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Sommaire :

Prostatectomie de rattrapage après HIFU : les difficultés
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 742


Objectifs

La présente vidéo montre une procédure de prostatectomie de rattrapage après HIFU en insistant sur les différences qu’il peut y avoir en comparaison avec une prostate naïve de traitement.


Méthodes

Un patient de 72 ans préalablement traité par un HIFU total présente une récidive locale authentifiée par une récidive biochimique, des biopsies de contrôle et un PET fluorocholine ne montrant pas de lésions à distance.

Le PSA initial était de 16, le patient avait souhaité un HIFU malgré l’insistance de la RCP. Le score de Gleason initial était de 6 (ISUP 1). Le PSA nadir, 1 mois après la procédure était de 2,5ng/mL.

Une progression biochimique a suivi avec récidive localisée en IRM, confirmée par les biopsies ciblées (ISUP 3).

Une prostatectomie de rattrapage est proposée compte tenu d’un refus catégorique d’une radiothérapie.


Résultats

Les difficultés sur la face postérieure de col, l’individualisation des vésicules séminales, le clivage inter-prostato-rectal rendent cette chirurgie périlleuse.

La pièce de prostatectomie radicale retrouve un adénocarcinome bilatéral pT2c R0 N0 (0/12).

Le PSA à 3 mois est toujours indosable.

La continence est parfaite à 3 mois.


Conclusion

Les difficultés chirurgicales au cours d’une prostatectomie de rattrapage doivent décourager d’envisager une prostatectomie de rattrapage chez un patient préalablement traité par HIFU.

Mots clés:
J.-A. / H. / S. / C. / J.J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Qualité de vie et complications de la dérivation urinaire type Mifrofanoff
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 706-707


Objectifs

Le principe de la dérivation urinaire externe continente type Mitrofanoff (DUECM) consiste à une création d’un conduit allant à un réservoir de faible pression, qui peut être vidé par autosondage intermittent. L’objectif est d’évaluer les répercussions psychologiques, le degré d’adaptation à la vie quotidienne et les complications des patients ayant eu une (DUECM).


Méthodes

Entre 1992 et 2018, 180 patients avaient eu une DUECM. Cent vingt-deux patients (66,7 %), dont 66 hommes et 56 femmes, étaient interrogés concernant leurs conditions de vie en rapport avec leur dérivation. Nous avons utilisé un questionnaire de 19 items traduit en langue parlée. Par ailleurs, nous avons revu les cas des patients ayant présenté des complications après un minimum de 5 ans de suivi postopératoire.


Résultats

L’appendice était utilisé dans 161 cas (89,3 %). Tous les patients étaient continents, dont 6 après réfection chirurgicale de la stomie et 7 après fermeture du col vésical. L’autosondage était facile dans 103 cas (84,4 %). La sténose du conduit était notée dans 49 cas (27 %) nécessitant un calibrage dans 44 cas et une reprise chirurgicale dans 5 cas. La limitation de l’activité journalière et la fatigue étaient présentes respectivement dans 4 et 17,5 %. Quatre-vingt-deux patients parmi 89 (92 %) avaient repris une activité professionnelle et 53 élèves parmi 67 (79 %) avaient repris leurs études. Parmi les 62 qui étaient sexuellement actifs, 51 avaient repris une activité sexuelle (82,25 %). Trois femmes avaient eu une grossesse et accouchement par césarienne à terme. Des calculs vésicaux ont été retrouvés chez 24 patients (13,4 %), et une dégénérescence de la néovessie a été notée chez une patiente.


Conclusion

La DUECM était appréciée par 95 % des patients pour l’amélioration des conditions d’hygiène et les répercussions psychologiques positives ce qui permet une meilleure intégration familiale, sociale et professionnelle des patients par rapport aux dérivations. Une meilleure information des malades sur le mode du fonctionnement du nouveau réservoir est le garant d’un moindre taux de complications.

Mots clés:
M.A. / A. / N. / A. / I.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Quel sont les facteurs prédictifs des formes graves de pyélonéphrite aiguë obstructive ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 632-633


Objectifs

La pyélonéphrite aiguë (PNA) obstructive peut progresser rapidement vers des formes graves allant jusqu’à l’état de choc septique. Le but de notre travail est de rechercher les facteurs prédictifs de formes graves de pyélonéphrites obstructives lithiasiques.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive, menée dans notre service, de janvier 2008 à décembre 2017. On a inclus les patients hospitalisés pour une pyélonéphrite aiguë obstructive d’origine lithiasique. La pyélonéphrite aiguë grave était définie par le tableau de sepsis sévère ou de choc septique. On a effectué une étude analytique bivariée, puis multivariée à la recherche de ces facteurs.


Résultats

On a colligé 321 dossiers. L’âge moyen de nos patients était de 52 ans avec une majorité féminine par 65,4 %. Les antécédents de diabète et d’hypertension artérielle ont été retrouvés respectivement chez 38,3 % et 29 % des cas. Neuf patients ont présenté un état de choc septique, soit 2,8 % et quarante autres ont présenté un tableau de sepsis sévère. En analyse bivariée, les facteurs conditionnant la gravité d’une PNA étaient : l’âge supérieur à 60 ans (p =0,031), les mauvaises conditions socio-économiques (p =0,003), les antécédents coronariens (p =0,005), d’accident vasculaire cérébral (p =0,005) et d’insuffisance rénale chronique (p =0,026). Ainsi que, une hyperleucocytose>19 000élé/mL et une crp>230mg/L. La prise préalable d’une antibiotique était un facteur prédictif de gravité en analyse bivariée (p <0,005) et multivariée (p =0,003) avec un or à 17.


Conclusion

L’âge avancé, les mauvaises conditions socio-économiques, les antécédents coronariens, d’accident vasculaire cérébral et d’insuffisance rénale chronique ainsi qu’une hyperleucocytose>19 000 élé/mL, une crp>230mg/L et la prise préalable d’une antibiotique sont des facteurs prédictifs d’évolution vers les formes graves d’une pyélonéphrite aiguë obstructive.

Mots clés:
T. / A. / M. / Z. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Réalisation d’un Bricker entièrement intracorporel au robot Da Vinci Xi en utilisant le système Firefly ® pour angiographie mésentérique
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 741


Objectifs

L’objectif de cette vidéo était de montrer l’intérêt de la fluorescence proche infrarouge au vert d’indocyanine (Système de visualisation Firefly) dans la préservation de la vascularisation mésentérique pour reconstruction urinaire et digestive totalement intracorporelle lors d’une cystoprostatectomie radicale robot assistée au robot Xi.


Méthodes

Le patient, âgé de 58 ans, présentait un carcinome urothélial de vessie pT2N0M0. Les temps carcinologiques ont été réalisés en premier : lymphadénectomie pelvienne étendue et cystoprostatectomie radicale. Les principales étapes de la dérivation urinaire ont été : la dissection puis l’anastomose urétéro-urétérale selon la technique de Wallace puis l’intubation des uretères par des sondes Mono J, l’injection de 2mL de 2mg/mL de vert d’indocyanine puis l’activation du mode Firefly permettant d’obtenir une angiographie mésentérique, le prélèvement du Bricker en conservant la vascularisation mésentérique, la remise en continuité digestive par une anastomose latéro-latérale en utilisant l’endo-GIA robot et l’anastomose urétéro-Bricker puis cutanéo-Bricker.


Résultats

Le temps opératoire a été de 7h15. La reprise du transit s’est faite à j3 pour les gaz et à j4 pour les selles. Le patient est sorti à j7. Il n’y a eu aucune complication en per- et postopératoire. Il n’y a pas eu de fistule urinaire ou digestive. Le résultat anatomopathologique de la pièce était carcinome urothelial pT4N1R0.


Conclusion

L’utilisation de la fluorescence proche infrarouge au vert d’indocyanine avec le système Firefly du robot Da Vinci Xi a permis de repérer aisément les vaisseaux mésentériques et de faciliter leur préservation pour la reconstruction urinaire et digestive totalement intracorporelle post cystectomie.

Mots clés:
S. / L. / M. / D. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Réimplantation urétéro-vésicale droite avec remodelage du bas uretère par laparoscopie robot-assistée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 750


Objectifs

Le traitement chirurgical par réimplantation urétérovésicale et remodelage du bas uretère est proposé pour le traitement du méga-uretère avec retentissement sur le haut appareil urinaire. Le but de cette chirurgie est de corriger l’anomalie anatomique afin de prévenir le développement de complications liées au reflux ou à l’obstruction, et ainsi de préserver la fonction du rein homolatéral. Nous décrivons ici une technique par cœlioscopie robot-assistée.


