Base bibliographique

Sommaire :

Que deviennent les gastrocystoplasties d’agrandissement à l’âge adulte ?
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 701


Objectifs

L’objectif est de documenter les résultats à long terme de gastrocystoplasties d’agrandissement réalisées dans l’enfance (GCA) en termes de fonction rénale, de continence et d’analyser les taux de complications.


Méthodes

Tous les dossiers des enfants ayant eu une GCA entre 1992 et 2000 ont été revus et les patients recontactés par téléphone. Les informations recueillies étaient l’âge lors de la chirurgie, les causes de dysfonction vésicale, le fonctionnement de la GCA, les complications et les ré-interventions.


Résultats

Onze GCA ont été réalisées entre 1992 et 2000, à l’âge médian de 11ans (6,5–14ans). L’étiologie de la dysfonction vésicale étaient : myéloméningocèle (4), exstrophie vésicale (4), valves de l’urètre postérieur (1), vessie radique (1) et syndrome Prune Belly (1). Le suivi médian était de 17ans (15–19,5). La fonction rénale était conservée ou améliorée chez 63 % des patients. Quatre-vingt-dix pour cent des patients porteurs étaient sec 63 % ont eu un syndrome hématurie-dysurie. Trente-six pour cent ont développé une tumeur sur le greffon gastrique (adénocarcinome) dans un délai médian de 20ans (10–22), métastasiques au diagnostic pour 2/4. Tous ont eu une pelvectomie avec curage. Un est décédé, 1 en progression, 1 en rémission complète et un en liste de greffe. Au total seul 3/11 patients avaient encore la GCA.


Conclusion

La majorité des patients ayant eu une GCA ont eu une conservation de leur fonction rénale et ont été continents. Cependant la GCA était associé à long terme à un risque significatif carcinologique et a un taux important de reprise chirurgicale. Ceci remet en cause son usage pour l’agrandissement vésical, quelle que soit l’indication et soulignent la nécessité d’un suivi strict.

Mots clés:
E. / A. / R. / G. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Quel score « cut-off » de l’IIEF-EF doit on utiliser pour définir la satisfaction sexuelle post-prostatectomie radicale ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 758-759


Objectifs

L’IIEF-EF est un questionnaire validé utilisé pour évaluer la fonction érectile, il a été utilisé dans de nombreuses études post-prostatectomie radicale (PR). Récemment, le score de 22 a été utilisé comme définition de la récupération érectile post-PR mais ce « cut-off » n’a jamais été évalué. Notre objéctif était de définir quel score de L’IIEF-EF définissait le mieux la satisfaction sexuelle post-PR.


Méthodes

Nous avons évalué les patients à 24 mois de la PR avec l’IIEF-EF et le domaine de la satisfaction de l’IIEF (DS). Deux questions (Q) du DS ont été utilisées pour classer la satisfaction des rapports sexuels (DS de 0–10), une sur la satisfaction (0–5) et une sur le plaisir (0–5). Nous avons testé les associations suivantes : DS=10 ; DS≥8 ; chaque Q du DS≥4. Nous avons utilisé comme test diagnostique une courbe ROC pour déterminer la valeur optimale de l’IIEF-EF qui prédisait le mieux la satisfaction sexuelle. L’indice Youden a été utilisé pour déterminer le seuil optimal maximisant la sensibilité et la spécificité.


Résultats

Au total, 178 hommes ont été évalués, l’âge moyen lors de la PR était de 58±7ans. Le score moyen de l’IIEF-EF à 24 mois était de 20±9 (Tableau 1). Les courbes ROC donnaient les aires sous la courbes suivantes (AUC) : DS=10, AUC=0,80, p <0,001 (Tableau 2) ; DS≥8, AUC=0,85, p <0,001 ; 2Q du DS≥4, AUC=0,86, p <0,001. L’utilisation du critère « Chaque Question du DS≥4 » (plus grande AUC), a été retenu pour déterminer le score optimal de l’IIEF-EF. Le score de 25 donnait la meilleure sensibilité/spécificité pour définir la satisfaction sexuelle. Les ratios de sensibilité/spécificité pour les scores EFD étaient : 22=0,89/0,66, 23=0,78/0,71, 24=0,78/0,80, 25=0,77/0,82, 26=0,73/0,85 (Fig. 1)


Conclusion

Un score de 25 de l’IIEF-EF représente le meilleure « cut-off » définissant la satisfaction sexuelle. Ces données sont importantes pour le choix du score définissant la « récupération érectiles » dans les étude de réhabilitation érectile post-PR et d’une manière générale pour l’évaluation de la fonction érectile post-PR.

Mots clés:
J. / C. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Quels sont les facteurs de risque de casse d’une fibre laser ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 696-697


Objectifs

Le traitement des calculs caliciels inférieurs in situ est un des facteurs de risque de dommage des urétéroscopes souples lors de l’utilisation du laser. L’objectif de cette étude a été de déterminer les facteurs à l’origine d’une cassure de la fibre laser en reproduisant les conditions d’accès au calice inférieur.


Méthodes

Des fibres laser neuves à usage unique Rocamed® de 272 et 365μm ont été utilisées pour les différentes expériences réalisées. Deux diamètres de courbure ont été appliqués aux fibres : 9mm et 20mm. Le critère de jugement principal était la cassure de la fibre avant 5minutes d’utilisation continue du laser. Les manipulations ont été répétées 10 fois pour chaque taille de fibre, chaque courbure et pour chaque paramètre du laser (pulvérisation : LP, 15Hz, 0,5J et fragmentation : SP, 5Hz, 1,5J).


Résultats

En pulvérisation, aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les deux courbures pour les fibres de 272 (p =0,474) et de 365 (p =0,210). À ce réglage laser, aucune fibre n’a cassé au diamètre de courbure de 20mm alors que deux fibres de 272 et trois fibres de 365 ont cassé au diamètre de courbure de 9mm (Tableau 1). En fragmentation, il existait une différence significative entre les deux courbures pour les fibres de 272 (p =0,032) et celles de 365 (p =0,001, OR=51,3 [3,234–3764,9]). À ce réglage laser, une fibre de 365 a cassé au diamètre de courbure de 20mm contre aucune de 272 ; cinq fibres de 272 et neuf fibres de 365 ont cassé au diamètre de courbure de 9mm (Tableau 2).


Conclusion

Les facteurs de cassure de fibre laser mis en évidence dans notre étude ont été : un diamètre de courbure de 9mm (assimilable à un calice inférieur), un paramètre de fragmentation (short-pulse , haute énergie) et une tendance à la casse plus importante pour les fibres de gros diamètre.

Mots clés:
M. / L. / Y. / F. / S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Quels sont les facteurs prédictifs de récidive des sténoses de l’urètre après une première urétrotomie interne ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 745-746


Objectifs

Évaluer les facteurs prédictifs de récidive des sténoses de l’urètre (SU) après une première urétrotomie interne (UI) liés au patient, aux caractéristiques des SU et aux données périopératoires.


Méthodes

Étude rétrospective de 216 patients ayant eu une UI à la lame froide de janvier 2009 à décembre 2015. Nous avons d’emblée exclu 128 patients ayant une SU complexe ou récidivé et 15 autres patients dont le suivi était insuffisant. La survie sans récidive a été étudiée en établissant des courbes de survie selon la méthode de Kaplan–Meier. La recherche de facteurs prédictifs de récidive après une première UI a été effectuée en analyse univariée en comparant les courbes de survie par le test du Log Rank. Dans tous les tests statistiques, le seuil de signification a été fixé à 0,05.


Résultats

L’âge moyen était de 62ans Pour un suivi moyen après UI de 17 mois, le taux global de récidive était de 37,5 %, avec un délai moyen de 9,6mois. Parmi les facteurs liés au patient (Tableau 1), l’insuffisance rénale (p =0,002) et l’anémie (p =0,002) étaient prédictives de récidive. Pour les caractéristiques des SU (Tableau 2), le rétrécissement post-endoscopie (p =0,03) et de siège bulbaire (0,009) étaient les moins associés aux récidives. Les SU dépassant 1cm (p =0,0001), serrées (p =0,0001) et à péri-urètre scléreux (p =0,0001) étaient significativement associées à la récidive. Une durée de sondage≥6jours favorisait significativement la récidive (p =0,0001) contrairement au type (p =0,219) et au calibre (p =0,521) de la sonde vésicale. Les infections urinaires postopératoires symptomatiques étaient associées à un risque plus important de récidive (p =0,01).


