Base bibliographique

Sommaire :

Faisabilité du curage inguinal selon la technique du ganglion sentinelle pour les tumeurs de verge N0
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 754


Objectifs

Le curage inguinal élargie ou modifié dans la cadre de tumeur de verge est morbide avec de multiples complications type lymphocèle et thrombose veineuse profonde.

Le curage selon la technique du ganglion sentinelle est un standard dans la prise en charge des mélanomes.

L’objectif de ce travail est de montrer la faisabilité et l’organisation de cette technique dans un centre hospitalier universitaire.


Méthodes

Le curage selon la technique du ganglion sentinelle est indiquée chez les patients à risque intermédiaire ou éléve (≥pT1b et/ou≥grade 2) et cN0.

En cas de ganglion sentinelle positif, une lymphadénectomie inguinale élargie est recommandé du côté pN+ et un curage modifié du côté pN0.

Généralement, une molécule colloïde marquée au technétium 99 est injecté en péri tumoral en 3 à 4 points, le geste est réalisé 2à 3h avant la chirurgie.

Le début de l’acquisition commence environ 15mm plu tard, si fixation ganglionnaire, un marquage est réalisé sur la peau sinon une nouvelle acquisition est réalisée à 90min.


Résultats

Le repérage des ganglions est réalisé à l’aide d’une sonde gamma que nous partageons avec les autres spécialités.

Les ganglions retirés sont envoyés en extemporané, si le curage est positif, un curage élargie est ainsi réalisé du côté N+ et modifié du côté N0.


Conclusion

Le curage inguinal selon la technique du ganglion sentinelle est faisable à condition d’avoir un service de médecine nucléaire, une sonde gamma, un accès à un examen extemporané et une coordination parfaite entre les différents acteurs, on peux envisager cette technique en ambulatoire.

Mots clés:
K. / G. / L. / F. / X.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Faut-il utiliser les reins des donneurs cadavériques en état de mort encéphalique ayant une fonction rénale altérée ? Résultats à un an
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 630


Objectifs

L’actuelle pénurie de greffons pousse la population médicale à proposer des donneurs limites. Ces transplants ont une survie inférieure, cependant, la survie des patients est supérieure à celle des patients dialysés. Le but de cette étude était d’évaluer la survie des transplants issus de donneurs en mort encéphalique ayant une fonction rénale très altérée avec ou sans anurie pré prélèvement.


Méthodes

Tous les dossiers des patients transplantés rénaux de janvier 2010 à avril 2017 ont été revus de façon rétrospective et bicentrique. Nous avons sélectionné les patients ayant reçu un transplant rénal, en monotransplantation exclusivement, issu d’un donneur en état de mort encéphalique présentant un DFG<45mL/min/m2.

Nous avons analysé la survie des transplants à 12 mois, la reprise de la fonction des transplants et le DFG à 12 mois.

Les résultats sont exprimés en moyenne, avec écart-type. Le DFG est calculé selon l’équation « modification of diet in renal disease » (MDRD) et exprimé en mL/min/m2.


Résultats

Au total, 165 patients répondant aux critères ont été transplantés durant cette période. L’âge moyen des donneurs était de 56,4±17,7 ans, le DFG au prélèvement était de 33,9±8mL/min, 48 % des donneurs étaient anuriques. L’ischémie froide était de 16,7±5,1heures, ischémie tiède 49±17,9minutes. L’âge moyen des receveurs était de 57,1±10,2 ans. Il s’agissait d’une première greffe dans 81,2 % des cas. La reprise de fonction a eu lieu dans les 7,8±9,4jours après transplantation. Il y a eu 5 non-fonction primaires, soit 3 % des cas.

Cent cinquante et un patients (91 %) avaient un greffon fonctionnel à 12 mois. Le DFG moyen à 12 mois était de 46,9±20,1mL/min et 122 patients (73 %) avaient un DFG supérieur à 30mL/min.


Conclusion

La survie des transplants issus d’un donneur présentant un DFG altéré était de 91 % après 12 mois de suivi, la récupération des capacités de filtration des transplants rénaux se fait dans la grande majorité des cas, malgré une ischémie froide surajoutée à la défaillance rénale aiguë du donneur. Nous continuons donc à utiliser ces transplants même en cas d’anurie.

Mots clés:
A. / G. / J. / F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Fermeture urétrale chez la femme par voie transvaginale : une technique à retrouver
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 743


Objectifs

La fermeture de l’urètre reste une intervention de dernier recours et d’indication rare très majoritairement dédiée aux patientes porteuses de malformations du bas appareil ou d’un handicap en neuro-urologie. Décrite initialement comme technique de fermeture du col vésical, cette vidéo montre étape par étape la procédure de fermeture de l’urètre par un abord transvaginal.


Méthodes

L’intervention réalisée concernait une patiente âgée de 26 ans, porteuse des séquelles d’une myéloméningocèle, multiopérée dans l’enfance, sous autosondage et porteuse d’une entérocystoplastie d’agrandissement avec dérivation cutanée continente en échec d’une bandelette sous-urétrale aponévrotique. La persistance d’une incontinence d’effort par insuffisance sphinctérienne majeure avec béance uréthrale rendait compte de l’indication opératoire de fermeture urétrale par voie basse, afin de ne pas réintervenir dans l’espace de Retzius.


Résultats

Les étapes de l’intervention comprennent :

– la technique d’exposition ;

– la dissection de l’urètre par voie transvaginale avec abord circonférentiel péri-urétral ;

– la fermeture de l’urètre en plusieurs plans ;

– la suspension de celui-ci à la symphyse pubienne.

La durée de l’intervention a été de 75minutes et sans complication peropératoire ni à 30jours, la patiente est continente sous autosondage par la dérivation cutanée.

Les principes techniques ne doivent pas faire omettre le prérequis d’un réservoir vésical de bonne qualité et d’une voie de sondage par stomie continente ne posant ni de soucis fonctionnels ni de soucis d’acceptabilité. Le principal risque postopératoire est la récidive de l’incontinence urinaire par fistulisation qui ferait discuter la reprise chirurgicale avec lambeaux de recouvrement.


Conclusion

La fermeture de l’urètre reste d’indication rare, tout devant être fait pour conserver celui-ci tant que cela est possible en termes de continence et de qualité de vie. Il s’agit d’une bonne alternative comme traitement de dernier recours de l’incontinence par insuffisance sphinctérienne, historiquement décrite comme la fermeture du col vésical dans les béances majeures de l’urètre.

Mots clés:
N. / V. / C. / C. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Fracture des corps caverneux à propos de 155 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 692


Objectifs

Décrit comme une urgence urologique rare, la fracture des corps caverneux survient au décours d’un traumatisme de la verge en érection. Le but de ce travail étant d’analyser les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques des fractures des corps caverneux de la verge.


Méthodes

Une enquête rétrospective menée dans notre service entre janvier 2012 et décembre 2017 a permis de dénombrer une série de 155 patients admis pour prise en charge de fracture des corps caverneux de la verge. Le logiciel EPI IFO.7.2 a permis la saisie et l’analyse des données. Pour les analyses uni- et multivariées, nous avons utilisé les tests de Mann-Whitney et de Fischer. Le seuil de signification était de 5 %.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 36,1 ans, la manœuvre forcée sur la verge en érection était le motif de consultation le plus fréquent (38,06 %) suivi du faux pas du coït (25,80 %) la majorité des patients avaient consulté dans un délai inférieur à 24h (84,42 %). Un craquement audible, suivi de la détumescence, puis l’hématome était présent chez 144 patients (92,90 %). Un cas d’urétrorragie été retrouvé avec rupture de l’urètre. Le traitement était chirurgical chez 153 patients (98,70 %), un patient avait refusé d’être opéré, puis un patient a bénéficié du traitement médical. Aidés parfois par l’imagerie, l’incision élective a été majoritaire (59,47 %) par rapport à la coronale (40,52 %). Les points séparés inversés étaient la technique de suture la plus utilisée (88,88 %). L’urètre a été réparé par des points simples.


Conclusion

Sa fréquence est en nette augmentation, le faux pas du coït et la manipulation visant à stopper l’érection matinale sont les principales causes. Son diagnostic reste clinique, l’imagerie peut aidé au choix de l’incision. Le traitement este chirurgical en urgence. La coudure reste l’une des complications les plus fréquentes.