Méthodes

Le patient était un homme de 53 ans, sans antécédent, chez qui il avait été découvert fortuitement et tardivement un méga-uretère congénital droit de type II avec dilatation importante des cavités pyélo-calicielles et amincissement du cortex rénal.

Le débit de filtration glomérulaire était de 90mL/min avec un rein droit représentant 30 % de la fonction rénale en scintigraphie.

La dissection commence par la libération de l’uretère à la croisée des vaisseaux iliaques et par la mobilisation de la vessie. Après exérèse du radicelle on réalise le remodelage urétéral sur 5cm puis une réimplantation urétéro-vésicale selon Lich-Gregoir protégée par sonde JJ 7/26.


Résultats

La durée d’intervention était de 3heures. Les pertes sanguines ont été négligeables. Les suites opératoires ont été parfaitement simples avec l’ablation de la sonde vésicale à j5 et de la sonde JJ à 5 semaines. On note une préservation de la fonction rénale avec un DFG à 100mL/min à 6 mois. La reprise de travail a été précoce.


Conclusion

La chirurgie cœlioscopique robot-assistée du méga-uretère par réimplantation urétéro-vésicale avec remodelage du bas uretère semble être une alternative intéressante à la chirurgie par voie ouverte. Elle combine les avantages d’être reproductible avec un apport pédagogique par l’utilisation de la double console robot, ainsi que des suites opératoires plus confortables pour le patient par l’utilisation de la cœlioscopie.

Mots clés:
Q. / S. / G. / D. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Réimplantation urétérovésicale gauche + urétérolyse et néphropexie droite pour une malformation congénitale de l’appareil urinaire
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 750-751


Objectifs

Notre vidéo montre la prise en charge chirurgicale d’une patiente de 19 ans présentant un méga-uretère gauche associé à un rein droit ptosé et mal roté révélé par des lombalgies et des infections urinaires à répétition.

Méthodes après la mise en place des trocards, 2T10 et 2T5. On commence l’intervention du côté du méga-uretère. L’uretère est disséqué-sectionné au niveau de la zone sténosée, puis spatulé et réimplanté selon la technique de Lich-gregoir. La patiente est ensuite tournée sur le dos avec un billot sous-fessier, un seul trocard de 5mm sera déplacé au niveau du flanc droit, puis le rein droit est abordé après néphrolyse et urétérolyse. On se rend compte qu’il n’y a pas de syndrome de jonction pyélo-urétéral mais plutôt un rein mal roté avec un uretère sous-pyélique qui fait un trajet et J, rendant la vidange rénale incomplète.


Résultats

Réimplantation urétérovésicale gauche, et urétérolyse, néphrolyse et néphropexie droite.


Conclusion

Son intérêt réside dans la singularité de l’anomalie reportée, mais surtout dans l’originalité du traitement chirurgical non encore rapporté dans la littérature. Enfin, elle relève ici encore l’intérêt de la cœlioscopie.

Mots clés:
D. / J. / A. / M. / Z.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Réirradiation stéréotaxique du lit prostatique pour récidive locale après prostatectomie et radiothérapie externe de rattrapage
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 614


Objectifs

La prise en charge de la récidive locale du cancer de la prostate (cap) après prostatectomie et radiothérapie externe de rattrapage (ebrt) n’est pas standardisée. Environ 20 patients traités par radiothérapie stéréotaxique (sbrt) pour récidive locale après prostatectomie et ebrt de rattrapage ont été décrits dans la littérature. Nous rapportons nos résultats préliminaires d’une irradiation sbrt (Cyberknife®) dans le lit prostatique pour les récidives locales de cap.


Méthodes

Analyse monocentrique rétrospective chez des patients traités par sbrt pour une récidive macroscopique isolée dans le lit prostatique. Tous les patients ont d’abord été traités par prostatectomie radicale et ebrt de ratrappage. La récidive locale était documentée par IRM et tep. La récidive biochimique était définie comme deux augmentations du psa≥0,2ng/mL au-dessus du nadir. Le traitement était approuvé en rcp. Des fiduciels en or étaient utilisés pour le suivi du mouvement de la tumeur durant le sbrt. La dose de prescription était de 36gy en 6 fractions pour tous les patients. La toxicité a été notée selon le ctcae v4.0.


Résultats

Au total, 12 patients étaient traités par sbrt entre 07/2011–11/2017, pour récidive du lit prostatique avec un suivi médian de 28,1 mois (3,5–64,4 mois). La récidive était prouvée sur l’IRM pour chaque patient et aucun n’avait de maladie métastatique à la tep. Deux patients ont été traités par 6 mois d’hormonothérapie concomitante à une réirradiation. Une diminution du taux de psa après ebrt a été retrouvée chez 10 patients (83 %). Les taux de survie sans récidive biochimique à 1 an et 2 ans : 78 % (7/9) et 43 % (3/7). Une récidive biochimique a été observée chez 6 patients (50 %) après une médiane de 18 mois (4–42). Le traitement était bien toléré : 3 patients (25 %) ont présenté une cystite de grade 1 et 1 patient (8 %) a présenté une rectite aiguë de grade 2 à 4 mois. Un patient (13 %) a présenté une cystite de grade 1 à 12 mois.


Conclusion

La réirradiation pour une récidive locale dans le lit prostatique à l’aide de Cyberknife® après chirurgie et ebrt de rattrapage est un traitement sûr, qui pourrait retarder l’utilisation de l’hormonothérapie dans 50 % des cas et contrôler le cap dans 50 % des cas. D’autres études prospectives sont nécessaires avant l’utilisation de ce traitement en routine.

Mots clés:
J. / L. / E. / A. / D.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats à long terme des dérivations urinaires cutanées non continentes chez les patients ayant une sclérose en plaque
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 707


Objectifs

Les troubles vésico-sphinctériens des patients ayant une sclérose en plaque (SEP) peuvent nécessiter une prise en charge chirurgicale non conservatrice. L’objectif de ce travail est d’évaluer les résultats à long terme chez les patients opérés d’une dérivation urinaire cutanée non continente selon Bricker.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a inclus tous les patients ayant une SEP et opérés d’une dérivation urinaire cutanée non continente entre 2000 et 2015. Les données postopératoires recueillies étaient les complications précoces (<30 jours) selon la classification de Clavien–Dindo, la fonction rénale et les complications tardives incluant les reprises chirurgicales et les infectons urinaires symptomatiques.


Résultats

Quatre-vingt-onze patients ont été inclus (Tableau 1) avec un suivi moyen de 59,6 (±42,6) mois. Vingt-quatre patients (26 %) ont eu des complications précoces (4 grade I, 6 grade II, 9 grade III, 4 grade IV, 1 grade V). Le taux de complications tardives était de 27 %. Dix patients (11 %) ont nécessité une reprise chirurgicale : 8 sténoses anastomotiques urétéro-iléales traitées par des sondes urétérales changées itérativement (n =5 patients) ou réfection chirurgicale (n =3 patients). Une réfection de stomie sténosée et une cure d’éventration ont été réalisées. Un patient a présenté un rétrécissement stomial traité par la pose d’une sonde dans le Bricker. Six patients (7 %) ont développé des calculs urinaires et 10 patients (11 %) ont eu des infections urinaires fébriles. Les fonctions rénales pré- et postopératoires n’étaient pas significativement différentes (Tableau 1).


Conclusion

La dérivation urinaire cutanée non continente est un traitement efficace des troubles vésico-sphinctériens réfractaires chez les patients ayant une SEP. Les complications et leur fréquence sont à prendre en considération lors de la discussion multidisciplinaire avec le patient.

Mots clés:
W. / E. / C. / V.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats anatomopathologiques des prostatectomies totales de 2 e intention après surveillance active initiale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 645-646


Objectifs

La surveillance active (SA) est une recommandation de première intention chez les patients ayant un cancer de prostate à faible risque évolutif. Il est démontré qu’il n’y a pas de risque à court terme de résultats anatomopathologiques dégradés du fait du délai d’intervention par rapport au diagnostic. Cependant, ce risque n’est pas connu à moyen terme.


