Base bibliographique

Sommaire :

Comparaison d’un vieux et d’un nouveau modèle de lithotripteurs de la même marque
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 698-699


Objectifs

Les fabricants de lithotripteurs au laser développent continuellement de nouveaux modèles et affirment que leurs nouveaux appareils sont meilleurs que les anciens. Les auteurs ont donc décidé d’évaluer l’efficacité ablative d’un lithotripteur plus ancien en le comparant à un modèle de nouvelle génération de la même marque.


Méthodes

Un lithotripteur plus ancien (StoneLight™ 15) et un autre plus récent (StoneLight™ 30) tous deux fabriqués par AMS ont été testés ensemble avec des fibres laser neuves (SureFlex™ 273, également fabriqué par AMS). Les paramètres du lithotripteur ont été configurés à 10Hz×0,5J, 10Hz×1,0J et 10Hz×1,5J, ces réglages étant supportés par les deux modèles de lithotripteurs. Un système automatisé de test de fragmentation par laser a été utilisé pour réaliser des expériences de lithotripsie créant des fissures d’ablation sur des pierres artificielles faites de matériaux différents (plâtre et BegoStone™). Les volumes d’ablation ont été mesurés, comparés et analysés statistiquement.


Résultats

Les deux lithotripteurs à laser étaient significativement différents l’un de l’autre. Le nouveau lithotripteur à laser a largement surpassé le plus vieux avec toutes les combinaisons possibles de paramétrages, obtenant des volumes d’ablation 43,9 % supérieurs en moyenne (p <0,00001), indépendamment du matériau de la pierre (voir Figure 1). Le nouveau modèle a également produit des fissures 9,0 % plus larges et 26,1 % plus profondes en moyenne (respectivement, p <0,001 et p <0,00001). L’ablation a été plus difficile avec le matériau le plus dur (BegoStone) pour les deux modèles de lithotripteur.


Conclusion

Le nouveau modèle de lithotripteur surpasse largement le modèle plus ancien pour des paramètres de lithotripsie identiques dans cette comparaison de modèles d’une même marque. La question de savoir si cela est lié à une technologie plus récente ou à une usure de l’ancien modèle reste ouverte.

Mots clés:
P. / O.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Comparaison multicentrique de l’énucléation prostatique au laser Greenlight ® (GreenLEP) comparée au laser Holmium (HoLEP) dans le traitement chirurgical de l’HBP en début d’expérience
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 787-788


Objectifs

Évaluer la morbidité périopératoire, les résultats fonctionnels à court terme de l’énucléation prostatique au laser Greenlight® (GreenLEP) comparée à l’énucléation au laser Holmium (HoLEP) dans le traitement chirurgical des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) liés à l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP).


Méthodes

Entre décembre 2013 et janvier 2016, 123 patients présentant des SBAU secondaires à une HBP ont été opérés dans deux centres par deux opérateurs en début d’expérience (67 GreenLEP, 56 HoLEP). Les données cliniques, opératoires, et postopératoires ainsi que les données fonctionnelles (score IPSS, débit maximal [Qmax], résidu postmictionnel [RPM]), ont été collectées prospectivement. L’analyse statistique a comparé les deux groupes (GreenLEP & HoLEP) par test du &khgr; 2 et Anova.


Résultats

Les volumes prostatiques moyens étaient de 124,2g et de 72,3g dans les groupes GreenLEP et HoLEP, respectivement (p <0,001) (Tableau 1). Les durées moyennes d’énucléation, de morcellation étaient plus courtes dans le groupe GreenLEP (p <0,001 et 0,005 respectivement). La durée d’intervention était comparable (p =0,950). Dix procédures ont nécessité une coagulation monopolaire dans le groupe GreenLEP, aucune dans le groupe HoLEP (p =0,003). Quatre patients (7,1 %) dans le groupe Holep ont nécessité une reprise chirurgicale pour hémostase, aucun dans le groupe GreenLEP (p =0,026). La durée d’hospitalisation était plus longue dans le groupe HoLEP (4,2 vs 2,5jours, p <0,001) (Tableau 2). Le score IPSS était plus faible à 3 et 12 mois (p =0,002 et p =0,038) dans le groupe GreenLEP. Le PSA postopératoire était comparable (Fig. 1).


Conclusion

En début d’expérience, l’énucléation GreenLEP montre des résultats fonctionnels à moyen terme encourageants et au moins comparables à l’HoLEP malgré un traitement de volumes prostatiques plus important.

Mots clés:
R. / M. / F. / J. / K.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Complications à long terme des dérivations urinaires non continentes de type Bricker chez les patients blessés médullaires
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 685-686


Objectifs

La dérivation urinaire non continente de type Bricker (DUNCB) est souvent le traitement de dernier recours des troubles vésico-sphinctériens chez les patients blessés médullaires et notamment lorsque les autosondages intermittents ne sont pas réalisables. L’objectif de ce travail était d’évaluer les complications à long terme de la DUNCB chez les patients blessés médullaires.


Méthodes

Une étude monocentrique rétrospective a inclus les patients blessés médullaires opérés d’une DUNCB entre juin 1997 et juin 2014. Les patients étaient évalués à 3 mois, 6 mois postopératoires et annuellement. Les données suivantes ont été recueillies : l’indication chirurgicale, les complications postopératoires précoces évaluées selon le grade de Clavien-Dindo, les complications tardives, la fonction rénale, la capacité d’appareillage et le gain d’autonomie. Les DUNCB étaient indiquées dans les cas suivants : impossibilité d’utilisation des autosondages intermittents (n =43), escarre et fistule périnéale (n =50), insuffisance rénale (n =8), infections urinaires à répétition (n =9), lithiases rénales (n =3) et tumeurs de vessie (n =2).


Résultats

Au total, 102 patients furent inclus (Tableau 1). Le suivi médian était de 48,0 mois (IQR : 25,5–77). Une cystectomie a été réalisée de manière concomitante dans 87 cas. Étaient relevées 67 complications postopératoires précoces pour 44 patients : 43 complications Clavien I ou II, 17 complications Clavien III, 6 complications Clavien IV et 1 complication Clavien V. Il y eut 39 complications tardives nécessitant une intervention à distance dont 25 drainages des cavités urinaires et 5 révisions du Bricker. Le délai médian de réintervention était de 6 mois (IQR : 2–25,5). La fonction rénale préopératoire et postopératoire ne différaient pas significativement (p =0,53). La stomie était appareillable sans problème chez 81,6 % des patients. L’autonomie sur le plan urinaire postopératoire était significativement améliorée (p <0,0000001) avec un gain d’autonomie chez 87,5 %.


Conclusion

Malgré une morbidité périopératoire de 43,1 % et un taux de complication postopératoire tardif de 37,3 % la DUNCB est une procédure efficace dans le traitement des troubles vésico-sphinctériens des patients blessés médullaires, permettant une cicatrisation périnéale, un sevrage de la sonde à demeure et une protection du haut appareil urinaire avec un gain d’autonomie.

Mots clés:
C. / E. / M. / P. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Complications chirurgicales de la transplantation rénale des patients de plus de 70 ans
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 711-712


Objectifs

Le nombre et l’âge des patients en insuffisance rénale terminale est en constante augmentation. On leur propose, en plus, des transplants provenant de donneurs de plus en plus âgés ce qui n’est pas sans risque médicochirurgical. Le but de cette étude était d’étudier les complications chirurgicales de la transplantation rénale chez les patients âgés de plus de 70ans.


Méthodes

Nous avons revu rétrospectivement tous les dossiers de nos transplantés rénaux entre décembre 1990 et mars 2016, et nous avons sélectionnés les receveurs âgés de plus de 70ans au moment de la transplantation. Nous avons analysé les caractéristiques générales de la population, le taux de décès après la transplantation, les complications urologiques ou vasculaires et la durée d’hospitalisation. Les suites opératoires ont été comparées à une population de receveurs de moins de 70ans sur la même période. Les résultats sont exprimés en moyenne et écart-types.