Mots clés:
A.E. / M. / M. / Y. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Gestion de la récidive d’incontinence urinaire après ablation de bandelette sous-urétrale pour douleur pelvienne ou périnéale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 638


Objectifs

La pose de bandelettes sous-urétrales (BSU) chez la femme peut entraîner des douleurs pelviennes ou périnéales. L’ablation chirurgicale de la bandelette peut améliorer les douleurs, mais également entraîner une récidive de l’incontinence urinaire. À notre connaissance, il n’existe pas de prise en charge consensuelle de l’IU récidivante après ablation de BSU. Notre objectif était d’évaluer la prise en charge médicochirurgicale de ces patientes.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, des patientes ayant eu une ablation de BSU pour douleur pelvienne ou périnéale, entre 11-2004 et 12-2017. Les patientes étaient séparées selon le type de bandelette, transobturator tape (TOT) enlevée par voie transvaginale et abord de la racine de cuisse ou tension-free vaginal tape (TVT) enlevée par voie combinée transvaginale et laparoscopique transpéritonéale. Étaient évaluées, l’amélioration de la douleur postopératoire, la récidive de l’iu et la nécessité d’un nouveau traitement de l’IU. L’IU d’effort (IUE) était différenciée de l’IU par impériosités (IUI) et de l’IU mixte (IUM) à l’examen clinique et, en cas de doute, au bilan urodynamique.


Résultats

Quatre-vingt-neuf patientes (39 TVT, 50 TOT) ont été incluses avec un suivi médian de 8,3 mois [0,2–135,7]. Cinquante-deux patientes (58,4 %) ont présenté une récidive de leur IU : 38 IUE (73 %), 2 IUI (3,9 %), 12 IUM (23,1 %). Parmi ces patientes, 33 (63,5 %) ont eu un traitement conservateur par rééducation pelvipérinéale (n =28), traitement anticholinergique (n =6) ou stimulation tibiale postérieure (n =1). Dix-neuf (36,5 %) ont eu un traitement chirurgical par ballons act (n =4), colposuspension de Burch (n =4), sphincter urinaire artificiel (SAU, n =2), TVT (n =8) ou neuromodulation des racines sacrées (NMS, n =1). Après chirurgie : 5 patientes (26,3 %) étaient toujours incontinentes : 3 ont eu un SAU et 1 une NMS. Une patiente traitée par colposuspension de Burch a récidivé ses douleurs pelviennes. En fin de suivi, 94,2 % des patientes (49/52) étaient continentes.


Conclusion

La récidive d’IU après ablation de BSU survient dans plus de la moitié des cas et nécessite une réintervention chirurgicale chez près de une patiente sur 5. Au total, 94,4 % des patientes réopérées ont été totalement continentes après une ou deux procédures. La pose de TVT est possible sans récidive de douleur chez les patientes ayant eu au préalable une bandelette TOT.

Mots clés:
M. / P. / O. / L. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Gestion des sténoses urétérales : les alternatives à la sonde jj au long cours
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 622


Objectifs

La sonde jj devient souvent fatalité pour traiter les sténoses urétérales (su) longues. Il existe pourtant des alternatives telles autotransplantation rénale (atr) et urétéro-iléoplastie (uip). Le but de cette étude était d’évaluer leur pratique dans des centres universitaires français.


Méthodes

Notre étude multicentrique intéressait tous les patients pris en charge pour su par atr ou uip dans 7 centres urologiques universitaires français entre 2010 et 2018. Les su sur carcinome urothélial ou transplant rénal ont été exclues. Le recueil de données de patients, périopératoires et de suivi était rétrospectif. Le critère de jugement principal était la préservation du rein homolatéral à la su et de la fonction rénale, sans dérivation urinaire.


Résultats

Vingt-deux patients ont été pris en charge par atr (n =8, 36,4 %) et uip (n =14, 63,6 %). La longueur moyenne de su était de 4,6 et 6cm (p =0,52) dans les groupes atr et uip respectivement. Les su étaient postlithiasiques (n =3, 37,5 % et n =5, 35,7 % respectivement), iatrogènes (n =4, 50 % et n =7, 50 %) ou sur compression extrinsèque (n =1, 12,5 % et n =2, 14,3 %). Les durées moyennes d’intervention et d’hospitalisation étaient de 336 et 346min (p =0,87) et de 8,3 et 15jours respectivement (p =0,001). Les complications postopératoires étaient majoritairement clavien≤2 (n =20, 91 %). Trois reprises chirurgicales (37,5 %) ont été nécessaires dans le groupe atr, aucune dans le groupe uip. La durée moyenne de suivi était de 15,7 mois. Tous les reins, sauf un dans le groupe atr, ont été préservés, avec une fonction rénale restant stable (p =0,67).


Conclusion

La sonde jj à demeure pour su doit rester un dernier recours. Atr et uip sont des alternatives reconnues, d’indication dépendante de l’expertise du chirurgien. Notre étude dénote la rareté de leur pratique et l’intérêt de référer les patients vers des centres experts.

Mots clés:
C. / S. / C. / M. / I.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Glansectomie et exérèse de ganglion sentinelle
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 754


Objectifs

Présentation d’une chirurgie de glansectomie et exérèse de ganglions sentinelle.


Méthodes

Cette vidéo présente la chirurgie d’un patient de 65 ans présentant une tumeur du gland évoluant depuis 3 mois, sans adénopathie inguinale palpable.

La chirurgie consiste en l’ablation en marge saine de la tumeur avec exérèse des ganglions sentinelles, repérés la veille de l’intervention par l’injection de Tc99m au niveau du site tumoral.


Résultats

La chirurgie débute par l’exérèse de la lésion tumorale. Un dégantage est réalisé, puis la dissection est poursuivie jusqu’à prendre contact avec les corps caverneux, après section prudente des bandelettes vasculo-nerveuses. On découvre en peropératoire un envahissement des corps caverneux classant alors la tumeur au stade T2. On réalise une tranche de section pour analyse extemporanée. On prélève ensuite un ganglion sentinelle de chaque côté. La reconstruction est réalisée à l’aide d’une greffe de peau mince prélevée en cuisse.

À 3 mois, le patient n’a pas repris d’activité sexuelle mais urine normalement et avec un résultat cosmétique satisfaisant.


Conclusion

La chirurgie de tumeur de verge est de plus en plus conservatrice. Cette vidéo présente une exérèse de tumeur de verge avec reconstruction immédiate par greffe de peau mince.

Mots clés:
P. / N. / A. / P. / J.-E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
HIFU de rattrapage pour récidive après radiothérapie prostatique : morbidité et résultats carcinologiques à propos d’une série monocentrique de 45 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 699-700


Objectifs

Un homme sur trois présentera une récidive localisée d’un cancer de prostate après traitement par radiothérapie. Pourtant, la majorité des patients seront traités par une privation androgénique palliative. L’objectif était d’analyser des résultats fonctionnels (morbidité et qualité de vie), carcinologiques et facteurs prédictifs de succès de high intensity focused ultrasound de rattrapage (HIFU-r) après radiothérapie des récidives locales d’un cancer de prostate.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant les patients traités par HIFU-r entre 2006 et 2016 pour récidive locale après radiothérapie. La récidive était définie soit biologiquement (psa nadir+2ng/mL), soit biopsies positives après HIFU-r ou introduction d’un traitement adjuvant après l’HIFU-r. Les effets indésirables étaient répertoriés au cours du suivi prospectif et la morbidité évaluée par le score de qualité de vie de l’eortc, l’incontinence urinaire (iu) par l’ics, la dysurie par l’ipss et la dysérection par l’iief5, avant traitement par HIFU-r puis à 6 mois, à 1 an et aux dernières nouvelles (ddn). Kaplan–Meier a été utilisée pour l’analyse de la survie sans récidive (ssr).


Résultats

Quarante-cinq patients ont été inclus avec un suivi moyen de 2,6±2,1 ans. La médiane du psa nadir après HIFU était de 0,58ng/mL (0–6,5). Le taux de ssr était de 82 % à 1 an, 53 % à 2 ans et 30 % à 3 ans. La ssr à 2 ans était de 72,7 %, 47,1 % et 40,9 % pour les risques faibles de d’Amico, intermédiaires et hauts risques. Avec un psa nadir inférieur ou égal à 0,5ng/mL, la ssr était de 100 % à 1 an, 92 % à 2 ans et 67,7 % à 3 ans (p =0,001). Les scores ics pré- et post-HIFU augmentaient aux dernières nouvelles (p =0,03). L’iief5 s’aggravait à 6 mois (p =0,016) et 1 an (p =0,04), mais la qualité de vie pré- et post-HIFU-r était conservée (p =0,2) (Fig. 1 et Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

L’HIFU-r pour les récidives de cancer de prostate localisé après échec de radiothérapie était associé à un taux de ssr à 2 ans supérieur à 50 %. Ce traitement permettrait de retarder l’introduction de l’hormonothérapie palliative, au prix de morbidités non négligeables, mais une qualité de vie conservée. Une cohorte de patients et un suivi plus important permettraient d’affirmer ces résultats.

