Base bibliographique

Sommaire :

Parcours de soins urologiques du blessé médullaire : utilisation des données de l’échantillon généraliste des bénéficiaires du système national d’information inter-régimes de l’Assurance Maladie
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 687-688


Objectifs

L’échantillon généraliste des bénéficiaires (EGB) est un échantillon permanent, représentatif au 1/97 des personnes protégées par les différents régimes d’assurance maladie. Sa finalité est d’étudier les pratiques. L’objectif de ce travail est de présenter les premières analyses concernant la description du parcours de soins urologiques du blessé médullaire lors de son bilan initial et du suivi, en France, en utilisant les données fournies par l’EGB.


Méthodes

Les diagnostics CIM10 relatifs à la lésion médullaire (G82, G83, T093) ont été utilisés pour sélectionner les patients au sein de l’EGB, parmi les patients en ALD20 « paraplégie ». Les données PMSI ont été analysées et les patients ayant eu des séjours pour lesquels les codes de lésion médullaire sus-cités ont été portés (diagnostic principal, relié ou associé) ont également été inclus. Les patients ayant eu des séjours pour lesquels des diagnostics relatifs à d’autres causes de paraplégie (myopathie, séquelles d’AVC ou de traumatismes crâniens, sclérose en plaques) ont été secondairement exclus. Le critère principal de jugement fut la ré-hospitalisation pour complication urologique.


Résultats

Au total, de janvier 2005 à décembre 2012, 517 malades en ALD20 ont été identifiés et 66 sont entrés dans la maladie pendant la période d’étude. Les données concernant ces patients ont été analysées et vérifiées individuellement afin de confirmer le diagnostic de lésion médullaire, et chaque malade a été caractérisé par une étiologie, une date d’entrée dans la maladie et une date de consolidation correspondant à la date de retour à domicile. La durée médiane de l’hospitalisation initiale était de 22jours (IQR : 15,25–32,75) et celle de rééducation initiale était de 210jours (IQR : 90–270). À deux ans post-consolidation, le taux de complications urologiques était de 25,5 % (IC95=[11,7–37,2]) soit 40 % des patients ré-hospitalisés. Parmi ces complications, on releva 10 décès.


Conclusion

Nous présentons ici les résultats de la description du parcours de soins hospitaliers de 66 malades par les données PMSI de l’EGB. D’autres analyses, décrivant la prise en charge des troubles vésico-sphinctériens et génito-sexuels ainsi que celle des complications (infectieuses, lithiasiques, oncologiques, néphrologiques) des blessés médullaires sont en cours, comprenant le recours aux soins ambulatoires et de consultations externes.

Mots clés:
C. / S. / V. / F. / E.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Perception patients : vivre avec un cancer de la prostate (CPa). Enquête nationale et régionale sur l’impact de la maladie
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 779


Objectifs

Les assises du cancer de la prostate réunissent les patients et leur entourage leur permettant d’échanger entre eux et avec les médecins. Cet événement a permis de recueillir via un questionnaire la qualité du vécu des patients (présents ou non à la réunion) sur le dépistage, le diagnostic, les enjeux de la banalisation et le vécu avec la maladie.


Méthodes

Huit cent dix questionnaires, issus de la réunion nationale et des réunions en région Rhône-Alpes, Paca, Côte d’azur et Nord, sont évaluables. L’âge moyen des répondants est 71ans (48–54), 65ans au moment du diagnostic avec un recul de 1 à 6,5ans après le diagnostic. Au moment de l’enquête, 41 % des patients sont en cours de diagnostic ou de traitement et 46 % en suivi médical.


Résultats

Parmi les patients, 29,8 % déclarent ne jamais n’avoir été informés sur le CPa avant le diagnostic. Le médecin traitant joue un rôle important dans le dépistage et l’information (51,8 %). Parmi les patients, 43,2 % estiment qu’un diagnostic plus précoce aurait permis une meilleure prise en charge. Au moment du diagnostic, 62,3 % des patients étaient suivis spécifiquement pour le CPa, 92,5 % par le PSA. Parmi les patients, 34,8 % des patients étaient anxieux et stressés dans l’attente des résultats. Quarante-six pour cent ont été surpris et perturbés par l’annonce du diagnostic. Les patients parlent facilement de leur CPa avec leur famille (96,4 %), leurs amis (87,8 %) et leurs relations de travail (63,4 %). Parmi les répondants, 62,7 % se sentent plus affectés dans leur santé physique, 77,3 % plus soucieux et 72,3 % rapportent plus de difficultés dans leur vie de couple qu’avant la maladie.


Conclusion

Les échanges d’informations et d’expériences apportent un soutien aux patients face aux différentes prises de décisions et aux difficultés de leur vie au quotidien. Cette enquête confirme l’impact connu des effets secondaires des traitements sur la qualité de vécu des patients qui, tout en exprimant leur confiance dans leur équipe soignante, souhaitent être mieux conseillés et aidés plus efficacement.

Mots clés:
T.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Performance de la lithotripsie par laser à impulsion ultracourte, courte, moyenne et longue
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 699-700


Objectifs

Les plus récents modèles de lithotripteurs offrent des longueurs d’impulsion supplémentaires, c’est-à-dire des largeurs ou des durées d’impulsions, allant du mode traditionnel à impulsion courte aux modes à impulsion longue, moyenne et ultracourte. Les auteurs ont décidé d’évaluer comment les variations de ces nouvelles longueurs d’impulsion affectent les performances en matière de lithotripsie par rapport à la lithotripsie traditionnelle à impulsion courte.


Méthodes

Un système automatisée a été utilisé pour effectuer des expériences de lithotripsie par laser et créer des fissures d’ablation sur des calculs artificiels faits de différents matériaux. Des fibres neufs (SureFlex™ 273 d’AMS), ont été employées avec un nouveau modèle de lithotripteur (StoneLight 30 d’AMS) paramétré à 10Hz×1,0J et capable d’assurer une lithotripsie à impulsion ultracourte (150μs), courte (300μs), moyenne (600μs) et longue (800μs). Toutes les combinaisons ont été testées et les volumes d’ablation ont été mesurés, comparés et analysés statistiquement.


Résultats

Toutes les longueurs d’impulsion étaient significativement différentes les unes des autres (p <0,00001), les longueurs d’impulsion courtes s’avérant toujours très supérieures aux plus longues pour ce qui concerne le volume d’ablation (voir Fig. 1). Une relation linéaire négative a été confirmée entre la longueur d’impulsion et le volume d’ablation : plus la longueur d’impulsion augmente, plus le volume d’ablation diminue (p <0,00001). Les comparaisons entre les longueurs d’impulsion extrêmes (150μs contre 800μs) ont montré une différence moyenne du volume d’ablation de 60 % en plus, en faveur du mode à impulsion ultracourte (p <0,00001). Des comparaisons intermédiaires (150μs contre 300μs, 300μs contre 600μs et 600μs contre 800μs) ont également révélé des différences significatives avec des volumes d’ablation plus importants de, respectivement, 12,0 %, 21,6 % et 18,8 % (p <0,001 pour tous), indépendamment du matériau du calcul.


Conclusion

Il existe une corrélation inverse entre la longueur d’impulsion et le volume d’ablation. Les paramètres de lithotripteur traditionnel à impulsion courte restent l’un des réglages les plus efficaces en termes d’ablation, n’étant légèrement dépassés que par le mode à impulsion ultracourte.

Mots clés:
P. / O.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Performance des internes français sur simulateur de chirurgie laparoscopique : les résultats de 7 ans d’Olympiades du Pelvitrainer
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 739


Objectifs

Les objectifs de cette étude étaient d’analyser la performance des internes français sur simulateur de chirurgie laparoscopique pour créer une base de données d’autoévaluation, définir les exercices discriminants et rechercher une progression du temps de suture.


Méthodes

De 2006 à 2014, l’Association française des urologues en formation a organisé 7 Olympiades du Pelvitrainer. Les scores réalisés par les participants sur 11 exercices ont été analysés.


