Base bibliographique

Sommaire :

Efficacité au long terme de la toxine botulique chez les patients suivis pour une vessie neurologique dans le cadre d’une sclérose en plaque : étude rétrospective
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 724


Objectifs

La toxine botulique (TB) est un des traitements de l’hyperactivité détrusorienne réfractaire aux traitements anticholinergiques (HDR) pour les patients atteints de SEP. L’AMM pour les HDR est actuellement à 200 UI. Pendant des années, les injections étaient débutées à 300 UI. L’objectif de cette étude est de comparer l’efficacité à long terme des injections de TB, entre les primo injection à 200 UI et 300 UI.


Méthodes

Étude monocentrique rétrospective de l’ensemble des patients atteints de SEP ayant eu une injection de toxine botulique A pour HDR de 2005 à 2015 dans le service. L’ensemble des caractéristiques des patients a été étudié. Le critère de jugement principal est la durée de vie moyenne avec un traitement efficace à dosage constant, évalué sur l’incontinence urinaire et la survenue d’infections urinaires.


Résultats

Quatre vingt un patients ont été inclus dans l’étude. L’âge moyen était de 51,7ans (25–79), 73 % étaient des femmes (59) et 27 % des hommes (22). Quarante-quatre patients ont reçu en première intention du BOTOX 200, 37 du BOTOX 300. La durée de vie moyenne avec un traitement efficace à dose constante, dans le groupe 200 UI était de 14, 9 mois contre 31,8 mois pour le groupe 300 UI Le taux d’échappement pour le groupe 200 UI était de 11, 3 % (5), 3 pour une évolution de la maladie empêchant les auto-sondage et 2 pour cause d’inefficacité de la TB. Dans le groupe 300 UI, le taux était à 29,7 % (11) ; 8 pour inefficacité du traitement et 3 pour évolution de la maladie.


Conclusion

La TB dans les troubles mictionnels néurogène des patients SEP est efficace dès la première injection. L’AMM impose aujourd’hui une primo injection à 200 UI, La comparaison avec une primo-injection à 300UI paraît intéressante pour l’étude de l’échappement à la TB, et l’analyse de l’impact de l’évolutivité de la maladie aggravant le handicap et amenant à un échec thérapeutique.

Mots clés:
B. / A. / M. Scheiber
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Efficacité de la chimiothérapie adjuvante après néphro-urétérectomie totale pour le traitement des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure classées pT3/T4 et/ou pN+
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 676-677


Objectifs

Évaluer l’efficacité de la chimiothérapie adjuvante après néphro-urétérectomie totale (NUT) pour le traitement des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVEUS) classées pT3/T4 et/ou pN+.


Méthodes

À partir de la Nationale Cancer Data Base, nous avons réalisé une étude observationnelle incluant 3491 patients ayant reçu une chimiothérapie adjuvante ou observation après NUT pour TVEUS classée pT3/T4 et/ou pN+. Des courbes de Kaplan-Meier ainsi qu’un modèle de Cox ajustés par la probabilité inverse de recevoir une chimiothérapie adjuvante (IPTW) ont été utilisés pour comparer la survie globale entre les 2 groupes de traitement.


Résultats

Au total, 711 (20,37 %) et 2780 (79,63 %) patients avec une TVEUS classée pT3/T4 et/ou pN+ ont reçu une chimiothérapie adjuvante ou observation, respectivement. Les courbes de Kaplan-Meier (Fig. 1) montraient un bénéfice significatif en termes de survie globale chez les patients ayant reçu une chimiothérapie adjuvante vs. observation (47,08 vs. 34,50 mois ; p <0,001). Le taux de survie globale à 5ans était de 43,98 % vs. 35,45 % dans les groupes de patients ayant reçu une chimiothérapie adjuvante vs. observation. L’analyse de Cox ajustée par l’IPTW montrait que la chimiothérapie adjuvante vs. observation était associée à un bénéfice significatif en termes de survie globale (HR=0,76 ; p <0,001). Les analyses de sous-groupes chez les patients pT3/T4N0, pT3/T4Nx et pN+ ne mettaient pas en évidence d’hétérogénéité de l’effet du traitement (p interaction>0,05)


Conclusion

Nous reportons un bénéfice en termes de survie globale chez les patients ayant reçu une chimiothérapie adjuvante vs. observation après NUT pour la prise en charge d’une TVEUS classée pT3/T4 et/ou pN+.

Mots clés:
T. / R. / M. / S. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Efficacité de la thérapie trimodale versus cystectomie radicale pour le traitement des tumeurs de vessie infiltrant le muscle localisées
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 674-675


Objectifs

Comparer l’efficacité de la thérapie trimodale (TTM) vs. cystectomie radicale (CR) pour le traitement des tumeurs de vessie infiltrant le muscle (TVIM) localisées.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude observationnelle à partir de la Nationale Cancer Data Base. Les patients ayant reçu un traitement curatif pour une TVIM localisée entre 2003 et 2011 ont été identifiés et inclus dans les groupes TTM et CR. La TTM était définit comme la réalisation d’une résection transurétrale de vessie, suivie d’une radiochimiothérapie concomitante ≥ 59Gy ou ≥ 39Gy avec CR de sauvetage. Des courbes de Kaplan-Meier et un modèle de Cox avec covariable changeante au cours du temps, ajustés par la probabilité inverse de recevoir la TTM (IPTW) ont été utilisés pour comparer la survie globale entre les 2 groupes de traitement.


Résultats

Au total, 625 (4,48 %) et 13,313 (95,52 %) patients avec une TVIM localisée ont reçu une TTM et CR, respectivement. Les courbes de Kaplan-Meier (Fig. 1) montraient une diminution significative de la survie globale chez les patients ayant reçu TTM vs. RC (32,33 vs. 43,53 mois ; p =0,004). Le taux de survie globale à 5ans était de 37,53 % vs. 43,89 %, chez les patients ayant reçu le TTM vs. RC, respectivement. L’analyse de Cox montrait que la TTM vs. CR était associé à une diminution significative de la survie globale (HR=0,56 ; p <0,001). En analyses exploratoires, il n’y avait pas de différence entre la TTM et CR pour les patients ≥ 75ans (p =0,340), les femmes (p =0,604), les patients avec un score de Charlson ≥ 2 (p =0,251) et ceux avec une tumeur ≥ cT3 (p =0,633).


Conclusion

Bien que la survie globale soit généralement meilleure après CR vs. TTM pour le traitement des TVIM localisées, certains sous-groupes de patients pourraient choisir un traitement conservateur sans que cela impacte négativement leur survie.

Mots clés:
T. / M. / S. / F. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Efficacité des ballons péri-uretraux ACT ® dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme : étude rétrospective monocentrique
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 806


Objectifs

Les ballons adjustable continence therapy (ACT®) constituent un traitement chirurgical récent de l’incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne, peu évalué et dont les indications sont mal définies. L’objectif de cette étude était de déterminer le taux d’efficacité des ballons ACT® dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant les patientes ayant eu un traitement de leur incontinence urinaire d’effort par pose de ballons ACT® entre 2009 et 2015. Une amélioration supérieure à 80 % évaluée de manière subjective par les patientes, a été considérée comme le critère d’efficacité. Les complications postopératoires et le taux d’explantation des ballons ACT® ont été rapportés.


Résultats

Vingt-cinq patientes ont été incluses, dont 17 (68 %) avaient des antécédents de chirurgie d’incontinence urinaire (en moyenne 1,9), et 11 (44 %) présentaient des troubles neurologiques. La durée médiane de suivi était de 20,3mois, une patiente a été perdue de vue. Le taux d’efficacité des ballons était de 58,3 % (14/24) avec en moyenne 2,5 regonflages avec un volume de ballon de 3,2mL. Le taux d’échec était de 12,5 % (3/24), et 29,2 % (7/24) n’ont obtenu qu’une amélioration partielle. Le taux de complications postopératoires étaient de 33,3 % (8/24) (érosion, migration), et le taux d’explantation de 45,8 % (11/24) (complication ou échec du traitement), en moyenne à 9,5mois, nécessitant une nouvelle pose de ballons ACT® (3/11) ou un autre type de chirurgie d’incontinence urinaire (6/11). Il n’y a eu aucune complication peropératoire.


