Base bibliographique

Sommaire :

Les infiltrations des nerfs somatiques dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1072-1083

Introduction

Les douleurs pelvipérinéales chroniques peuvent être en lien avec une atteinte nerveuse par traumatisme direct, indirect ou par syndrome canalaire qu’il faut alors mettre en évidence par un test d’infiltration. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les techniques et les modalités des infiltrations des nerfs somatiques dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.

Matériel et méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PubMed sur les infiltrations des nerfs somatiques dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.

Résultats

Dans le cadre des douleurs pelvipérinéales, les nerfs concernés ont été : les nerfs d’origine thoracolombaire (obturateur, ilio-inguinal, iliohypogastrique et génitocrural) et les nerfs d’origine sacrée (pudendal et branches clunéales inférieures du nerf cutané postérieur de la cuisse). Le but de l’infiltration a été double : à la fois de confirmer l’hypothèse diagnostique par le bloc anesthésique et de tenter de calmer la douleur. Une évaluation (par l’intensité et la topographie de la douleur) avant et juste après l’infiltration a été primordiale pour l’interprétation de l’infiltration. Les différentes techniques d’infiltration de chaque nerf ont été décrites en reprenant les avantages, inconvénients et risque de complications.

Conclusion

Les infiltrations nerveuses font partie intégrantes de la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques d’origine nerveuse somatique. Elles sont majoritairement réalisées sous contrôle tomodensitométrique afin d’être le plus sélectif possible. Une fois le diagnostic et le niveau d’atteinte nerveuse connu, des gestes thérapeutiques plus spécifiques peuvent alors être proposés.

Introduction

Chronic pelvic and perineal pain can be related to a nerve lesion caused by direct or indirect trauma or by an entrapment syndrome, which must then be demonstrated by a test block. The purpose of this article is to review the techniques and modalities of somatic nerve block in the management of chronic pelvic and perineal pain.

Material and methods

A review of the literature was performed by searching PubMed for articles on somatic nerve infiltrations in the management of chronic pelvic and perineal pain.

Results

Nerves involved in pelvic and perineal pain are: thoracolumbar nerves (obturator, ilioinguinal, iliohypogastric and genitofemoral) and sacral nerves (pudendal and inferior cluneal branches of the posterior cutaneous nerve of the thigh). Infiltration has a dual objective: to confirm the diagnostic hypothesis by anaesthetic block and to try to relieve pain. Evaluation of the severity and site of the pain before and immediately after the test block is essential for interpretation of the block. The various infiltration techniques for each nerve are described together with their respective advantages, disadvantages and risk of complications.

Conclusion

Somatic nerve blocks are an integral part of the management of chronic pelvic and perineal pain and are predominantly performed under CT guidance in order to be as selective as possible. Once the diagnosis and the level of the nerve lesion have been defined, more specific therapeutic procedures can then be proposed.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Infiltration / Bloc / Nerf somatique
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Infiltration / Block / Somatic nerve
Les infiltrations du système nerveux sympathique dans la prise en charge thérapeutiques des douleurs pelvipérinéales chroniques
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1124-1131

Introduction

Le système nerveux sympathique végétatif est la voie de passage de l’influx douloureux entre les viscères et le cerveau. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les infiltrations du système nerveux végétatifs dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.

Matériel et Méthodes

Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PubMed sur les infiltrations et les gestes sur le système nerveux végétatifs dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.

Résultats

Dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques, une action sur le système nerveux sympathique a été proposé à trois principaux niveaux : le ganglion Impar, le plexus hypogastrique et la chaîne sympathique lombaire en L2. L’infiltration d’anesthésiques locaux le long de ce système nerveux a eu un rôle test dans l’évaluation des patients avec une amélioration de la symptomatologie douloureuse dans deux tiers des cas le temps d’action des anesthésiques locaux. Des gestes spécifiques ont été réalisés comme l’alcoolisation, la radiofréquence, la section chirurgicale ou l’infiltration de toxine botulique à ces différents niveaux avec des résultats plus durable dans le temps.

Conclusion

L’infiltration test du système nerveux sympathique végétatif à un intérêt diagnostique dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques permettant de guider des gestes plus spécifiques pour une prise en charge algologique globale.

Introduction

The autonomic sympathetic nervous system conveys nociceptive messages from the viscera to the brain. The purpose of this article is to review the place of autonomic nerve blocks in the management of chronic pelvic and perineal pain.

Material and Methods

A comprehensive review of the literature was performed by searching PubMed for articles on autonomic nerve blocks and related procedures in the management of chronic pelvic and perineal pain.

Results

Intervention on the sympathetic nervous system for the management of chronic pelvic and perineal pain has been proposed at main three levels : ganglion Impar, hypogastric plexus and L2 lumbar sympathetic blocks. Infiltration of the sympathetic nervous system with local anaesthetic constitutes a diagnostic test by providing pain relief for the duration of action of the local anaesthetic in two third of patients. Specific procedures have been performed such as alcohol nerve block, radiofrequency ablation, surgical section or botulinum toxin infiltration at these various sites to achieve more lasting results.