Conclusion

La récidive après UI était multifactorielle, faisant intervenir des facteurs liés au patient lui-même (anémie, insuffisance rénale), au rétrécissement de l’urètre (étendue, caractère serré, sclérose péri-urétrale) et à la période postopératoire (durée de sondage, infections urinaires).

Mots clés:
A. / W. / M. / H. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Radioprotection des personnels réalisant des actes d’urologie guidés par radioscopie au bloc opératoire
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 740-741


Objectifs

En urologie, on assiste depuis 20ans à une augmentation constante de l’usage des rayons X pour le radioguidage au bloc opératoire (radioscopie). Avec l’aide des experts de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et de l’autorité de sûreté nucléaire française (ASN), nous avons réalisé une enquête dosimétrique.


Objectif

Évaluer les risques liés à l’utilisation des rayons X lors des gestes d’endourologie.


Méthodes

Étude prospective bicentrique; les mesures ont été réalisées sur 12 opérateurs (7 dosimètres par opérateur), avec des chambres d’ionisation dans les salles et sur fantôme anthropomorphique. En parallèle, une enquête sur les comportements de radioprotection a été réalisée auprès des adhérents de l’Association française des urologues en formation (AFUF).


Résultats

Les doses annuelles reçues corps-entier étaient inférieures à la limite de détection, les doses équivalentes étaient très faibles au niveau des doigts (de 21μSV à 59μSv) et faibles au niveau du cristallin (de 3μSv à 11μSv). Pour la néphrolithotomie percutanée, les doses aux extrémités étaient plus faibles avec un patient en décubitus dorsal plutôt qu’en décubitus ventral. La radioscopie pulsée permettait de réduire la dose d’un facteur 3 avec une qualité d’image équivalente. Les pratiques étaient mauvaises: seulement 15 % des chirurgiens portaient un dosimètre et 5 % avaient été formés au maniement du générateur.


Conclusion

Les doses reçues par les urologues étaient faibles. Cependant, les mesures de radioprotection et les facteurs d’optimisation étaient largement méconnus. L’arrivée de nouvelles techniques nécessitant des actes longs radioguidés dans le contexte actuel de carence de formation pourrait conduire à exposer fortement opérateurs, patients et personnel.

Mots clés:
J. / O. / F. / J. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Radiothérapie adjuvante ou de rattrapage après prostatectomie : résultats carcinologiques et fonctionnels à long terme
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 779


Objectifs

Le bénéfice de la radiothérapie adjuvante (RA) ou de rattrapage (RR) après prostatectomie n’est pas claire actuellement. Nous avons voulu comparer ces deux types de radiothérapie de loge de prostatectomie en termes de résultats carcinologiques et fonctionnels.


Méthodes

Nous avons inclus 173 patients traités dans un seul centre entre janvier 2005 et décembre 2008. Tous les patients étaient traités par radiothérapie 3D conformationnelle accélérateur 6MV, 66GY. La radiothérapie adjuvante était faite chez les patients avec un PSA détectable après prostatectomie<0,2ng/mL. Aucun patient n’a reçu de traitement néo-adjuvant avant la prostatectomie (hormonothérapie ou chimiothérapie) Les patients dans le bras radiothérapie de rattrapage avaient un PSA>0,2ng/mL au moment du traitement conformément aux critères de phoenix. Les aires ganglionnaires étaient irradiées si le patient n’avait pas eu de curage et que le risque d’atteinte ganglionnaire était supérieur à 10 %.


Résultats

Quatre-vingt-six patients ont eu une radiothérapie adjuvante avec un délai médian après chirurgie de 6,7 mois et 87 une radiothérapie de rattrapage avec un délai médian de 21,4 mois. La médiane de suivi était de 6,7ans. Les deux groupes étaient comparables sauf en termes de PSA et d’âge au moment de la radiothérapie. La survie sans récidive métastatique à 6ans était meilleure dans le bras RA (95 % et 89 % respectivement [95 % IC : 0,83–0,99] p =0,01). À 6ans, la survie spécifique et globale était meilleure dans le bras RA (100 % versus 95 % [95 % IC : 0,9–0,99] p =0,02 et 100 % versus 94 % [95 % IC : 0,89–0,99] p =0,02 respectivement). La radiothérapie adjuvante améliorait significativement la survie sans récidive biologique (85 % versus 63 % [95 % IC : 0,54–0,93] p <0,00001).


Conclusion

Notre étude suggère que la radiothérapie adjuvante avait de meilleurs résultats en termes de survie globale, survie spécifique, survie sans récidive métastatique et survie sans récidive biologique comparée à la radiothérapie de rattrapage. La toxicité était comparable entre les deux groupes.

Mots clés:
S. / M. / F. / X.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Ré-irradiation prostatique par Cyberknife ® et curiethérapie à haut débit de dose en rattrapage des récidives locales de tumeur de prostate
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 794


Objectifs

Évaluer l’efficacité et la toxicité d’une irradiation prostatique par Cyberknife® ou curiethérapie en traitement de rattrapage des récidives locales de cancers de prostate initialement traités par radiothérapie.


Méthodes

Entre 2011 et 2015, 28 patients initialement traités par irradiation prostatique et présentant une récidive exclusivement locale de leur cancer ont été ré-irradiés par Cyberknife® (n =18) ou curiethérapie à haut débit de dose (HDD) (n =10). Le schéma de ré-irradiation était de 35Gy en 5 fractions de 7Gy par jour. La réponse biologique (variation post ré-irradiation du PSA), la survie sans récidive biologique définie selon les critères de Phoenix (nadir PSA post-irradiation+2ng/mL), ainsi que les toxicités aiguës et tardives cotées selon l’échelle CTCAE 4.03 ont été évaluées.


Résultats

Après un suivi médian de 15,5mois (EI=7–28), 9 (90 %) patients traités par CHDD et 13 (72,2 %) patients traités par Cyberknife® ont eu une réponse biologique positive. Deux (11,1 %) patients traités par Cyberknife® ont stabilisé leur PSA. Chez les patients en réponse biologique positive après CHDD, le nadir du PSA était de 0,66ng/mL (EI=0,23–1,13), atteint en 6 mois (EI=5–8). Quatre (44,4 %) patients ont eu une récidive biologique survenue en 19,5 mois (EI=11,5–26) (Fig. 1). Nous avons noté une seule complication urinaire G3 transitoire. Après Cyberknife®, le nadir du PSA chez les patients en réponse biologique positive ou stabilisation était 1,00ng/mL (EI=0,42–2,4) et fut atteint en 7,5 mois (EI=4,5–10). Cinq (33,3 %) patients ont récidivé biologiquement en 7 mois (EI=6–14). Trois patients ont connu une complication ≥G3 résolutive (urinaire : 2 G3 et 1 G4). Aucun patient n’a connu de complication sexuelle ou digestive ≥G3.


Conclusion

La ré-irradiation des récidives locales des cancers de prostate est une technique faisable et relativement peu toxique. Cependant, d’autres investigations sont nécessaires pour confirmer ces résultats de façon prospective.

Mots clés:
A. / D. / L. / M. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Réadmissions après chirurgie urologique : étude transversale française sur une période de 3 ans
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 738


Objectifs

Peu de données existent concernant les taux de réadmissions en France après une intervention chirurgicale programmée. Notre objectif était d’évaluer les taux de réadmissions après une chirurgie urologique programmée sur une période de 3ans en France, et d’identifier les facteurs prédictifs de réadmissions, notamment le volume d’activité urologique de chaque établissement, le volume d’activité de chirurgie ambulatoire et le statut administratif de l’établissement.