Résultats

Deux cent six transplantations ont été réalisées chez 202 patients âgés de plus de 70ans. La population comptait 69 % d’hommes. L’âge moyen était de 73,5±3,2ans. L’âge des donneurs était de 70,3±10,4ans. Huit patients (3,8 %) sont décédés dans les 3 mois après la transplantation. Il y a eu 68 complications (33 %) chez les patients âgés, dont 40 complications urologiques (59 %). Soixante patients ne présentaient qu’une seule complication. La durée de séjour des patients âgés en post-transplantation était de 16,1± 13,1jours. La présence d’au moins une complication était statistiquement plus élevée dans le groupe des patients de plus de 70ans par rapport au groupe contrôle (29 % vs 20 %, p =0,039). Il n’y avait pas de différence statistiques entre les complications vasculaires et urologiques (Figure 1).


Conclusion

La transplantation rénale chez les patients âgés de plus de 70ans est marquée par un taux de complications vasculaires et urologiques plus élevé que chez les patients de moins de 70ans. Cependant la mortalité précoce post-transplantation reste faible permettant de continuer à proposer la transplantation rénale à ces patients.

Mots clés:
G. / E. / Q. / F. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Complications de la cure chirurgicale de prolapsus chez les receveuses d’une transplantation rénale
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 802


Objectifs

Le but de notre étude était d’évaluer la prise en charge des prolapsus génitaux chez les patientes greffées rénales.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective multicentrique incluant les patientes transplantées ayant eu une cure de prolapsus entre 2008 et 2016 en interrogeant tous les centres français de transplantation rénale. L’identification des patientes reposait sur une analyse du PMSI avec les codes CCAM relatifs à la promontofixation. Les critères étudiés étaient l’âge, le BMI, les antécédents, les facteurs de risques et le type de prolapsus selon la classification de Baden et Walker, l’incontinence urinaire associée, le site de la greffe, le type d’anastomose urinaire, le traitement immunosuppresseur, les données urodynamiques, le type de chirurgie, les complications selon Clavien et le suivi avec les complications tardives.


Résultats

Quatorze patientes ont été identifiées dans seulement 3 des 23 centres. Les caractéristiques cliniques, les détails des transplantations et traitements immunosuppresseurs sont exposés dans le Tableau 1. Le traitement était une promontofixation (n =7) (double bandelettes dans 6 cas et uniquement antérieure dans 1 cas) ou une cure de cystocèle par voie basse (n =7) (4 sacrospinofixation, 2 sans prothèse, 1 avec prothèse synthétique Elevate®). Une seule patiente a présenté une complication peropératoire sans rapport avec la présence du greffon (plaie de vessie par voie basse). Deux complications Clavien 1 ont été décrites en postopératoire. Après un suivi moyen de 24 mois, 2 patientes ont présenté une vulvovaginite et 4 ont démasqué une incontinence. Il n’y a eu aucune érosion, suppuration chronique, ni ablation de matériel. Aucun prolapsus n’a récidivé.


Conclusion

Dans notre étude, aucune complication en rapport avec le transplant rénal ou en rapport avec un défaut de cicatrisation n’a été rapportée confirmant l’absence de spécificité dans la prise en charge du prolapsus des patientes transplantées rénales.

Mots clés:
S. / C. / G. / M. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Complications hémorragiques de la néphrolithotomie percutanée, quels facteurs prédictifs ?
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 756


Objectifs

La NLPC est considérée comme étant une technique chirurgicale mini-invasive. Toutefois, elle n’est pas dénuée de complications qui peuvent être fréquentes et graves, en particulier les complications hémorragiques. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’incidence et la sévérité de ces complications hémorragiques de la NLPC, et de déterminer leurs éventuels facteurs de risque.


Méthodes

C’est une étude rétrospective descriptive et analytique concernant 277 NLPC réalisées sur une période de 5ans. Les variables étudiées étaient : l’âge, le côté opéré, l’étiologie des lithiases, la forme et la taille des lithiases, l’antécédent de chirurgie homolatérale, la fonction rénale, la durée opératoire, le nombre de ponctions, le siège du calice ponctionné et le mode de lithotritie. Nous avons étudié la fréquence de ces complications, leur gravité, puis analysé leurs principaux facteurs de risque. La recherche des facteurs de risque de complications a été effectuée en calculant l’odds ratio . Le seuil de signification a été fixé à une valeur de p de 0,05.


Résultats

Les complications sont survenues dans 139 cas (55,3 %), les complications hémorragiques dans 14 cas (14,8 %). Selon la gravité, nous avons noté 5 complications hémorragiques de grade 4 de la classification de Clavien-Dindo (1,8 %), ces patients ont nécessité des mesures de réanimation urgente. Le grade 5 (décès) a été rapporté chez une patiente (0,36 %). Une embolisation sélective a été réalisée chez un patient (0,36 %). Le taux de transfusion est de 5,77 % dans la série (16 cas). L’étude analytique a montré qu’un facteur avait favorisé, de façon statistiquement significative, la survenue de ces complications hémorragiques, c’est l’antécédent de lombotomie homolatérale (p =0,008) (Tableau 1).


Conclusion

Les complications hémorragiques de la NLPC étaient fréquentes dans notre série, fatale chez une patiente. Un seul facteur de risque était identifié. Son caractère imprédictible rend sa prise en charge difficile.

Mots clés:
M. / A. / A. / W. / H.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Complications rénales à long terme des traumatismes rénaux : résultats de l’étude multicentrique nationale Traumafuf
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 800


Objectifs

Le traumatisme du rein est le traumatisme génito-urinaire le plus fréquent, retrouvé dans 10 % des cas de traumatisme abdominal. Les données de la littérature sur les complications rénales de ces traumatismes rénaux à long terme sont rares. L’objectif de cette étude était d’évaluer les complications rénales à long terme après traumatisme du rein et d’en identifier les facteurs prédictifs.


Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (Traumafuf) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les traumatismes iatrogènes étaient exclus de l’étude. Pour l’analyse, les patients n’ayant pas de complications rénales à long terme ainsi que les patients perdus de vue après leur traumatisme étaient exclus de l’étude. Était considérée comme complication à long terme toute complication attribuable au traumatisme du rein et survenant plus de 3 mois après le traumatisme.


Résultats

Parmi une cohorte de 1287 patients, les données des complications à long terme étaient retrouvées pour 729 patients. Parmi les 729 patients analysés, 37 patients (5,1 %) ont présenté une complication à long terme de leur traumatisme rénal. Le délai moyen de diagnostic des complications à long terme était de 16,23 mois. Les principales complications à long terme retrouvées et leur fréquence sont présentées dans le Tableau 1. Concernant les traitements de ces complications, 4 néphrectomies ont été réalisées, 3 embolisations pour faux-anévrysme artériel rénal, un stent urétéral et une dilatation urétérale pour sténose urétérale. Trois patients étaient sous traitement anti-HTA au long cours.


Conclusion

Les complications à long terme des traumatismes rénaux sont rares mais doivent être recherchées en raison de leur gravité. Les complications à long terme sont probablement sous-estimées en raison des nombreux patients perdus de vue. Une consultation de suivi urologique après traumatisme rénal devrait être organisée systématiquement à court terme mais aussi à distance pour dépister les complications tardives.

Mots clés:
I. / A. / X. / L. / R.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Composition en acides gras du tissu adipeux périprostatique : association à l’agressivité tumorale et à l’origine ethno-géographique (réseau ReSCaP)
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 772


Objectifs

Des facteurs génétiques et nutritionnels ont été associés à l’agressivité du cancer de la prostate (CaP). Le tissu adipeux, dont la composition en acides gras (AG) reflète l’apport nutritionnel, est potentiellement impliqué dans la progression du CaP. L’objectif est d’analyser la composition en AG du tissu adipeux péri-prostatique (TAPP), et de corréler ces résultats à l’origine éthno-géographique des patients et à l’agressivité tumorale.


