Base bibliographique

Sommaire :

Évaluation de la morbidité de la cystectomie totale après radiothérapie abdomino-pelvienne
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 673-674


Méthodes

Nous avons entrepris une étude rétrospective multicentrique incluant 609 patients ayant eu une cystectomie totale avec un antécédent de radiothérapie externe abdomino-pelvienne urologique, gynécologique, digestive.


Résultats

L’étude de la morbidité à un an montrait que 455 (74,7 %) patients avaient présenté au moins une complication chirurgicale ou médicale. Le taux de complications grave (Clavien ≥ 3) était de 44 % concernant les complications chirurgicales et de 21,1 % concernant les complications médicales. Il n’y avait pas de différence significative pour la morbidité entre les différentes voies de dérivations urinaires utilisées. Concernant les irradiations à but urologique, les patients ayant eu une radiothérapie pour cancer de vessie avaient un taux de morbidité significativement plus important que les patients ayant subi une radiothérapie pour cancer de prostate (RR=1,7 ; p =0,04). Seulement 91 patients (14,8 %) ont eu une dérivation urinaire continente.


Conclusion

Les patients traités par cystectomie totale après radiothérapie présentent une morbidité supérieure aux patients naïfs de radiothérapie et ce quel que soit le mode de dérivation urinaire utilisé, même si celle-ci est préférentiellement non continente.

Mots clés:
I. / N. / N. / F. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation de la pratique de la TEP-choline chez des patients ayant un cancer de la prostate et impact sur le changement de stratégie thérapeutique
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 744


Objectifs

L’intérêt de la TEP scanner dans différentes situations cliniques reste controversé et les pratiques actuelles sont très hétérogènes. L’objectif de cette étude était d’évaluer la pratique de la TEP à la 18F-Fluorocholine (TEP-choline) chez les patients atteints d’un cancer de la prostate, et son impact éventuel sur le changement de stratégie thérapeutique.


Méthodes

Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective multicentrique incluant 183 patients ayant eu une TEP-choline pour un cancer de la prostate entre novembre 2014 et novembre 2015. L’âge médian était de 68,9 [50,7–92,5] ans et le PSA médian au moment de l’examen était de 4,94 [0,07–58,0] ng/mL. La décision de réaliser une TEP-choline était prise après discussion en RCP dans 33,3 % des cas (61/183) et l’examen était majoritairement prescrit par des urologues (dans 42,6 % des cas).


Résultats

L’examen était demandé dans 3 indications principales : en cas de récidive biochimique après traitement local (57,4 %), pour le bilan d’extension initial (31,7 %) ou au stade de résistance à la castration (10,9 %). En situation de récidive biochimique, la TEP-choline a permis d’identifier un ou plusieurs foyers dans 84,8 % alors qu’il était négatif dans 15,2 % des cas. Les patients avec TEP-choline négative avaient un PSA médian significativement plus bas (1,17 versus 2,93ng/mL, p =0,0002). Pour les patients avec PSA>1ng/mL au moment de l’examen, le taux de détection était de 90 % (versus 53,3 % en cas de PSA<1ng/mL). Enfin, les résultats de la TEP-choline ont permis une restadification et un changement de stratégie thérapeutique dans 58,5 % des cas toutes indications confondues, et dans 64,8 % des cas en situation de récidive biochimique.


Conclusion

Dans cette étude multicentrique reflétant la pratique actuelle, les indications de TEP-choline étaient variées. Le taux de détection était satisfaisant, notamment lorsque le PSA était>1ng/mL. Dans plus de la moitié des cas, la TEP-choline a entraîné un changement de stratégie thérapeutique, notamment en cas de récidive biochimique après traitement local.

Mots clés:
G. / V. / R. / D. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation de la qualité d’image, du débit d’irrigation et de la flexibilité du nouveau scope numérique à usage unique pour le retrait des sondes JJ
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 754


Objectifs

Le retrait des sondes JJ est une procédure courante en urologie. Isiris (Coloplast®) est un nouveau fibroscope numérique avec pince intégrée, développé pour optimiser cette procédure. L’objectif de cette étude a été de comparer la qualité d’image, le champ de vision, la perte de déflexion et du débit d’irrigation causée par la présence de la pince dans différents fibroscopes.


Méthodes

Cinq fibroscopes (Isiris, CYF5, CYF-VH [Olympus®] 11272C1 [Storz®]et CST5000 [Vision Science®] ont été utilisé pour filmer 8 situations. Pour évaluer la couleur et le contraste, deux grilles et 3 différents calculs ont été disposé dans diverses solutions (NaCL 0,9 %, eau stérile et NaCL0,9 % polyvidone iodée) à 3cm des fibroscopes, une règle était en fond de champ pour mesurer le champ de vision. Les vidéos ont été montrées à 30 personnes issues de milieux différents qui les ont évalué en notant de 1 (très mauvaise) à 5 (très bonne). Le débit d’irrigation et les déflexions avec et sans pince ont également été comparés.


Résultats

La qualité d’image a été meilleure pour le CYF-VH (p <0,001). En deuxième position, Isiris avait une meilleure qualité d’image que les autres fibroscopes testés (p <0,003). À 3cm de distance, le champ de vision était de : 5cm pour 11271C1, 4,1cm pour CYF5, 3,6cm pour CYF-VH, 3,4cm pour CST5000 et 2,3cm pour Isiris. Isiris présentait une perte de déflexion significativement inférieure aux autres fibroscopes qui contenaient une pince. Le débit d’irrigation diminuait dans tous les fibroscopes quand la pince était dedans, tandis qu’il augmentait chez Isiris dans la pince était activée.


Conclusion

En termes de qualité d’image et de débit d’irrigation, Isiris est comparable aux autres fibroscopes testés. Le champ de vision est en revanche réduit, mais suffisant pour réaliser une ablation de sonde JJ. Ces résultats ont montré une alternative valide aux procédures actuelles. Plusieurs autres études sont nécessaires afin d’en évaluer la tolérance et le coût.

Mots clés:
M. / M. / E. / D. / S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation de la réponse à la chimiothérapie néoadjuvante et des complications postopératoires après cystectomie dans le cancer urothélial de vessie
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 674


Objectifs

La chimiothérapie néoadjuvante à la cystectomie totale (CysT) fait partie des recommandations françaises et européennes. Cependant, celle-ci n’est pas encore réalisée systématiquement en pratique quotidienne notamment en raison d’une perception de chirurgie plus morbide après chimiothérapie. D’où l’étude des complications postopératoires et de la réponse oncologique de la chimiothérapie néoadjuvante des tumeurs de vessie infiltrant le muscle.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective mulitcentrique (2 CHU) entre janvier 2010 et juillet 2015. Parmi les 203 patients ayant eu une CysT pour carcinome urothélial de vessie 95 (46,8 %) avaient reçu une chimiothérapie néoadjuvante (CTNA). La classification de Clavien a été utilisée comme critère de jugement principal pour les complications postopératoires. La réponse à la chimiothérapie néoadjuvante était définie par un stade ypT<2.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 68,2ans (68,1 groupe CTNA vs 68,8 groupe chimio-naïf p =ns). Il n’y avait pas de différence significative de complications postopératoires ≥ Clavien 2 : 46,3 % dans le groupe chimiothérapie versus 54,6 % dans le groupe chimio-naïf (p =0,23). Pour les complications sévères (Clavien>2), aucune différence n’était retrouvé entre les 2 groupes (p =0,19). Un patient est décédé dans le groupe CTNA versus 3 dans le groupe chimio-naïf. Dans le groupe CTNA, 56,8 % des patients étaient répondeurs et 43,2 % étaient non-répondeurs ; 35,8 % des patients du groupe CTNA étaient ypT0N0 sur la pièce de CysT.


Conclusion

La chimiothérapie néoadjuvante semble être sûre et n’augmente pas le risque de complications postopératoires. En revanche la réponse oncologique à la chimiothérapie néoadjuvante paraît être très hétérogène. Cela doit nous encourager à poursuivre des études prospectives afin de mieux sélectionner les patients éligibles à une chimiothérapie néoadjuvante avant CysT.