Méthodes

Les données concernant les hospitalisations pour une chirurgie urologique programmée entre janvier 2010 et novembre 2012 en France ont été extraites du Programme de médicalisation des systèmes d’information (Tableau 1). Le critère de jugement principal était le taux de réadmissions dans les 30jours après l’intervention chirurgicale initiale. Des facteurs prédictifs de réadmissions ont été recherchés parmi lesquels le sexe, l’âge, la durée de séjour initial, le groupe homogène de malades (GHM), la pathologie concernée, le volume d’activité chirurgicale urologique globale et ambulatoire de l’établissement et le statut administratif de l’établissement.


Résultats

Après exclusion des décès et des patients transférés durant le séjour initial, 423 393 patients ont été inclus dans la cohorte. Le taux global de réadmissions à 30jours était de 18,4 %. Le Tableau 2 présente les différents facteurs de risque de réadmissions après analyse univariée. Après analyse multivariée, la prise en charge en clinique privée était associée à un risque plus important de réadmissions à 30jours (clinique versus CHU : OR=1,64 [IC 95 % : 1,23–2,16], clinique versus GH et PSPH : OR=1,43 [IC 95 % : 1,16–1,76]). Les autres facteurs de risque indépendants de réadmissions étaient le sexe masculin (OR=1,82 [IC 95 % : 1,79–1,86]) et un GHM élevé (GHM3–4 versus GHM1–2 : OR=3,69 [IC 95 % : 2,96–4,61]).


Conclusion

Le taux de réadmissions global après une chirurgie urologique est de 18,4 %, particulièrement élevé comparé à une moyenne nationale de 5,9 %, toutes chirurgies confondues. Ces données sont à mettre en perspective à un moment où les pouvoirs publics prônent un développement exponentiel de la chirurgie ambulatoire.

Mots clés:
Q. / M. / J. / J. / V.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Recherche de facteurs prédictifs de formation de lithiase urinaire chez les patients avec diagnostic d’hyperparathyroïdie primaire
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 682-683


Objectifs

L’objectif de cette étude a été d’identifier les facteurs prédictifs de la formation de lithiase urinaire chez les patients avec diagnostic d’hyperparathyroïdie primaire (HPTP), en comparant des patients lithiasiques et non lithiasiques.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a inclus 177 patients avec diagnostic initial d’HPTP non traitée et qui avaient effectué un bilan métabolique (bilan sang et urines des 24heures) sous régime habituel. Les critères d’inclusion ont été : patients de plus 18ans avec diagnostic d’HPTP. Ce dernier a été établi sur une hypercalcémie (> 10,2mg/dL) associée à un dosage élevé ou à la limite supérieure à la normale de la parathormorne non expliqué par une cause secondaire. Critères de non-inclusion : suspicion d’hypercalcémie hypocalciurique familiale, hyperparathyroïdie secondaire. Les caractéristiques cliniques et biochimiques (sang et urines des 24heures) ont été comparées entre PL et PNL.


Résultats

Par rapport aux PNL, les PL étaient significativement plus jeunes avec une proportion plus importante d’hommes (39 vs. 18 %). La calcémie et la parathormone étaient élevées dans les deux groupes, sans différence significative. La calciurie des 24heures était élevée dans les deux groupes mais significativement plus élevée chez les PL par rapport aux PNL (373±142 vs. 302±120mg/J, p <0,001). La créatininurie et la natriurèse étaient significativement plus élevées chez les P, cependant aucune différence n’a été observée quant aux ratios Calciurie/Créatininurie et Calciurie/Natriurèse. Il n’y avait aucune autre différence significative pour les autres paramètres urinaires (Tableau 1). En analyse multivariée, les facteurs prédictifs de lithiase urinaire étaient : âge plus jeune, calciurie et natriurèse augmentées, une origine caucasienne.


Conclusion

Cette étude retrouve un large chevauchement des profils clinique et biochimique entre PL et PNL. Les facteurs prédictifs retrouvés en analyse multivariée comme une calciurie augmentée chez les PL pourrait s’expliquer partiellement par des natriurèse et créatininurie plus importantes, reflétant respectivement une consommation plus importante de sel et une masse musculaire plus importante du fait d’une plus grande proportion d’hommes.

Mots clés:
S. / J. / B. / M. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Réévaluation des patients en surveillance active par des biopsies ciblées avec fusion élastique écho/IRM : vers une amélioration de la sélection des patients
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 810-811


Objectifs

La surveillance active (SA) pour les cancers de prostate permet réduire le sur-traitement des cancers de prostate non significatifs (CaP-ns). En cas d’IRM prostatique suspecte, les biopsies prostatiques (BP) ciblées pourraient améliorer la cartographie prostatique ainsi que la sélection de patients éligibles à la SA. L’objectif de cette étude était de comparer le taux de reclassification en fonction du protocole de biopsie.


Méthodes

Entre 06/2013 et 04/2016, nous avons inclus de façon prospective tous les patients en SA pour CaP nécessitant une nouvelle série de BP. Tous les patients avaient une IRM pré-biopsique et des biopsies prostatiques systématisées écho-guidées par voie transrectale (10–12 biopsies) (BPs), puis des biopsies prostatiques ciblées (BPc) (2–4 biopsies/cible) avec fusion élastique écho/IRM utilisant UroStation™ (Kœlis). Les CaP-s étaient définis par : score de Gleason>7 ou une longueur de cancer par biopsie>4mm. Les critères de SA étaient : PSA<10ng/mL, pas de Gleason 4/5, cancer<4mm/carotte,<3carottes positives. Une IRM était considérée comme suspecte avec un PIRADS>2.


Résultats

Quarante-trois patients ont été inclus dont 17 avec IRM normale et 26 avec IRM suspecte. En cas d’IRM normale, le taux de détection de CaP était de 41 % (7/17) avec 1 patient (5,9 %) ayant un CaP-s et donc reclassé comme non éligible à la SA (noSA). En cas d’IRM suspecte, le taux de détection de CaP par les BPs était supérieur à celui des BPc : 61,5 % (16/26) vs 38,5 % (10/26), p =0,04. En revanche, uniquement 15,4 % (4/26) des patients diagnostiqués par les BPs ont été reclassés noSA devant un CaP-s. A l’inverse 30,8 % (8/26) des patients diagnostiqués par les BPc avaient un CaP-s nécessitant une reclassification (p =0,1) (Tableau 1, Tableau 2). De plus, 18 % (4/22) des patients ont été reclassés noSA par le BPc alors qu’ils étaient éligibles avec les BPs.


Conclusion

Lorsque l’IRM est normale le risque de CaP-s est faible. En cas de SA avec IRM suspecte, les BPc permettent une meilleure réévaluation de la maladie en reclassifiant non éligibles un tiers des patients. 20 % des patients éligibles avec les BPs sont reclassés noSA par les BPc, justifiant l’association des BPc aux BPs, pour améliorer la sélection des patients.

Mots clés:
A. / C. / V. / S. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Reins en fer à cheval : où chercher les vaisseaux lors de la chirurgie rénale ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 747-748


Objectifs

Le rein en fer à cheval est une anomalie congénitale fréquente, asymptomatique mais favorisant des pathologies, telles que les lithiases rénales, certaines tumeurs rénales et les traumatismes. Leurs variations vasculaires multiples compliquent les prises en charge chirurgicales. L’objectif était d’étudier la vascularisation des reins en fer à cheval afin de mieux appréhender la prise en charge chirurgicale de ces patients.


Méthodes

Cette étude descriptive était basée sur l’analyse radiologique de scanners abdomino-pelviens injectés chez des patients porteurs de reins en fer à cheval. Une recherche avec les mots clés « rein en fer à cheval » a été réalisée dans le logiciel de radiologie, et les scanners ont été analysés par un radiologue et un urologue conjointement. Le nombre d’artères et de veines par rein ainsi que leurs localisations et leurs origines vasculaires étaient relevées. Puis les différentes répartitions vasculaires par rein étaient classées selon la classification de Graves.


Résultats

Au total, 33 scanners abdomino-pelviens de patients porteurs de reins en fer à cheval ont été inclus sur les 150 étudiés entre 2005 et 2014. Le nombre moyen d’artères par rein était de 3,6 artères (2–8) et le nombre moyen de veines par rein était de 3,3 veines (2–6). Le nombre moyen d’artères et de veines par segment anatomique du rein (partie droite, centrale et gauche du rein) est présenté dans la Fig. 1. Le nombre d’artères relevées par segment anatomique du rein est présentée dans le Tableau 1. La répartition vasculaire selon la classification de Graves est présentée dans le Tableau 2.


