Base bibliographique

Sommaire :

Mise en place d’un programme d’activité physique adaptée dans un service d’urologie pour les patients atteints d’un cancer de la prostate traités par hormonothérapie : étude de faisabilité
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 614-615


Objectifs

L’activité physique adaptée (apa) est une stratégie efficace pour lutter contre certains des effets secondaires de l’hormonothérapie (ht). La pratique de l’apa chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate (cap) reste pourtant limitée. Le but de cette étude était d’évaluer la faisabilité de la mise en place d’un programme d’apa dans un service d’urologie.


Méthodes

Les connaissances et pratiques de professionnels de santé (ps) d’un service hospitalo-universitaire concernant l’apa ont été recueillies par un questionnaire dédié. À partir du 1er janvier 2018, un programme d’apa a été proposé aux hommes atteints d’un cap traités par ht suivi par un praticien dans un centre hospitalo-universitaire. Des informations sur les bénéfices de l’exercice et les recommandations nationales ont été intégrées au plan personnalisé de soins de chacun des patients. Un suivi téléphonique, un entretien avec un enseignant en apa et des séances d’apa leur ont été proposés.


Résultats

Plus de 90 % des ps ne connaissaient pas l’intérêt spécifique de l’apa dans le cadre du cancer. Soixante et onze pour cent des ps déclaraient cependant promouvoir l’activité physique auprès de leurs patients. Vingt patients ont été inclus dans le programme. Douze patients ont refusé les actions proposées. Huit patients ont accepté un suivi téléphonique régulier. Six patients ont accepté de rencontrer l’enseignant en apa. Après cet entretien, seul un patient a souhaité participer aux séances d’apa. Le refus de participer à ces séances était lié dans plus de 75 % des cas au nombre de kilomètres importants entre leur domicile et l’établissement de soins.


Conclusion

Les méthodes habituelles de promotion de l’apa ont un impact limité auprès des patients atteints d’un cap traités par ht. Un renforcement du suivi téléphonique associé aux nouvelles technologies (e.g., bracelet connecté) pourrait permettre une meilleure adhésion. Une promotion de l’intérêt de l’apa dans la prise en charge des patients avec un cancer auprès des ps en urologie est indispensable.

Mots clés:
T. / Z. / V. / K. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Mitrofanoff pédiatrique : une solution pour freiner l’évolution vers l’insuffisance rénale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 657


Objectifs

La vessie neurologique chez l’enfant se complique fréquemment d’insuffisance rénale, notre objectif est de présenter les indications ainsi que les résultats à court et à long terme de la dérivation urinaire externe continente type mitrofanoff (duecm) pour les enfants atteints de vessie neurologique compliquée d’insuffisance rénale légère ou modérée.


Méthodes

Entre juin 1992 et décembre 2017, 54 enfants âgés entre 5 et 15 ans (moyenne de 10,84 ans) ont eu une duecm, nous avons exclu de cette étude 6 patients qui ont une insuffisance rénale terminale. Les étiologies étaient dominées par la spina bifida (15 cas), myéloméningocèle (8 cas), valves de l’urètre postérieur (3 cas), exstrophie vésicale (3 cas) et vessie neurologique idiopathique (10 cas). Le diagnostic était établi à un stade avancé de la maladie chez tous les patients avec une insuffisance rénale légère pour 11 cas ou une insuffisance rénale modérée pour 34 cas avec une clairance moyenne de 42mL/min/1,73m2.


Résultats

La durée de suivi moyenne était de 138 mois. Tous les enfants étaient devenus continents ; 45 (94 %) après une seule intervention. Les complications mineures étaient principalement les difficultés de l’autosondage intermittent dans 10,4 % des cas. La fonction rénale a évolué à un stade sévère pour un seul patient après 6 ans de la chirurgie. En revanche, elle est restée stable ou elle s’est améliorée chez 35 enfants sans avoir recours à l’hémodialyse (avec clairance moyenne de la créatinine : 57mL/min/1,73m2 pour un suivi moyen de 9 ans) et elle est revenue normale chez 12 enfants. La dérivation continente (duecm) était bien acceptée par tous les enfants et leurs familles avec une bonne adhérence aux autosondages et un retour aux activités journalières habituelles d’où une meilleure qualité de vie.


Conclusion

La duecm donne de bons résultats chez les enfants. Elle assure une bonne continence, présente peu de complications et assure une bonne qualité de vie. En plus, notre étude a montré que cette dérivation permet de stabiliser ou améliorer la fonction rénale pour une longue période pour éviter l’hémodialyse ou la greffe rénale.

Mots clés:
M. / A. / N. / M. / W.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Modélisation de la morbidité de la photothérapie dynamique au wst11 comparée à la surveillance active en utilisant les données de deux essais cliniques prospectifs contrôlés randomisés
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 697


Objectifs

L’étude de phase III pcm301 avait comparé la photothérapie dynamique au wst11 (ptd) et la surveillance active dans le traitement du cancer de la prostate de bas-risque et avait démontré une réduction significative du taux de thérapies radicales (tr) à 2 ans.

L’objectif était d’évaluer les taux d’incontinence urinaire (iu) et de dysfonction érectile (de) en tenant compte du cross-over vers une tr.


Méthodes

Les données de suivi prolongé des patients inclus dans l’étude pcm301 ont été analysées. Les patients ayant effectué les visites de 36 et 48 mois ont été inclus. Les taux de de et d’iu après cross-over vers une tr étaient basés sur ceux observés dans l’essai protect. Les intervalles de confiance à 48 mois ont été estimés en utilisant un bootstrap avec 1000 simulations.


Résultats

Le risque cumulatif de cross-over vers une tr, d’iu et de de sont reportés dans la Fig. 1. La de était plus fréquente dans le groupe ptd avant 15 mois, après 15 mois, elle devient plus fréquente dans le groupe sa. En revanche, les taux d’iu augmentaient à la fois dans le bras ptd et sa de façon équivalente jusqu’à 9 mois. Après 9 mois, elle augmentait davantage dans le groupe sa. Le rapport des aires sous la courbe entre ptd et sa était de 0,63 (IC95 % : 0,28–0,69) pour la de et de 0,36 (IC95 % : 0,16–0,47) pour l’iu.


Conclusion

Lorsque le recours à une tr était pris en compte, les hommes initialement traités par ptd étaient moins exposés à une de ou à l’iu par rapport à ceux initialement traité par sa. Cela peut être attribué à la diminution du taux de recours aux tr dans le bras ptd.

Mots clés:
M. / A. / I. / J. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Mutations des gènes impliqués dans la réparation de l’ADN et leur valeur prédictive de réponse à la chimiothérapie néoadjuvante dans la prise en charge des patients ayant une tumeur de vessie infiltrant le muscle
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 668-669


Objectifs

Il persiste un besoin majeur de biomarqueurs prédictifs de réponse à un traitement par chimiothérapie néoadjuvante (cna) pour les tumeurs de vessie infiltrant le muscle (tvim) afin procéder à une chirurgie immédiate chez les patients non répondeurs. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’impact des mutations des gènes impliqués dans la réparation de l’adn (gra) dans une cohorte multicentrique.


Méthodes

Un séquençage de l’exome entier a été réalisé sur des échantillons de résection transurétrale de la vessie (rtuv) avant la chimiothérapie néoadjuvante chez les patients ayant une tvim. Toute mutation de rb1, atm, ercc2 ou fancc avec un impact fonctionnel prédit comme délétère (non sens, décalage du cadre ou affectant un site d’épissage et certaines mutations faux-sens après révision manuelle) était retenue. La réponse à la chimiothérapie néoadjuvante a été définie comme l’absence de tvim sur la pièce de cystectomie. La survie globale (sg) a été analysée par l’estimation de Kaplan–Meier. Une régression logistique a été réalisée pour estimer l’impact sur la réponse pathologique.