Méthodes

Au total, 102 patients (pts) avec un recul théorique d’au moins 5 ans (inclusion jusqu’en 12/2012), issus d’une base observationnelle de 189 pts en sa inclus depuis 2007 pour un cancer de prostate à faible risque initial (critères prias) font l’objet de cette étude. L’âge médian était de 65,2 ans [48,3–79,7]. Au total, 89,2 % étaient classés t1c et 10,8 % t2a. Un total de 85,76 % ont un recul de suivi>1 an. Durant celui-ci,27 pts ont eu une prostatectomie totale de 2e intention. Le motif était: choix personnel (6 pts), recommandation du protocole (12 pts), choix du chirurgien (9 pts).


Résultats

Les résultats anatomopathologies des pièces de prostatectomie sont classés en favorable (pt2 et score de Gleason 3+3) 12 pts (44 %) dont 11 r0, intermédiaire (pt2 et score de Gleason 3+4) 4 pts (15 %) dont 2 r0, défavorable (≥pt3 ou score de Gleason≥4+3) 11 pts (41 %) dont 3 r0. Concernant le groupe de résultats favorables pouvant potentiellement poursuivre la sa, il s’agissait d’un choix personnel (83 %), du chirurgien (67 %) ou du protocole (25 %). Pour le groupe défavorable, 6 étaient≥pt3 (aucun pt3b), 2 avaient un score de Gleason 4+3 et 3 un score de Gleason≥4+4.


Conclusion

Parmi les pts ayant eu une prostatectomie de 2e intention, 44 % avaient un résultat favorable permettant théoriquement la poursuite la sa. Il s’agissait souvent d’un choix personnel du patient ou du chirurgien. L’amélioration de l’information au patient et des outils de surveillance (notamment l’IRM) devrait permettre de réduire la part des traitements curatifs sans risque carcinologique supplémentaire.

Mots clés:
F. / B. / N.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats de la dérivation néphro-vésicale par prothèse Detour ® dans le traitement des obstructions urétérales tumorales et non tumorales
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 623-624


Objectifs

Les obstructions urétérales, quelle qu’en soit l’origine, ne sont pas toujours accessibles à un drainage par sonde double j et la néphrostomie permanente est alors une alternative parfois mal tolérée. L’autre alternative est la dérivation néphro-vésicale par la prothèse extra-anatomique sous-cutanée Detour®.


Méthodes

La prothèse Detour® est composée d’un tube interne de silicone enduit de ptfe. Elle est insérée dans le bassinet par voie percutanée. Après tunnélisation sous-cutanée, elle est suturée à la vessie via une courte incision sus-pubienne. Notre série multicentrique regroupe 28 patients âgés en moyenne de 65,8 ans (extrêmes 24–91 ans) qui ont eu une dérivation néphro-vésicale (bilatérale dans 6 cas) entre 2006 et 2017 pour obstruction urétérale, dont une sur rein greffé. Au total, 34 prothèses ont été implantées. L’étiologie était carcinologique chez 23 patients et bénigne chez 5 patients. Nous avons évalué rétrospectivement l’efficacité, les complications et la durée de vie des prothèses.


Résultats

La durée de vie moyenne des prothèses était de 25,8 mois (±19,4), avec un maximum de 64 mois. Aucune complication peropératoire n’a été observée. Il y a eu un décès postopératoire précoce par désinsertion vésicale (contexte palliatif et décision d’arrêt des soins). Les suites précoces étaient simples dans 57 % des cas. La principale complication précoce était la fistule vésicale avec reprise chirurgicale dans 3 cas. Les autres étaient infectieuses (une prostatite, une cellulite), une hématurie, une ira, un hématome pariétal. Les principales complications tardives étaient infectieuses (pyélonéphrite aiguë 29 %), la fistule vésicale (25 %), l’obstruction (11 %) et le décès (11 %). Le retrait de la prothèse a été nécessaire chez 9 patients (32 %) (4 pour infection, 3 pour obstruction, 2 pour fistule persistante) dans un délai moyen de 34,3 mois (±21,2) (Fig. 1, Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La prothèse Detour® est une alternative efficace à la néphrostomie palliative chez les patients ayant une obstruction urétérale maligne et une espérance de vie limitée. Néanmoins, elle peut être également proposée aux patients ayant une obstruction urétérale bénigne en les informant que la durée de vie du matériel est limitée.

Mots clés:
A. / A. / P. / F. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats de la prostatectomie totale de sauvetage après irradiation pour traitement du cancer de la prostate localisé : étude multicentrique française
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 646-647


Objectifs

Les traitements physiques de la prostate (radiothérapie, curiethérapie ou hifu) sont parfois proposés en première ligne du traitement du cancer de la prostate (CAP). En cas de récidive biologique, certains patients jeunes se voient parfois proposer une prostatectomie de sauvetage en réunion de concertation pluridisciplinaire.

Le but de ce travail était de rapporter les résultats de la prostatectomie de sauvetage à partir d’une expérience multicentrique.


Méthodes

Tous les patients traités en première ligne par un moyen physique (irradiation, curiethérapie ou hifu) et en récidive biologique définie par une réascension par une valeur du PSA à Nadir+2ng/mL ont été recensés dans 10 centres français. Ceux qui se sont vue proposer une prostatectomie de sauvetage entre 2005 et 2017 dans 10 centres participants. Les données suivantes ont été recueillies au moyen d’un questionnaire standardisé : IMC, PSA, score de Gleason, traitement initial, marges, délai entre traitement et prostatectomie, TNM, suivi, complications postopératoires selon la classification de Clavien. Une analyse statistique a exploré les liens entre récidive et les items précédemment cités.


Résultats

Au total, 55 patients ont été inclus dont l’âge médian était 62 ans. Parmi eux, le traitement de première ligne du cap avait été une radiothérapie (n =29, 5 %) ou de l’hifu (n =16,3 %) ou une curiethérapie (n =10, 2 %).la durée opératoire médiane était de 180minutes (IQR 122–210), 390cc de pertes sanguines étaient rapportées en moyenne. La médiane des complications selon la classification de Clavien était cotée à 1. Une plaie rectale a été recensée ainsi qu’une plaie de vessie a été rapportée. La durée médiane d’hospitalisation était de 4jours (IQR 4–6). Trente et un pour cent des patients ont eu une récidive biologique (n =17.). La durée médiane de suivi était de 40 mois. Sur le plan fonctionnel, 52 % (n =29) des patients avaient une incontinence urinaire définitive et 16 % (n =8) avaient des érections résiduelles.


Conclusion

La prostatectomie de rattrapage est une option pour traitement local qui est techniquement réalisable avec une morbidité moindre que ce que l’on aurait pu escompter et qui peut être proposée à des patients jeunes. La technique de traitement de première ligne n’avait pas d’influence sur la récidive ultérieure.

Mots clés:
R. / M. / D. / I.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats de l’urétéro-iléoplastie pour sauvetage de la voie urinaire après transplantation rénale : étude rétrospective multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 618


Objectifs

Les complications urinaires lors d’une transplantation rénale (tr) surviennent dans 2 à 10 % des cas. La prise en charge de ces complications peut s’avérer complexe. L’objectif de l’étude était d’évaluer la faisabilité et les résultats fonctionnels des urétéro-iléoplasties de sauvetage (uis) de la voie urinaire après tr.


Méthodes

Étude multicentrique rétrospective de 2009 à 2017 incluant l’ensemble des uis réalisées en traitement de dernière ligne. Douze hommes et 2 femmes ont été inclus, d’âge et d’imc moyens de 58,3 (20–73) ans et 24,7 (18,6–36)kg/m2 respectivement. Une uis a été réalisée le jour de la transplantation, les autres l’étaient en moyenne 39,3 (1,5–84) mois après la tr. Les donneurs étaient vivants (n =3), à critères standard (n =3) ou étendus (n =8). Les techniques de réimplantation urinaire initiales étaient : lich-grégoir (n =4), pyélo-urétérale (n =5), urétéro-urétérale (n =2), urétéro-iléale sur bricker (n =1) ou néovessie (n =1) et une urétéro-iléoplastie d’emblée.