Conclusion

A sympathetic nervous system test block plays a diagnostic role in the management of chronic pelvic and perineal pain by guiding more specific global pain management procedures.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Sympathique / Ganglion Impar / Plexus hypogastrique
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Sympathetic / Ganglion Impar / Hypogastric plexus
Les techniques de neurostimulations dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1116-1123

Introduction

La neuromodulation est un traitement algologique non spécifique dont le mode d’action reste encore inconnu. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les techniques et les résultats des neuromodulations dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.

Matériel et méthodes

Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PUBMED sur les différentes techniques de neuromodulation dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.

Résultats

Plusieurs niveaux de neuromodulation du système nerveux somatique ont été évalués dans la prise en charge des douleurs pelviennes : la stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS), la stimulation nerveuse percutanée (PNS), la stimulation tronculaire ou radiculaire, la stimulation médullaire. Globalement le taux d’amélioration a été en moyenne de deux tiers mais avec une diminution de l’efficacité dans le temps. Les problèmes pour comparer les études ont été le manque d’homogénéité des populations et une grande variation des critères de jugement. Des travaux intéressants sur l’intérêt d’agir sur le système végétatif ont été décrits mais sans essai de neuromodulation spécifique.

Conclusion

La neuromodulation a une place dans la prise en charge algologique des douleurs pelvipérinéales chroniques qui reste encore à définir car trop souvent utilisée en dernier recours. Il semble important de développer et d’analyser cette thérapeutique dans des études prospectives et randomisées à plus grande échelle.

Introduction

Neuromodulation is a nonspecific analgesic treatment whose mechanism of action has not yet been elucidated. The purpose of this article is to review the techniques and results of neuromodulation in the management of chronic pelvic and perineal pain.

Material and methods

A comprehensive review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on the various neuromodulation techniques used in the management of chronic pelvic and perineal pain.

Results

Several levels of neuromodulation of the somatic nervous system have been evaluated in the management of pelvic pain: transcutaneous electrical nerve stimulation (TENS), percutaneous nerve stimulation (PNS), nerve root or nerve trunk stimulation, spinal cord stimulation. An improvement was obtained in an average of two thirds of cases, but with declining efficacy over time. The various studies were difficult to compare due to the heterogeneous study populations and very diverse endpoints. Interesting studies on the value of autonomic nervous system intervention have been described, but with no specific trials of neuromodulation.

Conclusion

The place of neuromodulation in the management of patients with chronic pelvic and perineal pain has yet to be defined, as it is too frequently used as a last resort. It appears important to develop and analyse this treatment modality in large-scale, randomized, prospective studies.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / neuromodulation / TENS / PNS
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Neuromodulation / TENS / PNS
Principes généraux de la prise en charge diagnostique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1139-1144

Introduction

La douleur chronique postopératoire a été définie comme étant une douleur développée dans les suites d’une intervention chirurgicale, évoluant depuis au moins deux mois, excluant une cause organique (évolution carcinologique ou une infection chronique) ou préexistante. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur le bilan diagnostique et étiologique des douleurs pelvipérinéale chronique postopératoire.

Matériel et méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur la prise en charge étiologique des douleurs pelvipérinéale chronique postopératoire.

Résultats

La chronologie des faits à savoir des douleurs qui apparaissent rapidement après un geste chirurgical et qui ne cèdent pas par la suite, a été un argument majeur pour incriminer le geste chirurgical dans la genèse des douleurs. L’examen clinique des cicatrices et l’analyse précise de la topographie et du type de douleur ont été les éléments prépondérants pour le démembrement de la douleur. Les examens complémentaires (imagerie, EMG…) ont eu pour principal objectif d’éliminer un diagnostic différentiel. En cas de douleur chronique postopératoire, ils ont été normaux. Un test d’infiltration nerveuse ou sur le point gâchette a été l’examen clé pour préciser le niveau et l’atteinte douloureuse.

Conclusion

La prise en charge diagnostique et étiologique d’une douleur pelvipérinéale chronique postopératoire nécessite un démembrement clinique précis par l’examen des cicatrices et l’analyse sémiologique de l’atteinte nerveuse et musculaire. Un test d’infiltration local permet de confirmer le niveau de la lésion.

Introduction

Chronic postoperative pain has been defined as pain arising after a surgical operation, present for at least 2 months, with no organic (active cancer or chronic infection) or pre-existing cause. The purpose of this article is to review the aetiological and diagnostic assessment of chronic postoperative pelvic and perineal pain.

Material and methods

A review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on the diagnostic approach to chronic postoperative pelvic and perineal pain.

Results

The chronology of the symptoms, i.e., rapid onset of pain following a surgical procedure that does not subsequently resolve, is a leading argument to incriminate the surgical procedure in the pathogenesis of the pain. Clinical examination of the scars and detailed analysis of the topography and type of pain are essential elements in the analysis of this pain. The primary objective of complementary investigations (imaging, EMG, etc.) is to eliminate a differential diagnosis, as they are normal in the case of chronic postoperative pain. A test block of a nerve or trigger point is the main test performed to determine the level of the lesion responsible for pain.