Mots clés:
A. / E. / T. / N. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation de l’efficacité du TENS dans le traitement des troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 725


Objectifs

Évaluer, en pratique clinique courante, l’impact du traitement par stimulation du nerf tibial de type TENS sur les troubles urinaires d’origine neurologique mal contrôlés par les traitements pharmacologiques habituels, sur les symptômes urinaires et la qualité de vie, et ce, quelle que soit la pathologie neurologique.


Méthodes

Une étude prospective, de cohorte, a été menée entre juin 2014 et septembre 2015. Tous les patients ayant une vessie neurologique en échec des traitements pharmacologiques chez qui a été prescrit du TENS ont été inclus. Ils ont rempli les questionnaires de symptômes urinaires USP et de qualité de vie Qualiveen à l’inclusion, à 2 mois et à 6 mois.


Résultats

Trente-trois patients d’âge moyen 53,7ans, 70 % de femmes, 30 % de patients SEP) ont été inclus. Vingt-trois patients ont été suivis à M2 et 15 à M6. Le TENS a été prescrit à l’achat après 2 mois d’essai pour 63,3 % des patients (19 patients sur les 30 ayant réellement débuté le TENS). L’étude par questionnaire montrait une diminution significative des symptômes d’HAV (hyperactivité vésicale) (p =0,0012) et de dysurie (p =0,0322) évaluées par le score USP à M2 et une diminution significative de la gêne (p =0,0305) liée aux troubles urinaires à M2. L’étude des corrélations montre que le TENS améliore les patients très symptomatiques (sur l’HAV à M2 et M6) ou très invalidés en termes de qualité de vie (sur le Qualiveen total à M2 et sur le vécu à M2 et M6).


Conclusion

Le TENS est un traitement symptomatique efficace dans la prise en charge des troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique, en pratique clinique courante.

Mots clés:
C. / S. / L. / X. / E.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation de l’IRM dans la sélection et le suivi des patients pris en charge par surveillance active pour cancer de prostate localisé à faible risque de progression
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 789


Objectifs

La surveillance active (SA) du cancer de prostate de faible risque de progression s’associe à un risque de sous-estimation des tumeurs par les biopsies systématisées (BS) avec un taux de reclassification précoce d’environ 30 %. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’apport du couple IRM multiparamétrique (mp) et biopsies dirigées (BD) dans la sélection et le suivi des patients en SA.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique portant sur 131 patients inclus dans un protocole de SA pour cancer de prostate de 2007 à 2015 et répondant aux critères suivants : stade≤cT2, PSA≤15ng/mL, score de Gleason≤6, ≤3 biopsies positives et une longueur tumorale maximale≤5mm. La sélection et le suivi des patients étaient réalisés par la combinaison BS et IRMmp±BD. La reclassification était définie par un score de Gleason>6 et/ou une longueur tumorale maximale>5mm. La survie sans reclassification était décrite par la méthode de Kaplan–Meier et l’analyse des facteurs de risque de reclassification était réalisée par le modèle de Cox.


Résultats

Le suivi médian était de 22 mois. La survie sans reclassification était de 93 % et 70 % à 1an et 4ans, respectivement. Au total, 22,1 % des patients ont été reclassifiés et 31,3 % ont reçu un traitement radical avec un délai médian de 28 mois. Les facteurs de risques de reclassification en analyse multivariée étaient : la densité du PSA>0,15ng/mL/cm3 (RR=2,75), le temps de doublement du PSA<3ans (RR=9,28), la présence d’une lésion suspecte à l’IRM au moment du diagnostic (RR=2,79) et l’apparition d’une progression à l’IRM au cours du suivi (RR=2). La sensibilité, la spécificité, la VPP et la VPN d’une progression à l’IRM pour la reclassification des patients étaient respectivement de 61 %, 69 %, 45 % et 81 %.


Conclusion

L’utilisation de l’IRMmp lors de la sélection des patients en vue d’une SA diminue le taux de reclassification dans le temps grâce à une meilleure détection initiale des cancers significatifs. Sa VPN élevée en fait un outil de suivi performant permettant de distinguer les patients à faible risque de reclassification pour qui les biopsies de réévaluation systématiques pourraient être évitées.

Mots clés:
A. / A. / G. / J. / X.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation de plusieurs techniques de prélèvent de rein chez le donneur vivant : une analyse médico-économique comparative
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 707-708


Objectifs

En France, le prélèvement de rein chez le donneur vivant peut être réalisé selon quatre techniques différentes : chirurgie ouverte, cœlioscopie pure, cœlioscopie hand-assisted et cœlioscopie assistée par robot. Leur mise en œuvre induit des différences de coût et de résultats peu documentées jusqu’alors. L’objectif donc de cette étude est de réaliser une analyse médico-économique afin d’identifier les stratégies les plus avantageuses au moindre coût.


Méthodes

L’étude a été menée auprès de 264 donneurs inclus dans 20 centres. Le recueil des coûts a été mené selon :

– la perspective de l’Assurance Maladie ;

– de l’hôpital, avec une approche de micro-costing .

L’impact sur la qualité de vie et l’intensité des douleurs sont mesurés par questionnaire EUROQOL et Échelle Visuelle Analogique aux temps : j−1, j+4 et j+90. Nous optons pour un cadre d’analyse graphique, qui permet une appréciation complète des coûts et des performances associés aux interventions. La performance est analysée en termes de scores de qualité de vie préservée après intervention (QALY) et en nombre de jours de douleur postopératoire évités.


Résultats

La différence d’impact sur la qualité de vie est constatée seulement à court terme (j+4). Dans ce cas, la cœlioscopie pure est la technique chirurgicale présentant le plus faible coût de mise en œuvre par rapport au pourcentage de la qualité de vie préservée et au nombre de jours de douleurs évités (2056, 46 €/51,49 %/3,49jours). Seule la chirurgie assistée par robot permet d’améliorer les résultats cliniques postopératoires par rapport à une cœlioscopie pure. Cela occasionne un surcoût de mise en œuvre (3429, 85 €/59, 12 %/3,67jours).


Conclusion

L’évaluation simultanée des différentes techniques de prélèvements du rein en France permet de recommander principalement les chirurgies basées sur la cœlioscopie pure et la cœlioscopie assistée par robot.

Mots clés:
H. / M. / W. / M. / K.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation des facteurs de risque de transplantectomie précoce en transplantation rénale
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 711


Objectifs

Les transplantectomies réalisées dans le mois suivant la greffe représentent un véritable échec pour les équipes médicochirurgicales spécialisées en transplantation rénale et une perte de greffon non acceptable dans le contexte actuel de pénurie. L’objectif de notre étude était d’évaluer les facteurs de risques de transplantectomie précoce (TP).


Méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement l’ensemble des greffes rénales effectuées chez des receveurs majeurs dans notre centre entre janvier 2006 et décembre 2011. Les données recueillies concernaient les caractéristiques du receveur, du donneur et du greffon, la procédure opératoire, les complications postopératoires précoces et la survie du greffon. La recherche de facteurs de risque a été menée en analyse univariée.


Résultats

Un total de 707 cas de transplantations rénales ont été analysés. Les receveurs, de sexe masculin dans 67 % des cas, étaient âgés de 51±-13,36ans, avaient un IMC de 24,43±4,24. Ils étaient 41 % de fumeurs, 12,5 % de diabétiques. Les donneurs étaient âgés de 49±15ans, vivants dans 6,5 % des cas. 28 patients ont été transplantectomisés dans les 30 premiers jours. Leur rang de greffe était plus élevé (p =0,029). En peropératoire, la survenue d’une complication vasculaire (p =0,027) et la nécessité d’une transfusion (p =0,047) étaient significatives. En postopératoire, un hématome de loge (p =0,001) ou toute complication pariétale (p =0,004) entraînait un risque de TP. La survenue d’une complication vasculaire aggravait aussi considérablement le pronostic (OR=44,75, IC95 % : 16–123, p <0,001). L’IMC du receveur, son état vasculaire et la durée d’ischémie froide n’étaient pas significatifs.