Résultats

Nous avons inclus 109 patients avec tvim traités par chimiothérapie néoadjuvante suivi d’une cystectomie avec un suivi médian de 2,7 ans [0,86–4,45]. Trente-six (33 %) patients ont une mutation des gra. La survie globale à 3 ans était de 84,2 % [ic 95 % 72,4–98] pour les patients avec une mutation des gra et 52,5 % [95 % 41,8–66] pour les patients sans mutations (p =0,0023). Hr de la mutation des gra est de 0,30 (p =0,004). De plus, la présence de la mutation des gra était corrélée à une réponse histologique (or 5,6, p <0,001). Dans la cohorte de tcga (traitement chirurgical seul, n =392), avoir une mutation d’un des gènes impliqués dans la réparation de l’ADN n’a pas d’impact sur la survie (p =0,71) (Figure 1, Figure 2, Figure 3).


Conclusion

Avoir une mutation dans les gènes impliqués dans la réparation de l’ADN (ercc2, fancc, rb1 et atm) est associée à une meilleure survie globale ainsi qu’à une meilleure réponse histologique pour les patients traités pour une tvim par chimiothérapie néoadjuvante suivi de cystectomie radicale.

Mots clés:
J. / K. / R. / J. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Néphrectomie partielle cœlioscopique en salle hybride versus néphrectomie partielle par cœlioscopie conventionnelle : étude appariée par score de propension
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 729


Objectifs

La néphrectomie partielle cœlioscopique en salle hybride sans clampage pédiculaire après artério-embolisation suprasélective (hNPC) est une approche mini-invasive prometteuse. Dans cette étude, nous avons comparé les résultats opératoires immédiats de cette technique à une technique de néphrectomie partielle par cœlioscopie conventionnelle (cNPC) en utilisant un score de propension pour l’appariement.


Méthodes

Les résultats de 86 et de 127 patients opérés respectivement par hNPC et cNPC ont été analysés. Un score de propension en fonction de l’âge, du sexe, de l’IMC, du DFG préopératoire et de la taille tumorale a été utilisé pour un appariement 1:1 des patients de chaque technique. Après appariement, 2 groupes de 67 patients avec des caractéristiques similaires ont été obtenus (Tableau 1). Les deux techniques ont été comparées en termes de complications chirurgicales, des pertes sanguines, des durées opératoires et de séjour, des marges chirurgicales et du taux positif de trifecta (durée d’ischémie chaude<25min, marges, négatives et l’absence de complications).


Résultats

Le taux de conversion en chirurgie ouverte, les complications et les pertes sanguines étaient identiques dans les deux groupes. Inversement, les durées opératoire et d’hospitalisation ainsi que le taux de trifecta étaient en faveur de la hNPC (Tableau 2). L’analyse multivariée a montré que la hNPC avait 70 % plus de chance d’obtenir un trifecta positif que la cNPC dans toutes les classes d’âge et pour toutes les tailles la population étudiée (Fig. 1).


Conclusion

La néphrectomie partielle cœlioscopique en salle hybride a des résultats opératoires immédiats satisfaisants et atteint un taux de trifecta supérieur à en raison de l’absence d’ischémie. Des résultats fonctionnels et oncologiques à moyen et à long terme sont nécessaires pour asseoir cette alternative chirurgicale mini-invasive.

Mots clés:
I. / P. / R. / A. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Néphrectomie partielle pour tumeur rénale complexe
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 747-748


Objectifs

Il s’agit du cas d’un patient de 81 ans, aux antécédents de néphrectomie élargie droite, d’insuffisance rénale chronique et d’HTA.

Il présente une tumeur rénale gauche complexe, avec un Renal Score 11, entièrement endophytique, hilaire, évolutive, de 4cm sur rein unique. L’objectif est de discuter les particularités techniques de la réalisation d’une néphrectomie partielle pour tumeur de haute complexité.


Méthodes

Une néphrectomie partielle gauche par voie trans-péritonéale robot assistée a été réalisée.

Nous discutons ici des aspects techniques de ce geste : abord premier du pédicule, difficulté de repérage avec assistance échographie peropératoire, dissection, tumorectomie réalisée en restant dans le plan de l’énucléation, particularité de la suture moins profonde du lit de résection, utilisation du V-lock, décapage précoce, utilisation d’un agent hémostatique et rénorraphie.


Résultats

La durée opératoire était de 2h10, pour un saignement de 200mL.

Le temps de clampage était de 16minutes. Les suites postopératoires ont été simples, permettant une sortie à j3.

La biologie postopératoire montrait une hémoglobine à 14,7 et une créatinine à 155 (contre 148 en préopératoire). L’analyse histologique de la pièce opératoire montrait des marges saines (Fig. 1).


Conclusion

La néphrectomie partielle est réalisable pour des tumeurs de haute complexité, mais nécessite la prise en considération de certaines particularités techniques.

Mots clés:
S. / J. / L. / C. / K.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Néphrectomie partielle robot assistée d’un carcinome kystique avec échographie de repérage et fluorescence peropératoire : les pièges à éviter
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 748


Objectifs

La néphrectomie partielle robot assistée s’est largement développée récemment avec l’extension des indications aux tumeurs complexes. Concernant les tumeurs kystiques, la voie robot-assistée peut se discuter en raison du risque de rupture du kyste et de dissémination péritonéale. L’objectif est de présenter une néphrectomie partielle robot-assistée par voie intrapéritonéale d’un carcinome kystique avec échographie de repérage et fluorescence peropératoire.


Méthodes

Il s’agit d’une patiente de 36 ans sans antécédent avec découverte fortuite sur un scanner de kystes rénaux dont un au niveau pole supérieur rein gauche Bosniak 4 de 41mm. L’IRM a confirmé le diagnostic.


Résultats

Le rein a été libéré puis dégraissé et le pédicule disséqué. La tumeur est exposée délicatement pour ne pas risquer d’effraction. Un clampage de l’artère rénale a été réalisé après injection intraveineuse de 1,5mL de vert d’indocyanine pour évaluation de la qualité du clampage. L’excision tumorale est réalisée aux ciseaux froids sans effraction. Le temps de clampage était de 22minutes. La patiente est sortie à j2 postopératoire sans complications.


Conclusion

La néphrectomie partielle robot-assistée pour tumeur kystique est réalisable mais doit être réalisée par un chirurgien expérimenté en raison du risque d’effraction tumorale et de dissémination péritonéale.

Mots clés:
I. / J. / D. / A. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Néphrectomie partielle robot assistée en indication impérative pour volumineuse tumeur du rein multifocale et bilatérale
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 748


Objectifs

Nous exposons la vidéo d’une patiente de 56 ans présentant une tumeur bilatérale et multifocale avec 3 tumeurs sur le rein G dont une de 9cm de diamètre score RENAL 12Ph.


Méthodes

Le premier temps de la prise en charge est une néphrectomie partielle multifocale gauche par cœlioscopie robot-assistée.


Résultats

Durée d’ischémie froide : 60min.

Pertes sanguines 1000mL.


Conclusion

La voie d’abord robot assistée permet d’élargir les indications de chirurgie conservatrice même en situation impérative. L’élément limitant est la difficulté de réalisation d’une ischémie froide.

Mots clés:
C. / G. / J.J. / D. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Néphrectomie partielle robotique pour tumeur rénale assistée par modélisation 3D : série prospective de 100 cas et analyse comparative avec le registre national de néphrectomie partielle robot-assistée RoPaN (UroCCR study n o  51)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 727-729


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA), selon la complexité rénale, expose au risque de totalisation, d’ischémie prolongée, de complications accrues. L’utilisation de modélisations 3D issues de l’imagerie préopératoire permettrait une meilleure planification chirurgicale et une assistance peropératoire pour une chirurgie anatomique. L’objectif était de rapporter les résultats de notre expérience initiale en NPRA guidée par l’image, de les comparer au registre national français RoPaN, tout en analysant la fidélité anatomique de cette assistance modélisation 3D.


Méthodes

Les 100 premiers patients consécutifs opérés d’une tumeur rénale en chirurgie guidée par l’image ont été inclus. La modélisation 3D du rein tumoral était réalisée avec Synapse 3D® (Fujifilm®). La modélisation était affichée sur la vue console du robot DaVinci® (TilePro®) (Fig. 1). Les données cliniques étaient issues de la base de données prospective UroCCR. Les critères d’évaluation étaient : taille, complexité tumorale, temps d’ischémie, saignement, taux de complications, marges chirurgicales, durée d’hospitalisation, fonction rénale à 3 mois et sécurité oncologique au cours du suivi. Ces critères d’évaluation ont été comparés aux résultats de RoPAN issus eux aussi, d’UroCCR. Dix modélisations ont été évaluées par un radiologue, contre scanner, avec mesures comparatives interbranches artérielles (Fig. 2), mesures du volume tumoral et corrélation de la distribution artérielle entre scanner et modélisation (Fig. 3), évaluée sur une échelle de Likert.