Résultats

Soixante-six internes français d’urologie ont participé à ces olympiades qui comprenaient 11 exercices. Vingt-deux (33,3 %) participants étaient débutants, 26 (39,4 %) intermédiaires et 18 (27,3 %) expérimentés. Les scores obtenus ont permis de réaliser une base de données avec une moyenne de temps par exercice. Tous les exercices montraient une diminution du temps de réalisation en fonction de l’expérience. Une différence significative en durée a été notée pour les exercices 8 et 9 entre le groupe débutant (139s (±71), 173,9s (±118,3)) et intermédiaire (90,1s (±34,5), 113,8s (±41,6)), ainsi qu’entre le groupe débutant et expérimenté (80,6s (±26,7) 94,1s (±42,7)), p <0,05. Le coefficient de corrélation pour la durée de réalisation de l’exercice 11 (anastomose vésico-urétrale) sur 7ans était de 0,04 (p =0,44) (Fig. 1, Tableau 1).


Conclusion

Cette étude a permis de définir une base de données d’exercices de Pelvitrainer permettant aux internes d’urologie de s’autoévaluer pendant leur cursus. Deux exercices (8 et 9) étaient discriminants et pourraient être utilisés pour définir le niveau d’un interne avant une procédure au bloc opératoire. La durée d’anastomose (exercice 11) n’a pas été significativement améliorée entre 2006 et 2014.

Mots clés:
F. / C. / B. / N. / S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Performance diagnostique pour la localisation de foyers tumoraux intra-prostatiques du TEP-choline chez des patients faibles risques de la classification de d’Amico
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 744


Objectifs

La performance diagnostique du TEP-choline pour la localisation de foyers intra-prostatique chez des patients faibles risques de la classification d’Amico n’a pas encore été étudiée. Elle pourrait avoir un rôle en supplément de l’IRM dans le cadre de traitements focaux.


Méthodes

Dans cette étude prospective monocentrique, les patients devant bénéficier d’une prostatectomie totale et classés faible risque selon la classification d’Amico ont été inclus. Un TEP à la 18F-Fcholine a été réalisé avant l’intervention et interprété par le même médecin nucléaire. Le gold standard était les lames histologiques de prostatectomie où les foyers tumoraux ont été entourés (prostate incluse en totalité et coupée transversalement tous les 4–5mm de l’apex à la base). Pour la corrélation la prostate a été sectorisée en 12 semi-sextants (base/médian/apex, antérieur/postérieur, droit/gauche).


Résultats

Entre janvier 2015 et mars 2016, 15 patients ont été inclus. Soixante-treize semi sextants ont été décrits comme positifs en TEP (40,5 %). La sensibilité était de 51 %, (intervalle de confiance à 95 % (IC 95) : (38–64 %), la spécificité de 64 % (IC 95 : 55–73 %), la valeur prédictive positive de 41 % (IC 95 : 30–53 %) et la valeur prédictive négative 73 % (IC 95 : 63–81 %). L’analyse par courbe ROC a montré un meilleur ratio sensibilité/spécificité pour une valeur seuil de SUV à 5,6, avec une sensibilité identique et une meilleure spécificité (68,9 % [IC 95 : 59.6–76.7 %]). La TEP était plus sensible mais moins spécifique que l’IRM pour la détection de foyers tumoraux. En combinant les informations des deux examens, la sensibilité était de 66 % (IC 95 : 47–81 %) et la spécificité de 62 % (IC 95 : 52–71 %).


Conclusion

La TEP choline est plus sensible mais moins spécifique que l’IRM pour la détection de foyers tumoraux intra-prostatiques pour les tumeurs de faible risque.

Mots clés:
N. / I. / Y. / H. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Peut-on différencier sur des critères scannographiques les deux types de carcinome papillaire du rein (type 1/type 2) ?
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 816


Objectifs

Le but de cette étude était de déterminer si les caractéristiques scannographiques des carcinomes papillaires du rein (CPR) permettraient de différencier le type 1 du type 2.


Méthodes

Cette étude rétrospective comprenait 21 type 1 et 26 type 2 de CPR explorés par un scanner abdominal (sans injection, temps artériel, temps tubulaire+- temps tardif). L’examen anatomo-pathologique de la pièce opératoire a confirmé le diagnostic dans tous les cas. La taille tumorale était>=15mm dans tous les cas (moyenne=46mm/type 1 et 76mm/type 2). Les critères étudiés étaient : la nature de la tumeur, les contours : nets ou mal limités, l’homogénéité, la présence de calcifications, la densité spontanée, degré de réhaussement, type de réhaussement (homogène ou hétérogène), la présence de nécrose et la présence d’adénomégalies.


Résultats

La tumeur était d’aspect solide dans la majorité des cas (61,9 %/type1 et 84,6 %/type2, p =0,34). Les tumeurs de type 2 étaient mal limitées dans 38,5 % des cas mais toutes les tumeurs de type 1 étaient bien limitées (p =0,0001). Les tumeurs étaient dans la majorité des cas spontanément hypodenses (76,2 %/type1 et 69,2 %/type 2, p =0,86) et hypo vasculaires avec un rehaussement maximal<=40UH dans 97,8 % des cas.(Fig. 1) Par contre, le rehaussement était hétérogène dans 80,8 % des tumeurs de type 2 contre 47,6 % pour le type 1 (p =0,01). Les calcifications étaient plus fréquentes en cas de tumeur de type 2 (9,6 %/type 1 et 34,6 %/type 2, p =0,11). La nécrose intratumorale et les adénomégalies étaient observées respectivement dans 69,2 et 30,8 % des type 2 contre 14,2 % et aucun cas des type 1 (p =0,0001 et 0,005) (Tableau 1).


Conclusion

En étudiant les caractéristiques scannographiques, on a retrouvé des différences significatives entre le type 1 et le type 2 des CPR. Les tumeurs de type 2 étaient plus volumineuses, mal limitées, à rehaussement hétérogène avec présence fréquente de nécrose intra-tumorale et d’adénomégalies.

Mots clés:
A. / H. / M. / A. / W.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Peut-on éviter l’entérocystoplastie d’agrandissement en cas d’échec d’une première injection intra-détrusorienne de toxine botulique chez un patient spina bifida ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 722-723


Objectifs

Il n’existe à ce jour aucune donnée sur la prise en charge de l’échec d’une première injection intra-détrusorienne de toxine botulique chez les patients spina bifida. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats des réinjections et de comparer l’efficacité des différentes stratégies de réinjection chez les patients spina bifida en échec d’une première injection de toxine botulique.


Méthodes

Tous les patients spina bifida ayant eu au moins une injection intra-détrusorienne de toxine botulique (IDBTX) entre 2002 et 2016 dans 14 centres francophones ont été inclus dans une étude rétrospective. Seul les patients avec un échec de la première injection ont été inclus dans cette étude. L’échec était défini comme la persistance soit des urgenturies, soit de l’incontinence urinaire, soit de l’hyperactivité détrusorienne. La stratégie de prise en charge variait en fonction des centres : réinjection de la même toxine à la même dose, réinjection de la même toxine à un dosage plus élevé, changement de toxine (« switch ») ou entérocystoplastie d’agrandissement.


Résultats

Parmi une cohorte de 125 patients, 40 patients en échec d’une première injection intra-détrusorienne ont été inclus (32 %). Les injections sont restées inefficaces chez 63 % des patients malgré une à quatre réinjections, et deux autres patients ont eu une efficacité pendant quelques injections avant d’échapper : 70,4 % ont ainsi finalement eu une entérocystoplastie d’agrandissement. Ainsi 48,1 % des patients ont eu des injections efficaces à un moment de leur prise en charge, 40,7 % avaient des injections toujours efficaces à la fin de la période d’étude, dont 3 chez qui l’efficacité n’était que partielle (efficacité clinique mais pas urodynamique), soit seulement 25,9 % des patients avec une efficacité satisfaisante et durable. Aucun patient ayant été en échec des 3 premières injections n’a finalement répondu.