Résultats

La durée opératoire, la durée de séjour et les pertes sanguines étaient de 253,7 (177–337) minutes, de 25,7 (7–107) jours et de 344 (10–750)mL, en moyenne, respectivement. Il y a eu aucune transfusion peropératoire. L’adhésiolyse a été difficile chez 50 % des patients et responsable d’une plaie vasculaire chez 2 patients et d’une résection-anastomose iléale chez 1 patient.

Le suivi moyen était de 47,4 (5–91) mois. Douze patients sur 14 ont eu des complications : 5 (grade 2), 5 (grade 1), 3 (grade 3b), 1 (grade 4) selon Clavien-Dindo. Cinquante pour cent ont été réhospitalisés au moins 1 fois pour une pathologie médicale ou chirurgicale. À j0 et aux dernières nouvelles, la créatininémie moyenne était respectivement de 223 et 158micromol/L.

Il y a eu 2 décès, mais aucune fistule digestive ni perte de greffon.


Conclusion

L’urétéro-iléoplastie de sauvetage parait être une technique fiable et efficace, mais morbide, à réserver en dernier recours en cas de complications urinaires après transplantation rénale.

Mots clés:
X. / R. / H. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats fonctionnels à moyen terme et complications après l’implantation de ballonnets pro-act ® pour incontinence urinaire d’effort chez l’homme après prostatectomie radicale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 638-639


Objectifs

Évaluer les résultats fonctionnels et complications après mise en place de ballonnets Pro-act® pour cure d’incontinence urinaire à l’effort (IUE) chez l’homme après prostatectomie radicale (PR).


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant tous les hommes entre 2007 et 2017 ayant été implantés de ballonnets Pro-act® pour IUE après pr. Ont été exclus les patients avec vessie neurologique. Les patients étaient vus à 1 mois puis toutes les 2 semaines pour l’ajustement des ballonnets puis suivis annuellement. Ont été colligées l’évaluation de la continence pré- et postopératoire ainsi que les complications. Le succès a été défini par une satisfaction subjective≥80 % associée à 0 ou 1 protection/jour. L’amélioration a été définie par une satisfaction et une diminution du nombre de protections≥50 %.


Résultats

Deux cents hommes inclus dans l’étude, dont 17 % avaient eu une radiothérapie antérieure et 15,5 % une chirurgie de l’IUE. Le suivi médian était de 43 mois (2,8–126).

Quarante-six patients ont nécessité une réintervention liée à des complications locales et 5,6 % une troisième implantation. Le nombre moyen d’ajustements était de 6, avec un volume moyen de 5mL (0,7–11,1).

Cent trente-deux patients avaient des ballonnets en place au dernier suivi (66 %), dont le taux de satisfaction moyen était de 72 %, le taux de succès de 58 % et le taux d’amélioration de 20,5 %. Le nombre de protections médian est passé de 2 (1–8) initialement à 0,5 (0–8), avec 20 % de patients sans protection.

Au total, 29,4 % des patients (n =58) ont eu recours à un sphincter urinaire artificiel, avec un succès final de 84 % (Fig. 1, Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

L’implantation de ballonnets Pro-act® est une technique mini-invasive qui semble efficace à moyen terme dans l’IUE après PR, avec un taux de succès et amélioration de 78,5 % et un taux de complications acceptable.

Mots clés:
H. / G. / L. / J. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats fonctionnels après incision + greffe de tachosil dans la maladie de la Peyronie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 657-658


Objectifs

La chirurgie reste aujourd’hui le traitement de référence pour la correction de la courbure en cas de maladie de la peyronie. L’incision-greffe est préférée dans les courbures importantes et complexes.


Méthodes

Les patients à maladie de la peyronie stable ont été inclus du 01/01/2017 au 01/04/2018. La greffe a été réalisée via une matrice résorbable de collagène équin imbibée de thrombine et fibrinogène humains (tachosil). Les courbures étaient évaluées par un test d’érection ou une photographie de la verge en érection. La longueur de la verge était mesurée en traction, de la base au sommet du gland. La fonction érectile était évaluée par un score allant de 0 à 10. Les patients étaient revus à 1, 3 et 6 mois postopératoire.


Résultats

Dix-huit patients d’âge moyen 53,2 ans (33–70) ont été opérés, dont 4 avec pose concomitante d’une prothèse pénienne, puis suivis 4,3 mois (1,2–7,8) en moyenne. Il y a eu deux hématomes et une dysurie (Clavien 1) en postopératoire immédiat et une reprise chirurgicale (Clavien 3b) pour hernie prothétique (à 3 mois postopératoire). Des douleurs et pertes de sensibilité étaient notées lors du suivi (16 % chacun). L’hospitalisation était de 1,3 nuit (1–2) et la durée opératoire médiane de 146,5mn (102–229). L’axe moyen de courbure après l’intervention était de 4,67° (0–30°), contre 83,2° (60–100°) auparavant. Le score d’érection était à 8,2 (4–10) contre 7,3 (3–10). La taille de verge était inchangée : 12,1cm (10–14,5) contre 12,0cm (10–14).


Conclusion

L’utilisation du TachoSil® semble apporter de nombreux avantages : diminution des temps opératoires, application facile et effet hémostatique. Cependant, des résultats cliniques à long terme sont nécessaires pour confirmer ces résultats encourageants.

Mots clés:
G. / M. / N. / A. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats fonctionnels et réinterventions à plus de 5 ans d’une photovaporisation laser pour les prostates de plus de 80 grammes : étude de cohorte prospective
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 650-651


Objectifs

La prise en charge des troubles urinaires des prostates supérieures à 80 grammes est actuellement en débat entre les partisans de l’énucléation, de la photovaporisation laser et de l’adénoïdectomie voie haute. Actuellement, peu de données existent concernant les résultats à long terme. Notre objectif était d’étudier les résultats fonctionnels et les réinterventions à long terme de la photovaporisation laser dans cette population.


Méthodes

Cette étude incluait les hommes traités pour une hypertrophie bénigne prostatique de gros volume par photovaporisation laser greenlight entre janvier 2007 et décembre 2013 dans un centre expert. Le volume du résidu postmictionnel (RPM), le débit urinaire maximal (qmax), l’international prostate symptom score et un score de qualité de vie urinaire (IPSS QOL) étaient étudiés en pré- et postopératoire et à un an. Les données étaient ensuite analysées à la date des dernières nouvelles pour les patients ayant été suivis au moins 5 ans. Les réinterventions chirurgicales ainsi que la prise de médicaments pour troubles urinaires étaient analysées à long terme.


Résultats

Au total, 132 patients avec un âge médian de 72 ans ont été inclus de manière consécutive dans cette étude. Concernant les données fonctionnelles, il n’y avait pas de différence significative entre les données recueillies en postopératoire et à long terme concernant respectivement le qmax (16,2mL/s (±8,8) vs 15,5mL/s (±8), p=0,27), le rpm (26mL (±40) vs 35,6mL (±51), p =0,74) et l’ipss (6,5 (±5,4) vs 6,4 (±5,2), p =0,92). Seul l’IPSS QOL moyen était différent avec 1,2 (±1,2) contre 1,6 (±1,2), p <0,001. Vingt-trois hommes (17 %) avaient subi au moins une réintervention (délai moyen de 35 mois) pour repousse adénomateuse : 9 PVP (7 %), 9 RTUP (7 %), 2 AVH (2 %) et 3 malades seulement avaient un cathétérisme urinaire à demeure (2 %). Un quart des hommes prenait des traitements pour symptômes urinaires (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La photovaporisation laser est une option thérapeutique valide pour les prostates de plus de 80 grammes dont les résultats à plus de 5 ans sont satisfaisants. Notre étude a montré que moins d’un homme sur 5 nécessitera une réintervention sur l’appareil urinaire pour repousse adénomatose et que le taux d’échec de la photovaporisation reste faible même pour les volumineuses prostates.

Mots clés:
P. / F. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats fonctionnels rapportés par les patients pris en charge pour un cancer de la prostate en fonction des différents traitements : résultats à 5 ans de la cohorte prospective VICAN
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 688


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’évaluer les conséquences à long terme des différentes stratégies thérapeutiques sur la continence, la sexualité et la qualité de vie des hommes pris en charge pour un cancer de la prostate à partir des données prospectives à 5 ans de la cohorte VICAN.