Méthodes

La composition en AG du TAPP a été analysée par chromatographie en phase gazeuse chez 156 patients atteints d’un CaP, dont 106 d’origine caucasienne et 50 afro-carribéens (AC). Dans les 2 populations, chaque tumeur indolente (définie par un score de Gleason 6+pT2+taux de PSA<10ng/mL) a été appariée pour l’âge avec une tumeur agressive (Gleason 8 ou plus+pT3). La migration des cellules cancéreuses prostatiques DU145 a été étudiée en présence des AG extraits de chaque TAPP (74 patients : 38 caucasiens, 36 antillais).


Résultats

Les TAPP des patients afro-carribéens ont un taux significativement plus élevé d’acide linoléique (AL), AGPI n –6, par rapport aux patients caucasiens (médiane 18 mol % vs 9 mol %) (p <0,0001). Dans cette population afro-carribéenne, l’AL est associé à l’indolence (p <0,0001), et les AG saturés et monoinsaturés à l’agressivité (p =0,002). Chez les patients caucasiens, l’indolence est associée au taux d’acide eicosapentaénoïque, AGPI n –3 (p =0,01). In vitro, la migration des cellules cancéreuses est corrélée négativement au taux d’AL dans les TAPP des patients afro-carribéens, et positivement au taux d’acide palmitique (AG saturé).


Conclusion

Ces résultats soulignent une importante variation éthno-géographique des TAPP, dans leur composition en AG, leur association à l’agressivité tumorale, et l’effet de leur fraction lipidique sur la migration cellulaire.

Mots clés:
G. / S. / K. / M. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Corrélation anatomique de l’IRM en tractographie pour l’imagerie des nerfs périprostatiques
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 769


Objectifs

La tractographie est une technique d’IRM en tenseur de diffusion (DT) permettant de cartographier in vivo la microstructure et l’organisation des tissus. Validée pour le système nerveux central, elle nécessite des acquisitions à haut champ magnétique pour être envisagée en imagerie nerveuse pelvienne. L’objectif était de valider anatomiquement la tractographie dans l’imagerie des bandelettes vasculonerveuses érectiles périprostatiques.


Méthodes

Dans une étude clinique prospective non randomisée approuvée par le comité éthique local, dix patients éligibles à une prostatectomie totale et consentants ont eu une IRM préopératoire 3 teslas comprenant une séquence DT. Deux heures après l’intervention, les pièces opératoires étaient scannées en IRM 7 teslas. Les images en DT étaient traitées sur la plateforme Matlab® pour sélectionner les tracts périprostatiques. Les pièces étaient traitées in-toto avec des coupes tous les 5mm pour un marquage immuno-histochimique par le PS100. Le nombre et la position des fibres nerveuses détectées en tractographie et en immuno-histochimie étaient comparés par secteur périprostatique.


Résultats

Huit patients ont eu une prostatectomie totale élargie à l’une ou aux deux bandelettes vasculonerveuses pour raison carcinologique. Les tractographies préopératoires à 3 teslas avaient une résolution acceptable mais ne détectaient en moyenne que 15 % des fibres nerveuses. À 7 teslas (Fig. 1), le taux de détection était de 68 % dans le secteur postéro-latéral et de 31 % en antéro-latéral. La tractographie permettait une visualisation tridimensionnelle des trajets nerveux sur 0,5cm à 7 teslas (versus 2cm à 3 teslas) et les reconstructions devaient être répétées. Un travail complémentaire sur trois cadavres frais a permis d’inclure des blocs tissulaires jusqu’au hile du pénis où le taux de détection était de 82 % (versus 65 % à l’apex, 55 % à mi-prostate et 50 % à la base) avec une plus grande constance intersectorielle.


Conclusion

La validité anatomique de la tractographie des nerfs périprostatiques est acceptable ex vivo et sur cadavre frais. In vivo, le recours à une acquisition 7 teslas, la lourdeur et la reproductibilité du traitement logiciel de l’image sont les principales limitations actuelles pour une utilisation clinique. La tractographie est néanmoins une technique qui pourrait fournir une cartographie nerveuse préopératoire personnalisée.

Mots clés:
T. / A. / B. / B. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Corrélation entre le volume et l’index de la zone de transition et la réponse au traitement alpha-bloquant de l’hyperplasie bénigne de la prostate : étude prospective à propos de 100 cas
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 730


Objectifs

Étudier la relation entre le volume et l’index de la zone de transition prostatiques et l’efficacité des traitements alpha-bloquants de l’hyperplasie bénigne de la prostate.


Méthodes

Étude prospective à propos de 100 patients présentant une hyperplasie bénigne de la prostate symptomatique. Ces patients ont été évalués lors de la première consultation et réévalués 3 mois après le traitement alpha-bloquant. On a précisé pour chaque malade la gène fonctionnelle évaluée par le score IPSS, le score qualité de vie et le débit maximal par une débimétrie. Les mensurations prostatiques avaient été déterminées par une échographie endorectale. Nous avons évalué les corrélations entre les différents volumes prostatiques et les paramètres de sévérité des symptômes urinaire du bas appareil ainsi que la réponse au traitement médical par les alpha-bloquants.


Résultats

L’âge moyen était de 70,63ans La moyenne du score IPSS était de 24,21. Le score de qualité de vie moyen était de 4,2. Le débit maximum moyen était de 9,93mL/s. Le score IPSS était significativement corrélé au VZT) (p =0,047) et à l’index de la zone de transition (IZT) (p =0,025) mais pas au volume prostatique totale (VPT). Le Qmax était inversement corrélé de façon significative au VPT (r =–0,241 ; p =0,016) et au VZT (r =–0,225 ; p =0,024) L’évaluation des patients après 3 mois de traitement avait mis en évidence une amélioration significative des scores IPSS et QoL et du Qmax (p =0,001). L’amélioration des scores IPSS et QoL n’étaient pas corrélé aux VPT, VZT et l’IZT. Seulement l’amélioration du Qmax était corrélée au VZT (p =0,047) et l’IZT (p =0,048).


Conclusion

L’échographie endo-rectale permet une meilleure évaluation de l’hyperplasie bénigne prostatique permettant une meilleure prise en charge par la mesure des volumes prostatiques. Ces mesures permettraient de prédire l’efficacité du traitement alpha-bloquant.

Mots clés:
W. / A. / M. / Y. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Corrélation radio-histologique des kystes rénaux Bosniak 3 opérés dans une série contemporaine
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 816


Objectifs

Cinq à 7 % des tumeurs du reins sont de nature kystique et doivent être analysées selon la classification de Bosniak. Classiquement, les kystes Bosniak 3 sont cancéreux dans environ 50 % des cas, ce qui justifie une prise en charge chirurgicale. L’objectif de cette étude était d’analyser la corrélation radio-histologique de ces lésions dans une série contemporaine.


Méthodes

Nous avons étudié de manière rétrospective les patients opérés dans notre centre d’un kyste Bosniak 3 entre février 2000 et février 2011. Les caractéristiques démographiques, radiologiques, chirurgicales, anatomo-pathologiques et post-opératoires ont été analysées.


Résultats

Cinquante-deux patients en été inclus, 28 femmes et 24 hommes, avec un âge moyen lors de la chirurgie de 52ans+- 10ans. 85,6 % des patients étaient évalués par TDM, 61,5 % par IRM et 30,7 % par échographie de contraste. Le nombre moyen d’examen par patient était de 1,8+- 0,7. L’analyse anatomopathologique retrouvait une lésion maligne chez 19 patients (36,5 %) : 13 carcinomes à cellules claires, 2 carcinomes tubulo-papillaires, 2 carcinomes tubulo-kystiques et 1 carcinome chromophobe. Le nombre et le type d’examens réalisés n’étaient pas significativement associés à la découverte d’une lésion cancéreuse.


Conclusion

Le taux de lésion maligne de 36 % retrouvé parmi les kystes Bosniak 3 est inférieur aux chiffres de la littérature. Les techniques d’imagerie moderne permettent de mieux visualiser le réhaussement des parois des kystes, pouvant entraîner une sur-stadification des lésions. Par conséquent, l’indication à une exérèse chirurgicale doit intégrer ces notions et être discutée au cas par cas.

