Base bibliographique

Sommaire :

Spécificités moléculaires des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 680-681


Objectifs

Les tumeurs urothéliales de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVES) présentent la même histologie que les tumeurs urothéliales de vessie (TV). Pourtant, les TVES ont des caractéristiques cliniques spécifiques, des facteurs de risque qui leur sont propres et sont plus fréquentes que les TV dans les syndromes de lynch. L’objectif de cette étude était de rechercher s’il existe des différences moléculaires entre TVES et TV.


Méthodes

Nous avons séquencé la tumeur et l’ADN germinal correspondant de 195 patients avec une tves en utilisant une plateforme de séquençage de nouvelle génération basée sur la capture ciblée d’un panel de 341 oncogènes. En comparaison, 454 patients avec une TV sans antécédent de TVES ont été inclus. Les mutations ont été regroupées par voie de carcinogénèse et comparées en fonction du stade tumoral entre TVES et TV, après ajustement pour comparaisons multiples.


Résultats

Lors de la progression vers un stade avancé, les TVES présentaient moins de mutations de la voie RTK/RAS mais plus de mutations de TP53/MDM2. Par rapport aux TV, TP53, RB1 et ERBB2 étaient moins fréquemment mutés dans les TVES (26 vs. 46 %, 3 vs. 20 %, 8 vs. 19 %, respectivement ; q<0,001), alors que FGFR3 et HRAS étaient plus fréquemment altérés (40 vs. 26 %, 12 vs. 4 %, respectivement ; q<0,001) (Figure 1). Le nombre médian de mutations somatiques/mb était significativement plus élevé dans les TVES (13,2 [IQR : 7,4–19,1] vs. 8,8 [IQR : 5,9–15,4] ; p <0,001). En intégrant la charge mutationnelle, l’instabilité microsatellitaire et la signature moléculaire, 14 (7,2 %) tves présentaient un déficit du système de réparation des mésappariements de l’ADN (MMR), dont 12 correspondaient à un syndrome de lynch.


Conclusion

TVES et TV présentent des différences significatives dans la prévalence des mutations somatiques, suggérant des mécanismes de carcinogénèse différents. Le séquençage des TVES donne des informations qui peuvent potentiellement guider les traitements systémiques et permet de détecter les patients à risque de syndrome de lynch.

Mots clés:
F. / S. / E. / M. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Suivi à long terme après prostatectomie et curage ganglionnaire étendu d’une cohorte de patient atteint d’un cancer de prostate localisé avec envahissement ganglionnaire : intérêt du curage ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 647


Objectifs

Le curage ganglionnaire étendu (ce) est recommandé lorsqu’un traitement chirurgical est envisagé en cas de cancer de prostate (cap) localisé de risque intermédiaire, si la probabilité d’envahissement lymphatique est >5 %, et de risque élevé. Le rôle thérapeutique oncologique de ce traitement n’est pas démontré à ce jour. Nous avons suivi une cohorte de patients présentant une invasion ganglionnaire (pn+) et évaluer l’intérêt du curage.


Méthodes

Nous avons analysé les données de 373 patients présentant un cap de risque intermédiaire ou élevé opérés par prostatectomie radicale laparoscopique et ce par un seul opérateur expérimenté entre 2006 et 2016. Le c’était défini par l’exérèse de la totalité des chaînes ganglionnaires obturatrices, iliaques externes et internes. La récidive biologique (RB) lors du suivi était défini par 2 dosages consécutifs du PSA>0,2ng/mL. Nous avons comparé 2 groupes de patients PN+ : avec (RB+) et sans (RB−) récidive biologique. Nous avons utilisé les tests de student et de Wilcoxon pour les données quantitatives et les tests de Fisher ou Chi2 pour les données qualitatives.


Résultats

Parmi 373 patients, 73 étaient PN+. Un ce comptait 16 ganglions en moyenne. Le suivi médian était de 60 mois et 5 patients sont décédés du cap. Les traitements adjuvants, y compris l’hormonothérapie, étaient instaurés uniquement devant l’ascension du PSA. Un quart des patients n’ont pas récidivé au cours de l’étude (suivi médian : 54 mois). Parmi les 54 patients restant, 27 ont présenté un PSA positif en postopératoire immédiat. Tous les patients présentant plus de 3 ganglions envahis ont récidivé (p =0,008) et 12/19 patients RB− avaient un unique ganglion envahi (p =0,03). En comparant les groupes RB− (n =19) et RB+ à distance de la chirurgie (n =27) : l’envahissement capsulaire et périnerveux sur biopsie (p =0,0005 et 0,00003), un toucher rectal pathologique (p =0,02) et un curage<40g (p =0,03) étaient associés à la récidive.


Conclusion

Le rôle thérapeutique du ce est débattu, mais en l’absence de stadification ganglionnaire radiologique fiable, il reste le meilleur moyen d’évaluer l’envahissement ganglionnaire et présente un intérêt pronostique. L’identification de facteurs de risque de récidive tels que le nombre de ganglions envahis pourraient permettre d’orienter la prise en charge postopératoire (surveillance ou traitement adjuvant précoce).

Mots clés:
N. / J. / A. / B. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Technique de néphrectomie partielle robotique par lomboscopie
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 749


Objectifs

L’objectif de cette vidéo est de décrire les différents temps opératoires de la néphrectomie partielle robotique par lomboscopie.


Méthodes

Patient ayant un antécédent de Bricker avec une tumeur rénale postérieure du rein droit.

Description pas à pas des points techniques opératoires lors de la chirurgie robotique Da Vinci avec utilisation de 3 bras.


Résultats

Les différents temps opératoires ont été décrit : abord de l’espace rétropéritonéal, mise en place des bras du robot pour la lomboscopie, dissection du hile rénal, réalisation de la néphrectomie partielle sous clampage vasculaire, fermeture rénale.


Conclusion

La technique de néphrectomie partielle lomboscopique robotique est reproductible est intéressante dans certains cas complexe.

Mots clés:
J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Technique d’implantation d’un sphincter urinaire artificiel chez la femme par voie cœlioscopique robot-assistée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 744


Objectifs

Décrire notre technique d’implantation d’un sphincter urinaire artificiel chez la femme par voie cœlioscopique robot-assistée.


Méthodes

La procédure a été réalisée en utilisant un robot da Vinci quatre bras placé dans une position latérale gauche permettant ainsi un accès au vagin si nécessaire. Un trocart optique de 12mm a été placé à l’ombilic ainsi que trois trocarts de 8mm et un trocart d’Airseal de 12mm. Une sonde vésicale CH16 est mise en place dans le champ opératoire.


Résultats

La dissection du col vésical a été initiée par la paroi vaginale antérieure pour exposer la face postérieure du col vésical. Ainsi, le tour du col a été effectué sous contrôle de la vue sans ouverture vésicale. Le mesureur a été introduit via le trocart de l’assistant puis placé autour de l’urètre pour la mesure. La manchette a été ensuite introduite, suturée au mesureur, puis placée autour du col vésical. L’intégrité de la vessie et du vagin a été vérifiée. Le ballon a ensuite été positionné dans l’espace pré-vésical après pressurisation de la manchette. La mise en place de la pompe et le reste des connexions a été effectuée de manière habituelle en extracorporel.