Conclusion

The aetiological and diagnostic assessment of chronic postoperative pelvic and perineal pain requires a detailed clinical analysis based on examination of the scars and analysis of the clinical signs of muscle and nerve lesions. A local test block confirms the level of the lesion.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Postopératoire / Chirurgie
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Postoperative / surgery
Prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques après pose de bandelette sous-urétrale pour incontinence urinaire
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1166-1174

Introduction

Le traitement chirurgical de l’incontinence urinaire d’effort repose principalement sur la mise en place de bandelette sous-urétrale type tension free vaginal tape (TVT) ou transobturator tape (TOT). Le but de cet article a été de faire une revue de la littérature sur la prise en charge diagnostique et thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques survenant après la pose de bandelette sous-urétrale pour la cure d’une incontinence urinaire.

Matériel et méthodes

Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur les douleurs pelvipérinéales survenant après la pose de bandelette sous-urétrale.

Résultats

La responsabilité de la bandelette dans la genèse des douleurs a été rattachée essentiellement au fait que les douleurs ont été d’installation immédiate ou dans les jours qui ont suivi la pose. Le tableau clinique a été le plus souvent mal systématisé avec des douleurs myofasciales pelviennes plus ou moins associées à des atteintes neurologiques (nerf obturateur ou nerf pudendal) directes ou indirectes. Les infiltrations locales de produits anesthésiques le long de la bandelette ont eu un objectif diagnostique pour confirmer l’étiologie des douleurs. Elles ont également eu un but thérapeutique mais dont l’efficacité temporaire. Une ablation chirurgicale de la bandelette a été réalisée avec des résultats satisfaisants à moyen terme dans environ deux cas sur trois.

Conclusion

La fréquence des douleurs pelvipérinéales chroniques après pose de bandelette sous-urétrale semble sous-estimée. La prise en charge diagnostique a reposé sur un examen clinique complet et une infiltration le long de la bandelette et éventuellement des nerfs atteints. L’ablation chirurgicale de la bandelette a permis d’obtenir les meilleurs résultats antalgiques à moyen terme.

Introduction

The surgical treatment of stress urinary incontinence is essentially based on TVT or TOT suburethral tape placement. The purpose of this article is to review the literature on the diagnostic and therapeutic approach to chronic pelvic and perineal pain following suburethral tape placement for urinary incontinence.

Material and methods

A comprehensive review of the literature was performed by searching Pubmed for articles on pelvic and perineal pain following suburethral tape placement.

Results

The role of suburethral tape in the pathogenesis of pain is essentially based on the fact that pain occurs immediately or over the days following tape placement. The clinical features are usually fairly nonspecific, with pelvic myofascial pain, possibly associated with direct or indirect nerve lesions (obturator nerve or pudendal nerve). Local infiltration of anaesthetic along the tape is performed for diagnostic purposes to confirm the aetiology of the pain and can also have a temporary therapeutic efficacy. Surgical removal of the tape was performed with satisfactory intermediate-term results in about two out of three cases.

Conclusion

The frequency of chronic pelvic and perineal pain following suburethral tape placement appears to be underestimated. The diagnostic approach is based on complete clinical examination and infiltration along the tape and any nerves involved. Surgical removal of the tape provides the best intermediate-term analgesic results.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Postopératoire / Chirurgie / Incontinence
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Postoperative / surgery / Incontinence
Prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires d'origines nerveuses somatiques pariétales
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1158-1165

Introduction

Toute chirurgie nécessite une incision avec un risque de léser les nerfs pariétaux sur le trajet de la cicatrice ou dans une fibrose cicatricielle. Le but de cet article a été de décrire la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires d’origines nerveuses somatiques pariétales.

Patients et méthodes

Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PUBMED sur la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires d’origines nerveuses somatiques pariétales.

Résultats

Les atteintes postopératoires des nerfs somatiques pariétaux (ilio-inguinal, ilio-hypogastrique, génitofémoral, pudendal, obturateur, fémoral) ont été fréquentes après chirurgie pelvienne. L’examen clinique des cicatrices (zone gâchette) et l’analyse précise de la topographie et du type de douleur ont été les éléments prépondérants pour le démembrement de la douleur. Les infiltrations locales d’anesthésiques, sur le point gâchette ou le long du trajet nerveux ont eu une valeur diagnostique. Les infiltrations de corticoïdes ont permis d’améliorer plus ou moins durablement la symptomatologie de même que les traitements mini-invasif comme la radiofréquence pulsée. Une libération nerveuse chirurgicale associée à une exérèse de la fibrose et du matériel prothétique a donné des bons résultats sur le long terme. L’abord chirurgical a été fonction de chaque nerf et du niveau de la lésion.

Conclusion

La prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoire d’origines nerveuses somatiques pariétales repose sur une infiltration locale d’anesthésique et de corticoïdes. La chirurgie de libération nerveuse avec exérèse de la fibrose a donné les meilleurs résultats à distance.

