Base bibliographique

Sommaire :

IRM et stade pathologique après prostatectomie totale : corrélation en fonction de la classification d’Amico
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 688


Objectifs

L’IRM est l’examen de référence pour l’évaluation locale avant prostatectomie totale et permet de préciser la technique opératoire utilisée. Le but de cette étude est de confronter les résultats de l’IRM avec ceux de la pièce opératoire en fonction de la classification d’Amico.


Méthodes

De 2006 à 2018, 2647 patients ont eu une prostatectomie totale avec une IRM préopératoire. Les données préopératoires (classification de d’Amico, l’IRM) et postopératoires (poids de prostate, analyse de la pièce opératoire) ont été relevées. Les résultats IRM sont classés en it2, it3 en cas de franchissement capsulaire ou d’envahissement des vésicules séminales, les données anatomopathologiques en stade pt2 et pt3 (pt3a pt3b).

La sensiblite (SE),la specificité (SP), valeur prédictive positive (VPP), négative (VPN) ainsi que la précision diagnostic [évaluée par l’index de youden.(IY)] et l’efficacité de l’IRM pour évaluer le stade pathologique ont été calculées en fonction de la classification de d’Amico.


Résultats

Sur les 2647 patients, il y avait 38 % risque faible, 44 % risque intermédiaire et 17 % risque élevé. Sur IRM, il y avait 78 % it2, 22 % it3. L’extension extraprostatique était confirmée sur 1101 pieces de prostatectomie (44,6 %), avec envahissement des vésicules séminales sur 307 (12,4 %). Pour l’ensemble des patients, la sensibilté de l’IRM pour prédire les stades extraprostatiques était de 33,4 %, la spécificité 86,7 %, la VPP 67 %, la VPN 61,8 %, l’index de Youden (IY) de 0,2 et l’efficacité de 62,9 %. Pour les groupes de faible risque, intermédiaire et haut risque les se et sp de l’IRM pour détecter une extension extraprostatique sont respectivement de 25,6 % et 86,8 % ; 28,8 % et 87,3 % ; 47,6 % et 84,4 % de même les VPP et VPN sont respectivement de 41 % et 76,4 % ; 69 % et 55,6 % ; 88,6 % et 37,3 %.


Conclusion

Les performances de l’IRM varient en fonction de la classification d’Amico. Pour prédire l’extension extraprostatique et ainsi mieux guider le choix d’une éventuelle préservation des bandelettes, il faut prendre en compte ces variations dans l’interpétation de l’IRM.

Mots clés:
E. / A. / L. / C. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Jusqu’à quel point chirurgie ambulatoire et traitement de l’hypospade sont-ils compatibles ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 655-656


Objectifs

La chirurgie de l’hypospade est un challenge dans un contexte où l’augmentation de la malformation se heurte aux contraintes économiques en faveur des séjours de courte durée. L’objectif de cette étude était d’évaluer notre expérience sur la chirurgie ambulatoire de l’hypospade et en préciser les contraintes pour un résultat équivalent à une prise en charge en hospitalisation conventionnelle.


Méthodes

Une étude observationnelle, rétrospective et monocentrique a été réalisée. Les patients, présentant un hypospade à l’examen clinique, opérés entre 2010 et 2017 par 3 chirurgiens expérimentés du service, ont été inclus. Les patients sont séparés en 2 groupes : chirurgie ambulatoire (groupe a) et hospitalisation traditionnelle (groupe t). Les données étudiées comprennent notamment le type d’hypospade, la technique chirurgicale, la durée d’hospitalisation, la survenue ou non de complications et le degré de satisfaction des parents en cas de prise en charge en ambulatoire. Les données ont été comparées entre les 2 groupes. Les formes postérieures avec courbure et les formes périnéales ont été exclues.


Résultats

Deux cent cinq patients sont étudiés. L’âge moyen au moment de l’intervention est de 16,6 mois (6–51). Au total, 45,4 % des patients sont opérés en ambulatoire, 54,6 % en hospitalisation traditionnelle. La durée moyenne d’hospitalisation est de 1,41jours (1–4) dans le groupe t. Le suivi moyen est de 22,6 mois (14,4 vs 29,3). L’hypospade balanique est majoritairement représenté dans le groupe a (26,9 % vs 5,4 %), contrairement aux formes moyennes et postérieures, plus souvent prises en charge en hospitalisation traditionnelle (8,6 vs 22,3 %). Il n’y a pas de différence significative pour les formes péniennes antérieures (64,5 vs 72,3 %). Il n’existe aucune différence entre les groupes sur la durée de drainage ou le taux de complications (44,1 % vs 41,1 %).


Conclusion

La chirurgie ambulatoire de l’hypospade nous semble réalisable dans la majorité des cas, à condition que la prise en charge soit standardisée, le personnel formé et impliqué. Le taux de satisfaction parentale est d’ailleurs élevé, confirmant leur adhésion à ce type de prise en charge. Il semble cependant raisonnable de réserver les formes les plus postérieures à une hospitalisation traditionnelle.

Mots clés:
B. / P. / M. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
La chirurgie de désobstruction prostatique a-t-elle un role chez les patients atteints de maladie de Parkinson ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 736


Objectifs

La chirurgie de désobstruction prostatique est généralement considérée comme une option à risque chez les patients atteints de syndrome parkinsonien, plusieurs séries historiques ayant rapporté des résultats très mitigés dans cette population. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats de la chirurgie de désobstruction prostatique en se restreignant aux patients atteints de maladie de parkinson (mp) chez qui les résultats pourraient être moins défavorables.


Méthodes

Tous les hommes avec un diagnostic certain de maladie de Parkinson (exclusion formelle par un neurologue de tout syndrome parkinsonien atypique) et traités par resection transurétrale de prostate (rtup) ou photovaporisation sélective de la prostate (pvp) au laser Greenlight entre 2010 et 2017 dans 3 centres universitaires ont été inclus dans une étude rétrospective multicentrique internationale. Le critère de jugement principal était le succès défini par une amélioration des symptômes du bas appareil urinaire (sbau) de quelque degré que ce soit rapporté par le patient à 3 mois postopératoire ou la reprise de miction spontanée chez les patients en sonde à demeure en préopératoire.


Résultats

Après exclusion de 7 hommes avec un syndrome parkinsonien atypique, 42 patients ont été inclus : 31 traités par pvp et 11 par rtup. À trois mois, 69 % rapportaient une amélioration de leur sbau, 4 étaient inchangés (9,5 %) et 9 étaient aggravés (21,5 %). Dix des 14 patients en rétention en préopératoire avaient repris des mictions à 3 mois (71,4 %). Chez les patients en miction spontanée, le rpm était significativement diminué à 3 mois (138 vs. 63,9mL ; p =0,008). Parmi les 16 patients avec une incontinence préopératoire, 7 avaient récupéré une continence complete en postopératoire (43,8 %). À l’inverse, parmi les 26 patients sans incontinence préopératoire, 3 ont développé une incontinence de novo en postopératoire (11,5 %). Quatorze patients (33,3 %) ont nécessité un traitement pour hyperactivité vésicale résiduel/de novo en postopératoire.


Conclusion

La présente série suggère que la rtup et la pvp sont associées à des résultats globalement satisfaisants chez les patients atteints de mp ayant des sbau et une obstruction prostatique. Toutefois, les taux relativement élevés de patients aggravés par la chirurgie (21,5 %) ou avec incontinence postopératoire de novo (11,5 %) souligne l’importance d’une sélection soigneuse des patients.

Mots clés:
B. / V. / F. / R. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
La grande précision des biopsies transpérinéales guidées par l’image utilisant le système Trinity ® est indépendante du type d’anesthésie utilisée
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 715


Objectifs

Dans le cadre de biopsies guidées par l’image, mesurer la précision de biopsies transpérinéales utilisant un système de fusion élastique (Trinity® Koelis, Grenoble). Vérifier que la précision ne diffère pas selon le type d’anesthésie.


Méthodes

La précision a été mesurée selon Cornud (Radiology , 2018) en termes de distance au centre de la cible (dcc, mm) et de profondeur dans la cible (dcs, mm les valeurs négatives montrent que la carotte est dans la cible) sur la base des archives dicom de biopsies guidées par l’image d’anomalies IRM PIRADSv2≥3 chez des patients en surveillance active ou en réévaluation avant décision thérapeutique. Pour des raisons logistiques, nous développons les biopsies sous anesthésie locale (patch EMLA, 20mL lidocaïne 1 % sc et en bloc périprostatique). Les résultats de 41 dossiers (2 carottes par cible, 82 carottes ; anesthésie générale : 27 patients, anesthésie locale : 14 patients) sont présentés.