Conclusion

Notre technique d’implantation de sphincter urinaire artificiel robot-assistée chez la femme permet de répondre à la problématique du tour du col vésical qui s’effectue sous contrôle strict de la vue et permet ainsi de prévenir autant que possible les plaies vésicales et vaginales peropératoires qui pourraient compromettre la pose de l’implant.

Mots clés:
V. / C. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Tolérance et efficacité de la thermo-chimiothérapie par Hivec ® chez les patients réfractaires au BCG : résultats à 18 mois de l’initiation du protocole
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 722


Objectifs

La thermo-chimiothérapie par Hivec® est encore peu évaluée. Son intérêt potentiel chez les patients réfractaires au BCG pourrait permettre de proposer une stratégie de conservation vésicale en alternative à la cystectomie. L’objectif de notre étude était d’évaluer la tolérance et l’efficacité en termes de récidive et de progression chez les 20 premiers patients pris en charge pour une TVNIM réfractaire au BCG.


Méthodes

Depuis janvier 2017, 20 patients pris en charge pour une TVNIM réfractaire au BCG ont été inclus dans notre étude. Tous ces patients avaient une indication théorique de cystectomie, mais jugés inopérables ou refusant l’intervention. Une note d’information a été remise et un consentement éclairé a été signé par chaque patient à l’inclusion. Le traitement a consisté en 6 instillations hebdomadaires de Mitomycine® chauffée à 43°C (±1°C), suivi d’une surveillance cystoscopique trimestrielle. La tolérance du traitement a été évaluée prospectivement à chaque instillation à l’aide d’un questionnaire (effets secondaires et IPSS). Les données d’efficacité préliminaires ont été analysées (taux de récidive et de progression).


Résultats

Parmi les 20 patients inclus, 18 ont pu compléter le traitement de 6 instillations (2 arrêts prématurés pour mauvaise tolérance). Aucun patient n’a présenté d’effets secondaires sévères. Les effets secondaires mineurs rapportés par les patients étaient : impériosités mictionnelles (90 %), brûlures mictionnelles (75 %), hématurie macroscopique (17 %), réactions cutanées au niveau des OGE (10 %). Il n’y avait pas de différence significative en termes d’IPSS pré- et post-instillations (IPSS moyen : 11,0 versus 15,1, p =0,29). Après un suivi moyen de 11,8 mois, le taux de récidive était de 40 % avec un délai médian de 5,5 mois. Aucun patient n’a présenté de progression vers l’infiltration musculaire. Deux (10 %) patients ont finalement été opérés d’une cystectomie.


Conclusion

La thermo-chimiothérapie par Hivec® est d’administration simple et bien tolérée. Dans cette sous-population de patients réfractaires au BCG, l’efficacité reste modeste avec 40 % de récidive à 1 an, la majorité des récidives survenant dans les 6 premiers mois. Ces données préliminaires méritent d’être confirmées par des études prospectives multicentriques.

Mots clés:
G. / J. / N. / S. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Traitement chirurgical des hypospadias : analyse des facteurs influençant la survenue de fistules, a propos de 306 cas
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 656


Objectifs

L’hypospadias est défini par l’abouchement ectopique du méat urétral à la face ventrale de la verge, il est l’une des plus fréquentes anomalies génitales. De multiples techniques de corrections ont été décrites, mais aucune n’a montré sa supériorité par rapport à l’autre.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 306 patients hypospades opérés entre 1995 et 2014. Les patients sont revus 2 semaines après, puis à 3 mois pour évaluer le résultat esthétique définitif et rechercher une complication tardive.


Résultats

Le taux de fistule global de 21,5 %. Le pourcentage des patients ayant présenté des fistules était de 29,3 % pour la technique d’onlay, 28,3 % pour la technique de Duplay, 15,6 % pour la technique de Mathieu et 11,7 % pour l’avancement urétral, mais cette différence reste statistiquement non significative (p >0,05). La moyenne d’âge des patients opérés qui n’ont pas eu de fistules était 6 ans, alors que la moyenne d’âge des patients qui ont eu une fistule était 7 ans (p <0,05). Le risque de fistule était plus important chez les patients ayant des antécédents de cure d’hypospadias (p <0,05). Le risque de fistule était plus important chez les patients ayant un hypospadias postérieur (53,1 %) contre 13,3 % pour les hypospadias antérieurs et 22,3 % pour les hypospadias moyens (p <0,05).


Conclusion

Les facteurs influençant la survenue de fistule urétrale postopératoire sont l’âge avancé lors de l’intervention, les antécédents d’anciennes cures, la sévérité du type anatomique (plus l’hypospadias est proximal, plus le risque de fistule est important). L’utilisation de ses différentes techniques chirurgicales ne présente pas en lui même un facteur de risque de survenue de fistules.

Mots clés:
K. Ben / K. / G. / M. / F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Traitement chirurgical du kyste hydatique rénal par voie retropéritoneale laparoscopie versus chirurgie ouverte
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 634-635


Objectifs

L’hydatidose est une zoonose complexe qui affecte accidentellement l’homme, c’est affection parasitaire fréquente dans les pays du Maghreb et qui sévit à l’état endémique dans certains pays du bassin méditerranéen. La localisation rénale représente moins de 5 % des formes viscérales.

Objectif Montrer l’intérêt de la technique laparoscopique dans le traitement chirurgical du kyste hydatique rénal par rapport à la technique chirurgicale classique.


Méthodes

D’octobre 2008 à novembre 2016, nous avons réalisé 25 périkystectomies partielles par voie rétropéritonéale pour kyste hydatique rénal, dont 15 par laparoscopie et 10 par chirurgie ouverte. La durée opératoire n’était pas significativement différente dans les deux groupes.


Résultats

Les deux séries étaient comparables. La durée opératoire n’était pas significativement différente dans les deux groupes.

Les pertes sanguines étaient moins importantes dans le groupe laparoscopique. Le temps de séjour et la durée d’hospitalisation était moins dans le groupe laparoscopie.

Les complications postopératoires ont été moins nombreuses dans le groupe laparoscopique. Aucun décès ni récidive n’a été noté avec un suivi moyen de 3 ans pour le groupe de patient traités par laparoscopie rétropéritonéale et de 2 ans pour le groupe de patients traités par technique chirurgicale ouverte.


Conclusion

Le traitement chirurgical du kyste hydatique rénal par laparoscopie est une acquisition récente. Elle respecte les mêmes principes de la chirurgie ouverte. Elle amène une diminution significative des pertes sanguines et des complications postopératoires. Le résultat en termes de survie sans récidive demande à être apprécié sur le long terme.

Mots clés:
A. / A. / A. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Traitement chirurgical du traumatisme des organes génitaux externes masculins (à propos de 321 cas)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 692


Objectifs

Analyser les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives des traumatismes des organes génitaux externes masculins (OGEM). Évaluer les indications du traitement conservateur et chirurgical.


Méthodes

Une étude rétrospective portant sur une série de 231 malades victimes de cette affection sur une période de 16 ans allant de janvier 2002 au janvier 2018, nous avons enregistré l’age, les circonstances du traumatisme, les données cliniques et échographiques ainsi que le traitement adopté et l’évolution.