Conclusion

Les ballons ACT® constituent un traitement chirurgical peu invasif très utile dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort de la femme, notamment en cas d’échec d’un traitement précédent. Des résultats sur un plus large effectif et à plus long terme seraient nécessaires afin de mieux évaluer les patientes bénéficiant le plus de cette technique.

Mots clés:
C.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Efficacité et complications des bandelettes sous-urétrales AdVance™ dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort chez l’homme : étude prospective multicentrique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 802-803


Objectifs

Évaluer l’efficacité et la tolérance des bandelettes sous-urétrales AdVanceTM pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort persistante après chirurgie prostatique.


Méthodes

Il s’agit d’étude observationnelle prospective multicentrique portant sur des patients souffrant d’une incontinence urinaire d’effort persistante après prostatectomie totale ou résection endo-urétrale. Les patients inclus avaient un pad-test de 24h inférieure à 250g. La bandelette était implantée par voie périnéale selon la même procédure. Les patients étaient revus à 6 semaines, 3, 6, 12 et 24 mois. La continence était évaluée par le pad-test de 1h et de 24h, par le nombre de protection et par le questionnaire ICIQ-SF. La qualité de vie associée à l’incontinence était recueillie par le questionnaire I-QoL. Les complications péri-opératoires et tardives ont été répertoriées.


Résultats

Entre janvier 2007 et novembre 2012, 113 patients sur 114 inclus ont été implantés avec succès. À 24 mois de l’intervention, le pad-test de 1h moyen a diminué de 48,7g à 6,6g (p <0,001). Le pad-test de 24h moyen a diminué de 113,9g à 45,0g (p <0,001), 75 patients (80,6 %) utilisaient 0–1 protection quotidiennement et les scores I-QoL et ICIQ-SF étaient significativement améliorés. Au total, 15 patients (13,3 %) ont nécessité une deuxième intervention après échec de l’intervention. Trois patients (2,7 %) ont présenté une complication clavien IIIb : une plaie urétrale peropératoire, un hématome périnéal, une infection périnéale. Dix-neuf patients (16,8 %) ont présenté des douleurs ou une gêne périnéale modérée transitoire. Aucune érosion urétrale ni explantation du dispositif n’a été nécessaire et aucune rétention à long terme n’a été observée.


Conclusion

La bandelette sous-urétrale AdVanceTM est un traitement efficace de l’incontinence urinaire d’effort modéré. Les complications sont rares et les résultats à 24 mois satisfaisants.

Mots clés:
H. / H. / H. / R.M. / D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Efficacy and safety of onabotulinumtoxin A 100U for treatment of urinary incontinence due to neurogenic detrusor overactivity in non-catheterising multiple sclerosis patients
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 751


Objectifs

We evaluated the efficacy/safety of onabotulinumtoxin A 100U versus placebo for treatment of urinary incontinence (UI) due to neurogenic detrusor overactivity (NDO) in non-catheterising multiple sclerosis (MS) patients inadequately managed by≥1 anticholinergic.


Méthodes

A multicentre, double-blind study randomised patients 1:1 to onabotulinumtoxin A 100U (n =66) or placebo (n =78). Assessments (week 6 primary endpoint) included change from baseline in UI episodes (UIE)/day (primary endpoint), maximum cystometric capacity (MCC), maximum detrusor pressure (MDP) during first involuntary detrusor contraction (IDC), incontinence-quality of life (I-QOL) total summary score, and proportions of patients achieving 100% UIE reduction. Median duration of effect (DOE), initiation of clean intermittent catheterisation (CIC), and adverse events (AEs) were also assessed.


Résultats

Baseline characteristics were similar between groups. The mean baseline EDSS score was 4.7. Onabotulinumtoxin A 100U significantly improved UIE (–3.3 vs–1.1; P <.001), MCC (+127.2 vs–1.8mL; P <.001), and MDP during first IDC (–19.6 vs 3.7cm H2 O; P <.01) versus placebo. Significantly greater proportions of onabotulinumtoxin A treated patients achieved 100% UIE reduction versus placebo (53.0% vs 10.3%; P <.001). I-QOL improvements were significantly greater with onabotulinumtoxin A versus placebo (40.4 vs 9.9; P <.001). DOE was 11.9 versus 2.9 months, respectively (P <.001). Discontinuations due to AEs/lack of efficacy were low (1.4%/2.1%). Most common AEs were UTI, elevated residual urine volume, and urinary retention. CIC rates were 15.2% for onabotulinumtoxinA 100U and 2.6% for placebo. Previous studies demonstrated CIC rates of 31.4% for onabotulinumtoxinA 200U and 4.5% for placebo in MS patients not catheterising at baseline1.


Conclusion

In non-catheterising MS patients with UI, onabotulinumtoxin A 100U resulted in significant and clinically-meaningful improvements in UI, MCC, MDP at first IDC, and QOL versus placebo and was well-tolerated.

Mots clés:
P. / V. / A. / B. / B.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Enucléation bipolaire de prostate : points techniques
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 828


Objectifs

La technique d’énucléation bipolaire de prostate est peu connue en France alors qu’elle est intégrée aux recommandations internationales. Elle permet d’assurer un traitement complet de l’adénome de prostate du fait de son concept de dissection anatomique et avec un risque hémorragique moindre comparé à la résection monopolaire.


Méthodes

Le schéma d’énucléation bipolaire présenté est une énucléation antégrade en partant de l’apex, avec une anse de résection standard ou une anse d’énucléation spécifique (Angled loop for TUEB , Olympus). Une fois les lobes dévascularisés en préservant une attache à la capsule prostatique, ils sont réséqués avec une anse de résection standard.


Résultats

La résection bipolaire par rapport à la résection monopolaire permet une meilleure hémostase, avec une coagulation moindre des tissus permettant de mieux voir les plans anatomiques, sans les risques de TURP syndrome et pouvant donc traiter des prostates de gros volume. Les concepts et difficultés de l’énucléation bipolaire sont superposables à celle des techniques laser (HOLEP).


Conclusion

La technique d’énucléation bipolaire permet de traiter efficacement des prostates de gros volumes avec un risque hémorragique moindre, et permet une alternative sans coût supplémentaire ou une familiarisation aux techniques d’énucléation laser.

Mots clés:
V.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Énucléation de la prostate par laser Holmium : évaluation des résultats à 6 mois à l’aide d’un score composite (Hexafecta)
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 784


Objectifs

L’objectif de l’étude a été d’évaluer les symptômes mictionnels, la continence, la fonction érectile, les complications postopératoires au moyen d’un score composite (Hexafecta) à six mois d’une énucléation prostatique par laser Holmium (technique HoLEP).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique portant sur l’ensemble des patients opérés d’une hypertrophie bénigne de prostate par la technique HoLEP entre mai 2013 et novembre 2015. Les résultats à 6 mois étaient établis à partir d’un score composite Hexafecta comprenant les complications postopératoire selon la classification de Clavien, les scores IPSS, QOL-IPSS, IIEF-5, ICI-SF et la débitmétrie (Tableau 1).


Résultats

Parmi 90 patients traités, 1 patient a nécessité une conversion en adénomectomie voie haute. Soixante-seize patients ont été revus à 6 mois. Le score Hexafecta complet était disponible chez 53 patients. Trente-neuf patients (73 %) avaient un Qmax≥15mL/s, 49 patients (92 %) avaient une diminution significative du score IPSS, et le QOL-IPSS était inférieure ou égale à 2 chez 46 (87 %) d’entre eux. Quarante-cinq patients (87 %) avaient un score ICIQ-SF à 0. Quarante-quatre patients (83 %) avaient un score IIEF5 inchangé ou amélioré. Quatre patients (7,5 %) avaient un Clavien supérieur à 2. Aucune révision chirurgicale n’a été nécessaire. Vingt-trois patients (43 %) validaient l’ensemble des critères Hexafecta proposés et 43 (81 %) satisfaisaient au moins 5 des 6 critères (Fig. 1).


