Base bibliographique

Sommaire :

Faut-il utiliser les reins des donneurs cadavériques en état de mort encéphalique ayant une fonction rénale altérée ? Résultats à un an
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 708-709


Objectifs

L’actuelle pénurie de greffons pousse la population médicale à proposer des donneurs limites. Ces transplants ont une survie inférieure à celle des transplants issus d’une population dite « normale », mais supérieure à celle des patients dialysés. Le but de cette étude était d’évaluer la survie des greffons issus de donneurs en mort encéphalique ayant une fonction rénale très altérée avec ou sans anurie pré prélèvement.


Méthodes

Tous les dossiers des patients transplantés rénaux de janvier 2010 à septembre 2015 ont été revus de façon rétrospective et monocentrique. Nous avons sélectionnés les patients ayant reçu un transplant rénal, en mono-transplantation exclusivement, issu d’un donneur en état de mort encéphalique présentant un DFG inférieur à 45mL/min/m2. Nous avons analysé la survie des transplants à 12 mois, la reprise de la fonction des transplants et le DFG à 12 mois. Les résultats sont exprimés en moyenne, avec écart-type. Le DFG est calculé selon l’équation « Modification of diet in renal disease » (MDRD) et exprimé en mL/min/m2.


Résultats

Soixante-dix-neuf patients (7,9 %) répondant aux critères ont été transplantés durant cette période. L’âge moyen des donneurs était de 53,6±7,23ans, le DFG au prélèvement était de 34,1±7,71mL/min, 38 des donneurs, soit 48 % étaient anuriques. L’ischémie froide était de 17,5±5,39heures. L’âge moyen des receveurs était de 53,1±3,86ans. Il s’agissait d’une première greffe dans 73,7 % des cas. La reprise de fonction a eu lieu dans les 6,9±7,46jours après transplantation. Il y a eu 2 non-fonction primaire soit 2,5 % des cas. Soixante-quatre patients (81 %) avaient un greffon fonctionnel à 12 mois. Le DFG moyen à 12 mois était de 45±18,6mL/min et 52 patients (65,8 %) avaient un DFG supérieur à 30mL/min.


Conclusion

La survie des transplants issus d’un donneur présentant un DFG altéré était de 81 % après 12 mois de suivi, et ce en dépit de 48 % des donneurs en anurie. D’après ces résultats nous maintiendront donc l’utilisation de transplants avec altération sévère de la clairance, pour la réalisation de monogreffes rénales.

Mots clés:
A. / G. / G. / F. / Q.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Féminisation de l’urologie : enquête sur les pratiques et le ressenti des femmes urologues en 2016
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 738-739


Objectifs

L’urologie est une des dernières spécialités à se féminiser, avec à l’heure actuelle environ 10 % de femmes sur l’ensemble des urologues français. L’objectif de cette étude était d’évaluer la démographie actuelle et les modes d’exercice des femmes en urologie, ainsi que leur ressenti pat rapport à leur cursus.


Méthodes

Un questionnaire a été envoyé par mail à l’ensemble des femmes recensées et les réponses anonymisées ont été centralisées puis analysées. Au total, 32,5 % des femmes interrogées ont répondu au questionnaire dans le délai imparti.


Résultats

Des femmes urologues (53,8 %) ont déclaré avoir une activité hospitalière pure versus 34,7 % libérale et 11,5 % mixte. La majorité d’entre elles exerçaient à temps plein (84,6 %) et avaient pour principale thématique l’urologie de la femme (61,5 %). Concernant les difficultés rencontrées en rapport avec leur statut de femme, 15,4 % avaient déjà rencontré des difficultés avec les patients, 46,15 % avaient rencontré des difficultés durant leur cursus de formation et 15,4 % avaient rencontré des difficultés en rapport avec la survenue d’une grossesse. Enfin, 76,9 % d’entre elles pensaient que les femmes étaient sous-représentées dans les instances associatives.


Conclusion

Les femmes urologues constituent une sous-population spécifique sur le plan démographique avec une activité hospitalière prédominante, et peuvent rencontrer des difficultés en rapport avec leur statut de femme au cours de leur cursus professionnel.

Mots clés:
G. / L. / F. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Fistules obstétricales : trucs et astuces de la reconstruction de l’urètre
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 825


Objectifs

Les fistules obstétricales sont la conséquence d’un accouchement dystocique négligé qu’une césarienne aurait pu éviter. C’est dans les pays à faibles ressources qu’on les retrouve appelées communément « fistules africaines ». Ce sont des lésions qui touchent le plus souvent la jonction vésico-urétrale avec atteinte du mécanisme sphinctérien.


Méthodes

Nous présentons la vidéo d’une reconstruction complète de l’urètre avec colposuspension en première intention à l’aide d’une bandelette autologue d’aponévrose des droits (rectus sling ). La jeune patiente présentait également un large déficit de muqueuse vaginale nécessitant une couverture par un lambeau cutané de la face intérieure de la cuisse.


Résultats

Les suites de l’intervention ont été simples et la patiente était continente au contrôle à 3mois.


Conclusion

Lors d’une opération de fistule obstétricale qui touche le mécanisme de clôture urétrale, le risque d’incontinence d’effort résiduel doit être anticipé. La colposuspension par bandelette autologue permet à la fois une couverture d’une grande partie des lignes de suture ainsi qu’un repositionnement anatomique du col vésical. Ce film d’une qualité didactique certaine a été réalisé à l’aide d’un Iphone (Fig. 1)

Mots clés:
C. / J. / D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Fusion élastique Koelis/ Focal One  : apport de la cartographie 3D Koelis dans la planification du traitement par HIFU Focal One
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 826


Objectifs

Le système de traitement par HIFU Focal One permet l’utilisation des cartographies biopsiques prostatiques Koelis, avec la réalisation en peropératoire d’une fusion élastique 3D et une échographie réalisée durant la phase de traitement.


Méthodes

Le système de traitement par HIFU Focal One permet la réalisation d’une fusion élastique 3D avec les cartographies Koelis. La fusion nécessite la validation de l’ensemble des biopsies Koelis et son exportation sur le système Focal One . Une fois l’acquisition échographique réalisée, un contourage de la prostate est réalisé avec la détermination de l’apex, de la base prostatique et de trois contours prostatiques. Après réalisation de la fusion Koelis-Focal One , il sera possible de faire apparaître, au niveau de l’écran de planification, les contours prostatiques, les différentes biopsies (positives et négatives), ainsi que les zones cibles déterminées en IRM.


Résultats

La fusion de la cartographie Koelis, durant la phase de traitement par HIFU, permet une meilleure localisation des zones tumorales symbolisées par les cibles IRM et la distribution 3D de l’ensemble des biopsies. Cela permettra d’adapter au mieux les marges de traitement notamment au niveau de l’apex (apex-sparing ) ou au niveau des bandelettes neurovasculaires (nerve-sparing ). Cette cartographie pourra aussi être utilisée lors de la réalisation de l’échographie de contraste pour contrôler la qualité du traitement et décider en peropératoire de l’intérêt d’un retraitement immédiat en cas de sous traitement (biopsies positives ou cibles en dehors de la zone dévascularisée).


Conclusion

La fusion élastique Koelis/Focal One est une nouvelle option permettant d’améliorer le guidage du traitement par HIFU Focal One . Son utilisation, lors de la réalisation de l’échographie de contrôle, permettrait de diminuer le risque de sous traitement.

Mots clés:
E. / P. / T. / G. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
GreenLEP : technique chirurgicale, trucs et astuces pour débuter
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 828


Objectifs

Description de la technique d’énucléation prostatique au laser GreenLEP en bloc réalisée indépendamment du volume prostatique. Nous présentons la technique et quelques clefs pour débuter ainsi que nos premiers résultats prospectifs.