Résultats

Cent patients opérés d’une NPRA entre novembre 2015 et mars 2018, contre 472 dans RoPAN, entre mars 2015 et février 2016 ont été inclus. La taille tumorale moyenne était respectivement de 5,1 (±2,1)cm et 3,4 (±1,7)cm (p <0,05). Les scores RENAL et PADUA moyens étaient respectivement de 9,4 et 10,4 contre 7 et 8,9 (p <0,05). La durée d’ischémie moyenne (groupe 3D) était de 20 (±19)min contre 17 (±9)min dans RoPAN (NS). La durée d’hospitalisation était de 2,1 (±1,8)jours contre 4,2 (±2,9)jours pour RoPAN (p <0,05). Les taux de marges positives étaient respectivement de 2 et 3,9 % (NS). À 3 mois, la variation moyenne DFG était respectivement de −9,6 (±20) % et −4,9 (±26) % (NS). Il y a eu une récidive locale et une progression dans le groupe 3D. Dix modélisations 3D analysées ont montré une variation du volume de 16,5 (±10) %, des mesures interbranches artérielles de 2,3 (±1,4) %, avec une variation de 4,8 % [3,1 ; 7] IQ de chaque modèle (5 mesures et volume tumoral). La corrélation de la vascularisation avait pour médiane 5/5 [3 ; 5] min/max.


Conclusion

Notre début d’expérience en chirurgie guidée par modélisation 3D, rapporte, pour des tumeurs significativement plus complexes, et de taille plus importante, de bons résultats en termes de durée d’hospitalisation et morbidité, de préservation de la fonction rénale et de sécurité oncologique. La bonne fidélité anatomique de ces modélisations nous rassure sur leur fiabilité. Une étude prospective randomisée serait utile pour évaluer cette technique avec moins de biais.

Mots clés:
C. / E. / C. / A. Boulenger de / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Néphro-urétérectomie cœlioscopique avec ligature endoscopique du méat urétéral : présentation d’un cas et étude rétrospective
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 749-750


Objectifs

La néphro-urétérectomie (NUT) cœlioscopique est une technique validée pour la prise en charge des tumeurs de la voie excrétrice supérieure non accessibles au traitement conservateur. La gestion du bas uretère et de la collerette vésicale péri-méatique reste un challenge chirurgical en laparoscopie. Nous décrivons une technique permettant la désinsertion et la ligature endoscopique de méat urétéral afin de réduire le risque de dissémination tumorale peropératoire.


Méthodes

Nous avons colligé l’ensemble des néphro-urétérectomies cœlioscopique réalisées entre janvier 2017 et avril 2018 dans un CHU régional. La technique utilisée était une désinsertion endoscopique à l’anse de mono-incision associée à une ligature du méat désinséré avec un lasso cœlioscopique (endo-loop) monté sur une sonde urétérale. La néphro-urétérectomie était ensuite réalisée en cœlioscopie, la pièce était ensuite extraite à l’aide d’un endobag. Un test d’étanchéité vésicale était ensuite réalisé, en cas de fuite une suture était réalisée. La durée de sondage recommandée était de 5jours et une instillation post-opératoire de mytomycine C était réalisée dans les 10jours postopératoire.


Résultats

Sept patients dont 5 hommes ont été inclus dans notre étude. L’âge médian était 73 ans (63 ; 83), la localisation tumorale était urétérale dans 2 cas (29 %) et pyélo-calicielle dans 5 cas (71 %). 5 patients avaient eu une urétéroscopie diagnostique et 2 une cystoscopie avec cytologie urinaire sélective. La durée opératoire médiane était 300minutes (242 ; 358), le saignement médian était 100mL (10 ; 190), aucune conversion en laparotomie n’a été retrouvée. La durée médiane de sondage était de 5,5jours (4 ; 7) et la durée médiane d’hospitalisation était 7jours (5 ; 9). Deux complications postopératoires ont été colligées : un iléus réflexe et un hématome de la cicatrice d’extraction. La durée médiane de suivi était de 13 mois et une récidive vésicale a été recensée (Tableau 1 et Fig. 1).


Conclusion

La désinsertion endoscopique avec ligature du méat urétéral avec un lasso endoscopique apparaît comme une technique sure et efficace. Une étude de plus grande ampleur et avec un plus long suivi pourrait permettre d’évaluer l’impact de cette technique sur le taux de récidives vésicale à distance.

Mots clés:
E. / P. / H.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Neuromodulation sacrée chez les patients atteints de maladie de Parkinson : une étude multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 705


Objectifs

Les symptômes de la phase du remplissage sont fréquents chez les patients atteints de maladie de Parkinson (MP). La forte prévalence des troubles ano-rectaux associés font de la neuromodulation sacrée (NMS) un traitement potientiellement intéressant dans cette population, mais il n’existe aucune donnée à ce jour pour le confirmer. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats de la NMS chez les patients MP.


Méthodes

Tous les patients atteints de MP ayant eu un test de NMS pour symptômes de la phase du remplissage entre 2008 et 2018 dans six centres universitaires ont été inclus dans une étude rétrospective. Les patients avec un diagnostic de syndrome parkinsonien atypique étaient exclus. Le test effectué était soit percutané (PNE), soit à l’aide de l’électrode définitive (staged ). Un boîtier interstim 2 était implanté à l’issue de la phase de test chez les patients ayant une amélioration de leurs symptomes>50 %.


Résultats

Vingt patients ont été inclus. Il s’agissait majoritairement d’hommes (60 %) avec un âge médian de 74 ans, tous résistants aux anticholinergiques et dont 90 % avaient une hyperactivité détrusorienne au bilan urodynamique pré-NMS. Les tests étaient de type PNE dans 6 cas et staged dans 14 cas. Treize patients (65 %) avaient une amélioration>50 % de leurs symptômes après une phase de test d’une durée moyenne de 8,7 jours et ont donc eu l’implantation d’un boîtier interstim 2. Aucune complication postopératoire n’a été notée que ce soit lors des 20 tests ou des 13 implantations. Après un suivi médian de 20 mois, seul 7 patients conservaient une amélioration>50 % (efficacité en intention de traiter : 35 %) avec une différence significative en fonction du type de test (PNE=0 % vs. staged =50 % ; p =0,05).


Conclusion

Cette série est la première à évaluer les résultats de la NMS chez les patients atteints de MP. Les résultats observés semblent inférieurs à ceux rapportés dans les populations idiopathiques et soulignent la nécessité d’autres études aidant à préciser le rôle de la NMS dans cette population. Le test percutané (PNE) semble sous-optimal chez les patients atteints de MP.

Mots clés:
B. / X. / J.N. / G. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Nouveau système de neuromodulation des racines sacrées rechargeables pour le traitement de l’hyperactivité vésicale idiopathique : résultats à 12 mois d’un essai clinique, prospectif, multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 705-706


Objectifs

Le seul système actuellement disponible pour le traitement de l’hyperactivité vésicale idiopathique (HAVI) réfractaire par neuromodulation des racines sacrées (NMS) présente une batterie non rechargeable d’une durée de 3 à 6 ans, pouvant nécessiter plusieurs chirurgies pour remplacement. L’objectif de l’étude RELAX-OAB était d’évaluer la sécurité et l’efficacité d’un nouveau système de NMS rechargeable d’une durée de 15 ans ayant reçu le marquage ce en 2016.


Méthodes

Étude prospective multicentrique incluant les patients présentant un diagnostic d’HAVI réfractaire éligible à la NMS entre juin 2016 et février 2017. L’électrode et le stimulateur ont été implantés en une seule procédure, sans test externe. Le premier mois suivant l’implant a servi de phase de test. Un calendrier mictionnel sur 3 jours, des questionnaires de qualité de vie spécifiques (ICIQ-OAB QOL) et de satisfaction ont été collectés à 1, 3, 6 et 12 mois. Les patients répondeurs étaient définis ainsi : réduction≥50 % du nombre de miction par 24h, du nombre de fuites par 24h ou moins de 8 mictions par jour.