Mots clés:
J. / H. / D. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Hospitalisation ambulatoire ou classique pour urétérorénoscopie souple laser : valeur prédictive des comorbidités. Résultats préliminaires de l’étude prospective multicentrique du clAFU
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 663


Objectifs

En 2017, l’urétérorénoscopie laser est devenue le premier traitement des calculs rénaux en France avec 27 150 interventions, dont 13 348 en ambulatoire (49,1 %) (statistiques-activite-mco-par-diagnostique-et-actes?secteur=mco).

Dès 2016, le clAFU a débuté une étude prospective multicentrique afin d’évaluer les complications infectieuses des urétérorénoscopies. Nous présentons les résultats préliminaires de la valeur prédictive des comorbidités pour le choix du type d’hospitalisation.


Méthodes

Nous avons débuté une étude observationnelle prospective multicentrique non comparative en juin 2016. Son objectif principal est l’évaluation des complications infectieuses des urétérorénoscopies. La taille de l’échantillon nécessaire a été estimée à 1000 inclusions. Un formulaire exhaustif a été élaboré par le clAFU permettant d’explorer les données suivantes :

– préopératoires : comorbidités, caractéristiques des calculs, indication opératoire, ecbu préopératoire, antibioprophylaxie, hospitalisation ambulatoire ou classique ;

– peropératoires : matériel utilisé, ecbu peropératoire, complications, drainage, durée opératoire ;

– postopératoires : survenue d’un sepsis, ecbu postopératoire, score de Clavien.

Nous avons réalisé l’analyse de la valeur prédictive des comorbidités pour le choix du type d’hospitalisation.


Résultats

Au total, 415 patients ont été inclus de juin 2016 au 30 avril 2018, pendant 20 mois par 13 centres. Quatre cents dossiers ont été pris en compte pour cette analyse. Quinze ont été exclus pour excès de données manquantes. L’analyse préliminaire montre un taux d’hospitalisation ambulatoire de 39 % (n =156) contre 50,5 % en hospitalisation classique (n =202) (10,5 % de données manquantes). Au moins une comorbidité est présente pour 181 patients. Les comorbidités les plus fréquentes sont : une hta (n =115), un diabète (n =76), hta et diabète associés (n =43). Dans le groupe ambulatoire, 63,4 % (n =99) n’ont aucune comorbidité versus 36,5 % (n =57) (p <0,001). Dix patients prévus en ambulatoire sont passés en hospitalisation classique sans modifier cette différence significative.


Conclusion

L’absence de comorbidité incite logiquement à l’hospitalisation ambulatoire. Les pratiques observées en France montrent un taux d’hospitalisation de 49,1 contre 39 % dans notre série multicentrique. Cette étude doit se poursuivre rigoureusement jusqu’à son terme de 1000 inclusions afin de pouvoir présenter des données objectives de nos pratiques aux autorités de tutelle.

Mots clés:
V. / A. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Identification d’une signature moléculaire prédictive du risque de progression des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 721


Objectifs

Récemment, les analyses génomiques ont permis d’identifier de nouvelles altérations moléculaires et potentielles cibles thérapeutiques dans les tumeurs infiltrantes de vessie. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’implication de 29 gènes précédemment identifiés par le TCGA et/ou localisés sur des régions génomiques altérés dans une série de 61 tumeurs de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM).


Méthodes

Les niveaux d’expression de 29 gènes ont été analysés par RT-PCR quantitative en temps réel, sur une série consécutive de 128 tumeurs de vessie, incluant 61 TVNIM (25 PTA de bas grade, 14 PTA de haut grade et 22 pt1 de haut grade) et 67 TVIM et 18 témoins (tissu vésical normal). Tous les patients ont signé un consentement éclairé. Les mutations ADN des gènes HRAS , PIK3CA et FGFR3  ont également été analysées par HRM et séquençage sanger. Les résultats de l’analyse transcriptomique et génomique ont été couplés à une analyse de survie.


Résultats

Les mutations de HRAS, pik3ca et fgfr3 étaient retrouvées dans 4,5 %, 15,9 % et 50,0 % des TVNIM sans corrélation au pronostic. Au sein des TVNIM, 23 gènes (79,3 %) étaient significativement dérégulés. En analyse univariée, la surexpression de rxra, fgfr3 et ccne1 était significativement associée à la survie sans récidive (p =0,0017, p =0,043 et p =0,039, respectivement) et à la survie sans progression (p =0,0043, p =0,022 et p =0,022, respectivement). La surexpression de fgfr3 était, par ailleurs, associée à une moindre réponse à la BCG-thérapie (p =0,037). Une analyse en clustering a permis d’identifier une signature moléculaire composée de ces 3 gènes (RXRA , FGFR3  et CCNE1 ) permettant de séparer les TVNIM en 4 sous-groupes pronostiques. Cette signature était un facteur pronostique indépendant en analyse multivariée en termes de survie sans récidive (p =0,004) et sans progression (p =0,05).


Conclusion

Les altérations génomiques décrites pour les tumeurs infiltrantes dans le TCGA concernent également les TVNIM. Nous avons identifié une signature moléculaire de 3 gènes (RXRA , FGFR3  et CCNE1 ) significativement associée au risque de récidive et de progression, suggérant un intérêt potentiel à l’échelon individuel. La correction de ces altérations moléculaires pourrait constituer une stratégie thérapeutique ciblée prometteuse dans les TVNIM.

Mots clés:
C. / D. / S. / N. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Impact de la cohésion relationnelle et de la sexualité sur la qualité de vie des patients traités par agoniste de l’hormone libérant la gonadotrophine (GnRH) pour un cancer de la prostate : analyse finale de l’étude EQUINOXE
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 660


Objectifs

Les premiers mois du traitement d’un cancer de la prostate (CaP) sont un moment difficile pour un couple. Le degré de cohésion relationnelle pourrait avoir un effet sur le vécu de la maladie. Nous avons analysé les facteurs influençant l’évolution de la qualité de vie (QV) des patients atteints de CaP traités par hormonothérapie pendant 6 mois.


Méthodes

Étude prospective, multicentrique, longitudinale et non interventionnelle française (NCT02630641). Les urologues ont recruté des couples partenaires–patients ayant un CaP pour lesquels une hormonothérapie était indiquée. Les données ont été recueillies à l’inclusion et après 6 mois de traitement, sur la QV (WHOQOL-BREF), la perception de la maladie (B-IPQ), les symptômes de la maladie (QLQ-PR25) et la perception de la cohésion au sein de la relation patient–partenaire (ajustement dyadique, DAS-16). Les résultats sont présentés en moyen±écart-type. L’analyse finale porte sur 492 patients (74,2 ans±8,1), dont 470 avec une évaluation de la partenaire (70,5 ans±9,0).


Résultats

La QV des patients restait majoritairement stable (0±21,2) alors que la satisfaction des patients concernant leur santé s’améliorait significativement (6,3±24,8 ; p <0,001). Les scores de santé physique (−1,4±14,5), psychologique (−2,3±13,3) et de relation sociale (−3,2±15,9) se dégradaient significativement au cours de l’étude. La QV se détériorait significativement chez les patients qui avaient une bonne cohésion dans le couple (−4,1±19,8) versus moyenne (2,8±19,8) ou pauvre (1,6±22,5). Une bonne cohésion dans le couple semblait globalement un facteur défavorable pour l’évolution des scores de QV, de santé et de perception de l’environnement. Les facteurs associés en analyse multivariée à une amélioration de la QV étaient la présence initiale de symptômes (OR [IC95 %] 3,0 [1,46 ; 6,17]) et une activité sexuelle initiale faible (2,04 [1,12 ; 3,72]) ou absente (2,23 [1,11 ; 4,50]).