Méthodes

Nous avons réalisé du 1er décembre 2015 au 31 mai 2016, 35 adénomectomies prostatiques laser en bloc par GreenLEP à l’aide de la fibre Greenlight HPSTM. La morcellation a été faite à l’aide du morcellateur WolfTM. Les patients ont été évalués de manière prospective à 1mois, 3mois et 12mois.


Résultats

Une intervention a été réalisée sans tenir compte de la taille de la prostate (de 35 à 150g). Sur 35 premiers patients, une seule conversion avec reprise chirurgicale a été nécessaire. Le poids moyen réséqué était de 46,36g sur un poids prostatique moyen préopératoire évalué échographiquement à 76,4g. La durée opératoire moyenne était de 95minutes, la durée de sondage de 1,09jour et la durée d’hospitalisation de 1,5jour. Deux patients présentaient une incontinence par impériosités à 1mois. Aucun patient évalué à 3mois n’était incontinent. Le débit urinaire moyen en postopératoire était de 27,58ml/s.


Conclusion

La technique d’énucléation GreenLEP est une technique reproductible, compatible avec tous les volumes prostatiques. Les volumes prostatiques moyens entre 45 et 80g sont plus adaptés pour débuter. Le GreenLEP nécessite cependant un apprentissage comme toute technique chirurgicale avec quelques astuces décrites dans ce film.

Mots clés:
D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Greffe rénale chez le patient obèse : la chirurgie robot-assistée peut-elle devenir une nouvelle alternative ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 834-835


Objectifs

La prise en charge chirurgicale des patients obèses en insuffisance rénale terminale reste à ce jour problématique. Compte tenu des risques de complications per- et postopératoires, la plupart de ces patients sont contre-indiqués à une transplantation rénale standard. L’objectif de ce film était de montrer la faisabilité de la greffe rénale robot-assistée chez le patient obèse.


Méthodes

Dans un centre universitaire où la chirurgie robotique est fortement implantée, a été mise en place une technique de transplantation rénale robot-assistée. Elle a été réalisée à l’aide du robot DaVinci Si HD (intuitive surgical ) 4 bras, avec 3 trocarts de 8mm pour les instruments robotiques, et 2 trocarts pour l’aide (10mm et 5mm). La patiente était positionnée en décubitus dorsal, membres inférieurs sur jambières. L’abord chirurgical était transpéritonéal avec introduction du greffon dans la cavité abdominale au travers d’un écarteur Alexis® (applied medical ) placé en sus ombilical (Fig. 1). Les temps opératoires étaient comparables à ceux d’une transplantation standard.


Résultats

Nous présentons ici le cas d’une patiente de 56ans, sous AVK, dialysée chronique pour insuffisance rénale terminale dans le cadre d’une sarcoïdose. Malgré une prise en charge diététique adaptée, la perte de poids était insuffisante avec un IMC à 37 (105kg pour 1m65), contre indiquant à deux reprises la possibilité d’une transplantation rénale standard. L’intervention a été réalisée en mai 2016. La durée opératoire était de 155minutes (5′ de docking , 20′ pour la dissection des vaisseaux, 18’de clampage veineux, 22′ de clampage artériel et 15′ pour l’anastomose urinaire). Aucune complication peropératoire n’est survenue. Les suites opératoires ont été simples, avec des doppler normaux à j1 et j7. Les antalgiques de paliers 3 ont été arrêtés dès j1 et ceux de palier 2 dès j3.


Conclusion

La transplantation rénale robot-assistée est une technique chirurgicale en développement. Cette voie d’abord semble particulièrement utile chez les patients obèses morbides pour lesquels la greffe traditionnelle est contre indiquée ou complexe (Fig. 2).

Mots clés:
B. / M. / J. / M. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Histoire naturelle du carcinome de Bellini : étude multicentrique Française
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 820


Objectifs

Le carcinome des tubes collecteurs de Bellini (CB) est un des cancers rares du rein avec un pronostic défavorable. La plupart des études rapportées comportaient un nombre limité de cas et aucune avec une relecture centralisée des prélèvements histologiques. Nous rapportons ici la première série clinico-pathologique avec relecture centralisée.


Méthodes

Les cas de CB identifiés dans 7 centres français ont été centralisés pour relecture et une étude immunohistochimique par une uro-pathologiste expérimentée. Les cas de CB avait en immuno-marquarge GATA3- et P63. Les caractéristiques cliniques des cas ainsi confirmés ont été recueillis et présentés dans cette étude.


Résultats

Vingt-neuf cas étaient confirmés. L’âge moyen était de 54±15 (intervalle : 17–78) ans avec deux pics d’âge d’incidence autours de 30 et 60ans (Fig. 1A). Le sex ratio H:F était de 3:1 et 18 (62 %) étaient métastatiques au diagnostic. Seuls 5 % des patients n’étaient pas opérés et l’option chirurgicale était une néphrectomie radicale dans 80 % des cas. À noter que près de 15 % des patients avaient un thrombus veineux, dont 2 arrivant jusqu’à la veine cave. La thérapie systémique choisie était une chimiothérapie dans 80 % des cas. L’association carboplatine et gemzar était la plus représentée. La survie globale était de 19,6±28 (intervalle : 1–120) mois. Les patient âgés de moins de 40ans avaient une meilleure survie que les patients âgés de plus de 40ans (Fig. 1B).


Conclusion

Cette étude avec une relecture centralisée de l’anatomopathologie sur les carcinomes de Bellini a permis de mieux comprendre l’histoire naturelle de ces cancers rares faisant émerger l’âge comme facteur épidémiologique et pronostique significatif.

Mots clés:
I. / N. / J. / M. / E.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Hypnoanalgésie pour la mise en place d’une bandelette sous-urétrale. Étude préliminaire : à propos de 8 patientes
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 752


Objectifs

La technique initiale de pose de bandelette sous-urétrale (BSU) était décrite par Ulmstem sous anesthésie locale pure. Actuellement, elle est majoritairement réalisée sous anesthésie locorégionale ou générale. L’hypnoanalgésie combine hypnose et anesthésie locale pure. L’objectif était d’évaluer l’intérêt de l’hypnoanalgésie pour la pose d’une BSU. La douleur, la satisfaction, le confort des patientes ont été évalués par un questionnaire établi selon l’échelle de Likert.


Méthodes

L’hypnoanalgésie était proposé pour toute patiente présentant une indication à la cure d’incontinence urinaire d’effort isolée par bandelette. En cas d’autre geste associé (prolapsus), l’hypnoanalgésie combine hypnose conversationnelle et anesthésie locale pure. L’infiltration était faite avec 20mL de xylocaïne 1 % diluée à 50 % aux points de ponction puis en profondeur dans le plan aponévrotique en se dirigeant vers la région para-urétrale et enfin vers le territoire sensitif du nerf pudendal. Un monitoring minimal avec une voie veineuse était mis en place en cas d’échec de l’hypnose. Un questionnaire réalisé selon l’échelle de Likert était complété par les patientes.


Résultats

Entre février 2014 et septembre 2015, 8 patientes ont été opérées sous hypnoanalgésie pour mise en place d’un TOT. L’âge médian était de 50,5ans [35–67], avec un IMC médian de 24,5 [20–30]. La durée opératoire moyenne était de 18min±6min. La majorité des femmes connaissait l’usage de l’hypnose en chirurgie (87 %), mais seule 25 % avait déjà pratiqué l’hypnose. Les patientes étaient rassurées (63 %) ou très rassurées (25 %) en per opératoire. 5 patients sur 8 déclarent avoir eu l’impression de revivre un moment agréable. Aucune patient n’a nécessité de sédation supplémentaire. Toutes les patientes très satisfaites (75 %) accepteraient de se faire opérer de nouveau sous hypnose et le conseilleraient à leur entourage proche.


Conclusion

L’hypnoanalgésie est une alternative efficace à l’anesthésie générale et loco-régionale pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort par BSU. Le confort du patient et du chirurgien sont respectés. Cette alternative nécessite cependant un anesthésiste et un chirurgien formé à l’hypnose. La motivation et la coopération active de la patiente est essentielle au bon déroulement du geste.