Conclusion

Plus que les caractéristiques propres du receveur ou du donneur, la survenue d’une complication vasculaire per ou postopératoire semble impacter profondément la survie du greffon. Les chirurgiens doivent donc porter une attention toute particulière à ce temps opératoire qui conditionne la réussite de la transplantation rénale.

Mots clés:
A. / J. / K. / R. / V.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation des performances de l’IRM multiparamétrique dans la détection des différents foyers de cancer de prostate : corrélation avec les pièces d’anatomopathologies
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 814


Objectifs

L’IRM multiparamétrique (IRMmp) est un outil d’analyse essentiel dans la stadification, la stratégie thérapeutique et la surveillance du cancer de prostate (CPa). Malgré ses performances, l’IRMmp peut encore manquer des tumeurs significatives révélées par des biopsies randomisées. L’objectif était de déterminer les performances de l’IRMmp dans la détection de la multifocalité du CPa par interprétation avec les pièces d’anatomopathologies.


Méthodes

Cette étude rétrospective bi-centrique a inclus 405 patients ayant eu une IRMmp (T2WI, DCE et DWI) et une prostatectomie totale entre 2010 et 2015. Tous les patients avaient un CPa prouvé par biopsies et avaient eu une IRMmp dans l’un des deux centres. Pour chaque patient, les caractéristiques de taille et de localisation des différentes lésions ont été décrites. L’analyse de concordance avec la pièce d’anatomopathologie était ensuite conduite selon une approche « clinique de voisinage » qui prenait en compte la déformation chirurgicale, le rétrécissement et le découpage non uniforme de la prostate.


Résultats

Histologiquement sur 405 patients, 111 avaient des lésions unifocales (27 %) et 294 des lésions multifocales (73 %). L’IRMmp en décrivait respectivement 231 (57 %) et 154 (38 %). La majorité de tumeurs était bifocale (154/405 ; 38 %) à l’anatomopathologie mais unifocale à l’IRMmp (231/405 ; 57 %). Le Gleason était de 6 pour 115 (28 %), 7 pour 250 (62 %) et≥8 pour 40 (10 %) patients. La sensibilité globale pour la détection des foyers tumoraux était de 41 % (346/838), avec une meilleure détection des Gleasons≥7 (4+3) (66 % ; 106/161) et des lésions index (63 % ; 255/405). Les lésions Gleason 8 étaient détectées avec plus de précision, soit 27/32 (84 %). La différence de sensibilité pour la détection du foyer index n’était pas significative que le cancer soit uni- ou multifocal, 77/111 (69 %) et 178/294 (61 %) respectivement.


Conclusion

Dans cette étude rétrospective, l’IRMmp permettait le plus souvent d’identifier le foyer tumoral index. L’identification était d’autant plus précise que le score de Gleason était élevé et que le foyer était unique.

Mots clés:
S. / E. / T. / Y. / R.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation des pratiques et impact médico-économique de la vasectomie. Expérience monocentrique française
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 735


Objectifs

Depuis la loi du 4 juillet 2001, la vasectomie est reconnue comme méthode de contraception masculine. L’AFU diffuse depuis plusieurs années une fiche d’information-patient. L’accès à cette intervention reste cependant encore limitée. Il n’existe pas de données publiées récentes sur la pratique de la vasectomie en France. Nous rapportons l’expérience de la vasectomie et son impact médico-économique au sein d’un centre hospitalo-universitaire.


Méthodes

Étude de cohorte rétrospective monocentrique de 45 patients ayant bénéficié consécutivement d’une vasectomie contraceptive dans notre centre entre 2001 et 2015. Pour chaque patient ont été étudié :

– les modalités de réalisation de l’acte ;

– le respect des recommandations de l’AFU ;

– les coûts directs et indirects et les bénéfices engendrés par l’intervention pour l’établissement basés sur le libellé GHM correspondant.


Résultats

L’âge moyen était de 41,3ans. La seconde consultation était réalisée dans 92 % des cas. Le délai de réflexion n’était pas respecté dans 25 % des cas. La fiche d’information était remise dans 89 % des cas. La congélation préventive était proposée dans 78 % des cas. La vasectomie était réalisée en ambulatoire dans 72 % des cas, sous anesthésie locale dans 6,7 % des cas. Tous les patients ont eu une résection chirurgicale du déférent. Le spermogramme de contrôle à 3 mois n’était pas effectué dans 22,3 % des cas. Parmi les patients l’ayant fait, seulement 51,5 % étaient azoospermes. Le coût moyen par patient était de 660,63 euros (36,8 % charges directes, 30,1 % charges induites, 27,3 % charges indirectes, 5,8 % coûts structure) pour un gain moyen de 519 euros, soit une perte de 141,63 euros.


Conclusion

Dans notre expérience, les recommandations de l’AFU concernant la vasectomie n’étaient pas systématiquement suivies. Ce manque de standardisation des pratiques, potentiel reflet d’un manque d’intérêt, est à mettre en relief avec le surcoût engendré. La revalorisation de l’acte devrait être intégrée dans la réflexion d’amélioration des pratiques de la contraception masculine.

Mots clés:
A. / M. / A. / J. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation du délai optimal de réalisation de l’IRM prostatique après une biopsie de prostate
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 808-809


Objectifs

Un délai entre la biopsie et l’IRM prostatique doit être respecté en raison des remaniements hémorragiques. Le délai minimum admis est de 4 à 6semaines, avec un faible niveau de preuve. L’objectif était d’évaluer le délai optimal entre la biopsie de prostate transrectale écho-guidée et l’IRM multiparamétrique 3T afin d’avoir le minimum d’artéfacts hémorragiques en recherchant des facteurs prédictifs de sang intraprostatique.


Méthodes

Dans cette étude prospective monocentrique, nous avons inclus 40 patients adressés pour suspicion de cancer de prostate, entre décembre 2014 et mars 2016. Une biopsie de prostate suivie d’une IRM de prostate à 4 semaines (IRMpM1) était réalisée. En cas de remaniement hémorragiques, une IRM était reprogrammée à 8 et 12 semaines (IRMpM2, M3). Des facteurs prédictifs de saignement intraprostatique étaient analysés, dont la prise d’un anticoagulant/antiagrégant, les effets secondaires post-biopsie, le score IPSS et les critères anatomopathologiques de la biopsie. Une mesure du volume de sang intraprostatique était faite par reconstruction 3D en séquences T1.


Résultats

À l’IRMpM1, du sang était retrouvé pour 97,5 % des patients. Les taux de remaniements hémorragiques étaient de 90,9 et 88,9 % respectivement aux IRMp M2 et M3. La décroissance de sang entre l’IRMpM1 et l’IRMpM3 était de 3,2mL en médiane (IQ 4,9) soit 75 % du volume initial. Des symptômes d’infection urinaire masculine à 4 semaines étaient significativement associés au volume de sang sur l’IRMpM1 (p =0,0063). L’IPSS pré-biopsie et la douleur périnéale à 12 semaines étaient corrélées négativement au volume de sang sur l’IRMpM3 (respectivement p =0,041, p =0,045). Aucun facteur prédictif de résorption des remaniements hémorragiques n’a été retrouvé. Le volume de sang intraprostatique était plus important en cas de discordance de résultats entre la biopsie et l’IRM (11,3 vs 2,3 ; p =0,0051).


Conclusion

Nous proposons un délai minimal de 8 semaines entre la biopsie et l’IRM de prostate pour limiter les remaniements hémorragiques, prédits par la présence de symptômes d’infection post-biopsie. Un délai biopsie-IRM de 12 semaines est optimal si cela ne retarde pas la prise en charge du patient.

Mots clés:
M. / J. / O. / T. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation du profil de résistance des Escherichia coli uropathogènes isolés en laboratoires d’analyse de biologie médicale en Languedoc
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 694


Objectifs

La diffusion des bacilles à gram négatif (BGN) multirésistants est une menace grandissante en France en particulier chez Escherichia coli . L’objectif de cette étude était d’évaluer le profil de résistance des E. coli uropathogènes isolés en laboratoires d’analyse de biologie médicale (LABM) en Languedoc.