Méthodes

La cohorte française VICAN 5 est un échantillon représentatif de 4174 patients pris en charge pour un cancer et survivants à 5 ans, parmi lesquels 447 avaient un cancer de la prostate au diagnostic. Les stratégies thérapeutiques incluaient : surveillance (17,4 %), prostatectomie totale seule (pt) (42,8 %) ou associée à une radiothérapie de rattrapage (pt+rt) (7,5 %), radiothérapie seule (rt) (17,5 %) ou en association à une hormonothérapie (rt+ht) (11,6 %) et hormonothérapie seule (ht) (3,2 %). Les données rapportées par les patients ont été collectées par entretiens téléphoniques et auto-questionnaires portant sur la qualité de vie (questionnaire sf-12) et les effets secondaires des traitements.


Résultats

Au total, 51,5 % des patients déclaraient avoir des fuites urinaires (parfois : 36,2 %, souvent : 12,3 %, ou très souvent : 3,0 %), avec un impact significatif sur la qualité de vie physique et mentale et la sensation de discrimination (p =0,049, p =0,020 et p =0,025). Les patients traités par pt avaient significativement plus de fuites (59,0 % versus 36,6 % pour rt et 47,3 % pour rt+ht, p =0,026). Concernant la sexualité (n =380 patients évaluables), 56,0 % rapportaient une dysfonction érectile, avec une différence significative selon les traitements (pt+rt : 74,1 % versus pt : 63,5 %, rt+ht : 58,2 %, rt : 48,6 %, ht : 43,4 %, surveillance : 37,8 %, p =0,004). On notait une baisse de libido plus importante dans le groupe ht (p =0,035), avec un impact significatif sur les symptômes dépressifs, la qualité de vie physique et mentale (p =0,002, p <0,001 et p =0,002).


Conclusion

Les résultats fonctionnels rapportés par les patients à 5 ans du diagnostic de cancer de la prostate restent mauvais, en termes de continence et de sexualité, avec un impact significatif sur la qualité de vie. La mise en place de programmes d’accompagnement et/ou d’éducation thérapeutique semble nécessaire pour améliorer la prise en charge au long court de ces patients.

Mots clés:
G. / R. / A. / P. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats initiaux d’une série de micronlpc (4,85 ch) pour calculs du rein
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 665


Objectifs

La micro-nephrolithotomie percutanée (micronlpc) est une technique percutanée utilisant une aiguille de diamètre externe 4,85ch pour le traitement des calculs du rein. Le petit diamètre du matériel permet de s’affranchir de la morbidité de la nlpc standard (hémorragie et fistule). Nous rapportons les résultats d’une série initiale de micro-nlpc pour calcul du rein.


Méthodes

Trente et un patients traités par micro-nlpc pour calcul du rein dans 2 établissements et par 2 opérateurs ont été inclus. La matériel de micronlpc comporte une fibre optique de 0,9mm 120° connectée à une camera hd, la lithotritie est effectuée avec une fibre 200um connectée à une source laser holmium-yag en mode dusting , l’irrigation est gérée par une pompe à pression. Un connecteur 3 voies permet d’insérer l’ensemble de ce matériel dans une aiguille à lumière unique de diamètre externe 4,85ch. La ponction était effectuée sous contrôle scopique et échographique sur des patients installés en décubitus dorsal avec dégagement du flanc (valdivia).


Résultats

L’âge moyen était 51±17 ans, l’imc moyen 26±5kg/m2, le Charlson médian 1 [0–4], le dfg moyen 108±37mL/min. Concernant le calcul : la taille moyenne était 19mm±11, densité moyenne 1048±249uh, avec une localisation : 21/31 (68 %) calice inferieur, 3/31 (10 %) calice moyen, 4/31 (13 %) bassinet, 3/31 (9 %) calculs multiples calice inferieur/moyen. La durée opératoire moyenne était de 83±35min On rapportait 1 échec de ponction et 1 intervention interrompue pour casse de matériel, pour 2 patients multiopérés avec antécédent de lombotomie. La durée d’hospitalisation médiane était de 2,5±2jours pour les 17 (55 %) patients hospitalisés, 14 (45 %) traitements ambulatoires. Au total, 9/31 (29 %) patients ont eu une complication : 8 (26 %) fièvre (grade I–II), 1 (3 %) grade III (jj pour colique nephretique). Concernant les résultats de la lithotritie, on rapportait : 13/31 (42 %) sans fragment, 11/31 (36 %) microfragments résiduels (<3mm), 7/31 (22 %) fragments résiduels nécessitant un deuxième traitement.


Conclusion

Dans cette série initiale, la micro-nlpc était une technique mini-invasive de traitement des calculs, peu morbide et efficace. Elle constitue une alternative à l’ureteroscopie en particulier pour les calculs du calice inférieur.

Mots clés:
R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats oncologiques des tumeurs kystiques du rein comparées aux tumeurs solides : étude multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 723-724


Objectifs

Les tumeurs kystiques sont une entité spécifique, qui semblent souvent moins agressives que les tumeurs solides. Néanmoins, peu d’études ont évalué spécifiquement les résultats oncologiques. L’objectif de notre étude était de comparer les résultats oncologiques de la néphrectomie partielle pour tumeurs kystiques à ceux des tumeurs solides.


Méthodes

Les néphrectomies partielles de 8 centres européens ont été analysées rétrospectivement. Les tumeurs étaient séparées en tumeurs solides ou kystiques selon l’imagerie préopératoire. Les caractéristiques préopératoires des patients et des tumeurs (taille tumorale, Renal score) étaient collectées. Les données anatomopathologiques (TNM, grade de Furhman, présence de marges) étaient elles aussi collectées. L’analyse des résultats oncologiques portait sur la survie spécifique et la survie sans récidive. Les courbes de survie étaient comparées selon la méthode de Kaplan–Meier. Les caractéristiques des patients et les résultats anatomopathologiques ont également été comparés par des analyses de variance (Anova) et des tests du Chi2.


Résultats

Sept cent soixante-trois patients ont été inclus dans l’analyse. Parmi eux, 502 présentaient une tumeur solide et 262 une tumeur kystique. Les caractéristiques des patients étaient similaires exceptées pour le score asa (p <0,006). Les tumeurs kystiques étaient plus grandes (40 vs. 35mm ; p <0,001) avec un rénal plus important (7,2 vs. 6,4 ; p <0,001) comparativement aux tumeurs solides (Tableau 1). Les résultats anatomopathologiques étaient similaires entre les deux groupes. La durée moyenne de suivi était de 30 mois. À 5 ans, la survie sans récidive était supérieure dans le groupe tumeur kystiques (94,9 vs. 84,7 % ; p =0,04) (Fig. 1). En revanche, il n’y avait pas de différence sur la survie spécifique (99,4 vs. 98,6 % ; p =0,32).


Conclusion

Dans cette étude, les résultats oncologiques des tumeurs kystiques montraient une meilleure survie sans récidive que pour les solides. Ces résultats confirment les récentes publications suggérant que les tumeurs kystiques ont probablement un caractère moins agressif que les tumeurs solides. Ces résultats doivent permettre de suggérer la possibilité de la surveillance active chez des patients sélectionnés porteur d’une tumeur kystique.

Mots clés:
B. / B. / Z. / G. / Q.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats oncologiques et complications de la prostatectomie totale par laparoscopie robot-assistée chez le patient transplanté rénal, étude comparative multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 647


Objectifs

L’objectif de cette étude était de rechercher des facteurs prédictifs de récidive carcinologique chez les patients transplantés rénaux traités d’un cancer prostatique par prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée (PTLRA).


Méthodes

Il s’agissait d’une étude comparative multicentrique rétrospective. Les dossiers des malades de chaque centre ayant un antécédent de transplantation rénale et opérés entre 2008 et 2016 d’une prostatectomie totale par laparoscopie robot-assistée ont été analysés. Afin d’étudier les résultats oncologiques et d’évaluer les complications selon Clavien et Dindo, ces patients ont ensuite été appariés 1 à 1 à des malades sans antécédent de transplantation rénale, mais également opérés d’une PTLRA pour cancer (groupe contrôle). Vingt-sept malades transplantés rénaux ont constitué le groupe des greffés qui fut comparé au groupe contrôle.