Introduction

All surgical procedures require an incision with a risk of nerve damage at the site of the scar or as a result of fibrotic scar tissue. The purpose of this article is to describe the management of chronic postoperative pelvic and perineal pain due to parietal somatic nerve damage.

Patients and methods

A comprehensive review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on the management of chronic postoperative pelvic and perineal pain due to parietal somatic nerve damage.

Results

Postoperative lesions of parietal somatic nerves (ilioinguinal, iliohypogastric, genitofemoral, pudendal, obturator, femoral) are frequent after pelvic surgery. Clinical examination of the scars (trigger zone) and detailed analysis of the topography and type of pain are essential elements in the analysis of this pain. Infiltration of local anaesthetic at the trigger point or along the nerve has a diagnostic value. Corticosteroid infiltrations and minimally invasive treatments such as pulsed radiofrequency have provided more or less lasting improvement of the symptoms. Surgical nerve release together with resection of fibrosis and removal of prosthetic material provides good long-term results. The surgical approach depends on the nerve concerned and the level of the lesion.

Conclusion

The management of chronic postoperative pelvic and perineal pain due to parietal somatic nerve damage is based on local infiltration of anaesthetics and corticosteroids. Nerve release surgery with resection of fibrosis provides the best long-term results.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Postopératoire / Chirurgie / Paroi
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Postoperative / surgery / Wall
Psychothérapie dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques : quel abord ?
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1111-1115

Objectif

Comment proposer une psychothérapie à un patient souffrant de douleurs pelvipérinéales ?

Patients et méthodes

Exposé concernant les traits psychocomportementaux du patient porteur d’une douleur pelvipérinéale chronique, les raisons poussant à proposer une psychothérapie et les raisons du choix du type de psychothérapie.

Résultats

Il n’y a que très peu d’études ayant vraiment analysé l’impact des psychothérapies dans le cadre du traitement des douleurs pelvipérinéales chroniques, ces études méritent d’être développées.

Conclusions

Conseils concernant la façon d’adresser un patient au psychothérapeute et plaidoyer pour une transdisciplinarité.

Objective

How to propose psychotherapy in a patient with chronic pelvic and perineal pain?

Patients and methods

Description of the psychological and behavioural profile of patients with chronic pelvic and perineal pain, the indications for proposing psychotherapy and the reasons for choosing a particular type of psychotherapy.

Results

Very few studies have analysed the impact of psychotherapy in the treatment of chronic pelvic and perineal pain and more extensive studies should be conducted.

Conclusions

Advice concerning the modalities of referring a patient to a psychotherapist, based on a multidisciplinary approach.

Mots clés:
Douleur pelvienne / Douleur périnéale / Psychologie / Psychothérapie / Hypnose
Mots-clés:
Pelvic pain / Perineal pain / Psychology / Psychotherapy / Hypnosis
Retentissement sur la sexualité et la fertilité des douleurs pelvipérinéales chroniques
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 917-921

But

Résumer l’état des connaissances sur la prévalence, les caractéristiques et les hypothèses étiopathogéniques des troubles de la sexualité et de la fertilité observés chez les patients souffrant de douleurs pelvipérinéales chroniques.

Matériel et méthodes

Revue des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.

Résultats

Chez l’homme, les dysfonctions sexuelles les plus fréquentes sont la dysfonction érectile et les perturbations de l’éjaculation (éjaculation prématurée, éjaculation douloureuse). Les douleurs épididymotesticulaires chroniques ont un impact négatif sur la qualité de l’acte sexuel et la satisfaction des deux partenaires. L’association entre troubles urinaires du bas appareil – fréquents en cas de syndrome douloureux pelvien chronique – et dysfonctions sexuelles est démontrée. Des modifications des paramètres spermatiques sont observées en cas de syndrome douloureux pelvien chronique mais leur impact réel sur la fertilité masculine n’est pas établi. Chez la femme, les dysfonctions sexuelles sont beaucoup moins étudiées. Les conséquences des douleurs pelvipérinéales chroniques sur la sexualité des patientes ne peuvent cependant pas être ignorées car elle peuvent affecter tous les composants du cycle sexuel. Il n’existe pas de données publiées sur la relation entre infertilité et les douleur pelvipérinéales chroniques chez la femme.

Conclusion

Compte tenu de la fréquence des dysfonctions sexuelles et de leur retentissement sur la qualité de vie, l’évaluation des fonctions sexuelles doit faire partie du bilan de tout patient consultant pour douleurs pelvipérinéales chroniques.

Objective

To summarize current knowledge on prevalence, characteristics and ethiopathogenical hypothesis concerning sexuality and fertility dysfunctions in patients with chronic pelvic pain.

Material and methods

Review of articles published on this subject in the Medline (PubMed) database, selected according to their scientific relevance.

Results

In the male subject, most frequent sexual dysfunctions are erectile dysfunction and ejaculation disturbance (premature ejaculation, painful ejaculation). Chronic epididymal and testicular pain has a negative impact on the quality of sexual intercourse and satisfaction of both partners. Association between lower urinary tract symptoms – frequent in the event of chronic pelvic pain syndrome – and sexual dysfunction has been proved. Change in spermatic parameters exists in the event of chronic pelvic pain syndrome, but their impact on male fertility has not yet been established. In the female subject, sexual dysfunction is less studied. However, effect of chronic pelvic and perineal pain on female patient sexuality cannot be ignored, as they can affect all components of the sexual cycle. There is no data published on the link between infertility and chronic pelvic and perineal pain in the female subject.