Résultats

Le volume moyen de la cible était de 0,8mL (IC95 % : 0,5–1,2), correspondant à une sphère de diamètre moyen de 11,6mm (IC95 % : 9,8–13,2). La précision moyenne (IC95 %) était de 2,5 (2,2–2,9)mm par rapport au centre de la cible (dcc) et toutes les carottes étaient à l’intérieur de la cible (dcs : −2,9 (−3,2/−2,6)mm. La précision n’était pas dégradée par la réalisation de l’acte sous anesthésie locale (Fig. 1). Les données de 82 carottes tirées de notre série historique de biopsies transrectales avec fusion élastique (Cornud. Radiology 2018) ont été utilisées à des fins de comparaison suggérant une meilleure précision (dcc voie transpérinéale : 2,5 (2,2–2,9)mm contre 5,1 (4,0–6,2)mm, p <0,0001) et une plus grande profondeur d’échantillonnage par voie transpérinéale (dcs transpérinéale : −2,9 (−3,2/−2,6)mm, contre 1,3 (0,2–2,3)mm, p <0,0001).


Conclusion

La démonstration faite pour les biopsies transrectales que les systèmes permettant la fusion élastique des volumes définis sur l’IRM et lors de l’échographie transrectale améliorent la précision et la qualité d’échantillonnage des biopsies prostatiques peut être étendue aux biopsies transpérinéales. Ces dernières peuvent être réalisées sous anesthésie locale sans dégradation de la précision.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / D. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
La néphrectomie droite chez le donneur vivant : une alternative fiable et sûre a propos d’une série de 67 transplantations
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 631


Objectifs

L’objectif de cette étude est d’évaluer le prélèvement de rein droit donneur vivant par laparoscopie manuellement assistée en termes de sécurité pour le donneur et de fonction du transplant.


Méthodes

Entre novembre 2002 et avril 2017, 270 néphrectomies par laparoscopie manuellement assistée ont été réalisées dans notre centre. Les caractéristiques des patients et les données à court et à long terme ont été rétrospectivement recueillies via le système d’information « données informatisées validées en transplantation » et les dossiers médicaux. Les données préopératoires incluaient la fonction rénale relative et le bilan scannographique afin de déterminer les raisons de la sélection du rein droit. Les données per- et postopératoires des donneurs et des receveurs ont été comparées selon que le rein droit (groupe d) ou le rein gauche (groupeg) a été prélevé.


Résultats

Soixante-sept reins droits ont été prélevés (25 %), du fait d’une asymétrie fonctionnelle en faveur du rein gauche (52 %) ou d’artères multiples à gauche (48 %).

Parmi les donneurs, aucune conversion en chirurgie ouverte ni de transfusion peropératoire n’ont été nécessaire, il n’y avait pas de différence significative entre le groupe d et le groupe g en terme de durée opératoire (170±37min vs 171±32min respectivement). La durée d’ischémie chaude était significativement plus importante parmi le groupe d que le groupe g (4,0±1,6min vs 3,0±1,7min ; p <0,001).

Parmi les receveurs, il n’y a eu aucune thrombose vasculaire du greffon, il n’y avait pas de différence significative en termes de reprise retardée de fonction (3 groupe d et 8 groupe g), de créatinémie à 6 mois, 1 an et 5 ans.


Conclusion

Comparativement au prélèvement de rein gauche, le prélèvement de rein droit par laparoscopie manuellement assistée est une technique sûre pour les donneurs, avec de bons résultats fonctionnels pour les receveurs à court et à long terme.

Mots clés:
L. / G. / P. / O. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
La néphrolithotomie percutanée dans le traitement des calculs du haut appareil urinaire, chez les patients atteints d’une maladie du système nerveux avec un handicap moteur sévère
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 667


Objectifs

Évaluer l’efficacité et la morbidité de la néphrolithotomie percutanée (nlpc), chez les patients atteints de maladies du système nerveux avec retentissements vésico-spinctériens, pour le traitement des calculs du haut appareil urinaire.


Méthodes

Étude rétrospective, menée dans un centre universitaire, en 2005 et 2017, chez tous les patients présentant une pathologie neurologique sévère, ayant été opérés pour calcul urinaire, d’au moins une nlpc. Une procédure était considérée comme un succès, en cas d’absence de fragment résiduel dans le rein traité, sur les examens d’imagerie (asp, échographie, scanner) postopératoires ou sur les constatations peropératoires en fin d’intervention. Les complications peropératoires étaient rapportées, ainsi que les postopératoires tardives ou précoces selon la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Soixante-seize nlpc ont été réalisées, sur 68 reins, chez 54 patients : 11 blessés médullaires (20,4 %), 11 paralysés cérébraux (20,4 %), 7 scléroses en plaques (13,0 %), 6 spina bifida (11,1 %), 6 accidents vasculaires cérébraux (11,1 %), 4 traumatisés crâniens (7,4 %), et 9 divers (16,7 %). Après une première procédure, dont 12 (15,8 %) avec deuxième temps au cours de l’hospitalisation, le taux de succès était de 60,5 %. Le taux de complications peropératoires était de 10,5 %, essentiellement des saignements. Il a été observé, 34,2 % de complications mineures (Clavien-Dindo≤2) et 9,2 % de majeures (Clavien-Dindo>2), principalement septiques (31,6 % des patients), incluant 3 décès (3,9 %). Les transfusions sanguines ont été nécessaires chez 18,4 % des patients et la durée moyenne d’hospitalisation était de 8jours (minimum : 2, maximum : 29). Un retraitement fut nécessaire, dans les 3 ans, pour 34,2 % des procédures, majoritairement par urétéroscopie.


Conclusion

Chez les patients atteints d’une maladie du système nerveux avec trouble vésico-sphinctérien, la nlpc est d’une efficacité plus faible que dans la population générale, avec des taux de complications similaires, mais une mortalité plus importante. Cependant, pour cette population de patients, le taux de succès semble supérieur aux procédures d’urétéro-rénoscopies souples itératives, pour des complications moins fréquentes, mais plus graves.

Mots clés:
I. / M. / F. / P. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
La polyurie nocturne est-elle prédictive d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil sévère ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 706


Objectifs

La nycturie est un motif de consultation très fréquent en urologie et peut être l’expression d’une polyurie nocturne. La polyurie nocturne est significativement associée à la survenue d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). L’objectif de cette étude est de déterminer la valeur pronostique de la polyurie pour dépister un SAOS sévère et de préciser au moyen d’un algorithme, sa valeur prédictive.


Méthodes

Tous les patients vus en consultation d’urologie sur une période de 30 mois pour nycturie ont été explorés par un calendrier mictionnel. Les patients présentant une polyurie nocturne avérée et inexpliquée ont été adressés pour exploration du sommeil par polysomnographie ventilatoire. Les données suivantes ont été recueillies prospectivement : âge, IMC, HTA, céphalées matinales, bronchopathie, trouble de la vigilance (échelle d’Epworth) et de la libido, somnolence diurne et index d’apnée-hypopnée (IAH). Un SAOS sévère était défini par un IAH>30. Les patients présentant un SAOS sévère étaient comparés à un groupe de patients ne présentant pas de SAOS ou présentant un SAOS non sévère.


Résultats

Parmi les 113 patients inclus, 63 (55,8 %) présentaient un SAOS sévère. Les caractéristiques de chaque groupe sont présentées dans le Tableau 1. Un algorithme associant : sexe (homme ou femme), âge [70,80] ou [80,94], IMC [25,30] ou [30,45] dans cette population de patients présentant une polyurie nocturne a permis d’obtenir une valeur prédictive positive de SAOS sévère de 79,3 % (Fig. 1). Selon l’algorithme défini, une polyurie nocturne chez un homme de (70–80 ans) présentant un IMC>30 a permis de prédire à 96 % la présence d’un SAOS sévère (Tableau 1).


Conclusion

La présence d’une polyurie nocturne doit faire évoquer le diagnostic d’un SAOS systématiquement. Sa puissance prédictive peut être améliorer au moyen d’un algorithme qui doit être validé de manière prospective.

Mots clés:
V. / A. / D.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
La radiothérapie hypofractionnée avec escalade de dose dans les cancers de la prostate, un nouveau standard ? Évaluation de la toxicité aiguë au sein d’une institution
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 698-699


Objectifs

La radiothérapie hypofractionnée a montré son équivalence en termes d’efficacité dans plusieurs essais randomisés avec des profils de toxicité différents. Elle n’est pas encore un standard en France.