Méthodes

Cette étude rétrospective multicentrique incluait tous les patients ayant eu un ECBU positif à E. coli diagnostiqué par un LABM du Gard et de l’Hérault durant l’année 2013. Tous les doublons ont été éliminés. Pour chaque inclusion, un recueil épidémiologique (âge, sexe, origine communautaire ou établissement de santé) était effectué. Les données de la résistance (R) des souches d’E. coli aux principaux antibiotiques testés était effectué selon les recommandations du CA-SFM.


Résultats

Un total de 50 287 souches d’E. coli ont été incluses isolés chez 83 % de femmes d’âge médian 62ans (0–105). Quatre-vingt-neuf pour cent des prélèvements étaient communautaires et 11 % en ES. Aucune souche n’était résistante à l’imipénème mais 0,3 % (n =164) étaient résistantes à l’ertapénème, provenant patients en institution. Aucune carbapénémase n’a été détectée. 46,4 % des souches étaient résistantes à l’amoxicilline, 31,7 % à l’association amoxicilline/acide clavulanique, 7,2 % au céfixime, 4 % à la gentamicine, 0,6 % à l’amikacine et 1,3 % aux furanes. Les souches isolées des hommes étaient plus résistantes que celles des femmes. Les souches isolées en ES ou en maison de retraites étaient les plus résistantes. Plus l’âge était élevé, plus les E. coli étaient résistantes aux antibiotiques en particulier aux quinolones et aux C3G. En revanche, la fosfomycine reste particulièrement active quel que soit l’âge.


Conclusion

La diffusion des E. coli multirésistants est importante dans notre région (4,3 % de toutes les souches et 21,4 % chez les hommes en maison de retraite). Nos résultats confirment que les fluoroquinolones et le cotrimoxazole ne peuvent plus être des antibiotiques de premier choix dans les infections urinaires. Ces données locales sont essentielles pour adapter les référentiels locaux.

Mots clés:
A. / L. / P. / B. / C.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation in vivo à long terme de deux nouveau produits pour le traitement de l’incontinence urinaire type stress
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 752


Objectifs

L’injection sous-muqueuse d’agents de comblement est une option minimalement invasive pour le traitement de l’incontinence urinaire type stress, dépendant toutefois des caractéristiques biophysiques de ces agents. Nous avons comparé deux nouveaux produits avec des agents déjà validés. Les objectifs principaux étaient l’évaluation de l’injection, les réactions macroscopiques de la muqueuse, la migration des agents et l’effet de comblement sur une durée totale de 12 mois.


Méthodes

Injections endoscopiques randomisées de 4 agents différents dans la sous-muqueuse vésicale de truies. Les nouveaux agents testés étaient l’Embosphere™ (EMB) et une solution de Polymerpolylactilique (PLA) qui précipite après injection. Ils étaient comparés au Deflux™ (DEF) et au Macroplastique™ (MAC). Au total, 3 injections dans 8 porcs à j0 correspondant à 6 injections de chaque produit. L’injection et l’effet de comblement ont été évalués sur une échelle de 0 à 3. Des cystoscopies de contrôle ont permis le suivi macroscopique à 3, 6 et 12 mois. Des cystectomies et des mesures de volume des agents ont été réalisées à 12 mois à l’aide d’un étrier.


Résultats

L’injection était plus facile pour le PLA et les EMB (3) suivi du DEF (1,83) et du MAC (1), p <0,05. Le score moyen de comblement était plus important pour le MAC (2,8) suivi des EMB (2,5), DEF (2,2) et PLA (1,8) ; p =0,05. Les volumétries montrent des résultats similaires avec 1144mm3 pour le MAC, 755 mm3, pour les EMB, 420mm3, pour le PLA et 370mm3 pour le DEF. Aucune modification majeure de la muqueuse vésicale n’a été observée pour les EMB. Une inflammation de la muqueuse et une migration de produit est suspectée avec le DEF. En revanche, le MAC et le PLA ont provoqué des réactions de la muqueuse (inflammation, érosion, nécrose) dans 100 % des cas. Des signes de migration ont été observés dans un cas d’injection de PLA.


Conclusion

Les agents les plus efficaces en termes de capacité de comblement et de biocompatibilité étaient les EMB et le DEF. Ces résultats doivent être vérifiés par les examens histologiques en cours.

Mots clés:
J. / O. / E. / C.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation multicentrique d’un nouveau dispositif d’ablation des sondes JJ
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 753-754


Objectifs

L’objectif de cette étude a été d’évaluer un nouveau dispositif à usage unique (Isiris®, Coloplast-Porgès) conçu pour l’ablation des sondes JJ.


Méthodes

Ce dispositif à usage unique consiste en un cystoscope numérique comprenant une pince intégrée et actionnée par l’opérateur afin de saisir la sonde JJ. L’endoscope se connecte à un moniteur portable (Fig. 1, Fig. 2). Six centres européens ont participé à cette évaluation prospective. Seize urologues expérimentés en endo-urologie ont réalisés les interventions. Le critère de jugement principal a été d’évaluer le taux de succès d’ablation des sondes JJ. Les critères secondaires ont été d’évaluer la qualité d’image, la manipulation, la déflection, la préhension de la pince et la satisfaction globale (échelle de Likert).


Résultats

Quatre-vingts ablations de sondes JJ ont été réalisées (Tableau 1). Cinq cas ont été exclus de l’analyse pour les raisons suivantes : quatre cas de sonde JJ incrustée, un cas où la sonde avait migré dans l’uretère. Hormis ces derniers cas nécessitant une intervention chirurgicale, le taux de réussite a été de 100 %. Critères secondaires :

– ualité de l’image évaluée comme « très bonne » dans 72,3 % et « bonne » dans 22,9 % des cas ;

– manipulation évaluée comme « très bonne » dans 72,3 % et « bonne » dans 25,3 % des cas ;

– déflection évaluée comme « très bonne » dans 78,3 % et « bonne » dans 20,5 % des cas ;

– préhension de la pince évaluée comme « très bonne » dans 73,2 % et « bonne » dans 23,2 % des cas ;

– satisfaction globale évaluée comme « très bonne » dans 70,4 % et « bonne » dans 21 % des cas.


Conclusion

Ce dispositif à usage unique d’ablation des sondes JJ apparaît comme une solution satisfaisante et pouvant faire partie de l’arsenal thérapeutique de l’urologue.

Mots clés:
S. / S. / G. / J. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation oncologique et fonctionnel de la prostatectomie totale dans le cancer de la prostate chez l’homme de moins de 55 ans
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 727


Objectifs

Le CaP est considéré comme une maladie de l’homme âgé. Cependant, ce cancer peut atteindre les hommes jeunes (<55ans), la prévalence étant de 0,064 % entre 49–54ans. L’objective de cette étude est d’observer de façon rétrospective les résultats oncologiques et fonctionnels des PT de patients<55ans vs≥55ans.


Méthodes

Entre 2010 et 2015, au CHU de Toulouse, 88 patients âgés<55ans (41–54,9ans) étaient traité par PT contre 747≥55ans (55–78,6ans), soit 10,4 %. Les groupes étaient comparés et analysés sur leur résultats préop (PSA, Gleason biopsie, cTNM,) et postopératoire (Gleason pathologique, curage, récidives, marges, continence, préservation nerveuse, érection) par des test de Student et Chi2.


Résultats

Respectivement dans le groupe<55ans vs>55ans les groupes étaient comparables sur les cTNM, le score de Gleason biopsie (65,5 %≥G7 vs 55,17 %≥G7, p =0,058), ainsi que sur les données postopératoires avec les stades pTNM, le pSG≥7 (77,3 vs 81,7 %, p =0,31), le taux de Curage (71,6 vs 76,9 % p =0,29), les marges positives (20,5 % vs 18,1 %, p =0,21), récidives biologiques (9,0 % vs 6,2 %, p =0,36) traitement adjuvant (20,7 vs 18,6 %, p =0,66). Les<55ans avaient plus de préservation nerveuse (84,3 vs 72,8 %, p =0,028). Avec un suivi médian de 18 mois, la continence postopératoire était de 73,7 % vs 69,4 % (p =0,23). Les érections étaient présente chez 64,6 vs 54,7 % (p =0,0003). Chez les patients ayant eu une préservation nerveuse 81,4 vs 63,7 % avaient des érections postopératoire (p =0,0074).