Conclusions

Allowing to the frequency of sexual dysfunction and its impact on quality of life, sexual function assessment must be a part of every consultation for chronic pelvic and perineal pain

Mots clés:
Douleur pelvipérinéale chronique / Dysfonction sexuelle / infertilité
Mots-clés:
Chronic pelvic pain / Sexual dysfunction / Infertility
Syndrome de l'intestin irritable, syndrome du releveur, proctalgie fugace et douleurs pelvipérinéales chroniques
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 995-1002


Objectifs

Définir les douleurs fonctionnelles digestives: syndrome de l’intestin irritable (SII), syndrome du releveur, proctalgies fugaces, leurs physiopathologies, les traitements envisageables.


Matériels méthodes

Revue des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et des conférences de consensus, sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.


Résultats

Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est d’une grande fréquence. Les patients présentent une douleur et/ou un inconfort abdominal, un ballonnement, un dérèglement des habitudes intestinales (diarrhées, constipation ou les deux). Il n’y a pas d’anomalies structurelles ou biochimiques. Sa physiopathologie est complexe, multifactorielle et fait intervenir des interactions biologiques et psychosociales qui amènent une dysrégulation de l’axe système digestif-cerveau (brain-gut axis ) associée à une perturbation de la motilité intestinale, à une hyperalgésie, à une perturbation de la fonction immunitaire et de la microflore bactérienne intestinale de même qu’à une dysfonction autonomique et hormonale. Les traitements sont multiples allant du régime alimentaire, à la pharmacologie et à la psychothérapie.


Discussion

Le SII accompagne très souvent la sémiologie de patients souffrant de diverses pathologies douloureuses pelvi-périnéales, vues en urologie notamment. Ce syndrome s’intègre aussi dans une vision uniciste et intégrée des dysfonctions pelvi-périnéales, et évite de dichotomiser le segment postérieur du périnée des segments médian et antérieur.


Objectives

To define functional gastrointestinal pain, irritable bowel syndrome (IBS), levator ani syndrome, proctalgia fugax, the pathophysiology of these syndromes and the treatments that can be proposed.


Material and methods

Review of articles published on the theme based on a Medline (PubMed) search and consensus conferences selected according to their scientific relevance.


Results

IBS is very common. Patients report abdominal pain and/or discomfort, bloating, and abnormal bowel habit (diarrhoea, constipation or both), in the absence of any structural or biochemical abnormalities. IBS has a complex, multifactorial pathophysiology, involving biological and psychosocial interactions resulting in dysregulation of the brain–gut axis associated with disorders of intestinal motility, hyperalgesia, immune disorders and disorders of the intestinal bacterial microflora and autonomic and hormonal dysfunction. Many treatments have been proposed, ranging from diet to pharmacology and psychotherapy.


Discussion

Patients with various types of chronic pelvic and perineal pain, especially those seen in urology departments, very often report associated IBS. This syndrome is also part of a global and integrated concept of pelviperineal dysfunction, avoiding a rigorous distinction between the posterior segment and the midline and anterior segments of the perineum.

Mots clés:
Syndrome de l’intestin irritable / Colopathie fonctionnelle / Syndrome de l’élévateur ani / Proctalgia fugax / Hypersensibilisation
Mots-clés:
Irritable bowel syndrome / Functional colon / Levator ani syndrome / Proctalgia fugax / Hypersensitization
Traitement de la composante musculosquelettique des douleurs pelvipérinéales chroniques
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1103-1110

Objectif

Donner des éléments d’informations quant à l’examen musculaire de patients porteurs de douleurs pelvipérinéales chroniques, savoir ce que l’on peut attendre des traitements spécifiques (physiothérapie et toxine botulique).

Matériel méthodes

Revue de la littérature notamment indexée Medline. Exposé des techniques de rééducation utilisable.

Résultats

La prise en charge des patients présentant des algies pelvipérinéales chroniques nécessite au préalable une analyse clinique visant à identifier des points gâchettes témoins de douleurs myofasciales, des tensions musculaires du plancher pelvien, des déséquilibres lombopelvifémoraux. La physiothérapie nécessite d’être utilisée précocement par des thérapeutes formés à ces techniques récentes. Les injections de toxine botulique ont fait la preuve de leur efficacité dans les syndromes du piriforme mais l’analyse de la littérature montre des résultats plus discutables dans les autres syndromes douloureux pelvipérinéaux chroniques.

Objective

To describe muscle examination in patients with chronic pelvic and perineal pain and to determine the results that can be expected from specific treatments (physiotherapy and botulinum toxin).

Material and methods

Review of the literature, especially the Medline indexed literature. Description of the physical rehabilitation techniques that can be used in this context.