Résultats

Quatre formes cliniques étaient identifiés : la fracture des corps caverneux (FCC) avec 155 patients (67 %), le traumatisme scrotal avec 55 patients (28 %), 7 automutilations génitales et 4 patients étaient victimes de morsure d’animal. Âge moyen des patients était 25 ans. Le traitement des fcc était chirurgical dans 98 % des cas par une incision éléctive et l’évolution était favorable. Sept (13 %) traumatismes scrotales étaient gérés de façon conservatrice et 48 (87 %) étaient opérés, dont 18 (37,5 %) avaient nécessité une orchidectomie totale, l’évolution était marqué par une atrophie testiculaire chez 16 patients (29 %). Parmi les 7 automutilations, une réimplantation de la verge était réalisée avec une évolution marquée par un rétrécissement de l’uréthre. Une périneostomie définitive était nécessaire chez un patient victime de morsure d’animal avec arrachement total de la verge.


Conclusion

Le traumatisme des organes génitaux externes masculins est une urgence qui pose un triple problème urinaire sexuel et d’infertilité. Le traitement est majoritairement chirurgical en dehors de quelques cas de traumatisme minime.

Mots clés:
A. / M. / A. / H. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Traitement conservateur des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure par urétéroscopie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 682


Objectifs

Évaluer l’efficacité et la faisabilité d’un traitement endoscopique exclusif pour les tumeurs des voies excrétrices urinaires supérieures.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique réalisée entre février 2001 et mai 2016. Cent cinq patients avec TVEUS traitées par URSS-laser ont été inclus. Tous avaient une TVEUS documentée histologiquement (cytologie urinaire mictionnelle et biopsie endoscopique). Aucun patient n’avait à l’imagerie initiale de localisation secondaire ni d’argument pour classer les tumeurs t2. Quarante-trois URSS (41 %) étaient des indications de nécessité. Trente-trois (31,4 %) étaient des indications électives. Vingt-neuf (27,6 %) ne correspondaient à aucune des deux indications (16 pour une taille tumorale trop importante, 13 pour multifocalité).


Résultats

Au terme du suivi (moyen : 52,41±34,86 mois), 71 patients (67 %) ont récidivé au niveau du haut appareil. Trente patients (28,5 %) ont eu une nut secondairement. Quinze patients (14 %) ont une tumeur vésicale dans les suites. La multifocalité et la taille des TVEUS initiales étaient des facteurs de risque statistiquement significatifs de récidive dans le haut appareil (p =0,025 et p =0,01) et de NUT secondaire (p =0,03 et p =0,0013). La morbidité était de 10,47 %, aucun décès per procédure n’a été répertorié. La durée moyenne d’hospitalisation était de 3,8±3,7jours. La survie spécifique était de 93,3 % et la survie globale de 90,5 %. Soixante-huit patients (64,7 %) étaient vivants avec rein conservé à la fin du suivi.


Conclusion

Cette étude a conforté la faisabilité d’un traitement endoscopique exclusif pour les TVEUS. Le point clé est la gestion des indications avec une évaluation de la TVEUS initiale radiologique et endoscopique primordiale.

Mots clés:
E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Traitement des calculs du greffon rénal par urétéroscopie souple ex-vivo sur machine de perfusion
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 757


Objectifs

La découverte de calculs dans un rein chez un patient en état de mort encéphalique est rare. Elle ne contre-indique pas le prélèvement, ni la greffe. La stratégie à adopter pour le traitement de ces calculs n’est pas codifiée. Faut-il les traiter avant ou après la transplantation ? Quelques équipes ont proposé un traitement par urétéroscopie semi-rigide ou souple ex-vivo, avant transplantation.


Méthodes

Nous rapportons, dans cette vidéo, deux cas de traitement de calculs du greffon par urétéroscopie souple réalisée sur machine de perfusion. À notre connaissance, cette technique réalisée sur machine de perfusion n’a jamais été décrite. De façon rétrospective, nous présentons les résultats de deux patients ayant reçu chacun un greffon issu de deux donneurs dits à « critères élargis » avec dans les deux cas des calculs découverts sur l’imagerie avant prélèvement. Une urétéroscopie souple ex-vivo a été réalisée sur les greffons maintenus sur machine de perfusion Lifeport*.


Résultats

Dans le premier rein, nous avons traité par fragmentation laser puis extraction panier un calcul de 4mm caliciel supérieur.

Le second rein présentait un calcul de 7mm sur le scanner, qui s’avéra être un amas de micro-lithiases. Les fragments les plus volumineux ont été récupérés avec une sonde panier, le reste a été fragmenté en poussière à l’aide d’une fibre laser.

Les durées d’ischémie froide étaient de 31h30 et de 10h49.

Avec un recul de 28 mois pour le premier patient, il n’y a pas eu de récidive lithiasique, ni de complication urologique. Le second patient a développé un lymphome de type B, nécessitant une transplantectomie à 8 mois.

Les nadirs de la créatininémie ont été respectivement de 90μmol/L et de 154μmol/L.


Conclusion

Lorsqu’elle est possible et qu’elle ne prolonge pas la durée d’ischémie froide, l’urétéroscopie souple ex vivo sur des reins perfusés sur machine semble être une bonne alternative pour traiter les calculs du greffon.

Mots clés:
S. / T. / T. / B. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Traitement des prolapsus urogénitaux par prothèse transvaginale à 6 bras de faible grammage : étude monocentrique rétrospective d’une série de 311 patientes
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 641-642


Objectifs

Évaluer les résultats anatomiques, fonctionnels et les complications de la cure de prolapsus antérieur ou moyen par voie vaginale antérieure avec mise en place d’une prothèse inter vésicovaginale à 6 bras de faible grammage.


Méthodes

Inclusion dans une étude rétrospective monocentrique des patientes présentant une cystocèle de stade II minimum et/ou une hystéroptose de stade II minimum ayant été opérées entre 2008 et 2017. Il a été recueilli leurs antécédents chirurgicaux, les chirurgies concomitantes réalisées, l’examen clinique et les résultats au Questionnaire Urinary Symptom profile en pré-, postopératoire et lors de la dernière consultation, ainsi que les complications per- et postopératoires.


Résultats

Trois cent onze patientes ont été suivies avec une médiane de 33 mois. Quatre-vingt-treize pour cent présentaient une cystocèle de stade≥III, 26 % une hystéroptose de stade≥III. En postopératoire, il a été recensé 9 (2,9 %) récidives de cystocèle asymptomatiques, 11 (3,5 %) récidives d’hystéroptose, dont 5 étaient asymptomatiques et 6 (1,9 %) ont été réopérées. Le confort vaginal était significativement amélioré(p <0,001). Il y a eu 2 (0,6 %) dyspareunies de novo parmi les patientes sexuellement active en préopératoire. Cent quatre (33 %) patientes présentaient une incontinence urinaire d’effort (sui) en préopératoire, 45,2 % d’entre elles ont été guéries par la chirurgie. On note 62 (30 %) sui de novo. La dysurie et l’hyperactivité vésicale ont été significativement améliorées sur l’ensemble des stades de sévérité (p <0,0001). Les complications ont été marquées par 23 (7,4 %) hématomes, 2 (0,6 %) plaies vésicales, 4 (1,3 %) expositions de prothèse, 2 (0,6 %) rétractions et 2 (0,6 %) douleurs chroniques (Fig. 1, Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La cure de prolapsus antérieur et/ou moyen par voie vaginale antérieure avec mise en place d’une prothèse intervésicovaginale à 6 bras de faible grammage est une technique efficace sur le long terme avec une morbidité acceptable. Il est préférable de ne pas réaliser dans le même temps opératoire la cure d’une incontinence urinaire d’effort.