Conclusion

La vascularisation des reins en fer à cheval est hétérogène surtout au niveau du segment médian rénal pour lequel les artères naissent majoritairement de la face antérieure de l’aorte et des artères iliaques. Cette complexité anatomique justifie la réalisation d’un angioscanner pour appréhender au mieux la vascularisation notamment en vue d’une chirurgie conservatrice.

Mots clés:
I. / V. / N. / O.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
RENAL nephrometry score vs Mayo Adhesive Probability Score  : une étude internationale multicentrique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 817-818


Objectifs

L’objectif de cette étude était de comparer la capacité des MAP et RENAL scores et à évaluer la morbidité péri- et postopératoire de la néphrectomie partielle robot assistée.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique internationale incluant 562 NPRA. Les données démographiques (âge, IMC, score ASA, MDRD préopératoire), relatives à la tumeur (taille, RENAL Score, MAP score), à l’intervention (pertes sanguines, temps d’intervention, durée de clampage, taux de conversion) et au suivi postopératoire (classification de Clavien, types de complications et durée d’hospitalisation) ont été collectées. Les MAP et RENAL scores ont été considérés comme des variables quantitatives continues pour l’analyse statistique. Un modèle de régression logistique a été utilisé pour les variables quantitatives et un modèle de régression linéaire pour les variables quantitatives.


Résultats

Les caractéristiques démographiques, radiologiques et anatomopathologiques sont présentées dans le Tableau 1. En analyse multivariée (Tableau 2), les MAP et RENAL scores était tous les 2 prédictifs de l’importance des pertes sanguines (β=0,16 ; p =0,02 et β=0,12 ; p <0,001 respectivement), du temps d’ischémie chaude (β=0,11 ; p =0,04 et β=0,12 ; p =0,03 respectivement) et de la durée d’hospitalisation (β=0,115 ; p <0,001 et β=0,204 ; p <0,001 respectivement) mais seul le MAP score était associé à la durée opératoire et au risque de conversion (β=0,26 ; p <0,001 et OR=5,22 ; p =0,01 contre β=–0,01 ; p =0,82 et OR=3,9 ; p =0,195 pour le RENAL score).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, le MAP score semble mieux évaluer la morbidité péri-opératoire de la NPRA que le RENAL score.

Mots clés:
Z. / B. / C. / R. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Renforcement de la migration des stades après PT vers des cancers de la prostate (CaP) de plus haut risque sur 10 ans
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 743-744


Objectifs

Dans un contexte de limitation d’utilisation du PSA en raison du risque de surtraitement (l’âge au diagnostic et le stade clinique ont diminué), cette étude a pour but d’observer l’évolution épidémiologique en 10ans des stades pathologiques des prostatectomies totales (PT) pour CaP.


Méthodes

Au total, 1282 PT ont été réalisées dans 2 centres français (376 PT en 2015, 403 en 2010 et 503 en 2005). Les données préopératoires (âge, PSA, stade clinique, nombre de biopsies, score de Gleason) et postopératoires (pTNM, score de Gleason, poids de la prostate) ont été analysées et comparées (test de Student, Anova, Chi2).


Résultats

Respectivement entre 2015, 2010 et 2005, l’âge médian était de 65,6 vs 62,5 et 62,8 (p =0,0015). Le nombre moyen de biopsies positives augmentait significativement de 5,3 vs 2,8 vs 2,3 (p =0,0001). La proportion de chacun des groupes d’Amico évoluait dans le temps : bas risque 15,7 % vs 44,4 vs 49,9 %, risque intermédiaire : 64,1 % vs 43,9 vs 40,9 % et haut risque : 25,3 % vs 11,6 vs 9,1 % (p =0,0012) entre 2015, 2010 et 2005, respectivement (Fig. 1). Le score de Gleason pathologique évoluait vers un score plus élevé avec SG<7 : 7,3 % vs 29,4 vs 23,0 % et SG≥7 : 92,7 % vs 70,6 vs 77,0 % (p =0,001) (Fig. 2). Également, le stade pathologique augmentait en faveur des plus hauts stades : pT2 : 48,7 % vs 51,6 vs 66,9 % vs et pT3 : 51,3 % vs 48,1 vs 33,5 % vs, p =0,0001.


Conclusion

La prise en charge des CaP évolue depuis les nouvelles recommandations des autorités de santé concernant le dépistage et l’avènement des traitements conservateurs. Le nombre de PT réalisées pour des tumeurs de plus haut risque augmente. Ces modifications correspondent à une meilleure sélection des patients : diminution des PT dans les faibles risques et augmentation pour les CaP significatifs.

Mots clés:
P. / T. / M. / N. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Rentabilité du curage ganglionnaire étendu lors de la prostatectomie radicale robot-assistée
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 727-728


Objectifs

Évaluer l’indication du curage ganglionnaire dans le cancer de prostate en appréciant le taux de curages positifs (N+) lors de la prostatectomie robot-assistée (PRR).


Méthodes

Série de 447 patients consécutifs opérés de PRR, de février 2010 à mai 2016 par mono-opérateur, données recueillies de façon prospective en base de données portant sur le nombre de curages réalisés (bilatéraux–unilatéraux), le nombre de curages positifs, sérié selon les données du bilan préopératoire (PSA, Gleason, TR), en univarié et en multivarié (actuellement en cours).


Résultats

Pas de curage 30,4 % – curage unilatéral 6 % et N+=0 – curage BILATERAL 63,5 % et N+=6,7 %. Les données du curage bilatéral seules seront donc exploitées (284 pts). Nombre moyen de ganglion par curage : 17 (7–34) (Tableau 1).


Conclusion

Le curage étendu montre un taux de positivité significatif même dans les faibles risques présumés en préopératoire, du fait de l’imprécision relative des critères de risque qui doivent être revisités. La rentabilité du curage ganglionnaire étendu justifie sa pratique lors de la prostatectomie radicale.

Mots clés:
J. / Y. / M. / T.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Repressurisation de sphincter AMS800 pour perte secondaire d’efficacité : une expérience monocentrique
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 804


Objectifs

La perte secondaire d’efficacité d’un sphincter urinaire artificiel amène à rechercher une dysfonction mécanique ou un facteur tissulaire. En cas d’absence d’érosion urétrale, une repressurisation peut être proposée dans l’objectif de retrouver la continence par une meilleure coaptation en regard de la paroi urétrale. Le but de cette étude était d’évaluer les résultats de la repressurisation de sphincter artificiel chez l’homme.


Méthodes

Étude rétrospective a été menée dans un centre universitaire de référence. Tous les patients ayant eu une repressurisation de sphincter artificiel AMS800™ entre 2005 et 2015 avec ou sans changement de ballon ont été inclus. Les données étudiées étaient : les indications opératoires, les modalités de repressurisation, les complications et les données d’efficacité (pad-test de 24heures et port de protection). Le succès était défini par un pad-test<8g/24h et absence de port de protection.


Résultats

Trente-quatre patients ont été inclus (Tableau 1). Tous les patients ont été implantés avec un dispositif AMS800™ avec ballonnet 61–70cmH20, avec placement initial de la manchette en périuréthral (n =19) ou intracaverneux (n =15). Le délai médian de repressurisation était de 40 mois [5–154]. Une simple repressurisation (gonflage de 2 à 5mL sous contrôle de pression urétrale rétrograde) a été effectuée dans 14 cas et un changement de ballon (71–80cmH20) dans 20 cas. Le taux de succès était de 35 %. Dix-sept patients (50 %) ont nécessité une reprise chirurgicale pour érosion, atrophie urétrale, migration de ballon, fuite au niveau du ballon ou de la manchette, ou infection (Tableau 2).


Conclusion

La repressurisation sphinctérienne est une solution de recours en cas de déficit de pression de clôture de la manchette mais comporte un risque d’érosion urétrale qui fait discuter en alternative un repositionnement de manchette en zone non atrophiée.