L’objectif de l’étude est d’évaluer la tolérance en cours de radiothérapie et à 4–6 mois sur une série de patients traités pour un adénocarcinome prostatique en radiothérapie modérément hypofractionnée avec escalade de dose.


Méthodes

Au total, 212 patients ont été traités consécutivement entre février 2016 et mars 2018. La dose délivrée était de 75gy en 30 fractions au niveau de la prostate et des vs proximales (eqd2=82,5 à 85,7gy en fractions de 2gy pour un α/β de 1,5 à 3). Cent quatre-vingt-quinze patients (92 %) ont reçu une irradiation ganglionnaire pelvienne (46gy en 23 fractions). La technique d’irradiation a été une rcmi rotationnelle (Rapidarc®) guidée par l’image après implantation de 3 grains d’or intraprostatiques. Les toxicités urinaires et digestives ont été recueillies en cours de radiothérapie et à 4–6 mois. Des facteurs prédictifs de toxicité ont été recherchés.


Résultats

Les caractéristiques des patients étaient : âge médian=71 ans [46–86], psa initial médian=9,46ng/mL [1,97–652], stade t1, t2, t3, t4 : 32 %, 23 %, 43 % et 2 %. Stade n1 et m1 : 19 et 1 patients. Score de Gleason 6, 7 (3+4), 7 (4+3) et ≥8 dans 19 %, 44 %, 22 % et 15 % des cas. Les toxicités urinaires et digestives de grade 1 ont été de 50 % et 61 %, celles de grade 2 de 44 % et 2 %. Avec un recul de 4–6 mois après la fin de la radiothérapie, les toxicités urinaires et digestives de grade 1 ont été de 52 % et 23 %, de grade 2 de 15 % et 0 %. Une toxicité urinaire grade 3 (<1 %) a été observée. Aucune corrélation n’a été retrouvée entre la survenue de ces toxicités et les différents paramètres analysés (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

La radiothérapie prostatique modérément hypofractionnée avec escalade de dose est bien tolérée. Elle permet de réduire sensiblement le temps de traitement. Ces données encourageantes doivent être confirmées sur le long terme.

Mots clés:
I. / R.M. / L. / A. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
La résection transurétrale de vessie de réévaluation est-elle toujours nécessaire en cas de primo-résection sous luminofluorescence par hexaminolévulinate ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 722


Objectifs

L’utilisation de la luminofluorescence par hexaminolévulinate (HAL) est désormais recommandée lors de la primo-RTUV afin d’optimiser la détection des lésions tumorales. L’objectif de notre étude était d’étudier l’impact de cette pratique sur le taux de tumeur résiduelle (TR) à la résection de réévaluation (re-RTUV).


Méthodes

Parmi tous les patients opérés d’une RTUV entre 2012–2017, 52 avaient eu une re-RTUV après primo-RTUV jugée complète et dans un délai<3 mois. Nous avons comparé les patients ayant eu une primo-RTUV avec cystoscopie en lumière blanche suivie d’une re-RTUV sous luminofluorescence HAL (group a, n =30) et les patients ayant eu une primo-résection sous HAL suivie d’une re-RTUV en lumière blanche seule (group b, n =22). Le taux de TR à la re-RTUV, le changement de groupe pronostique et/ou de stratégie thérapeutique, les facteurs prédictifs de TR, ainsi que les survies sans récidive et sans progression ont été analysés.


Résultats

Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant les caractéristiques clinicopathologiques. Le taux de tr était de 66,7 % dans le groupe a versus 9,1 % dans groupe b, p <0,001. Dans le groupe a, 16,7 % des patients ont été reclassés dans un groupe pronostique plus sévère après re-RTUV, avec un impact sur la stratégie thérapeutique. Les facteurs prédictifs de TR en analyse univariée étaient : l’utilisation de la luminofluorescence à la primo-RTUV (p <0,001), le lieu de réalisation de la primo-RTUV (p =0,0029) et le délai avant re-RTUV (p =0,033). En analyse multivariée, seule l’utilisation de la luminofluorescence à la primo-RTUV restait un facteur prédictif indépendant de TR (p =0,0031). Après 24 mois de suivi médian, il n’y avait pas de différence en termes de survie sans récidive ou de progression.


Conclusion

La qualité de la primo-RTUV, quand elle est optimisée par la cystoscopie en lumière bleue, a un impact significatif sur le taux de tumeur résiduelle à la re-RTUV et peut modifier la prise en charge des patients atteints de TVNIM.

Mots clés:
L. / G. / J. / S. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
La tomodensitométrie permet-elle une évaluation fiable du stade t3a des tumeurs rénales avant la chirurgie ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 707-709


Objectifs

Évaluer la précision diagnostique de la tomodensitométrie (TDM) dans l’évaluation du stade t3a du carcinome rénal à cellules claires (CRCC).


Méthodes

La TDM préopératoire de 96 patients inclus de manière prospective (base de données UROCCR) a été relue a posteriori par deux radiologues, en aveugle, en se focalisant sur l’évaluation d’un envahissement du tissu adipeux périrénal et/ou du tissu adipeux hilaire et/ou d’un thrombus macroscopique dans la veine rénale ou dans l’une de ses branches afin d’établir le stade ct3a. Le caractère positif des marges tumorales et la présence de néovaisseaux péritumoraux ont également été évaluées, ainsi que l’influence du rehaussement (aspect œdématié et/ou inflammatoire) de la graisse périrénale dans l’analyse de la graisse péritumorale. L’ensemble des patients inclus présentaient 100 CRCC confirmés à l’analyse histo-cyto-pathologique.


Résultats

La sensibilité du diagnostic scanographique d’un envahissement du tissu adipeux périrénal et/ou du tissu adipeux hilaire et/ou d’un thrombus de la veine rénale était de 77 %, 86 % et 86 % et la spécificité était de 72 %, 88 % et 97 % respectivement. La sensibilité et la spécificité du diagnostic scanographique des tumeurs de stade t3a étaient respectivement de 72 % et 70 % [score &kgr;=0,38 (0,29–0,47)]. Parmi les 38 (16 %) tumeurs pt3, 6 (16 %) étaient sous-évaluées : la présence de néovaisseaux ou une tumeur aux contours irréguliers n’étaient pas des critères augmentant de manière significative la précision du diagnostic d’envahissement local. Parmi les 62 tumeurs limitées au rein, 17 (27 %) étaient surévaluées en stade ct3 et parmi ces 17 cas de faux positifs, la graisse périrénale présentait un rehaussement dans 14 cas (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3, Fig. 4, Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La tomodensitométrie fournit de bons résultats en ce qui concerne l’analyse de la graisse périhilaire rénale, d’un thrombus veineux et des tumeurs limitées au rein. L’évaluation de la graisse périrénale reste une tâche difficile, avec des facteurs de confusion, conduisant à un diagnostic scanographique plus difficile du stade t3a.

Mots clés:
E. / A. / C. / A. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
La transplantation rénale pédiatrique, d’excellents résultats y compris chez les receveurs de moins de 15 kg
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 616-617


Objectifs

La transplantation rénale, traitement de choix de l’insuffisance rénale chronique terminale concerne annuellement en France un peu moins d’une centaine d’enfants. Les résultats de ces transplantations pédiatriques sont excellents, les receveurs, dont le poids est de moins de 15kg, présentent, néanmoins, classiquement plus d’échecs précoces. Notre objectif est ici d’évaluer les résultats de ces transplantations en termes de morbi-mortalité et de survie du transplant.


Méthodes

Entre mars 2006 et mars 2018, l’ensemble des transplantations pédiatriques a été réalisé dans notre centre par l’équipe du service d’urologie adulte. Les données ont été rétrospectivement analysées : caractéristiques des donneurs, des receveurs, survie globale, survie du greffon et complications postopératoires. Cent neuf transplantations rénales ont été réalisées chez 100 patients (9 enfants en eu deux transplantations). L’âge moyen des receveurs a été de 9,5 ans. Les causes d’insuffisance rénale ont été néphrologiques (55 %), urologiques (30 %) et indéterminée (15 %). Les donneurs avaient un âge moyen de 18,9 ans et un poids moyen de 52kg. Au total, 12,8 % (14/109) des transplantations ont été faites avec un donneur vivant.