Mots clés:
D. / F. / R. / S. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Identification des facteurs déterminants de mortalité de la fasciite nécrosante ano-périnéale : étude comparative
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 696


Objectifs

Identifier les facteurs déterminants de gravité du syndrome de Fournier et évaluer l’intérêt de l’index de sévérité (ISGF) comme facteurs prédictifs de mortalité.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude de dossier de 42 patients traités pour gangrène de fournier entre juin 2000 et janvier 2016. Les patients ont été divisés en deux groupes. Le groupe 1 (n =34), il s’agissait des patients guéris. Le second groupe, il incluait les patients décédés (n =8). L’indice de comorbidité de Charlson (IC) et l’indice de gravité du syndrome de Fournier (IGSF) a été calculé et évalué sur la base des 9 paramètres d’admission à l’hôpital. Une étude analytique complète (uni- et multivariée avec régression logistique) par logiciel SPSS 20 a été effectuée pour évaluer tous les facteurs déterminants de mortalité.


Résultats

Les patients inclus étaient tous des hommes, âge moyen était de 45,3ans. Le facteur prédisposant le plus commun était le diabète sucré, observé chez 34 patients. Le délai moyen d’admission était de 4,7jours. Le facteur déclenchant de la maladie était en rapport avec une pathologie ano-rectale dans 52,3 % des cas. La durée du séjour moyen était de 47,8j. Le taux de mortalité était de 19,14 %. La médiane de l’IGSF était significativement élevé pour le groupe 1 : 10,25 comparé au groupe 2 : 6,2 ; p =0,03. L’étude en uni variée a révélé une différence statistiquement significative entre la mortalité et les variables suivantes : la durée du séjour hospitalier p =0,01, début du traitement p =0,02, l’extension de l’infection p =0,1, l’lGSF p <0,01 et l’IC p =0,06. L’analyse multivariée avec régression logistique a retenu : l’IGSF et IC comme seuls facteurs prédictifs indépendants de mortalité p =0,02.


Conclusion

Il n’y a actuellement pas de consensus sur l’utilisation d’indices pour prédire le pronostic de la maladie. Dans notre étude, l’indice de gravité du syndrome de Fournier a constitué un outil fiable et objectif dans l’évaluation de la gravité initiale de la gangrène. Il permettra ainsi de cibler les facteurs prédictifs de mortalités dans ce type de population.

Mots clés:
R. / A. / S. / M. / S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Identification d’une signature moléculaire pronostique composée de 3 gènes impliqués dans l’immunité dans les tumeurs urothéliales de vessie infiltrant le muscle
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 765


Objectifs

L’immunothérapie dans le cancer de vessie semble donner des résultats prometteurs. Le but de cette étude était d’évaluer l’implication de 33 gènes de l’immunité antitumorale dans une large série de tumeurs de vessie infiltrant le muscle (TVIM) et d’identifier de nouveaux marqueurs pronostiques.


Méthodes

Les niveaux d’expression de 33 gènes impliqués dans l’immunité antitumorale ont été analysés par RT-PCR quantitative en temps réel, sur une série consécutive de 83 TVIM et 15 témoins (tissu vésical normal). Les prélèvements tissulaires ont été effectués sur pièce de cystectomie, chez des patients opérés entre 2001 et 2006. Tous les patients ont signé un consentement éclairé. Les résultats de l’analyse transcriptomique ont été confirmés par immunohistochimie et couplés à une analyse de survie.


Résultats

Parmi les 33 gènes étudiés, 24 (72,7 %) étaient significativement surexprimés par rapport au tissu vésical normal. En analyse univariée, la surexpression d’OX40L était significativement associée à un pronostic péjoratif en termes de survie sans récidive et de survie globale (p =0,0027 et p =0,014 respectivement) tandis que la surexpression de CD8 était associée à un meilleur pronostic (p =0,024 et p =0,029 respectivement). Une analyse en clustering nous a permis d’identifier une signature moléculaire composée de 3 gènes (OX40L, CD8 et TIGIT) permettant de séparer les tumeurs en 3 sous-groupes pronostiques distincts. Dans une analyse multivariée incluant l’ensemble des facteurs clinico-pathologiques et moléculaires significatifs en univarié, la signature moléculaire était un facteur pronostique indépendant en termes de survie sans récidive et de survie globale (p =0,0007 et p =0,007 respectivement).


Conclusion

Nous avons identifié plusieurs gènes impliqués dans la réponse immunitaire au cours de la carcinogénèse urothéliale vésicale, ainsi qu’une signature moléculaire composée de 3 gènes (OX40L, CD8 et TIGIT) associée au pronostic des TVIM, et suggérant un intérêt potentiel à l’échelon individuel.

Mots clés:
C. / D. / S. / N. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Impact de la participation des chefs de clinique sur les résultats péri- et postopératoires de la néphrectomie partielle robot assistée
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 690-691


Objectifs

La néphrectomie partielle robot assistée (NPRA) est devenue un standard dans la prise en charge des petites tumeurs rénales. L’apprentissage de la chirurgie peut soulever des questions éthiques et juridiques notamment lorsqu’elle est réalisée par un opérateur en cours de formation. Notre objectif était d’évaluer l’impact de la formation des chefs de clinique sur les résultats péri- et postopératoires de la NPRA.


Méthodes

Un total de 276 patients opérés pour une tumeur rénale par NPRA dans un centre universitaire ont été analysés. Les patients ont été divisés en deux groupes selon les opérateurs participant à l’intervention : chirurgien expérimenté opérant seul (sénior) et chirurgien en formation à la console supervisé par un sénior (junior). Les patients opérés pendant la courbe d’apprentissage du chirurgien sénior (60 premières NPRA) ont été exclus. Les données périopératoires ont été comparées entre les deux groupes. Les facteurs associés au junior ont été recherchés par une analyse univariée (test de Student, Chi2, Mann-Whitney) puis multivariée (régression logistique binaire).


Résultats

Un total de 127 (59 %) interventions réalisées par le chirurgien sénior seul et 89 (41 %) procédures ou le chirurgien junior a participé (Tableau 1). La durée opératoire du groupe junior dépassait en moyenne de 60min celle du groupe sénior (188 vs. 129min, p <0,0001). La durée d’ischémie chaude était plus importante (17 vs. 14min, p <0,0001) et la durée de séjour plus longue (5 vs. 4,3jours, p =0,05) dans le groupe junior. Le risque de conversion n’est pas significativement différent entre les deux groupes (6,35 vs. 6,74 %, p =0,9) mais il existait une tendance à plus de complications postopératoires dans le groupe junior (6,3 vs. 12,3 %, p =0,12) bien que non significative (Tableau 2). En analyse multivariée la durée opératoire et le temps d’ischémie étaient associés à la participation du junior (bêta=0,46 ; p <0,001 et bêta=0,21 ; p =0,006).


Conclusion

Dans cette étude monocentrique, la participation des chirurgiens en formation à la NPRA était associée à une durée opératoire et une durée d’ischémie plus importantes avec une tendance à une augmentation du taux de complications. Cependant il n’y avait pas d’impact sur le taux de conversion ou de marge chirurgicale positive.

Mots clés:
Z. / B. / E. / B. / T.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Impact de la vaginoplastie sur la sensibilite périnéale des femmes transsexuels
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 759


Objectifs

La vaginoplastie par inversion de peau pénienne associée à la clitoroplastie est une chirurgie de réassignation sexuelle (CRS) souvent utilisées pour les transsexuels Male To Female (MtF). L’un des objectifs des CRS est de préserver la sensibilité érogène afin d’atteindre l’orgasme. L’objectif de notre étude était d’établir une cartographie de la sensibilité périnéale postopératoire pour trois modalités sensorielles : toucher léger, pression et vibration.