Conclusion

La technique HoLEP est efficace et peu morbide et les résultats fonctionnels à 6 mois sont satisfaisants. L’utilisation d’un score composite est intéressante pour l’évaluation des résultats d’une chirurgie fonctionnelle et mérite d’être développé et validé par d’autres études.

Mots clés:
C. / H. Fassi / R. Codas / L. / S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Énucléation endoscopique ou photovaporisation prostatique au laser Greenlight ® comparées à l’adénomectomie voie haute dans l’hypertrophie bénigne de prostate : résultats à court terme d’une étude prospective
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 783-784


Objectifs

Évaluer la faisabilité, la morbidité périopératoire et les résultats fonctionnels à court terme de la photovaporisation prostatique XPS 180W (PVP) et de l’énucléation endoscopique au laser Greenlight® (GreenLEP) comparées à l’adénomectomie voie haute (AVH) pour le traitement chirurgical des symptômes du bas appareil urinaire liés à une hypertrophie benigne de prostate (HBP) de gros volume.


Méthodes

Entre janvier 2012 et septembre 2015, 150 patients, avec une HBP de volume prostatique>ou=80mL, ont été traités par PVP, GreenLEP ou AVH (n =50 par groupe) pour une HBP symptomatique dans deux institutions. Les données pré, per et postopératoires ont été recueillies prospectivement. Les complications postopératoires ont été rapportées selon les classifications Clavien-Dindo et GUGL (groupe d’utilisateurs du Greenlight®). Les données continues et catégorielles ont été comparées par test Anova.


Résultats

Les volumes prostatiques des groupes PVP, GreenLEP et AVH étaient de 120,0mL, 120,5mL et 122,2mL (p =0,952) respectivement. Les durées opératoires étaient plus longues dans les groupes PVP et GreenLEP (120 vs 102,4 vs 75,3min, p <0,001), respectivement (Tableau 1). Les complications hémorragiques (p =0,018) et les durées moyennes d’irrigation (p <0,001), de sondage (p <0,001) et d’hospitalisation (p <0,001) étaient plus faibles dans les groupes PVP et GreenLEP (Tableau 2). Le suivi moyen dans les 3 groupes étaient de 25,5, 10,9 et 21 mois. Dans le groupe PVP, l’IPSS était significativement plus élevé (p =0,020) et le débit maximal plus faible (p <0,001 et 0,025), à 3 et 12 mois postopératoire (Fig. 1). Les patients traités par PVP avaient un risque de retraitement plus élevé que ceux traités par GreeLEP ou AVH (log rank test p =0,059).


Conclusion

Dans notre étude, les patients traités par PVP et GreenLEP avaient des durées opératoires plus longues mais de meilleurs résultats postopératoires que la chirurgie ouverte. Cependant, la PVP semble proposer des résultats fonctionnels moins efficients que le GreenLEP ou l’AVH. Davantage études sont nécessaires pour proposer l’énucléation GreenLEP comme alternative à l’AVH.

Mots clés:
R. / S. / P. / A. / B.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Enucléation plasma endoscopique pour hypertrophie bénigne de la prostate obstructive
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 828-829


Objectifs

Montrer une technique utilisant le plasma produit à partir d’un courant bipolaire pour énucléer un adénome prostatique obstructif par voie purement endoscopique.


Méthodes

Quarante-sept patients ont été opérés selon cette méthode qui permet un excellent contrôle de l’hémostase pendant l’énucléation. L’énucléation est réalisée de façon rétrograde en partant de l’apex puis en prenant le contact avec la capsule et remontant ainsi jusqu’au col vésical. Une fois le lobe énucléé, il peut être soit réséqué soit morcelé en fonction de son volume.


Résultats

Pour des volumes moyens de 80cc, la durée opératoire est en moyenne de 110min (courbe d’apprentissage incluse), la perte d’hémoglobine est de 1,8g/dL et la durée de sondage est inférieure à deux jours. Quarante pour cent des patients était sous anticoagulants ou anti-agrégants. Trois patients ont dû être repris pour caillotage sous anticoagulants.


Conclusion

La technique d’énucléation plasma endoscopique est fiable et reproductible. La courbe d’apprentissage est rapide et rendue facile par l’utilisation d’un matériel d’usage quotidien.

Mots clés:
P. / P. / X. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Énucléation prostatique au laser Holmium (HoLEP) chez 58 patients de plus de 80 ans présentant un adénome prostatique de plus de 80 grammes
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 787


Objectifs

Les patients âgés porteurs d’un gros adénome prostatique ne peuvent pas toujours bénéficier d’une adénomectomie voie haute en raison de leurs comorbités et des risques postopératoires. Une alternative au sondage à demeure pourrait être l’énucléation prostatique au laser Holmium (HoLEP). Objectif : évaluer les données, la morbidité et l’efficacité de l’HoLEP chez les patients âgés présentant un adénome prostatique supérieur à 80 grammes.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement en monocentrique, l’ensemble des procédures par HoLEP chez les personnes de plus de 80ans et avec une prostate évaluée à au moins 80 grammes par échographie transrectale, entre le 1er janvier 2014 et le 30 avril 2016. La durée opératoire, le poids d’énucléation, la nécessité de transfusion postopératoire, la durée de sondage postopératoire et d’hospitalisation et la survenue de complication ont été analysées. L’intervention était considérée comme efficace si les patients étaient sevrés de la sonde à 3 mois.


Résultats

Cinquante-huit patients ont été inclus dont 45 % étaient sondés. Les caractéristiques de la population sont résumées dans le Tableau 1. La durée opératoire médiane était de 1h45, le poids médian d’énucléation était de 53 grammes, deux patients (3,4 %) ont nécessité une transfusion postopératoire, la durée médiane d’hospitalisation était de 3jours et de sondage postopératoire de 2jours. Cinq patients (8,6 %) ont présenté des complications dans les 3 mois postopératoires (Clavien I : 2 patients, Clavien II : 2 patients, Clavien IVb : 1 patient présentant une embolie pulmonaire). Aucun décès postopératoire n’a été constaté. Un seul patient, dément, n’a pas pu être désondé à 3 mois.


Conclusion

L’HoLEP est une technique peu morbide, efficace et avec un court séjour hospitalier dans la population fragile représentée par les patients de plus de 80ans.

Mots clés:
D. / M. / P. / H.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Épidémiologie bactérienne et profils de résistance aux antibiotiques des échantillons urinaires du sujet âgé
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 694-695


Objectifs

Alors que les infections urinaires sont la deuxième cause d’infections chez les individus de plus de 65ans, les données sur l’épidémiologie bactérienne des urines chez ces patients sont rares. Le but de cette étude a été de décrire dans cette population les principales bactéries retrouvées de façon significative dans les urines ainsi que de déterminer leurs profils de résistance aux antibiotiques.


Méthodes

D’octobre 2012 à octobre 2015, toutes les urines (mictionnelles ou sur sonde) reçues au laboratoire de microbiologie du CHU de Caen ont été étudiées rétrospectivement. Les résultats ont été comparés à ceux des urines obtenues chez les patients de 18–64ans. L’identification des bactéries a été obtenue par spectrométrie de masse MALDI-TOF et la sensibilité aux antibiotiques a été testée selon les recommandations du CA-SFM.