Résultats

La durée moyenne de suivi était respectivement de 34,9 et 47,5 mois. Les données démographiques et carcinologiques préopératoires ne différaient pas entre les 2 groupes. L’analyse univariée retrouvait une durée médiane de survie sans récidive biochimique plus courte chez les greffés, avec 26,9 mois contre 49,3 mois dans le groupe contrôle (p =0,018). Le taux de récidive biochimique ne différait pas entre les 2 groupes (7,4 % vs 11,1 %, p =0,639). Les greffés n’avaient pas plus de complications postopératoires précoces comparativement au groupe contrôle (29,6 % vs 22,2 %, p =0,279). La greffe rénale était un facteur de risque indépendant de durée médiane de survie sans récidive plus courte avec un hazard ratio de 4,291 (IC 95 % [2,102–8,761] et p <0,001).


Conclusion

Ces résultats montrent la fiabilité de la ptlra dans le traitement du cancer prostatique chez les patients ayant un antécédent de transplantation rénale. La récidive biochimique n’est pas plus fréquente, mais semble plus précoce chez ces malades.

Mots clés:
G. / J. / B. / G. / Q.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats périopératoires du traitement des calculs urinaires de plus de 20 mm par urétéroscopie souple
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 666-667


Objectifs

Bien que l’urétéroscopie soule puisse être proposée pour les calculs de plus de 20mm, la néphrolithotomie percutanée reste le traitement de référence. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité et les résultats de l’urétéroscopie souple en routine pour les calculs de plus de 20mm.


Méthodes

De 2013 à 2015, dans un centre universitaire, l’ensemble des patients présentant des calculs>20mm traités par urétéroscopie souple ont été inclus rétrospectivement. L’ensemble des caractéristiques des patients ainsi que les caractéristiques préopératoires radiologiques (tdm) des calculs ont été rapportés. L’évaluation de la faisabilité était évaluée sur la durée opératoire, le taux de calculs résiduels en fin d’intervention, le taux de complications selon la classification de Clavien-Dindo, le taux de fragments résiduels à 3 mois et la nécessité d’un deuxième temps.


Résultats

Sur 547 patients opérés par urétéroscopie souple, 124 patients présentaient un calculs>20mm. L’âge moyen des patients étaient de 45 ans. Concernant les calculs, la taille moyenne était de 30mm, 95 % étaient situés uniquement dans le rein. En moyenne, on retrouvait 3 calculs par patients avec une densité moyenne de 773uh. Les résultats périopératoires retrouvaient une durée d’intervention moyenne de 90minutes, un panier était utilisé dans 69 % des cas alors que la gaine d’accès urétérale n’était utilisée que dans 50 % des cas. Une sonde double j était laissée en fin d’intervention dans 68 % des cas. Le taux de complications postopératoires était de 10 %. À 3 mois, le taux de fragments résiduels était de 41 % et 60 % des patients ont bénéficié au moins d’un deuxième temps.


Conclusion

L’urétéroscopie souple pour les calculs de plus de 20mm est réalisable sans augmenter le risque de complications postopératoires. Néanmoins, le taux de fragments résiduels et de réintervention reste élevé, nécessitant d’informer le patient que cette technique nécessite plusieurs temps opératoires dans 60 % des cas.

Mots clés:
B. / L. / B. / Q. / Z.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats préliminaires du traitement de la maladie de Lapeyronie par ondes de choc extracorporelles focalisées piézoélectriques : étude prospective bicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 658


Objectifs

La lithotritie extracorporelle par ondes de choc a montré une efficacité sur la réduction des douleurs en érection et est indiquée à la phase active de la maladie de Lapeyronie. L’objectif de notre travail était d’étudier l’efficacité des ondes piézoélectriques à l’aide d’une tête de tir de dernière génération dans le traitement de la maladie de Lapeyronie.


Méthodes

Étude prospective concernant l’utilisation du Piezowave© avec analyse rétrospective des données, dans le cadre d’un protocole bicentrique validé par le comité d’éthique de l’AFU. Les patients avaient une maladie de Lapeyronie en phase active. Chaque séance consistait pour le patient à recevoir 4000 impulsions administrées sur la verge à l’aide d’une tête de tir adaptée avec un générateur, Piezowave© 2, no 100505. Chaque patient recevait au minimum 6 séances, soit un cycle complet. Le critère principal de jugement était l’impact sur le score de Lue avant et après traitement (critère composite validé prenant en compte : douleur en érection, taille de plaque et degré de courbure).


Résultats

Au total, 45 patients ont été inclus, dont l’âge médian était de 57,5 ans (iqr : 25–77). Au terme d’un suivi médian de 24 mois (iqr : 18–36), le traitement a impacté favorablement l’évolution du score de Lue moyen, soit 3,32 avant traitement et 2,25 après (p <0,0001). Pris isolément, la douleur a diminuée (score de Likert inférieur à 6 dans 12 cas–26,6 %), le degré de courbure également (24 patients ont constaté une amélioration d’au moins 5° de courbure–53,3 %) et la dysfonction érectile concomitante (hausse du score iief-5 chez 5 patients–11,1 %). Les effets secondaires rapportés étaient deux hématomes du fourreau de la verge (4,4 %).


Conclusion

Les résultats préliminaires de l’utilisation des ondes piézoélectriques dans le traitement de la maladie de Lapeyronie ont montré un impact favorable sur les critères d’évaluation. La maladie de Lapeyronie étant une maladie chronique, ces résultats préliminaires sont à confirmer à long terme et doivent surtout convenir subjectivement aux patients, dont la qualité de vie est affectée par ce trouble andrologique.

Mots clés:
A. / C. / V. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats préliminaires d’une étude prospective tep/tdm 68ga-psma chez des patients atteints de récidive occulte d’un cancer de la prostate : performances diagnostiques et impact sur la prise en charge thérapeutique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 613


Objectifs

Le but de cette étude était d’étudier les performances diagnostiques et l’impact de la tep/tdm 68ga-psma sur la prise en charge des patients atteints de cancer de la prostate en récidive biochimique occulte (rbo).


Méthodes

Au total, 130 patients en rbo (psa inférieur à 1,6ng/mL) ont été inclus dans cette étude (NCT03443609). Initialement, tous les patients ont bénéficié d’un traitement radical. Avant inclusion dans l’étude, les patients ont bénéficié d’une mpirm pelvienne et d’une scintigraphie osseuse avec double temp/tdm et n’ont été inclus que si ces 2 examens étaient normaux ou douteux. L’imagerie tep a été réalisée 1 et 2heures après l’injection de 68ga-psma. Les médecins référents des patients ont rempli des questionnaires (avant et après tep) pour évaluer l’impact de cette imagerie sur la stratégie thérapeutique. Six mois après la fin du traitement, il a été réalisé un psa.


Résultats

Cinq mpirm et 2 scintigraphies osseuses ont été positives chez 7 patients donc non incluables. Voici l’analyse des données des 52 premiers patients inclus : trente-huit d’entre eux (73 %) ont eu une tep/tdm 68ga-psma positive ; 94 lésions ont été détectées, 53/94 (56,4 %) dans des ganglions lymphatiques (principalement en région pelvienne), 25/94 (26,6 %) dans les os (squelette axial) et 12/94 (12,7 %) dans la loge de prostatectomie. Les taux de détection des récidives ont été de 56 %, 87 % et 74 % si psa entre [0,05–0,2ng/mL], [0,2–0,6ng/mL] et [0,6–1,6ng/mL] respectivement. Grâce à la tep/tdm 68ga-psma, la prise en charge thérapeutique a été modifiée chez 67,3 % (35/52) des patients. Parmi les patients psma-positifs, 30,7 % (16/52) ont eu un taux de psa indétectable après traitement focalisé sur la (les) lésion(s) psma positive(s).


Conclusion

Trois points majeurs sont retenus : localisation de la récidive chez plus de la moitié des patients malgré un taux de psa inférieur à 0,2ng/mL (taux limite de psa pour une radiothérapie de rattrapage), impact majeur de l’examen car changement de traitement chez plus de la moitié des patients et obtention d’un psa indétectable chez 30 % des patients.

Mots clés:
C. / M. / L. / D. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Résultats préliminaires d’une prothèse pénienne spécifiquement adaptée aux phalloplasties, la Zsi ® 475 ftm
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 659


Objectifs

Les implants péniens habituellement utilisés pour la reconstruction pénienne sont développés pour une utilisation sur pénis natif. Une nouvelle prothèse spécifique pour l’implantation dans une phalloplastie a été développée pour répondre aux exigences et contraintes rencontrées dans cette indication. L’objectif était d’étudier la faisabilité et les complications chez les 20 premiers patients porteurs d’une phalloplastie ayant bénéficié de l’implantation d’une prothèse Zsi© (Zephyr Surgical Implants).


