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Sommaire :

Validation en urologie d’un score visuel prostatique en images (SVPI), dans l’évaluation des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) associés à une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 729


Objectifs

Valider l’utilisation d’un SVPI dans la détermination et le suivi des SBAU associés à une HBP en pratique urologique. Ce score, échelonné de 0 à 24 points, comporte cinq questions illustrées par des pictogrammes (Fig. 1).


Méthodes

Étude prospective réalisée sous l’égide de l’Association française d’urologie par 169 urologues auprès de 550 patients (âge 68,8±7,2ans), traités pour des SBAU associés à une HBP depuis 3,2ans en moyenne, chez qui une mesure simultanée des scores SVPI et IPSS a été effectuée, à l’inclusion puis 1 à 3 mois après initiation d’un traitement par α-bloquant.


Résultats

À l’inclusion, les médianes des scores IPSS et SVPI étaient respectivement de 17 [9–35] et 13 [4–23] et ont diminué significativement après 1 à 3 mois de traitement par α-bloquant à respectivement 10 [0–32] et 7 [0–21] (p <0,0001) (Tableau 1). Le test de cohérence interne du SVPI à l’inclusion était de 0,65 (coefficient de Cronbach). Le SVPI total était significativement corrélé à l’IPSS total, de même que les sous-scores irritatifs, obstructifs et la qualité de vie évalués sur les pictogrammes correspondants. Quatre-vingt-deux pour cent des médecins ont déclaré que le score était plus facile ou nettement plus facile à comprendre pour les patients et 94,9 % souhaitaient continuer à l’utiliser.


Conclusion

Sur une large cohorte suivie en urologie, le SVPI s’est avéré étroitement corrélé à l’IPSS et facile d’utilisation, soulignant son intérêt potentiel dans l’évaluation et le suivi des SBAU associés à l’HBP.

Mots clés:
A. / P. / J. / A. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Vapo-énuclation prostatique au laser Thulium selon la « Mushroom technique » : résultats préliminaires
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 788-789


Objectifs

Évaluer les résultats fonctionnels du laser Thulium dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) par vapoénucléation selon la « Mushroom technique ».


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique portant sur les patients opérés par vapo-énucléation endoscopique de la prostate au laser Thulium 120W selon la « Mushroom Technique ». Tous les patient avaient de SBAU en rapport avec une HBP de moins de 60 cc et étaient en échec du traitement médical. Les patients étaient revus à 1, 3, 6 et 12 mois avec un score IPSS-QoL, une débitmétrie, une mesure du résidu postmictionnel (RPM). Les complications périopératoire et à distance ont été recensées selon la classification de Clavien.


Résultats

Au total, 45 patients ont été opérés entre janvier 2012 et mars 2016. La durée opératoire moyenne était de 94±53min, la durée moyenne du traitement laser était de 37,4±17,2min et l’énergie délivrée était en moyenne de 203±122KJ. Aucune transfusion ou conversion en résection n’ont été nécessaire. Les durées moyennes de sondage et d’hospitalisation étaient de respectivement 1,3 jours±1,15jours et 1,9±0,6jours. Six patients (13,3 %) ont présenté une complication Clavien≥3. Les taux de réhospitalisation et de révision chirurgicale étaient respectivement de 8,8 % et 6,6 %. Les résultats fonctionnels étaient satisfaisants avec une amélioration significative des scores IPSS, IPSS-QOL, du Qmax et du RPM (Tableau 1, Fig. 1).


Conclusion

La vapo-énucléation prostatique au laser Thulium est une technique fiable avec des résultats fonctionnels à court terme encourageant. Ces résultats doivent être confirmés par des études à long terme et comparatives.

Mots clés:
N. / R. Duarte / L. / H. Fassi
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Vers l’amélioration de la détection des cancers prostatiques significatifs : protocole associant biopsies systématisées et biopsies ciblées avec fusion élastique écho/IRM
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 812-813


Objectifs

Les biopsies prostatiques ciblées (BPc) pourraient être plus précises pour le diagnostic de cancer de prostate (CaP) que les biopsies systématisées transrectales habituelles (BPs). Il a été suggéré que les BPc pouvaient augmenter la détection des CaP cliniquement significatifs (CaP-s) et diminuer la détection des CaP cliniquement non significatifs. L’objectif de l’étude était de comparer la performance des deux protocoles dans la détection des CaP.


Méthodes

Entre 06/2013 et 04/2016, nous avons inclus de façon prospective tous les patients ayant suspicion de CaP et une IRM pré-biopsique (interprétée par un seul radiologue utilisant le score PI-RADS). Tous les patients avaient des biopsies prostatiques systématisées écho-guidées par voie transrectale (10–12 biopsies) (BPs), puis des biopsies prostatiques ciblées (BPc) (2–4 biopsies/cible) avec fusion élastique écho/IRM utilisant UroStation™ (Koelis, Grenoble, France). Nous avons comparé le taux de détection de CaP entre BPs et BPc. Les CaP-s étaient définis par : score de Gleason>7 ou une longueur de cancer par biopsie>4mm.