Mots clés:
J. / F. / P. / T. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Cryothérapie prostatique de rattrapage pour récidive locale de cancer de prostate après radiothérapie externe : expérience initiale
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 792-793


Objectifs

Évaluer la faisabilité, la morbidité et les résultats oncologiques à court terme de la cryothérapie de la prostate en situation de rattrapage lors d’une récidive locale après un traitement initial par radiothérapie externe (RTE).


Méthodes

Entre janvier 2011 et mars 2016, les patients présentant une récidive locale après RTE, confirmée par biopsies, IRM et PET scan à la choline, ont été traités par cryothérapie dans notre centre. Tous les patients avaient un bilan d’extension négatif. Les traitements étaient réalisés sous anesthésie générale et contrôle échographique endorectal, avec la 3e génération du système GalilMedical®. Les données postopératoires concernant le PSA et les complications ont été recueillies de façon prospective. L’échec du traitement de rattrapage était défini pour une remontée du PSA supérieur au nadir+2ng/mL. Dans ces situations d’échec, des biopsies prostatiques et une IRM étaient réalisées.


Résultats

Trente-sept patients ont été inclus, d’âge médian de 70ans (56–86), avec un suivi médian de 24,2 mois (3–62). Le PSA médian avant la cryothérapie était de 5,45ng/mL (1,72–19). Les groupes à risque de d’Amico étaient faible=19 %, intermédiaire=50 % et élevé=31 %. Toutes les procédures ont été réalisées avec succès. La durée médiane d’hospitalisation était de 6jours (4–8). Les principales complications observées étaient : rétention urinaire postopératoire 11 cas (30 %), douleurs périnéales prolongées 4 cas (10,8 %), fistule recto-urétrale 1 cas (2,7 %), sténose de l’urètre 1 cas (2,7 %), dysfonction érectile 34 cas (92 %), incontinence urinaire de grade I 5 cas (13,5 %) et de grade II ou III 7 cas (19 %). La survie globale sans récidive biochimique était de 88 % à 12 mois et de 63 % à 24 mois (Fig. 1).


Conclusion

Les résultats oncologiques de la cryothérapie prostatique de rattrapage semblent encourageants. Néanmoins, notre expérience initiale retrouve une morbidité supérieure à celle décrite dans la littérature, rappelant la nécessité d’apprécier le rapport bénéfice/risque et les souhaits du patient avant la décision d’un traitement de rattrapage et, si possible, ne traiter qu’un seul lobe siège de la récidive afin de diminuer la morbidité.

Mots clés:
J. / P. / P. / P. / L.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Cryptorchidie : la présence d’un canal péritonéo-vaginal perméable devrait-elle influer dans le choix de la technique chirurgicale ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 746-747


Objectifs

Cette étude épidémiologique descriptive rétrospective a pour objectif de démontrer qu’il existe une association entre la position du testicule cryptorchide et la présence d’un canal péritonéo-vaginal (CPV), facteur connu d’échec d’abaissement testiculaire si non contrôlé en peropératoire.


Méthodes

Ont été inclus tous les enfants de 2 à 18ans ayant bénéficié d’une cure de cryptorchidie uni- ou bilatérale par abord inguino-scrotal, entre janvier 2006 et avril 2014. L’analyse statistique a été réalisée en considérant que l’individu statistique est le testicule. Ont été étudiées la corrélation entre position du testicule à l’examen clinique et présence d’un CPV et la corrélation entre position du testicule sous anesthésie générale et présence d’un CPV.


Résultats

Au total, 306 enfants ont été inclus (Tableau 1). L’analyse statistique a porté sur 401 testicules. La position du testicule à l’examen clinique lors de la consultation préopératoire était significativement associée à la présence d’un CPV (p =0,0045). Sur les 282 testicules considérés comme éligibles à la voie scrotale unique, c’est-à-dire intra-scrotaux ou abaissables à la bourse, 154 présentaient un CPV perméable, soit 55 % d’entre eux (Tableau 2, Tableau 3).


Conclusion

Il existe une corrélation entre le taux de CPV perméable et le degré de cryptorchidie poussant à ne pas négliger un temps inguinal, et d’éventuellement remettre en question la validité de la voie scrotale unique.

Mots clés:
E. / O.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Cultures d’organoïdes de vessie humaine : un nouveau modèle d’étude
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 765-766


Objectifs

La recherche en urologie manque d’un modèle in vitro de vessie restituant les caractéristiques de l’urothélium et intégrant son microenvironnement. Le modèle organoïde repose sur les propriétés de croissance et de différenciation des cellules souches au sein d’une matrice en trois dimensions (3D), permettant de restituer l’architecture des tissus dont elles sont issues. L’objectif était de valider et caractériser un premier modèle d’organoïdes de vessie humaine.


Méthodes

À partir de prélèvements vésicaux en zone saine de patients cystectomisés pour un cancer de la vessie, l’urothélium était isolé par digestion enzymatique. Les cellules urothéliales étaient ensemencées à différentes densités, avec ou sans fibroblastes de vessie du patient, dans 25μL de Matrigel® (hydrogel composé d’extrait soluble de membrane basale). Le milieu de culture était le KSFM® complémenté avec de l’hEGF et de l’extrait pituitaire de bovin. Le suivi morphologique des structures en microscopie était bihebdomadaire. L’architecture et la différenciation cellulaire étaient évaluées par le marquage en immunofluorescence des noyaux, de l’actine, des cytokératines (CK) 17 et 20, et de l’uroplakine 3A (UPK3A).


Résultats

Dix cultures d’organoïdes de vessie ont été réalisées. Une croissance des structures jusqu’à 20jours de culture était observée, pour un taux d’ensemencement minimal de 50 000 cellules urothéliales par puits en association avec des fibroblastes (Figure 1). Les organoïdes adoptaient une conformation 3D dans le Matrigel® et plusieurs phénotypes étaient visualisés : des cystes monostratifiés autour d’une lumière, des sphères pleines pluristratifiées évoluant (à partir de j12) vers des structures multiformes avec l’apparition inconstante d’une lumière centrale (Figure 2). Le diamètre moyen des organoïdes était de 180μm à j20. Une différenciation cellulaire complète au sein des organoïdes multiformes était constatée. Les cellules basales exprimant la CK17 se situaient à la périphérie au contact du Matrigel® tandis que les cellules superficielles différenciées exprimant la CK20 et l’UPK3A se trouvaient en leur centre.


Conclusion

Les organoïdes de vessie restituent in vitro la conformation 3D et la diversité cellulaire de l’urothélium avec une différenciation complète. Il s’agit d’un nouveau modèle plus représentatif de l’organe in vivo. La prochaine étape sera de générer des organoïdes cancéreux de vessie issue de tumeur vésicale de patient, ouvrant l’opportunité d’évaluation de nouvelles thérapies anti-tumorales et à terme de médecine personnalisée.

Mots clés:
V. / N. / A. / P. / X.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Cure de fistule vésico-vaginale robot-assistée par approche mini-invasive
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 825


Objectifs

Les fistules vésico-vaginales hautes d’origine iatrogènes représentent une très bonne indication pour un abord laparoscopique. La dissection initiale dans le plan inter-vésico-vaginal sans ouverture de la vessie, est logique et peu invasive.


Méthodes

Nous présentons une vidéo d’une réparation robot-assistée chez une patiente déjà opérée sans succès deux fois par voie basse d’une fistule survenue lors d’une hystérectomie totale pour adénocarcinome.


Résultats

Les sites opératoires ont été simples, la fistule a été fermée et la patiente a retrouvé une qualité de vie mictionnelle normale.


Conclusion

L’ouverture de la vessie n’est pas nécessaire pour réparer les fistules hautes car l’abord mini-invasif dans le plan inter-vésico-vaginal permet de réséquer le tractus fistuleux et de fermer les berges vaginales et vésicales. Le péritoine sert d’interposition en l’amenant par-dessus la ligne du suture vésicale en l’amarrant distalement à la réparation vaginale (Fig. 1).