Conclusion

Les hommes qui bénéficiaient le plus de l’hormonothérapie en termes de QV étaient ceux qui souffraient initialement de symptômes et ceux qui étaient sans activité sexuelle. L’influence de la cohésion au sein du couple sur l’évolution de la QV n’est pas confirmée en analyse multivariée.

Mots clés:
S. / M.H. / N. / V. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Impact de la fonction rénale et de la toxicité des inhibiteurs de tyrosine kinase sur l’efficacité chez les patients traités pour un carcinome rénal métastatique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 625-626


Objectifs

Le lien entre toxicité, altération de la fonction rénale et efficacité des traitement par thérapies ciblées du cancer du rein métastatique a été rapporté par différentes études. Cependant, cet impact a été plus rarement étudié selon le type de molécule utilisée. Notre objectif était d’étudier l’influence de l’altération de la fonction rénale et de la toxicité sur l’éfficacité du traitement selon le type de molécule.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été réalisée chez 163 patients traités par au moins une ligne de TKI pour un cancer du rein métastatique entre 2006 et 2017. Les caractéristiques clinicobiologiques ont été recueillies, en particulier la fonction rénale avant chaque ligne : un débit de filtration glomérulaire (DFG)<60mL/min/1,73 m2 définissait l’insuffisance rénale (IR). Les données de toxicité ont été colligées selon la classification CTCAE, une toxicité grade≥3 définissant la toxicité sévère (TS). Les survies ont été calculées selon la méthode de Kaplan–Meier et comparées par le test du log-rank.


Résultats

Un total de 213 lignes de TKI ont été réalisé dans la population. L’âge médian était de 64 ans, pour un suivi médian de 39 mois. La médiane de survie globale était de 30 mois. La médiane de survie sans progression (SSP) était de 11 et 6 mois selon la présence ou non d’IR, respectivement (p =0,011). Les patients ayant présenté une ts avaient une meilleure SSP (12 vs 5 mois ; p =0,006). Parmi les 145 patients traités par une ligne de sunitinib, une IR était associée à une meilleure SSP (13 vs 8 mois ; p =0,05). De plus, une ts était associée à une meilleure SSP chez ces patients (12 vs 6 mois ; p =0,03). Enfin, il n’existait aucune différence de SSP selon la fonction rénale et la ts, pour les ligne thérapeutiques par sorafénib (n =53) et axitinib (n =15) (Fig. 1, Tableau 1).


Conclusion

Une IR et une toxicité sévère étaient associées à une meilleure efficacité des inhibiteurs de tyrosine kinase, pour le traitement d’un CRM. Cependant, cette différence n’était retrouvée que pour le traitement par sunitinib parmi les différentes molécules étudiées, renforçant l’intérêt de son utilisation en cas de patient ayant une altération de la fonction rénale.

Mots clés:
A. / A. / C. / A. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Impact de la sarcopénie chez les patients pris en charge pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle traitée par chimiothérapie néoadjuvante et cystectomie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 668


Objectifs

La sarcopénie est associée dans de nombreuses tumeurs solides à une augmentation du risque de complications postopératoires. L’objectif de cette étude était de définir l’impact de la sarcopénie sur la survenue de complications chez des patients traités par chimiothérapie néoadjuvante (nac) puis cystectomie pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle (tvim).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique ayant inclus tous les patients traités par nac puis cystectomie entre le 01/01/2012 et le 31/12/2017. Le skeletal muscle index (smi) a été calculé à partir de la mesure de l’aire musculaire sur des coupes tdm en l3 avec un logiciel adapté par 2 médecins en double aveugle avant et après la nac. La sarcopénie était définie par un smi inférieur à 50cm2/m2 chez les hommes et 35cm2/m2 chez les femmes. La variation de la fonction rénale pré- et post-nac a été analysée. Les complications postcystectomie ont été évaluées à l’aide de la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Sur les 82 patients inclus, 47 (57,3 %) étaient sarcopéniques avant la nac. Les populations sarcopéniques et non sarcopéniques étaient comparables en dehors d’une moindre proportion de femmes (p <0,001), d’un bmi plus faible (p <0,001) et d’une approche robotique moins fréquente (p =0,009) dans le groupe sarcopénique. Les patients sarcopéniques avaient une dégradation de la fonction rénale post-nac (perte de plus de 10mL/min de clairance ckd-epi) plus fréquente (21,3 vs 5,7 % ; p =0,048) et une tendance à l’apparition d’une insuffisance rénale stade 3b (clairance ckd-epi<45mL/min) plus importante (23,4 % vs 8,6 % ; p =0,077). Par ailleurs, les patients sarcopéniques avaient plus de complications postopératoires précoces entre 30 et 90jours (27,7 vs 8,6 % ; p =0,03) et tardives à plus de 90jours (19,4 % vs 2,8 % ; p =0,025).


Conclusion

La sarcopénie semble être un nouvel indicateur du risque de survenue de complications des patients traités par nac, puis cystectomie pour une tvim. Un smi inférieur à 50cm2/m2 chez les hommes et 35cm2/m2 chez les femmes augmenterait le risque de dégradation de la fonction rénale post-nac et de complications postopératoires précoces et tardives après cystectomie.

Mots clés:
P. / N. / S. / G. / V.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Impact émotionnel et affectif du cancer de la prostate chez 492 patients traités par agoniste de l’hormone libérant la gonadotrophine (gnrh) : perception du couple
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 616


Objectifs

Évaluer l’évolution de la qualité de vie (qv) en relation avec plusieurs facteurs affectifs, relationnels et sexuels auprès de 492 patients ayant un cancer de la prostate (cap), suivis en couple et traités pendant 6 mois par agoniste de la gnrh.


Méthodes

Étude prospective, multicentrique, longitudinale, non interventionnelle française, auprès de 492 patients traités par hormonothérapie (equinoxe, NCT02630641). Plusieurs échelles validées ont été utilisées chez le patient et sa partenaire : b-ipq (perception de la maladie), whoqol-bref (qv), das-16 (cohésion au sein du couple). Une analyse de la perception de la maladie (score b-ipq [/80]) chez le patient et la partenaire en fonction de la longévité du couple (anciens>50 ans vs récents<25 ans) et des analyses exploratoires sur la qv du patient en fonction des sous-scores du das-16 (degré d’accord dans le couple [dac] et qualité des interactions maritales [qim]) sont présentées ici.


Résultats

Les patients (âge moyen 74,2 ans [53–98 ans] et les partenaires (70,5 ans [41–95 ans]) étaient en couple depuis en moyenne 38 ans. À l’inclusion, patients et partenaires des couples anciens semblaient moins affectés par la maladie (b-ipq 36,8±$10,9 et 42,6±7,9) que ceux des couples récents (41,3±7,4 et 44,2±6,9), principalement pour le poids de la maladie, la conviction de pouvoir être aidé par le traitement et le vécu émotionnel (pour le patient) et l’impact de la maladie du conjoint (pour la partenaire). À 6 mois, l’analyse en fonction des sous-scores du das-16 montrait une amélioration globale de la qv du patient corrélée à l’évolution du dac (2,5±6,3 en cas d’amélioration de la qv contre −2,9±5,5 en cas de dégradation) et de la qim (1,5±5,0 contre −1,5±4,1).


Conclusion

La longévité du couple semble représenter un facteur important pouvant améliorer la perception du cap chez des hommes traités par hormonothérapie, principalement en ce qui concerne l’impact émotionnel et la confiance dans le traitement. Il existe une bonne corrélation entre l’entente dans le couple (dac et qim) et l’amélioration de la qv après 6 mois de traitement.

Mots clés:
M. / A. / S. / N. / V.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Impact médico-économique potentiel d’une organisation stricte du circuit de sortie des patients dans un service de chirurgie urologique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 679


Objectifs

Les sorties d’hospitalisation sont le plus souvent prévisibles de la veille pour le lendemain en service d’urologie ; la visite du matin ne servant qu’à valider cette sortie. Le but de notre étude était de quantifier une partie de l’impact médico-économique des sorties décalées à l’après-midi pour des raisons autres que médicales.


Méthodes

Nous avons procédé à une analyse rétrospective des données récupérées auprès du département d’informatique médicale de notre centre hospitalier pour les patients rattachés au service d’urologie en hospitalisation traditionnelle en 2015, 2016 et 2017. Une analyse univariée a été réalisée à partir de ces données afin de déterminer le nombre de sorties ayant eu lieu après midi, sans justification médicale (hors attente de résultats d’examens) et hors sorties anticipées qui auraient sinon eu lieu le lendemain.