Résultats

Sur 33 302 ECBU réalisés chez les patients de plus de 65ans, 13 450 microorganismes ont été identifiés. Les ECBU effectués chez les patients âgés de plus de 65ans retrouvaient statistiquement plus de bactériurie significative que ceux réalisés chez les patients plus jeunes (40 % vs 22 % p <0,001). Escherichia coli était l’espèce la plus fréquemment identifiée (41,8 %) suivi par Enterococcus faecalis (9,7 %), Pseudomonas aeruginosa (5,7 %), Proteus mirabilis (4,6 %) et Klebsiella pneumoniae (4,2 %) (Tableau 1). Cette épidémiologie bactérienne était propre aux patients âgés. Environ 9 % des souches d’E. coli étaient résistantes aux céphalosporines de 3e génération, dont 8,2 % par production de β-lactamase à spectre étendu (BLSE) (Figure 1). Cette prévalence était significativement plus élevée que celle retrouvée dans les ECBU des patients âgés de 18–64ans (4,9 %, p <0,001) (Tableau 2).


Conclusion

L’épidémiologie bactérienne urinaire des personnes de plus de 65ans est variée et différente de celle des patients plus jeunes tandis que les bactéries multi-résistantes (notamment E. coli BLSE) sont plus fréquemment retrouvées. De ce fait, des recommandations spécifiques à cette population doivent être proposées afin de permettre au mieux l’établissement du traitement antibiotique probabiliste des infections urinaires.

Mots clés:
F. / V. / A. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Épidémiologie de la lithiase urinaire chez les militaires français en opération extérieure
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 683


Objectifs

Les soldats déployés en opérations extérieures en zone aride sont exposés à un risque accru de survenue de colique néphrétique, et peuvent nécessiter un rapatriement sanitaire en métropole. Le but de notre étude est d’analyser la fréquence et les modalités de prise en charge de la maladie lithiasique urinaire symptomatique chez les militaires français rapatriés pour colique néphrétique au cours des dix dernières années.


Méthodes

Notre étude a porté sur l’ensemble des militaires français rapatriés des différents théâtres d’opération extérieure pour colique néphrétique, entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2015. Pour chaque patient, nous avons recensé : âge, sexe, date de déploiement, date de la crise, antécédents personnels et familiaux de lithiase urinaire, dépistage avant le départ, traitement médical initial, modalités de rapatriement, diagnostic et traitement au retour en France.


Résultats

Sur les 8954 soldats rapatriés sanitaires en métropole durant cette période, 186 (2,1 %) l’ont été pour colique néphrétique. 29 % des patients avaient un antécédent personnel de maladie lithiasique urinaire. Le temps moyen passé sur le territoire au moment de la crise était de 60jours (10–120jours). Quatre-vingt-quinze pour cent des patients étaient réévalués par réalisation d’un scanner à leur arrivée en France : 39 % des patients n’avaient pas de calcul retrouvé, la taille moyenne des calculs à l’imagerie étant de 5,48mm (1–20mm). La créatininémie moyenne était de 85,9 micromol/L. Seuls 4 % des patients avaient nécessité un drainage en milieu extérieur, par néphrostomie percutanée le plus souvent. Un traitement médical a été suffisant dans la plupart des cas.


Conclusion

Les militaires en opération extérieure sont exposés à de multiples facteurs favorisants la lithogenèse (déshydratation, fortes températures), mais l’antécédent de lithiase en est le facteur favorisant principal. L’impact opérationnel de cette pathologie fréquente mérite une optimisation du dépistage et du traitement de la colique néphrétique en situation précaire, qui pourrait faciliter le retour de ces militaires à l’unité de combat.

Mots clés:
P. / B. / G. / M. / F.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Épidémiologie du spina bifida en France
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 721


Objectifs

Le spina bifida est une anomalie de fermeture du tube neural qui a longtemps été une des causes les plus fréquentes de neurovessie. Toutefois les données épidémiologiques concernant le spina bifida datent des années 1990, époque ou le dépistage échographique anténatale des malformations congénitales était à ses débuts. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’épidémiologie du spina bifida en France de nos jours.


Méthodes

Les données de la base PMSI nationale des années 2009 à 2014 ont été extraites par des ingénieurs de l’école des hautes études en santé publique et analysées objectivement. Le nombre de patients spina bifida hospitalisés chaque année a également été évalué. La prévalence était calculée en faisant le rapport du nombre de patients spina bifida nés vivants par an et du nombre total d’enfants nés vivants par an d’après les chiffres de l’INSEE.


Résultats

Le nombre d’enfants spina bifida nés vivants par an allait de 113 (2009) à 131 (2013) et était globalement stable sur la période d’étude. Le nombre total de naissances vivantes durant cette période ayant oscillé entre 811 510 (2013) et 832 799 (2010), la prévalence du spina bifida en France était estimée entre 1,3 et 1,6/100 000. Le nombre de décès de patients spina bifida par an oscillait entre 14 (2012) et 31 (2011). Le nombre de patients spina bifida en France hospitalisé au moins une fois allait de 1562 par an (2009) à 1739 par an (2014).


Conclusion

Cette étude est la première à estimer l’épidémiologie du spina bifida depuis plus de 15ans. La prévalence du spina bifida de nos jours en France peut être estimée entre 1,3 et 1,6/100 000 soit inférieure aux données disponibles jusqu’alors.

Mots clés:
B. / F. / C. / E. / H.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Épidemiologie et prise en charge des tumeurs de la vessie dans la zone de proximité de Lille : étude en population générale
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 763-764


Objectifs

Les objectifs sont de décrire les caractéristiques anatomocytopathologiques des tumeurs de vessie incidentes en population générale, dans la zone de proximité de Lille et la prise en charge thérapeutique initiale des personnes atteintes de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) à risque fort de progression/récurrence et des personnes ayant une tumeur de vessie infiltrant le muscle (TVIM) au moment du diagnostic.


Méthodes

La ZL (780 000 habitants) est couverte par le registre général des cancers de Lille et de sa région. Les tumeurs y sont enregistrées et codées selon les standards internationaux et nationaux. Les tumeurs de vessie incidentes en 2011 et 2012 sont analysées à l’exception des tumeurs bénignes et des carcinomes de l’ouraque (N=517).


Résultats

Une analyse anatomopathologique a été effectuée pour 510 tumeurs. Vingt-trois pour cent des tumeurs étaient des TVNIM à faible risque de récurrence/progression, 30,8 % des TVNIM à risque intermédiaire, 17,4 % des TVNIM à haut risque et 27,5 % des TVIM. Pour les 90 tumeurs à haut risque, l’âge médian de survenue était 74ans ; 61 cas ont été présentés en réunion de concertation multidisciplinaire (RCP) ; 49 personnes ont bénéficié d’instillations endovésicales, 9 d’une chirurgie d’emblée ; pour 90,2 %, la prise en charge initiale correspondait à la recommandation de la réunion. Pour les 142 TVIM, l’âge médian de survenue était 72ans ; 131 cas ont été présentés en RPC ; 65 personnes ont bénéficié d’une cystectomie initiale, 32 n’ont reçu aucun traitement spécifique ; 81,5 % des personnes ont reçu le traitement préconisé.


Conclusion

Cette description est l’une des rares études réalisées en France permettant de faire un état des lieux des tumeurs de vessie en population générale et de leur prise en charge, étape achevée par l’analyse du bilan réalisé et du timing de la prise en charge.

Mots clés:
S. / A. / C. / K. / F.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude comparative de l’efficacité du traitement du cancer localise de la prostate : (Laser Thulium + Ablatherm) versus (RTUP + Ablatherm)
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 706-707


Objectifs

Comparer l’efficacité du (Laser Thulium+Ablatherm) par rapport à celle de la (RTUP +Ablatherm) dans le traitement du cancer localisé de la prostate.


Méthodes

Quarante-neuf patients (G1) présentant un cancer de la prostate de stade cT1-T2 (Gleason≤7), âge moyen 62ans (54–73), PSA moyen 6,28 (3,2–15), traités par Laser Thulium une semaine avant HIFU, ont été étudiés. Tous les patients ont subi une évaporation–résection de la majorité de la prostate par Laser Thulium. Le suivi moyen est de 51 mois (24 à 70). Les résultats du groupe G1 ont été comparés à ceux du groupe (G2) formé de 48 patients présentant les mêmes stade et Gleason du G1 et d’âge moyen 64ans (56–77) et PSA moyen de 6,16 (2,9–15) traités par (RTUP+HIFU), avec un suivi moyen de 56 mois (30 à 72) (Tableau 1).