Résultats

Soixante et onze pour cent des 51 patients implantés étaient répondeurs à l’issue du mois de test. Après 12 mois, 94 % des patients répondeurs au test continuaient de répondre au traitement. Les patients présentaient une réduction moyenne de 69 % de leurs fuites quotidiennes (p <0,001) et de 44 % de leur mictions quotidiennes (p <0,001). Quatre-vingt-quatre pour cent des répondeurs au test étaient satisfaits de leur traitement et 88 % ont déclaré pouvoir recharger facilement leur stimulateur. Aucun effet indésirable grave n’a été observé sur 580 mois de suivi cumulé. Deux patients ont été explantés : 1 après une infection et 1 suite à un manque d’efficacité. Aucun effet indésirable lié à la recharge du stimulateur n’a été observé.


Conclusion

Ces résultats confirment l’efficacité et la sécurité à moyen terme du premier système de NMS rechargeable. Ce système permet une nouvelle offre de soin, avec le potentiel d’améliorer de manière significative le profil économique et la balance bénéfice–risque de la thérapie par NMS, par rapport à un produit non rechargeable.

Mots clés:
M. / B. / S. / A. / F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Nouvelle technique d’analyse optique quantitative et quantitative pour différencier le grade tumoral des carcinomes urothéliaux
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 718-719


Objectifs

Depuis quelques années, de nouvelles méthodes d’évaluation peropératoire des lésions urothéliales font leur apparition (microscopie confocale, photothérapie dynamique). Néanmoins, leur utilisations nécessitent une interprétation de la part du chirurgien. L’objectif était d’évaluer une nouvelle technique d’analyse optique multimodale basée sur la fluorescence endogène pour caractériser les grades des lésions urothéliales afin de développer une nouvelle fibre laser diagnostic ne nécessitant pas l’interprétation de l’opérateur.


Méthodes

Des échantillons de tissu urothélial (voie excrétrice supérieure ou vessie) suspects ou sains ont été inclus prospectivement. Les prélèvements réalisés au bloc opératoire étaient fixés immédiatement, puis analysés selon une analyse optique multimodale comprenant une analyse spectrale, une analyse de la durée de vie de fluorescence, une imagerie de seconde harmonique et une analyse de fluorescence sous excitation mono- et biphotonique. L’analyse quantitative était réalisée à l’aide d’une source laser excitatrice de 870nm, l’analyse spectrale comprenait le redox ratio et la durée de vie de fluorescence. L’analyse qualitative était comparée à l’analyse anatomopathologique, afin d’évaluer la possibilité de différencier le grade tumoral des lésions.


Résultats

Cette technique a permit de différencier le tissu sain et les carcinomes de bas et haut grade. Les différents éléments étaient parfaitement identifiés sur l’analyse qualitative (Fig. 1). L’analyse quantitative montrait une corrélation entre l’intensité du spectre et les caractéristiques histologiques. Le redox ratio était significativement plus élevé pour le tissu sain comparativement aux lésions tumorales (p <0,001), de même entre le bas grade et le haut grade (p =0,002) (Fig. 2). Il était possible d’identifier très clairement les différentes structures caractéristiques des lésions sur la durée de vie de fluorescence. En effet, la durée de vie de fluorescence était plus basse pour le tissu sain que pour les lésions de basa grade ou de haut grade de façon significative (p <0,001) (Fig. 3).


Conclusion

Nos résultats permettent de confirmer que l’analyse optique multimodale basée sur la fluorescence endogène des cellules, est capable de différencier le tissu sain des carcinomes de bas grade et de haut grade sans utilisé de fluorophore exogène. C’est une technologie prometteuse pour le développement d’une fibre laser diagnostic des lésions urothéliales vésicales et des voies excrétrices supérieures.

Mots clés:
B. / F. / S. / O. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Objectifs thérapeutiques et effets indésirables des traitements médicamenteux de la cystinurie : résultats de l’étude nationale française portant sur 442 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 731


Objectifs

La cystinurie est la première cause de maladie lithiasique héréditaire monogénique. Nos objectifs étaient d’évaluer les effets indésirables des traitements médicamenteux dans une grande série de patients cystinuriques et de déterminer les objectifs thérapeutiques médicamenteux grâce à l’étude de la cristallurie qui est associée au risque de récidive lithiasique (Daudon et al., 2003).


Méthodes

Nous avons conduit une étude observationnelle rétrospective nationale. Des questionnaires ont été envoyés à tous les médecins urologues et néphrologues français prenant en charge la maladie lithiasique rénale. Les données de 442 patients cystinuriques ont été colligées. Les cristalluries ont été étudiées dans un sous-groupe de 89 patients afin d’évaluer l’association entre le ph urinaire, la densité urinaire (du), le traitement par dérivés sulfhydrilés et le risque d’avoir une cristallurie positive pour la cystine grâce à un modèle de regression logistique à effects mixtes.


Résultats

Un traitement alcalinisant et un dérivé sulfhydrylé ont été prescrits à 88,8 et 55,3 % des patients, respectivement. Des effets indésirables digestifs ont été rapportés chez 12,3 %, 10,4 % et 2,6 % des patients traités par bicarbonate de potassium, citrate de potassium et bicarbonate de sodium respectivement (p =0,008). Au total, 23,7 % des patients sous tiopronine versus 30,2 % des patients sous d-penicillamine ont eu au moins un effet indésirable (p =0,23). L’élévation du ph et la baisse de la du étaient associés à une diminution du risque d’avoir une cristallurie de cystine alors que la d-penicillamine et la tiopronine ne réduisaient pas ce risque (or =1 si ph≤6,5, or =0,26 [0,13–0,53] si 7,5<ph≤8,0, p <0,001 ; or =1 si du≤1,005, or =11,06 [2,76–44,26] si 1,011≤du≤1,014, p <0,001). L’élévation du ph urinaire augmentait significativement le risque d’avoir une cristallurie de phosphate de calcium.


Conclusion

Les fréquences des effets indésirables de la d-penicillamine et de la tiopronine sont comparables. L’hyperdiurèse alcaline est bien tolérée et réduit le risque d’avoir une cristallurie positive pour la cystine. Une densité urinaire inférieure ou égale à 1,005 et un ph urinaire supérieur à 7,5 devraient être les objectifs thérapeutiques, tout en surveillant le risque de cristallisation phosphocalcique.

Mots clés:
C. / S. / M. / I. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Obstruction urétérale maligne extrinsèque : intérêt du drainage par sondes en tandem
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 682-683


Objectifs

L’obstruction urétérale maligne altère fortement le pronostic des patients avec une survie souvent inférieure à un an. Le drainage urétéral est capital pour minimiser la douleur ou pour maximiser la fonction rénale, surtout en cas de chimiothérapie ultérieure. Cependant, les obstructions des sondes double j en polymères, en renfort métallique et même avec métal sont fréquentes et surviennent souvent entre 1 et 6 mois.


Méthodes

De 2014 à 2016, 16 patients ont eu des sondes double j en polymères renforcés bard 8 fr (b8) ou des sondes avec renfort métallique teleflex tumorstent 8 fr (t8) pour obstruction urétérale maligne extrinsèque ganglionnaire (MUO). Parmi eux, sept patients avaient systématiquement une obstruction de leur sonde en moins de 3 mois. Un drainage par tandem associant une sonde teleflex tumorstent 8 fr et une sonde urétérale 8 fr leur a été proposé. Une surveillance clinique, biologique et échographique permettait d’évaluer la qualité du drainage.


Résultats

L’étiologie de l’obstruction était urologique dans 3 cas (vessie, uretère) et extra-urologique dans 4 cas (côlon, Castelman). Parmi les 7 patients, 2 avaient une b8 et 5 avaient une t8. L’obstruction de la sonde a été observée en moyenne à 2,9±1,9 mois. La mise en place rétrograde des sondes a été possible dans tous les cas, mais a nécessité l’utilisation simultanée de deux guides, dont un guide lunderquist. Après la pose des sondes en tandem, aucune obstruction de sonde n’a été observée durant 5,9±1,2 mois. Le changement a été fait lors d’une intervention programmée dans tous les cas. Aucune fièvre, douleur ou insuffisance rénale n’a été notée durant ce drainage. Deux patients sont décédés de leur cancer sans qu’une défaillance rénale en soit responsable.