Résultats

Sur 3422 séjours réalisés en 2015, 2016 et 2017, 2505 (73,2 %) sorties ont été réalisées après déjeuner. Parmi ces sorties, 18 % étaient des sorties décalées à l’après-midi du fait d’une surveillance des résidus postmictionnels après ablation de sonde et 3 % étaient des sorties anticipées (ip-dms<1) par rapport à des sorties qui auraient sinon eu lieu le lendemain. Le coût total pour notre unité fonctionnelle, rien qu’en repas supplémentaires, a été de ∼17 008 euros, soit l’équivalent de ∼0,3 etp infirmières ; avec également des répercussions médico-économiques du fait du ralentissement des rotations de patients. Le pourcentage de sorties retardées après 18h a été de 15,08 % (516 patients), à une heure où dans notre région ne peuvent plus être réalisées que des sorties par ambulance, soit avec un surcoût supplémentaire pour l’assurance maladie.


Conclusion

En plus d’ajouter une charge financière aussi considérable qu’inutile à nos hôpitaux, l’impact médico-économique des sorties faites l’après-midi par non-anticipation se double du coût non moins négligeable engendré par le ralentissement des rotations de patients sur les lits ainsi libérés trop tardivement.

Mots clés:
C. / L. / M. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Impact organisationnel et économique de l’utilisation de cystoscopes à usage unique pour l’ablation d’endoprothèses urétérales
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 735


Objectifs

L’ablation d’endoprothèses urétérales est réalisée à l’aide d’un cystoscope souple réutilisable (cr), de dispositifs médicaux stérilisables et d’une colonne vidéo (cv) imposant sa réalisation en endoscopie ou bloc opératoire (bo). Un cystoscope souple à usage unique (cu) dédié à l’ablation des endoprothèses a récemment été mis sur le marché (isiris-coloplast).


Objectif

Déterminer l’impact organisationnel et économique d’un transfert d’activité en consultation grâce à l’utilisation d’isiris.


Méthodes

Le temps d’occupation annuel des salles dédié aux ablations a été calculé sur la base de 30minutes par acte.

Au niveau économique, les coûts d’une ablation en endoscopie, au bo et en consultation ont été calculés. Pour l’endoscopie et le bo, ce coût intègre les valeurs résiduelles des cr, cv, câbles de lumière froide (clf) et pinces à corps étranger (pce) après calcul de l’amortissement dégressif, le coût des maintenances, désinfection (cr) et stérilisation (clf et pce) et le coût de fonctionnement d’une salle pendant 30minutes

Pour la consultation, ce coût comprend l’achat du cu, son élimination et l’occupation d’un box de consultation pendant 30minutes


Résultats

En 2016, 603 ablations ont été réalisées en endoscopie et 6 au bo dans un chu français. Les temps d’occupation annuels pour cette activité étaient respectivement de 301,5heures et 3,0heures

En endoscopie, le coût d’une ablation est de 330 € (4,5 € : valeur des cr, cv, clf et pce–4,7 € : maintenance des cr–30,5 € : désinfection–30 € : stérilisation–260 € : fonctionnement d’une salle).

Au bo, ce coût est de 425 € (14,6 € : valeur des cr, cv, clf et pce, maintenance des cr–30,5 € : désinfection–30 € : stérilisation–350 € : fonctionnement d’une salle).

En consultation, il serait de 285 € (250 € : achat du cu–0,6 € : élimination–34,8 € : fonctionnement d’une salle).


Conclusion

Les résultats de cette étude mettent en avant le bénéfice aussi bien au niveau organisationnel qu’économique de l’ablation d’endoprothèses urétérales en consultation urologique et sont en faveur d’un transfert de cette activité. Ceci permettrait de libérer des plages horaires non négligeables en endoscopie et au bo pour la réalisation d’actes nécessitant des plateaux techniques.

Mots clés:
S. / V. / E. / E. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Impact sur la composition corporelle et le style de vie du suivi personnalisé par télémédecine des patients traités pour un cancer de la prostate par association radio-hormonothérapie utilisant la leuproréline 45 mg
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 615


Objectifs

Évaluer l’intérêt de la télémédecine pour une meilleure adhésion des patients à des modifications de leurs habitudes de vie (exercice physique et alimentation), établies pour compenser les effets indésirables de la castration médicale (adt) sur la qualité de vie, le déclin fonctionnel associé au vieillissement (osseux, musculaire…), et la susceptibilité aux maladies cardiovasculaires et au syndrome métabolique.


Méthodes

Pour 82 patients atteints de cancer de prostate, pour lesquels une castration médicale a été initiée, un suivi personnalisé par télémédecine a été réalisé avec un programme d’éducation thérapeutique (recommandations hygiénodiététiques). Les données anthropométriques, nutritionnelles et biologiques corrélées aux comorbidités de la castration médicale ont été comparées avant et après 6 mois de traitement. De même, une comparaison des fréquences des effets secondaires associés à ce traitement et de l’activité physique (déclarée et mesurée avec un podomètre) avant et après traitement a été réalisée.


Résultats

À l’inclusion, l’âge médian des patients était de 69 ans (59–78). Les caractéristiques des patients à l’initiation du traitement sont décrits dans le Tableau 1. Après 6 mois d’adt, les paramètres biologiques qui avaient varié significativement (p <0,05) étaient les taux de psa, de testostérone biodisponible, d’hémoglobine et de triglycérides. Les facteurs de qualité et style de vie significativement modifiés étaient : diminution de la consommation d’alcool journalière (de 44 à 27 %) et de l’utilisation d’inhibiteur des phosphodiestérases de type 5 (de 16 à 10 %) ; augmentation de l’activité physique (48 % marchaient plus de 9000 pas par jour à l’initiation de l’adt contre 69 % après 6 mois), des troubles du sommeil (de 42 à 68 %) et des bouffées de chaleur (de 16 à 95 %).


Conclusion

Dans cette étude, le suivi personnalisé a significativement réduit la consommation d’alcool et augmenté l’activité physique. Aucune prise de poids significative, ni décompensation de comorbidités du syndrome métabolique n’a été observée. Les effets sur la sexualité, le sommeil et les bouffées de chaleurs restaient prépondérants. Les taux d’hémoglobine et de triglycérides ont été significativement modifiés en 6 mois d’adt.

Mots clés:
G. / A. / V. / C. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Implantation d’une nouvelle prothèse pénienne spécifiquement adaptée aux phalloplasties, la ZSI ® 475 FtM
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 752-753


Objectifs

Les implants péniens habituellement utilisés pour la reconstruction pénienne sont développés pour une utilisation sur pénis natif.

Une nouvelle prothèse spécifique pour l’implantation dans une phalloplastie a été développée pour répondre aux exigences et contraintes rencontrées dans cette indication.

L’objectif était d’étudier la faisabilité et les complications chez les 20 premiers patients porteurs d’une phalloplastie ayant bénéficié de l’implantation d’une prothèse ZSI© (Zephyr Surgical Implants).


Méthodes

Les patient ont été inclus de juin 2016 à septembre 2017, dans un seul centre et suivi par un unique opérateur. Les données initiales été collectées dans le dossier medical informatisé puis un questionnaire de satisfaction était proposé aux patients. Ce questionnaire incluait l’IIEF (International Index of Erectile Function), L’EDITS (Erectile Dysfunction Inventory of Treatment Satisfaction), le SEAR (Self-Esteem and Relationship) et des items spécifiques.


Résultats

Vingt patients ont été inclus, d’âge moyen 37,9 ans, pour 21 prothèses implantées. Tous les patients étaient suivis pour dysphorie de genre et les phalloplasties étaient de type antébrachiale (n =15, 75 %), supra-pubienne (n =4, 20 %), et inguinale (n =1, 5 %). Dix-sept patients (85 %) avaient une urétroplastie fonctionnelle. Les complications survenues étaient 2 (10 %) infections traitées médicalement, 1 (5 %) infection traitée par explantation, 2 (10 %) dysfonctionnements mécaniques et 1 (5 %) malposition.

Quatorze patients ont répondu au questionnaire (70 %). Douze patients (85,7 %) avaient des relations sexuelles régulières. L’IIEF moyen était de 20,2 sur 25 (DS 7,9), le SEAR moyen était de 84 sur 100 (DS 9,9) et l’EDITS moyen était de 82 sur 100 (DS 17,5)

Treize patients (92,8 %) étaient satisfaits ou très satisfaits de la prothèse.