Mots clés:
A. / M. / C. / A. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Reprises chirurgicales nécessaires au maintien d’une dérivation urinaire cutanée de type Mitrofanoff : résultats à 5 ans
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 686


Objectifs

Les autosondages sont nécessaires pour assurer une vidange vésicale régulière notamment chez des patients porteurs d’une vessie neurologique. La dérivation urinaire cutanée continente est une alternative chirurgicale aux autosondages urétraux et au Bricker. L’objectif principal était d’évaluer les interventions nécessaires au maintien d’une dérivation urinaire cutanée fonctionnelle à long terme. Les objectifs secondaires évaluaient la continence et la qualité de vie à partir d’un questionnaire.


Méthodes

Notre étude de cohorte, rétrospective, monocentrique était établie sur une population de patients opérés d’une cystostomie continente première. La cohorte est composée majoritairement par des patients porteurs de vessies neurologiques (84 %) représentés par des blessés médullaires (54 %) et des patients spina bifida (15 %).


Résultats

Quarante-cinq procédures réalisées entre 1997 mars 2015 répondaient aux critères d’inclusions suivants : patient majeur, pas d’antécédent de dérivation urinaire, suivi supérieur à 6 mois. La cystostomie cutanée fut réalisée en trans-appendiculaire (67 %) ou avec un conduit iléal remodelé (33 %). Avec un suivi médian de 64 mois [39–90], 64,5 % des patients ont nécessité une ou plusieurs ré-interventions. Les reprises chirurgicales représentaient majoritairement par une sténose de la stomie (31 %) et des fuites urétrales (29 %) étaient traitées par abord local (31 %) ou endoscopie (35 %). La continence urinaire stomiale était de 88 %. Leur qualité de vie était améliorée (89 %). Aucune différence statistique en matière de complications chirurgicales immédiates ou tardives (p =0,93) n’a été mise en évidence entre les deux types montages ; trans-appendiculaire et conduit iléal remodelé.


Conclusion

La dérivation urinaire cutanée selon Mitrofanoff reste une alternative chirurgicale fiable sur le long terme, mais nécessitant des interventions itératives pour maintenir un conduit fonctionnel continent et cathétérisable. En dépit du nombre de ré-interventions les patients restent satisfaits de ce mode mictionnel.

Mots clés:
D. / B. / J. / C. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résection transurétrale de vessie en ambulatoire : étude de faisabilité
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 720


Objectifs

Avec près de 44 000 actes par an en France la résection transurétrale de vessie (RTV) est source d’importantes dépenses de santé. C’est une intervention encore peu réalisée en ambulatoire, mode de prise en charge qui permet de diminuer les coûts tout en apportant satisfaction aux patients. L’objectif de notre étude était d’évaluer la faisabilité de la RTV en ambulatoire.


Méthodes

Nous avons mené une étude prospective monocentrique sur douze mois incluant tous les patients opérés d’une RTV en ambulatoire pour tumeur de vessie dans notre service. La faisabilité de l’ambulatoire était évaluée au moyen de deux critères : le taux de conversion en hospitalisation conventionnelle (HC) et le taux de recours à des soins non programmés dans les sept jours postopératoires. Une enquête de satisfaction a été réalisée à 6 semaines de l’intervention au moyen d’un questionnaire téléphoné comprenant 7 items.


Résultats

Entre février 2015 et janvier 2016, 90 RTV ont été réalisées en ambulatoire pour 178 RTV réalisées en HC (33,6 %). Nous rapportons 12 patients (13,3 %) qui ont nécessité une conversion en HC. Les motifs les plus fréquents étaient une rétention aiguë d’urine (4 patients), une hématurie macroscopique (3 patients) et une perforation vésicale (3 patients). Au total 6 patients (7,7 %) ont nécessité un recours non programmé à des soins dont 3 pour rétention aiguë d’urine et 2 pour hématurie. Toutes les complications étaient des complications mineures, et nous ne rapportons aucune reprise chirurgicale. La moyenne des scores de satisfaction était de 88 %, et tous les patients sauf un se déclaraient très satisfaits ou plutôt satisfaits. Au total, 93 % des patients étaient favorables à une éventuelle réintervention en ambulatoire.


Conclusion

Cette étude suggère pour la première fois la faisabilité de la RTV en ambulatoire avec un risque acceptable et une bonne satisfaction des patients. D’autres études sur de plus grandes séries sont à prévoir pour identifier les facteurs de risque d’échec de la prise en charge afin d’aider à une meilleure sélection des patients.

Mots clés:
C. / G. / P. / F.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultat du traitement purement focal par HIFU FocalOne
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 793


Objectifs

Évaluer la possibilité de réaliser un traitement focal par HIFU FocalOne guidé par IRM avec fusion IRM/échographie. La définition d’un traitement purement focal était un traitement concernant moins de 50 % du volume prostatique.


Méthodes

Nous avons repris les différents traitements focaux réalisés dans notre centre dans différents protocoles et sélectionner ceux dont le traitement avait concerné moins de 50 % du volume de la prostate pour traiter un cancer unilatéral identifié par IRM et biopsies ciblées avec un score de Gleason maximum de 7 (4+3). Objectif principal : absence de cancer cliniquement significatif (CCS) (Gleason<7, ou <3mm de cancer, ou <2 biopsies positives) sur les biopsies de contrôle à un an. Objectifs secondaires : absence de tout cancer sur les biopsies, réponse biologique, complications, traitements de rattrapages, questionnaires fonctionnels et de qualité de vie.


Résultats

Vingt-quatre patients ont été inclus, d’âge moyen 67,4ans. Le volume traité était de 12,6±4,9cc soit 32 % du volume total. Parmi les patients, 62,5 % ont eu un complément de traitement suite à l’échographie de contraste réalisé à la fin du traitement. Le PSA à un an avait baissé de 56 % en moyenne. Sur les biopsies de contrôle, 91,7 % des patients ne présentaient pas de CCS. Les traitements de rattrapages ont comporté un HIFU controlatéral et une radiothérapie. À 12 mois, la continence était de 100 % et les érections étaient maintenues dans 92 % des cas. Les questionnaires qualité de vie n’étaient pas différents avant et à un an après le traitement.


Conclusion

Les résultats précoces de traitements purement focaux par HIFU FocalOne à un an retrouvent une absence de cancer cliniquement significatif dans 91,7 % des cas avec une très faible morbidité.

Mots clés:
S. / O. / M. / F. Mege / L.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats à trois ans étude URO-BCG-4 : efficacité et tolérance du schéma d’entretien tiers dose de BCG pour TVNIM
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 707


Objectifs

L’étude prospective multicentrique CCAFU (URO-BCG4) a été réalisée de 2004 à 2010. Son objectif était d’évaluer un schéma de traitement d’entretien par instillations de BCG à tiers dose dans le traitement des TVNIM à la fois en termes de taux de récidive tumorale et d’infiltration musculaire à 3ans, tout en analysant les effets secondaires au BCG observés.


Méthodes

Randomisation après TT attaque entre deux schémas d’entretien (27mg de BCG) :

–groupe I : trois instillations hebdomadaires à trois mois, six mois, puis tous les six mois ;

–groupe II : deux instillations hebdomadaires à trois mois, six mois, puis tous les trois mois.

Le statut tumoral était évalué à plus de trois ans (cytologies urinaires et endoscopie vésicale) et comparé entre les deux schémas thérapeutiques : récidive tumorale (RT), infiltration muscle vésical (IMV). Analyse des effets indésirables (EI) dans chacun des bras thérapeutiques à trois mois, six mois, 12 mois, 2ans et 3ans avec le calcul du score EI.


Résultats

Pour les 146 patients randomisés, aucune différence n’a été mise en évidence pour les caractéristiques démographiques, cliniques et anatomopathologiques. Il n’existait pas de différence significative en termes de RT ou d’IMV entre les 2 groupes, que cela soit à 12 mois, à deux ou trois ans, tous stades et grades histologiques confondus. Le délai moyen de survie sans RT et sans IMV à 24 mois comme à 36 mois était comparable pour les 2 groupes. Par contre, le score EI était calculé à 0,8 dans groupe I versus 1,1 dans groupe II (p =0,037) avec surtout une distribution des EI graves : 7 (9,9 %) pour groupe I et 2 (3 %) pour groupe II significativement différente (p =0,031).