Conclusion

Le drainage des muo par l’urologue est un challenge délicat lié à l’hétérogénéité des compressions urétérales. L’utilisation de sondes de gros diamètre en tandem pourrait permettre un changement régulier et programmé en dehors de tout contexte d’urgence. Des recherches et des études prospectives seraient bienvenues pour améliorer l’efficacité des sondes urétérales et la qualité de vie des patients.

Mots clés:
B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Onco-tese : faisabilité de la préservation de la fertilité chez les hommes atteints de cancer avant traitements gonadotoxiques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 661-662


Objectifs

La préservation de la fertilité est indispensable avant tout traitement pour cancer, en particulier chez les hommes jeunes. En cas d’impossibilité de recueil de gamètes, un prélèvement chirurgical de pulpe testiculaire est toujours possible dans le cadre d’une onco-tese (testicular sperm extraction ). Nous rapportons notre expérience d’onco-tese.


Méthodes

Étude rétrospective incluant l’ensemble des patients masculins pubères avant tout traitement pour un cancer (orchidectomie, chimiothérapie, radiothérapie ou chirurgie pouvant altérer l’éjaculation) et ayant eu une onco-tese. Les biopsies étaient réalisées par abord scrotal sous anesthésie générale, puis envoyées en biologie de la reproduction et en anatomopathologie. Le poids des fragments, la présence de spermatozoïdes, de spermatogonies, de spermatocytes et de spermatides, le pourcentage de spermatozoïdes mobiles avant et après congélation et la réalisation ou non d’un test de mobilité ont été analysés. Pour chaque prélèvement positif, des paillettes ont été conservées au cecos.


Résultats

Quarante-deux patients ont eu une onco-tese, dans notre centre entre 1996 et 2017 (59,52 % pour altération du spermogramme et 40,48 % pour échec de recueil). L’âge moyen était de 27 ans. Le cancer sous-jacent était : tumeur du testicule 64,29 %, hémopathies malignes 19,05 %, sarcomes osseux 7,14 %, autres 9,52 %. Le délai médian entre la proposition et l’intervention était de 5jours Pour 69,05 % des patients, la biopsie était associée à un geste nécessaire pour le traitement du cancer. Seize patients ont eu un prélèvement unilatéral. La durée moyenne d’hospitalisation était de 3jours et 1 patient a présenté une complication Clavien I. Le taux de biopsies positives était de 61,90 %. Le nombre moyen de paillettes conservées par patient était de 9,52. Au total, 14,28 % des patients ont eu également une conservation de pulpe testiculaire (Tableau 1).


Conclusion

À notre connaissance, cette série est la plus importante rapportée sur ce sujet. Nos résultats semblent confirmer que l’onco-tese est une solution efficace pour préserver la fertilité chez les hommes jeunes atteints de cancer en cas d’échec au recueil ou d’altération majeure du spermogramme. C’est une technique fiable, accessible en urgence, qui devrait être proposée systématiquement.

Mots clés:
A. / A. / C. / J.N. / F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Orchidectomie partielle pour tumeur testiculaire
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 753


Objectifs

L’orchidecomie totale est le dogme standard devant toute tumeur testiculaire. Cependant, ce dogme est éprouvé par l’expérience accumulée des chirurgies conservatrices « de nécessité », sur testicule unique. Le bénéfice fonctionnel mis en balance avec le risque carcinologique induit par une attitude conservatrice semble en faveur de l’orchidectomie partielle. Ainsi, ce traitement nécessite un ensemble de règles à respecter.


Méthodes

Jeune de 30 ans qui consultait pour des douleurs testiculaires. Les données cliniques, biologiques, radiologiques et histologiques étaient en faveur de lésion testiculaire probablement bénigne et justifiant une résection partielle. L’énucléation de la lésion est faite sans complications postopératoires.


Résultats

Les suites opératoires étaient simples. L’étude histologique a objectivé un kyste épidermoïde.


Conclusion

Il est licite devant une lésion bénigne tel que celle de notre cas, kyste épidermoïde, de proposer une chirurgie conservatrice afin de préserver les fonctions testiculaires.

Mots clés:
M. / Y. / K. / O. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Orgasme chez les hommes sous traitement par hormonothérapie pour cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 660


Objectifs

La testostérone (t) serait nécessaire au désir sexuel, à la production de sperme, à la santé du tissu érectile et aux orgasmes. Il n’y a jamais eu d’analyses évaluant l’orgasme chez les hommes sous traitement par hormonothérapie. Le but de notre étude était de définir la prévalence et la nature des orgasmes chez les patients sous hormonothérapie pour cancer de la prostate.


Méthodes

Les patients de notre service qui (i) étaient actuellement sous traitement par hormonothérapie pour un cancer de la prostate et depuis≥3 mois, (ii) avaient des taux de testostérone de castration sous hormonothérapie, (iii) acceptaient de répondre à des questions au sujet de leurs orgasmes et (iv) avaient rempli la partie « orgasme » du score iief, constituaient la population de notre étude. Un modèle multivarié était réalisé à la recherche de prédicteurs de maintien des orgasmes sous hormonothérapie. Les facteurs évalués étaient : l’âge du patient, la présence d’un(e) partenaire, la durée de l’hormonothérapie, le type de traitement reçu pour leur cancer de prostate.


Résultats

Au total, 196 hommes étaient évalués. Douze avaient reçu une hormonothérapie seule, 120 avaient eu une radio-hormonothérapie et 64 avaient eu une prostatectomie radicale et une radiothérapie. L’âge moyen était de 64±19 (42–79) ans avec aucune différence statistiquement significative entre les trois groupes. Soixante-dix-huit pour cent des hommes étaient en couple. La durée moyenne de l’hormonothérapie au moment du questionnaire était de 5±11 (3–26) mois. Quatre pour cent (n =8) des patients rapportaient avoir toujours des orgasmes. Mais l’ensemble de ces 8 patients rapportait une réduction en intensité de ces orgasmes et une moindre facilité à les atteindre depuis le début de l’hormonothérapie. Sept pour cent (n =14) conservaient un désir sexuel. En analyse multivariée, les seuls prédicteurs de maintien des orgasmes sous hormonothérapie étaient la présence d’un partenaire (or 2,2, 1,5–6,4, p <0,05) et la persistance d’un désir sexuel (or 11,6, 4–4–13,2, p <0,01).


Conclusion

Les orgasmes sont rares chez les hommes sous hormonothérapie pour cancer de la prostate. Les chances d’atteindre un orgasme sont plus grandes chez les hommes ayant un(e) partenaire et chez ceux qui conservent un désir sexuel.

Mots clés:
C. / P. / K. / C. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
PD-L1 est-il un marqueur prédictif dans les TVNIM à haut risque réfractaires au traitement d’attaque par instillations endo-vésicales de BCG ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 720


Objectifs

Le BCG est le traitement de référence des TVNIM à haut risque. Récemment, l’immunothérapie par anticorps anti-PD-L1 dans les TVIM a apporté des résultats prometteurs, même si l’expression de PD-L1 en immunohistochimie reste controversée. L’objectif de notre étude était d’évaluer la place de PD-L1 en tant que marqueur prédictif dans les TVNIM à haut risque récidivant précocement après instillations endo-vésicales de BCG.


Méthodes

Notre étude bicentrique rétrospective a inclus 186 patients présentant une TVNIM à haut risque survenue de novo de 2000 à 2015, traités par 6 instillations de BCG, puis classés en deux groupes : bons répondeurs (n =148) et mauvais répondeurs (n =38), définis comme présentant une récidive tumorale précoce après traitement d’attaque. Le lien entre récidive tumorale et expression de PD-L1 en IHC par les cellules tumorales et les cellules inflammatoires du stroma a été étudié, via une variante du test exact de fisher. Le lien entre expression de PD-L1 et infiltrat inflammatoire ainsi que l’évolution de son expression entre tumeurs initiales et récidives ont été étudiés.