Conclusion

Notre étude montre que l’implantation de cette nouvelle prothèse est faisable, avec une sécurité satisfaisante bien qu’un plus long suivi soit nécessaire. La satisfaction des patients est élevée.

Les résultats préliminaires de la ZSI® 475 FtM sont encourageants. Des études sur le long-terme sont nécessaires pour poursuivre l’analyse de ces résultats.

Mots clés:
P. / N. / D. / A. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Implantation robot-assistée du sphincter artificiel urinaire AMS 800 chez la femme : mise à jour sur la technique par voie antérieure
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 743-744


Objectifs

Le principal inconvénient du sphincter artificiel urinaire AMS 800 (SAU) chez la femme est la difficulté technique de l’implantation. Au cours des 5 dernières années, plusieurs équipes françaises ont rapporté leur expérience préliminaire concernant l’implantation robot-assistée du SAU chez la femme par voie antérieure. L’objectif de cette vidéo était de présenter une mise à jour de la technique utilisée dans plus de 10 centres français.


Méthodes

La technique d’implantation robot-assistée par voie antérieure du SAU AMS-800 chez la femme souffrant d’incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne s’est progressivement épurée au cours des 5 dernières années au fur et à mesure de l’expérience. Une technique standardisée d’implantation robotique du SAU chez la femme a été développée afin de faciliter sa reproductibilité. Cette technique est décrite en insistant sur les points techniques et astuces proposés pour faciliter l’apprentissage de cette technique.


Résultats

L’intervention est réalisée en double équipe. La patiente est positionnée en Tredelenburg à 23°. On réalise un abord laparoscopique transpéritonéal. Le robot est amarré latéralement (« side-docking  »).

Après avoir rempli la vessie, dissection du Retzius jusqu’à l’aponévrose pelvienne qui est incisée de part et d’autre du col vésical. Dissection prudente de chaque cul de sac vaginal, mis en tension par le doigt de l’aide placé dans le vagin. Le plan inter-vésico-vaginal est amorcé aux ciseaux et est ensuite développé à la pince prograsp en privilégiant une dissection mousse. Passage du mesureur et mise en place ensuite d’une manchette introduite par le trocart de 12mm. Mise en place du ballonnet et de la pompe par une courte incision sus-pubienne et connexions entre manchette ballonnet et pompe.


Conclusion

L’implantation robot-assistée du sphincter AMS-800 chez la femme par voie antérieure est de plus en plus standardisée et est désormais utilisée dans plus de 10 centres français. Cette standardisation pourrait favoriser sa reproductibilité, comme suggéré par les résultats préliminaires des études cliniques.

Mots clés:
B. / G. / O. / A. / V.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Importantes disparités entre les méthodes de mesure de la testostérone par spectrométrie de masse et par immunodosage en électrochemiluminescence chez les patients castrés atteints d’un cancer de la prostate : implications cliniques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 612


Objectifs

Le niveau de testostérone (t) sérique d’un patient atteint d’un cancer de la prostate traité par castration peut prédire le temps à la résistance à la castration et est dosé de routine. La spectrométrie de masse (ms) est la méthode de référence pour doser la testostérone, mais la majorité des hôpitaux utilisent l’immunodosage (ia), une méthode plus économique, mais peu validée à des taux castrés.


Méthodes

Le but de cette étude est d’évaluer la précision de l’ia pour mesurer la t à des niveaux de patients castrés, en prenant la ms comme référence. Nous avons comparé les niveaux de testostérone sérique mesurés dans un même échantillon par les deux méthodes, soit la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (ms) et l’immunodosage par électrochemiluminescence (ia) pour 435 sérums provenant de 304 patients. La cohorte est composée d’hommes diagnostiqués avec un cancer de prostate traité par castration ayant un taux de testostérone inférieur à 3nm.


Résultats

La moyenne du niveau de testostérone était significativement plus élevée pour l’ia que pour la ms (0,672±0,359nm vs. 0,461±0,541nm ; p <0,0001). Nous avons observé que 2,95 % des échantillons<0,7nm avec l’ia étaient ≥0,7nm avec la ms. Pour ces échantillons, l’ia sous-estimait de 38,6 % en moyenne le niveau de t. D’autre part, nous avons trouvé que 50 % des échantillons ayant une t≥0,7nm par ia étaient mesurés<0,7nm avec la ms. Pour ces échantillons, l’ia surestimait le niveau de t par 77,2 %. Nous disposions de plus d’une mesure de t pour 22 patients et nous avons évalué la reproductibilité des méthodes. Aucune différence significative n’a été notée entre les deux méthodes.


Conclusion

Un dosage de t>0,7nm par ia chez un patient castré peut mener à une mauvaise interprétation de son statut de castration. Un niveau suboptimal de t chez ces patients devrait être confirmé soit par ms ou une méthode ia validée pour la quantification de faibles niveaux de t et interprété avec prudence avant de changer la conduite clinique.

Mots clés:
F. / M. / M. / B. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Incidence de l’incontinence urinaire après holep : registre descriptif, prospectif, national, multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 652-653


Objectifs

L’incontinence urinaire (iu) est la principale complication après énucléation prostatique au laser holmium (holep) notamment en début d’expérience. Elle varie dans les études de 1,3 à 44 %. L’objectif était d’évaluer sur une large cohorte l’incidence et le type d’iu à 3 et 6 mois après holep.


Méthodes

Registre prospectif, national, multicentrique de patients opérés d’une hbp symptomatique par holep entre avril 2012 et décembre 2017. Un total de 2435 patients traités par 38 opérateurs ont été inclus. L’iu était évaluée par l’interrogatoire et le score usp à 3 et 6 mois postopératoires. L’expérience du chirurgien était classée en trois groupes : groupe a (<21 cas), b (entre 21 et 40 cas) et c (>40 cas).


Résultats

Au total, 2346 patients ont été inclus dans l’étude. Quatre-vingt-neuf patients ont été exclus pour des comorbidités essentiellement neurologiques. Le volume prostatique médian était de 76cc. À 3 mois, 340 patients (14,5 % [13,1 ; 16,0]) avaient une iu de novo, dont 54,9 % [43,5 ; 65,9] une iu par urgenturie (iuu), 35,9 % [25,3 ; 47,6] une iu d’effort (iue) et 23,9 % [12,6 ; 38,8] une iu mixte. À 6 mois, 98 patients (4,2 % [3,4 ; 5,1]) avaient une iu, dont 46,4 % [27,5 ; 66,1] une iuu, 52,2 % [30,6 ; 73,2] une iue et 13,3 % [1,7 ; 40,5] une iu mixte. Le taux d’iu à 3 et 6 mois était de 20,9 % et 6,2 % pour le groupe a, 16,3 % et 6,2 % pour le groupe b et 12,2 % et 3,2 % pour le groupe c.


Conclusion

L’iu de novo après holep est fréquente, mais le plus souvent transitoire. À 3 mois, le taux d’iu est de 15 % et dans plus de la moitié des cas il s’agit d’une iuu. À 6 mois, le taux d’iu est de 4 %. L’information préopératoire sur le risque d’iu transitoire est indispensable, notamment en début de courbe d’apprentissage.

Mots clés:
V. / A. / G. / T. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Incisions endoscopiques au laser des ectasies kystiques rétro-papillaires avec fragmentation et vaporisation des calculs chez les patients atteints de la maladie de Cacchi-Ricci (MCR) — « Rein en éponge »
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 755


Objectifs

La maladie de Cacchi-Ricci se traduit par des dilatations kystiques des canaux collecteurs contenant dans environ 20 % des calculs. En grossissant ces calculs, peuvent éroder la paroi kystique, et passer dans la voie excrétrice. Le traitement est classiquement effectué en période de crise de coliques néphrétiques. Ce travail propose un traitement préventif des lithiases retro-papillaires : urétéroscopie souple laser avec une incision des ectasies retro-papillaires.


Méthodes

Deux patients âgés de 64 et 66 ans chez qui, suite à des lombalgies et des épisodes des coliques néphrétiques, un diagnostic de MCR avait été établi à l’aide d’un uro-scanner. Les patients ont bénéficié d’une urétérorénoscopie souple et une incision au laser holmium des ectasies rétro-papillaires, avec libération, fragmentation et vaporisation des calculs. La suite de la prise en charge a été déterminée par le contrôle radiologique (TDM). Le bilan métabolique et le suivi en néphrologie à partir de 8 semaines du retrait de la sonde double J. Un scanner d’évaluation à 12 mois après l’opération.