Mots clés:
C. / E. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Traitement par HIFU focal des cancers de prostate localisés : résultats oncologiques à moyen terme
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 700-701


Objectifs

Le traitement focal par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) est un traitement mini-invasif en cours d’évaluation pour réduire la morbidité des traitements radicaux en maintenant un contrôle carcinologique optimal. Seul des séries avec un faible recul furent publiées. Objectif de notre étude : évaluer à moyen terme les résultats oncologiques du traitement focal par HIFU des cancers de prostate (cap) à risques faibles et intermédiaires.


Méthodes

Tous les patients traités pour un cap localisé par HIFU focal de novembre 2009 à septembre 2015 suivis prospectivement dans un centre. Critères d’inclusion : stade t1–t2a, psa<10ng/mL, score de Gleason≤7 (3+4), zone tumorale unique repérée par IRM et biopsies ciblées. Critère de jugement principal : survie sans traitement radical de rattrapage (sstrr), estimé par méthode de Kaplan–Meier. Cent dix patients inclus avec un âge moyen 66±8 ans. Patients avec cap de faible risque : 60 patients, avec risque intermédiaire : 50 patients.


Résultats

Suivi moyen : 39 mois. Psa moyen : 5,96±2,5ng/mL. Ratio moyen entre volume prostatique traité/volume prostatique total : 52 %. Nombre de session HIFU : une session pour 97 (88,2 %) patients, retraitement homolatéral pour n =6 (5,4 %), retraitement controlatéral pour n =7 (6,4 %). À 4 ans, sstrr estimée à 78 % (ic 63–87). Psa nadir moyen après HIFU-focal : 1,89±1,9ng/mL (médian 1,25ng/mL). Le nombre de patients sans récidive, avec une récidive non significative (surveillance active) et avec récidive significative (traitement radical par 11 radiothérapies et 6 prostatectomies radicales) étaient respectivement de 78 (71 %), 15 (14 %) et 17 (15,5 %). Présence d’une différence significative de sstrr entre les patients à faible risque (90 %, ic 78–96) et à risque intermédiaire (79 % [61–89]), p =0,027. En analyse multivariée, facteurs prédictifs de traitement radical de rattrapage : Gleason (p =0,05), psa pré-HIFU (p =0,04) et nadir posthifu (p =0,004) (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

Cette étude montre que le traitement focal par hifu chez les patients avec un cap localisé unilatéral peut permettre un contrôle carcinologique satisfaisant à moyen terme chez les patients à risque faible et à risque intermédiaire.

Mots clés:
T. / A. / O. / L. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Transplantation rénale robot-assistée chez l’obèse : résultats à 2 ans de la première série française
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 620-621


Objectifs

Les patients obèses sont souvent contre-indiqués pour une greffe par laparotomie. La voie robot-assistée rend la greffe accessible aux patients avec un index de masse corporelle (imc) supérieur à 30. Nous présentons les résultats à 2 ans d’une étude monocentrique chez les patients avec un imc>30.


Méthodes

Étude monocentrique débutée en décembre 2015 évaluant les résultats périopératoires et postopératoires de la tr robot-assistée chez le patient obèse.


Résultats

Seize patients ont été inclus, 4 femmes et 12 hommes avec un âge moyen de 49 ans (32–75), imc moyen de 31kg/m2 (30–40), une créatinine moyenne prétransplantation à 535 micromole/L (269–919), dfg 11mL/min/1,73m2 (4–24), un score asa moyen de 2. La durée opératoire moyenne était de 168min (110–300) avec une durée moyenne pour les anastomoses vasculaires de 33min (17–43) et une perte sanguine moyenne<150mL. Le temps d’ischémie chaude était de 44min (28–55). Un patient avait 2 artères rénales. Une patiente a eu une conversion en laparotomie pour mauvaise position du greffon. Sept jours après la greffe la créatinémie était à 264 micromole/L (105–850). La durée moyenne d’hospitalisation était de 6jours (4–8) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Il s’agit de la première série française sur la tr robot-assistée chez le patient obèse. Les principaux avantages semblent se retrouver sur la qualité du geste anastomotique et sur la rapidité de récupération postopératoire. Dans cette série, les résultats périopératoires et postopératoires sont comparables à la chirurgie ouverte.

Mots clés:
M. / N. / F. / N. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Transplantations rénale à partir de DDACM3, presque aussi bien que le donneur vivant !
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 629


Objectifs

La transplantation rénale issue de donneurs décédés après arrêt circulatoire de type 3 de Maastricht (DDACM3) a débuté en France en 2014. L’utilisation systématique de la circulation régionale normothermique (CRN) est une particularité française qui offre des résultats préliminaires supérieurs à ceux des autres pays européens.

L’objectif de cette étude est de comparer les résultat des transplantations DDACM3 à celle issues de donneurs vivants (DV).


Méthodes

Cette étude monocentrique inclue les transplantations ddacm3 avec CRN de juin 2015 à mai 2018. Les données ont été extraites de la base divat avec un appariement 1/2 sur l’âge, le sexe, les causes d’insuffisances rénales, les facteurs de risques cardiovasculaires et l’indice de masse corporelle.

Le critère d’évaluation principal a été la reprise retardée de fonction greffon (nécessitant une dialyse la première semaine après la transplantation avec exclusion des greffes préemptives).

Les critères secondaires ont été la non-fonction primaire, la durée du séjour à l’hôpital, la créatinémie à m1, m3, m6, m12, m18 et m24 et la survie du greffon à 2 ans.


Résultats

Quarante-neuf patients transplantés rénaux type ddacm3 ont été inclus et appariés à 98 transplantés DV.

Le groupe ddacm3 a présenté un taux de reprise retardée de fonction et des durées d’hospitalisation significativement (p <0,05) supérieurs au groupe DV, respectivement 17 % vs 6 % et 9,5jours vs 7,1.

Le taux de non-fonction primaire, les taux de créatinémie à m1, m3, m6, m12, m18 et la survie du greffon à 2 ans n’ont pas été significativement différents.


Conclusion

La transplantation ddacm3 avec CRN selon le protocole français offre d’excellents résultats fonctionnels identiques aux transplantations DV malgré un taux de reprise retardée de fonction supérieure.