Conclusion

Si la réduction tiers dose lors du traitement d’entretien par BCG ne semblait pas modifier le risque de récidive tumorale et/ou d’infiltration musculaire, il existait en revanche une réduction significative du nombre d’EI graves malgré une augmentation du score EI global.

Mots clés:
F. / J. / F. / M. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats anatomopathologiques après prostatectomie totale pour cancer chez des patients éligibles à une surveillance active : apport de l’IRM multiparamétrique dans la décision de traitement
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 809-810


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’évaluer l’apport de l’IRM multiparamétrique comme paramètre à part entière pour prédire la présence de cancer significatif sur pièce de prostatectomie, et donc pour influencer la décision de traitement chez les patients présentant un cancer de prostate potentiellement éligible à une surveillance active (SA) après réalisation de biopsies systématisées+-ciblées.


Méthodes

Étude rétrospective de 77 patients potentiellement éligibles à une SA pour un cancer de prostate localisé (PSA≤15ng/mL, stade≤T2a, score de Gleason=6, 1 à 3 biopsies positives et une longueur tumorale maximale ≤5mm) et traités par prostatectomie totale (PT) entre 01/2008 et 08/2015. Tous les patients ont eu une IRM et des biopsies systématisées±ciblées. Pour chaque patient, un score de suspicion IRM était attribué selon une échelle 1 à 5. Les facteurs prédictifs de la présence de cancer significatif sur les pièces de PT (score de Gleason≥7 et/ou diamètre tumoral maximal>10mm) étaient évalués par une régression logistique.


Résultats

L’âge médian était de 61ans et le PSA médian de 6,7ng/mL. Au total, 49 (64 %) patients présentaient une IRM positive (score≥3). Un cancer significatif était retrouvé dans 45 (58 %) cas. Le taux de cancer significatif était plus élevé chez les patients présentant une IRM positive (76 % vs 46 % ; p =0,009). En analyse multivariée, une IRM positive était un facteur prédictif de la présence d’un cancer significatif sur la pièce opératoire (OR=3,0 ; p =0,04), tout comme l’âge (OR=1,17 ; p =0,004) et la densité du PSA (OR=1,10 ; p =0,02).(Fig. 1)


Conclusion

Notre étude a montré que l’IRM est un examen fiable pour sélectionner les patients éligibles à une SA même en cas de doute après réalisation de biopsies prostatiques comprenant des biopsies ciblées. Cet examen pourrait constituer un critère à part entière en vue d’une inclusion en SA.

Mots clés:
A. / G. / P. / P. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats de la cystectomie chez les sujets jeunes et les sujets âgés, étude comparative
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 671


Objectifs

Comparer les caractéristiques anatomopathologiques et pronostiques des tumeurs vésicales infiltrant le muscle (TVIM) en fonction de l’âge des patients.


Méthodes

C’est une étude rétrospective concernant 430 cystectomies pour TVIM réalisées de 1996 à 2014. Les patients étaient subdivisés en 2 groupes : un 1er incluant 17 patients âgés de moins de 40ans lors de la cystectomie, et un 2e incluant 182 patients âgés de plus de 65ans. Nous avons précisé pour chaque groupe les caractéristiques anatomopathologiques et pronostiques des tumeurs. Les comparaisons de pourcentages étaient effectuées par le test du Chi2 de Pearson. Les données de survie étaient en établissant des courbes de survie selon la méthode de Kaplan-Meier. Le seuil de signification était fixé à 0,05.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 35ans dans le 1er groupe et de 69ans dans le second. La composante épidermoïde était retrouvée dans 12 % des patients du 1er groupe, et 13 % des patients du 2nd (p =0,9). L’envahissement ganglionnaire était rapporté dans 23 % dans les 2 groupes. Les complications postopératoires précoces étaient rapportées dans 12 % des cas dans le 1er groupe, versus 27 % dans le 2e (p =0,2). Le taux de récidive locale et à distancée était de 25 % dans le 1er groupe versus 12,5 % dans le 2e groupe (p =0,2). La survie globale à 5ans était meilleure dans le 2e groupe (p =0,001) (Fig. 1).


Conclusion

Les données anatomopathologiques étaient comparables chez le sujet jeune et le sujet âgé. Avec une survie globale meilleure, les TVIM paraissaient moins agressives chez les sujets âgés que les sujets jeunes.

Mots clés:
M. / W. / A. / H. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats de la photovaporisation prostatique par laser Greenlight ® XPS pour les patients sous traitement antiaggrégant ou traitement anticoagulant
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 781


Objectifs

Les propriétés hémostatiques de la photo-vaporisation prostatique (PVP) par laser GreenLight® en font une technique de choix pour les patient traités par antiaggrégant plaquettaire (AAP) ou traitement anticoagulant (TAC). L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats de la PVP en fonction de la prise d’un AAP ou d’un TAC.


Méthodes

D’octobre 2011 à avril 2016, dans 3 centres français, les données de 1068 patients traités par PVP ont été recueillies prospectivement, Les données cliniques, opératoires, postopératoires et les résultats fonctionnels ont été comparés en fonction de la prise d’un AAP ou d’un TAC.


Résultats

Sept cent trente-cinq patients ne prenaient ni AAP ni TAC, 217 avaient un AAP, et 116 un TAC. Parmi les patients, 92,3 % sous TAC avaient eu un relais par héparine et 55,5 % des patients sous AAP étaient opérés sous Kardégic. Les patients sous AAP ou TAC étaient moins souvent opérés en chirurgie ambulatoire (28,4 vs 23,5 vs 1,7 %, p <0,001). Leurs durées d’hospitalisation étaient plus longue (p <0,001). Le taux de transfusion sanguines était significativement plus important pour les patients avec AAP ou TAC (0,4 % vs 3,7 % vs 5,2 %, p <0,001). La prise de TAC était un facteur prédictif indépendant de complications globales et majeures. La reprise précoce du relai par héparine, du TAC ou de l’AAP n’augmentaient pas le taux de complications hémorragique postopératoire. Les résultats fonctionnels étaient similaires à 3 et 6 mois.


Conclusion

La prise de TAC ou d’AAP augmente la morbidité de la PVP. Les résultats fonctionnels sont cependant similaires à ceux observés chez les patients sans TAC ou AAP.

Mots clés:
M. / R. / S. / I. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats de la surrénalectomie pour métastase surrénalienne de cancer du rein à l’ère de la néphrectomie totale avec préservation surrénalienne : une étude multicentrique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 716-717


Objectifs

Jusqu’au milieu des années 2000, les indications de néphrectomie élargie à la surrénale étaient nombreuses. À l’heure ou la préservation surrénalienne est recommandée en cas de néphrectomie pour cancer du rein (RCC), la fréquence des métastases surrénaliennes métachrones a augmenté. L’objectif de ce travail était de rapporter les résultats de la surrénalectomie pour métastases d’un RCC.


Méthodes

Toutes les surrénalectomies pour suspicion de métastases surrénaliennes d’un RCC réalisées dans 7 centres français entre 2006 et 2016 ont été incluses dans une étude rétrospective. Les surrénalectomies réalisées concomitamment à une néphrectomie homolatérale ont été exclues. Des analyses de Kaplan-Meier ont été effectuées pour estimer la survie sans récidive (RFS) et la survie spécifique (CSS). Les facteurs pronostiques associées à la CSS ont été recherchés en analyses univariées et multivariées en utilisant un modèle de Cox.