Conclusion

Les stratégies de « manipulation toxinique » et de réinjections semblent peu efficaces chez les patients spina bifida en échec d’une première injection de toxine botulique ne permettant d’obtenir un résultat satisfaisant que chez 25,9 % d’entre eux ce qui pourrait plaider pour un recours plus rapide à l’entérocystoplastie d’agrandissement chez ces patients.

Mots clés:
B. / G. / M. / B. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Photovaporisation prostatique au laser Greenlight ®  : comparaison des couts ( microcosting ) et des recettes (t2a)
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 780-781


Objectifs

Depuis une vingtaine d’années, la chirurgie de l’HBP est marquée par le développement de techniques lasers sans GHS spécifique nécessitant un dispositif médical coûteux (fibre laser ) non remboursé en sus des GHS. L’objectif a été d’évaluer le coût d’une telle intervention en hospitalisation complète afin de le comparer aux recettes perçues (GHS) et aux coûts estimés par l’étude nationale des coûts à méthodologie commune (ENCC).


Méthodes

C’est une étude prospective, observationnelle et descriptive des coûts de prise en charge. Les ressources médicales directes et indirectes ont été identifiées et valorisées. Chaque séjour a été décomposé en deux périodes. Les coûts de la phase peropératoire ont été valorisés par la méthode du microcosting et ceux des phases pré et postopératoires d’après les données d’hospitalisation en coût à la journée. Ce coût global moyen a été comparé aux recettes perçues par l’hôpital au travers de la valorisation du GHM en GHS et au coût estimé par l’ENCC. Nous avons déterminé la part de l’acte et du DM spécifique dans le coût du séjour.


Résultats

Douze patients pris en charge en hospitalisation complète ont été inclus entre mars et juin 2015. Le coût de prise en charge d’une HBP par photovaporisation au laser Greenlight® est évalué à 3926,10€ par patient. L’étude montre un écart de 1004,78€ entre ce coût moyen et les recettes perçues par l’hôpital (3926,10€ vs 2921,32€). La comparaison de nos résultats aux coûts moyens estimés par l’ENCC apporte un résultat similaire (3926,10€ vs 2989,92€). La part des DM et consommables, évaluée dans notre étude à 27 % du coût moyen total est largement sous-représentée par l’ENCC (27 % vs 10 %). Les chirurgies au laser permettent de diminuer la durée moyenne de séjour par rapport à la chirurgie de référence (RTUP). Nous retrouvons une DMS de 3,1jours contre 3,8jours estimé par l’ENCC 2013.


Conclusion

Notre étude montre les limites de la T2A aux techniques récentes qui ne bénéficient pas de GHS spécifique, pour lesquelles un déséquilibre entre les recettes et les coûts engagés limite leurs développements. La prise en charge en ambulatoire de ces interventions, si l’état clinique et social du patient le permettent, est une des pistes d’amélioration de la rentabilité à l’hôpital.

Mots clés:
L. / N. / C. / E. / L.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Place du traitement chirurgical dans la prise en charge des douleurs chroniques après pose de matériel prothétique pelvien : à propos d’une série de 107 cas
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 807-808


Objectifs

La fréquence des douleurs chroniques postopératoires après pose de matériel prothétique au niveau pelvien est estimée jusqu’à 5 % des cas avec une prise en charge souvent complexe. L’objectif de notre étude a été d’évaluer les résultats à distance de l’ablation du matériel prothétique comme pouvant être responsable des douleurs.


Méthodes

De novembre 2004 à avril 2016, 107 patients ont été pris en charge dans notre centre pour des douleurs chroniques apparues après à la mise en place de matériel prothétique : bandelette sous-urétrale rétropubienne (32 patientes) ou trans-obturatrice (50 patientes), bandelette de promontofixation (16 patientes) ou plaque de hernie inguinale (9 patients) En fonction de la prothèse en place et du tableau clinique, le matériel était retiré en totalité ou partiellement par abord vaginal et/ou laparoscopique et/ou par abord de la racine de la cuisse. Les patients étaient revus systématiquement à 2mois postopératoire, puis le rythme du suivi était adapté en fonction de l’évolution clinique.


Résultats

Le délai moyen entre la mise en place de la prothèse et son ablation a été de 41,2mois. Le recul postopératoire moyen de la population a été de 8,4mois. Sur l’ensemble de la population, 69/107 (64,5 %) ont observé une diminution de la douleur d’au moins 50 % sur l’échelle numérique analogique. Dans le groupe des patientes opérées pour une ablation de bandelette sous-urétrale, une récidive de l’incontinence urinaire d’effort a été notée dans 62 % des cas de bandelette trans-obturatrice et 34 % des cas de bandelette rétro-pubienne. Dans le groupe des patients opérés pour une ablation de plaque de hernie, une récidive de la hernie a été notée dans 11 % des cas. Aucune patiente opérée d’une ablation de promontofixation n’a eu de récidive du prolapsus.


Conclusion

Une ablation du matériel prothétique responsable de douleurs chroniques postopératoires a permis d’améliorer significativement les douleurs dans près de deux tiers des cas, mais avec un risque de récidive de la pathologie initiale.

Mots clés:
G. / J. / L. / T. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Planification préopératoire avec modélisation 3D pour néphrectomie partielle complexe robot-assistée bilatérale sous clampage super-sélectif
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 830


Objectifs

Montrer comment la planification opératoire guidée par l’imagerie et la modélisation 3D nous a aidé à réaliser une chirurgie rénale conservatrice bilatérale pour des tumeurs rénales complexes sous clampage super-sélectif. Les deux impératifs à respecter étant les marges saines, l’ischémie la plus minimale et la conservation du rein maximale.


Méthodes

Les étapes clés de l’intervention, réalisée avec le robot chirurgical DaVinci (intuitive surgical ) à l’aide de 3 bras opérateurs, un optique de 30° et 2 trocarts de 5 et 11mm pour l’aide opératoire, sont présentées. Une segmentation et modélisation 3D du rein ont été réalisées à partir du scanner réaliser dans cette intention, avec des coupes de 0,6mm à l’aide du logiciel Synapse 3D (Fujifilm). Les données cliniques associées au cas présenté sont issues de la base de données UroCCR et y ont été collectées après consentement.


Résultats

La patiente, âgée de 73ans, présentait une lésion rénale polaire inférieure gauche de 9,5cm, de complexité élevée selon Rénal(11ah) et Padua (13a) ainsi qu’une lésion rénale polaire supérieure droite de 6cm, de découverte synchrone, de complexité élevée selon Rénal (9ah) et Padua (11a). La lésion rénale droite opérée six semaines après la première chirurgie présentée ici était un oncocytome. Deux branches de troisième ordre ont été clampées selon la planification préopératoire. La tumeur a été progressivement dévascularisée. La durée totale de clampage était de 32minutes. L’examen anatomopathologique montre un carcinome à cellules claires pT3a, R0, Fuhrman 3 avec un thrombus d’une branche de la veine rénale. Le bilan de suivi 3mois après la deuxième chirurgie montrait une clairance en baisse de 14 % seulement.


Conclusion

Cette chirurgie conservatrice pour ces tumeurs complexes bilatérales est plus à risque de complication. Ces risques sont gérés avec une planification préopératoire minutieuse qui permet un clampage super-sélectif et une préservation rénale maximale. La segmentation et modélisation 3D à partir du TDM préopératoire est un outil efficace, elle peut aussi servir de guide au cours de la chirurgie.

Mots clés:
C. / F. / H. / L. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Pose de bandelette Virtue 4 bras pour incontinence urinaire masculine : bases anatomiques
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 823


Objectifs

La bandelette Virtue 4 bras (Coloplast) permet une compression et une élévation de l’urètre bulbaire. L’objectif de cette vidéo était de décrire les bases anatomiques de cette intervention chirurgicale.