Résultats

Le taux de survie des greffons a été de 96 % à 1 an, 92 % à 5 ans et 71 % à 10 ans. Le taux de complications chirurgicales a été 16 % (18/109). Le taux d’échec précoce a été de 3 %, dont 2 thromboses veineuses, une thrombose artérielle et une d’étiologie indéterminée. Il y a eu 10 pertes tardives (rejet)

Chez les 28 receveurs de moins de 15kg, tous transplantés en position haute, le taux de complications chirurgicales a été de 17 % (4/28) : 2 fistule et 2 reflux. Il n’y eu aucune thrombose veineuse ni artérielle précoce. Le taux de survie des greffons a été de 96 % à 1 an, 90 % à 5 ans et 86 % à 10 ans. Il y a 5 pertes tardives de transplants (rejets ou récidive de la pathologie initiale)


Conclusion

La transplantation rénale pédiatrique réalisée par une équipe d’urologie adulte offre d’excellents résultats y compris chez les receveurs de moins de 15kg.

Mots clés:
T. / G. / E. Alain / P. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
La tuberculose urogénitale : aspects épidémiologiques et morbidité
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 634


Objectifs

La tuberculose est un problème majeur de santé publique dans le monde. Bien qu’il s’agisse d’une pathologie curable, elle est classée parmi les maladies transmissibles causant un nombre assez important de décès. L’objectif de notre travail était d’étudier les caractéristiques épidémiologiques ainsi que la morbidité causée par cette maladie.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective menée entre 2007 et 2017, incluant tous les malades hospitalisés pour tuberculose urogénitale. Cinquante-deux cas étaient colligés. Les données épidémiologiques, thérapeutiques et évolutives étaient recueillies et analysées.


Résultats

Le sex-ratio (h/f) était de 1 :2. L’âge moyen était de 42 ans. Le contage tuberculeux était retrouvé dans 9 cas (17 %). Le délai moyen de consultation était de 5 mois. Le diagnostic a été révélé par un choc septique dans 9 % des cas et une insuffisance rénale aiguë dans 15 % des cas. La durée moyenne d’hospitalisation était de 8jours. Le traitement antibacillaire était démarré dans tous les cas, arrêté pour intolérance ou toxicité dans 18 % des cas. Une néphrectomie a été réalisée dans 15 cas (29 %). Une cystectomie a été faite chez 7 patients (13 %). Onze malades ont eu une orchidectomie (21 %). Le recours à l’hémodialyse a été noté chez 4 patients (7 %). Le taux de mortalité par la tuberculose était de 8 %.


Conclusion

La tuberculose est encore une maladie d’actualité. Avec une mortalité de 8 % et un passage en une insuffisance rénale terminale dans 7 % des cas, la morbidité de cette pathologie est considérable. Un diagnostic précoce et une prise en charge rapide sont indispensables.

Mots clés:
K. / A. / M. / M. / H.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Laser à fibre Thulium SuperPulse : expérience initiale pour lithotripsie de larges calculs rénaux
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 755


Objectifs

Le laser à fibre Thulium SuperPulse apparaît être une alternative au laser Holmium pour la lithotritie. Sa longueur d’onde de fonctionnement est proche du pic d’absorption d’eau, ce qui se traduit par une efficacité d’ablation plus élevée à faible énergie d’impulsion par rapport au laser Holmium.

Dans cette vidéo, nous présentons l’applicabilité du laser à fibre Thulium pour la lithotripsie de larges calculs rénaux.


Méthodes

Trois patients traités par urétéroscopie souple pour calculs rénaux avec une masse lithiasique supérieure à 15mm sont présentés dans cette vidéo.

La lithotripsie a été réalisée au moyen d’un générateur laser à fibre Thulium SuperPulse (Thulium pulsé).

Les interventions complètes ont été enregistrées et les principales conclusions ont été rapportées dans cette vidéo.


Résultats

Premier patient : calculs rénaux gauches multiples allant jusqu’à 12mm de longueur. Les réglages laser utilisés étaient : énergie d’impulsion faible : 0,1J avec une fréquence de 250Hz.

Deuxième patient : calcul rénal gauche unique de 15mm dans le bassinet traité en 24minutes.

Troisième patient : calcul rénal gauche unique de 30mm dans le bassinet traité en 37minutes.


Conclusion

À partir de cette expérience initiale, nous pouvons conclure que le laser à fibre Thulium SuperPulse peut s’appliquer à la lithotripsie. Des études complémentaires sont nécessaires afin de définir les paramètres optimaux de lithotripsie de ce laser.

Mots clés:
O. / E. / V. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Le sondage urinaire peropératoire systématique au cours de la tumorectomie rénale robot-assistée est-il encore indispensable à l’ère de la réhabilitation améliorée après chirurgie (raac) ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 730-731


Objectifs

L’objectif de notre étude est d’évaluer l’intérêt et la sécurité de l’absence de sondage urinaire pour les chirurgies de tumorectomie rénale par voie robot-assistée (rapn) dans le cadre d’un protocole réhabilitation améliorée après chirurgie (raac).


Méthodes

Il s’agit d’une étude monocentrique et comparative non randomisée. Tous les patients opérés consécutivement d’une rapn en raac entre février 2015 et décembre 2017 ont été inclus dans l’étude. La cohorte a été divisée en deux groupes : le groupe de patients non sondés (ns) et le groupe contrôle avec sonde urinaire (s) en peropératoire. Nous avons comparé entre les deux groupes : le taux de rétentions aigues urinaires postopératoires (rau), le taux d’infections urinaires postopératoires (iu), la durée d’hospitalisation ainsi que les complications dans les 30jours suivant la chirurgie.


Résultats

Au total, 145 patients ont été inclus dans le protocole raac pour rapn (49 groupe ns versus 96 groupe s). Il n’y avait pas de différence significative entre le groupe ns et le groupe s en termes d’incidence de rau (6,1 versus 3,1 % respectivement ; p =0,393) ; d’infections urinaires (2 versus 3,1 % ; p =0,707) ; de complications postopératoires (18,4 versus 14,6 % ; p =0,445). La durée d’hospitalisation moyenne était plus courte dans le groupe ns (2,16 versus 2,56jours ; p =0,058). Onze (7,6 %) patients ont dû être réhospitalisés dans les 30jours postopératoires : [8 (8,3 %) du groupe s versus 3 (6,1 %) du groupe ns ; p =0,636]. La durée moyenne d’hospitalisation totale (incluant les jours de réhospitalisation) était inférieure dans le groupe ns (2,27 versus 3,4jours ; p <0,001) (Tableau 1, Tableau 2, Tableau 3).


Conclusion

Notre étude remet en cause le caractère systématique du sondage urinaire pour les rapn. L’absence de sondage vésical ne semble pas augmenter l’incidence des rétentions aiguës d’urines postopératoires et la sonde urinaire pourrait être réservée uniquement pour des populations ciblées à risque.

Mots clés:
B. / I. / J. / R. / H.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Le toucher rectal : est-il indispensable au dépistage du cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 685


Objectifs

Historiquement, il y avait deux manières de dépister le cancer de la prostate : le toucher rectal (TR) et le test PSA. L’objectif de cette étude est de connaître la place du TR dans la pratique des médecins généralistes de notre région (médecins de soins primaires).


Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive transversale de pratiques, sur une mode déclaratif et anonyme. L’enquête a été menée sur la base d’un questionnaire préétabli avec 145 médecins généralistes (MG). Le questionnaire comprenait trois volets : les critères d’identité des médecins, l’approche diagnostique des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) et leurs connaissances théoriques, y compris le dépistage.


Résultats

Au total, 137 (94 %) médecins ont participé à cette étude, dont 70 (51 %) hommes et 67 (49 %) femmes. L’âge moyen était de 44,6 ans (25–72 ans). Le TR est considéré comme recommandé par 116 (86,6 %), médecins, cependant, il n’est pratiqué de manière systématique que par 5 (4 %), dont 1 femme. Plus de 76 (55 %) disent qu’ils le realisé systématiquement au début de leur exercice. Les hommes 39 (56 %) font plus de TR que les femmes 14(21 %) et cette différence est statistiquement significative (p<0,00, or  : 4,7). Seulement 28 (28,4 %) pensaient que le TR devrait être effectué par un urologue ; au moment où 38 (67,9 %) femmes ont déclaré que leur sexe constituait un obstacle à cet examen. Neuf femmes ont rapporté un refus de tr en raison de leur sexe.


Conclusion

S’il est vrai que les recommandations ne sont pas très claires en ce qui concerne le dépistage, il n’en demeure pas moins que de nombreux mg n’en suivent aucune. Beaucoup ne le réalisent pas et ne se réfèrent pas à un urologue. Cette approche ambiguë du diagnostic nécessite une meilleure organisation des consultations et souligne la nécessité de renforcer les connaissances des praticiens.