Méthodes

Cette étude prospective a été approuvée par un comité d’éthique. Trois modalités sensorielles ont été évaluées sur le néovagin : toucher léger, pression et vibration par des tests validés. La sensibilité au toucher léger était mesurée grâce aux monofilaments de Semmes-Wesinstein, 20 monofilaments dont la taille varie d’un cheveu fin à celle d’un crin. La sensibilité à la pression était mesurée grâce au vulvogésiomètre, un ensemble de six pistons à ressorts calibrés pour évaluer la sensation à différentes pressions. La mesure de la sensibilité à la vibration a été obtenue grâce à un instrument appelé Vibralgic dont l’intensité était augmentée jusqu’à la détection.


Résultats

Vingt-huit MtF ont participé à cette étude ; 80 % avaient atteint au moins un orgasme depuis la vaginoplastie. Toutes les patientes présentaient une sensibilité génitale. Les seuils de détection sensoriels moyens pour le toucher léger étaient de 0,39g sur le clitoris, 3g sur les petites lèvres et l’entrée vaginale, 0,23g sur l’anus (Tableau 1). Les seuils moyens pour la pression étaient de 20,5g sur le clitoris, 29g sur les petites lèvres, 35g sur l’entrée vaginale, 22,39g sur l’anus. Les seuils moyens pour les vibrations étaient 0,198V sur l’abdomen, 0,197V sur le cou, 0,194V sur le clitoris, 0,197V sur les petites lèvres, 0,199V sur l’entrée vagin, et 0,199V sur l’anus. Il n’y avait pas de corrélation entre le degré de satisfaction sexuelle et les seuils de sensibilité (Tableau 2).


Conclusion

Le but ultime de la vaginoplastie est d’obtenir un vagin sensible et d’atteindre la satisfaction sexuelle. Ces objectifs ont été atteints dans cette étude chez les transsexuels MtF. Des recherches futures devront inclure un groupe control de femmes biologiques pour la sensibilité génitale et devront mesurer la sensibilité intravaginale pour mieux conclure sur la satisfaction sexuelle.

Mots clés:
J. / F. / M. / A. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Impact des antiagrégants plaquettaires sur la durée de séjour des patients opérés d’une résection transurétrale de tumeur de vessie
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 704


Objectifs

La résection transurétrale de tumeur de vessie (RTUTV) est considérée comme un acte chirurgical à risque hémorragique modéré voir élevé selon les référentiels. Le nombre de patients sous antiagrégants plaquettaires (AAP) ne cessant de croître, nous avons voulu en évaluer l’impact sur les suites des patients bénéficiant d’une RTUTV programmée.


Méthodes

Étude de non-infériorité, rétrospective, sur 450 procédures consécutives réalisées entre avril 2013 et juin 2015. Les patients étaient répartis selon 2 groupes : naïfs ou AAP. Le critère de jugement principal était la durée moyenne de séjour (DMS). La borne de non-infériorité était définie à 1 jour (j). Une analyse en sous-groupe comparait séparément la prise d’acide acétyl-salicylique (AAS) et celle de clopidogrel. Une analyse multivariée a été réalisée pour chercher les déterminants d’une DMS longue.


Résultats

Un total de 325 RTUTV ont été incluses, 117 sous AAP (dont 85 AAS et 32 clopidogrel) et 208 naïfs (117 consécutifs analysés). La DMS était de 2,5 j (naïfs) vs 2,9j (AAP), soit une absence de différence clinique. L’analyse en sous-groupe retrouvait des DMS de 2,6 j (AAS) et 3,7 j (clopidogrel). La prise de clopidogrel OR=4,1 [1,7–9,6], la durée et la profondeur de résection, ressortaient comme déterminants d’une DMS longue en analyse multivariée. La gestion périopératoire des AAP était conforme aux pratiques recommandées.


Conclusion

La DMS des patients sous AAP n’était pas cliniquement différente de celle des patients naïfs. Ce résultat était identique pour les patients sous AAS. En revanche, le clopidogrel augmentait la durée de séjour et posait la question de sa gestion périopératoire.

Mots clés:
R. / B. / J. / D. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Impact des anticoagulants sur le risque hémorragique au cours de l’HoLEP : étude monocentrique de 156 patients
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 731


Objectifs

Comparer la durée d’hospitalisation et les complications de l’énucléation de prostate au laser Holmium (HoLEP) des patients à risque hémorragique (anti-agrégants plaquettaires, anti-coagulant, trouble de l’hémostase primaire (THP) aux patients sans facteur de risque hémorragique).


Méthodes

Étude de cohorte rétrospective incluant tous les patients opérés consécutivement d’une hypertrophie bénigne de prostate par HoLEP entre mai 2013 et mai 2016. Les patients ont été séparés en trois groupes : un groupe sous antiagrégants plaquettaires, un groupe sous anticoagulants ou présentant un THP, un groupe témoin. Les patients sous anticoagulants et sous antiagrégants (clopidogrel) étaient relayés en préopératoire par de l’héparine et de l’aspirine respectivement. Les patients étaient revus à 1 mois.


Résultats

Cent cinquante-six patients ont été inclus, d’âge moyen 70,7ans et de volume prostatique moyen 88,8g ; dont 106 sans traitement modifiant l’hémostase (groupe témoin), 34 sous antiagrégants, 16 sous anticoagulants ou avec THP. Il n’y avait pas de différence significative entre les 3 groupes concernant la durée d’intervention, la durée de morcellation, le volume irrigué, l’énergie délivrée et le volume prostatique énucléé. Le groupe anticoagulant présentait une durée d’hospitalisation significativement plus longue que le groupe témoin (2,0 vs 4,4jours ; p <0,05). Le taux de transfusion était de 18,7 % (n =3) dans le groupe anticoagulant, de 2,9 % (n =1) dans le groupe antiagrégants et de 0,9 % (n =1) dans le groupe témoin.


Conclusion

Les traitements antiagrégants et anticoagulants ne semblent pas modifier le geste opératoire au cours de l’HoLEP. Les patients sous anticoagulants ou avec THP présentent une durée d’hospitalisation plus longue et semblent plus à risque de transfusion dont il faut les prévenir.

Mots clés:
P. / R. / E. / L. / H.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Impact des sténoses anastomotiques sur le traitement de l’incontinence urinaire postprostatectomie par sphincter artificiel
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 803-804


Objectifs

L’incontinence urinaire d’effort (IUE) est un facteur de dégradation de la qualité de vie dans les suites d’une prostatectomie radicale. Le sphincter urinaire artificiel (SAU) est le traitement de référence. Le dépistage et le traitement préopératoire d’une sténose de l’anastomose urétrovésicale (SAUV) est une étape essentielle pour la réussite de l’intervention. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’impact des SAUV sur les résultats du SAU.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement 147 implantations de SAU de 2005 à 2013 dans le service d’urologie du centre hospitalier de Lyon par 3 opérateurs. Les caractéristiques démographiques, l’antécédent d’irradiation, la sévérité de l’incontinence, les complications ainsi que les taux de continence et de satisfaction postopératoire du SAU ont été recueillis. Des tests statistiques de Wilcoxon et Fischer et une courbe de Kaplan–Meier ont été utilisés pour comparer les 2 groupes témoin et SAUV. Une analyse en régression logistique a recherché des facteurs prédictifs de réintervention chirurgicale.


Résultats

Parmi les 147 patients inclus, 24 (16,3 %) présentaient un antécédent de SAUV. Parmi eux, 21 (87,5 %) avaient été traités par urétrotomie endoscopique. Les patients dans le groupe SAUV avaient une incontinence plus sévère (p <0,05) que dans le groupe témoin. Les taux d’explantation, de récidive de l’incontinence et de réintervention chirurgicale ont été respectivement 12,5 %, 8,3 % et 33,3 % dans le groupe SAUV contre 4,9 %, 15,4 % et 27,6 % dans le groupe témoin. En régression logistique, l’antécédent de SAUV n’a pas été retrouvé comme facteur de risque indépendant de réintervention. Les taux de patients continents et satisfaits ont été respectivement 77,8 % et 76,5 dans le groupe SAUV contre 91,1 % et 81,1 % dans le groupe témoin.


