogène / lithotripsie endo-urétérale
Mots-clés:
upper urinary tract / ureter / Ureteral stent / iatrogenic complication / endoureteral lithotripsy
Soutènement du col vésical par retziuscopie. Techniques et résultats préliminaires (à propos de 24 cas.
Bladder neck support by retropubic endoscopy. Techniques and preliminary results in 24 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 60-69

Pour traiter l'incontinence urinaire d'effort, sans cystocèle, de la femme jeune, nous proposons une technique originale à partir du concept de soutènement du col vésical par bandelette (Goebell-Stoeckel). Les modifications concernent la voie d'abord (la retiziuscopie facilitée par un ballon de dissection et combinée avec une courte incision vaginale), et l'utilisation pour la bandelette d'un matériau synthétique (le polytetrafluoroéthylène expansé (Gore-Tex(r))) fixé aux ligaments de Cooper par un point noué en extra-corporel. Notre but est d'obtenir à long terme des résultats comparables à ceux de la chirurgie ouverte avec une plus faible morbidité.De 1992 à 1994, 24 patientes ont été traitées selon cette technique par le même opérateur. L'âge moyen est de 48 ans. Dans tous les cas, il s'agit d'une première intervention pour incontinence, une seule patiente a des antécédents de chirurgie pelvienne (césarienne). L'incontinence est jugée stade 3 selon la classification d'lngelmann Sundberg dans 46% des cas. 35% des patientes présentent des contractions non inhibées, de même 35% ont une hypotonie uréthrale. Les 2 complications per-opératoires et celles survenues dans les suites immédiates sont sans gravité. La durée moyenne de l'intervention est de 2 h 45. Avec l'expérience, elle diminue progressivement de même que la durée d'hospitalisation dont la moyenne est de 4,3 jours. Avec un faible recul moyen (1 an plus 7 jours) les résultats sont bons dans 71% des cas, satisfaisants dans 8% (1 impériosité, 1 rétention durable), un échec 5 fois (21%) : 1 cas d'incontinence vraie authentifiée par l'examen clinique et 4 cas d'incontinence mineure pour des efforts violents occasionnels. Ces bons résultats tempérés par la publication de cas de rejet de la prothèse nous incitent à réserver cette intervention aux patientes qui ont une incontinence sévère mais aussi une bonne trophicité vaginale.

The authors propose an original technical based on the concept of bladder neck support by a sling (Goebell-Stoeckel) to treat urinary stress incontinence, without cystocele, in young women. The technical modifications concern the incision (retropubic endoscopy facilitated by a dissection balloon and combined with a short vaginal incision), and the use of synthetic material for the sling (expanded polytetrafluoroethylene (Gore-Tex)) attached to Cooper's ligaments by a suture tied extracorporeally. The long-term objective is to achieve results comparable to those of open surgery with a lower morbidity. From 1992 to 1994, 24 patients were treated according to this technique by the same operator. The mean age was 48 years. In every case, this operation constituted the first procedure for incontinence, and only one patient had a history of previous pelvic surgery (Caesarean section). Incontinence was classified as stage 3 according to the Ingelmann Sundberg classification in 46% of cases. 35% of patients present uninhibited contractions, and 35% presented urethral hypotonia. Two intraoperative complications and immediate postoperative complications were only minor. The mean operating time was 2 hours 45 minutes. With experience, it gradually decreased, as did the hospital stay, which was an average of 4.3 days. With a short mean follow-up (1 year 7 days), the results were good in 71% of cases, satisfactory in 8% of cases (1 case of urgency, 1 case of persistent retention), with a failure in 5 cases (21%) ; 1 case of true incontinence confirmed by clinical examination and 4 cases of minor incontinence during occasional violent effort.

Mots clés:
incontinence urinaire / chirurgie de l'incontinence urinaire / fronde / chirurgie laparoscopique / retziuscopie
Mots-clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / sling / laparoscopic surgery / retropubic laparoscopy