Mots clés:
T. / G. / P. / L. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Traumatisme rénal de bas grade et durée de séjour : vers une prise en charge ambulatoire ? Résultats de l’étude multicentrique traumAFUf avec analyse par score de propension
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 690


Objectifs

Le traumatisme rénal est le traumatisme urogénital le plus fréquent. Les recommandations actuelles préconisent une hospitalisation, y compris pour les traumatismes de bas grade (grades AAST 1 à 3). Le but de cette étude rétrospective multicentrique (17 CHU français) était d’évaluer si la prise en charge en ambulatoire des traumatismes de bas grade était non inférieure à un séjour hospitaliser de plusieurs jours.


Méthodes

Inclusion de tous les patients avec traumatisme rénal entre 2005 et 2015 ; exclusion : traumatismes d’étiologie iatrogène ou inconnue, de haut grade (AAST 4, 5), prise en charge initiale non conservatrice, taux d’hb48heures, « hospitalisation ». Critère de jugement principal, composite, « intervention » : procédure radio-interventionnelle ou chirurgicale dans le mois suivant le traumatisme. Hypothèse testée de non-infériorité, marge fixée a priori à 4 % (absolu), anticipant 5 % d’intervention dans le groupe « hospitalisation » (référence). Utilisation d’un modèle de régression binomial pondéré par un score de propension stabilisé (SIPTW) pour estimer l’association (IC à 95 %) entre les groupes et le critère de jugement.


Résultats

Parmi les 1764 patients avec un traumatisme rénal, 311 ont été inclus dans l’analyse (44 dans le groupe « sortie précoce » et 267 dans le groupe « hospitalisation »). On dénombre 1 événement (3,6 %) dans le groupe « sortie précoce » et 10 dans le groupe « hospitalisation » (5,2 %) (Tableau 1) ; 91 patients avec données manquantes. Respectivement, aucun et 1 décès se sont produits dans les groupes « sortie précoce » et « hospitalisation ». L’analyse multivariée pondérée par le score de propension a montré une différence de −2,8 % [−9,3 % à +3,7 %] entre les groupes (Figure 1 et Tableau 1).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, la prise en charge « ambulatoire » des traumatismes rénaux de bas grade n’était pas associée avec une augmentation du risque de complication comparée à une prise en charge hospitalière. Un essai contrôlé randomisé est néanmoins nécessaire pour confirmer ces résultats.

Mots clés:
L. / L. / J. / Q. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Traumatisme rénal de haut grade : évaluation des facteurs pronostiques d’échec du traitement conservateur des mécanismes fermés versus ouverts
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 691


Objectifs

La prise en charge des fractures rénales tend à être la plus conservatrice possible en accord avec les recommandations des sociétés savantes. L’objectif de cette étude est d’évaluer et comparer les facteurs de gravité des traumatismes rénaux de haut grade selon les différents mécanismes fermé et ouvert et leur impacte sur le traitement conservateur.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique analytique et comparative de deux groupes de patients pris en charge pour traumatisme rénal grave, grade III, IV et V selon la classification de l’American Association of the Surgery Trauma (AAST), fermé (groupe 1) et ouvert (groupe 2) sur 13 ans de janvier 2005 à décembre 2017, afin de mettre en exergue les facteurs d’échec du traitement conservateur. L’analyse statistique multivariée par régression logistique multiple est faite grâce au logiciel SPSS avec p >0,05 comme seuil de signification.


Résultats

Au total, 98 patients d’un âge moyen de 27 ans sont inclus dans l’étude avec un sex-ratio homme/femme de 6,8. Le traumatisme rénal était fermé dans 71,4 % et ouvert dans 28,6 %. L’instabilité hémodynamique était observée dans 57,14 % des traumatismes ouverts versus 18 % des traumatismes fermés. Soixante-dix pour cent des cas de lésions associées, essentiellement viscérales, étaient observés dans le groupe 1. Deux lésions diaphragmatiques étaient observées dans le groupe 2. Le grade 5 a été retrouvé chez 7,3 % des patients du groupe 1, plus fréquent dans le groupe 2 avec une prévalence de 10,7 %. L’aggravation des lésions à l’uroscanner de contrôle est observée dans 28,2 % groupe 1 versus 9 % groupe 2. Le traitement conservateur était préconisé dans 78,5 % pour le groupe 1 versus 75 % pour le groupe 2 (Tableau 1).


Conclusion

Les facteurs prédictifs d’échec du traitement conservateur diffèrent selon le mécanisme du traumatisme. L’hématurie macroscopique (p =0,003), l’hématome périrénale supérieure à 3,5cm (p =0,001), les grades 4 et 5 de l’AAST (0,0005–0,001), les lésions viscérales (p =0,002) en cas de traumatisme fermé. L’instabilité hémodynamique (p =0,0005), le grade 5 de l’aast (p =0,0005) et les lésions diaphragmatiques (p =0,002) en cas de traumatisme ouvert.

Mots clés:
N. / H. / K. / M. / Z.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Traumatisme rénal pénétrant par arme blanche : place du traitement conservateur et de la radiologie interventionnelle
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 691-692


Objectifs

Souligner la place du traitement conservateur et de l’embolisation selective dans la prise en charge des plaies rénales pénétrant avec des taux de succès considerable et tout en preservant le capital nephronique.


Méthodes

Nous avons colligé 16 cas de plaies rénales unilatérales par arme blanche, rétrospectivement sur une période de 6 ans avec une prise en charge multidisciplinaire entre urologues, réanimateurs et radiologues.


Résultats

La prise en charge de nos patients était conservatrice dans la plupart des cas. En effet, 7 patients ont bénéficié d’une surveillance armée après avoir établi un bilan lésionnel exhaustif. La radiologie interventionnelle occupe une place primordiale dans la prise en charge. L’embolisation est un geste qui permet de traiter toute lésion vasculaire intrarénale : les faux-anévrysmes et les fistules artério-veineuses. En effet, 5 de nos patients ont bénéficié d’une embolisation sélective pour des lésions vasculaires minimes et 1 de nos patients a présenté une récidive brutale des douleurs lombaires à j21 avec à l’uroscanner avec migration du thrombus au niveau de la veine rénale droite et reprise du saignement ayant nécessité une embolisation. L’embolisation contrôle le saignement avec succès dans 80 à 100 % des cas sans recourir à la chirurgie (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

La surveillance armée est le traitement de choix en cas de traumatisme rénal pénétrant par arme blanche en l’absence de lésions viscérales associées et d’instabilité hémodynamique après une réanimation adéquate. La radiologie interventionnelle demeure le traitement de choix pour les lésions vasculaires minimes.

Mots clés:
A. / K. / M. / N.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Tumeur surrénalienne de l’enfant : intérêt de la laparoscopie robot-assistée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 747


Objectifs

Les tumeurs surrénaliennes de l’enfant sont dominées par le neuroblastome (NB). En fonction de leur taille et des rapports, des facteurs de risque chirurgicaux (IDRF) ont été développés pour définir les patients non éligibles à une chirurgie première mais plutôt à une chimiothérapie néo-adjuvante. Nous présentons ici l’exérèse laparoscopique robot-assistée d’un neuroblastome mature de la surrénale droite chez un enfant présentant des IDRF.


Méthodes

Il s’agissait d’un enfant de 8 ans, pesant 22kg qui présentait une masse surrénalienne droite de 5cm compatible avec un neuroblastome mature. La biopsie radiologique était délicate ; il existait une indication formelle à la réalisation d’une biopsie chirurgicale. Après discussion multidisciplinaire, la tumeur étant potentiellement accessible à une exérèse complète, un traitement chirurgical premier est proposé par laparoscopie robot-assistée.