Conclusion

Bien que les résultats apparaissent globalement moins bons, l’antécédent de SAUV ne semble pas être prédictif de mauvaise évolution après mise en place d’un SAU. Des études sur de plus larges cohortes sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Mots clés:
G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Impact du volume de cas par hôpital et par chirurgien sur les résultats de la néphrectomie partielle robot assistée : une étude multicentrique
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 689


Objectifs

L’impact du volume de cas par chirurgien (VCH) et par centre (VCE) sur les résultats périopératoires et oncologiques a été démontré pour de nombreuses procédures chirurgicales, mais il n’existe que très peu de données concernant la néphrectomie partielle (NP). L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact du VCE et du VCH sur les résultats périopératoires de la NP robot assistée (NPRA).


Méthodes

Tous les patients ayant eu une NPRA entre 2009 et 2015 dans 12 centres français ont été inclus dans une étude rétrospective. Le VCE a été catégorisé en 4 groupes : faible VCE (<20/an) ; VCE modéré (20–44/an) ; VCE élevé (45–70/an) ; VCE très élevé (>70/an). Le VCH a également été catégorisé en 4 groupes : faible VCH (<7/an) ; VCH modéré (7–14) ; VCH élevé (15–30) ; VCH très élevé (>30). Le critère de jugement principal était le trifecta défini par l’association : absence de complications, durée d’ischémie chaude <25minutes, marges chirurgicales négatives.


Résultats

Au total, 1222 patients ont été inclus. En analyse univariée, le VCE avait un impact sur l’accomplissement du TRIFECTA (p <0,0001), le taux de marges positives (p =0,02), la durée d’hospitalisation (p <0,0001), la durée d’ischémie chaude (p <0,0001), le taux de complications Clavien ≥3 (p =0,02) et la durée opératoire (p <0,0001) (Tableau 1). En analyse univariée, Le VCH avait un impact sur l’accomplissement du TRIFECTA (p <0,0001), le taux de marges positives (p =0,02), la durée d’hospitalisation (p <0,0001), la durée d’ischémie chaude (p <0,0001), la durée opératoire (p <0,0001), mais pas sur le taux de complications (p =0,87) (Tableau 2). En analyse multivariée, le VCE était le principal facteur prédictif d’accomplissement du TRIFECTA (p <0,0001) alors que le VCH n’en n’était pas un (p =0,25) (Tableau 3).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique le VCE avait un impact majeur sur les résultats périopératoires de la NPRA et était le principal facteur prédictif d’accomplissement du TRIFECTA en analyse multivariée. Le VCH avait un impact sur les résultats périopératoires en analyse univariée. Le VCE semblait avoir un impact plus important sur les résultats de la NPRA que le VCH.

Mots clés:
L. / B. / C. / J. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Impact pronostique des marges positives après prostatectomie totale pour un stade pT2 et identification des facteurs de risque de progression
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 771


Objectifs

Le pronostic et la conduite à tenir suite à des marges chirurgicales positives (MCP) après prostatectomie totale ne sont pas clairement définis en cas de tumeurs de stade pT2. Notre étude vise à identifier les facteurs de risque pré- et postopératoires de progression après MCP ainsi que le pronostic de celles-ci.


Méthodes

De 1988 à 2014, 3660 prostatectomies totales ont été réalisées dont 2096 étaient de stade pT2. Pour chaque patient, les données préopératoires (âge, PSA, BMI, pourcentage de tumeur sur les biopsies, score de Gleason sur les biopsies), anatomopathologiques (poids prostatique, score de Gleason sur la pièce, présence de marges, longueur des marges positives) et postopératoires (traitement complémentaire) ont été analysées. La progression biologique était définie par un PSA>0,2ng/mL. Aucun traitement complémentaire n’a été effectué sans récidive biologique. Les tests de Student, du Chi2, de Kaplan-Meier et de Cox ont été utilisés comme tests statistiques.


Résultats

Trois cent soixante-dix (17,7 %) des pT2 avaient des MCP. Soixante-six (17,9 %) ont présenté une progression biologique. Avec un suivi de 99 mois, la survie sans progression biologique à 5ans et 10ans, respectivement pour les marges négatives et positives, était de 96 vs 77,5 % et de 87 vs 58 % (p =0,001). En analyse univariée, les facteurs de progression biologique étaient le PSA préopératoire (8,1 vs 10,2ng/mL, p =0,04), le risque élevé de d’Amico (p =0,01) et le stade pathologique (pT2b vs pT2a, p =0,03). Les récidives biochimiques étaient significativement plus nombreuses chez les patients avec MCP (p <0,0001) sans qu’il n’y ait de différence en terme de survie. En analyse multivariée, le risque élevé vs faible (p =0,019) et le stade pathologique (pT2b vs pT2a, p =0,034) restaient significatifs. Cinquante des 66 patients ont eu un traitement complémentaire : 43 radiothérapies, 7 hormonothérapies. Cinq patients sont décédés dont deux par cancer de la prostate.


Conclusion

Un risque élevé selon d’Amico et un stade pathologique pT2b sont des facteurs de risque de progression biologique chez les pT2 marges positives. Comme seul un faible nombre va progresser, un traitement adjuvant ne doit pas être instauré sur le seul argument de la marge mais sera délivré seulement en cas de récidive biologique.

Mots clés:
M. / I. / A. / J. / D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Implantation d’un sphincter urinaire artificiel chez la femme par voie laparoscopie robot assistée après échec de ballons ACT
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 821-822


Objectifs

Montrer les conditions et la technique opératoires de l’ablation de de ballons ACT et la pose d’un sphincter urinaire artificiel chez la femme par voie laparoscopique robot assistée.


Méthodes

Nous montrons l’intervention d’une femme de 50ans ayant une incontinence urinaire sévère dans la suite d’une chirurgie d’endométriose profonde. Le bilan urodynamique montrait une vessie hypocontractile et une insuffisance sphinctérienne. Dans un premier temps, un traitement par ballons péri-uréthraux ACT a été réalisé mais en échec malgré 6 ajustements. Il a alors été décidé de mettre en place un sphincter artificiel et de retirer les ballons dans le même temps opératoire.


Résultats

La durée de l’intervention a été de 2heures et 30minutes. Il est apparu que le ballon gauche n’était pas en place et il a été retiré par une incision de la grande lèvre. Le ballon gauche, en bonne place, a été retiré par voie laparoscopie robot-assistée. Le passage rétro-uréthral était facilité par le ballon bien positionné. La patiente a quitté le service au deuxième jour postopératoire sans reprise de mictions et après instauration des autosondages.


Conclusion

Ce film montre pour la première fois la mise en place d’un sphincter urinaire artificiel avec ablation de ballons péri-uréthraux dans le même temps et montre que ces derniers facilitent la dissection rétro-uréthrale.

Mots clés:
X. / X. / S. / E. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Implantation robot-assistée du sphincter artificiel urinaire AMS 800 chez la femme : standardisation de la technique chirurgicale
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 822


Objectifs

Le principal inconvénient du sphincter artificiel urinaire AMS 800 (SAU) chez la femme est la difficulté technique de l’implantation. Au cours des 2 dernières années, plusieurs équipes françaises ont rapporté leur expérience préliminaire concernant l’implantation du SAU chez la femme par voie robot-assistée. L’objectif de cette vidéo était de décrire une technique standardisée d’implantation robotique du SAU chez la femme.