Résultats

Pour un seuil de positivité de PD-L1 pour les cellules tumorales (TC)>1 %, 20,5 % des patients MR étaient PD-L1 négatifs contre 20 % PD-L1 positifs (p =0,97). Les résultats étaient similaires pour les cellules inflammatoires du stroma (IC) aux seuils 1 et 5 %. La positivité de PD-L1 par les IC (seuil>1 %) était corrélée à la densité de l’infiltrat inflammatoire péri-tumoral (95,2 % infiltrat dense vs 47,2 % infiltrat faible, p1 %) était corrélée au stade tumoral initial, le stade pt1 marquant le plus l’anticorps (CIS vs pt1, p =0,023).


Conclusion

Nous n’avons pas pu mettre en évidence de lien entre positivité de PD-L1 et récidive tumorale précoce. Le lien entre infiltrat inflammatoire et positivité de PD-L1 nous permet d’asseoir l’intérêt d’associer l’évaluation de la densité de l’infiltrat inflammatoire. L’intensification de l’expression de PD-L1 après BCG thérapie conforte la place des traitements combinés BCG/anticorps anti-PD-L1 dans les TVNIM réfractaires au BCG.

Mots clés:
C. / C. / F. / J. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Perception de l’autosondage par les urologues : résultats préliminaires d’une enquête menée au sein de l’Association française d’urologie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 702-703


Objectifs

L’autosondage (AS) est le traitement de référence dans la prise en charge du résidu postmictionnel chronique.

Aucune donnée n’est disponible en ce qui concerne la perception de l’AS par le personnel soignant (infirmières et médecins).

L’objectif de cette étude était d’explorer, au moyen d’un auto-questionnaire, l’opinion des urologues concernant l’AS et d’évaluer le besoin en infirmières dédiées à l’apprentissage de cette technique au patient.


Méthodes

Un questionnaire a été développé et envoyé aux urologues de l’Association française d’urologie (AFU). Il comportait 52 questions à choix multiples couvrant différents domaines.

Les participants devaient évaluer chaque information par un score allant de 1 (pas d’influence/tout à fait pas d’accord) à 5 (influence majeure/tout à fait d’accord).

Un score total, correspondant à la moyenne des scores individuels, était ensuite calculé (score moyen [SM]).

L’analyse statistique a été réalisée en utilisant SPSS version 19.0. Les résultats sont présentés par leur moyenne et par l’intervalle de confiance à 95 % et pourcentages. Les résultats ont été interprétés en utilisant le test t de Student.


Résultats

Le questionnaire a été envoyé à 1607 urologues. Le taux de réponse était de 12,4 % (n =199) (résultats préliminaires). Fig. 1 : données descriptives des participants. Facteurs déterminants pris en compte dans la décision de proposer l’AS aux patients : Fig. 2 : importance des facteurs relatifs au patient. Fig. 3 : importance des facteurs relatifs à la technique. Connaissances relatives à l’AS : 24,6 % (n =49) des urologues considéraient leur connaissances relatives à l’AS insuffisantes et 40,6 % (n =82) reportaient qu’ils proposeraient l’AS à plus de patients s’ils avaient plus de connaissances. Facteurs pouvant motiver la prescription d’AS : 61,8 % (n =123) des urologues proposeraient plus d’AS s’ils avaient toujours une infirmière disponible pour les aider. Dix-huit pour cent (n =36) des participants pensaient qu’ils enseigneraient l’AS à plus de patients s’ils bénéficiaient d’une aide financière.


Conclusion

Dextérité, troubles cognitifs et visuels sont les facteurs les plus importants pris en compte par l’urologue lorsqu’il considère l’AS. Ce questionnaire soulève la problématique de l’investissement de temps lié à l’AS. Un personnel infirmier référent expérimenté est souhaitable pour une éducation aux AS de qualité. Enfin, il semble nécessaire d’améliorer les connaissances des urologues quant à l’AS en général.

Mots clés:
F. / V. / R. / X. / K.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Performance diagnostique de l’index phi dans le diagnostic moderne du cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 687


Objectifs

Déterminer le profil de l’index phi dans le diagnostic moderne du cancer de la prostate (CAP).


Méthodes

Étude monocentrique, incluant les patients de 2016 à 2018 qui allaient réaliser une IRM prostatique de détection pour suspicion de CAP. Tous les patients avaient un dosage centralisé de l’index phi. La décision de réaliser des biopsies prostatiques (BP) ciblées avec un système de fusion d’image (koélis) reposait sur les données cliniques, PSA et IRM sans connaître le résultat du dosage du phi. Les données quantitatives et qualitatives étaient analysées respectivement par le t test de student et le Chi2. La précision diagnostique de l’index phi était définie par l’aire sous la courbe roc.


Résultats

Soixante-dix patients étaient inclus, 47 (67 %) avaient des biopsies ciblées et 25 (53 %) cancers étaient diagnostiqués (Figure 1). Les caractéristiques de la population sont décrites dans le Tableau 1. Nous avons pris en compte 3 seuils pour l’index phi 25, 35 et 55. Les patients avec une IRM pi-rads 4 ou 5 avait un index phi statistiquement plus élévé (phi=41,41) quand ils avaient un cancer que lorsqu’il n’y avait pas de CAP (phi=30,24) p =0,037 (Figure 2). L’aire sous la courbe de l’index phi était de 0,68 (p =0,03) (Tableau 1).


Conclusion

Dans la pratique clinique, l’index phi est une information complémentaire au psa et à l’IRM pour la décision de réaliser une nouvelle série de bp en particulier avec une cible IRM classée pi rads 4 ou 5 et après une premiére série de biopsies prostatiques négatives.

Mots clés:
M. / B. / B. / M. / X.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Peut-on comparer la récidive biologique après prostatectomie radicale entre 2 populations ethniquement différentes en utilisant les mêmes scores de prédiction ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 643-644


Objectifs

La classification d’Amico et le score CAPRA-S ont été validés dans de nombreuses cohortes de populations caucasiennes, mais moins chez les hommes issus de cohortes d’ascendance africaine.

L’objectif de cette étude est de comparer le risque de récidive biologique après prostatectomie entre une population d’ascendance africaine et l’autre caucasienne, en utilisant la classification de d’Amico avant chirurgie et le score CAPRA-S après chirurgie.


Méthodes

Étude bicentrique incluant 3281 patients consécutifs ayant subi une prostatectomie radicale entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2014 : 2864 patients (1417 afro-antillais et 1447 caucasiens) ont été retenus pour l’analyse finale. La récidive biologique a été définie par le dosage de 2 psa consécutifs au-dessus de 0,2ng/mL. Le score CAPRA-S, validé comme indicateur de l’agressivité tumorale, a été calculé ; ainsi que le score de d’Amico comme classification en groupes de risques préopératoire. Des analyses descriptives ont été réalisées pour déterminer les caractéristiques des 2 populations étudiées, ainsi qu’une analyse de survie sans récidive biologique selon Kaplan–Meier.


Résultats

Le taux global de récidive biologique était de 19,5 %. À cinq ans et à dix ans, il n’y a pas de différence significative entre les deux populations (p =0,51 et 0,98).

Selon d’Amico, la survie sans récidive à cinq et dix ans chez les patients à faible risque était significativement plus élevée chez les afro-caribéens (p =0,004). Dans le groupe haut risque, les caucasiens était significativement plus à risque (p =0,002 et 0,004). Aucune différence n’a été observée pour le groupe à risque intermédiaire (p =0,95 et 0,25) (Fig. 1).

Les résultats sont similaires selon CAPRA-S, hormis pour les patients haut risque il n’y a pas différence 5 à ans (p =0,25) alors qu’à 10 ans, la différence est significative (p =0,04) (Fig. 2).


Conclusion

Cette étude est l’une des plus importantes en termes d’inclusion de patients d’ascendance africaine. Nos résultats sont similaires à 5 et 10 ans quel que soit la classification utilisée. Les résultats obtenus dans le groupe haut risque sont surprenant et posent le problème de l’utilisation adaptée des scores prédictifs de récidive biologique dans les différentes populations notamment celles d’ascendance africaine.