Méthodes

Une pose standard de bandelette Virtue a été filmée en prenant une attention particulière aux éléments anatomiques rencontrés. La vision peropératoire a été confrontée à des schémas anatomiques classiques.


Résultats

Lors de l’abord de l’urètre bulbaire, il est souhaitable d’identifier pour pouvoir les respecter, les pédicules pudendaux superficiels et l’artère bulbo-urétrale après ouverture de l’aponévrose périnéale superficielle. La membrane périnéale est facilement identifiable dans le triangle cavernoso-urétral pour le passage des bras postérieurs trans-obturateurs. Ces bras sont en arrière de l’urètre membranacé et ont pour objectif de surélever l’urètre bulbaire et membraneux. Les bras antérieurs doivent être fixés à l’aponévrose des muscles adducteurs, facilement identifiable en dehors des corps caverneux. La tension exercée sur les 4 bras doit être maximale, toute tension supplémentaire ne modifiant pas plus la position de la bandelette.


Conclusion

La mise en place d’une bandelette Virtue est une technique simple et reproductible qui permet d’assurer un mécanisme de compression et de surélévation de l’urètre bulbaire.

Mots clés:
R. / A. / A. / L. / D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Première évaluation clinique d’un nouvel urétéroscope souple à usage unique (LithoVue™) : étude préliminaire prospective européenne multicentrique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 754-755


Objectifs

Évaluer un nouvel urétéroscope souple (URSS) numérique à usage unique (LithoVue™) par rapport à la déflexion, la qualité de l’image et la manipulation.


Méthodes

Une étude prospective a été conduite dans 8 centres européens entre décembre 2015 et janvier 2016. Tous les patients ont été inclus consécutivement et ont été traités par urétéroscopie souple. Un total de 40 interventions a été réalisé (5 par centre). L’indication pour URSS était le traitement de calculs rénaux dans 92,5 % des cas. Les critères suivants ont été évalués avant et après utilisation de l’urétéroscope à l’aide d’une échelle de Likert : la déflexion, la qualité de l’image et la manipulation.


Résultats

Avant utilisation de l’urétéroscope : les déflexions dans les sens ventral et dorsal étaient de 270° chacune ; la qualité de l’image était évaluée comme très bonne dans 65 % et bonne dans 30 % des cas ; la manipulation très bonne dans 77,5 % et bonne dans 17,5 % des cas. Lors de l’évaluation après utilisation, les déflexions dans les deux sens étaient toujours de 270°. La qualité de l’image était très bonne dans 65 % et bonne dans 30 % des cas, p =1. Il n’y avait pas de différence significative avec l’évaluation initiale concernant la manipulation, p =0,92. Deux urétéroscopes ont cassé durant les interventions pour les raisons suivantes : un du fait d’une déflection forcée pour accéder au calice inférieur et l’autre résultant d’une perte de signal visuel spontané.


Conclusion

D’après ces résultats, l’urétéroscope souple à usage unique LithoVue™ affiche de bonnes performances sur la qualité de l’image, la déflexion et la manipulation. Cependant, des évaluations cliniques et économiques supplémentaires sont nécessaires afin de préciser les indications pour son utilisation dans la pratique courante.

Mots clés:
S. / G. / G. / K. / T.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Prévalence du cancer du testicule dans une population d’hommes hypofertiles. À propos de 6 cas chez 1432 patients
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 735


Objectifs

Préciser la prévalence du cancer du testicule (CaT) dans une population d’hommes hypofertiles et confirmer l’intérêt du bilan andrologique dans cette population.


Méthodes

Du 01/06/2007 au 31/05/2015, 1432 hommes (âge moyen 33ans) ont consulté le même uro-andrologue en raison d’une hypofertilité avec altération du spermogramme. Cent cinquante-six (11 %) présentaient une azoospermie dont 129 une azoospermie non obstructive (ANO). Le bilan a comporté un examen clinique et une échographie testiculaire.


Résultats

Six Ca T ont été diagnostiqués, ce qui représente une prévalence de 4/1000, dont 2 chez des patients avec une ANO (prévalence de 15,5/1000). Les Ca T étaient palpables à l’examen dans 4 cas et visualisés seulement à l’échographie dans 2 cas. Les patients ont bénéficié d’une orchidectomie élargie par voie inguinale. L’examen histologique a diagnostiqué 6 séminomes purs. Tous ont été classés pT1N0M0.


Conclusion

La prévalence du CaT chez les hommes hypofertiles est importante, particulièrement dans la sous-population d’ANO (respectivement 4/1000 et 15,5/1000 dans notre série, 1,5 à 3,5/1000 et 7 à 14/1000 dans la littérature). Ces données justifient le bilan andrologique des hommes hypofertiles. Ce bilan doit comporter une échographie testiculaire car une proportion élevée de Ca T n’est pas palpable.

Mots clés:
D. / B. / L. / H. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Primo-diagnostic de cancer de vessie chez les patients âgés de 80 ans et plus : une étude rétrospective monocentrique de 195 patients
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 763


Objectifs

Décrire les caractéristiques histologiques des cancers de vessie (CV) primo-diagnostiqués chez les patients âgés de 80ans et plus.


Méthodes

Cette étude rétrospective monocentrique a inclus les patients âgés de 80ans et plus au moment de leur premier diagnostic de CV entre 2005 et 2015. Le diagnostic était porté selon la classification OMS 2004, le grade pTNM selon la 7e édition TNM 2009. Un uropathologiste expert était signataire de tous les compte rendus.


Résultats

Nous avons examiné les prélèvements de 195 patients de 80ans et plus au premier diagnostic de CV, avec une sex-ratio H/F=2,55/1. L’âge moyen était de 85ans (84,7ans pour les hommes et 85,7ans pour les femmes). Cent seize patients (63,0 %) avaient un cancer de vessie non invasif du muscle détrusor (CVNIM). Aucun ne présentait de carcinome in situ primitif isolé. Un carcinome in situ était associé à un carcinome infiltrant dans près de 19 % des cas. Un cancer de vessie infiltrant le muscle détrusor (CVIM) était détecté pour soixante-neuf patients (37,0 %). Parmi ces CVIM, on observait 20 cas arborant des différenciations histologiques distinctes.


Conclusion

Nous rapportons un plus grand nombre de CVIM et un pourcentage plus grand de variants histologiques au primo-diagnostic de CV. Nous pouvons en déduire qu’il existe des particularités, d’un point de vue anatomopathologique, pour les CV chez les patients de 80ans et plus.

Mots clés:
E.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Principes de la néphrectomie partielle robot-assistée simplifiée
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 829


Objectifs

L’utilisation de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) s’est largement répandu ces dernières années en raison de son caractère mini-invasif et de sa moindre complexité technique comparée à la néphrectomie partielle laparoscopique. L’objectif de cette vidéo était d’exposer les principes d’une technique de néphrectomie partielle robot-assistée simplifiée.


Méthodes

Dans un centre universitaire, au fur et à mesure de l’expérience, une technique simplifiée de NPRA a été élaborée afin de permettre une diminution du coût du traitement, de la durée opératoire et de la durée d’ischémie chaude et d’aboutir à une standardisation de la technique chirurgicale ayant pour but de faciliter son apprentissage par les urologues en formation. Cette technique est résumée en 10 points et le protocole de prise en charge postopératoire, porté sur la réhabilitation précoce, est également présenté.


Résultats

Nous présentons le cas d’une patiente de 60ans porteuse d’une tumeur de 42mm du pôle inférieur du rein droit classée Rénal score 7a. L’intervention s’est déroulée selon les principes de la NPRA simplifiée résumés en 10 points : pas de sonde urétérale pré-opératoire ; pas de flexion de la table ; voie transpéritonéale ; pas d’utilisation du 4e bras du robot ; décollement minimal du colon ; pas de lac sur le pédicule ; décollement minimal de la graisse péri-rénale ; pas d’agents hémostatiques ; déclampage précoce ; pas de drainage postopératoire. La durée opératoire était de 90minutes et la durée d’ischémie chaude de 8minutes. Il n’y a pas eu de complications. La patiente à quitté le service au 2e jour postopératoire. L’examen anatomopathologique retrouvait un carcinome rénal à cellules claires pT1b R0.