Mots clés:
S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Les donneurs altruistes
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 632


Objectifs

En dépit de nombreuses actions menées par les systèmes de santé pour promouvoir la transplantation, le nombre de greffons disponibles restent aujourd’hui largement inférieurs à la demande. L’un des moyens pour augmenter ce dernier est le don vivant altruiste, pratiquée au Royaume-Uni depuis 2006. Nous présentons ici l’expérience de cette pratique au Royaume-Uni au cours des 12 dernières années.


Méthodes

L’acte de donner de manière anonyme un rein à un étranger reste controversé dans le milieu de la transplantation. Les raisons sous-tendant un don vivant altruiste sont complexes et les dommages physiques et psychologiques à long terme ne sont que partiellement étudiés les reins des donneurs vivants (DV) altruistes sont ajoutés anonymement à la banque de donneurs. Ils peuvent être donnés aux patients sans DV direct, notamment ceux dont la probabilité de recevoir un rein de donneur décédé est faible, en raison d’une hyperimmunisation. Ils peuvent également rentrer dans le processus de partage d’organes via le système national de partage d’organes.


Résultats

Les DV représentent actuellement plus du tiers des greffes rénales au Royaume-Uni. Ils ont les meilleurs résultats à long terme pour la survie du greffon et du patient. Les DV altruistes constituent environ 11 % du pool de DV. Plus de 500 transplantations par DV altruistes ont été réalisées depuis leur légalisation en 2006. Le programme est dirigé par le NHSBT (service national de santé pour le sang et la transplantation). Cette pratique n’a été légalisé que dans un petit nombre de pays, notamment les États-Unis et les Pays-Bas. Au cours du processus, on observe un taux d’abandon significatif des DV altruistes. La prise de conscience des risques encourus, la durée de convalescence et le manque de soutien sont les principales raisons soulevées.


Conclusion

Le don altruiste contribue significativement au pool global d’organes issus des DV au Royaume-Uni. Cette pratique devient de plus en plus populaire, notamment par l’aide des médias et d’internet. Les reins non spécifiés offrent un nouvel outil pour diminuer le temps d’inscription des receveurs sur la liste d’attente et les risques qui en découlent.

Mots clés:
F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Les facteurs prédictifs des complications infectieuses post-nlpc
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 734-735


Objectifs

La fièvre représente la complication la plus fréquente après nlpc. Sa fréquence rapportée dans la littérature varie entre 1 et 39,8 %. Bien que la fièvre après nlpc soit décrite comme transitoire dans la majorité des cas (60 %), entre 0,3 et 9,3 % des cas peuvent évoluer vers un sepsis grave. L’objectif de ce travail est de déterminer les facteurs prédictifs de survenue des complications infectieuses post-nlpc.


Méthodes

Il s’agit d’une étude épidémiologique observationnelle analytique transversale à visée étiologique, menée d’une façon rétrospective au sein de notre service d’urologie, intéressant 170 cas de nlpc pratiquées entre les années 2012 et 2017. Les données concernant les patients opérés ont été recueillies à partir des dossiers médicaux, des comptes rendus opératoires ainsi que des fiches d’anesthésie et de réanimation.

Le critère principal de jugement était la présence ou non de complications infectieuses postopératoires qui ont inclus :

– une fièvre≥38°C confirmée et persistante au-delà des premières 24heures postopératoires ;

– la présence d’un urosepsis ou d’un état de choc septique en postopératoire.


Résultats

Après analyse univariée, les nlpc réalisées pour des calculs coralliformes étaient significativement associées à la survenue de fièvre postopératoire (32,8 vs 11 % ; p =0,0001). La prévalence de la fièvre postopératoire était significativement plus élevée en cas de nlpc en position ventrale comparativement à la position de décubitus dorsal modifiée (36,4 % vs 16 % ; p =0,009). Les complications infectieuses étaient plus fréquentes en présence des calculs résiduels dont la taille est ≥7mm (29,4 vs 13,7 % ; p =0,01).

Après analyse multivariée, le caractère coralliforme du calcul (or =5,9 ; p =0,0001 ; ic 95 % [2,3–15,3]), la position ventrale du malade (or =3,7 ; p =0,02 ; ic 95 % [1,1–9,3]) et une durée opératoire>95min (or =6,2 ; p =0,0001 ; ic 95 % [2,3–16,2]) sont les facteurs de risque indépendants de survenue des complications infectieuses après nlpc dans notre série.


Conclusion

Notre travail permet de définir des sujets à risque de complications infectieuses chez qui des précautions doivent être prises tel qu’une réduction de pression et de la quantité du liquide d’irrigation et une antibioprophylaxie systématique. À nos connaissances, notre série est la première qui rapporte la valeur prédictive de la position du malade dans la survenue de fièvre post-nlpc.

Mots clés:
M. / B. Ben / W. / H. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Lymphadénectomie rétropéritonéale laparoscopique robot-assistée : un nouveau standard dans la chirurgie des masses résiduelles post-chimiothérapie pour tumeur germinale du testicule ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 753


Objectifs

Le traitement chirurgical des masses résiduelles post-chimiothérapie peut être mené par différentes voies d’abord (ouverte, cœlioscopique ou robot-assistée). Nous présentons dans cette vidéo la technique chirurgicale laparoscopique robot-assistée avec docking unique et position latérale pour masse résiduelle latéro-aortique gauche utilisée lors de une étude récemment publiée.


Méthodes

Il s’agit d’un patient de 28 ans présentant une masse résiduelle latéro-aortique gauche dans les suite d’une chimiothérapie pour tumeur germinale non séminomateuse. Patient en décubitus latéral droit. Un curage dit « modifié » est réalisé selon les recommandations actuelles avec les limites anatomiques classiquement décrites. Décollement et mobilisation du côlon gauche. La veine génitale, l’uretère gauche et l’artère iliaque primitive gauche sont repérés. Le curage débute sur le bord latéral gauche de l’aorte en remontant de l’artère iliaque primitive gauche jusqu’au pédicule rénal gauche. La masse résiduelle est identifiée et disséquée. La partie latérale du curage est ensuite libérée.


Résultats

La durée opératoire était de 155minutes. Les saignements étaient de 80cc. La durée d’hospitalisation était de 2jours. Pas de complications postopératoires. L’examen anatomopathologique a retrouvé une masse de 3cm avec 60 % de nécrose et 40 ganglions réactionnels non métastatiques.


Conclusion

Cet exemple d’approche laparoscopique robot-assistée pour masses résiduelles post-chimiothérapie dans les tumeurs germinales du testicule met en avant l’intérêt de cette voie mini-invasive dans cette indication. Sous couvert d’une bonne sélection des patients et d’une expertise chirurgicale, cette voie d’abord pourrait devenir un standard dans la prise en charge de ce type de patients.

Mots clés:
C. / V. / J.B. / M. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Lymphadénectomie rétropéritonéale robot-assistée pour masses résiduelles postchimiothérapie dans les tumeurs germinales testiculaires : actualisation des résultats du «  single docking  » avec approche latérale lors du curage modifié
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 684


Objectifs

Le traitement chirurgical des masses résiduelles postchimiothérapie peut être réalisé par différentes voies d’abord (ouverte, cœlioscopique ou robot-assistée). Nous présentons les données actualisées du curage rétropéritonéal robot-assisté avec single docking et décubitus latéral dans la chirurgie des masses résiduelles après chimiothérapie pour cancer testiculaire.


Méthodes

Étude, observationnelle, monocentrique, entre octobre 2013 et mai 2018. La technique chirurgicale utilisée était basée sur un single docking avec une position latérale. Un curage rétropéritonéal dit modifié était systématiquement réalisé. Les patients inclus devaient avoir une masse résiduelle après chimiothérapie supérieure à 3cm pour les séminomes (TGS) et supérieure à 1cm pour les tumeurs non séminomateuses (TGNS). Les données préopératoires (âge, pathologie testiculaire initiale, chimiothérapie, taille de la lésion, stade clinique), peropératoires (durée opératoire, perte sanguine, complications (Clavien), nombre de ganglions prélevés et pathologiques) et postopératoires (complications, durée d’hospitalisation, survie sans récidive à 2 ans, mode éjaculatoire) ont été analysées.