Conclusion

Le CaP chez l’homme jeune représente 10,4 % des patients traités par PT. Ces 2 groupes présentent des résultats oncologiques similaires mais fonctionnels différents en faveur du groupe<55ans. Ces patients présentent une continence non statistiquement différente mais plus d’érection postopératoire. Cette population profite d’avantage de la préservation nerveuse sous réserve d’un suivi insuffisant.

Mots clés:
P. / T. / V. / M. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation par questionnaire d’un programme de réhabilitation anticipée (RAAC) après tumorectomie rénale robot assistée pour cancer du rein
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 692-693


Objectifs

Plusieurs programmes de réhabilitation précoce après chirurgie (RAAC) ont montré une réelle efficacité sur les suites postopératoires des patients avec une meilleure récupération postopératoire permettant des sorties d’hospitalisation précoces et en sécurité. Un protocole de RAAC après tumorectomie rénale robot assisté (NPRA) a été développé dans notre service. L’objectif de cette étude est d’évaluer la satisfaction des patients ayant bénéficié du protocole de RAAC.


Méthodes

Un questionnaire validé EORTC IN-PATSAT 32, évaluant la satisfaction des patients sur l’hospitalisation, associé à un questionnaire spécifique évaluant la satisfaction du patient sur la RAAC ont été envoyé aux 42 premiers patients inclus dans le protocole RAAC de NPRA. Tous les patients avaient déjà eu leur consultation postopératoire à 1 mois. Les calculs des scores de satisfaction du questionnaire EORTC ont été effectués pour chaque dimension par la méthode de Likert. Les scores ont ensuite été transformés linéairement en une échelle variant de 0 a 100, où 100 représente le meilleur niveau de satisfaction sur les soins (méthode EORTC).


Résultats

Au total, 21 patients ont renvoyé les questionnaires (50 % de réponses). Les réponses des patients étaient anonymes. Les scores de satisfaction du questionnaire EORTC IN-PATSAT 32 sont présentés dans le Tableau 1. L’analyse des résultats du questionnaire spécifique sur la satisfaction des patients sur le protocole de réhabilitation précoce après chirurgie de tumorectomie rénale robot assistée est présentée dans le Tableau 2.


Conclusion

Les patients ayant bénéficié du protocole de réhabilitation précoce après chirurgie de tumorectomie rénale robot assistée semblent très satisfaits de leur prise en charge pré-, per- et postopératoire. Étant donné la satisfaction des patients, la sortie précoce d’hospitalisation, la sécurité du patient et l’avantage médico-économique, ces protocoles de réhabilitation précoce après chirurgie sont à développer et évaluer.

Mots clés:
I. / J. / A. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation prospective de l’efficacité du Qutenza* dans les douleurs neuropathiques pelvi-périnéales chez 60 patients
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 688


Objectifs

Les algies pelvi-périnéales ont souvent une expression neuropathique et peuvent s’exprimer au niveau cutané dans quatre territoires bien différenciés (Figure 1, Figure 2). Le Qutenza* (patch de capsaïcine à 8 %) est un traitement topique des douleurs neuropathiques. L’objectif de notre étude prospective a été d’évaluer l’utilisation du Qutenza* dans la prise en charge de patients souffrant de névralgies pelvi-périnéales.


Méthodes

Soixante patients présentant des douleurs pelvi-périnéales d’expression neuropathique ont reçu un traitement topique par patch de capsaïcine à haute concentration. Les patients ont été évalués à 2 mois de la pose du Qutenza*. Le critère principal d’évaluation était le PGI (Patient Global Improvement) avec 7 niveaux de réponse (1 - Énormément mieux, 2 - Beaucoup mieux, 3 - Un peu mieux, 4 - Aucun changement, 5 - Un peu empiré, 6 - Beaucoup empiré, 7 - Énormément empiré). Les critères secondaires étaient le pourcentage d’amélioration estimé par le patient, l’intensité douloureuse (EN) et la durée maximale en position assise après 18h.


Résultats

Trente-cinq pour cent des 60 patients inclus ont estimé être améliorés d’au moins 30 %. Vingt-quatre pour cent ont estimé être beaucoup mieux qu’avant (PGI≤2) avec 58 % d’amélioration en moyenne, une baisse de 3,4/10 points sur l’EN et une durée maximale assise augmentée de 54minutes. Parmi les bons répondeurs, les patients souffrant de coccygodynies ont été le plus souvent soulagés avec 37 % de PGI≤2 (n =7) et une amélioration de la douleur de 63 % en moyenne.


Conclusion

Ces résultats ont mis en évidence l’intérêt du patch de capsaïcine à haute concentration (Qutenza*) dans la stratégie de prise en charge des patients souffrant de névralgies pelvi-périnéales et en particulier en cas de coccygodynies.

Mots clés:
A. / T. / J. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation prospective des résultats opératoires et complications de la cystectomie radicale pour cancer de la vessie : laparoscopie vs chirurgie ouverte
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 672-673


Objectifs

Comparer les résultats périopératoires et les complications de la technique de cystectomie radicale laparoscopique et la cystectomie par voie ouverte avec revue de la littérature.


Méthodes

Tout les patients ayant subi une cystectomie radicale pour cancer localisé de la vessie du janvier 2007 au juin 2015 ont été recensé sur une fiche d’exploitation et comparé de façons rétrospective. La classification de Clavien-Dindo a été utilisée pour noter les complications. Toutes les données ont été recueillies jusqu’à 90jours après l’opération. Le test de Chi2 de Pearson, le test de Student et le test exact de Fisher ont été utilisés pour analyser les données. Le seuil de significativité était retenu pour un p <0,05.


Résultats

Soixante-huit patients ont été opérés par la laparoscopie (groupe 1) et 68 patients opérés par chirurgie ouverte (groupe 2). Les deux groupes etaient comparables (Tableau 1). La moyenne des pertes sanguines était de 271,42mL dans le groupe 1 et de 505,25mL dans le groupe 2 (p =0,001). La durée moyenne de la cystectomie était de 180,57minutes dans le groupe 1 et de 124,62minutes (p <0,001). La reprise du transit intestinal était en moyenne au jour 1,9 dans le groupe 1 et au jour 2,6 dans le groupe 2 (p =0,03). La durée moyenne d’hospitalisation était 8,5 et 11jours dans les groupes 1 et 2 respectivement (p =0,003). Les groupes 1 et 2 présentaient respectivement 15 et 25 cas de complication reparti en 5 grades selon la classification de Clavien-Dindo (p >0,05) (Tableau 2).


Conclusion

La chirurgie laparoscopique du cancer de la vessie continue a montré sa supériorité en comparaison avec la chirurgie ouverte particulièrement en termes des faibles pertes sanguines, une reprise de transit plus rapide et une durée de séjour hospitalier plus courte. Néanmoins, il n y a pas de différence significative en termes de complications postopératoires.

Mots clés:
A. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation prospective multicentrique de l’énucléation prostatique au laser Greenlight ® (GreenLEP) dans le traitement des adénomes de gros volumes
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 786


Objectifs

Évaluer dans une cohorte multicentrique la faisabilité, la morbidité périopératoire et les résultats fonctionnels à court terme de l’énucléation prostatique au laser Greenlight® (GreenLEP) pour le traitement chirurgical des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) de l’homme liés à une hypertrophie benigne de prostate (HBP) de gros volume.


Méthodes

Entre janvier 2014 et janvier 2016, 99 patients avec des SBAU persistants malgré un traitement médical maximal ou en rétention aiguë d’urines ont été consécutivement opérés par GreenLEP dans deux centres. Les caractéristiques des patients (âge, volume prostatique [VP]), les données périopératoires (énergie émise, durées d’énucléation, de morcellation, d’intervention, conversion en résection monopolaire, durées de sondage et d’hospitalisation), les complications postopératoires selon Clavien-Dindo ainsi que les données fonctionnelles (score IPSS, IIEF5, ICS score SF male, incontinence urinaire [IU], PSA, débit maximal [Qmax] et résidu postmictionnel [RPM]) ont été prospectivement collectées. L’analyse statistique a porté sur deux groupes (VP<110 et≥110 grammes).