Mots clés:
C.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Cure d’une fistule vésico-vaginale récidivée par laparoscopie robot-assistée
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 825


Objectifs

Fermeture d’une fistule complexe vésico-vaginale post hystérectomie après deux échecs de cure par voie basse.


Méthodes

Laparoscopie assistée par le robot DaVinci. Dédoublement des tissus vésicaux et vaginaux. Affrontement vaginal transversal et affrontement vésical longitudinal. Interposition entre les deux sutures de franges sigmoïdiennes.


Résultats

Guérison de la patiente.


Conclusion

La laparoscopie robotisée facilite l’abord, la dissection et les sutures dans la cure de la fistule vésico-vaginale haute. L’interposition de franges sigmoïdienne entre les deux sutures permet un apport de tissus local sans extension de la dissection.

Mots clés:
A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Cystoprotatectomie totale robot-assistée avec curage pelvien étendu mono-bloc
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 827-828


Objectifs

La cystoprostatectomie radicale avec néovessie iléale demeure un des traitements les plus lourds en chirurgie urologique. La voie mini-invasive robot-assistée, bien que techniquement complexe, pourrait permettre d’en alléger la morbidité. Nous présentons ici une cystoprostatectomie robot-assistée avec néovessie iléale entièrement intracorporelle.


Méthodes

Les uretères sont repérés, suivis puis sectionnés. L’incision péritonéale est réalisée du cul de sac de Douglas aux vaisseaux iliaques. Le curage pelvien est réalisé avec lymphostase par clips Hemolock. Les ailerons vésicaux sont sectionnés après électrocoagulation au vessel-sealer . Le plexus veineux de Santorini est électrocoagulé. Les recoupes urétrales et urétérales sont négatives en analyse extemporanée. La pièce est mise en attente dans un sac d’extraction.


Résultats

Le patient avait 66ans et présentait un carcinome in situ (CIS) de vessie résistant à la BCGthérapie. La durée de la cystoprostatectomie était de 120min, sans complications peropératoires et des pertes sanguines à 200cc. Les suites ont été simples, avec reprise du transit à j4, ablation de la sonde vésicale j12 après d’une opécification attestant d’une bonne étanchéité de la néovessie. Les sondes JJ ont été retirées à 1mois L’histologie définitive retrouvait un pTisN0 (0/13) M0R0. Aucune récidive n’était notée à 6mois.


Conclusion

La cystoprostatectomie radicale robot-assistée avec remplacement iléal intracorporel est une technique faisable en un temps opératoire modéré, permettant les mêmes résultats carcinologiques que la chirurgie ouverte, et des résultats fonctionnels satisfaisants.

Mots clés:
C. / J. / J. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Découverte d’une nouvelle population de cellules progénitrices luminales prostatiques résistantes à la castration
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 776


Objectifs

Tous les patients atteints d’un cancer prostatique avancé développeront tôt ou tard une résistance aux traitements. Alors que la plupart des recherches actuelles se focalisent sur l’identification de mécanismes moléculaires intratumoraux pouvant être associés à ces phénomènes de résistance, notre laboratoire cherche plutôt à identifier les cellules qui ont la capacité de résister aux traitements et à comprendre leurs mécanismes de régulation intrinsèques.


Méthodes

Ce projet expérimental repose sur l’analyse de divers modèles précliniques de tumorigenèse prostatique (souris transgéniques). Après dissociation mécanique et enzymatique du tissu prostatique, nous réalisons un tri cellulaire qui permet de discriminer les diverses populations cellulaires (épithéliales luminales versus basales, stromales) sur la base de l’expression différentielle de certaines protéines de surface (Sca-1, CD49f). Leur profil d’expression génique est ensuite déterminé par une approche transcriptomique (Affymetrix). Enfin, l’expression de certains marqueurs spécifiques de ces populations cellulaires est analysée par immunohistochimie ou PCR quantitative.


Résultats

Notre laboratoire a identifié puis isolé par tri cellulaire une population de cellules jamais décrites dans la prostate. Appelées « progéniteurs luminaux », ces cellules possèdent des caractéristiques luminales et des propriétés de cellules souches démontrées dans des essais fonctionnels in vitro. De plus, elles ont la capacité de survivre en l’absence d’androgènes. L’analyse de leur profil transcriptomique a permis d’identifier des marqueurs spécifiques de ces cellules, dont l’un a pu être à ce jour validé en immunohistochimie (Fig. 1). Nous avons pu démontrer que ces progéniteurs luminaux étaient enrichis à différents stades de la progression tumorale prostatique chez la souris (PINs et lésions invasives). Enfin, des analyses immunohistochimiques préliminaires suggèrent que ces progéniteurs luminaux existent également dans la prostate humaine. Leur devenir lors de la progression du cancer est en cours d’analyse.


Conclusion

Les propriétés souches et d’androgéno-indépendance de ces progéniteurs luminaux leur confèrent un rôle potentiel dans la récidive tumorale prostatique. À terme, cette découverte pourrait avoir un impact clinique, que ce soit d’un point de vue pronostique (identification de biomarqueurs spécifiques) ou d’un point de vue thérapeutique (identification de cibles spécifiquement exprimées par les cellules à l’origine de la récidive tumorale).

Mots clés:
V. / L. / G. / A. De goyon / F.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Dérivation urinaire non continente ou néovessie orthotopique chez la femme après pelvectomie antérieure pour cancer de vessie : évaluation de la qualité de vie et résultats fonctionnels
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 674


Objectifs

L’objectif de la présente étude est de comparer la qualité de vie et la fonction sexuelle à distance de la chirurgie, entre les patientes ayant eu une néovessie (NVO) et celles ayant eu une urétérostomie bilatérale trans-iléale (UBTI) au décours d’un geste de pelvectomie antérieure pour cancer de vessie.


Méthodes

Toutes les patientes ayant eu entre janvier 2004 et décembre 2015 une pelvectomie antérieure dans le cadre d’un cancer de vessie associée à une dérivation urinaire par NVO ou UBTI étaient éligibles. Quatre auto-questionnaires distincts, comprenant l’EORTC QLQ-C30, l’EORTC QLQ-BLim30, le SF-12 et le FSFI étaient soumis aux patientes par voie postale. Les comparaisons des deux groupes (NVO vs UBTI) en termes de scores obtenus aux différents questionnaires ont été réalisées à l’aide du test exact de Fisher pour les variables qualitatives et à l’aide du test du U de Mann-Whitney pour les variables continues. Le niveau de significativité était fixé à 5 %.


Résultats

Au total, 40 patientes étaient incluses dans l’étude (17 NVO, 23 UBTI). Les patientes ayant eu une UBTI étaient significativement plus âgées (68,7 vs 61,4ans, p =0,007), avaient un score ASA significativement plus élevé (p =0,011) et avaient plus fréquemment un antécédent de chirurgie abdominale (56,5 % vs 17,6 %, p =0,014) que les patientes ayant eu une NVO. Le sous-score « Désir » obtenu à l’auto-questionnaire FSFI était significativement plus élevé chez les patientes ayant eu une NVO (2,5 vs 1,6, p =0,024). Chez les 7 patientes sexuellement actives il semblait, de plus, exister une tendance, avec un score FSFI total moins altéré chez les patientes ayant eu une NVO (23,9 vs 12,7, p =0,095) par rapport à celles ayant eu une UBTI.


Conclusion

Il semble, que les patientes sexuellement actives seraient plus à même de profiter des avantages d’une NVO.

Mots clés:
X. / N. / L. / B. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Dérivation urinaire non continente pour fistule urétropérinéale chez le blessé médullaire : devenirs urologique et fonctionnel à long terme au sein d’une équipe multidisciplinaire
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 686-687


Objectifs

La dérivation urinaire peut être indiquée pour obtenir la cicatrisation des escarres périnéales avec fistule urétrale chez le blessé médullaire (BM). L’objectif de notre étude était de rapporter les résultats urologiques et fonctionnels à long terme des dérivations urinaires non continentes (DUNC) dans la prise en charge des escarres avec fistules urétropérinéales chez le BM, et caractériser le profil de ces patients.