Résultats

Chaque patient a eu deux procédures de l’urétéroscopoie souple laser par côté atteinte. La durée médiane de l’intervention était de 91min [75–107]. L’incision au laser des ectasies rétro-papillaires, est sans danger d’hémorragie car il s’agit d’une zone peu vascularisée. La libération des calculs intra-kystiques permet leur fragmentation et leur vaporisation en prévention des crises de coliques néphrétiques. Le scanner de contrôle à 4 semaines postopératoire définit la suite de la prise en charge : urétéroscopie second look ou ablation de la sonde double J. Nos patients ont été rendus « stone free  ». Aucune complication per- ou postopératoire n’a été constatée. Lors de surveillance les patients ont rapporté une diminution des lombalgies sans épisodes de colique néphrétique.


Conclusion

Les incisions préventives endoscopiques des ectasies kystiques rétro-papillaires avec une fragmentation et une vaporisation des calculs est une technique facile, sans risque majeur d’hémorragie, permettrait de modifier l’évolution naturelle de la MCR. Cette technique ouvre la porte à un plus vaste projet de recherche afin d’améliorer la prise en charge des patients présentant la maladie de « Rein en éponge ».

Mots clés:
A. / D. / F. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Index des auteurs
2018
- Index des auteurs
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 758-766


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Mots clés:
S. / T. / T. / B. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Indications de la réalisation d’un lambeau de Martius, résultats et complications postopératoires
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 621-622


Objectifs

La réalisation d’un lambeau de Martius (lm) est une technique chirurgicale consistant à interposer un lambeau graisseux pédiculé afin de limiter, par exemple, le risque de fistule urétro-vaginale entre l’urètre et la paroi vaginale antérieure. L’objectif de cette étude était d’évaluer les indications, les bénéfices et les complications postopératoires des patientes ayant eu un lm.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective de toutes les patientes ayant bénéficié d’une intervention comprenant un lm par voie transvaginale dans notre service. Le recueil a été effectué sur dossiers informatisés, à partir des données démographiques, cliniques et postopératoires. Le bilan préopératoire comprenait une cystoscopie, une urétrocystographie ou les deux examens.


Résultats

Dix-sept patientes ont été opérées d’un lb entre 2010 et avril 2018. Les indications étaient : diverticule urétral (11), fermeture du col vésical (post stomie-continente) (2), érosion de bandelette (tvt ou tot) (2) et fistule vésicovaginale (2). La durée opératoire moyenne était de 186minutes. En postopératoire, un cathéter sus-pubien était mis en place avec cystographie à j15 avant l’ablation. La cystographie a décelé une fistule urinaire chez 3 (17,6 %) patientes et le cathéter a été maintenu en place pendant une durée moyenne de 35 (27–47) jours supplémentaires. Les complication observées étaient : hématome labial, cicatrice rétractile et douleurs vulvaires. Aucune reprise chirurgicale n’a été rapportée. Les patientes étaient revues à 3 mois postopératoire et 100 % d’entre elles rapportaient une disparition des symptômes initiaux (Tableau 1).


Conclusion

Les indications du lm sont peu fréquentes, cependant, cette intervention, dont l’apprentissage semble facilement accessible pour l’urologue, permet d’obtenir un lambeau de recouvrement de bonne qualité, associé à un taux de succès élevé.

Mots clés:
C. / M. / A. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Influence du lobe médian sur les résultats à 4 ans de la photo vaporisation prostatique par laser Greenlight ®
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 651-652


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’étudier l’influence d’un lobe médian (LM) sur les complications et les résultats fonctionnels à 4 ans chez l’ensemble des patients opérés d’une photovaporisation prostatique (PVP) pour hypertrophie bénigne de prostate (HBP) par laser Greenlight®.


Méthodes

L’ensemble des patients opérés par laser Greenlight® pour la prise en charge d’une HBP dans un chu ont été inclus dans une base de données et suivis de manière prospective. Deux groupes étaient constitués en fonction de la présence ou non d’un LM prostatique sur l’imagerie préopératoire et confirmé lors de la cystoscopie. L’évaluation portait sur les complications selon Clavien–Dindo et les résultats fonctionnels (IPSS, QOL, Qmax et RPM) avec un recul de 4 ans. Les données entre les deux groupes étaient comparées par un test du Chi2 (&khgr; 2) pour les variables qualitatives et par un test de Student pour les variables quantitatives.


Résultats

L’évaluation a porté sur 432 patients (172 avec LM et 260 sans LM) inclus prospectivement entre septembre 2005 et octobre 2013. Les caractéristiques préopératoires des patients étaient comparables entre les deux groupes (Tableau 1). À 4 ans de suivi, l’amélioration de l’IPSS moyen était significativement meilleure pour les malades avec LM à 6, 12, 24 et 48 mois (Fig. 1). L’amélioration du Qmax était significativement meilleure pour les patients avec LM à 1, 6, 24 et 48 mois (Fig. 2). Les patients avec LM présentaient significativement moins d’épisode de rétention aiguë d’urine (RAU) à 1 an postopératoire. Il n’existait pas de différence significative entre les deux groupes concernant la réduction du RPM, la survenue de complications, la nécessité de réintervention et le volume prostatique moyen échographique à 4 ans.


Conclusion

Il existe une amélioration plus franche des symptômes urinaires chez les patients présentant un LM prostatique, différence qui persiste à 4 ans postopératoires. La PVP est donc une bonne indication chez les patients présentant un LM, d’autant que ces patients sont peu répondeurs au traitement médical de l’HBP.

Mots clés:
V. / T. / B. / J. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Injections intradétrusoriennes de toxine botulinique a chez les patients atteints de sclérose en plaques : survie et facteurs de risque d’interruption à 60 mois
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 704-705


Objectifs

L’objectif de cette étude est d’évaluer la survie et de rechercher les facteurs de risque d’interruption à 60 mois des patients atteints de sclérose en plaques (SEP) après une première injection intradétrusorienne de toxine botulinique a (TBA).


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective, observationnelle, longitudinale, multicentrique. Tous les patients atteints d’une sclérose en plaques, ayant bénéficié d’une première injection intradétrusorienne de TBA entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2011, dans un centre de référence français en neuro-urologie et suivis au moins 60 mois, étaient éligibles. La survie à 60 mois des injections intradétrusoriennes de TBA était analysée de manière globale et en fonction du score EDSS et de la forme de la sclérose en plaques lors de l’initiation du traitement, de l’âge au diagnostic ainsi que du sexe à l’aide d’un test du log-rank.


Résultats

Parmi les 152 patients éligibles, 89 ont finalement été inclus. À 60 mois, les injections étaient poursuivies chez 69 patients (77,53 %). Vingt patients ont interrompu le traitement, 7 (35 %) pour une perte d’efficacité et 13 (65 %) pour une difficulté à réaliser les autosondages. L’arrêt des injections dans les 60 mois était significativement plus élevé chez les patients présentant un score EDSS≥6 lors de la première injection (66,67 % vs 96,88 % p =0,0014). En analyse multivariée, le score EDSS était un facteur de risque indépendant d’interruption du traitement à 60 mois (or 1,991 [IC95 % : 1,222–3,244] ; p =0,0057). Chez les patients présentant une forme progressive, l’arrêt des injections était aussi plus fréquent, comparé aux patients présentant une forme rémittente. Cependant, il n’existait pas de différence significative (Fig. 1 et Tableau 1).


Conclusion

Chez les patients atteints d’une sclérose en plaques, la poursuite à 60 mois des injections intradétrusoriennes de TBA est corrélée au score EDSS à l’initiation du traitement.

Mots clés:
S. / E. / F. / B. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Instillation postopératoire de chimiothérapie intravésicale après néphrourétérectomie : état des pratiques cliniques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 681-682


Objectifs

Le comité de cancérologie de l’association française d’urologie (ccAFU) recommande une instillation postopératoire précoce de chimiothérapie intravésicale (IPOP) après néphourétérectomie totale (Nut) afin de réduire le risque de récidive vésicale (niveau de preuve 1b). Cette recommandation est fondée sur deux essais prospectifs randomisés mettant en évidence le bénéfice de cette administration. Nous avons voulu analyser l’utilisation de cette technique par les urologues en pratique courante.