Résultats

Quarante-huit patients ont été inclus. La taille tumorale moyenne était de 40,8mm. Le carcinome rénal à cellules claires était le type histologique majoritaire (94,8 %). La métastase était unique chez 77 % des patients. La métastase était asynchrone dans 77 % des cas, survenant après un intervalle libre moyen de 8,1 mois. La durée d’hospitalisation moyenne était de 5,4jours Le taux de marges positives était de 9 %. Le taux de complications était de 23,9 % mais avec seulement 3 complications majeures (Clavien>2 ; 6,2 %). Après un suivi médian de 23 mois, les taux de RFS et de CSS à 5ans était estimés à 18,3 % et 97,5 % respectivement. Le seul facteur pronostique associé à la CSS était le caractère unique de la métastase (OR=6,1 ; p =0,03).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, la surrénalectomie pour métastase d’un RCC offrait des résultats périopératoires satisfaisants. Les résultats oncologiques étaient marqués par la fréquence des récidives (RFS à 5ans : 18,3 % ; seul facteur pronostique=métastase unique) mais une survie spécifique proche de celle observée après néphrectomie partielle pour petite tumeur du rein (CSS à 5ans : 97,5 %) (Fig. 1, Fig. 2).

Mots clés:
B. / N. / R. / A. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats de la voie d’abord robot-assistée pour l’implantation du sphincter artificiel urinaire AMS 800 chez la femme : une étude multicentrique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 804-805


Objectifs

La morbidité liée à l’implantation du sphincter artificiel urinaire AMS 800 (SAU) chez la femme est généralement considérée comme le facteur ayant limité sa diffusion à travers la communauté urologique. Pour tenter de diminuer cette morbidité périopératoire, plusieurs équipes ont récemment rapporté l’implantation du SAU par voie robot-assistée (SAU-R). L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats périopératoires et fonctionnels de la SAU-R.


Méthodes

Toutes les patientes ayant eu une SAU-R entre 2013 et 2016 dans 5 centres français ont été incluses dans une étude rétrospective. L’indication était une incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne chez toutes les patientes. La voie robot-assistée était la seule voie d’abord utilisée dans les 5 centres pour l’implantation de SAU chez la femme sur la période d’étude. Le critère de jugement principal était le résultat fonctionnel catégorisé comme suit : succès (continence complète : plus de protections), amélioré (réduction du poids des fuites ou du nombre de protections/24h>80 %), échec (réduction du poids des fuites ou du nombre de protections/24heures<80 %).


Résultats

Trente-quatre patientes ont eu un SAU-R sur la période d’étude impliquant au total 10 chirurgiens (1 à 10 procédures/chirurgien). Les caractéristiques des patients sont présentées dans le Tableau 1. Il y a eu 6 complications peropératoires (17,6 %) : 4 perforations du col vésical (11,6 %) et 2 perforations vaginales (6 %). Huit patientes ont eu des complications postopératoires (23,5 %) dont seulement 2 Clavien≥3 (6 %). Il y a eu une explantation de sphincter après un suivi médian de 13 mois (3 %). Les résultats fonctionnels étaient : succès chez 30 patientes (88,2 %), amélioration>80 % chez 2 patientes (5,9 %) et échec chez 2 patientes (5,9 %).


Conclusion

Cette série est la première évaluation multicentrique de la SAU-R. Malgré un nombre de cas par chirurgien et par centre relativement limité, les résultats périopératoires (Tableau 2) et fonctionnels (Tableau 3) semblaient au moins équivalents à ceux rapportés dans les larges séries monocentriques d’implantation de SAU chez la femme par voie ouverte. D’autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Mots clés:
B. / O. / G. / A. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats de l’extraction chirurgicale de spermatozoïdes testiculaires (TESE) dans une population d’hommes infertiles avec tumeur testiculaire
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 762


Objectifs

Il a été observé dans la population d’hommes présentant des anomalies du spermogramme une incidence du cancer testiculaire 20 fois supérieure à celle de la population générale. Parallèlement, des anomalies du spermogramme existent chez 20–45 % des patients atteints de cancer du testicule. L’extraction chirurgicale de spermatozoïdes testiculaires concomitante de l’orchidectomie élargie ou partielle (onco-TESE) est envisageable lorsqu’une azoospermie rend impossible l’autoconservation.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement les dossiers des 41 patients de notre centre ayant bénéficié d’une onco-TESE associée à un cancer du testicule entre 2000 et 2014. Les patients ayant un antécédent de chimiothérapie avant la chirurgie et ceux ayant bénéficié de la TESE après l’orchidectomie ont été exclus. Au final, 27 patients étaient inclus. Les taux d’extraction positive et facteurs pronostics suivants étaient étudiés : volume testiculaire total, taux de testostérone, FSH et inhibine B, histopathologie des tumeurs et de la spermatogenèse.


Résultats

Les patients avec extraction positive (TESE+) (n =9, 33,3 %) ne différaient pas du groupe TESE- pour le volume testiculaire [13±4 vs 11±1 (p =0,56)], les taux de FSH [25±4 (UI/L) vs 33±5 (p =0,38)], testostérone [3,5±0,6 (ng/mL) vs 3,2±0,3 (p =0,58)], d’inhibine B [20±7 (pg/mL) vs 19,7±5,5 (p =0,97)]. Une orchidectomie partielle était réalisée dans 40,7 % des cas. L’anatomopathologie révélait 17 (63 %) leydigiomes et 10 (37 %) séminomes sans différence entre les groupes (p =0,68). L’étude histologique révélait 18 (66,7 %) SCOS, 5 (18,5 %) arrêts de maturation (GCMA) et 4 (14,8 %) hypospermatogénèses (HS). Le taux de TESE+ était plus faible en cas de SCOS (16,7 %) (p =0,02). Les taux d’inhibine B étaient plus faible en cas de SCOS (14,4±3pg/mL, p =0,04). Il n’y avait pas de différence concernant les taux de FSH, testostérone ou le volume testiculaire entre ces trois populations (p >0,05).


Conclusion

Les simplicité de réalisation et taux de succès de l’onco-TESE justifieraient qu’elle soit systématiquement proposée en cas d’impossibilité d’autoconservation. Des études multicentriques de plus grands effectifs sont nécessaires pour tenter de définir des facteurs prédictifs.

Mots clés:
L. / F. / V. / D. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats des ballonnets ACT ® chez les femmes âgées de plus de 80 ans et sur terrain radique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 806-807


Objectifs

Apparus il y a plus de 10ans, les ballonnets Adjustable Continence Therapy (ACT®) sont une option thérapeutique dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) par insuffisance sphinctérienne dont la place reste actuellement imparfaitement définie et variable. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’impact d’un antécédent de radiothérapie pelvienne (RT) et d’un âge>80ans sur les résultats des ballonnets ACT®.


Méthodes

Toutes les patientes présentant une IUE par insuffisance sphinctérienne chez qui des ballonnets ACT® avaient été implantés entre 2012 et 2016 ont été incluses dans une étude rétrospective monocentrique. L’indication des ballonnets ACT® était une IUE par insuffisance sphinctérienne modérée ou les patientes jugées trop fragiles pour l’implantation d’un SAU ou le refusant. L’évaluation préopératoire et postopératoire à 1, 3 et 6mois comprenait un pad test, un score USP et un bilan urodynamique en préopératoire. Les résultats péri-opératoires et fonctionnels ont été comparés entre les patients>80ans et<80ans et chez les patientes avec et sans antécédents de RT.


Résultats

Vingt patientes ont eu des ballonnets ACT®. Les caractéristiques préopératoires étaient similaires entre les patientes>80ans et<80ans (Tableau 1) hormis la pression de clôture (23 vs. 33cm H2 O ; p =0,04). Le taux de patientes améliorées (PGII=1,2 ou 3) était comparable chez les patientes>80ans et<80ans (57 % vs. 77 % ; p =0,62) de même que le taux de complications (23 % vs. 43 % ; p =0,62). Les caractéristiques préopératoires des patientes RT et sans RT étaient comparables (Tableau 2). Le taux de patientes améliorées était plus important chez les patientes RT sans atteindre la significativité (100 % vs. 60 % ; p =0,26) et les taux de complications étaient similaires (40 % vs. 27 % ; p =0,62).


Conclusion

Sous réserve d’un effectif limité, l’âge>80ans et la RT n’ont pas d’impact sur les résultats péri-opératoires et fonctionnels des ballonnets ACT® chez la femme hormis une durée d’hospitalisation plus longue chez les femmes>80ans. Les ballonnets ACT® pourraient ainsi constituer un traitement de choix chez ces patientes fragiles.