Mots clés:
J. / A. / L. / G. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Photographie du traitement chirurgical de l’incontinence urinaire d’effort de la femme dans un centre tertiaire nord-américain
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 637-638


Objectifs

De nombreux options thérapeutiques sont disponibles pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) chez la femme, mais les pratiques dans ce domaine reste hétérogène d’un pays à l’autre. L’objectif de ce travail était de rapporter l’évolution du traitement chirurgical de l’IUE chez la femme au court des 7 dernières années dans un centre tertiaire américain.


Méthodes

Toutes les patientes ayant consulté pour IUE auprès de deux urogynécologues d’un centre tertiaire nord-américain ont été incluses dans une étude rétrospective. Les patientes ont été identifiées à l’aide des codes de la classification internationale des maladies 625,6 (cim-9) et n39,3 (cim-10). Les traitements chirurgicaux n’étaient envisagés qu’en cas d’échec des traitements conservateurs en particulier de la rééducation périnéale. L’impact de la notification de la foods and drugs administration (FDA) en 2011 sur l’usage de matériel prothétique en urogynécologie sur les traitements chirurgicaux employés a été analysé.


Résultats

Au total, 410 patientes ont été évaluées par les 2 praticiens sur la période d’étude et parmi eux 213 ont finalement eu un traitement chirurgical de l’IUE (52 %). Le traitement le plus fréquemment employé était la bandelette sous-urétrale (BSU ; 67 %) suivi des agents de comblements périurétraux (« bulking agents », 23 %) et des bandelettes aponévrotiques pubovaginale (10 %). La notification de la fda en 2011 a été suvie d’une nette diminution du nombre de procédures chirurgicales pour IUEN en particulier de BSU, avec une réaugmentation depuis 2014 (Fig. 1). Ni sphincter artificiel urinaire (SAU) ni ballonnets périurétraux act n’ont été utilisés sur la période d’étude.


Conclusion

Les traitements chirurgicaux de l’IUE féminine aux usa et en France restent très différents avec un large usage des bandelettes aponévrotiques pubovaginales aux usa alors que le SAU et les ballonnets act ne font toujours pas partie de l’arsenal thérapeutique. Alors que l’usage de la BSU a diminué après la notification de la FDA, son utilisation semble à nouveau s’expandre.

Mots clés:
B. / R. / M. / R. / D.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Physiopathologie de l’hyperactivité détrusorienne neurogène : rôle relatif des neurotrophines, de l’inflammation et de la matrice extracellulaire en fonction de la pathologie neurologique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 702


Objectifs

L’objectif était d’évaluer l’implication des neurotrophines (NGF, BDNF) des neuromédiateurs de l’inflammation (tgf-b1, pge2) et du remodelage de la matrice extracellulaire (timp-2) dans la physiopathologie de l’hyperactivité détrusorienne neurogène (HDN) des patients blessés médullaires, spina bifida, atteints de sclérose en plaque (SEP) ou de pathologies suprapontiques (Parkinson, accidents vasculaires cérébraux).


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a été menée entre mars 2015 et mars 2017 incluant les patients âgés de plus de 16 ans, présentant une pathologie neurologique et ayant consulté consécutivement pour évaluation de troubles vésico-sphinctériens par examen urodynamique et chez qui une hyperactivité détrusorienne était diagnostiquée sur l’examen urodynamique. Les urines de la miction/autosondage initiale du bilan urodynamique étaient prélevées et mises en conservation à −80°C. À la fin de la période d’inclusion, les prélèvements urinaires étaient décongelés pour réalisation des dosages de NGF, BDNF, timp-2, tgf-b1 à l’aide de kits Elisa dédiés. Les taux des marqueurs urinaires étaient ajustés sur la créatininurie.


Résultats

Soixante-trois patients ont été inclus : 20 blessés médullaires, 8 sep, 16 spina bifida et 19 suprapontiques. Les taux urinaires de pge-2/Cr, de timp-2/Cr et tgfβ-1 étaient comparables dans les 4 groupes de pathologies neurologiques (p =0,72, p =0,82 et p =0,64 respectivement). En revanche, le taux urinaire moyen de NGF/Cr était significativement plus élevé chez les patients sep que dans les autres populations neurologiques (0,83, vs. 7,06 vs. 0,32 vs. 0,94pg/mL ; p =0,0009) de même que le taux urinaire moyen de BDNF/Cr (0,05 vs. 0,14 vs. 0,06 vs. 0,03ng/mL ; p =0,048, voir Fig. 1). Le niveau urinaire de NGF/Cr était inversement corrélé au score edss sans toutefois atteindre le seuil de significativité (r =−4,04 ; p =0,06) (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

La voie des neurotrophines, connus pour être altérée dans la sep semble impliquée dans la physiopathologie de l’HDN chez ces patients avec des niveaux de NGF et BDNF urinaires significativement plus élevés dans la population sep que dans les autres populations neurologiques ayant une HDN. Ce résultat, si confirmé, pourrait avoir des implications diagnostiques et thérapeutiques dans le futur.

Mots clés:
C. / B. / C. / J. / Q.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Place de la tomodensitométrie dans la prédiction de l’envahissement de la graisse périrénale dans le cancer du rein
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 709


Objectifs

Le but de ce travail est d’évaluer l’intérêt de la tomodensitométrie préopératoire dans la prédiction de l’envahissement de la graisse périrénale dans le cancer du rein, en comparaison aux données histologiques des pièces opératoires.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive, colligeant 160 patients, entre janvier 2009 et décembre 2017. Les données cliniques, tomodensitométriques et histologiques ont été recueillies. L’envahissement de la graisse périrénale et hilaire était défini par la présence de nodules et/ou par la prise de contraste au scanner. La recherche des facteurs scanographiques prédictifs de l’envahissement de la graisse était effectuée en analyse univariée par le test log rank. Le seuil de signification était fixé à 0,05. L’analyse multivariée en régression de Cox, selon la méthode descendante pas à pas, a permis de calculer les risques relatifs ajustés, mesurant le rôle prédictif propre de chaque donnée scanographique.


Résultats

Cent soixante patients présentant 163 tumeurs étaient inclus. Le délai moyen entre l’imagerie et l’intervention était de 67 jours. À l’uro-scanner, la taille tumorale moyenne était de 73 millimètres. La graisse périrénale était envahie dans 73 cas à l’imagerie (44,7 %) et 54 cas à l’histologie (33,1 %). La concordance était faible (kappa : 0,4 ; p <0,0001). À l’analyse univariée, les facteurs prédictifs de l’envahissement de la graisse étaient la densification et les nodules de la graisse, le rehaussement hétérogène de la tumeur et ses contours irréguliers, les adénomégalies et l’envahissement des cavités excrétrices. Les facteurs retenus à l’analyse multivariée étaient la présence de nodules dans la graisse et le rehaussement tumoral intense. Ces résultats étaient significatifs pour un délai de chirurgie de moins de 6 semaines et une taille tumorale inférieure à 66 millimètres (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La concordance entre la suspicion de l’envahissement de la graisse périrénale à l’imagerie et les données anatomopathologiques était faible. À l’étude multivariée, en plus de la présence de nodules de la graisse, le rehaussement tumoral intense était prédictif de l’envahissement histologique. Ces résultats dépendent de la taille tumorale et du délai entre l’imagerie et la chirurgie.

Mots clés:
O. / M. / A. / A. / H.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Plaie du col vésical pendant l’implantation d’un sphincter artificiel urinaire par voie robot-assistée chez la femme : comment s’en sortir ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 744


Objectifs

La voie robot-assistée a été récemment décrite comme une option qui pourrait permettre de réduire la morbidité de l’implantation du sphincter artificiel urinaire AMS-800 chez la femme. La plaie du col vésical peropératoire reste pour autant une complication relativement commune avec cette voie d’abord. L’objectif de cette vidéo était de décrire les principes de prise en charge d’une plaie du col vésical peropératoire.


Méthodes

Nous présentons le cas d’une femme de 70 ans aux antécédents de cure de prolapsus prothétique par voie vaginale et de deux bandelettes sous-urétrales TOT avec persistance d’une incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne.