Méthodes

Nous avons mené une étude en ligne entre avril et juin 2017 envoyée à tous les membres de l’association européenne d’urologie par newsletter. L’étude incluait 15 questions portant sur les aspects chirurgicaux de la NUT, les indications, les doses utilisées et l’organisation pratique de l’IPOP post-NUT. Une analyse statistique descriptive a été menée, les résultats sont exprimés en effectifs et pourcentages.


Résultats

Parmi les 127 réponses recueillies, 55 % (n =70) ont déclaré préférer la voie laparoscopique pour le temps rénal ; pour la collerette vésicale 79 % (n =100) la voie ouverte (61 % (n =77) voie extravésicale, 18 % (n =23) voie transvésicale et 21 % (n =27) la voie endoscopique. L’ipop était réalisée par 46 % (n =58), les raisons pour ne pas la réaliser était dans 27 % (n =34) l’absence de conviction suffisante du niveau de preuve, dans 13 % (n =17) par crainte des effets secondaires de l’ipop et dans 11 % (n =14) par manque/difficulté d’organisation. Le produit d’IPOP était la mitomycine dans 57 % (n =72) à dose classique de 40mg (56 %, n =40). Seulement 34 % (n =43) réalisaient une cystographie postopératoire avant l’IPOP. La plupart prévenaient leur patient des effets secondaires irritatifs et 39 % (n =50) du risque de péritonite en cas de fistule urinaire.


Conclusion

Près de la moitié des urologues interrogés utilisent l’IPOP après NUT. Même si les recommandations françaises soutiennent l’utilisation de ce traitement afin de réduire le risque de récidive vésicale, ce traitement reste peu accepté au sein de la communauté urologique. Cette étude donne un aperçu des pratiques cliniques et de la nécessité d’améliorer la diffusion des recommandations du ccAFU.

Mots clés:
G. / F.-C. / R. / M. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Intérêt de l’imagerie par résonance magnétique dans l’étude fonctionnelle du clitoris et du rapport sexuel
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 660-661


Objectifs

L’anatomie du clitoris et de l’anatomie fonctionnelle du rapport sexuel reste donc toujours en grande partie une énigme au 21e siècle. Le but de cette étude est de montrer le comportement du clitoris avant et après stimulation génitale et ses modifications anatomiques, et également l’anatomie fonctionnelle du rapport sexuel en position missionnaire.


Méthodes

Une femme de 25 ans a été étudiée au niveau du clitoris en imagerie par résonance magnétique (1,5 tesla) dans le but d’étudier les modifications lors de l’excitation sexuelle par masturbation avec orgasme. Par la suite, un couple avec la même femme et un homme de 28 ans ont eu un rapport sexuel en position missionnaire avec orgasme et éjaculation. Pour cette étude, aucun traitement n’a été utilisé.


Résultats

Les résultats montrent des modifications significatives au niveau du clitoris avec un rapprochement des piliers et un enroulement des bulbes vestibulaires lors de la stimulation. Pendant le rapport sexuel en position missionnaire, il existe un impact préférentiel au niveau de cul de sac antérieur avec stimulation également de l’utérus qui est soulevé au niveau de son corps, sans stimulation importante du col de l’utérus. Cette étude permet de comprendre un peu mieux le comportement du clitoris lors de l’excitation sexuelle et également de confirmer les études IRM antérieures effectuées par le passé avec une stimulation préférentielle au niveau du cul de sac antérieur en position missionnaire, avec un effet de soulèvement du corps de l’utérus.


Conclusion

L’anatomie fonctionnelle du rapport sexuel et du rôle du clitoris restent toujours méconnus, avec notamment les modifications lors de l’excitation des piliers et des bulbes vestibulaires. Cette étude permet de commencer à comprendre le rôle potentiel du clitoris dans les modifications vaginales. Lors du rapport sexuel, cette étude confirme les deux études antérieures avec une stimulation préférentielle du cul-de-vaginal antérieur.

Mots clés:
F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Intérêt d’une évaluation systématique du traitement des symptômes du bas appareil urinaire dans la prise en charge d’une hypertrophie bénigne de la prostate en médecine générale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 736


Objectifs

Évaluer l’efficacité d’une modification ou d’une initiation de traitement par un α-bloquant chez des patients déjà traités médicalement pour des sbau liés à une hbp.


Méthodes

Au total, 1449 patients inclus ≥60 ans, avec sbau liés à une hbp et traités médicalement depuis ≥6 mois. Un traitement par α-bloquant était initié ou modifié si le pgi-i n’objectivait aucune amélioration sous traitement et si ipss>8. Patients suivis entre 1 et 3 mois. Âge moyen : 70,0±6,9 ans ; ancienneté des sbau : 4,1±4,2 ans ; à l’inclusion, ils recevaient des plantes (53,9 %), des α-bloquants (33,6 %), des 5-ari (5,9 %) ou une association (6,6 %). Score ipss moyen : 16,4±6,7, non corrélé avec l’ancienneté des sbau ; pgi-i moyen : 2,6±1,2.


Résultats

Au total, 42,8 % des patients (591/1380 patients analysés) ont eu une modification de leur traitement et une visite de suivi : 385 (65,6 %) ont eu une initiation d’un α-bloquant, 202 (34,4 %) une modification, principalement en monothérapie (81,9 %).

Lors de la visite de suivi, 520 patients ont complété le questionnaire ; le score ipss moyen était de 7,7±4,8, significativement en baisse (18,7±6,1 à l’inclusion) ; le pgi-i moyen de 1,2+0,7 était significativement en baisse (3,5±0,8 à l’inclusion) ; la qualité de vie (q8-ipss) était significativement améliorée. Pour les 346 patients sous plantes ayant changé pour un α-bloquant, ainsi que pour les 67 patients sous α-bloquant ayant changé pour un autre α-bloquant, les 3 scores avaient diminué significativement.


Conclusion

Une évaluation systématique du traitement médical de l’hbp a montré que 42,8 % des patients n’étaient pas améliorés. Un traitement par un α-bloquant (initiation ou modification) peut améliorer les sbau.

Mots clés:
A. / P. / A. De La / G. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Intérêt pronostique des marqeurs de l’inflammamation nlr et hpr dans la prise en charge du cancer de la vessie après cystectomie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 671


Objectifs

Plusieurs marqueurs de l’inflammation systémique comme la crp ont été associés à l’agressivité et à un pronostic défavorable dans plusieurs néoplasies. Les tumeurs induiraient un contexte inflmmatoire. L’objectif de cette étude était de déterminer l’intérêt pronostique respectifs de l’expression respective des rapports neutrophile/lymphocyte (nlr), lymphocytes/monocytes (lmr) et hémoglobine/plaquettes (hpr) dans l’évaluation du risque de récidive et de survie après cystectomie pour cancer urothelial.


Méthodes

Après accord du comité d’éthique, les dossiers de 134 patients opérés de cystoprostatectomie entre 2013 et 2017 ont été évalués rétrospectivement. Les valeurs des marqueurs inflammatoires (nlr, lmr, hpr, crp) ont été recueillies entre 1 et 10jours avant la chirurgie puis à 1, 3, 6 et 12 mois après chirurgie. Des modèles de régression logistique et à risque proportionnel de Cox ont été réalisés ainsi que des courbes de Kaplan–Meier pour l’évaluation de l’association de ces marqueurs avec la survie sans récidive (ssr), la survie spécifique (ssc) et la survie globale (sg).


Résultats

La durée médiane de suivi a été de 21 mois (5–36,8). Un nlr préopératoire≥3,88 était associé à un stade pt 3–4 et un statut pn+. Un hpr préopératoire≤0,039 était associé au statut pn+. La crp préopératoire≥9,1 et un nlr postopératoire≥4, 68 à 3 mois étaient associés à une réduction de la ssr. Le nlr postopératoire≥4,68 (Fig. 1) et un hpr postopératoire≤0,029 (Fig. 2) à 3 mois étaient associés à une réduction de la ssc et de la sg.


Conclusion

Nous avons confirmé l’intérêt de la crp et du nlr préopératoire comme marqueur d’agressivité, mais nlr et hpr postopératoires à 3 mois semblent être associés aux ssr, ssc et sg. Ces résultats s’ils venaient à être confirmés pourraient participer à la prise de décision thérapeutique adaptée à chaque patient en complément des facteurs pronostiques actuels.

Mots clés:
S. / I. / F. / E. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case