Results

The management of patients with chronic pelvic and perineal pain requires preliminary clinical analysis designed to identify trigger points responsible for myofascial pain, pelvic floor muscle tension, and lumbar-pelvic-hip instability. Physiotherapy must be initiated early in the course of the disease by therapists trained in these recent techniques. Botulinum toxin injections have been shown to be effective in piriformis syndrome, but a review of the literature indicates more controversial results in the other chronic pelvic and perineal pain syndromes.

Mots clés:
Douleur pelvienne / Douleur périnéale / Hypertonie musculaire / Douleurs myofasciales / Physiothérapie
Mots-clés:
Pelvic pain / Perineal pain / Muscle hypertonia / Myofascial pain / Physiotherapy
Traitements médicamenteux dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1095-1102

Introduction

Les douleurs pelvipérinéales chroniques sont fréquentes avec des étiologies très variées. La stratégie thérapeutique est bien entendue en relation avec les étiologies reconnues qui constituent la première cible du traitement. Toutefois, avec le temps, se crée, souvent une autonomisation de la symptomatologie douloureuse qui va générer et se nourrir de conséquences fonctionnelles et sociales responsables d’une pathologie particulière la douleur chronique ou douleur maladie.

Objectifs

Situer la place des thérapeutiques médicamenteuses dans l’arsenal thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques.

Méthodes

Analyse de littérature consacrée aux thérapeutiques médicales.

Résultats

La place des médicaments dans cette stratégie est incontournable, mais mal connue et rarement complètement efficace. Les médicaments ne sont, ici, qu’une part du traitement et ne peuvent se concevoir que dans le cadre d’une stratégie prédéfinie. D’autres moyens sont disponibles et souvent indispensables : kinésithérapie, prise en charge globale, TENS (neurostimulation transcutanée), chirurgie, neuromodulation (stimulation périphérique, médullaire, corticale, perfusion intrathécale). À l’image des douleurs chroniques neuropathiques, les traitements médicamenteux à visée antalgique que l’on peut proposer font principalement appel au tramadol, aux antidépresseurs et aux antiépileptiques.

Conclusion

La pauvreté en études cliniques randomisées spécifiques, les résultats thérapeutiques médicamenteux parfois insuffisants, pourvoyeurs d’effets secondaires non nuls, le caractère très invalidant de cette pathologie, « l’obligation » fréquente de prescrire hors autorisation de mise sur le marché (AMM) rendent nécessaire une prise en charge transdisciplinaire effective.

Introduction

Chronic pelvic and perineal pain is a common compliant due to a wide range of causes. The treatment strategy obviously depends on the identified aetiologies, which constitute the main target of treatment. However, pain often becomes self-perpetuating with time, generating and feeding on the social and functional consequences, resulting in a specific disease: chronic pain or pathological pain.

Objectives

To define the place of drug treatment in the management of chronic pelvic and perineal pain.

Methods

Review of the literature devoted to drug treatments.

Results

Drugs have an inevitable place in the treatment strategy, but their role is poorly known and they are rarely completely effective. Drugs can only be part of the treatment of these syndromes and can only be prescribed in the context of a predefined strategy. Other treatment modalities are also available and often essential: physiotherapy, global management, TENS (transcutaneous electrical nerve stimulation), surgery, neuromodulation (peripheral, spinal cord, cortex stimulation, intrathecal infusion).As in chronic neuropathic pain, the analgesic drugs proposed in chronic pelvic and perineal pain mainly consist of tramadol, antidepressants and antiepileptics.

Conclusion

The limited number of specific randomized clinical trials, the sometimes insufficient efficacy of drug treatments, associated with significant adverse effects, the very disabling nature of this disease, and the frequent need for off-label prescription indicate the need for effective multidisciplinary management.

Mots clés:
Névralgie pudendale / Syndrome douloureux pelvien complexe / Antiépileptiques / Antidépresseurs / Tramadol
Mots-clés:
Pudendal neuralgia / Complex pelvic pain syndrome / Antiepileptics / Antidepressants / Tramadol
Traitements spécifiques de la prostatite chronique bactérienne et du syndrome douloureux pelvien chronique
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1066-1071

Objectif

Faire le point sur les traitements de la prostatite chronique (PC) bactérienne et du syndrome douloureux pelvien chronique (SDPC).

Matériel et méthodes

Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographique Medline (National library of medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots clés issus du Medical subject heading (MeSH) (antibacterial agents, pelvic pain, placebos, prostatitis, treatment ) soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur ET. La recherche a porté de 1990 à nos jours.

Résultats

Le traitement de la PC bactérienne repose sur l’antibiothérapie, en premier choix les fluoroquinolones, pendant quatre à six semaines mais celui de la PC/SDPC n’est ni codifié ni consensuel. À la lecture de la littérature, il n’est pas possible de dégager un ou des traitements reconnus et validés de la PC/SDPC, mais certaines conclusions peuvent être tirées : le placebo donne des résultats satisfaisants chez un nombre de patients non négligeable ; les antibiotiques ne sont pas recommandés ; les alphabloquants pourraient être efficaces chez les patients récemment diagnostiqués, n’ayant jamais reçu de traitement à la condition d’être prescrits pendant 12 semaines à six mois ; la chirurgie invasive de la prostate et du col cervical n’est pas recommandée.