Méthodes

Dans un centre universitaire, au fur et à mesure de l’expérience, une technique standardisée d’implantation robotique du SAU chez la femme a été développée afin de faciliter sa reproductibilité. Cette technique est décrite en insistant sur les points techniques et astuces proposés pour faciliter l’apprentissage de la technique. Nous présentons le cas d’une patiente de 74ans aux antécédents de double promontofixation cœlioscopique et de syndrome de la queue de cheval suite à une fracture L3 et consultant pour une incontinence urinaire à l’effort par insuffisance sphinctérienne neurogène avec un urètre figé à l’examen clinique, une pression de clôture à 17cm H2 O.


Résultats

L’intervention est réalisée en double équipe. La patiente est positionnée en Tredelenburg à 23°. On réalise un abord laparoscopique transpéritonéal. Le robot est amarré latéralement (« side-docking »). Dissection du Retzius jusqu’à l’aponévrose pelvienne qui est incisée de part et d’autre du col vésical. Dissection prudente de chaque cul de sac vaginal en amorçant aux ciseaux le plan en arrière du col vésical qui est ensuite développé a la pince prograsp , l’aide maintenant un doigt dans le vagin pendant toute la dissection. Pas d’ouverture du dôme vésical en systématique. Passage du mesureur et mise en place ensuite d’une manchette introduite par le trocart de 12mm. Mise en place du ballonnet et de la pompe par une courte incision sus-pubienne et connexions entre manchette ballonnet et pompe.


Conclusion

La voie d’abord robot-assistée pourrait diminuer la morbidité de l’implantation du SAU chez la femme et participer à gommer l’effet centre présumé pour cette intervention. La standardisation de la technique chirurgicale pourrait participer à sa diffusion.

Mots clés:
B. / S. / B. / L. / Q.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Implantation robot-assistée péricervicale du sphincter artificiel urinaire AMS 800 pour incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne neurogène chez l’homme
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 821


Objectifs

Chez l’homme souffrant d’incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne neurogène, il est préconisé de positionner la manchette du sphincter artificiel urinaire (SAU) autour du col vésical afin de préserver la possibilité d’éjaculation antégrade, d’éviter le risque d’escarre au niveau de l’incision périnéale et de limiter le risque d’érosion liée aux autosondages. L’objectif de ce travail était de décrire une technique d’implantation robot-assistée péri-cervicale du SAU.


Méthodes

La technique d’implantation robot-assistée du SAU en péricervical chez l’homme est décrite dans cette vidéo. Nous présentons ici le cas d’un patient de 50ans présentant une incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne dans le cadre d’un syndrome de la queue de cheval dans les suites d’une arthordèse L4-L5. Le patient est marchant et réalise 5 à 6 autosondages par jour en raison d’une acontractilité vésicale. La pression de clôture urétrale est à 33cm H2 O et le pad test est à 350grammes/24heures.


Résultats

L’intervention a lieu sous anesthésie générale. Le patient est placé en position de Tredelenburg avec réalisation d’un abord cœlioscopique transpéritonéale par un trocart optique de 12mm ombilical. Trois trocarts robotiques sont ajoutés ainsi qu’un trocart de 12mm pour l’aide pour permettre l’insertion de la manchette. La dissection débute par l’ouverture de l’espace de Retzius en décrochant la vessie. Les faces latérales de la prostate sont ensuite disséquées puis réalisation d’une dissection inter-prostatorectale à l’aide d’une Prograsp articulée. Passage du mesureur puis positionnement d’une manchette de 9cm connectée à un ballon de 61/70 et à une pompe.


Conclusion

Cette vidéo rapporte la faisabilité de l’implantation robot-assistée d’un SAU péri-cervical chez l’homme. Les bénéfices du positionnement péri-cervical de la manchette (par rapport au positionnement au niveau de l’urètre bulbaire) et de la voie robot-assistée pour ce positionnement péri-cervical (par rapport à la voie ouverte et à la voie laparoscopique pure) restent à démontrer par des études cliniques.

Mots clés:
B. / S. / P. / Q. / L.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Incidence et facteur prédictifs des pseudo-anévrysmes au cours des traumatismes du rein : résultats de l’étude multicentrique nationale Traumafuf
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 799-800


Objectifs

Le traumatisme du rein est retrouvé dans près de 10 % des traumatismes abdominaux. Les complications rénales graves telles que les pseudo-anévrysmes sont redoutées mais leurs incidences sont peu connues et il n’existe, à ce jour, aucun moyen de prédire leur apparition. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’incidence des pseudo-anévrysmes (PA) et de rechercher les facteurs de risques d’apparition de cette complication.


Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (Traumafuf) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les traumatismes iatrogènes étaient exclus. Les patients présentant un PA ont été comparés aux patients sans PA. Le test du Chi2 (ou le test de Fisher) a été utilisé pour comparer les variables qualitatives, le test t- de Student pour les variables quantitatives. Une analyse multivariée par régression logistique a été réalisée pour rechercher les facteurs prédictifs d’apparition de pseudo-anévrysmes.


Résultats

Parmi une cohorte de 1293 patients ayant un traumatisme rénal, 2,8 % (n =31) ce sont compliqués d’un pseudo-anévrysme. L’âge moyen était de 33ans, 77,4 % avaient un traumatisme rénal ≥3. La plupart de ces patients présentaient une hématurie macroscopique à leur arrivée (74 %), 36 % de ces patients avaient un saignement actif lors du TDM diagnostique et 30 % présentaient une fuite urinaire concomitante. Comparativement aux patients sans PA, ils présentaient plus souvent un saignement actif initialement (p =0,01) et nécessitaient des traitements plus précoces (p <0,001). La recherche de facteurs prédictifs de PA par régression logistique a permis de mettre en évidence deux facteurs : la sévérité du traumatisme (haut grade 3 à 5 : OR=3 ; IC 95 % [1,1–10,7] ; p =0,04) et le sexe masculin (OR=7 ; IC 95 % [1,5–125,9] ; p =0,009).


Conclusion

Bien que le pseudo-anévrysme rénal soit l’une des complications les plus dangereuses dans les suites d’un traumatisme rénal, elle n’est pas fréquente. Un grade élevé de traumatisme rénal est un facteur prédictif important d’apparition de cette complication et doit nécessiter un contrôle TDM précoce et au moindre doute.

Mots clés:
B. / L. / J. / Q. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Index des auteurs
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 840-848


Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
Cliquer ici pour le visualiser

Mots clés:
M. / N. / H. / R. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Influence du niveau d’expérience de l’interne sur les résultats péri- et postopératoire de la néphrectomie partielle robot assistée
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 691


Objectifs

La chirurgie robotique confère au chirurgien une précision et une liberté de mouvement plus satisfaisantes que la chirurgie conventionnelle. Cependant le chirurgien intervient à distance du patient. L’assistant est sur le champ opératoire et veille au bon déroulement de l’opération. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’influence du niveau d’expérience de l’assistant sur les résultats péri- et postopératoire de la néphrectomie partielle robotique (NPRA).


Méthodes

Un total de 221 patients opérés par NPRA par un seul opérateur expérimenté ont été inclus. Les patients étaient divisés en 2 groupes en fonction du niveau de l’assistant opératoire. Les internes d’urologie de 1re, 2e, 3e années et les internes non-urologues étaient considérés comme des aides inexpérimentés. Les internes d’urologie en 4e et 5e année étaient considérés comme des aides opératoire expérimentés. Les données péri- et postopératoire ont été comparées entre les 2 groupes. Les facteurs prédictifs de complication péri- et postopératoire ont été recherchés par une analyse univariée (test de Student, Chi2, Mann-Whitney) puis multivariée (régression logistique binaire, régression linéaire multiple).