Résultats

Cent quatre-vingt seize patients ont été inclus (au moins une lésion suspecte à l’IRM, PI-RADS≥2). Le taux de détection global de CaP était : 55,1 % (108/196). Les taux de détection de CaP et de CaP-s par les BPc n’étaient pas significativement supérieurs aux BPs : 44,4 % vs 45,9 %, (p =0,7) et 37,2 % vs 31,2 %, (p =0,3) respectivement. En revanche, l’association BPc+BPs a permis de diagnostiquer significativement plus de CaP-s que les BPs seules : 44,4 % vs 31,2 % (p =0,02) (Tableau 1). Par ailleurs, pour 11,2 % (22/196) des patients, le CaP-s était uniquement détecté par les BPc. À l’inverse pour 7,6 % (15/196) des patients, le CaP-s était uniquement détecté par les BPs (Figure 1). Le score de Gleason a été augmenté avec les BPc dans 16,3 % et dans 13,3 % par les BPs (Tableau 2).


Conclusion

Environ 11 % des patients ayant des CaPs n’auraient pas été diagnostiqués en cas de BPs seules. L’utilisation de l’association BPc et BPs a détecté dans notre étude significativement plus de CaP-s. Combiner les 2 protocoles ont permis un diagnostic et un pronostic plus précis que les BPs seules ce qui est capital lors du choix thérapeutique.

Mots clés:
A. / C. / V. / P. / S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Voie de signalisation prolactine/STAT5 : vers un nouveau mécanisme de développement de l’hyperplasie bénigne de la prostate ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 730-731


Objectifs

La surexpression de prolactine dans l’épithélium glandulaire prostatique de souris transgéniques induit, par l’intermédiaire d’une hyper-signalisation STAT5, l’apparition d’une hyperplasie bénigne de la prostate associée à des infiltrats inflammatoires. L’objectif était donc d’évaluer la prévalence de la signalisation STAT5 dans le tissu adénomyomateux prostatique humain, son association avec la présence d’infiltrats inflammatoires ainsi qu’avec la prise de certains traitements pharmacologiques.


Méthodes

Cinquante-huit patients opérés d’une hyperplasie bénigne de prostate ont été sélectionnés dans trois centres en fonction de leurs traitements préalables à la chirurgie. Parmi eux, 18 et 15 avaient été traités pendant plus d’un an respectivement par finastéride seul ou alpha-bloquant seul. Vingt-cinq patients n’avaient eu aucun traitement avant chirurgie. Des recoupes ont été réalisées dans le tissu de la zone centrale. Une analyse immunohistochimique de STAT5 phosphorylé (activé) et de CD45 (marqueur leucocytaire) a été réalisée puis quantifiée à l’aide d’un logiciel d’analyse d’images numérisées. Enfin, l’analyse du tissu prostatique en zone périphérique a été réalisée sur matériel biopsique normal provenant de 2 patients.


Résultats

L’âge médian était de 71 [65–78] ans. Le volume prostatique médian était de 100 [70–120] mL. À ce stade, l’analyse a été réalisée chez 10 patients de chaque groupe. Un marquage phospho-STAT5 a été observé chez tous les patients au niveau nucléaire des cellules basales des glandes de la zone centrale. Le marquage phospho-STAT5 était significativement plus étendu chez les patients préalablement traités par Finastéride (Fig. 1). Au niveau de la zone périphérique, le marquage était sporadique. Le nombre et l’étendue des infiltrats leucocytaires, marqués au CD45, était significativement plus important après la prise de Finastéride (Fig. 1, Tableau 1).


Conclusion

Nos résultats encore préliminaires suggèrent que la signalisation STAT5 est activée dans l’hyperplasie bénigne de la prostate humaine, et modulée par certains traitements comme le finastéride. Les mécanismes moléculaires impliqués devront être élucidés ultérieurement.

Mots clés:
N. / N. / M. / F. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Y a-t-il un intérêt à drainer précocement les traumatismes fermés du rein en cas d’atteinte de la voie excrétrice ? Résultats de l’étude multicentrique nationale Traumafuf
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 799


Objectifs

Dans la prise en charge conservatrice des traumatismes fermés du rein (TFR), l’indication du drainage précoce des voies urinaires pour TFR avec rupture des voies excrétrice (grade≥4 de la classification de l’ASST) demeure mal codifiée. L’objectif de ce travail était de comparer les résultats du drainage précoce du haut appareil urinaire vs retardé dans les TFR avec rupture des voies excrétrices.


Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (Traumafuf) a été réalisée au sein d’une cohorte de 1284 patients pris en charge pour un TFR dans 16 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les patients présentant une rupture des voies urinaires objectivée sur l’imagerie initiale ont été inclus, ceux ayant un traumatisme perforant ou traités par néphrectomie ont été exclus. Les patients étaient divisés en deux groupes : drainage précoce (<48h) vs surveillance. Les groupes étaient comparés selon les données de suivi : persistance d’une extravasation d’urine au contrôle d’imagerie, nécessité d’un drainage secondaire, durée de séjour, complications à long terme et décès lié au traumatisme.