Résultats

Le VP moyen était de 108,6±46,1 grammes (Tableau 1). Vingt (20,8 %) procédures ont nécessité l’utilisation d’une coagulation monopolaire. Les durées moyennes d’émission, d’énucléation et d’intervention étaient statistiquement augmentées dans le groupe VP≥110g, le VP moyen énucléé de 68,4 grammes (58,9 % du VP préopératoire). Les durées moyennes d’irrigation, de sondage et d’hospitalisation étaient de 0,8±0,6 jour, 2,2±2,4jours et 2,2±1,5jours, respectivement (Tableau 2). Le taux de complications majeures était nul. Avec un suivi moyen de 15,1 mois, aucune sténose urétrale n’était rapportée. Le taux d’IU à l’effort à 3 mois était de 6,1 %. À 12 mois, un patient rapportait une IU d’effort. À 3 et 12 mois postopératoires, une amélioration significative des scores I-PSS, IIEF5, du Qmax, et du RPM était observée (Figure 1).


Conclusion

Notre expérience multicentrique montre que l’énucléation GreenLEP est une technique avec de bons résultats fonctionnels à moyen terme quel que soit le volume prostatique traité et est associée à une morbidité per et postopératoire limitée.

Mots clés:
R. / D. / V. / S. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évolution de la testostéronémie totale après prostatectomie totale : étude prospective sur 101 patients
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 769-770


Objectifs

Si la testostéronémie préopératoire basse est connue comme un facteur de mauvais pronostic, l’impact de son évolution après prostatectomie n’a pas encore été clairement défini. L’objectif de cette étude est de mesurer l’évolution de la testostéronémie totale (TT) après prostatectomie totale et son lien éventuel avec les caractéristiques de la tumeur.


Méthodes

Chez tous les patients consécutifs bénéficiant d’une prostatectomie totale, un dosage de TT a été réalisé la veille de l’intervention. Un second dosage a été réalisé en postopératoire, dans le même laboratoire (celui de l’hôpital). Les caractéristiques cliniques des patients et les données anatomopathologiques ont également été recueillies.


Résultats

Cent un patients ont été inclus entre février 2013 et février 2016. L’âge médian était de 63ans (41–73ans). La TT préopératoire moyenne était de 15,1 nmol/L (5,5–30,6). Dosée en moyenne 95jours (21–348jours) après la prostatectomie, la TT postopératoire moyenne était de 16,0 nmol/L (5–30,6), soit une évolution moyenne de TT par patient modérée mais significative de +0,86 nmol/L (p =0,04). Cette hausse était d’autant plus importante chez les patients avec une TT préopératoire basse (+2,58 nmol/L si TT préopératoire<12 nmol/L, p =0,006) et avec une tumeur bien différenciée (+1,64 nmol/L pour les Gleason 3+3 et moins).


Conclusion

Cette étude a montré une augmentation modérée mais significative de la testostéronémie après prostatectomie totale. Cette augmentation était d’autant plus importante que la tumeur était bien différenciée et que la TT préopératoire était basse.

Mots clés:
N. / Y. / H. / A. / D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évolution des oncocytomes surveillés
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 819-820


Objectifs

Analyse de façon rétrospective de l’évolution des adénomes oncocytaires rénaux prouvés histologiquement et surveillés dans notre centre. Recherche de facteur pouvant influencer la modification de la prise en charge.


Méthodes

Étude monocentrique rétrospective (Hopital Nord de Marseille). L’analyse a porté sur 21patients consécutifs ayant un oncocytome rénal diagnostiqué par biopsie percutanée entre septembre 2010 et avril 2016. Les données épidémiologiques, histologiques et morphologiques ont été recueillies de façon prospective. Nous avons recherché des facteurs qui pouvaient modifier la prise en charge de ces patients, notamment ceux qui influençaient la vitesse de croissance de ces tumeurs par une analyse de Pearson.


Résultats

Le suivi moyen était de 29,5mois+- 16,7ans. La taille moyenne au diagnostic était de 34,0+- 17,5mm. Quatre patients ont été secondairement opérés, 50 % en chirurgie partielle et 75 % pour progression de la tumeur. Pour chacun, l’analyse histologique confirmait la nature oncocytaire. La croissance moyenne était de 2,23+- 2,21mm/an. Les patients opérés avaient une croissance plus forte (4,65± 2,30mm/an versus 1,66+- 1,83mm/an, p =0,01) et étaient plus jeunes (52,6+- 8,58ans versus 68,2+- 10,6, p =0,01). La taille moyenne au diagnostic chez ces patients était de 44,8+- 30,2mm. Dans cette série, la croissance tumorale était d’autant plus rapide que les patients était jeune (r =-0,50, p =0,02) et la tumeur volumineuse au diagnostic (r =0,66, p =0,001).


Conclusion

La surveillance des oncocytomes rénaux est une stratégie largement répandue. Cependant, une croissance rapide conduit souvent à un arrêt de la surveillance au profit d’une stratégie interventionnelle. Au vu de cette étude, celle-ci pourrait être proposée d’autant plus précocement que le patient est jeune (<55ans) avec une tumeur volumineuse (taille>40mm).

Mots clés:
D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Existe-t-il une corrélation entre le Mayo Adhesive Probability Score et les caractéristiques anatomopathologiques des tumeurs rénales opérées par néphrectomie partielle ?
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 817


Objectifs

Le Mayo Adhesive Probability (MAP) est un score radiologique qui peut prédire la présence de graisse adhérente périrénale (GAP). Un MAP score élevé semble être un facteur prédictif de récidive dans les carcinomes à cellule rénal. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre le MAP scores et les paramètres anatomopathologiques.


Méthodes

Il s’agit d’une étude de 320 patients opérés d’une néphrectomie partielle robot assisté où nous avons analysé de manière prospective les scanners pré opératoires et calculé le MAP score. Deux groupes de patients ont été identifiés selon le MAP score : faible (0–3) et élevé (4–5). Les caractéristiques démographiques des patients et les données anatomopathologiques ont été comparées entre les 2 groupes.


Résultats

278 patients ont été inclus. 112 (39 %) avaient de la GAP (constatation peropératoire). 189 patients ont été classés dans le groupe MAP score faible et 89 dans le groupe MAP score élevé. La proportion de GAP dans chacun des groupes était respectivement de 21 et 81 % (p <0,0001). Les deux groupes de patients étaient comparables pour le RENAL Score, l’expérience du chirurgien et la taille tumorale. Il n’existait pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes en terme de stade tumoral>T2 (9,16 vs 6,77 % ; p =0,18), de grade de Furhman>2 (33,1 vs 41,03 % ; p =0,23), de présence d’emboles vasculaires (3 % vs 1 % ; p =0,43), d’infiltration de la graisse péri rénale ou hilaire (8,99 vs 14,44 % ; p =0,21) et de marges chirurgicales positives (4,79 vs 4,55 % ; p =0,59).


Conclusion

Dans cette série, il ne semble pas y avoir de lien entre le MAP score et l’histologie de la tumeur.

Mots clés:
Z. / B. / E. / C. / B.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Facteurs prédictifs de malignité du phéochromocytome
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 717-718


Objectifs

L’identification précoce au moment du diagnostic des formes malignes d’un phéochromocytome s’avère essentiel afin d’améliorer leurs pronostics. À travers cette étude nous avons essayé d’identifier des critères permettant de prédire la malignité de ce type de tumeur.


Méthodes

Nous avons analysé de façon rétrospective 25 dossiers de patients présentant un phéochromocytome. La malignité était définie par une métastase ganglionnaire ou à distance au moment de la première intervention ou une récidive lors du suivi. Nous avons partagé les patients en deux groupes, G1 (phéochromocytome) et G2 (phéochromocytome malin) et nous avons comparé les caractéristiques cliniques (âge, sexe, symptomatologie et analyse biologique), les caractéristiques de la tumeur (site, poids, diamètre) et la persistance de l’hypertension artérielle (HTA) après chirurgie.