Résultats

Les contrôles réalisés en 2016 montre un PSA<1ng/mL chez 92 %du G1 et 84 % du G2 et la PBP reste négative chez 96 % du G1 ET 91 % du G2. La survie spécifique à 6ans du G1 est de 100 % et de 99 % du G2. Chez les patients (T1a-T1C-T2a) l’activité sexuelle est resté satisfaisante par une préservation nerveuse unilatérale (PNU) chez 94 % dans le G1 et chez 90 % dans le G2 et chez 75 % dans le G1 et 70 % dans le G2 après traitement complet (TC). Le PSA nadir moyen est de 0,14 pour G1 et de 0,36 pour G2 lors d’un (TC), et de 0,46 pour G1 et 0,76 pour G2 lors (PNU). La durée moyenne d’hospitalisation est de 48h pour G1 et de 87h pour G2. Pas de complication majeur (voir Tableau 2).


Conclusion

Notre étude confirme l’efficacité et la très bonne tolérance de l’association (Laser Thulium+Ablatherm=G1) ainsi que celle de la (RTUP+Ablatherm=G2). La comparaison entre les 2 groupes montre une amélioration significative des résultats du groupe G1 au niveau du PSA nadir, de la durée d’hospitalisation, de l’activité sexuelle et du taux de guérison.

Mots clés:
Y. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude comparative des suites opératoires immédiates après prostatectomie entre la prise en charge classique et la réhabilitation améliorée
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 726-727


Objectifs

Déterminer si les suites opératoires immédiates après prostatectomie radicale robotique sont plus simples pour les patients lors d’une prise en charge classique ou lors d’une réhabilitation précoce.


Méthodes

Étude prospective de 200 patients prostatectomisés répartis alternativement en 2 groupes homogènes. Dans le groupe 1, le jeun est complet à h–6, l’anesthésie associe à l’induction propofol, trachrium, sufenta ; l’entretien aux hallogénés est complété par un bolus de morphine en fin de procédure. Dans le groupe 2, le jeun est à h–2 pour les boissons, l’anesthésie est réalisée au propofol à objectif de concentration cible sans morphine mais avec infiltrations pariétales. Une réhabilitation précoce est effectuée dans le groupe 2. Les paramètres étudiés sont : le score EVA, le taux de nausées ou vomissements, la reprise du transit et la durée d’hospitalisation.


Résultats

Les deux groupes sont homogènes (âge, BMI, score de Gleason). Les patients du groupe 1 (G1) ont un score EVA à h+6 (4,1 vs 2,3) nécessitant pour 33 % le recours à des antalgiques de palier 2 ou plus, contre 8 % dans le groupe 2 (G2) où on observe moins de nausées ou vomissements avec 3 % contre 18 % dans le G1. La reprise des gaz a lieu en moyenne à h+7 après réhabilitation précoce (G2) contre h+24 en prise en charge classique (G1). La durée d’hospitalisation est également plus courte en G2 avec un séjour moyen de 2,8jours (0,5 à 4) alors qu’il est de 4,8jours (2 à 6) dans G1.


Conclusion

L’étude comparative des suites opératoires immédiates après prostatectomie radicale robotique montre en moyenne de meilleurs résultats fonctionnels immédiats grâce à la réhabilitation améliorée. Cette démarche de soin pluridisciplinaire doit donc être plus largement proposée aux opérés.

Mots clés:
F. / P. / D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude comparative des traitements des tumeurs vésicales superficielles : (laser Thulium) versus (RTU monopolaire)
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 720-721


Objectifs

Évaluer les avantages de la résection-évaporation en-bloc des tumeurs vésicales superficielles par le laser Thulium par rapport à la RTU monopolaire.


Méthodes

Entre janvier 2010 et 2015, 49 patients (42 hommes et 7 femmes) d’âge moyen 56ans (32–77) présentant une tumeur vésicale superficielle unique ou multiple entre 20 et 70mm de diamètre ont été traités par le laser thulium avec une intensité de 30 a 45 watts (résection tangentielle en-bloc de la base de la tumeur jusqu’ à la couche musculaire la plus profonde). Nous avons comparé ce groupe G1 avec un 2e groupe G2 de 49 patients cliniquement similaire au G1, traités par le même opérateur dans la même période par RTU monopolaire classique. Les résultats des 2 groupes ont été comparés (voir Tableau 1).


Résultats

Le temps opératoire moyen est de 18min pour le G1 et de 30min pour le G2. Accés facile quel que soit l’emplacement de la tumeur pour le G1 et sans stimulation du nerf obturateur. Aucun saignement per ou postopératoire pour le G1 par contre 6 % de G2 ont eu une transfusion. La durée d’hospitalisation est de 24h pour le G1 et de 48h en moyenne pour le G2. Les résultats de l’anatomopathologie confirment l’existence de tissus musculaire dans tous les prélèvements de G1, ce qui n’est pas le cas chez 16 % des patients de G2. Aucune perforation dans le G1 contrairement au G2 (6 %). Le taux de récidive dans le G1 (48 %) est inférieur à celui du G2 (62 %) avec un recul moyen de 42 mois (voir Tableau 2).


Conclusion

Cette étude confirme l’efficacité et la bonne tolérance du laser thulium, avec une supériorité significative des résultats par rapport à la RTU au niveau : du temps opératoire, de la durée d’hospitalisation, de la facilite d’accès quel que soit l’emplacement de la tumeur et sans stimulation du nerf obturateur, sans aucun saignement et avec une diminution du taux de récidive.

Mots clés:
Y. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude de cohorte rétrospective pour comparer le RENAL Score, le score en 12 segments et la University Paris Renal Cancer Classification (UPRCC), sur la reproductibilité et la prédictibilité des complications après néphrectomie partielle pour tumeur
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 818-819


Objectifs

Les indications de néphrectomie partielle sont de plus en plus larges, il est important pour les urologues de se baser sur des classifications fiables, reproductives et prédictives pour avoir des prises en charge standardisées. Nous allons comparer trois classifications parenchymateuses du rein sur la reproductibilité et la prédictibilité des complications per et post néphrectomie partielle.


Méthodes

Cette étude comparative a analysé une cohorte rétrospective monocentrique de 47 patients atteints d’un cancer rénal en 2014. Les scanners préopératoires ont été relus en double aveugle par un radiologue et un interne qui ont classé chaque tumeur selon les trois classifications. Les critères sont la durée opératoire et d’ischémie, les pertes sanguines, les complications per- et postopératoires. Le Kappa pondéré et l’analyse de la variance ont été utilisés pour les statistiques.


Résultats

La UPRCC a été la classification la plus reproductible avec 90 % de concordance inter-observateur contre 84 et 72 % pour le Renal et le score en 12 segments.(Tableau 1) La classification la plus prédictive a été le score en 12 segments grâce au sous-groupe comprenant le nombre de segments atteints qui a diminué le risque d’une durée d’intervention et d’ischémie prolongée et de perte sanguine (p =0,03 ; 0,06 et<0,001).(Tableau 2) Les sous-groupes du Renal ont prédit la durée d’intervention et de perte sanguine (p =0,16 et 0,14). La profondeur de la UPRCC a influencé significativement la durée d’ischémie et de perte sanguine (p =0,03 et 0,16).


Conclusion

Chaque classification a ses avantages pour définir la tumeur et prédire les complications. La profondeur tumorale est le critère le plus significatif. On peut se demander si les différents degrés de ramification de l’artère rénale (Fig. 1) sont une piste pour trouver une classification consensuelle et obtenir des protocoles de prise en charge.