L’enfant est en décubitus latéral gauche. Le trocart caméra est ombilical, 2 trocarts opérateurs de 8mm, 2 trocarts de 5mm pour l’assistant, et pour récliner le foie.

L’exérèse est réalisée par un chirurgien pédiatre aidé d’un chirurgien urologue expert en robotique.


Résultats

La durée opératoire était de 140minutes, les saignements de 50mL. Les suites opératoires ont été simples et l’enfant a pu regagner son domicile dès le troisième jour postopératoire. L’examen anatomopathologique a retrouvé une masse de 5,5cm correspondant à un ganglioneurome d’exérèse complète (forme mature du neuroblastome, dont le caractère invasif est essentiellement par envahissement des organes de voisinages).

L’enfant n’aura pas de chimiothérapie complémentaire et sera surveillé radiologiquement pendant 5 ans.


Conclusion

Cet exemple montre l’intérêt de l’assistance robotique dans ces pathologies anatomiquement complexes. D’autre part, elle souligne l’intérêt d’une collaboration étroite entre urologues adultes, rompus aux chirurgies surrénaliennes et à la chirurgie robotique, et chirurgiens pédiatres. Cette dernière permet d’envisager des chirurgies complexes, y compris en oncologie pédiatrique, tout en minimisant les conséquences à moyen et long termes pour les enfants.

Mots clés:
C. / J.B. / V. / M. / N.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Un dispositif médical innovant en remplacement de la sonde à demeure chez l’homme
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 744-745


Objectifs

Depuis 1937, aucun progrès significatif n’a été réalisé pour le drainage vésical chez l’homme. L’objectif a consisté à remplacer la SAD par un dispositif médical temporaire, de coût compétitif avec la SAD (l’achat de la SAD est de 2€, mais le coût d’exploitation sur un mois est supérieur à 120€, sans compter le coût de traitement des déchets contaminés, antibiothérapie, et sélection de BMR).


Méthodes

Le cahier des charges était ambitieux : conserver les avantages de la SAD (pose en 1minute, au lit du patient avec gel lubrifiant, sans instrument, drainage urinaire immédiat), et surtout, supprimer chacun de ses défauts : sac collecteur d’urine, ballonnet stimulant le trigone, large surface de contact avec l’urine responsable d’incrustation, parfois impossibilité de dégonflage du ballonnet.

Le dispositif : modèle unique pour tous les patients, CH 20, longueur du tube supérieur 7cm, pour tous les volumes de prostate. Ailettes permettant la stabilité de part et d’autre du sphincter strié. Fil de connexion entre les deux tubes permettant le fonctionnement normal du sphincter strié.


Résultats

L’essai pilote du dispositif en remplacement de la SAD a montré :

– pour le patient :

– facilité de pose : 100 %, courbe d’apprentissage (1 patient),

– miction immédiate d’urine claire : 100 %, débit 11mL/s,

– confort et tolérance sans médication : 92 % (pas de ballonnet, pas de spasmes vésicaux), pas de sac collecteur, meilleure image corporelle,

– réduction du risque infectieux,

– stabilité sur un mois : 88 %,

– continence : 100 % (fonctionnement normal du sphincter),

– absence d’incrustation : 100 % (surface de contact avec l’urine 6 fois inférieure à SAD),

– retrait facile sans fibroscopie : 100 % (pas de ballonnet prisonnier) ;

– pour le personnel soignant : suppression du risque de contamination par liquide biologique infecté ;

– pour la collectivité : suppression des coûts collatéraux de SAD (traitement des déchets contaminés, antibiothérapie si infection parlante, sélection BMR) (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

Ce dispositif innovant se présente en modèle unique, efficace, stable, bien toléré. Prochain essai clinique programmé étude médico-économique. Indications multiples :

– soit usage unique : rétention aiguë d’urine, test de sélection avant REU de prostate ; prévention de rétention après thérapie focale de prostate, radiothérapie hypo-fractionnée ;

– soit usage répétitif : rétention chronique chez la personne âgée avec espérance de vie limitée.

Mots clés:
M. / J. / N. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Une étude nationale des traitements conservateurs des tumeurs du greffon rénal : vers les thérapies ablatives
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 617


Objectifs

Décrire les résultats des traitements ablatifs (ta) des carcinomes à cellules rénales (ccr) diagnostiqués sur des transplants rénaux fonctionnels comparés à ceux de la néphrectomie partielle (np).


Méthodes

Étude rétrospective de toutes les tumeurs des transplants rénaux de 32 centres de transplantation français entre janvier 1988 et décembre 2017.


Résultats

Parmi 116 ccr de novo, 62 ont eu un traitement conservateur, 48 np et 14 ta. Ces patients ont été comparés aux 54 patients traités par transplantectomie. L’âge médian des transplants au diagnostic était de 43,5 ans. Les tumeurs traitées par transplantectomie présentaient plus souvent des symptômes (douleur, fièvre, hématurie) (p =0,019). Après np, l’histologie a montré 27 (47,5 %) carcinomes papillaires, 19 (32,2 %) carcinomes à cellules claires. La taille médiane des tumeurs traitée par np était de 24mm sans différence par rapport au groupe ta. Neuf patients traités par np présentaient des complications postopératoires (21 %), dont 4 Clavien IIIb. Aucun patient traité par ta n’a eu de complications. La survie spécifique était de 100 % à 37 mois pour les 2 groupes.


Conclusion

La np s’est avérée efficace dans le traitement de petites tumeurs de reins transplantés avec de bons résultats fonctionnels et oncologiques à long terme, y compris en évitant le retour à la dialyse. Les traitements ablatifs semblent être une thérapie alternative prometteuse avec de bons résultats chez des patients sélectionnés.

Mots clés:
N. / S. / S. / F. / X.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Une nouvelle étiologie dans la lithiase calcique récidivante : la mutation hétérozygote du gène de la 24 hydroxylase
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 731-732


Objectifs

L’hypercalciurie est une cause fréquente de calculs rénaux. Des mutations perte de fonction biallélique de cyp24a1, gène codant pour la vitamine d 24-hydroxylase, et identifiées dans des formes d’hypercalcémie idiopathie néonatale, ont été également identifiées chez des patients avec lithiase rénale et/ou néphrocalcinose. Découverte d’hypercalciurie chez des patients lithiasiques avec mutation hétérozygote de la cyp24a1, théoriquement non symptomatiques.