Résultats

L’HTA constituait le symptôme révélateur dans 84 % des cas, sans différences significative entre les deux groupes. Cependant le délai entre l’apparition de la symptomatologie et le diagnostic de PC est moins important dans le G2 avec une différence significative. Les formes malignes avaient, un diamètre, un poids plus important avec une différence statistiquement significative. Les dosages plasmatiques et urinaires montraient un taux plus important dans le G2. Au cours du suivi, l’HTA a persisté après chirurgie chez 2 patients dans le G1, et 5 patients dans le G2 avec une différence significative .Par ailleurs, le taux de catécholamines urinaire et plasmatique postopératoire était plus important dans le G 2.


Conclusion

Le diagnostic précoce du PCM demeure un challenge. Actuellement, il n’existe pas de paramètres bien précis permettant de le distinguer de la forme bénigne. Notre étude montre que la taille, le poids et la réapparition de l’HTA après la chirurgie sont des indicateurs de malignité.

Mots clés:
M. / B. / M. / W. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Facteurs prédictifs de néphrectomie en urgence après traumatisme du rein. Résultats de l’étude multicentrique nationale Traumafuf
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 796-797


Objectifs

La prise en charge des fractures rénales tend à être la plus conservatrice possible en accord avec des études validant cette prise en charge après traumatismes fermés, y compris après traumatisme de haut grade. L’objectif de cette étude était d’évaluer les facteurs prédictifs de néphrectomie en urgence après traumatisme du rein avec fracture de haut grade (IV–V).


Méthodes

L’étude nationale Traumafuf, multicentrique et rétrospective incluait tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les traumatismes de bas grades (I à III) et iatrogènes étaient exclus. Deux groupes de patients ayant bénéficié d’une néphrectomie en urgence versus un traitement conservateur ont été comparés. La décision de la prise en charge chirurgicale était au cas par cas. Nous avons réalisé des analyses univariées puis multivariées afin de définir des facteurs prédictifs de néphrectomie en urgence.


Résultats

Parmi une cohorte de 1293 patients ayant un traumatisme rénal, 453 avaient un traumatisme avec fracture de haut grade (36 %). Parmi eux, 419 traitements conservateurs et 34 néphrectomies en urgence ont été réalisés (Tableau 1). Tous les patients néphrectomisés avaient une prise en charge initiale avec transfusion sanguine et tentative de radio-embolisation dont 40 % d’échec. Les facteurs prédictifs indépendants de néphrectomie en urgence étaient des lésions viscérales associées au TDM initial (RR=5,15 ; IC 95 % 1,62–16,34 ; p =0,005), une hématurie macroscopique (RR=5,42 ; IC95 % 1,79–16,40 ; p =0,003) et une fracture de grade V (RR=14,43 ; IC95 % 5,80–35,89 ; p <0,001). La pratique d’une néphrectomie d’urgence était un facteur de gravité, associée à un taux décès de 30,8 %.


Conclusion

Les fractures du rein de haut grade représentent 1/3 des traumatismes du rein. Cette étude multicentrique rapportait un taux de néphrectomie en urgence de 7,5 %. Les facteurs de risque identifiés prédictifs étaient les lésions viscérales associées au TDM initial (p =0,005), une hématurie macroscopique (p =0,003) et une fracture de grade V (p <0,001). La pratique d’une néphrectomie était associée à un risque de décès majoré.

Mots clés:
S. / G. / P. / B. / R.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Facteurs prédictifs d’échec du traitement conservateur du traumatisme du rein de haut grade
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 794-795


Objectifs

Analyser les facteurs prédictifs d’échec du traitement conservateur du traumatisme rénal de haut grade, en les comparant à la littérature, dans une optique d’améliorer la prise en charge.


Méthodes

Étude analytique descriptive et rétrospective sur une période de 12ans (juin 2003 au juin 2015) de tous les patients qui avaient un traumatisme du rein de haut grade (III, IV, V) selon la classification de l’association américaine de chirurgie du traumatisme (AAST). Le traitement conservateur est considéré comme absence d’aucune intervention chirurgicale à l’admission et durant l’hospitalisation (néphrographie, néphrectomie partielle, néphrectomie totale). La nécessité d’une intervention endo-urologique ou embolisation n’est pas considéré comme échec du traitement conservateur. L’analyse statistique multivariée par régression logistique multiple a été réalisée en utilisant le logiciel SPSS avec p >0,05 comme seuil de signification.


Résultats

De 140 patients avec traumatisme rénal, 73 présentaient un traumatisme rénal majeur. Le grade III représentait 49 % des cas, 46 % de grade IV, et 5 % de grade V. Le taux de réussite du traitement conservateur était de 83 %, et le taux d’échec après traitement conservateur était de 17 % (1 III, 4 IV, 8 V). Les principales complications qui ont conduit à l’échec des traitements conservateurs étaient hémorragie secondaire chez 5 patients, la détérioration de l’état hémodynamique chez 6 patients, et l’urinome chez 5 patients (Tableau 1).


Conclusion

L’attitude conservatrice doit être adoptée avec prudence dans le cas du traumatisme rénal de haut grade. Les facteurs pronostics retrouvés dans cette étude permet de mieux sélectionner les patients qui peuvent bénéficier de cette attitude.

Mots clés:
A. / A. / H. / I. / S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Facteurs pronostiques d’instabilité hémodynamique peropératoire des phéochromocytomes
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 717


Objectifs

Évaluer les facteurs pronostiques d’instabilité hémodynamique peropératoire lors de la chirurgie d’exérèse des phéochromocytomes (pics hypertensifs et hypotension sévère).


Méthodes

Analyse rétrospective monocentrique de patients opérés entre janvier 2005 et 2015 d’une surrénalectomie pour phéochromocytome. Les données cliniques (âge, sexe, IMC, nombre de traitements antihypertenseurs), biologiques (dosage des catécholamines plasmatiques et urinaires), d’imagerie (taille tumorale), et anesthésiques peropératoires (pouls, pression artérielle) ont été colligées. L’instabilité hémodynamique peropératoire était définie par la survenue de pics hypertensifs ≥ à 160mmHg et/ou d’hypotension<à 100mmHg


Résultats

Quarante-huit patients ont été inclus (25 femmes et 23 hommes), l’âge moyen était de 54ans [23–85] et la taille tumorale moyenne de 4,8cm [1,5–15]. Seuls l’indice de masse corporelle du patient (>27kg/m2 ; p =0,04) et le nombre de traitements préopératoires ciblant l’HTA (>2 ; p =0,01) étaient significativement associés au risque d’observer des pics hypertensifs peropératoires.


Conclusion

Le risque de pics hypertensifs peropératoires des patients opérés d’un phéochromocytome était significativement plus important chez les patients ayant un IMC>27kg/m2 et présentant plus de 2 traitements antihypertenseurs en préopératoire. Ces patients doivent bénéficier d’une attention peropératoire particulière de l’anesthésiste.

Mots clés:
N. / D. / A. / C. / R.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Faisabilité et résultats oncologiques et fonctionnels immédiats de la néphrectomie partielle cœlioscopique après embolisation des vaisseaux tumoraux en salle hybride
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 677-678


Objectifs

La néphrectomie partielle cœlioscopique nécessite souvent un clampage artériel pour contrôler le risque hémorragique, entraînant une ischémie rénale transitoire dont les conséquences à long terme sur la fonction rénale sont controversées. Pour limiter l’ischémie et le saignement peropératoire nous avons développé une technique de néphrectomie partielle cœlioscopique sans clampage en salle hybride après embolisation tumorale hyperselective.


Méthodes

Nous avons inclus prospectivement entre mai 2015 et avril 2016, tous les patients traités consécutivement dans un centre unique pour une tumeur du rein localisée relevant d’une indication de néphrectomie partielle. La complexité tumorale était évaluée par le score RENAL. La procédure opératoire comptait en une embolisation des vaisseaux tumoraux suivie d’une NPC sans clampage vasculaire et contrôle du pédicule rénal. Toutes les procédures étaient réalisées par le même couple urologue/radiologue. Les données cliniques étaient recueillies à partir de la base de données uroCCR.