Résultats

Dix-sept patients ont été inclus (13 TGNS, 1 TGS et 3 tumeurs mixtes). Tous les patients ont reçu au moins 3 cycles de bep et deux ont reçu une chimiothérapie de rattrapage (VIP). La taille médiane de la tumeur était de 20mm [14–100]. La durée médiane de l’intervention était de 140min [45–300] et les pertes sanguines médianes de 50mL [5–300]. Aucune conversion ni complication>Clavien 2 n’ont été recensées. Le temps moyen d’hospitalisation était de 3,5jours [2–4]. Soixante-huit pour cent des patients conservaient une éjaculation antégrade. Le nombre médian de ganglions prélevés est de 7 [1–40] avec en moyenne 1,3 ganglions positifs [0–3]. Les résultats anatomopathologiques sont présentés dans le Tableau 1. Enfin, la survie sans récidive à 2 ans des patients évaluables était de 100 % (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La lymphadénectomie rétropéritonéale robot-assistée pour masses résiduelles postchimiothérapie dans les tumeurs germinales testiculaires avec approche latérale et single-docking est une technique sûre et reproductible avec des résultats oncologiques et fonctionnels prometteurs.

Mots clés:
A. / J.B. / C. / M. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
L’antibiorésistance des germes uropathogène dans le milieu hospitalier « de réels défis à relever dans le futur proche »
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 634


Objectifs

Les infections urinaires sont au premier rang des infections acquises à l’hôpital (IAH). Elles constituent une préoccupation constante, du fait de leur morbidité importante et des bactéries multirésistantes incriminées dans ces infections. L’objectif de l’étude est de dresser le profil bactériologique ainsi que la cinétique d’évolution de la résistance aux antibiotiques des principales souches bactériennes.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective étalée sur trois ans, de janvier 2015 à décembre 2017. Nous avions recensé 1382 patients, hospitalisés dans une unité universitaire d’urologie, pour une durée supérieure à 48h. L’examen cytobactériologique d’urine (ECBU) était stérile à l’admission. Un autre ECBU a été réalisé à la sortie des patients. Nous avions étudié les observations des patients aussi bien que les données bactériologiques (types de bactéries, profil de résistance aux antibiotiques).


Résultats

On a relevé 207 patients avec une infections acquises à l’hôpital. L’âge moyen était de 63 ans. Cependant, 57 % des patients étaient porteurs d’une sonde vésicale. L’étude bactériologique a objectivé 37 % d’Escherichia coli , 21 % de Klebsiella pneumoniae et 7 % d’Acinitobacter bomanii . Sur les trois ans de l’étude, la résistance d’Escherichia coli aux c3g est passée de 28 à 44 %, aux fluoroquinolones de 66 à 94 %, aux aminosides de 27 % à 35 %. Cependant, la résistance du Klebsiella pneumoniae aux fluoroquinolones était à 100 % pendant toute la durée de l’étude et aux c3g elle est passée de 79 à 92 %. Par ailleurs, la résistance de l’Acinetobacter bomanii aux quinolones est restée stable à 100 % et aux c3g, elle est passée de 93 à 98 % et aux carbapénèmes de 48 à 56 %.


Conclusion

Les données de notre étude montre des taux alarmants d’antibiorésistance des germes hospitaliers nécessitant une mise en place de mesures urgentes et durables pour la lutte contre l’infection acquise à l’hôpital. Ce sont donc des défis majeurs à relever afin d’éviter des situations inéluctables d’impasses thérapeutiques à venir.

Mots clés:
M. / A. / H. / Z. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
L’apprentissage de la ponction calicielle percutanée dans un gant en latex
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 756


Objectifs

Plusieurs modèles biologiques, réalisés avec un rein de porc, ou virtuel ont été développés pour l’apprentissage de la ponction calicielle percutanée. Nous présentons une vidéo d’un modèle confectionné avec un gant en latex, pour l’apprentissage de l’abord caliciel percutané.


Méthodes

Deux ou 3 morceaux de mousse sont utilisés pour simuler la paroi abdominale. Une sonde urétérale est introduite dans un gant en latex et l’entrée du gant est fermée par des ligatures. Le gant est rempli par du sérum et du produit de contraste. Les doigts du gant sont fixé aux mousses par du sparadrap. Les mousses sont repliées pour couvrir le gant. Les bouts des doigts du gant sont ponctionnés comme les calices. La ponction, insertion du guide et une petite dilatation sont faite sous radioscopie. Les résidant ou urologues sont enseignés la ponction calicielle et le début de la dilatation du trajet.


Résultats

C’est un modèle économique, utilisant du matériel non coûteux, et facilement réalisable en quelques minutes. La mobilisation et la ponction du bout du doigt de gant est similaire à la ponction d’un calice. L’insertion du guide et le début de la pré-dilatation sont possibles. Mais, une dilatation plus large et l’insertion de la Gaine d’Amplatz sont presque impossibles ; le doigt est invaginé et repoussé par la dilatateur.

Il est non biologique donc il n’y a pas de problème d’hygiène et peut être utilisé au bloc opératoire. Cependant, il y a une limitation en termes de rapport anatomique et de sensation tissulaire. En plus, la ponction écho-guidée n’est pas possible.

Au cours d’ateliers, les participants ont rapporté une grande satisfaction et de confiance concernant l’apprentissage de la ponction calicielle.


Conclusion

Ce modèle est économique, rapide et facile à réaliser. En plus, il a été satisfaisant pour l’apprentissage de la ponction calicielle. Cependant, des études comparatives avec les modèles biologiques et simulateurs virtuels sont nécessaires.

Mots clés:
M. / H. / I. / A. / O.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
L’impact de l’intoxication tabagique sur la réponse à la chimiothérapie néoadjuvante à base de sels de platine chez les patients traités pour carcinome urothélial de vessie – étude prospective multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 669-670


Objectifs

Plusieurs études rétrospectives ont suggéré l’existence de mécanismes de résistance aux sels de platine induits par la nicotine. Aucune association entre l’intoxication tabagique et la réponse à la chimiothérapie néoadjuvante n’a été démontrée chez les patients traités pour carcinome urothélial de vessie. L’objectif de cette étude était d’évaluer cette association sur une cohorte multicentrique contemporaine.


Méthodes

Nous avons collecté prospectivement les données cliniques et anatomopathologiques incluant le statut tabagique (non fumeur, sevré, actif) et l’exposition (nombre de cigarettes par jour, durée d’exposition, durée du sevrage) chez les patients traités par chimiothérapie néoadjuvante, puis cystectomie totale pour carcinome urothélial de vessie dans 11 centres entre 2013 et 2016. Une analyse de régression logistique et une régression de cox ont été conduites afin d’évaluer l’association du statut tabagique (statut et exposition) avec (a) une réponse complète (pas de maladie résiduelle) ; (b) partielle (maladie résiduelle non infiltrante) ; (c) l’absence de réponse (maladie résiduelle infiltrante ou n+) et (d) les survies sans récidive, spécifique et globale.


Résultats

Sur les 168 patients analysés, 47 (28 %), 71 (42,3 %) et 50 (29,8 %) étaient respectivement non fumeurs, sevrés et actifs. Le tabagisme était associé à la présence de cis sur la pièce de cystectomie totale (p =0,02) et le tabagisme actif était significativement associé à une durée d’exposition plus longue (30 vs. 36 ans, p <0,001). La régression logistique multivariée a mis en évidence que le tabagisme actif et sevré était associé à de moins bons taux de réponse [(rr ) 0,27, ic 95 %=0,13–0,71, et rr =0,33, IC95 %=0,11–0,95]. Le tabagisme actif était associé à un moins bon taux de réponse anatomopathologique (rr =2,85, IC95 %=1,11–7,31). La régression de Cox en analyse multivariée montrait que le statut tabagique n’était pas associé à la survie.


Conclusion

Dans cette étude, le tabagisme actif et sevré était associé à une moindre réponse à la chimiothérapie néoadjuvante avant cystectomie totale. Une augmentation de la durée de suivi permettra d’évaluer l’impact de ces résultats sur la survie. En attendant des validations de ces données, les patients devraient être informés du risque et bénéficier d’une aide au sevrage.

Mots clés:
J. / I. / P. / M. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
L’impact des inégalités socio-économiques sur l’incidence et la mortalité du cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 684-685


Objectifs

L’impact du statut socio-économique (SSE) des patients sur l’incidence et la mortalité du cancer de la prostate a été très peu étudié en France et reste l’objet de résultats discordants. Le but de notre étude était d’évaluer l’impact du niveau socio-économique sur l’incidence et la mortalité du cancer de la prostate, en utilisant les données du registre du cancer de la somme.