Mots clés:
L.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude de la prévalence d’expression du variant ARV7 dans une population d’hommes soumis au dépistage du cancer de la prostate
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 779-780


Objectifs

Développer une méthode de détection combinée du variant du récepteur aux androgènes ARV7 dans les urines et le produit de rinçage du pistolet à biopsie prostatique. Évaluer la prévalence de l’ARV7 dans une population soumise au dépistage du cancer de la prostate.


Méthodes

Nous avons inclus prospectivement 161 patients adressés pour biopsies de la prostate. Des prélèvements urinaires ont été réalisés avant et après biopsies, de même qu’un prélèvement du liquide de rinçage du pistolet à biopsies (LRB). La recherche de transcrits de ARV7 a été effectuée par RT-qPCR. L’analyse histologique des biopsies a précisé l’existence d’un cancer, et le score de Gleason.


Résultats

L’âge moyen (ds) était de 65 (8,5) ans. Le PSA moyen (ds) était de 17,3 (37,8) ng/mL. Le taux de détection biopsique était de 60,2 %. Au total, un transcrit de ARV7 a été détecté sur au moins un prélèvement chez 45 % des hommes ayant un cancer, et 39 % des hommes sans évidence de cancer. Les taux de détection de transcrit de ARV7 étaient respectivement de 25 %, 32 %, et 50 % sur le LRB seul, les urines seules, et les 2 tests combinés (Tableau 1). Les taux de détection des transcrits de ARV7 n’étaient pas statistiquement associés à l’âge, au taux de PSA, à la présence de cancer ou au score de Gleason biopsique.


Conclusion

La prévalence d’expression du variant ARV7 est importante. Elle ne semble pas être associée à la présence de cancer. La sensibilité de détection pourrait être augmentée par une étude combinée des urines et du LRB.

Mots clés:
N. Barry / L. / N. / E. / C.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude de la vascularisation pelvienne chez la femme après cystectomie : la ligature de l’artère ombilicale a-t-elle une incidence sur la vascularisation pelvienne et périnéale ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 766-767


Objectifs

Évaluer la dévascularisation pelvienne et périnéale chez la femme après cystectomie totale pour cause neuro urologique.


Méthodes

Il s’agit d’une étude anatomique et radiologique prospective. Nous avons réalisé 15 dissections de pelvis de cadavres frais de femmes adultes de façon bilatérale afin d’identifier et de quantifier les branches de division de l’artère ombilicale et ainsi montrer que l’artère ombilicale conserve chez certaines patientes son statut embryonnaire qui est notamment d’être à l’origine de la vascularisation pelvienne. Parallèlement, nous avons analysé et comparé les examens d’imagerie réalisés en pré- et postopératoire (angio IRM) de 12 patientes ayant bénéficier d’une cystectomie totale. Nous avons ainsi quantifié l’amputation de la vascularisation pelvienne sur l’imagerie postopératoire.


Résultats

Nos résultats préliminaires montrent une grande variabilité concernant la naissance des branches viscérales de division de l’artère iliaque interne. En effet, certaines naissent de l’artère ombilicale : l’artère utérine dans la majorité des cas (77 %), mais également l’artère pudendale interne (36 %) (Fig. 1) assurant la vascularisation du clitoris et des petites lèvres. Parallèlement, l’étude comparative des angio IRM met en évidence une dévascularisation pelvienne et périnéale conséquente dépendante de la topographie de la ligature chirurgicale (lorsque la ligature de l’artère ombilicale est réalisée à son origine).


Conclusion

Une ligature non sélective est donc susceptible de lier des artères à destiné pelvienne, privant ainsi le périné d’une partie de sa vascularisation. Il est donc licite au vu des possibles conséquences fonctionnelles engendrées, notamment sexuelles, de discuter le bénéfice d’une ligature chirurgicale plus sélective.

Mots clés:
E. / G. / L. / B. / X.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude de la vascularisation prostatique intra-prostatique appliquée à l’embolisation des artères prostatiques comme traitement de l’hyperplasie bénigne de prostate
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 729-730


Objectifs

La vascularisation prostatique présente une grande variabilité est reste peu décrite dans la littérature. L’objectif principal de cette étude est de décrire la vascularisation artérielle intra-prostatique, appliquée à l’embolisation artérielle prostatique (EAP) dans le cadre de l’hyperplasie bénigne de prostate (HBP).


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective, monocentrique, sur 40 patients ayant bénéficié d’une EAP à l’hôpital européen Georges-Pompidou, Paris. Nous avons relu, avec deux radiologues, les artériographies de ces 40 patients de manière bilatérale (soit n =80 modes de vascularisation observés). Pour chaque cas, nous avons décrit le nombre d’artère prostatique, leur origine, leur mode de division et leurs anastomoses éventuelles avec d’autres artères du petit bassin.


Résultats

Nous avons observé une artère prostatique unique dans 70 % des cas, la présence d’une accessoire dans 29 % des cas et de deux accessoires dans 1 % des cas. L’artère prostatique naissait du tronc antérieur de l’iliaque interne dans 55 %, de l’obturatrice dans 17,5 %, de la pudendale interne dans 25 %, de l’iliaque interne dans 1 %, et de la glutéale supérieure dans 1 % des cas. Concernant les modes de division, la situation la plus fréquente (37 %) était la division en une branche médiale et une branche latérale, sans anastomose. Des anastomoses avec des artères du pénis et du rectum ont été observées dans 29 % des cas.


Conclusion

Nos observations nous ont permis de proposer une classification anatomique (Fig. 1). Cette classification a plusieurs ambitions : améliorer la reproductibilité de la technique d’EAP ; améliorer sa sécurité en isolant les cas d’anastomoses extra prostatiques qu’il serait nécessaire de protéger ; améliorer son efficacité en discutant une adaptation de la technique en fonction du type anatomique rencontré.

Mots clés:
J. / G. / E. / M. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude de phase II étudiant la capacité de l’axitinib à transformer les tumeurs du rein cT2a en cT1 et permettre une néphrectomie partielle (AXIPAN)
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 715


Objectifs

La néphrectomie élargie (NE) est le traitement recommandé des tumeurs rénales cT2a. La néphrectomie partielle (NP) préserve la fonction rénale à long terme avec un bénéfice possible en survie globale. L’axitinib peut réduire la taille de la tumeur primitive en situation métastatique. Notre objectif principal était de tester la capacité de l’axitinib à transformer des tumeurs cT2 localisées en cT1 et de permettre une NP.


Méthodes

Les patients atteints d’un cancer du rein localisé (cT2N0M0) ont été inclus prospectivement dans un essai de phase II évaluant l’effet de l’axitinib en néoadjuvant à la chirurgie (NP ou NE). Les principaux critères d’inclusion étaient les suivants : âge≥18, cancer du rein à cellule claire histologiquement prouvé, clairance de la créatinine≥60mL/min, tumeurs cT2a N0NxM0 (Ø>7cm ;≤10cm). L’axitinib était administré à une dose de 5 à 10mg ×2/j pendant 2 à 6 mois avant la chirurgie selon la réponse radiologique.


Résultats

Dix-huit patients, d’âge médian 60ans ont été inclus. La taille tumorale, le score RENAL et le débit de filtration glomérulaire (DFG) étaient : 7,6cm, 11 et 96,5mL/min respectivement. La durée du traitement était de 2, 4 et 6 mois pour 12 (66 %), 3 (17 %) et 3 cas (17 %) respectivement. Après traitement néoadjuvant la taille tumorale et le score RENAL ont diminués à 6,2cm et 10. Quatre-vingt-neuf pour cent des patients présentaient une diminution du diamètre maximal de la tumeur (Tableau 1). Seize des 17 patients opérés (94 %) ont eu une NP, dont 67 % des cas pour des tumeurs cT1≤7cm. Douze complications ont été rapportées dont 9 Clavien-Dindo I–II (75 %) et 1 décès par infarctus du myocarde à 1 mois de la chirurgie (Tableau 2).