Résultats

Nous avons inclus 8 femmes et 12 hommes. L’âge et l’IMC moyens étaient respectivement de 57,8ans (39–77) (Fig. 1) et 26,8kg/m2 (20,1–33,9). Les tumeurs étaient de complexité modérée et élevée dans 18 et 2 cas. Les temps moyens des procédures endovasculaire et chirurgicale étaient de 52,6min (24–120) et 74,5min (44–110). Les pertes sanguines étaient de 128mL (10–500) (Fig. 2). Une conversion en mini-laparotomie était nécessaire pour le contrôle des marges carcinologiques ainsi qu’une transfusion postopératoire (seule complication Clavien II). La durée moyenne de séjour était de 3jours (2–7). La fonction rénale (71,75 vs 70,80μmol/L ; p =0,9) était similaire en pré- et postopératoire (Tableau 1). La taille tumorale moyenne était de 3,1cm (1,5–8). Dix-sept tumeurs étaient malignes. Les marges chirurgicales étaient toutes négatives.


Conclusion

La néphrectomie partielle cœlioscopique en salle hybride sans abord du pédicule après embolisation tumorale hypersélective préalable est une alternative mini-invasive techniquement sure et carcinologiquement efficace pour la prise en charge des tumeurs rénales localisées.

Mots clés:
P. / A. / C. / A. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Faisabilité technique et impact de la perfusion hypothermique des transplants pancréatiques sur machines de perfusion WAVE
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 713


Objectifs

Faisabilité technique et impact de la perfusion hypothermique des transplants pancréatiques sur machines de perfusion.


Méthodes

La transplantation pancréatique est une des meilleurs options thérapeutiques du diabète insulino-dépendant. Le pancréas est un organe fragile, hautement sensible à l’ischémie ainsi qu’aux lésions d’ischémie reperfusion. La thrombose veineuse qui peut alors survenir est la principale cause de perte des transplants. Actuellement les transplants sont conservés à quatre degrés de façon statique. La perfusion hypothermique pulsatile sur machine (HMP) a un intérêt maintenant clairement établi en transplantation rénale. Les premières perfusions pulsatiles expérimentales de pancréas ont été initiées dans les années 1980 sur modèle canin mais étaient responsable d’un œdème majeur et d’un impact néfaste sur la fonction du transplant.


Résultats

Dans cette étude préclinique nous rapportons les résultats de perfusion hypothermique pulsatile sur machine de 7 pancréas humain. Ces transplants récusés pour une transplantation d’organe vascularisé ou d’îlots ont été prélevés selon la technique conventionnelle. Ce protocole d’étude, accepté par l’agence de la biomédecine, nécessite également l’accord des familles des donneurs pour prélèvement d’organes à visée scientifique. Les pancréas sont été préparés selon la technique classique de préparation des transplants vascularisés puis perfusés sur machine pulsatile Wave (Waters Medical Systems) à une pression de 25mmHg. Des biopsies ont été réalisées à H0, H6, H12 et H24. L’analyse anatomopathologique de ces prélèvements n’a pas montré d’apparition d’un œdème de la glande (Figure 1).


Conclusion

Cette étude rapporte la faisabilité technique de la perfusion pulsatile hypothermique de pancréas humain et son innocuité en termes d’œdème de l’organe.

Mots clés:
J. / K. / G. / Y. / S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Faut-il faire un examen extemporané systématique des recoupes urétrale et urétérales lors d’une cystectomie pour cancer ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 671-672


Objectifs

La réalisation systématique d’un examen extemporané des recoupes urétrale et urétérales lors de la cystectomie pour cancer n’est pas consensuelle. L’objective de cette étude était d’évaluer la fiabilité de l’examen extemporané des recoupes urétrale et urétérales et son impact sur les résultats oncologiques après cystectomie pour cancer.


Méthodes

Tous les patients traités par cystectomie radicale pour cancer vésical ont été inclus dans une étude rétrospective monocentrique. L’utilisation de l’extemporané des recoupes urétrales ou urétérales variait en fonction des préférences de l’opérateur (systématique pour certains chirurgiens, jamais pour d’autres) mais pas en fonction des données peropératoires. Les patients étaient divisés en 2 groupes selon qu’un examen extemporané des recoupes avait été réalisé ou non. Le taux de marges positives lors de l’examen anatomopathologique final a été comparé entre les 2 groupes. Les facteurs pronostics associés à la survie spécifique et à la survie sans récidive (SSR) ont été recherchés en analyse univariée et multivariée.


Résultats

Parmi les 329 patients inclus dans l’étude, un examen extemporané des recoupes urétérales a été réalisé chez 132 (40 %) et un examen extemporané de la recoupe urétrale chez 183 (56 %) respectivement. Treize recoupes urétrales étaient positives (7,1 %) entraînant 10 urétrectomies complémentaires. Quatorze recoupes urétérales étaient envahies entraînant 8 résections urétérales complémentaires et une néphro-uréterectomie. L’utilisation de l’extemporané urétrale à une diminution du taux de marges positives (6 % vs. 23 % ; p <0,0001). À l’inverse l’utilisation de l’extemporané urétérale n’avait pas d’impact sur le taux de marges positives (12 % vs. 14 % ; p =0,85). L’utilisation de l’extemporané urétérale n’avait pas d’impact sur la survie tandis que l’extemporané urétrale était associé à la SSR en analyse univariée (SSR à 5ans : 51,5 % vs. 32 % ; p <0,0001) et multivariée (HR=1,7 ; p =0,003).(Fig. 1)


Conclusion

Dans cette étude, l’utilisation systématique de l’examen extemporané de la recoupe urétrale diminuait le taux de marges positives et améliorait la survie sans récidive après cystectomie pour cancer. À l’inverse l’examen extemporané systématique des recoupes urétérales n’avait pas d’impact sur les résultats oncologiques.

Mots clés:
B. / G. / Q. / L. / R.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Faut-il maintenir les patients en décubitus dorsal après un traumatisme du rein ? Résultats de l’étude multicentrique nationale Traumafuf
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 797


Objectifs

Le traumatisme du rein est le traumatisme génito-urinaire le plus fréquent, retrouvé dans 10 % des cas de traumatisme abdominal. Les sociétés savantes recommandent le maintien en décubitus dorsal après un traumatisme du rein. Pourtant, il n’existe aucune donnée dans la littérature en faveur de cette recommandation. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact du décubitus dorsal sur le devenir des traumatismes du rein.


Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (Traumafuf) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les traumatismes iatrogènes étaient exclus de l’étude. Pour la présente analyse, les patients pour qui le jour du premier lever n’était pas retrouvé dans le dossier étaient également exclus. Les patients ont été divisés en 2 groupes : lever au cours des premières 24heures (lever précoce : LP) et premier lever>24heures (lever tardif : LT). Les groupes ont été comparés et des analyses multivariées ont été réalisées.


Résultats

Parmi une cohorte de 1284 patients, la donnée sur le jour du premier lever était disponible pour 619 patients : 107 dans le groupe LP et 512 dans le groupe LT. Les taux de transfusion et de traitement chirurgical après le premier lever étaient similaires dans les groupes LP et LT (p =0,99 et p =0,60). En revanche la reprise du transit était plus précoce dans le groupe LP (3,8 vs 5,9jours ; p <0,0001) et la durée d’hospitalisation plus courte (4,7 vs 14,4jours ; p <0,0001). En analyse multivariée, le LP n’était pas associé au risque de traitement chirurgical ni à la transfusion après le premier lever, mais restait associé à une accélération de la reprise du transit (β=0,35 ; p <0,0001) et à une durée d’hospitalisation plus courte (β=0,17 ; p <0,0001).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, le lever précoce après traumatisme rénal n’augmentait pas le risque de transfusion ni de traitement chirurgical ou radio-interventionnel secondaires et était associé à une accélération de la reprise du transit et à une durée d’hospitalisation plus courte.

Mots clés:
B. / S. / R. / L. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C