Conclusion

Les avancées en matière de traitement de la PC/SDPC ne pourront venir que de nouveaux travaux de recherche fondamentale et clinique. Seuls des essais cliniques incluant un nombre important de patients, randomisés, contrôlés contre placebo, ayant utilisé le questionnaire NIH-Chronic Prostatitis Symptom Index (NIH-CPSI) comme outil d’évaluation, permettront des conclusions fiables. Le recours à des sous-groupes de patients sélectionnés selon les symptômes prédominants pourrait être contributif.

Objective

To review the treatment of chronic bacterial prostatitis and chronic pelvic pain syndrome (CPPS).

Material and methods

A review of the literature was performed by searching the Medline database (National Library of Medicine). Search terms were either Medical subject heading (MeSH) keywords (antibacterial agents, pelvic pain, placebos, prostatitis, treatment) or terms derived from the title or abstract. Search terms were used alone or in combinations by using the “AND” operator. The literature search was conducted from 1990 to the present time.

Results

The treatment of chronic bacterial prostatitis is based on the use of antibiotics, primarily fluoroquinolones, for 4 to 6weeks, but no consensus has been reached concerning the standard treatment of CP/CPPS. A review of the literature failed to identify any recognized and validated treatments for CP/CPPS, but several conclusions can be drawn: placebo gives satisfactory results in a considerable number of patients; antibiotics are not recommended; alpha-blocking agents may be effective in recently diagnosed, previously untreated patients, provided they are prescribed for 12 weeks to 6 months; invasive surgery of the prostate and bladder neck is not recommended.

Conclusion

Progress in the treatment of CP/CPPS will require more extensive basic and clinical research. Only randomized, placebo-controlled clinical trials including a large number of patients, and using the NIH-Chronic Prostatitis Symptom Index questionnaire (NIH-CPSI) as evaluation tool will be able to provide reliable conclusions. The use of patient subgroups selected according to the predominant symptoms could be contributive.

Mots clés:
Antibiotiques / Douleur pelvienne / Placebo / Prostatite / Traitement
Mots-clés:
Anti-bacterial agents / Pelvic pain / Placebos / Prostatitis / treatment
Traitements spécifiques des douleurs épididymotesticulaires chroniques
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1060-1065

But

Lister les options thérapeutiques envisageables concernant les douleurs épididymotesticulaires chroniques, notamment les procédures chirurgicales et analyser leur efficacité au vu des données publiées.

Matériel et méthode

Revue des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.

Résultats

Le traitement initial d’une douleur épididymotesticulaire chronique doit toujours être conservateur. Le taux moyen de succès des différentes approches thérapeutiques conservatrices varie de 27 à 90 %. Une intervention chirurgicale sur le contenu scrotal peut être envisagée uniquement si : (1) les douleurs peuvent être rattachées à des causes locales intra scrotales, (2) il y a échec des traitements médicaux et conservateurs, (3) réalisation d’un bloc anesthésique du cordon qui doit s’avérer positif, (4) les patients doivent être informés du risque d’échec. Les interventions chirurgicales conservatrices (épididymectomie, vasovasostomie) ont un taux de succès de 50 à 70 %. La dénervation microchirurgicale du cordon donne de meilleurs résultats tout en assurant la préservation de l’intégrité épididymotesticulaire mais les échecs restent toujours possibles (15 %). L’orchidectomie est à éviter dans la mesure du possible.

Conclusion

Le niveau de preuve concernant les indications et l’efficacité des interventions chirurgicales est faible. Les patients souffrant de douleurs chroniques épididymotesticulaires irréductibles ou récidivantes justifient d’une prise en charge multidisciplinaire.

Objective

To resume available therapeutic options for intra scrotal chronic pain, including surgical procedures, and to analyze their efficiency through a review of published data.

Material and methods

Review of articles published on this topic in the Medline (PubMed) databse, selected according to their scientific relevance.

Results

Initial treatment of epididydimal and testicular pain should always be conservative. Mean success rates of the different therapeutic options varies from 27 % to 90 %. Surgery on the scrotal content should be considered only if: (1) Pain can be explained by a local intra scrotal cause; (2) Medical and conservative treatments have failed; (3) Nerve block has been tried and is efficient in relieving pain; (4) Patients are informed of the risk of failure. Conservative surgical procedure (epididymectomy, vasovasostomy) have a success rate of 50-70 %. Microsurgical spermatic cord denervation yields better results, while preserving testis and epididymis integrity. Failure is still possible (15 %). Orchidectomy should be avoided if possible.

Conclusions

Levels of evidence concerning indications and efficiency of these surgical procedures are low. Patients suffering from recurring or implacable chronic testicular and epididymal pain require a multidisciplinary care.