Conclusion

L’axitinib en situation néoadjuvante pour les tumeurs rénales cT2 permet une réduction tumorale cT1 et une chirurgie d’épargne néphronique dans près de 70 % des cas. Toutefois, les NP restaient des cas de complexité élevée nécessitant une expertise chirurgicale adéquate et l’information des patients sur une éventuelle morbidité de ces procédures.

Mots clés:
C. / J. / K. / H. / H.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude des contraintes induites par les fibres laser dans les urétéroscopes flexibles
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 699


Objectifs

Le passage des fibres laser dans les urétéroscopes en déflexion est souvent difficile et nécessite des manipulations de la part de l’opérateur. L’objectif de cette étude était de montrer les contraintes induites par les fibres laser dans les urétéroscopes flexibles (fURS).


Méthodes

Huit fURS ont été testés (Olympus® URF-P5™, P6, V, V2, Storz® Xc™, Flex-X2™, Richard-Wolf® Cobra-Vision™ et Lithovue™). Six types de fibres laser ont été étudiées : fibres intactes et clivées de 200 et 272μm, fibres ball-tip et fibres avec gaine de protection. Nous avons testé le passage des fibres laser dans les fURS en déflexion à 120°, 180°, en déflexion maximale et avec un diamètre de courbure de 9mm et effectué les mesures suivantes : déflexions maximales (antérieure/postérieure) et débit d’irrigation avec chaque fibre. Chaque expérience a été réalisée 3 fois.


Résultats

Les fibres avec gaine de protection et ball-tip sont passées à travers quasiment toutes les déflexions maximales des urétéroscopes. Les fibres de 200 et 272μm non clivées ont quasiment toutes échoué, la coupe de l’extrémité non gainée a permis le passage de ces fibres à travers tous les angles de déflexion sauf dans l’Olympus® URF-P5™ (200, 272μm) et URF-V (272μm). Le Wolf Cobra-Vision a montré la plus faible perte de déflexion avec une différence de −2/0° (p >0,05) avec une fibre de 200μm. La fibre de 272μm a provoqué la plus grande perte de déflexion dans l’Olympus® URF-P5™ avec une différence de −52/−35° (p <0,001 pour la déflexion antérieure). Le débit d’irrigation de tous les urétéroscopes a été significativement réduit par la présence des fibres (p <0,00001).


Conclusion

Les fibres intactes de 200 et 272μm ont montré une capacité moindre à franchir la déflexion de l’urétéroscope, tandis qu’en coupant le bout distal, les capacités de franchissement de cette déflexion étaient les mêmes que les autres fibres testées. La présence des fibres dans le canal opérateur induit, pour certains endoscopes, une perte de mobilité, notamment pour les grosses fibres.

Mots clés:
D. / M. / M. / E. / S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude des facteurs de risque d’infections urinaires récidivantes chez les patients ayant une sclérose en plaque
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 724-725


Objectifs

Identifier les facteurs de risque d’infections urinaires récidivantes chez les patients ayant une SEP.


Méthodes

Une étude monocentrique rétrospective a inclut 100 patients consécutifs ayant une SEP ayant consulté dans un service de neuro-urologie entre octobre 2014 et février 2015 : 50 patients avec des infections urinaires récidivantes (groupe 1) et 50 patients sans infections urinaires récidivantes (groupe 2). Les données recueillies étaient : âge, sexe, type et date de diagnostic de SEP, score EDSS, médicaments, antécédents urologiques, symptômes urologiques, mode mictionnel, fonction rénale, cystoscopie et urodynamique. Nous avons recherché si les paramètres précédents prédisposaient aux infections urinaires récidivantes en comparant les différentes variables entre les deux groupes de patients (tests t de Student et de Wilcoxon, régression logistique binomiale ; significativité si p <0,05).


Résultats

Les patients du groupe 1 avaient un âge médian de 49,5ans (43,5–60) ; parmi eux, 39 étaient des femmes (78 %). Les patients du groupe 2 avaient un âge médian de 48ans (41–51,2) ; parmi eux, 29 étaient des femmes (58 %). Le Tableau 1 présente les caractéristiques démographiques, neurologiques et urologiques des patients étudiés. Dans le groupe 1, 48 % des patients avaient eu une évaluation du haut appareil urinaire par une échographie, 56 % une cystoscopie et 52 % un bilan urodynamique. Le sexe féminin et un score EDSS élevé étaient identifiés comme étant des facteurs prédictifs significatifs d’infections urinaires récidivantes (p =0,03 ; OR 2,57 IC=1,07–6,15 and p =0,01 ; OR 0,71 IC=0,54–0,93, respectivement).


Conclusion

Étant donné que le sexe féminin et le score EDSS élevé apparaissent comme des facteurs prédictifs d’infections urinaires récidivantes, ces groupes de patients pourraient bénéficier d’explorations neuro-urologiques précoces.

Mots clés:
V. / J. / C. / B. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude des facteurs influençant la dégradation des fibres laser en urétéroscopie souple
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 697


Objectifs

Une perte de puissance progressive lors de l’utilisation des fibres laser est constatée lors du traitement des calculs urinaires. Cependant, peu de données existent sur les facteurs influençant cette dégradation. L’objectif de cette étude a été de déterminer quels facteurs sont impliqués dans cette dégradation.


Méthodes

Deux tailles de fibres ont été étudiées (272 et 365μm), en utilisant deux paramètres du laser : pulvérisation (LP, 15Hz, 0,5J) et fragmentation (SP, 5Hz, 1,5J). Ces expériences ont été réalisées dans 3 milieux différents : sérum physiologique seul, calcul dur et calcul mou immergés dans du sérum physiologique. La puissance a été mesurée en bout de fibre à 0 et 15minutes à l’aide d’un Watt-mètre placé à 1cm de la fibre. La moyenne de la différence de puissance entre t15 et t0 a été étudiée.


Résultats

En comparant la dégradation de la puissance de la fibre en fonction du milieu d’utilisation du laser, presque tous les résultats étaient significativement différents, notamment entre le sérum physiologique et la présence d’un calcul quelle que soit sa composition. Les fibres de 272μm ne présentaient pas de différences significatives en termes de dégradation de puissance par rapport aux fibres de 365μm, quel que soit le paramètre de laser utilisé et la composition du calcul traité (p >0,05). Le paramètre de pulvérisation ne présentait pas de différences significatives en termes de dégradation de puissance par rapport au paramètre de fragmentation, quelle que soit la taille de la fibre laser et la composition du calcul traité (p >0,05).


Conclusion

D’après ces résultats, le principal facteur identifié de dégradation de la fibre laser est la présence d’un calcul lors de l’utilisation du laser. Le rôle de l’énergie et de la durée de pulse n’a pas pu être mis en évidence dans la dégradation des fibres.

Mots clés:
M. / S. / Y. / F. / L.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude française sur le dépistage du cancer de la prostate dans les familles à risque : résultats à 8 ans dans le groupe 40–49 ans
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 773


Objectifs

Le dépistage du cancer de la prostate (CaP) dans les familles à risque est recommandé dès l’âge de 45, voire 40ans, en raison d’une survenue plus précoce dans les formes familiales. Cette étude avait pour objectif d’évaluer ces pratiques.


Méthodes

Nous avons effectué un dépistage du CaP par dosage du PSA annuel, sur 8ans, chez 345 apparentés au 1er degré (frère (s) et/ou fil(s)), âgés de 40 à 49ans, de patients (CaP+) suivis dans 3 centres urologiques français. Les biopsies étaient effectuées pour un PSA>4ng/mL (jusqu’en 2002) puis pour un PSA>2,5ng/mL. Une étude généalogique préalable a permis de recenser les autres CaP dans la famille : 3+CaP : 11,6 % ; 2CaP : 19,1 % ; 1CaP : 69,3 %.