Méthodes

Trois patients, (âge 32±8 ans), ont consulté pour maladie lithiasique active. Les calculs étaient constitués de weddellite ou de brushite. Le bilan phosphocalcique montrait : calcémie normale à 2,34±0,06mmol/L, pth à 41±13ng/L (normes 15–65) ; 25-oh vit d à 76±7 nmol/L et 1,25-(oh)2 vit d à 225±98pmol/L. La calciurie moyenne était de 5,33mmol/24h, soit 0,09±0,01mmol/kg/j. La consommation sodée et protéique était normale. Une charge calcique a été réalisée devant l’activité lithiasique importante et/ou l’hypercalciurie avec une absence d’hypercalciurie résorptive et une hypercalciurie absorptive (delta ca/creat à 0,73 n <0,54)


Résultats

L’association d’une 1,25-(oh)2 vit d élevée, d’une hypercalcémie à h2 et h4 de la charge calcique avec une pth freinée a motivé la recherche de mutation de la 24-hydroxylase. Il a été identifié une mutation à l’état hétérozygote chez ces 3 patients (c.1124c>t/p.(pro375leu), c1226t>c/p.(leu409ser) et c.1348t>a/p.(phe450ile). Il serait intéressant de doser la 24-25ohd2 chez ces patients (Tableau 1).


Conclusion

Les mutations hétérozygotes de cyp24a1 peuvent être identifiées chez des patients lithiasiques hypercalciuriques avec une 1,25-(oh)2 vit d élevée. Une charge calcique avec hypercalciurie absorptive et freination majeure de la pth peut orienter la recherche d’une mutation de cyp24a1.

Mots clés:
N. / S. / A. / G. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Uretère rétrocave : décroisement urétéral laparoscopique sous assistance robotisée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 750


Objectifs

Les malformations de l’appareil urinaire sont multiples. Souvent ces anomalies entraînent des obstructions chroniques de la voie urinaire et la formation de calculs. La duplication urétérale est l’anomalie la plus fréquente touchant 1 % de la population. Nous rapportons la prise en charge chirurgicale laparoscopique d’une anomalie de trajet avec un passage urétéral rétrocave (prévalence 0,07 %) associée à une importante dilatation pyélocalicielle et des calculs.


Méthodes

Patiente de 25 ans présentant des douleurs du flanc droit. Le bilan radiologique met en évidence un trajet urétéral rétrocave provoquant une importante dilatation pyélocalicielle d’amont associée à de multiples calculs de stase. L’indication à un traitement en 2 temps est posé, à savoir un décroisement urétéral laparoscopique sous assistance robotisée avec urétéroplastie, suivi d’une urétérorénoscopie souple afin d’extraire les calculs de stase.


Résultats

Disparition complète des douleurs avec une voie urinaire bien ouverte à 6 semaines postopératoire, visualisée lors de l’urétérorénoscopie.


Conclusion

Le trajet urétéral rétrocave est une malformation rare qui peut être prise en charge par abord laparoscopique. Dans ce cas, nous avons pu confirmer par urétérorénoscopie la bonne ouverture urétérale post urétéroplastie laparoscopique.

Mots clés:
M. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Urétroplastie pour rupture complète de l’urètre postérieur : faut–il attendre 3 mois ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 693


Objectifs

La rupture post-traumatique de l’urètre postérieur est une lésion grave qui peut compromettre le pronostic mictionnel et sexuel du patient souvent jeune. Les délais du traitement chirurgical restent controversés. Le but de ce travail est de comparer les résultats de l’urétroplastie faite précocement et celle réalisée au-delà de 3 mois.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective incluant tous les patients opérés entre 1997 et 2017 pour rupture post-traumatique complète de l’urètre postérieur. Ces patients ont été subdivisés en deux groupes : un premier regroupant ceux ayant été opérés avant le délai de 3 mois et un deuxième incluant ceux ayant été opérés au-delà de 3 mois. Nous avons étudié pour chaque groupe la qualité de la miction et les complications survenues, à savoir l’incontinence urinaire et la dysfonction érectile. Une miction satisfaisante est définie par un débit urinaire maximal supérieur à 15mL/s. Une dysfonction érectile est définie par un score iief-5 inférieure à 21.


Résultats

Cent deux patients ont été identifiés. L’âge moyen était de 30 ans (14 à 67 ans). Le recul moyen était de 65 mois (8–277 mois). Une miction satisfaisante a été rapportée chez 77 patients (75,5 %). Nous avons noté une incontinence urinaire dans 16 % des cas et une dysfonction érectile dans environ 34,31 % des cas. Le score iief-5 moyen était de 19 (9–22). En comparant les deux groupes, il n’existait pas de différence significative concernant les troubles mictionnels (or =0,65, p =0,84), la dysfonction érectile (or =1,46, p =0,81) et l’incontinence urinaire (or =1,79, p =1,09) (Tableau 1).


Conclusion

Dans notre étude, les résultats de l’urétroplastie sont comparables sur le plan mictionnel et sexuel et ceci indépendamment du délai de la reconstruction. Ceci suggérerait de réaliser un traitement chirurgical précoce afin de minimiser la morbidité d’un drainage sus-pubien prolongé.

Mots clés:
K. / A. / M. / S. / H.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Urétrorraphie terminoterminale : résultats fonctionnels et impact sur la sexualité à un an
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 621


Objectifs

L’urétrorraphie constitue la technique de référence pour le sténoses courtes (<2cm) de l’urètre bulbaire et membraneux.

L’objectif a été d’analyser les résultats sur le plan fonctionnel, en particulier sur la sexualité périopératoire.


Méthodes

Nous avons sélectionné les patients opérés d’une urétrorraphie terminoterminale bulbomembraneuse d’avril 2004 à avril 2018 ont été revus de façon rétrospective et monocentrique. L’évaluation initiale comportait au moins une débitmétrie, une fibroscopie urétro-vésicale, une urétrographie rétrograde et antégrade en cas de cathétérisme sus-pubien. Le nombre de gestes antérieurs a été de±par patient.

Le suivi a été assuré par débimétrie. L’échec a été défini par la nécessité d’une reprise chirurgicale, quelques soit son mode.

Afin d’évaluer le retentissement sur la sexualité, un entretien téléphonique, couplé à une évaluation standardisée (ieef5) a été effectué.


Résultats

Au total, 93 patients ont été analysés, la longueur moyenne de la sténose a été de 11,4±5,3mm, bulbaire dans 59,1 % et membraneuse dans 40,9 % des cas. Le suivi moyen est 52,5±41,2 mois.

À un an de la chirurgie, 82,8 % des patients sont libre de toute récidive, soit un taux de récidive à 17,2 %, avec un débitmétrie à 21,3±10,4mL/s en moyenne. Sur l’ensemble de suivi, le taux de récidive culmine à 22,6 %.

Sur le plan fonctionnel, 36,6 % des patients objectivent une altération de leur sexualité, avec notamment 31,1 % d’éjaculation altérée et 36,6 % d’érection altérée avant un an de suivi et 18,3 % après un an. Le score ieef5 à un an a été évalué à 16,5±6,8.


Conclusion

Le taux d’échec après 12 mois de suivi est de 17,2 %, associé à une dysfonction érectile dans plus d’un tiers des cas avant un an, semblant s’améliorer avec le temps.

Cette article confirme les bons résultats de cette intervention et met l’accent sur la nécessité d’une prise en charge globale de ces patients.

Mots clés:
A. / O. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Validation du transfert des compétences acquises sur un simulateur de biopsies prostatiques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 676-677


Objectifs

Le simulateur biopsym (Figure 1) est un environnement d’apprentissage de la biopsie prostatique permettant la formation initiale ou le perfectionnement du geste (biopsies randomisées, biopsies ciblées, fusion cognitive échographie-IRM). Les étapes de validation initiales ont permis de valider l’apparence, le contenu, la fiabilité et le construit. L’objectif de cette étude était de valider le transfert des compétences acquises sur le simulateur.