Mots clés:
L. / I. / Q. / L. / B.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats du traitement endo-urologique de première ligne de la sténose acquise de l’anastomose urétéro-iléale après cystectomie
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 748


Objectifs

Rapporter les résultats fonctionnels obtenus après la prise en charge endo-urologique en première ligne de la sténose acquise de l’anastomose urétéro-iléale (SAUI) chez les patients porteurs d’une dérivation urinaire après cystectomie.


Méthodes

L’ensemble des données des patients avec une dérivation urinaire et traités en première intention d’une SAUI par voie endo-urologique entre 2010 et 2015 ont été relevées et notamment : âge, type de dérivation urinaire, symptômes révélateurs, voie d’abord endoscopique (rétrograde ou antérograde), créatininémie pré- et postopératoires, complications selon Clavien-Dindo et le suivi. Le succès de l’intervention a été défini par la disparition des symptômes cliniques et/ou l’absence d’obstruction persistante à l’imagerie post-opératoire.


Résultats

Une population de 27 patients (âge médian 62,5ans) a été étudiée. Au total, 28 SAUI (n =25 bricker ; néo vessie, n =3) ont été traitées avec un recul médian de 25 mois. Le traitement a été un succès pour la reperméabilisation de 20 cas de SAUI (71,4 %%) (détails procédures voir Fig. 1). Toutes les SAUI<1cm ont été traitées avec succès (n =7). Trois complications postopératoires de grade II et 5 de grade III ont été relevées. Cinq patients ont eu recours à une chirurgie ouverte dans un second temps.


Conclusion

Le traitement de la SAUI par voie endo-urologique en première intention est efficace, raisonnable, peu morbide et avec un taux de succès prometteur notamment lorsque les sténoses font moins de 1cm. Dans notre expérience, l’approche par voie antérograde était plus adaptée au traitement des sténoses que l’abord rétrograde.

Mots clés:
F. / A. / D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats d’une expérience de la résection transurétrale de vessie en-bloc : à propos de 30 patients
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 719-720


Objectifs

L’objectif était d’évaluer la faisabilité et les résultats oncologiques à court terme de la résection de tumeur vésicale en-bloc (RTV en-bloc).


Méthodes

Les patients ayant été réséqués en monobloc ont été inclus. Les données concernant l’âge, le sexe, les antécédents de tumeur vésicale, le stade tumoral, les complications (classification de Clavien-Dindo) ont été recueillies de façon rétrospective. Les 2 opérateurs avaient la même technique opératoire avec une résection bipolaire à l’anse de résection 12°. Une incision circulaire était faite autour de la tumeur, avec une marge de 5 à 10mm.


Résultats

Entre novembre 2014 et octobre 2015, 30 patients ont eu une RTV en-bloc. Seize patients avaient un antécédent de tumeur vésicale. Le nombre médian de blocs était de 2 (min 1–max 6). La taille médiane des tumeurs était de 1,5cm (0,5–8). Il s’agissait le plus souvent de pTa (n =15, 50 % des cas) de bas grade (n =12). Le muscle était vu chez 26 patients (86,6 %). Six patients étaient pT2 (20 %). La durée médiane d’hospitalisation (j−1 compris) était de 3jours (2–15). Dix pour cent (n =3) des patients ont présenté une complication (2 patients IIIb, avec transfusion et reprise chirurgicale ; V : décès sur cardiopathie ischémique avec double antiagrégation plaquettaire). Le suivi médian était de 7,7 mois (3,7–16,10) ; 40 % (n =12) ont récidivé dans un délai médian de 6,7 mois (4,1–7,1).


Conclusion

Cette étude portant sur le début d’une expérience de RTV en-bloc montre une bonne faisabilité de cette technique, mais doit être confirmé par une étude de plus haut niveau de preuve. Une étude sur les avantages histologiques de cette résection en-bloc est en cours.

Mots clés:
B. / G. / J. / M. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats et atteinte du trifecta lors de la néphrectomie partielle robotique utilisant la technique de déclampage précoce
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 678-679


Objectifs

Évaluer la faisabilité, les résultats ainsi que la morbidité de la technique de déclampage précoce, lors des néphrectomies partielles robotiques (NPR).


Méthodes

Un total de 680 NPR ont été réalisées consécutivement dans 7 centres, répartis dans 3 pays. Les résultats periopératoires ont été recueillis de façon rétrospective. Le trifecta défini comme le pourcentage de patients n’ayant aucune complication, des marges négatives et un temps d’ischémie chaude inférieur à 25min était évalué.


Résultats

La médiane de taille des tumeurs était de 3,1cm et le RENAL Score de 7. Les médianes des temps opératoires, du saignement, du temps d’ischémie et d’hospitalisation étaient respectivement de 173min, de 249 cm3, de 14min et de 5jours Le déclampage précoce a pu être réalisé chez tous les patients. Il n’a jamais été nécessaire de reclamper le pédicule. Le taux exhaustif de complications était de 22 %, de transfusion de 5,8 %, de fistule urinaire de 1,7 %, de fistule artério-veineuse de 1,3 % et le taux de marge positive de 5 %. Le taux d’atteinte du trifecta était de 71 %.


Conclusion

La technique de déclampage précoce est fiable et reproductible lors de la réalisation de NPR. Elle permet de réduire le temps d’ischémie, sans augmenter le risque de saignement per- et postopératoire. Dans cette étude, elle a permis d’obtenir le taux de trifecta le plus élevé, jamais rapporté à ce jour, dans la littérature.

Mots clés:
H. / T. / N. / K. / B.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Résultats fonctionnels à long-terme de la neuromodulation sacrée pour le traitement de l’hyperactivité vésicale idiopathique
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 750


Objectifs

Peu de données existent dans la littérature concernant l’efficacité à long terme de la neuromodulation sacrée (NMS) pour le traitement de l’hyperactivité vésicale idiopathique (HAVI). L’objectif de l’étude actuelle est d’analyser les résultats fonctionnels à long terme de la NMS dans le traitement de l’HAVI réfractaire et identifier les facteurs prédicteurs de succès.


Méthodes

Tous les patients consécutifs souffrant d’HAVI et traités par NMS dans un centre tertiaire, entre 1996 et 2004, étaient inclus. Les données démographiques, les antécédents médicaux et chirurgicaux, les données des calendriers mictionnels, les complications selon la classification de Clavien-Dindo ainsi que les taux de révisions et d’explantations étaient recueillis. Le succès du traitement était défini par une amélioration≥50 % de tout paramètre clinique. Un test de Student avait permis de comparer le nombre de protections utilisées par jour avant et après implantation. Une régression logistique univariée était utilisée pour identifier des facteurs prédicteurs de succès. Une valeur p <0,05 était considérée significative.


Résultats

Un total de 34 patients, d’âge moyen 55,0ans (min 25,3–max 79,5) était inclus dans cette étude. Les symptômes urinaires étaient présents en moyenne depuis 109,5 mois (min 12–max 528). Immédiatement après l’implantation définitive, 2/34 (5,9 %) patients étaient perdus de vue. Une complication postopératoire précoce (douleur), classifiée grade I selon Clavien-Dindo, avait lieu chez 1/32 (3,1 %) patient. Après un suivi moyen de 8,3ans (min 0,4–max 17,3), la NMS était considérée comme un succès chez 20/32 (62,5 %) patients. Le nombre moyen de protections utilisées par 24heures était significativement réduit (4,1 en préopératoire versus 1,8 au dernier suivi, p =0,02). Une explantation du dispositif était réalisée chez 2/32 (6,2 %) patients. Vingt-deux chirurgies de révisions avaient lieu chez 15/32 (46,9 %) patients (Fig. 1). Aucun facteur prédicteur significatif pour le succès n’était identifié.


Conclusion

Il est essentiel de disposer actuellement de données à long terme sur les dispositifs médicaux implantables. Avec un suivi moyen de 8,3ans, la NMS a une efficacité modérée de 62,5 % pour le traitement de HAVI réfractaire. Par ailleurs, il s’agit d’une thérapie minimalement invasive qui est bien tolérée.

Mots clés:
S. / E. / M. / J. / V.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C