Résultats

Nous avons identifié 106 procédures dans le groupe IE et 115 procédures dans le groupe E. Les caractéristiques démographiques des patients étaient comparables dans les deux groupes. La durée opératoire était plus longue dans le groupe IE (165 vs 146min ; p =0,003). Le taux de marge chirurgicale positive (MCP) était plus important dans le groupe IE (9 vs 2 % ; p =0,03). Il n’y avait pas de différences entre les 2 groupes pour le temps d’ischémie (16,4 vs 15,8min, p =0,288), les pertes sanguine (386 vs 417mL, p =0,73), le taux de conversion (3,7 vs 6,96 % ; p =0,37) et les complications postopératoires (11,3 vs 6 % ; p =0,35). En analyse multivariée l’expérience de l’aide restait associée à la durée opératoire (=0,23 ; p =0,001) et au taux de MCP (OR=10,8 ; p =0,009)


Conclusion

Le niveau d’expérience d’un interne en chirurgie semble influencer les résultats péri- et postopératoires de la NPRA.

Mots clés:
Z. / B. / E. / B. / T.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Information patient avant injection de toxine botulique intra-détrusorienne (Botox ® ) : quels sont les items indispensables ? Résultats d’un consensus Delphi d’experts du GENULF
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 723-724


Objectifs

L’information préopératoire d’onabotulinum toxine A (Botox®) intradétrusorien comporte de multiples aspects importants à comprendre et à retenir par le patient. L’objectif de cette étude était d’identifier de façon prospective, par la méthode du consensus formalisé Delphi, les items de l’information préopératoire patient indispensables avant injection intra-détrusorienne de Botox® selon les membres experts du GENULF.


Méthodes

Cette étude prospective a été menée de décembre 2015 à avril 2016. Trois tours de Delphi ont été réalisés. Pour chaque tour, un questionnaire était envoyé à tous les membres experts du comité de lecture du GENULF via le logiciel Survey Monkey®. Le questionnaire initial était composé de 38 items correspondant à un item d’information de la fiche d’information patient créée par la SIFUD, le GENULF et l’AFU. Chaque item devait être coté par l’expert sur une échelle numérique selon l’intérêt à être retenu par le patient. Le dernier tour de Delphi demandait aux experts de confirmer ou non la liste des items finalement retenus.


Résultats

L’analyse des deux tours de Delphi a permis de proposer une liste de 27 items (Tableau 1) considérés comme indispensables à être retenus par les patients selon les experts du GENULF. Lors du Delphi 3, la liste d’items a été confirmée par 12/16 experts (75 %). Les désaccords portaient majoritairement sur la non-distinction entre patients neurologiques et non neurologiques.


Conclusion

Nous avons identifié les items précis qui paraissent indispensables aux experts actuels du domaine pour l’information patient avant injection Botox® intra-détrusorien par une méthode de consensus Delphi recommandée par l’HAS.

Mots clés:
I. / A. / B. / P. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Injection intra-caverneuse de cellules souches médullaires pour dysfonction érectile après prostatectomie radicale : aspects techniques et résultats
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 824


Objectifs

Cette vidéo présente la technique de prélèvement de moelle osseuse et d’injection intra-caverneuse de cellules souches médullaires pour le traitement de la dysfonction érectile après prostatectomie radicale.


Méthodes

Un film de technique de prélèvent et d’injection intra-caverneuse de cellules souches médullaires ont été réalisés dans le cadre de l’essai clinique Instin pour le traitement de la dysfonction érectile après prostatectomie radicale. Nous présentons les résultats à un 6mois et un an des 18 premiers patients.


Résultats

Un prélèvement de moelle osseuse a pu être réalisé dans la crête iliaque postérieure des patients installés en décubitus ventral. La préparation des cellules souches médullaires hors bloc opératoire par l’établissement français du sang durait en moyenne 3heures. L’injection intra-caverneuse de cellules souches a été faite par voie transglandulaire où par injection latérale. Un gain de+10 points a été constaté sur l’échelle de fonction érectile IIEF 15 à 6mois avec maintien de l’effet à un an. Aucun effet secondaire n’a été noté chez les 18 premiers patients.


Conclusion

La procédure de prélèvement de moelle osseuse et d’injection intra-caverneuse de cellules souches est faisable sans difficultés particulières dans un bloc d’urologie. Le développement de la thérapie cellulaire devra passer par une simplification de la procédure de préparation des cellules souches.

Mots clés:
R. / A. / D. / H.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Injections intra-détrusoriennes de toxine botulique chez l’adulte spina bifida : résultats d’une étude multicentrique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 721-722


Objectifs

À ce jour aucune donnée n’a été publiée sur l’efficacité des injections intra-détrusoriennes de toxine botulique chez les patients adultes spina bifida qui constitue pourtant une indication courante d’injections intra-détrusoriennes de toxine botulique. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats des injections intra-détrusoriennes de toxine botulique chez les adultes spina bifida.


Méthodes

Tous les patients spina bifida ayant eu au moins une injection intra-détrusorienne de toxine botulique entre 2002 et 2016 dans 14 centres francophones ont été inclus dans une étude rétrospective. Les patients âgés de moins de 16ans ont été exclus pour ne garder qu’une population adulte. Le critère de jugement principal était le succès de l’injection défini comme une disparition des urgenturies, de l’incontinence urinaire et de l’hyperactivité détrusorienne et un nombre d’autosondages<8/jour. Les facteurs prédictifs de succès ont été recherchés en analyse univariée.


Résultats

Cent vingt-cinq patients ont été inclus pour un total de 561 séances d’injections intra-détrusoriennes (1–17/patient). Le taux de succès global de la première injection était de 68,8 % avec une résolution de l’incontinence urinaire chez 73,5 %. Quatre-vingt-seize patients (76,8 %) ont reçu une deuxième injection et la durée médiane entre la première et la deuxième injection était de 7,5 mois. Le taux de succès était significativement plus faible en cas de troubles de la compliance (49 % vs. 87 % ; p <0,0001). En revanche, le taux de succès ne différait pas selon qu’il s’agissait d’un dysraphisme ouvert ou fermé (66,7 % vs. 72,3 % ; p =0,51). Le seul autre facteur prédictif de succès était le sexe féminin (83,3 % vs. 51,7 % ; p =0,0002). Sur les 561 injections, 20 complications ont été relevées (3,6 %) dont trois faiblesses musculaires généralisées (Tableau 1).


Conclusion

Les injections intra-détrusoriennes de toxine botulique constituent un traitement efficace chez les patients spina bifida présentant une hyperactivité détrusorienne quel que soit le type de dysraphisme (ouvert/fermé). En revanche, l’efficacité est nettement inférieure chez les patients présentant un trouble de la compliance. La tolérance des injections intra-détrusoriennes de toxine botulique chez les patients atteint de spina bifida paraît satisfaisante.

Mots clés:
B. / A. / A. / G. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Injections intra-détrusoriennes de toxine botulique chez l’enfant spina bifida : résultats d’une étude multicentrique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 700-701


Objectifs

Le spina bifida est la première cause de neurovessie congénitale. Les injections intra-détrusoriennes de toxine botulique (IDBTX) sont devenues le traitement de référence de l’hyperactivité détrusorienne neurogène résistante aux anticholinergiques chez l’adulte. Cependant, il existe très peu de données sur les résultats des IDBTX chez l’enfant spina bifida. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats des IDBTX chez l’enfant spina bifida.


Méthodes

Tous les patients spina bifida ayant eu au moins une IDBTX entre 2002 et 2016 dans 14 centres francophones ont été inclus dans une étude rétrospective. Les patients âgés de plus de 16ans ont été exclus pour ne garder qu’une population pédiatrique. Le critère de jugement principal était le succès de l’injection défini comme une disparition des urgenturies, de l’incontinence urinaire et de l’hyperactivité détrusorienne et un nombre d’autosondages<8/jour. Les facteurs prédictifs de succès ont été recherchés en analyse univariée.