Méthodes

Les patient ont été inclus de juin 2016 à septembre 2017, dans un seul centre et suivi par un unique opérateur. Les données initiales été collectées dans le dossier medical informatisé puis un questionnaire de satisfaction était proposé aux patients. Ce questionnaire incluait l’international index of erectile function (iief), l’erectile dysfunction inventory of treatment satisfaction (edits), le self-esteem and relationship (sear) et des items spécifiques.


Résultats

Vingt patients ont été inclus, d’âge moyen 37,9 ans, pour 21 prothèses implantées. Tous les patients étaient suivis pour dysphorie de genre et les phalloplasties étaient de type antébrachiale (n =15, 75 %), suprapubienne (n =4, 20 %), et inguinale (n =1, 5 %). Dix-sept patients (85 %) avaient une urétroplastie fonctionnelle. Les complications survenues étaient 2 (10 %) infections traitées médicalement, 1 (5 %) infection traitée par explantation, 2 (10 %) dysfonctionnements mécaniques et 1 (5 %) malposition. Quatorze patients ont répondu au questionnaire (70 %). Douze patients (85,7 %) avaient des relations sexuelles régulières. L’iief moyen était de 20,2 sur 25 (ds 7,9), le sear moyen était de 84 sur 100 (ds 9,9) et l’edits moyen était de 82 sur 100 (ds 17,5).

Treize patients (92,8 %) étaient satisfaits ou très satisfaits de la prothèse (Fig. 1).


Conclusion

Notre étude montre que l’implantation de cette nouvelle prothèse est faisable, avec une sécurité satisfaisante bien qu’un plus long suivi soit nécessaire. La satisfaction des patients est élevée. Les résultats préliminaires de la Zsi® 475ftm sont encourageants. Des études sur le long terme sont nécessaires pour poursuivre l’analyse de ces résultats.

Mots clés:
P. / N. / D. / A. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Retard de précontraction périnéale involontaire dans l’incontinence urinaire d’effort postprostatectomie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 636


Objectifs

La prostatectomie radicale est une technique chirurgicale pourvoyeuse d’incontinence urinaire d’effort. Cela pose problème en termes de qualité de vie. Si sa prise en charge actuelle est bien codifiée, les mécanismes exacts de cette incontinence restent flous. Nous avons comparé, chez des patients (continents ou incontinents) ayant eu une prostatectomie radicale, l’impact de celle-ci sur la précontraction périnéale involontaire.


Méthodes

Étude prospective, multicentrique. Un consentement écrit a été obtenu auprès de tous les patients. Un enregistrement électromyographique simultané de l’activité des muscles intercostaux (EMG MIC) et du sphincter anal externe (EMG SAE) était réalisé pendant un effort de toux à l’aide d’électrodes de surface. L’effort de toux était utilisé pour provoquer une contraction involontaire du sphincter anal externe. L’incontinence urinaire d’effort était quantifiée grâce à un pad test des 24h. Pour notre analyse principale, nous avons mesuré le temps de précontraction (rt3), défini comme le temps entre le début de l’activité EMG SAE et l’activité EMG MIC.


Résultats

Nous avons analysé 22 patients, 12 continents et 10 présentant une incontinence urinaire d’effort. L’âge moyen était de 66 ans. Les deux groupes étaient comparables, excepté en termes de suivi (Tableau 1). Le retard médian de précontraction était augmenté de −1,7ms (−47,9 ; +34,2) à 55,8ms (+47,5 ; +80) chez les patients incontinents (p =0,0033) (Tableau 2). Néanmoins, la durée et le maximum de contraction du sphincter anal externe n’étaient pas différents.


Conclusion

Nous avons observé une augmentation du retard de la précontraction du sphincter anal externe postprostatectomie chez les patients présentant une incontinence urinaire d’effort pure. Une altération de cette précontraction pourrait être une des causes de l’incontinence urinaire d’effort chez ces patients.

Mots clés:
F. / A. / C. / C. / F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Revue rétroscopective de la prise en charge de 36 urétérocèles sur duplication urétérale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 656-657


Objectifs

La prise en charge de l’urétérocèle associée à une duplication urétérale reste à l’heure actuelle controversée. L’abord endoscopique a changé ces dernières années. Nous présentons ici les résultats de 20 ans d’expérience.


Méthodes

Nous avons réalisé une revue rétrospective de tous les dossiers d’enfants pris en charge dans notre hôpital pour une urétérocèle associé avec un système dupliqué, pendant la période de 1997 à 2017. Les variables âge, genre, type d’urétérocèle, traitement endoscopique, délai avant traitement, suivi échographique, fonction rénale isotopique (99mtc-mag-3), présence de reflux vésico-urétéral et nombre d’interventions nécessaires ont toutes été étudiées. Toutes les urétérocèles sur système simple ont été exclues.


Résultats

Trente-sept urétérocèles (chez 36 patients) ont été incluses. Vingt-quatre ont été traitées par incision endoscopique et un reflux urétéro-vésical iatrogène est apparu chez 14 d’entre-elles. Six patients ont bénéficié d’une hémiurétéronéphrectomie polaire quand un des pôles était non fonctionnel. Deux patients ont eu une réimplantations des uretères des pôles supérieur et inférieur. Deux patients ont eu une héminéphrouréterectomie polaire supérieure et une réimplantations de l’uretère du pôle inférieur. Les 3 patients restants ont été observés. Parmi les 24 patients incisés, 14 ont dû être réopérés, dont 12 pour un reflux et 2 pour un pôle supérieur non fonctionnel. Entre 1997 et 2010, un reflux postincisionnel est apparu chez 10 patients sur 12, après 2010 (technique par incision médiale), seuls 4 patients sur 12 ont présenté un reflux iatrogène.


Conclusion

L’incision endoscopique de l’urétérocèle est une option peu invasive pour le traitement des urétérocèles sur système double, mais est grevée de nombreux reflux iatrogènes. Le type de technique utilisée (incision médiale) semble être fondamental. Toutes les options thérapeutiques et leurs éventuelles complications et risque de seconde chirurgie doivent être exposées aux parents et aux patients avant tout geste chirurgical.

Mots clés:
G. / L. / L. / Z. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Risque d’invasion ganglionnaire après prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée : validation externe du nomogramme de Briganti
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 643


Objectifs

Le nomogramme de Briganti est couramment utilisé pour prédire le risque d’invasion ganglionnaire chez les patients présentant un cancer de prostate et aide à la décision de réaliser un curage ganglionnaire pelvien étendu. L’objectif de notre étude était de valider le nomogramme de Briganti.


Méthodes

Entre 2011 et 2017, 408 patients consécutifs ont été traités par prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée par trois chirurgiens experts avec réalisation d’un curage ganglionnaire étendu pour des cancers de prostate localisés. Les données préopératoires et les paramètres des biopsies ont été collectés rétrospectivement. La probabilité d’invasion ganglionnaire a été calculée pour chaque patient selon le nomogramme de Briganti et comparée aux analyses anatomopathologiques définitives, selon différents seuils de probabilité d’invasion. Des régressions logistiques uni- et multivariées ont été réalisées pour vérifier si les données préopératoires étaient des facteurs prédictifs d’invasion ganglionnaire. Une courbe roc a été utilisée pour évaluer l’exactitude de prédiction de notre modèle.


Résultats

Le nombre médian de ganglions retirés était de 16 (3–51) et l’on retrouvait une invasion ganglionnaire chez 59 (14,5 %) patients. Le taux de psa médian, le score de Gleason primaire et secondaire et le pourcentage de biopsies positives étaient corrélés au risque d’invasion ganglionaire (p <0,05) que ce soit en analyse uni- ou multivariée. Avec un seuil de probabilité d’invasion inférieur à 5 %, 4 (1 %) patients avaient un envahissement ganglionnaire et 260 (64 %) en étaient exempt. La courbe roc confirmait l’exactitude du modèle avec une aire sous la courbe de 0,7547.


Conclusion

La validation externe du nomogramme de Briganti est démontrée avec une bonne précision pour cette cohorte belge.