Résultats

Les étapes clés suivies ici et dans les quelques autres cas de plaie vésicale pour effectuer une réparation efficace et permettre l’implantation du sphincter artificiel en minimisant le risque d’érosion vésicale sont :

– reprendre la dissection plus latéralement pour ramener médialement les fibres détrusoriennes laissés sur la paroi vaginale et retrouver le bon plan ;

– effectuer un passage autour du col vésical plus distal, vers l’urètre pour pouvoir positionner la manchette aussi loin que possible de la plaie du col vésical ;

– terminer ce passage autour du col vésical et mettre en place le mesureur ;

– réparer minutieusement la plaie du col vésical en 2 ou 3 plans par des hémisurjets ;

– effectuer un test au bleu pour s’assurer que la réparation est étanche.


Conclusion

Grâce à une vision magnifiée en 3 dimensions et une dextérité augmentée par la technologie Endowrist, la voie d’abord robot-assistée pourrait permettre non seulement de diminuer la fréquence des perforations du col vésical mais aussi de faciliter leur détection précoce en peropératoire et une réparation efficace en suivant les principes exposés dans cette vidéo.

Mots clés:
B. / A. / J. / M. / Q.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Points techniques pour améliorer la continence lors de la prostatectomie totale pour cancer par chirurgie robotique
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 742


Objectifs

L’objectif de cette vidéo a été de décrire les différents points techniques chirurgicaux permettant de traumatiser le moins possible l’appareil sphinctérien et son environnement, ainsi que la reconstruction simple autour du col vésical.


Méthodes

Description pas à pas des points techniques opératoires lors de la chirurgie robotique Da Vinci avec utilisation de 4 bras.


Résultats

Les différents temps opératoires permettant la préservation et la reconstruction de l’appareil sphinctérien ont été décrit : décollement des aponévroses pelviennes, dissection et conservation du col vésical, dissection et section du plexus de Santorini avec conservation des ligaments pubo-prostatiques, dissection de l’apex et de l’urètre, reconstruction postérieur et antérieur avec la suture urétro-vésical fait lors du même surjet.


Conclusion

Ces différents points techniques ont permis une récupération plus rapide de la continence.

Mots clés:
J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Pose d’implants intraprostatiques urolift : résultats après 6 ans d’expérience
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 738


Objectifs

Rapporter les résultats de la pose d’implants intraprostatiques urolift®.


Méthodes

L’intervention a été proposée entre février 2012 et mai 2018 à 38 patients ayant une hyperplasie bénigne de la prostate symptomatique. L’évaluation de la symptomatologie urinaire était basée sur l’auto-questionnaire ipss. L’évaluation de la fonction érectile et éjaculatoire était basée sur les auto-questionnaires iief5 et mshq-ejd.


Résultats

L’âge médian était de 67 ans [42–84]. Le volume prostatique médian était de 45mL [20–80]. En préopératoire, l’ipss et l’ipss-qdv médians étaient de 20 [6–29] et 5 [2–6]. L’intervention a été pratiquée sous anesthésie locale chez 5 patients. La durée médiane de l’acte était de 9minutes [6–15]. Aucun eig n’a été observé en périopératoire. À 3 mois, l’ipss médian était de 6 (p <0,001). La durée médiane du suivi a été de 50 mois. Trois patients ont été perdus de vue après 3 mois, 10 ont eu une chirurgie additionnelle la première année, un autre a repris un alpha-bloquant. Chez 24 patients restant, l’amélioration symptomatique restait significative en fin de suivi (ipss médian de 10 [3–19], p <0,0001). Aucun n’a rapporté d’éjaculation rétrograde, ni d’altération de fonction érectile.


Conclusion

La pose d’implants intraprostatiques Urolift® a permis une amélioration des symptômes sans aucun traitement additionnel de l’hbp chez 63 % des patients après 4 ans de suivi médian. Le risque de réintervention était maximal la première année.

Mots clés:
M. / A. / S. / N. Barry
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Prescription d’une hormonothérapie dans le cancer de la prostate et surveillance associée : étude française 2010–2013 des pratiques sur base de données médico-administrative
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 614


Objectifs

Dans le cancer de prostate (cap), l’hormonothérapie (ht) est prescrite à différents stades de la maladie par différents spécialistes. Cette ht peut être associée à des effets indésirables justifiant d’une surveillance spécifique faisant l’objet de recommandations.

L’objectif de cette étude était d’évaluer les pratiques de prescription d’une ht et la surveillance associée.


Méthodes

À partir de la base de données française de l’assurance maladie (sniiram), les données des hommes avec cap initiant une ht médicamenteuse en 2011 ont été recueillies. Une description du recours au soin a été réalisée dans l’année précédant et celle suivant l’initiation de l’ht concernant les consultations des spécialistes, et la prescription de bilans biologiques (glycémie, lipidique, psa, testostérone) et d’une ostéodensitométrie.

En 2011, 23 407 patients ont initié une ht (âge médian, 75 ans) : 67,4 % avec un agoniste gnrh seul, 12,2 % avec antiandrogène seul, 3,9 % avec un antagoniste gnrh seul et 16,5 % avec un blocage androgénique complet.


Résultats

Les initiations étaient réalisées à 89 % par des spécialistes et 11 % par des généralistes. Dans les 6 mois avant initiation, 83,2 % des patients avait consulté un urologue, 25,0 % un oncologue/radiothérapeute. Dans les 3 mois précédent l’initiation, un dosage de psa et de testostérone étaient réalisés chez 70,8 % et 2,7 % des hommes ; une glycémie, un bilan lipidique et un dosage de vitamine D étaient réalisés respectivement chez 37,3 %, 26,4 % et 4,6 % des hommes. Dans les 6 mois suivants l’initiation, le psa et la testostérone étaient dosés chez 81,9 % et 13,9 % des patients, respectivement. Une glycémie, un bilan lipidique et un dosage de vitamine D étaient réalisés respectivement chez 41,6 %, 38 % et 7,6 % des hommes. À 1 an de l’initiation, 74,8 % des patients comptaient une consultation en urologie et 46,6 % en oncologie/radiothérapie.


Conclusion

L’ht est initiée le plus souvent par un médecin urologue et selon différentes modalités. Bien qu’il existe des recommandations concernant les examens à réaliser dans le cadre de l’initiation et du suivi d’une ht, la réalisation de certains de ces examens spécifiques reste limitée.

Mots clés:
L. / F. / E. / E. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Prise charge onco-urologique des cancers du rein métastatique dans un service d’urologie. Bilan d’activité à 2 ans
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 625


Objectifs

L’organisation des soins en onco-urologie est variable d’un centre à l’autre. Nous rapportons notre expérience de prise en charge des cancers du rein métastatique dans un service universitaire d’urologie.


Méthodes

Nous avons inclus dans cette étude tous les patients traités pour un cancer du rein métastatique de février 2016 à avril 2018. Les patients étaient pris en charge par l’équipe d’urologie aidée par un oncologue. Les données cliniques, les effets secondaires des traitements et les résultats oncologiques étaient reportés prospectivement dans la base de données uroccr. Pendant la période d’inclusion, nous avons pris en charge 247 nouveaux cas de cancer du rein, dont 97 étaient métastatiques (67 étaient métastatiques synchrones et 30 métachrones). Nous avons inclus 74 hommes et 23 femmes, dont l’âge médian à l’inclusion était de 66 ans.


Résultats

La prise en charge des patients a nécessité 231 consultations, 198 hospitalisations de jour et 19 traditionnelles. Une néphrectomie de cytoréduction, une métastasectomie et un traitement ablatif des métastases ont été réalisés chez 72, 26 et 23 patients. Nous avons inclus 21 patients dans des essais thérapeutiques. Un traitement de première, de seconde et de troisième ligne ont été proposés chez 50, 21 et 8 patients. En première ligne, un inhibiteur de tyrosine kinase a mené à 2 réponses complètes, 10 réponses partielles, 24 stabilisations, 8 progressions de la maladie et la survie sans progression était de 8 mois. Les évènements indésirables étaient de grade 1 ou 2. Une immunothérapie était souvent proposée en deuxième ligne. Trente-deux patients ont eu une prise en charge palliative et 35 patients sont décédés.


Conclusion

La prise en charge globale des cancers du rein métastatique au sein d’un service d’urologie est réalisable sans importante modification de l’organisation des soins.

Mots clés:
E. / N. / T. / E. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case