Mots clés:
Douleur testiculaire chronique / Douleur épididymaire chronique / traitement chirurgical / Épididymectomie / Vasovasostomie
Mots-clés:
Chronic testicular pain / Chronic Epididymal pain / Surgical treatment / Epididymectomy / Vaso-vasostomy
Traitements spécifiques du syndrome douloureux vésical
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1044-1053

Introduction

Le syndrome douloureux vésical est défini comme étant une douleur pelvienne chronique évoluant depuis plus de six mois, entraînant un inconfort perçu en relation avec la vessie et accompagné par des envies persistante et forte d’uriner ou une pollakiurie. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les traitements du syndrome douloureux vésical.

Matériel et méthodes

Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur les traitements spécifiques du syndrome douloureux vésical.

Résultats

De nombreux traitements ont été proposés pour la prise en charge du syndrome douloureux vésical à la fois des traitements locaux endovésicaux (glycosaminoglycane [pentosane-polysulfate], diméthyle-sulfoxyde [DMSO], héparine, bacille de Calmette et Guérin [BCG], anticholinergique [oxybutinine]…) ou des traitements oraux (glycosaminoglycane (pentosane-polysulfate), anti-histaminique, antidépresseur, immunosuppresseur…) ayant une action sur la physiopathologie de ce syndrome douloureux. L’efficacité de ces différents traitements a été modeste avec des essais sur des petits nombres de patients et pas toujours encadrées par des essais prospectifs randomisés. D’autres traitements de recours (neuromodulation, toxine botulique, chirurgie…) ont également été rapportés avec une efficacité limitée mais permettant de rattraper des échecs thérapeutiques.

Conclusion

La prise en charge thérapeutique du syndrome douloureux vésical est complexe. L’arsenal thérapeutique est large mais avec une efficacité modérée des différents traitements dont l’évaluation est disparate d’une étude à l’autre rendant les comparaisons et les analyses difficile.

Introduction

Painful bladder syndrome is defined as chronic pelvic pain present for more than 6 months, causing discomfort perceived as being related to the bladder and accompanied by a persistent and strong urge to urinate or urinary frequency. The purpose of this article is to review the treatment of painful bladder syndrome.

Material and methods

A comprehensive review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on specific treatments for painful bladder syndrome.

Results

Many treatments have been proposed for the management of painful bladder syndrome: local intravesical treatments (glucosaminoglycan [pentosan polysulfate], dimethylsulfoxide [DMSO], heparin, bacillus Calmette-Guérin [BCG], anticholinergic agents [oxybutynin, etc.] or oral treatments [glucosaminoglycan (pentosan polysulfate), antihistamines, antidepressants, immunosuppressives, etc.]) with an action on the pathophysiology of this syndrome. The efficacy of these various treatments has been limited, with trials based on small numbers of patients and not always conducted according to a randomized, prospective design. Other salvage treatments (neuromodulation, botulinum toxin, surgery, etc.) have also been reported with limited efficacy, but allowing salvage of treatment failures.

Conclusion

The therapeutic management of painful bladder syndrome is complex. The large number of proposed treatment modalities present a limited efficacy with discordant results from one study to another making comparisons and analyses difficult.

Mots clés:
Vessie douloureuse / cystite interstitielle / Douleur / Traitement
Mots-clés:
Painful bladder / Interstitial cystitis / Pain / treatment
Vulvodynies et douleur pelvipérinéales chroniques
2010
- Réf : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1019-1026

Objectif

Définir la vulvodynie et décrire les principaux axes de traitement.

Matériel et méthodes

Revue de la littérature concernant les vulvodynies.

Résultats

Elles sont définies par un inconfort vulvaire chronique, le plus souvent à type de brûlure, sans lésion visible pertinente et sans maladie neurologique cliniquement identifiable. Les vulvodynies provoquées sont l’apanage de la femme jeune et ont un retentissement psychologique et sexuel important. Les traitements font appels aux anesthésiants locaux, aux médicaments de la douleur neuropathique, à la kinésithérapie et aux psychothérapies. Les vestibulectomies doivent rester exceptionnelles.

Conclusion

De nombreuses inconnues persistent notamment concernant l’étiologie des vulvodynies. L’évaluation des symptomes et des traitements est imparfaite. Cependant les prises en charge symptomatiques peuvent conduire à des evolutions favorables dans le temps.

Objective

To define vulvodynia and to describe the main approaches to treatment.

Material and methods

Review of the literature concerning vulvodynia.

Results

Vulvodynia is defined as chronic vulvar discomfort, usually with a burning nature, with no relevant clinical lesions and no clinically identifiable neurological lesion. Localized provoked vulvodynia essentially affects young women and is responsible for major sexual and psychological repercussions. Treatment consists of local anaesthetics, drugs used to treat neuropathic pain, physiotherapy and psychotherapy. Vestibulectomy is only very rarely indicated.

Conclusion

Many unknowns persist especially concerning the aetiology of vulvodynia. Evaluation of symptoms and treatment have not been clearly defined. However, symptomatic management provide satisfactory long-term results.

Mots clés:
Vulvodynie / Douleur périnéale / Douleur pelvienne / Vulve / Vestibulectomie
Mots-clés:
Vulvodynia / Perineal pain / Pelvic pain / Vulva / Vestibulectomy