Méthodes

Vingt-deux étudiants (externes) ont été inclus de manière prospective et randomisés en 2 groupes : apprentissage classique (groupe 1) versus apprentissage avancé avec retour sur performance (groupe 2). Les étudiants ont ensuite tous été formés sur le simulateur à la réalisation d’une série de 12 biopsies prostatiques randomisées, le groupe 2 disposant en plus d’un retour sur ses performances. La validation du transfert a été réalisée sur sujet anatomique en enregistrant la position des biopsies à l’aide de la plateforme koelis (Figure 2). Un score a alors été calculé selon la répartition des biopsies par rapport à une grille divisant la prostate en 12 secteurs.


Résultats

Les scores médians (Q1–Q3) obtenus par l’ensemble de la cohorte sur simulateur (fin évaluation), puis sur sujet anatomique étaient de 57 % (51–68) et 63 % (50–75), respectivement. Les scores obtenus lors de la première et dernière série de 12 biopsies sur simulateur étaient respectivement de 45 % (29–59) et 60 % (52–66) pour le groupe 1 et 52 % (49–52) et 57 % (56–72) pour le groupe 2. Les étudiants du groupe 2 ont obtenu sur sujet anatomique un score médian de 67 % (58–83), significativement supérieur au score médian de 50 % (38–67) des étudiants du groupe 1 (p =0,04) (Figure 3).


Conclusion

À l’heure où la HAS recommande de ne jamais réaliser un geste pour la première fois sur le patient, le simulateur de biopsies prostatiques biopsym a montré sa capacité à former des étudiants qui sont ensuite capables de reproduire leur performance en situation réelle.

Mots clés:
G. / M. / S. / E. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Validité analytique du test Xpert ® Bladder Cancer Monitor dans le contexte particulier des urines inflammatoires des patients sous traitements adjuvants de la vessie n’infiltrant pas le muscle
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 720


Objectifs

Plusieurs tests de biologie moléculaire sont proposés dans le diagnostic et le suivi des TVNIM. Nous présentons les validités analytiques et biologiques du dosage par RT-PCR quantitative en temps réel d’un panel d’arn messagers–le test urinaire et non invasif Xpert® Bladder Cancer Monitor de Cepheid, Sunnyvale, États-Unis (le test xpert) – dans le contexte particulier des urines inflammatoires des patients sous traitements adjuvants (mitomycine C et BCG).


Méthodes

Selon le protocole, des urines mictionnelles sont collectées avant initiation du traitement adjuvant (t0), après 4 instillations (t1) et immédiatement avant la 1re endoscopie de contrôle après induction (t2). Dix-huit patients après résection endoscopique optiquement complète et mise en œuvre d’un traitement adjuvant présentant des cancers de vessie de risque intermédiaire (n =8) ou élevé (n =10) ont été inclus. Nous avons collecté de manière longitudinale 48 échantillons sur une période de 3 mois.


Résultats

Validité analytique : les pcr des gènes d’étude (ANXA10 , UPK1B , CRH et IGF2 ) et du contrôle interne (abl1) ont été réalisées sans déviation analytique. Aucun résultat invalide n’a été observé. Validité clinique : les échantillons de 16/18 patients (88,9 %) étaient positifs à t0. Cinq se sont négativisés à t1 (tests positifs : 11/18, 61,1 %). Avant endoscopie de contrôle (t2), 9/18 (50,0 %) tests étaient négatifs. L’endoscopie de contrôle à t2 montrait une récidive dans 5/14 cas (35,7 %, ptag 2 :3 cas, ptag 3 :2 cas). Le test Xpert® était positif dans 8/14 cas, dont 3 en récidive endoscopique (ptag 2 :2 cas, huit microlésions ptag 3 :1 cas). La cytologie était toujours négative sauf chez le patient présentant huit microlésions ptag3 aussi positif pour le test Xpert®. Nous poursuivons le recrutement jusqu’au seuil de 24 patients évaluables prévu par le protocole.


Conclusion

Malgré un traitement endoscopique optiquement complet, les résultats à t0 (16/18 patients, 88,9 %), puis la décroissance des tests positifs (t1 : 11/18, 61,1 % ; t2 : 9/18, 50,0 %) suggèrent que la biologie moléculaire permettrait de repérer la maladie résiduelle. Si la technique du test Xpert® est parfaitement robuste, on ne peut encore juger de sa validité clinique dans le contexte très particulier des traitements adjuvants.

Mots clés:
M. / B. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Vessie neurogène non neurogène de l’enfant : facteurs prédictifs de complications uronéphrologiques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 656


Objectifs

La dysfonction mictionnelle ou vessie neurogène non neurogène (vnnn) est un dysfonctionnement mictionnel de l’enfant bénin et transitoire dans la majorité des cas. Des formes compliquées de vnnn peuvent exister. Le but de ce travail. Notre objectif a été d’identifier les complications uronéphrologiques des vnnn et déterminer les facteurs prédictifs de leur survenue.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective sur une cohorte de cas d’enfants porteurs de vnnn. Nous avons réparti nos patients en trois groupes selon l’existence ou non de complications :

– groupe « morbide » (a) : comprenait les vnnn compliquées d’insuffisance rénale chronique irc : 6 enfants ;

– groupe « symptomatique » (b) : comprenait les vnnn avec des complications urologiques avec conservation de la fonction rénale : 8 enfants ;

– groupe (c) : comprenait les vnnn sans complications uro-néphrologiques : 10 enfants.


Résultats

Vingt-quatre enfants porteurs de vnnn ont été inclus. Le sex-ratio était de 0,5. La moyenne d’âge de tous les patients était de 8,2±3,3 ans. Les antécédents d’infections urinaires à répétition étaient notés chez 21 patients (87,5 %). Onze patients (45,8 %) présentaient une vessie diverticulaire. Sept patients présentaient une urétéro-hydronéphrose. Sept patients présentaient un reflux vésico-urétéral. Six patients présentaient une insuffisance rénale. Deux enfants étaient sous dialyse péritonéale. Le sexe féminin semblait être un facteur prédictif de survenue de complication dans la vnnn (p =0,003). Il n’existait pas de liaison statistiquement significative entre les symptômes cliniques rapportés par l’enfant ou/et le parent et la survenue de complications. Les facteurs urodynamiques prédictifs de survenue de complications uronéphrologiques étaient l’hyperactivité détrusorienne phasique, la grande capacité vésicale, l’hypocompliance vésicale et l’hypercontractilité détrusorienne permictionnelle.


Conclusion

Les critères prédictifs de complications de vnnn que nous avons pu mettre en évidence étaient : le sexe féminin, le retard du diagnostic et de la prise en charge, l’hyperactivité vésicale détrusorienne phasique, l’hypocompliance vésicale, l’hypercontractilité détrosorienne permictionnelle. De larges études sont nécessaires afin d’appuyer nos conclusions.

Mots clés:
R. / M. / Y. / M. / T.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case