Méthodes

Étude rétrospective ayant inclus tous les patients BM opérés entre 1999 et 2015 d’une DUNC pour escarre avec fistule urétropérinéale. Les données suivantes ont été rapportées : antécédents, facteurs de risque cardiovasculaire, état nutritionnel, données périopératoires et complications précoces (< 30jours selon la classification de Clavien-Dindo), complications tardives. De même, les résultats urologiques (évaluation de la fonction rénale, imagerie du haut appareil urinaire) et fonctionnels (cicatrisation, autonomie) ont été étudiés.


Résultats

Au total, 54 BM d’âge médian 49ans (19–83) ont été inclus. Le suivi médian était 60 mois (10–203). Vingt-quatre patients (44 %) étaient en sonde à demeure et 46 (85 %) avaient une incontinence urinaire préopératoire. Le taux de complications précoces était de 33 % (n =18) avec 15 % de Clavien IIIb. Un décès a été rapporté à 137jours (SDRA). Un patient avec Bricker isolé a présenté une récidive d’escarre sur pyocyste ayant nécessité une cystectomie 3ans après la chirurgie initiale. Au terme du suivi, le taux de réopération était de 24 % (n =13) dont 10 % pour drainage du haut appareil urinaire. Vingt-neuf patients (54 %) étaient autonomes pour l’appareillage et la fonction rénale était préservée (clairance moyenne=87mL/min [22–190]). La cicatrisation de l’escarre a été obtenue pour 81 % des patients (n =44).


Conclusion

La DUNC avant chirurgie de recouvrement d’escarre périnéale permet la cicatrisation tout en préservant la fonction rénale dans la population de patients BM. L’absence de suivi, le sondage prolongé et l’incontinence urinaire semblent favoriser les escarres avec fistules urétrales chez ces patients. La cystectomie concomitante est à privilégier car pourrait permettre d’éviter la survenue de pyocyste et la récidive d’escarre.

Mots clés:
M. / H. / C. / C. / E.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Description d’une technique simple de reconstruction perineale par un lambeau de Martius après uretrectomie distale
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 824-825


Objectifs

Les lésions tumorales malignes du méat urétral sont rares. Leur prise en charge chirurgicale n’est pas aisée car elle affecte souvent le schéma corporel du patient. Nous décrivons ici une technique simple et reproductible d’urétrectomie distale associée à une reconstruction du défect périnéal par un lambeau de Martius.


Méthodes

Patiente âgée de 65ans, adressée pour une lésion du méat urétral, apparue dans un contexte de lichen vaginal ancien, dont les biopsies rapportent un carcinome épidermoïde sarcomatoide. Après un prélèvement inguinal bilatéral de ganglions sentinelles, l’exérèse commence par une double incision d’épisiotomie, affleure le bord inférieur du clitoris et emporte les culs de sacs vaginaux. La reconstruction débute par la fixation du fascia d’albran urétral à l’arcade tendineuse du muscle élévateur de l’anus. Le lambeau de Martius est libéré au niveau de la grande lèvre, pediculisé à sa partie interne, puis basculé et suturé au bord antérieur de l’urètre.


Résultats

La durée opératoire était de 2h18min. La sonde vésicale et le cystocathéter ont été enlevés à j5 et j21. L’utilisation du lambeau a permis l’exérèse d’une partie du lichen et ainsi d’obtenir une élasticité des tissus localement satisfaisante. Le schéma corporel de la patiente n’a pas été perturbé. Les douleurs liées au lichen ont disparu. Le méat urétral, 1cm au-dessus de l’introitus, reste accessible aux auto-sondages. La reprise mictionnelle n’a pas été possible avant réalisation d’une dilatation du méat urétral devant une zone scléreuse située à sa partie postérieure. La patiente présente des fuites urinaires aux efforts légers en cours de rééducation périnéale. L’analyse anatomopathologique définitive retrouve un carcinome épidermoïde, moyennement différencié, non kératinisant, ulcéré, infiltrant sur 5mm, développé sur un VIN classique, R0 et N0.


Conclusion

L’urétrectomie distale est une technique réalisable. Elle doit si possible s’accompagner d’une reconstruction du défect par un lambeau de Martius qui permet un résultat esthétique satisfaisant. Les patientes doivent être informées des risques fonctionnels comme l’incontinence urinaire qui peuvent nécessiter parfois d’envisager une dérivation urinaire changeant le schéma corporel.

Mots clés:
N. / B. / P. / A. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Description endoscopique par urétéroscopie souple des anomalies papilaires rénales dans la maladie lithiasique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 684-685


Objectifs

Cette étude a comme objectif de décrire les anomalies des papilles rénales dans une nouvelle classification et d’analyser leurs relations avec la composition des calculs.


Méthodes

Étude monocentrique mono-opérateur prospective. Collecte de données au cours de 164 urétéroscopies souples consécutives réalisées dans le traitement de calculs rénaux entre mai 2011 et mars 2015. Les calculs ont été analysés en SPIR et des évaluations métaboliques ont été pratiquées.


Résultats

Un total de 74 patients (45,1 %) avaient des anomalies sur au moins une papille, sans compter les plaques de Randall isolées. Plusieurs anomalies ont été rapportées, pouvant être associées chez un même patient : érosion papillaire (51,3 %), calculs ancrés aux papilles (47,3 %), calculs sous épithéliaux (18,9 %), papilles cryptiques (10,8 %), papilles extrophiques (9,46 %) et dépôts intraductaux (2,7 %). Des associations entre les anomalies papillaires et les calculs ont été identifiées ? Les dépôts intraductaux était associés systématiquement à des calculs de CA IVa2 et une hypocitraturie. Une première classification a été élaborée pour tenter de standardiser la description.


Conclusion

Cette étude met en avant la nécessité de la description des papilles lors des urétéroscopies souples. La classification demande une validation multicentrique. La meilleure connaissance de ces anomalies devrait aider les néphrologues et les urologues dans la compréhension de la maladie lithiasique. Elle devrait aussi faire évoluer la prise en charge médicale ou chirurgicale pour limiter le risque de récidive.

Mots clés:
C. / M. / G. / A. / J.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Différences entre lithotripsie laser haute fréquence et long pulse
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 837-838


Objectifs

Les générateurs lasers permettant de faire de la lithotripsie haute fréquence et du long-pulse pour le traitement des calculs urinaires sont des outils récents. Ils offrent plusieurs avantages en comparaison avec les paramètres standards mais leur efficacité a été mal évaluée. L’objectif de cette étude a été d’expliquer ces modes de lithotripsie ainsi que de comparer et évaluer leurs performances.


Méthodes

Des fibres de 272-μm (SureFlex-AMS® et MF272ST-Rocamed®) et des calculs artificiels mous (plâtre de Paris) et durs (BegoStone®) ont été utilisés pour les expériences. Les lasers utilisés ont été le VersaPulse®, Powersuite 100W de Lumenis® et le MH01-ROCA FTS30W de Rocamed®. Les réglages laser des expériences étaient :

– pour la haute fréquence : 40Hz et une puissance totale de 8, 16, 24, 32W ;

– pour le long-pulse : fréquence à 15Hz et une puissance totale de 7,5, 15, 22,5W.

Les volumes d’ablation et la dégradation des fibres ont été évalués. Des expériences supplémentaires à haute fréquence ont été effectuées avec des fibres Ball-Tip .


Résultats

La lithotripsie long-pulse permettait des volumes d’ablation plus importants que la lithotripsie haute-fréquence (p <0,00001) avec des volumes en moyenne 50 % plus élevés (jusqu’à 150 %). La lithotripsie long-pulse permettait aussi des volumes d’ablation plus importants que ceux obtenus en haute fréquence avec les fibres laser Ball-Tip (p <0,0001). Les fibres Ball-Tip avaient la même efficacité que les fibres laser standards, mais montraient une forte dégradation du bout de la fibre en haute énergie, ce qui pourrait expliquer la chute de performance à ces niveaux d’énergie.