Méthodes

Le SSE a été évalué à l’aide de l’indice européen de défavorisation (EDI). Cet indice a été utilisé pour classer chaque unité géographique (IRIS) en fonction de la défavorisation sociale. Tous les cas de cancer de prostate enregistré par le registre de cancer de la somme entre 2006 et 2010 ont été inclus dans l’étude et ont été associés à l’IRIS correspondant [géolocalisation des adresses des patients à l’aide du système d’information géographique (SIG) fonctionnant sur Mapinfo 16.0]. Une modélisation linéaire généralisée hiérarchique a été utilisée pour l’analyse spatiale. Pour évaluer l’autocorrélation spatiale, le test de l’indice de Moran a été réalisé.


Résultats

Un total de 2405 cas incidents de cancer de la prostate ont enregistrés dans le département de la somme. L’incidence standardisée sur l’âge était de 98,2 cas pour 100 000 personnes–années (pa). Le taux de mortalité standardisé était de 28,1 décès pour 105 pa. Le coefficient associé à l’EDI obtenu à partir de l’analyse spatiale de l’incidence du cancer de la prostate était négatif (−0,348 ; IC 95 % : −0,0831), ce qui indique que l’incidence du cancer de la prostate était plus importante dans les zones les moins défavorisées. Le risque relatif de mortalité par cancer de la prostate associé au quintile 5 de l’EDI (EDI le plus défavorisé) par rapport au quintile 1 (EDI le moins défavorisé) était de 3,09 ; IC à 95 % : [1,70 ; 5,59] (p ≤10−6).


Conclusion

Il existe une association significative entre la mortalité du cancer de prostate et un indice socio-économique défavorisé dans le département de la somme. Les différences géographiques liées au dépistage (incidence standardisée plus basse) pourraient expliquer ces résultats. Un examen approfondi des données sources est nécessaire afin de préciser le déterminisme de cette association et d’en corriger les éventuelles disparités.

Mots clés:
F. / H. / F. / E. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
L’intensité de la douleur est-elle un bon critère de sélection des patientes nécessitant une imagerie à la phase initiale d’une pyélonéphrite aiguë ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 633


Objectifs

L’objectif de cette étude était de rechercher l’existence de facteurs prédictifs de complication urologique à l’imagerie en cas de pyélonéphrite aiguë de la femme de 18 à 65 ans.


Méthodes

Les patientes de 18 à 65 ans consultant au service d’accueil des urgences entre 2010 et 2015 pour une pyélonéphrite aiguë ont été incluses. Le critère d’exclusion était l’absence d’imagerie des voies urinaires aux urgences. Le critère de jugement principal était la présence d’une complication urologique à l’imagerie ; le critère de jugement secondaire était la modification thérapeutique après diagnostic fait à l’imagerie. Ces critères ont été recherchés en analyses univariées et multivariées par régression logistique.


Résultats

Au total, 193 patientes étaient incluses, dont 45,6 % présentaient une complication urologique. En analyse multivariée dans cette cohorte globale, l’antécédent de calcul urinaire (or =2,41 ; p =0,01) et le caractère morphino-requérant de la douleur (or =5,29 ; p =0,009) étaient associés à la découverte d’une complication urologique à l’imagerie. Au total, 154 patientes avaient une pyélonéphrite simple, parmi elles, 120 avaient eu une imagerie, dont 45 % avaient une complication urologique, avec modification de la prise en charge thérapeutique chez 36,7 % d’entre elles. En analyse multivariée, l’âge (or =4,58 ; p =0,02) et le caractère morphino-requérant de la douleur (or =3,78 ; p =0,02) étaient significativement associés à la découverte d’une complication urologique à l’imagerie. En analyse multivariée, l’âge (or =6,76 ; p =0,005) et le caractère morphino-requérant de la douleur (or =4,19 ; p =0,01) étaient associés à une modification de la prise en charge thérapeutique (Fig. 1).


Conclusion

Le caractère morphino-réquérant de la douleur, l’âge de la patiente et l’antécédent de calcul des voies urinaires étaient associés au risque de complication urologique à l’imagerie chez les patientes atteintes d’une pyélonéphrite aiguë simple. Devant le fort taux de complication urologique retrouvé dans cette série (45 %), il pourrait se discuter la réalisation d’une imagerie systématique.

Mots clés:
B. / S. / P. / L. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
L’intérêt de l’embolisation préopérative immédiate avant néphrectomie pour tumeur localement avancée et/ou associée à un thrombus cave
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 626


Objectifs

La néphrectomie, pour tumeur du rein localement avancée (≥t2b) et/ou associée à un thrombus cave, est une chirurgie potentiellement morbide en particulier en raison du risque hémorragique. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact d’une embolisation artérielle rénale (EAR) avant néphrectomie pour tumeurs rénale localement avancées et/ou thrombus cave sur la morbidité périopératoire.


Méthodes

Étude comparative multicentrique incluant 145 néphrectomies pour tumeur rénale≥t2b issues du registre français UROCCR : 46 néphrectomies avec embolisations préopératoires immédiates et 99 néphrectomies seules. Les critères de jugement étaient la morbidité hémorragique (perte sanguine peropératoire, taux de CGS transfusés) et les complications périopératoires selon le Clavien.

Les données initiales et les stades tumoraux étaient similaires entre les 2 groupes (embolisé vs non embolisé) : âge moyen 65 ans, Charlson médian 3, hémoglobinémie 11g/dL (p >0,05), t2b 15 vs 14 %, t3a 31 vs 45 %, t3b 32 vs 24 %, t3c 15 vs 12 %, t4 7 vs 5 % (p =0,55), mais le niveau du thrombus était significativement plus élevé dans le groupe embolisation (niveau iii/iv 51 % vs 19 %, p =0,02)


Résultats

La perte sanguine peropératoire moyenne était inférieure dans le groupe embolisé : 726±118mL et 1083±113mL (p =0,03). Les taux de transfusion peropératoire, postopératoire et total étaient similaires, alors que le niveau du thrombus était significativement plus élevé dans le groupe embolisation (niveau iii/iv 51 % vs 19 %, p =0,02). Le taux de complication postopératoire grave (Clavien iii–iv) était inférieur dans le groupe embolisé : 11 % vs 21 % (p =0,03). Dans le sous-groupe des tumeurs sans thrombus cave (t2b/t3a), les taux de transfusion, la perte sanguine peropératoire et le delta d’hémoglobine étaient divisés par 2 dans le groupe embolisé (p <0,05)


Conclusion

Dans cette étude rétrospective comparative, nous avons démontré l’intérêt de l’embolisation rénale préopératoire immédiate avant néphrectomie pour tumeur localement avancée et/ou thrombus cave, avec un taux de complication et une morbidité hémorragique qui étaient similaires ou inférieures pour les patients bénéficiant d’une embolisation preopératoire malgré des niveaux de thrombus plus élevés que le groupe non embolisé.

Mots clés:
R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
L’origine de la tumeur primitive et la taille tumorale sont les deux facteurs pronostiques associés aux résultats oncologiques après surrénalectomie pour métastase surrénalienne
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 628-629


Objectifs

Peu d’études ont à ce jour cherché à évaluer les facteurs pronostiques associés aux résultats oncologiques après surrénalectomie pour métastases surrénaliennes. L’objectif de cette étude était d’évaluer les facteurs pronostiques associés aux résultats oncologiques de la surrénalectomie pour métastase surrénalienne.


Méthodes

Tous les patients ayant eu surrénalectomies pour métastase surrénalienne, quel que soit le primitif, réalisées dans 7 centres entre 2006 et 2016 ont été inclus dans une étude rétrospective. Les surrénalectomies réalisées lors d’une néphrectomie homolatérale ont été exclues. Les survies spécifiques (SS) et sans récidive (SSR) ont été estimées par la méthode de Kaplan–Meier et comparées par le test de log-rank. Les facteurs pronostiques associés à la SS et à la SSR ont été recherchés par grâce à de des modèles de Cox univiariés et multivariés.


Résultats

Cent six patients ont été inclus. La taille tumorale moyenne était de 36,7mm. Les tumeurs primitives étaient majoritairement rénales (47,6 %) et pulmonaires (32,4 %). Après un suivi médian de 24,8 mois, les taux estimés de SSR et SS à 5 ans étaient de 20,7 % et 63,7 % respectivement. En analyse univariée, la taille tumorale (hr =3,8 ; p =0,04) et la chronologie d’apparition de la métastase (synchrone vs asynchrone : hr =2,1 ; p =0,02) étaient associées à la SSR, mais seule la taille tumorale (hr =19,5 ; p =0,0004) restait associée à la SSR en analyse multivariée. Le seul facteur pronostique associé à une meilleure SS en analyse multivariée était l’origine rénale de la tumeur primitive (hr =0,1 ; p <0,0001) (Fig. 1).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, la taille tumorale était le seul facteur associé à la SSR et une tumeur primitive rénale était le seul facteur associé à une meilleur ss. Ces deux paramètres pourraient aider dans l’information des patients et la prise en charge des patients atteints de métastases surrénaliennes traités par surrénalectomie, par exemple, en permettant d’adapter la surveillance postopératoire.