Conclusion

La technique de NPRA simplifiée permet de diminuer la durée opératoire, le coût du traitement et la durée d’ischémie chaude. Elle pourrait réduire la courbe d’apprentissage et favoriser la réhabilitation précoce.

Mots clés:
B. / Q. / B. / Z. / T.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Principes de l’abord supra-costal au cours de la néphrolithotomie percutanée
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 838


Objectifs

L’objective de cette vidéo est de montrer les principes d’un abord supra-costal pour les traitements des lithiases calicielles supérieures au cours d’une NLPC.


Méthodes

Selon la deuxième consultation internationale sur la lithiase urinaire tenue à Paris en septembre 2007, les recommandations suivantes ont été établies concernant l’accès percutané : un accès supra-costal est préférable chez les patients avec des calculs coralliforme, complexe ou de l’uretère proximal. Cependant, l’abord percutané du pôle supérieur du rein et notamment l’abord supra-costal est source de complications thoraciques, de douleur et de gêne postopératoires plus importantes.


Résultats

La technique de ponction supra-costale au cours d’une NLPC est décrite en détail au cours de la vidéo à travers trois patients dans des circonstances différentes, afin d’exposer les pièges à éviter, les trucs et astuces à suivre pour la réalisation du geste en toute sécurité.


Conclusion

Le recours à un accès supra-costal est très variable selon les séries (6 à 92 %). Cependant, les complications thoraciques auxquelles expose spécifiquement ce type d’accès restent plus importantes que les autres voies d’abord, limitant ainsi son utilisation.

Mots clés:
Y.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Prise en charge ambulatoire préférentielle par résection Greenlight ®  : étude observationnelle prospective menée sur 100 patients en fonction de l’âge
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 782


Objectifs

L’utilisation de la technique de photovaporisation par Greenlight® (GL) réduit le risque hémorragique et peut être proposée pour une prise en charge ambulatoire dont les bénéfices peuvent également concerner les personnes âgées (>75ans) moyennant le respect de spécificités liées à l’âge. Nous avons évalué le taux de prise en charge ambulatoire et les complications en fonction de l’âge±75ans.


Méthodes

Nous avons mené une étude rétrospective observationnelle entre 2015 et 2016 de tous les patients présentant une indication opératoire d’adénome de prostate par GL pour lesquels la chirurgie ambulatoire était proposée, excluant les patients avec une maladie cardiovasculaire instable ou recevant un traitement par anticoagulant oral. Deux groupes de patients en fonction de l’âge (±75ans) étaient constitués. Les données médicales recueillies concernaient les caractéristiques habituelles, le mode de prise en charge prévu et définitif, les données opératoires, le taux d’échec de la technique (resondage) et de la prise en charge ambulatoire ainsi que les complications dans les 15jours. Pour la comparaison des données, un test de student était utilisé.


Résultats

Au total, 100 patients âgés de 44 à 94ans ont été proposés initialement par l’urologue pour l’ambulatoire, avec 53 patients<75ans et 47 patients>75ans. Après évaluation anesthésique, 64 patients étaient confirmés pour cette prise en charge. Le taux de succès de la chirurgie était de 87 %. Le taux global d’échec de l’ambulatoire était de 11 %, avec 6 % de patients hospitalisés d’emblée (sortie de salle tardive, hématurie) et 5 % de réhospitalisation dans les 15jours. La prise en charge ambulatoire a pu être possible chez 100 % des patients<75ans et chez 28 % des patients>75ans. Les taux d’échec de la chirurgie, de la prise en charge ambulatoire et de réhospitalisations dans les 15jours étaient comparables dans les 2 groupes (Tableau 1).


Conclusion

La prise en charge ambulatoire des patients opérés par photovarporisation GL est proposable dans un recrutement standard avec un taux de succès de la technique et du mode d’hospitalisation indépendant de l’âge±75ans. Le grand âge ne paraît pas être une contre-indication à l’ambulatoire. Des études randomisées sont nécessaires pour confirmer ces données.

Mots clés:
F. / B. / D. / J. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Prise en charge de l’incontinence urinaire féminine par les ballons ACT : expérience lilloise
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 806


Objectifs

Évaluer les résultats en terme d’efficacité et de survenue de complications des ballons Adjustable Continence Therapy (ACTTM) chez la femme.


Méthodes

De septembre 2008 et avril 2016 au CHRU de Lille, 30 patientes consécutives présentant une IUE d’effort avec insuffisance sphinctérienne et traitées par la pose de ballons ACT ont été inclues. Les critères d’évaluation en postopératoire étaient : l’absence de port de protection ou le port d’une protection de sécurité (succès) et l’absence de succès ou d’amélioration (échec). Les complications ont été décrites suivant la classification de Clavien-Dindo. Une analyse de la survie sans échec en fonction du temps a été réalisée grâce à la méthode de Kaplan-Meier. Des facteurs prédictifs d’échec étaient recherchés par un modèle de Cox.


Résultats

L’âge médian était de 67ans (EIQ 59–72). La médiane de la pression de clôture urétrale maximale (PCUM) était de 27. La médiane de la pression de clôture urétrale maximale (PCUM) était de 27cmH20 (EIQ 20–35). La médiane de suivi était de 13 mois (EIQ 6-33). Le taux de survie sans échec à 12, 24 et 36 mois était de 70 % (ET 9), 60 % (ET 10) et 47 % (ET 11) respectivement. La médiane de survie sans échec était de 36 mois IC [12-58]. Des complications postopératoires de grade III étaient relevées chez 6 patientes (20 %) et consistaient principalement à des érosions de matériel. Aucun facteur prédictif d’échec n’a pu être mis en évidence.


Conclusion

Avec une minorité de patientes en succès/amélioration à 36 mois, cette technique reste néanmoins à proposer dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme en recours après échec d’autres chirurgies. En cas d’échec, nous avons opté pour le traitement de référence par le sphincter artificiel alors qu’une nouvelle pose de ballons aurait pu être proposée.

Mots clés:
P. / X. / A. / F.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Prise en charge des plaies urétérales de découverte postopératoire. Étude rétrospective, unicentrique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 800-801


Objectifs

Établir les modalités de prise en charge des plaies urétérales en fonction du délai de découverte, de la taille et de la localisation de la plaie. Établir les facteurs prédictifs de la gravité d’une plaie urétérale ainsi que les facteurs prédictifs de réussite du traitement endoscopique dans la prise en charge des plaies urétérales.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective d’octobre 2003 à juin 2014 dans un centre hospitalier universitaire à l’aide d’une revue systématique des dossiers de patients d’urologie, de chirurgie digestive, de chirurgie vasculaire et de gynécologie. Trois stades de plaies urétérales sont définis en nous basant sur le score de gravité des lésions de l’uretère de l’American Association of Surgery Trauma .


Résultats

Nous avons retrouvé 46 plaies chez 43 patients (Fig. 1). La majorité de ces plaies urétérales est retrouvée au niveau de l’uretère pelvien soit 69,57 % de la population étudiée (n =32). La cause principale est la chirurgie gynécologique (n =25). La prise en charge a reposé sur l’endoscopie et la chirurgie ouverte. Dans le groupe plaie simple, le traitement endoscopique est efficace dans près de 90 % des cas (n =6) (Tableau 1). Dans les deux autres groupes, l’efficacité n’est que de 30 % et impose une prise en charge chirurgicale en seconde intention, majoritairement représentée par la réimplantation urétérovésicale (n =20). Aucun facteur étudié (antécédent de césarienne, de radiothérapie, sexe, IMC, âge) n’est significativement prédictif de la gravité d’une plaie urétérale. La localisation de la plaie n’est pas significativement un facteur prédictif de la gravité de la plaie (p =0,204).