Résultats

Cinquante-trois patients ont été inclus pour un nombre total de 133 injections (1–8/patient). Les caractéristiques des patients sont résumées dans le Tableau 1. Le taux de succès global de la première injection était de 62 % avec une résolution de l’incontinence urinaire chez 66 %. Trente-trois patients (62 %) ont reçu une deuxième injection et la durée médiane entre la première et la deuxième injection était 9 de mois. Le taux de succès était similaire qu’il y ait ou non un trouble de la compliance (64 % vs. 61 % ; p =0,85) et qu’il s’agisse d’un dysraphisme ouvert ou fermé (60,9 % vs. 63 % ; p =0,88). L’âge n’avait pas non plus d’impact sur l’efficacité (OR=1,4 ; p =0,76). Il n’y avait pas de facteur prédictif du succès. Il y a eu 4 complications (3 %).


Conclusion

Les IDBTX constituent un traitement efficace chez les enfants spina bifida quel que soit le type de dysraphisme (ouvert/fermé). Contrairement à ce qui a été observé chez l’adulte, l’efficacité est similaire sur les troubles de la compliance et sur l’hyperactivité détrusorienne. L’âge de début des injections n’avait pas d’impact sur l’efficacité.

Mots clés:
J. / V. / M. / G. / T.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Intérêt de l’IRM prostatique et du score PIRADS dans la détection et l’évaluation des cancers de prostate avant biopsie prostatique
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 808


Objectifs

Une cartographie IRM tumorale précise peut augmenter la précision des biopsies et faciliter les choix thérapeutiques en particulier à l’heure du traitement focal. L’objectif était d’évaluer la fiabilité de l’IRM pour prédire la présence et l’agressivité d’un cancer de prostate significatif par corrélation aux résultats des biopsies ciblées.


Méthodes

Entre 06/2013 et 02/2015, nous avons inclus de façon prospective tous les patients avec suspicion de CaP ayant réalisé une IRM pré-biopsique (interprétée par un seul radiologue utilisant le score PI-RADS). Tous les patients avaient des biopsies prostatiques systématisées écho-guidées par voie transrectale (10–12 biopsies) (BPs) puis des biopsies prostatiques ciblées (2–4 biopsies/cible) (BPc) avec fusion élastique écho/IRM utilisant UroStation™ (Koelis, Grenoble, France). Les CaP cliniquement significatifs (CaP-s) étaient définis par : score de Gleason>7 ou une longueur de cancer par biopsie>4mm Une IRM était considérée comme normale avec un PIRADS<2 et suspecte avec un PIRADS>3.


Résultats

Deux cents soixante-six patients ont été analysés : 26,3 % avaient une IRM normale et 73,7 % avaient une IRM suspecte. Les taux de détection de CaP et de CaP-s étaient significativement supérieurs en cas d’IRM suspecte : 56,6 % vs 32,8 % et 46,4 % vs 11,4 % (p <0,001). En cas d’IRM normale, 67,2 % (47/70) des patients n’avaient pas de CaP. Parmi les CaP détectés, 27,1 % (19/70) avaient un Gleason 6 et seulement 5,7 % (4/70) un Gleason 7 et plus. En revanche, en cas d’IRM suspecte, 82 % des CaP étaient significatifs. Le taux de Gleason 7 pour un PIRADS 3, 4 et 5 était respectivement de 15, 33, 43 et de 0, 6, 19 % pour le Gleason 8. La gravité du cancer évaluée par le score PIRADS était corrélée au score de Gleason (p <0,001) (Fig. 1, Tableau 1, Tableau 2)


Conclusion

L’IRM prostatique pré-biopsique et le score de PIRADS semble etre de bons outils prédictifs pour le diagnostic et l’évaluation de l’agressivité des CaP. En cas d’IRM normale, 6 % des patients avaient un Gleason>7, qui après relecture on été reclassés en IRM suspecte ou « artéfactée ». Ceci pose la question de l’intérêt des biopsies en cas d’IRM normale.

Mots clés:
A. / C. / V. / P. / S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Intérêt des facteurs neurotrophiques comme biomarqueurs urinaires de l’hyperactivité du détrusor chez les patients atteints d’une pathologie neurologique
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 723


Objectifs

Le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SHV) et l’hyperactivité du détrusor (HD) sont fréquents chez les patients atteints d’une pathologie neurologique. Ils ont un retentissement social important et nuisent à la qualité de vie. Leur diagnostic nécessite la réalisation d’explorations urodynamiques invasives et coûteuses potentiellement responsable de complications. L’objectif était d’évaluer l’intérêt du taux urinaire de NGF et de BDNF comme biomarqueurs de l’hyperactivité du détrusor.


Méthodes

Entre juin 2014 et avril 2015, 90 patients ont été inclus, 55 dans le groupe des patients ayant une pathologie neurologique et 35 dans le groupe des patients indemnes de pathologie neurologiques. Les données cliniques et urodynamiques ont été recueillies de façon prospective et les taux urinaires de NGF et BDNF ont été mesurés en utilisant la méthode Elisa (MyBioSource, MBS175806, MBS176010, États-Unis).


Résultats

Les taux urinaires de NGF et de BDNF n’étaient pas statistiquement différents entre les patients ayant un SHV avec HD et les patients ayant un SHV sans HD, respectivement pour NGF (3,19±4,46pg/mL et 1,98±2,99pg/mL, p =0,1942) et BDNF (36,31±38,26pg/mL et 45,28±50,76pg/mL, p =0,4620) (Fig. 1). Il n’y avait pas de différences en fonction du statut neurologique. Les traitements par anticholinergique ou injection intra-détrusorienne de toxine botulique n’avait pas d’impact sur les taux urinaires de NGF et BDNF.


Conclusion

Ces résultats préliminaires montrent que les niveaux de NGF et BDNF urinaires ne sont corrélés ni à la symptomatologie urologique ni au statut neurologique. Il semble nécessaire de poursuivre la recherche de nouvelles molécules pouvant être utilisées en routine comme biomarqueur de l’hyperactivité détrusorienne.

Mots clés:
S. / E. Castel / E. / B. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Intérêt du bilan génétique lors d’azoospermie. À propos de 156 cas
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 762


Objectifs

Préciser la prévalence des anomalies génétiques dans une population d’hommes présentant une azoospermie et confirmer l’intérêt du bilan génétique dans cette population.


Méthodes

Du 01/06/2007 au 31/05/2015 156 hommes (âge moyen : 33ans) ayant consulté le même uro-andrologue en raison d’une hypofertilité présentaient une azoospermie dont 129 une azoospermie non obstructive (ANO), 23 une azoospermie obstructive (AO) et 4 une azoospermie d’origine imprécise. Le bilan génétique a comporté un caryotype, une recherche de microdélétion du chromosome Y et, en l’absence d’un ou deux canaux déférents (ACD) à l’examen scrotal (16 patients), une recherche de mutation du gène CFTR.


Résultats

Quarante-deux patients azoospermes (27 %) présentaient une anomalie génétique : 22 une anomalie du caryotype (16 47XXY, 3 translocations, 2 47XYY et 1 46XY/ring21), 10 une mutation du gène CFTR (dont 3 associées à un variant 5T et 1 à une anomalie du caryotype 47XY+mar), 3 un variant 5T du gène CFTR et 7 une microdélétion du chromosome Y (4 AZFc, 1 AZFb, 1 AZFb+c, 1 imprécise) dont 1 associée à une anomalie du caryotype 47XY/45X. Vingt-neuf patients avec une ANO (22,5 %), 13 avec une AO (57 %) et 13 avec une ACD (81 %) présentaient une anomalie génétique. Les anomalies du caryotype et les microdélétions du chromosome Y étaient toutes rencontrées dans des ANO sauf une. Dans les AO, les anomalies étaient rencontrées uniquement lors d’ACD et concernaient toutes le gène CFTR.


Conclusion

La prévalence des anomalies découvertes lors d’une azoospermie justifie le bilan génétique. Les anomalies du caryotype et les microdélétions du chromosome Y concernent les ANO alors que les anomalies du gène CFTR concernent les AO avec ACD. L’EAU recommande de limiter les indications de recherche de mutations du gène CFTR aux ACD bilatérales ou unilatérales avec des reins normaux.

Mots clés:
D. / B. / L.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C