Mots clés:
B. / N. / R. / A. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
L’urétroplastie anastomotique termino-terminale
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 751


Objectifs

L’urétroplastie anastomotique termino-terminale est une technique qui garde son intérêt dans la gestion de l’urètre post-traumatique.

Méthodes nous présentons le cas d’un jeune patient de 17 ans victime d’un AVP avec une rupture complète de l’urètre bulbaire, l’incision en U renversé, la dissection des différents plans, libération de l’urètre, la réalisation de l’anastomose urétrale termino-terminale par PDS 4-0.


Résultats

La durée opératoire a été de 100min, les pertes sanguines furent estimées à 100cc. La sortie à j3 avec ablation des lames de Delbet, le patient a été suivi en consultation avec un recul de 6 ans sans récidive.


Conclusion

l’urétroplastie anastomotique termino-terminale muqueuse contre muqueuse est une technique efficace et fiable dans le traitement de l’urètre post-traumatique non manipulé.

Mots clés:
A. / T. / K. / A. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Maladie de Lapeyronie : résultats à court terme de la lithotritie extracorporelle de contact
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 658


Objectifs

La maladie de Lapeyronie touche jusqu’à 9 % de la population masculine. Elle se manifeste par des douleurs et une déformation de la verge en érection. Les traitements médicamenteux apportent un faible bénéfice et les traitements chirurgicaux présentent des effets secondaires non négligeables. Depuis 1996, la lithotritie extracorporelle (lec) est utilisée comme alternative thérapeutique non invasive et justifie d’évaluer ses résultats avec les nouveaux lithotripteurs de contact.


Méthodes

De janvier 2017 à avril 2018, nous avons testé prospectivement 2 lithotripteurs de contact successivement : urogold [44 patients : groupe 1 (g1)] puis dornier [34 patients : groupe 2 (g2)] selon 2 schémas thérapeutiques distincts. Les critères d’exclusions étaient : une taille de plaque>4cm, un rétrécissement circonférentiel ou un antécédent de lec. L’âge médian était respectivement de 58 et 64 ans dans g1 et g2. Selon les recommandations du fabriquant, g1 recevait une séance unique de 3000 impacts et g2 recevait 4 séances de 4000 impacts. Nous avons analysé l’impact du traitement sur la douleur (évaluée par l’échelle visuelle analogique) et l’angulation de la verge en érection.


Résultats

Dans g1 : 25/44 patients (57 %) présentaient une douleur avant la lec et dans g2 : 14/34 (41 %). Une disparition complète a été observée chez 18 patients (72 %) du g1 et 12 (86 %) du g2. Une diminution de la douleur a été constatée pour 5 patients (20 %) de g1 et 1 (7 %) de g2. Une déformation significative prélec existait chez 36 patients de g1 (82 %) et 28 de g2 (82 %). Les proportions de patients avec une angulation de 10 à 40°, 40 à 70° et >70° étaient de 48 %, 25 % et 9 % pour g1 et 29 %, 35 % et 17 % pour g2. Dans g1 et g2 respectivement : 12 (33 %) et 13 patients (46 %) présentaient une correction de 20° ; 8 (22 %) et 8 (29 %) présentaient une correction de 20 à 40°.


Conclusion

La lec est un traitement alternatif, non invasif, de la maladie de Lapeyronie, dont le bénéfice reste discuté. Dans cette étude, qui n’avait pas pour but de comparer deux lithotripteurs, >2/3 des patients présentaient une disparition complète de la douleur et >50 % présentaient une amélioration d’angulation. Il reste à standardiser le schéma thérapeutique et réaliser une étude comparant les lithotripteurs.

Mots clés:
N. / Y. / M. / F. / T.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Métastasectomie surrénalienne bilatérale robot-assistée pour Résection complète d’un cancer du rein métastatique
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 747


Objectifs

La rémission complète d’un cancer du rein à cellules claires métastatiques (CRCCm) repose le plus souvent sur l’association de thérapies systémiques ainsi que du traitement local des métastases. L’objectif de cette vidéo était d’illustrer la faisabilité de métastasectomies complexe intra-abdominales avec une approche mini-invasive robot-assistée.


Méthodes

Les temps opératoires clés des métastasectomies, réalisées avec le robot chirurgical Da Vinci Si® (Intuitive Surgical®), trois bras opérateurs, un optique 30° et deux trocarts pour l’aide sont présentées. Les données cliniques associées au cas présenté sont issues de la base de données UroCCR et y ont été collectées après consentement, de façon prospective.


Résultats

Cinq ans après néphrectomie totale élargie droite pour un CRCC de 8cm, le patient de 74 ans présentait une récidive pulmonaire et surrénalienne bilatérale métastatique. Après un an d’inhibiteurs de tyrosine kinase, on observait une réponse pulmonaire complète mais surrénalienne incomplète. Le traitement médical a cependant dû être suspendu pour des effets indésirables grades III–IV. Les métastasectomies ont été décidée en RCP, pour permettre une rémission clinique complète. La lésion droite de 8cm, comprimait la veine cave. La gauche, de 11cm comprimait le pédicule rénal gauche. L’analyse anatomopathologique a montré deux métastases de CRCC, marges chirurgicales négatives. Il n’y a pas eu de complication chirurgicale avec sorties à j+2. Après 22 mois sans thérapie systémique, une nouvelle récidive osseuse et pulmonaire nécessita l’introduction d’une immunothérapie anti-PD1.


Conclusion

Les métastasectomies de CRCCm peuvent être discutées afin d’obtenir une rémission clinique complète ou pour suspendre des thérapies systémiques. Une approche chirurgicale mini-invasive peut permettre une faible morbidité même en cas de métastases complexes importantes, pour un bénéfice non négligeable chez cette population présentant souvent un état général altéré et des fragilités.

Mots clés:
C. / C. / A. / N. / T.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Mise en place d’un modèle d’organoïde de cancer de prostate : applications thérapeutiques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 701-702


Objectifs

Un organoïde est une structure multicellulaire tridimensionnelle qui reproduit in vitro la micro-anatomie d’un organe. La culture d’organoïdes prostatique est techniquement complexe, mais sa mise au point s’est avérée précieuse pour la recherche fondamentale et le criblage de molécules à visée thérapeutique. Nous présentons dans cette étude la validation du modèle d’organoïde de cancer de prostate ainsi qu’un criblage de différents agents thérapeutiques.


Méthodes

Nous prélevons un échantillon tissulaire à partir d’une pièce de prostatectomie issue de patients ayant un cancer de prostate localisé, guidé par les données cliniques, de la biopsie et de l’IRM. Ce prélèvement est dissocié par la collagénase et la trypsine. Les cellules sont ensuite triées par cytométrie afin d’isoler les cellules luminales (CD26+) des cellules basales (CD49+). Ces cellules sont mises en culture dans du matrigel qui mime la matrice extracellulaire. Des tests thérapeutiques ont été réalisés par l’ajout de docétaxel, et de perturbateurs du métabolisme énergétique cellulaire (2-dg et metformine). Leurs effets ont été évalués par la mesure du périmètre des organoïdes.


Résultats

Sur les 12 prélèvements prostatiques, 9 ont permis d’obtenir des organoïdes. Les 3 échecs sont dus à des contaminations bactériennes. Ces cellules forment en 7 à 10 jours des organoïdes (Fig. 1A), la coupe histologique met en évidence une structure glandulaire bistratifiée (Fig. 1B). Les organoïdes obtenus ont été à nouveau analysés par cytomètrie en flux après 3 semaines de culture afin de déterminer leurs signatures cellulaires. De façon intéressante, 98,6 % des cellules (Fig. 2) gardent une signature cellulaire identique. Le docétaxel, le 2-dg et la metformine induisent une diminution de la taille des organoïdes dès j1 respectivement de 14 %, 38 % et 2 % ; cette décroissance augmente à j3, respectivement de 30 %, 58 % et 20 % par rapport à j0 (Fig. 3).


Conclusion

Ces résultats permettent de valider un modèle d’organoïde de cancer de prostate et de débuter des tests thérapeutiques dans le but de développer des traitements personnalisés. Les perspectives de ce travail sont d’augmenter la cohorte de patient ainsi que de tester de nouvelles thérapies innovantes.

Mots clés:
F. / S. / F. / B. / Y.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case