Conclusion

Le traitement endoscopique des plaies urétérales peut, dans la majorité des cas, traiter de manière simple et peu invasive la plaie urétérale avec près de 90 % de réussite. Dans les plaies plus complexes, l’endoscopie reste une étape dans la prise en charge avec environ 30 % de réussite dans notre étude.

Mots clés:
M. / F. / N. / L.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Prise en charge des tumeurs de haut risque par la prostatectomie totale robot assistée : facteurs de risque de récidive biologique et influence de la classification de d’Amico
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 768


Objectifs

Analyser la survie sans progression biologique de la prostatectomie totale extrapéritonéale robot assistée (PTLERA) dans la prise en charge des cancers de la prostate à haut risque et établir les différents facteurs pronostiques.


Méthodes

De 2005 à 2010, 300 PTLERA ont été réalisées pour une tumeur de prostate localisé de haut risque selon d’Amico. Ont été relevées les données préopératoires (stade clinique, PSA, score de Gleason des biopsies) et postopératoires (stade pathologique, score de Gleason de la pièce). La survie sans récidive biologique (définie par un taux de PSA>0,2 ng/mL) a été analysée selon la méthode de Kaplan-Meier, selon la présence d’un, deux ou trois facteurs de risque selon d’Amico. Aucun traitement complémentaire n’a été donné sans récidive biologique.


Résultats

Avec un PSA de 21,2 ng/mL (0,3–175), il y avait 3 T1a–b, 168 T1c, 65 T2a, 5 T2b, 24 T2c, 32 T3b et 3 T3b avec 39 (13 %) de score de Gleason 6, 87 (29 %) de 7 et 174 (58 %) de 8–9–10. Deux cent quarante-sept avaient 1 facteur de risque selon d’Amico, 46, 2 facteurs et 6 les 3 facteurs. Il y avait 76 pT2, 94 pT3a, 63 pT3b avec 67 N+ avec 6 (2 %) de score de Gleason 6, 147 (49 %) de 7 et 147 (49 %) de 8–9–10. À 47 mois, 118 (39,3 %) ont progressé : la survie sans progression à 3ans était de 49,8 %, 80,7 %pour les pT2, 62 %pour les pT3a, 25 % pour les pT3b et 21 % pour les N+ (p <0,001), 57 % pour 1 critère du score d’Amico vs 22 % pour 2 ou 3 critères (p <0,001) (Fig. 1). Parmi les critères de d’Amico, un PSA ≥ 20 est le facteur de mauvaise survie sans récidive biologique, suivi du Gleason ≥ 8, puis du stade clinique ≥ T2a (p <0,001) (Fig. 2).


Conclusion

Plus d’un tiers des tumeurs de la prostate de haut risque opérées d’une PTLERA présenteront une récidive biologique et auront un traitement complémentaire. La présence d’un ou plusieurs facteurs selon d’Amico permet de préciser, avant l’intervention, ce risque de traitement. Le PSA apparaît comme le facteur de plus mauvais pronostic.

Mots clés:
A. / I. / A. / J. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Prise en charge du traumatisme rénal à la lumière d’une proposition d’actualisation de la classification de l’ American Association of Surgery of Trauma (AAST)
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 795-796


Objectifs

Par leur fréquence croissante qui est liée à l’augmentation des accidents de la voie publique et de la violence urbaine, les traumatismes du rein demeurent un sujet d’actualité. L’objectif est d’évaluer l’incidence des modifications rapportées à la classification du traumatisme du rein de l’association américaine de la chirurgie du traumatisme sur la prise en charge et les indications thérapeutiques du traumatisme du rein.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique portant sur 107 cas de traumatisme du rein pris en charge entre janvier 2005 et mai 2016 colligés dans un centre hospitalier universitaire.


Résultats

L’âge moyen était de 29ans, le sex-ration (H/F) était de 5. Le côté gauche était atteint dans 55,2 % des cas. Les traumatismes étaient fermés dans 74 % des cas et ouverts dans 26 % des cas. L’hématurie était présente dans 60 % des cas. Neuf patients ont présenté un état de choc hémorragique, dont trois ont nécessité une néphrectomie d’hémostase. Le bilan radiologique permettait de classer les traumatismes selon l’AAST avec 8,8 % de lésions grade I, 35 % de lésions grade II, 25,5 % de lésions grade III, 20,5 % de lésions grade IV révisé et 10,2 % de lésions grade V révisé. Le traitement conservateur était efficace dans 92 % des cas. La néphrectomie d’hémostase était nécessaire chez 9 patients. Le grade V révisé représente le taux le plus élevé de néphrectomie.


Conclusion

La surveillance du traumatisme rénal représente le choix thérapeutique optimal sauf pour les lésions vasculaires de grade V (révisé) qui représentent une indication absolue à la chirurgie. Ainsi, l’attitude conservatrice qui concernait la majorité des grades IV et une partie des grades V ne serait plus de mise en cas de grade V (révisé).

Mots clés:
N. / A. / M. / Z. / S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Prise en charge d’une sténose courte de l’urètre bulbaire par non-transecting uretroplasty  : au sujet d’un cas
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 826


Objectifs

L’urétroplastie avec excision et anastomose termino-terminale est le traitement standard des sténoses courtes de l’urètre bulbo-membraneux. La non-transecting uretroplasty est une technique alternative moins morbide et ayant pour but des résultats fonctionnels similaires.


Méthodes

Patient de 55ans, ayant pour principal antécédent une hémophilie A. Le patient a été opéré d’une vaporisation de prostate green light en 2014. Dans les suites apparition progressive d’une dysurie majeure. Il a été pris en charge à deux reprises par uretrotomie interne pour une sténose courte de l’urètre bulbaire, avec récidive précoce de la sténose. L’uretrographie réalisée trouve une sténose courte de l’urètre bulbaire Il a été indiqué chez ce patient une non-transecting uretroplasty .


Résultats

Patient en position de la taille. Incision périnéale médiane, dissection de l’urètre bulbaire et dissection bulbo-caverneuse afin de faire le tour de l’urètre. Poursuite de la dissection de l’urètre à sa face caverneuse en direction du sphincter. Repérage de la sténose bulbaire. Incisons centimétrique longitudinale au niveau de la sténose. Fermeture horizontale par des points séparés de PDS 5.0. Mise en place d’une SAD ch 16 fermeture. L’intervention a duré 124minutes, pertes sanguines 100cc. Le patient est sorti à j5. La sonde a été enlevée à j12 avec un UCRM de contrôle satisfaisant.


Conclusion

La non-transecting uretroplasty est une avancée majeure dans la chirurgie des sténoses courtes de l’urètre bulbo-membraneux. Le recul est assez court, mais les premières publications montrent des résultats fonctionnels équivalents à la chirurgie avec transsection de l’urètre beaucoup plus morbide.

Mots clés:
B. / B. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Profit (Prostate Fractionated Irradiation Trial) : résultats d’une étude internationale randomisée comparant deux schémas d’irradiation des cancers de prostate de risque intermédiaire
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 793-794


Objectifs

Cette étude avait pour objectif principal d’évaluer si un traitement de radiothérapie (RT) conventionnelle (RTCONV) de 8 semaines était aussi efficace qu’un traitement de RT hypofractionnée (RTHYPO) de 4 semaines sans majorer la toxicité chez des patients porteurs de cancers de prostate de risque intermédiaire.


Méthodes

Le traitement de patients porteurs de cancers de prostate localisés de risque intermédiaire était randomisé entre RTCONV (78Gy, 39 fractions, 8 semaines) ou RTHYPO (60Gy, 20 fractions, 4 semaines). Le critère principal était la rechute biochimique ou clinique (RBC) définie par : rechute biochimique (nadir+2ng/mL), début d’une hormonothérapie, rechute locale ou à distance ou décès. Hypothèse de non-infériorité : le taux de RBC à 5ans de RTHYPO n’était pas supérieur de 7,5 % au bras RTCONV (risque relatif maximal 1,32 ; bêta=85 %, alpha=5 % unilatéral).