Résultats

Vingt et un sujets apparentés (6 %) ont eu un PSA>4ng/mL à au-moins une évaluation (Tableau 1). Les biopsies prostatiques (BP) :

– ont diagnostiqué 7 CaP (2 %) ;

– étaient négatives dans 4 cas ;

– n’ont pas été effectuées dans 9 cas.

La valeur prédictive positive du PSA>4ng/mL était de 58 %. Trente-sept apparentés (10,7 %) avaient au moins un PSA>2,5 et 4ng/mL et les BP ont :

– diagnostiqué 2 CaP ;

– été non effectuées le plus souvent car non indiquées à l’époque.

Sur 208 sujets ayant un PSA<1ng/mL au 1er dosage, aucun n’avait un PSA>2,5ng/mL confirmé les 4 années suivantes, alors que 7 avaient un PSA>2,5ng/mL au 6 (2), 7 (4) et 8e (1 CaP à 50ans).


Conclusion

Le CaP est peu fréquent chez les apparentés âgés de 40 à 49ans, néanmoins diagnostiqué chez 9/345 (2,6 %) des sujets, dont 4 fois avant 45ans. Ainsi, nous recommandons un premier dosage de PSA dès 40ans puis un suivi annuel, sauf si le PSA initial est<1ng/mL où le dosage suivant peut être effectué à 5ans.

Mots clés:
P. / M. / L. / F. / I.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Étude rétrospective de l’efficacité de la manœuvre de détorsion manuelle du cordon spermatique au sein d’une population pédiatrique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 703-704


Objectifs

La détorsion manuelle du cordon spermatique est un geste non invasif qui peut être réalisé avant toute détorsion chirurgicale. La sûreté, l’efficacité et la fiabilité de la manœuvre de détorsion ont été étudiées en analysant des critères cliniques et opératoires.


Méthodes

Entre mai 2004 et septembre 2015, 144 torsions du cordon spermatique étaient répertoriées chez des enfants âgés de 4 à 17ans. L’âge, l’examen physique à l’admission, la réalisation ou non d’une détorsion, les caractéristiques de cette manœuvre, le délai entre la consultation et l’heure de la chirurgie, ainsi que toutes les données du compte rendu opératoire étaient recueillies et analysées. La présence d’une détorsion complète à l’incision chirurgicale était notre critère principal pour juger de l’efficacité de la détorsion manuelle. La sensibilité et la spécificité d’une détorsion manuelle considérée complète étaient analysées pour prédire une détorsion complète à l’incision.


Résultats

Des données exhaustives étaient disponibles pour 65 patients. L’âge moyen était de 13ans [4,17; σ=8.1], sans différence entre les groupes avec et sans détorsion (14 vs 13; p =0,2). Trente-huit manœuvres de détorsion étaient réalisées. Lorsqu’une détorsion était effectuée, on observait une détorsion complète du testicule lors de l’incision dans 71% des cas contre 7%, sans manœuvre réalisée (p <0,001). On observait 0% d’orchidectomie en cas de manœuvre contre 7% sans manœuvre (p =0,1). Le taux de succès moyen de la détorsion manuelle du cordon spermatique à l’incision était de 74% et de 79% lorsque la détorsion semblait réussie cliniquement (sensibilité=79%, spécificité=56%). Le délai entre la consultation et la chirurgie était significativement plus long en cas de détorsion (262minutes (σ=300) vs 65minutes (σ=23), p =0,0003).


Conclusion

La réalisation d’une détorsion manuelle du cordon spermatique permet une détorsion effective à l’incision de 71% vs 7% sans manœuvre. Elle est associée à un délai d’intervention chirurgicale significativement plus long, sans augmentation du nombre d’orchidectomies. Dans notre série, cette procédure est donc majoritairement efficace, plaidant pour un recours plus systématique dans la pratique courante au sein d’une population pédiatrique.

Mots clés:
A. / L. / L. / E.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation comparative des courbes d’apprentissage de la photovaporisation prostatique au laser Greenlight ®  : résultats d’une étude multicentrique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 782-783


Objectifs

La pratique de la photovaporisation prostatique (PVP) au laser Greenlight® est en expansion croissante en France depuis 2010. Néanmoins, la courbe d’apprentissage de cette technique n’a jamais été évaluée de façon précise. L’objectif de cette étude était d’évaluer la courbe d’apprentissage de la PVP.


Méthodes

Étude rétrospective multicentrique menée chez les premiers patients traités par PVP par 3 opérateurs sans expérience préalable de la PVP travaillant dans 3 centres différents : France 1 (F1) : 112 patients, Canada (C) : 150 patients, France 2 (F2) : 101 patients. La courbe d’apprentissage était analysée à partir de la progression dans le temps des variables quantitatives : durée opératoire, des ratio (durée de vaporisation/durée d’intervention (DI/DV) ( %), énergie délivrée (joules)/volume prostatique, des durées de sondage vésical et d’hospitalisation et du taux de complications (classification de Clavien). Les relations entre les variables étaient modélisées par analyse de la covariance (logiciel R 2. 14.2).


Résultats

Les données des patients de chaque centre étaient comparables en termes d’âge, de score ASA, de volume prostatique, de débitmétrie et de score IPSS. Une progression significative de la durée opératoire (Fig. 1), du DI/DV (p =0,0001) et de l’énergie délivrée par mL de prostate (p =0,001) (Fig. 2) était retrouvée sur les 50 premiers patients de chaque centre. Cette progression disparaissait au-delà du 50e patient mais persistait une différence significative en termes de ratio énergie délivrée/volume prostatique : 2500J/mL [1700 ; 3000] (F1) vs 3200J/mL [2500 ; 4100] (C) vs 4100J/mL [2900 ; 5200] (F2) (p <0,0001). Aucune différence n’était rapportée en termes de complications postopératoires ni de durée de sondage dans le temps entre les centres. La durée d’hospitalisation était significativement plus courte au delà des 50 premiers patients (p =0,03).


Conclusion

Quel que soit l’opérateur, son lieu d’exercice (France ou étranger) l’apprentissage de la PVP a nécessité au moins 50 interventions. Les taux de complications rapportés étaient faibles.

Mots clés:
C. / M. / S. / M. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Évaluation de la morbidité de la cystectomie sus-trigonale avec entérocystoplastie d’agrandissement par chirurgie robotique
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 687


Objectifs

Évaluer la faisabilité et la morbidité de la cystectomie sus-trigonale avec entérocystoplastie d’agrandissement robot assistée.


Méthodes

Dix-sept patients opérés d’une cystectomie sus-trigonale avec entérocystoplastie d’agrandissement robot assisté ont été inclus de 2012 à 2016. L’intervention se déroulait en 3 temps : cystectomie sus-trigonale par voie robot assistée, l’entérocystoplastie par mini-laparotomie, puis l’anastomose entéro-vésicale par voie robot assistée. Les complications précoces (<30jours) et tardives (>30jours) ont été rapportées selon la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

La durée moyenne de l’intervention était de 270 90minutes. La durée moyenne pour la cystectomie, l’entéroplastie et l’anastomose était respectivement de 71 29 ; 67 2,5 et 83 61minutes. Le saignement peropératoire moyen était de 50 cm3. Le suivi médian était de 10 mois [4–21]. La mortalité a été nulle. Il n’y a pas eu de complication majeure (Clavien-Dindo>2) postopératoire précoce ou tardive. Les complications précoces mineures (Clavien-Dindo 1 ou 2) ont été observées dans 41,2 % des cas [4 pyélonéphrites (23,5 %), 1 hématome pelvien nécessitant une transfusion (5,9 %), 2 iléus (11,8 %), un pic fébrile (5,9 %)]. Les complications tardives mineures (Clavien-Dindo 1 ou 2) ont été observées dans 11,8 % des cas (1 rétention aiguë d’urine [5,9 %], 1 pyélonéphrite [5,9 %]).


Conclusion

La cystectomie sus-trigonale robot assistée est une technique faisable, sans complications postopératoires précoces ou tardives majeures rapportées dans notre série.

Mots clés:
O. / F. / E. / Q. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C