Mots clés:
Q. / S. / R. / A. / T.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Rôle de la mutation e318k du microphtalmia-associated transciprtion factor (MITF) dans le développement des carcinomes à cellules rénales
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 710-711


Objectifs

Le gène microphtalmia-associated transcription factor (MITF) est localisé sur le chromosome 3. C’est un facteur de transcription ayant un rôle dans l’initiation des carcinomes à cellules rénales (CCR) via la cascade de signalisation hif1-α (hypoxia-inducible factor ). La mutation MITF codon 318 exon 9 entraîne une surexpression de hif1-α. Nous avons recherché au sein de notre cohorte de CCR des mutations MITF e318k.


Méthodes

Toutes les tumeurs de notre cohorte ont été classées selon la classification de l’OMS 2016. L’ADN tumoral a été extrait de tumeurs rénales inclues en paraffine ou congelé. La mutation MITF e318k est recherchée dans un premier temps par séquençage selon la technique sanger puis par pyroséquençage. La séquence normale du codon 318 de l’exon 9 de MITF est 5′-gaa-3′ se traduisant par un acide glutamique. La mutation de ce dernier entraîne un changement de la base azotée g par un a soit une séquence 5′-aaa-3′ induisant une lysine.


Résultats

De 2011 à 2017, 148 CCR opérés par laparoscopie ou laparotomie ont été inclus après signature d’un consentement. L’échantillon est composé de 107 hommes et 41 femmes, dont 68 CCR à cellules claires, 35 CCR à cellules papillaires, 9 CCR à cellules chromophobes, 9 CCR à translocation et 27 CCR d’autres types histologiques (Tableau 1). Nous avons retrouvé une seule patiente présentant la mutation e318k de MITF. Nous avons confirmé le caractère constitutionnel de cette mutation par recherche de celle-ci dans ses tissus sains où la mutation était également présente (Fig. 1).


Conclusion

Notre étude révèle le manque de lien évident entre la mutation MITF e318k et la tumorigenèse dans carcinomes à cellules rénales. Cependant, la nouvelle classification 2016 de l’OMS laisse une ouverture pour la création d’un nouveau sous-type tumoral s’appuyant sur la génétique pouvant être des carcinomes à cellules rénales MITF.

Mots clés:
Y. / L. / I. / L. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Ropan : observatoire national sur la néphrectomie partielle robotisée
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 727


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (npra) est devenue une option thérapeutique majeure des tumeurs rénales de moins de 7cm, en accord avec les recommandations actuelles. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques des patients traités par npra, les centres recruteurs, la population cible et les caractéristiques des tumeurs. Les objectifs secondaires étaient de décrire les techniques chirurgicales employées et leurs résultats cliniques.


Méthodes

On a réalisé une étude prospective multicentrique française dans le cadre du réseau uroccr (NCT03293563 – autorisation cnil dr 2013-206) pendant 1 an. Les données cliniques étaient renseignées dans la base de données prospective uroccr de façon exhaustive, incluant les données périopératoires, les données anatomopathologiques et biologiques, ainsi que le suivi clinique et biologique. Les données ont été analysées par l’unité statistique du département de pharmacologie de l’université de Bordeaux selon le plan préétabli, avec Sas®.


Résultats

Au total, 466 patients opérés par npra ont été inclus dans ropan entre mars 2015 et février 2016 dans 16 centres experts français. L’âge médian était de 61 ans. La taille tumorale moyenne était 3,4 (±1,7)cm. Les scores renal et Padua moyens étaient 7 et 8,3, avec 21,2 % de tumeurs de complexité élevée selon Padua. Il y a eu 6,8 % de complications opératoires, 4,2 % de conversions. Il y a eu 3,8 % de transfusions et 5,5 % de complications chirurgicales, dont 2 % Clavien>2, et 15 % de complications médicales. La durée moyenne d’hospitalisation a été de 4,2j (±2,9). Il y a eu une totalisation et 2 décès. Il y avait 3,9 % de marges chirurgicales positives. Il y a eu 5 récidives et 5 progressions métastatiques. La variation moyenne du dfg à 3 mois était de −4,9 (±25,8) %.


Conclusion

Les résultats de cette cohorte contemporaine prospective de npra reflètent l’activité des centres experts français, montrent la sécurité des procédures et la faible morbidité de la prise en charge conservatrice des tumeurs du rein mini-invasive avec assistance robotique.

Mots clés:
C. / J.C. / J.B. / N. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Signification pronostique du rapport préopératoire neutrophiles-lymphocytes dans le carcinome rénal non métastatique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 711


Objectifs

La signification pronostique du rapport neutrophiles-lymphocytes dans le carcinome rénal non métastatique est controversée, bien qu’il ait été établi comme facteur pronostique dans plusieurs cancers. L’objectif de notre étude était d’évaluer la signification pronostique du rapport neutrophiles-lymphocytes préopératoire chez les patients atteint d’un cancer rénal non métastatique.


Méthodes

Nous avons réalisé une analyse rétrospective monocentrique de tous les patients opérés d’un cancer rénal localisé entre janvier 2013 et décembre 2016. La survie sans récurrence et la survie spécifique ont été calculées. La signification pronostique du rapport neutrophiles-lymphocytes a été évaluée.


Résultats

Cent vingt patients ont été inclus. Les patients ayant un rapport neutrophiles-lymphocytes plus élevé avaient des tumeurs plus grandes (p =0,008), un stade t plus élevé (p =0,002), un état de performance du groupe ecog plus faible (p =0,001), des symptômes moins bons (p =0,006), une différenciation sarcomatoïde (p =0,004) et nécrose tumorale (p =0,027). Les taux de survie sans récurrence et de la survie spécifique à 5 ans étaient significativement plus bas chez les patients avec rapport neutrophiles-lymphocytes élevé que chez ceux avec un rapport faible (chaque p <0,002). L’analyse multivariée a identifié le rapport neutrophiles-lymphocytes comme un prédicteur indépendant de survie sans récurrence et de survie spécifique (chaque p <0,005).


Conclusion

Un rapport neutrophiles-lymphocytes plus élevé a été associé à un comportement clinique moins bon du cancer rénal non métastatique. En outre, le rapport neutrophiles-lymphocytes était un facteur pronostique significatif à la fois pour la survie sans récurrence et survie spécifique.

Mots clés:
K. / A. / M. / M. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Simulateur prostatique de la Kansai Medical University : application à l’apprentissage de l’énucléation endoscopique et la vaporisation au laser Greenlight
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746


Objectifs

L’énucléation endoscopique et la photovaporisation prostatique au laser greenlight font parti des techniques de référence de la chirurgie de l’obstruction prostatique. La courbe d’apprentissation de ces techniques peut être longue. L’acquisition des compétences pourrait être réduite grâce à l’utilisation de simulateurs. Nous présentons dans cette vidéo l’utilisation du simulateur prostatique de la Kansai Medical University appliquée à l’énucléation endoscopique et la photovaporisation au laser Greenlight.


Méthodes

Le modèle prostatique développé par la Kansai Medical University (Matsuda et al.) a été testé pour l’apprentissage de l’HoLEP (expérience rapportée en 2014 par Aydin et al.). Les simulateurs d’entraînement au laser Greenlight sont actuellement limités aux logiciels virtuels avec retour de force. Aucun simulateur « wet-lab » n’était disponible pour le laser Greenlight en raison de l’interaction exclusive de ce laser (532nm) avec l’hémoglobine présente dans le tissu prostatique. Nous avons testé le simulateur prostatique de la Kansai Medical University avec les 2 fibres laser Greenlight (180W et 120W).


Résultats

L’interaction entre le laser et la matrice du modèle prostatique utilisé ici semble proche de l’interaction du laser avec le tissu adénomateux in vivo. La consistance de la matrice semble également proche de celle du tissu prostatique natif et permet de reproduire la résistance rencontrée au cours de la dissection mécanique effectuée avec le resectoscope dans le plan de la capsule et donc de se familiariser avec la gestuelle de l’énucléation. Il ne reproduit toutefois pas le saignement.


Conclusion

Le simulateur prostatique de la Kansai Medical University semble applicable à l’apprentissage de l’énucléation endoscopique et la vaporisation au laser Greenlight. Des études sont nécessaires afin de confirmer l’intérêt de ce simulateur sur la réduction de la courbe d’apprentissage.

Mots clés:
V.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case