Résultats

Entre 2006 et 2011, 1206 patients ont été inclus au Canada, en Australie et en France (HYPO : 608 pts ; CON : 598 pts). L’âge moyen était de 71ans (48–88). Les caractéristiques de base étaient similaires entre les bras. Le suivi médian est de 6,0ans. À ce jour, 164 patients du bras HYPO ont présenté une RBC contre 173 dans le groupe CON. La survie sans RBC à 5ans était de 79 % dans les deux bras (HR 0,96 [IC 90 % : 0,80 à 1,15]). Dans l’ensemble, 75 patients sont morts dans chaque groupe. La toxicité aiguë GU/GI de grade >3 était comparable. Cependant, la toxicité tardive favorisait le bras HYPO (3,5 % contre 5,4 %, diff.=−1,9 %, IC à 95 %, −4,3 à 0,43 %).


Conclusion

L’efficacité de la radiothérapie hypofractionnée (4 semaines) des cancers de prostate n’est pas inférieure à la radiothérapie conventionnelle (8 semaines), sans augmentation de la toxicité aiguë ou tardive. Cette étude, et d’autres études comparables, permettent à la communauté urologique de définir un nouveau standard dans la prise en charge par radiothérapie des cancers de prostate de risque intermédiaire.

Mots clés:
S. / G. / I. / N. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Promontofixation cœlioscopique en chirurgie ambulatoire
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 801-802


Objectifs

Faisabilité de la réalisation de la promontofixation par cœlioscopie en hospitalisation ambulatoire. Réduire les DMS afin de répondre aux orientations de l’ARS.


Méthodes

Coordination entre service de chirurgie ambulatoire, bloc opératoire et prestataire de services. Sortie autorisée après visite du chirurgien. La patiente sort avec un cathéter, prise en charge immédiate par une infirmière à domicile. Les ordonnances sont établies la veille de l’intervention. Protocole précis de soins et de suivi sur 3jours avec 3 passages quotidiens d’une infirmière : recueil des constantes et contrôle des cicatrices. Informations transmises au chirurgien par mail ou téléphone. La patiente ou infirmière peut joindre en permanence le chirurgien responsable ou le médecin des urgences. La patiente est revue en consultation postopératoire à j30.


Résultats

Sept patientes (âge : 52–68ans) prises en charge ambulatoire pour promontofixation cœlioscopique depuis le 15 septembre 2015. Il s’agissait de patientes ASA 0, sans antécédent de chirurgie abdominale. Elles présentaient un prolapsus génital isolé de stade 2 ou 3. Le temps d’hospitalisation moyen était de 7h30. Score de Chung validé et EVA<2. Aucune patiente n’a été ré-hospitalisée dans les suites opératoires. Les résultats anatomiques et fonctionnels à j30 étaient pour 6/7 satisfaisants ; 1/7 avait décompensé une incontinence à l’effort. Les 7 patientes étaient satisfaites de leur prise en charge en ambulatoire. Nous n’avons pas établi de questionnaire de satisfaction. Notre but était d’évaluer la faisabilité en terme d’organisation dans le service ambulatoire, extra-hospitalier et d’acceptation par les patientes.


Conclusion

Le développement de la chirurgie ambulatoire est un des enjeux du plan triennal Ondam à échéance 2017. La technique mini-invasive de promontofixation cœlioscopique peut répondre à cette demande. La performance du centre ambulatoire réside dans une organisation dédiée, centrée sur le parcours patient associé à une mise au point de modalités innovantes organisationnelles extra-hospitalières du suivi postopératoire.

Mots clés:
D. / A. / E. / E. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Promontofixation mono-trocart avec l’assistance d’une pince robotisée
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 824


Objectifs

L’objectif de cette vidéo est de démontrer que l’utilisation d’une pince robotisée Dextérité est compatible avec l’abord laparoscopique mono-trocart. Le mono-trocart est source de conflits entre les instruments et les instruments robotisés ont un encombrement extérieur non négligeable laissant présager une incompatibilité entre ces deux approches.


Méthodes

Nous avons acquis depuis 2009 l’expérience de la laparoscopie mono-trocart pour de multiples interventions urologiques et nous avons donc choisi de tester l’utilisation de ciseaux et porte aiguille robotisés pour la réalisation d’une promontofixation avec double bandelette antérieure et postérieure chez une patiente (65ans, 65kg, 160cm) présentant une hystérocele.


Résultats

Nous démontrons la compatibilité de la voie d’abord mono-trocart et de la pince robotisée Dextérité utilisée dans cet essai. Cet instrument offre une bonne qualité de dissection et de suture. Les conflits sont limités. L’intervention s’est déroulée dans des conditions très satisfaisantes. Durée opératoire de 146min.


Conclusion

Nous pensons que cette nouvelle instrumentation pourrait permettre d’élargir les indications de l’abord mono-trocart en apportant une solution supplémentaire à la résolution de certains conflits. La courbe d’apprentissage de la laparoscopie mono-trocart pourrait également s’en trouver raccourcie.

Mots clés:
J. / L. / J. / V. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Prostatectomie de rattrapage (DaVinci) après échec de traitement HIFU par Focal One
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 826-827


Objectifs

La thérapie focale HIFU à l’aide du système Focal One est récente et les patients traités nécessitent un suivi protocolé. Nous présentons une vidéo d’un patient qui a présenté une récidive à un an d’un traitement Focal pour lequel l’indication à une prostatectomie de rattrapage a été posée.


Méthodes

L’histoire clinique avec l’historique IRM est présentée. Le traitement focal par HIFU n’a pas entraîné de modification des plans de dissection et l’intérêt du film est de montrer la faisabilité d’un traitement chirurgical de rattrapage.


Résultats

Le patient n’a pas présenté de complications périopératoires et s’est retrouvé sans protections à j15. La tumeur a été excisée en marges négatives mais à un stade pT3b, score de Gleason 4+3=7.


Conclusion

Le traitement focal par ultrasons des tumeurs de prostate est une thérapie émergente dont les indications et le suivi doivent être soigneusement protocolés. Un consentement éclairé est indispensable, notamment en ce qui concerne la stratégie de suivi et le risque d’un traitement de rattrapage. Nous présentons un des premiers cas de prostatectomie après traitement au Focal One (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).

Mots clés:
C. / S. / M. / I.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée en unité de chirurgie ambulatoire
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 725-726


Objectifs

Évaluer de façon prospective la prise en charge de la prostatectomie radicale cœlioscopique robotique (PRR) en unité de chirurgie ambulatoire (UCA).


Méthodes

Entre le 15/3/16 et le 31/5/16, 14 PRR ont été réalisées par le même opérateur au sein de notre équipe. Huit PRR ont été programmées en UCA, après avoir donné aux patients une information conforme aux recommandations de la HAS pour toute chirurgie ambulatoire. Les interventions ont été réalisées en 1re position le matin, suivant un protocole anesthésiste per- et postopératoire spécifique permettant la récupération rapide après chirurgie (RRAC). Les critères de sortie étaient : EVA<4, absence de morphiniques en postopératoire, boissons dès le réveil et arrêt de toute perfusion, lever sans difficultés entre la 4e et la 6e heure, redon<100cm3. La sortie a été validée après visite du chirurgien et de l’anesthésiste, en respectant les critères de sécurité de l’UCA, et en accord avec le patient. L’appel du lendemain a permis d’évaluer la qualité de la nuit postopératoire à domicile.


Résultats

Toutes les PRR ont été réalisées en cœlioscopie transpéritonéale, sans curage ilio-obturateur, avec préservation bilatérale des bandelettes neurovasculaires. Six des 8 patients programmés en UCA ont pu sortir le soir même, donc moins de 12h après l’entrée. Aucun de ces 6 patients n’a dû être réadmis après la sortie. Deux patients n’ont pas pu sortir pour des raisons administratives. Tous les patients appelés le lendemain se sont déclarés satisfaits d’avoir pu passer la nuit à leur domicile. Tous les patients ont été revus au 6e jour postopératoire pour ablation de sonde vésicale. Les données principales sont résumées dans le Tableau 1.