Résultats

Dans la prise en charge conservatrice des traumatismes fermés du rein (TFR), l’indication du drainage précoce des voies urinaires pour TFR avec rupture des voies excrétrice (grade≥4 de la classification de l’ASST) demeure mal codifiée. L’objectif de ce travail était de comparer les résultats du drainage précoce du haut appareil urinaire vs retardé dans les TFR avec rupture des voies excrétrices.


Conclusion

Les résultats de cette étude ne retrouvaient pas de bénéfice à réaliser un drainage précoce de la voie excrétrice supérieure. Un drainage différé basé sur les données cliniques et l’imagerie de contrôle semblait potentiellement plus pertinent et permet de diminuer les indications sans augmenter la durée d’hospitalisation et le taux de complication liés au traumatisme.

Mots clés:
A. / B. / A. / L. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
« J’ai utilisé mon système laser pendant beaucoup d’années et le fonctionnement reste impeccable jusqu’aujourd’hui. »
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 698


Objectifs

Le producteur de notre système lithotripteur laser nous a conseillé de remplacer ce système. Après achat d’un nouveau laser, on a décidé de comparer le système ancient avec le nouveau. Par manque d’un spectromètre laser, comme alternative nous nous sommes basés sur un modèle expérimental.


Méthodes

Le poids de 52 échantillons de 2 types de calcules rénales expérimentales a été pesé avant et après traitement laser. La perte de poids a été utilisé comme une mesure pour la performance de pulvérisation. Afin de déterminer l’énergie effectivement émise par les deux systèmes laser, se basant sur les résultats expérimentaux, un modèle mathématique a été utilisé. Tous les paramètres du laser connus, avec la perte de poids d’un certain type de calcule connue, ce modèle permet à calculer l’énergie émise. Vue le danger potentiel pour endommager des tissus adjacents, une caméra infrarouge a été utilisé pour imagerie thermique en temps réel.


Résultats

Pour les deux laser, les échantillons du plâtre doux (Modelfix) perdent plus de poids que les échantillons du plâtre dur (Silky Rock). La différence est plus prononcée pour le nouveau laser. Il est évident que traitement avec le nouveau laser est caractérisé d’une perte de poids plus distincte et d’une température maximale mesurée plus haute qu’ avec l’ancien laser.


Conclusion

Nos résultats expérimentaux prouvent que, au fur et à mesure, l’efficacité du laser diminue jusqu’à une énergie inférieure qu’aux normes prescrites par le constructeur, et également augmente l’énergie thermique proche de la pointe du laser, ce qui peut endommager potentiellement l’uretère. Pour cette raison le contrôle régulièrement des instruments laser devrait être conseillé dans chaque système de santé publique.

Mots clés:
A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
« Les ombres chinoise » avec l’application « lampe torche » du smartphone pour l’apprentissage de la ponction calicielle sans exposition aux rayons-X
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 839


Objectifs

Nous présentons une vidéo d’un modèle à base d’un gant chirurgical pour l’apprentissage de la ponction calicielle percutanée sans exposition aux rayonnements-X. L’application « lampe torche » du smartphone est utilisée comme source de lumière, et permet la ponction d’un gant en latex se basant sur le principe des « ombres chinoise ».


Méthodes

Un gant en latex, gonflé avec de l’air, est positionné dans une boîte de mousse. Un smartphone avec l’application lampe-torche activée est inséré sous le gant, dirigeant la lumière vers le haut. Les ombres des doigts et de l’aiguille de ponction sont projetées sur un papier couvrant la boite. L’aiguille est introduite par le bord latéral de la mousse. Le faisceau lumineux est perpendiculaire au trajet d’accès. L’aiguille est déplacée de bas en haut dans le plan transversal jusqu’à mobilisation du doigt. Les bouts des doigts sont utilisés comme des calices. La ponction consiste à pousser le bout du doigt au milieu jusqu’à invagination.


Résultats

Le modèle de l’application de la torche du smartphone est simple et rapide à établir. Il est économique, en utilisant du matériel non coûteux et largement disponible. Ce modèle simule la ponction calicielle sans mobilisation du bras du fluoroscope, et sans monitorage de la profondeur de l’aiguille. Il peut être utilisé dans les salles de classe et les ateliers sans risque d’exposition aux rayons et sans limitation de temps d’entraînement. Il permet aux débutants de s’initier à la ponction à l’aiguille et de s’orienter dans l’espace. Cependant, la dilatation et l’introduction de la gaine d’Amplatz sont impossibles, la sensation de ponction d’un tissu est limitée et le guidage par échographie ne peut être utilisé.


Conclusion

Le modèle de l’application de la torche du smartphone est simple et peu coûteux. Il permet aux débutants de s’initier à la ponction à l’aiguille et de s’orienter dans l’espace. D’autres études sont nécessaires pour valider ce modèle.

Mots clés:
M. / N. / H. / R. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C