Conclusion

D’après ces résultats, la lithotripsie long-pulse présente de meilleures performances que la lithotripsie haute fréquence. Les fibres Ball-Tip n’étaient pas plus efficaces que les fibres standards pour la lithotripsie haute fréquence.

Mots clés:
S. / P. / O.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Discordance entre les recommandations et la pratique quotidienne dans la prise en charge des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 704-705


Objectifs

Décrire les pratiques des urologues européens en termes de diagnostic, traitement et suivi des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM). Évaluer la concordance des pratiques avec les recommandations des associations européenne (EAU) et française d’urologie (AFU).


Méthodes

Nous avons mené une étude en ligne auprès de 498 urologues européens de neuf pays dont 75 français entre septembre et octobre 2013. Les urologues étaient interrogés sur l’utilisation des outils diagnostics, de la stratification par risque, leurs pratiques de résection, les options de traitement adjuvant et le suivi. Un intérêt particulier était porté au suivi des recommandations.


Résultats

Les urologues européens ont déclaré suivre en grande majorité les recommandations de l’EAU (87–97 %). La cystoscopie et l’échographie vésicale sont le plus utilisées pour le diagnostic (jusqu’à 97 %). La cytologie urinaire est moins prescrite (20–61 %). Concernant la stratification par risque, la plupart des urologues a stratifié une tumeur unique/pTa/bas grade comme à bas-risque (69 %). Les caractéristiques associées à une tumeur à haut risque étaient bien reconnues (T1, haut grade, cis) (88–100 %). Une instillation postopératoire de chimiothérapie était réalisée de manière disparate (28–88 %). Tous les patients à haut risque ne se voyaient pas systématiquement proposé une re-résection (55–80 %). Un traitement d’entretien par BCG est administré dans 22–57 % des cas. Concernant la surveillance, les tumeurs à bas-risque sont souvent surmonitorées alors que les tumeurs à haut risque sont sous-monitorées (concordance de 28–60 % avec les recommandations EAU).


Conclusion

Les urologues européens déclarent suivre les recommandations de l’EAU dans leur pratique quotidienne des TVNIM. Alors que la stratification par risque a été adoptée, l’adhésion aux recommandations concernant l’administration de traitement adjuvant et la surveillance semblent plus hétérogènes.

Mots clés:
A. / P. / A. / N. / M.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Double loop ureteral stents encrustation according to indwelling time: Results of a European multicentric study
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 752-753


Objectifs

Double J ureteral stents (DJ), whatever their material, are rapidly covered by a biofilm, subject to encrustation onset. To prevent this, it is admitted that DJ should be replaced periodically. However, encrustation may vary with indication, with a highest risk in “stone” patients. Our target was to evaluate the actual DJ medium/long-term indwelling times and relevant encrustation rates perceived by urologists in daily practice.


Méthodes

Data were collected through an observational retrospective study. Six European centres were selected for high activity and trained urologists to collect all data of all consecutive removed DJs of a same material implanted for more than 2 months within the 2-year referred period 01/01/2010 to 31/12/2012. Three current materials with various softness or with/without coating were tested: Vortek® (n =61), Vortek hydro® (n =94), Biosoft duo® (n =346). Encrustation rates were evaluated according to indwelling times and stent indication. It must be noticed that encrustations likely to be spontaneously reported by surgeons onto patient's file are assumed to be “significant encrustations”, i.e. rather severe.


Résultats

Four hundred and seventy-three stents met inclusion criteria with no missing data. Indwelling times of these medium-/long-term stents vary between 60 and 462 days. Among these, we noticed an unexpected number of long term: globally one third stay in place more than 6 months, and 9% more than 1 year. Longest times are observed for non-stone indications (44% more than 6 months and 17% more than 1 year in malignant indications). For non-stone indication, “significant encrustation” rates stay very low before 4 months (1.3%) and quite low before 6 months (5%) increasing with time to reach around 10% in long term. However, as expected, the rate is higher for stone indication with a threshold at 4 months (8% before 4 months, nearly ¼ after) (refer to study results Table 1).


Conclusion

The results in this large sample confirm short-term use of DJ, namely for stone patients, with a clear rise in encrustation rate after 4 months in this indication. However, it must be noticed that long term beyond 6 months or even 12 is still requested in a significant number of non-stone patients, and relatively well supported in usual practice.

Mots clés:
T. / A. / A. / F. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Drépanocytose et priapisme : rôle des paramètres hématologiques et hémorhéologiques
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 733


Objectifs

Le priapisme est une complication fréquente chez le patient drépanocytaire. L’objectif est d’étudier l’association entre le priapisme et la drépanocytose à propos des paramètres hématologiques et hémorhéologiques.


Méthodes

Étude monocentrique qui a inclus 58 hommes atteints de drépanocytose, dont 28 ont déjà eu au moins un épisode de priapisme et 30 n’en ont jamais eu. Onze patients dans chacun des groupes ont reçu un traitement par hydroxycarbamide. Les paramètres biologiques et hématologiques ont été obtenus selon les procédures de routine. La déformabilité, l’agrégabilité des globules rouges et la viscosité ont été mesurées par le LORCA (laser-assisted optical rotational cell analyzer ). Les facteurs d’hémolyse ont aussi été analysés (ASAT, LDH, bilirubine, réticulocytes).


Résultats

Les patients qui ont eu des épisodes de priapisme ont des indices d’hémolyse significativement plus élevés : ASAT (p =0,01), LDH (p =0,03), réticulocytes (p =0,03). Une diminution de la déformabilité (p =0,005) et une augmentation de l’agrégabilité (p =0,01) des globules rouges sont significativement observées dans le groupe priapisme. En enlevant les patients traités par hydroxycarbamide de l’analyse statistique, la diminution de la déformabilité (p =0,01) et l’augmentation de l’agrégabilité (p =0,03) sont aussi significativement observées dans le groupe priapisme. Les patients avec priapisme ont aussi des facteurs hémolytiques plus importants par rapport au groupe témoin (p =0,01).


Conclusion

Nos résultats confirment que le priapisme chez le patient drépanocytaire est associé à un taux plus important d’hémolyse. C’est la première étude à montrer le rôle de la déformabilité et de l’agrégabilité des globules rouges dans le priapisme indépendamment du traitement par hydroxycarbamide.

Mots clés:
L. / K. / N. / M. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Écologie bactérienne des pyélonéphrites aiguës lithiasiques
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 695-696


Objectifs

Les pyélonéphrites aiguës lithiasiques (PNAL) sont des urgences urologiques fréquentes et potentiellement graves. La décision thérapeutique est généralement prise sans les résultats du bilan bactériologique. Nous avons étudié l’écologie bactérienne des germes identifiés dans un service d’urologie générale assurant la permanence des soins départementale en région parisienne.


Méthodes

Étude rétrospective de tous les dossiers de patients ayant été traités dans notre service pour PNAL entre le 01/01/13 et le 31/12/15. Tous les patients présentant un calcul urinaire obstructif et une fièvre ou une bandelette urinaire positive ont bénéficié d’une antibiothérapie probabiliste et d’un drainage des voies excrétrices supérieures en urgence avec prélèvement systématique des urines pyéliques (PUP). L’hémoculture (HC) n’était pas systématique. La nature et la sensibilité des germes responsables identifiés sur ECBU vésical, HC ou PUP a été étudiée.