Conclusion

La PRR peut être proposée en UCA, sans en augmenter le risque de complications. La prise en charge en UCA diminue le stress lié à l’hospitalisation en permettant un retour rapide au domicile (<12h), ainsi que le risque d’infections nosocomiales. Cela présente également un intérêt économique majeur, nécessitant une évaluation par rapport au surcoût lié au matériel robotique.

Mots clés:
O. / R. / S. / S. / L.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Prostatectomie totale de rattrapage après échec de traitement local pour cancer de prostate : morbidité, résultats oncologiques et fonctionnels
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 727


Objectifs

La prostatectomie totale (PT) de rattrapage après échec de traitement local du cancer de la prostate est une intervention peu réalisée compte tenu d’indications rares et de complications importantes. Des études récentes montrent une diminution des complications liées à cette technique. L’objectif de ce travail était de rapporter l’expérience d’un centre de référence concernant la PT de rattrapage.


Méthodes

Étude rétrospective incluant 24 patients, avec un âge médian de 58,5ans (IQR : 55–60), traités par PT de rattrapage après radiothérapie ou traitement thermo-ablatif entre 2005 et 2015. La récidive locale était suspectée devant une élévation du PSA>nadir+2ng/mL et confirmée par le couple IRM-biopsies. La morbidité périopératoire selon la classification de Dindo-Clavien, les résultats carcinologiques (marges chirurgicales, récidive biologique ou clinique) et fonctionnels (continence urinaire et dysfonction érectile) ont été analysés. La durée de suivi médiane était de 20 mois (IQR : 10–51).


Résultats

Le traitement local était une radiothérapie dans 10 cas, une curiethérapie dans 7 cas et un traitement thermo-ablatif par ultrasons focalisés dans 7 cas. Les interventions étaient réalisées par laparotomie (50 %) ou cœlioscopie robot-assistée (50 %). Six patients (25 %) présentaient une complication postopératoire de grade≤IIIa. Aucune complication de grade≥IIIb n’était rapportée. Cinq patients (21 %) présentaient une sténose urèthro-vésicale après un délai>3mois. Les marges chirurgicales étaient positives dans 46 %. Quatre patients avaient un PSA postopératoire>0,2ng/mL dont 3 avaient une marge chirurgicale positive. Six patients présentaient une récidive biologique survenant après un délai médian de 21 mois (10–62). Soixante-six pour cent de ces patients présentaient une progression clinique avec délai médian de 37 mois (19–113). Une incontinence urinaire sévère est survenue dans 28 %.


Conclusion

La PT de rattrapage est une procédure faisable permettant un contrôle local satisfaisant avec une morbidité acceptable. Cette technique doit faire partie des options de traitement à proposer après récidive locale.

Mots clés:
R.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Pyélonéphrite aiguë lithiasique et ECBU négatif
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 696


Objectifs

Les pyélonéphrites aiguës lithiasiques (PNAL) sont des urgences urologiques fréquentes. La décision thérapeutique est souvent prise sans les résultats du bilan bactériologique. Nous avons évalué si l’intensité de la fièvre, de l’hyperleucocytose sanguine et de l’élévation de la CRP étaient des facteurs prédictifs des résultats du bilan bactériologique.


Méthodes

Étude rétrospective de tous les dossiers de patients ayant été traités dans notre service pour PNAL entre le 01/01/13 et le 31/12/15. Tous les patients fébriles ou avec une bandelette urinaire positive et présentant un calcul urinaire obstructif ont bénéficié d’une antibiothérapie et d’un drainage des voies excrétrices supérieures en urgence avec prélèvement systématique des urines pyéliques (PUP). L’hémoculture (HC) n’était pas systématique. La température corporelle à l’arrivée, la leucocytose sanguine, la CRP et les résultats des prélèvements bactériologiques (ECBU vésical, HC, PUP) ont été relevés et comparés.


Résultats

Cent neuf patients (34 hommes) ont été traités. L’ECBU vésical était négatif dans 44/109 cas (40 %). Dans 10/44 cas, le germe a été identifié sur le PUP et dans un cas sur l’HC seulement. Au total, 33 patients avaient un bilan bactériologique négatif. La médiane de la température (38,3°C), de la leucocytose (11 400 GB/mL) et la CRP (75mg/L) de ce groupe (1) n’étaient pas différentes de celles des 76 autres patients (groupe 2) (respectivement 38,4°C, 11 900 GB/mL et 95mg/L). Sept sur 33 (21 %) patients du groupe 1 et 12/76 (16 %) du groupe 2 avaient reçu des antibiotiques avant prélèvements. L’antibiothérapie a été interrompue après 48heures chez 8/33patients dans le groupe 1. L’évolution a été favorable, comme chez les patients chez qui une antibiothérapie probabiliste a été poursuivie.


Conclusion

Une PNAL doit être traitée sur la simple suspicion clinique car le bilan initial ne permet pas de préjuger des résultats du bilan bactérien. Dans notre étude, 30 % des patients avaient un ECBU et un PUP négatifs. Dans ce cas, le diagnostic de PNAL doit être réévalué, notamment en l’absence d’antibiothérapie préalable. L’interruption du traitement antibiotique doit être discutée.

Mots clés:
J. / M. / B. / B. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Qualité de vie sexuelle, des hommes atteints de cancer épidermoïde de la verge opérée par chirurgie conservatrice ou pénectomie partielle/totale
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 734-735


Objectifs

Le carcinome épidermoïde de verge est rare, peu d’études ont évalué le retentissement des traitements chirurgicaux par chirurgie conservatrice ou pénectomie partielle/totale sur la qualité de vie sexuelle postopératoire. L’objectif de cette étude était d’évaluer ce retentissement sexuel à l’aide d’un questionnaire validé.


Méthodes

Étude de cohorte rétrospective bicentrique, de 98 patients pris en charge pour un cancer de verge entre février 2006 et mars 2016. Les patients ont été contactés par téléphone pour répondre au questionnaire Self-Esteem and Relationship (SEAR), qui est un test validé d’évaluation de la qualité de vie sexuelle. Chaque item est noté sur une échelle de Likert à 5 points, les scores plus élevés indiquant une meilleure qualité de vie. Pour faciliter l’interprétation, les scores sont rendus sur une échelle de 0 à 100. Il existe 4 sous-scores :

– la relation sexuelle ;

– la confiance ;

– l’estime de soi ;

– la vie de couple globale.


Résultats

Sur les 98 patients pris en charge pour carcinome épidermoïde de verge, 34 patients étaient décédés au moment de l’inclusion. Sur les 64 vivants, 39 patients n’ont pas répondu au questionnaire SEAR car ils n’avaient aucune activité sexuelle (20 patients avaient eu une pénectomie partielle/totale et 15 une chirurgie conservatrice). Au total, 25 patients avaient un score SEAR complet, 20 dans le groupe chirurgie conservatrice et 5 dans le groupe pénectomie partielle/totale. Le score global SEAR était de 65,5/100 pour le groupe chirurgie conservatrice contre 59,8/100 pour le groupe chirurgie non conservatrice. 80/100, 86/100, 87/100, 84/100 étaient retrouvés dans le groupe chirurgie conservatrice contre 77/100, 80/100,78/100, 84/100 respectivement pour les sous-scores relation sexuelle, confiance, estime de soi et vie de couple globale.


Conclusion

Notre étude apporte des éléments nouveaux dans l’évaluation du retentissement de la chirurgie de verge sur la qualité de vie sexuelle. La qualité de vie sexuelle ainsi que l’image corporelle sont moins altérés chez les patients pris en charges par chirurgie conservatrice.

Mots clés:
F. / N. / M. / L. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C