Résultats

Cent neuf patients (34 hommes) ont été traités, dont 16 pour un sepsis sévère. Il y a eu 3 décès. L’ECBU vésical était négatif dans 44/109 cas (40 %). Dans 10/44 cas, le germe a été identifié sur le PUP et dans un cas sur l’HC seulement et chez 33 patients aucun germe n’a été retrouvé Les germes étaient Escherichia coli (66 %), Proteus mirabilis (17 %), Enterococcus (5 %), Klebsiella sp (5 %), Pseudomonas aeruginosa (2 %). Trois germes (4 %) étaient des EBLSE (12 patients avaient au moins un facteur de risque). Les résistances observées étaient de 57 % à l’amoxicilline, 28 % à l’amoxicilline+acide clavulanique, 7 % aux C3G, aux 22 % quinolones et 28 % au cotrimoxazole. Les 3 décès (3 femmes, 59 à 88ans) étaient associés à un P. aeruginosa multisensible, à un E. coli multisensible et à un E. coli multirésistant.


Conclusion

Les germes identifiés correspondent à l’écologie bactérienne habituellement rapportée en France. On constate une augmentation des résistances à l’amoxicilline et aux quinolones. Les C3G restent le traitement probabiliste indiqué, en association avec l’amikacine. La proportion d’EBLSE devient significative. Dans 30 % des tableaux cliniques et biologiques le bilan bactériologique est négatif.

Mots clés:
J. / M. / B. / B. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Effet de la chirurgie bariatrique sur l’incontinence urinaire et fécale chez les sujets obèses
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 805


Objectifs

Évaluer l’impact de la perte de poids avec la chirurgie bariatrique (bypass gastrique ou sleeve gastrectomie) sur la prévalence et la sévérité de l’incontinence urinaire et fécale chez les sujets obèses.


Méthodes

Cent quarante patients opérés dans le service de chirurgie bariatrique de notre institution entre septembre 2013 et septembre 2014, 116 patients ont complété les formulaires avant et après chirurgie bariatrique, 83 femmes et 33 hommes ont rempli les formulaires d’incontinences urinaires (USP et ICIQ) et les formulaires d’incontinences fécales (Wexner et FIQL) la veille de l’intervention et une année après la chirurgie.


Résultats

Le taux d’incontinence urinaire totale était de 50,9 % avant chirurgie vs 18,96 % à 1an (p <0,0001). Chez les femmes, il était de 59 %vs 22,9 % (p <0,0001) et de 30,3 % vs 9,1 % (p =0,034) chez les hommes. Le taux d’incontinence urinaire d’effort était de 39,7 % vs 15,5 % à 1an (p <0,0001). La sévérité de l’incontinence urinaire d’effort est améliorée après chirurgie, le score initial était de 1,4±2,3 vs 0,3±0,9 à 1an (p <0,0001). Le taux d’incontinence urinaire par impériosité baisse après chirurgie 36,8 % vs 7,9 % (p <0,0001). Le score de qualité de vie ICIQ était de 3,9±5,3 avant la chirurgie et de 1±3 à 1an de la chirurgie (p <0,0001). La prévalence des fuites anales était de 5,2 % avant chirurgie et de 4,3 % à 1an.


Conclusion

La perte de poids avec la chirurgie bariatrique améliore significativement l’incontinence urinaire totale, d’effort et par impériosité mais sans effet sur l’incontinence fécale chez les patients obèses.

Mots clés:
K. Ait / Y. / B. / A. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Effet de l’estétrol sur la structure et la fonction de vagins murins
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 760-761


Objectifs

L’estétrol (E4) est un estrogène naturel produit par le fœtus qui a comme particularité clinique d’avoir peu d’effets hépatiques et d’avoir un certain effet anti-estrogénique au niveau mammaire. L’objectif de ce travail de recherche était d’évaluer les effets morphologiques et fonctionnels de l’E4 sur le vagin de souris ovariectomisées et de déterminer les mécanismes moléculaires conduisant à ces effets.


Méthodes

Des souris femelles C57/BL6 (WT, Erα Ko, Erβ Ko, AF2 et Palm Ko) ont eu une ovariectomie à l’âge de 5 semaines. Une semaine plus tard, elles étaient divisées groupe SHAM, non traitées, traitées par des implants diffusant pendant 4 semaines de l’œstradiol (E2) à la dose de 8 et 80μg/kg/j ou souris traitées avec des mini-pompes sous-cutanées d’E4 à la dose de 1 et 6mg/kg/j). À l’âge de 10 semaines, la lubrification vaginale était induite physiologiquement à l’aide d’une stimulation cervico-vaginale puis mesurée à l’aide d’un papier buvard préalablement pesé. Les souris étaient ensuite sacrifiées et l’appareil génital prélevé.


Résultats

L’E4, administré pendant 3 semaines, entraînait une augmentation de la hauteur et de prolifération épithéliale vaginale des souris ovariectomisées (expression ki67 [ %] : E2 80μg/kg/j vs OVX : p =0,001 ; E4 6mg/kg/j vs Veh : p =0,003) (Image 1A et B). Il conduisait à une augmentation de la lubrification vaginale après stimulation mécanique (Fig. 1). L’utilisation de modèles inactivés pour Erα et Erβ a montré que l’action de l’E4 sur le vagin était médiée par une activation nucléaire de ERα. Tout comme l’E2, l’E4 entraînait une diminution de l’expression génique de Erα (Fig. 2). L’E4 administré de facon aiguë (4jours) à une dose de 0,1mg/kg/j, induisait une modification morphologique du vagin sans retentissement sur l’utérus (Fig. 3).


Conclusion

Ce travail confirme que chez la souris, l’E4 produit les mêmes effets trophiques sur le vagin que l’E2, en utilisant les mêmes mécanismes d’action moléculaires. L’E4 pourrait ainsi constituer un traitement de choix des troubles vulvo-vaginaux de la femme ménopausée, notamment s’il est confirmé chez la femme que cette molécule est dépourvue des principaux effets indésirables des estrogènes oraux actuels.

Mots clés:
T. / M. / J. / M. / F.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Effets opposés du calcium et de la vitamine D dans le développement du cancer de la prostate
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 777


Objectifs

La gestion du métabolisme osseux chez les patients atteints d’un cancer de la prostate est une préoccupation pour les urologues. Bien que la supplémentation en calcium et en vitamine D3 sont fortement recommandées comme option de soins de soutien pour réduire la morbidité osseuse à tous les stades de la maladie, l’impact de ces suppléments sur la progression des tumeurs de la prostate établies est inconnue.


Méthodes

L’étude in vivo a été réalisée sur deux modèles de souris transgéniques de tumorigenèse prostatique, les Pb-PRL (probasin prolactin) et KIMAP, pour étudier ces effets de cette supplémentation en calcium et en vitamine D3D sur la progression du cancer de la prostate. Parmi 6 autres lignées testées, nous avons utilisé la lignée cellulaire prostatique humaine PC-3 issue d’une métastase osseuse pour des études mécanistiques.


Résultats

Les souris ont été nourris avec des régimes complétés ou non avec des doses modérées de vitamine D3 et/ou de fortes doses de calcium. Nous avons montré (histologie, immunohistochimie et qRT-PCR) que plusieurs caractéristiques du cancer, comme la prolifération cellulaire, l’inflammation, la micro-invasion, l’expression de marqueurs tumoraux, ainsi que du canal calcique TRPC6 et des récepteurs au calcium (CaSR) ont été significativement augmentés suite à la supplémentation en calcium dans le régime alimentaire. Ces effets délétères ont été prévenus par l’addition de vitamine D3. La stimulation de ces cellules PC-3 par des concentrations croissantes de calcium extracellulaire a entraîné une augmentation de la vitesse de prolifération cellulaire, et de l’expression des CaSR et de TRPC6 (ARNm et protéine). La vitamine D3 (10–100ng/mL) empêche tous ces effets délétères du calcium. L’extinction de l’expression des CaSR ou de TRPC6 sur les cellules PC-3 stimulées par le calcium provoque une diminution de la vitesse de prolifération cellulaire.


Conclusion

Notre étude suggère que les régimes alimentaires enrichis en calcium accélèrent considérablement la progression du cancer de la prostate vers un phénotype plus agressif et que ces effets sont prévenus par la vitamine D3.

Mots clés:
T. / S. / N. / F. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C