Base bibliographique

Résultats préliminaires d’une prothèse pénienne spécifiquement adaptée aux phalloplasties, la Zsi ® 475 ftm
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 659, suppl. 13


Objectifs

Les implants péniens habituellement utilisés pour la reconstruction pénienne sont développés pour une utilisation sur pénis natif. Une nouvelle prothèse spécifique pour l’implantation dans une phalloplastie a été développée pour répondre aux exigences et contraintes rencontrées dans cette indication. L’objectif était d’étudier la faisabilité et les complications chez les 20 premiers patients porteurs d’une phalloplastie ayant bénéficié de l’implantation d’une prothèse Zsi© (Zephyr Surgical Implants).


Méthodes

Les patient ont été inclus de juin 2016 à septembre 2017, dans un seul centre et suivi par un unique opérateur. Les données initiales été collectées dans le dossier medical informatisé puis un questionnaire de satisfaction était proposé aux patients. Ce questionnaire incluait l’international index of erectile function (iief), l’erectile dysfunction inventory of treatment satisfaction (edits), le self-esteem and relationship (sear) et des items spécifiques.


Résultats

Vingt patients ont été inclus, d’âge moyen 37,9 ans, pour 21 prothèses implantées. Tous les patients étaient suivis pour dysphorie de genre et les phalloplasties étaient de type antébrachiale (n =15, 75 %), suprapubienne (n =4, 20 %), et inguinale (n =1, 5 %). Dix-sept patients (85 %) avaient une urétroplastie fonctionnelle. Les complications survenues étaient 2 (10 %) infections traitées médicalement, 1 (5 %) infection traitée par explantation, 2 (10 %) dysfonctionnements mécaniques et 1 (5 %) malposition. Quatorze patients ont répondu au questionnaire (70 %). Douze patients (85,7 %) avaient des relations sexuelles régulières. L’iief moyen était de 20,2 sur 25 (ds 7,9), le sear moyen était de 84 sur 100 (ds 9,9) et l’edits moyen était de 82 sur 100 (ds 17,5).

Treize patients (92,8 %) étaient satisfaits ou très satisfaits de la prothèse (Fig. 1).


Conclusion

Notre étude montre que l’implantation de cette nouvelle prothèse est faisable, avec une sécurité satisfaisante bien qu’un plus long suivi soit nécessaire. La satisfaction des patients est élevée. Les résultats préliminaires de la Zsi® 475ftm sont encourageants. Des études sur le long terme sont nécessaires pour poursuivre l’analyse de ces résultats.

Mots clés:
P. / N. / D. / A. / J.
Retard de précontraction périnéale involontaire dans l’incontinence urinaire d’effort postprostatectomie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 636, suppl. 13


Objectifs

La prostatectomie radicale est une technique chirurgicale pourvoyeuse d’incontinence urinaire d’effort. Cela pose problème en termes de qualité de vie. Si sa prise en charge actuelle est bien codifiée, les mécanismes exacts de cette incontinence restent flous. Nous avons comparé, chez des patients (continents ou incontinents) ayant eu une prostatectomie radicale, l’impact de celle-ci sur la précontraction périnéale involontaire.


Méthodes

Étude prospective, multicentrique. Un consentement écrit a été obtenu auprès de tous les patients. Un enregistrement électromyographique simultané de l’activité des muscles intercostaux (EMG MIC) et du sphincter anal externe (EMG SAE) était réalisé pendant un effort de toux à l’aide d’électrodes de surface. L’effort de toux était utilisé pour provoquer une contraction involontaire du sphincter anal externe. L’incontinence urinaire d’effort était quantifiée grâce à un pad test des 24h. Pour notre analyse principale, nous avons mesuré le temps de précontraction (rt3), défini comme le temps entre le début de l’activité EMG SAE et l’activité EMG MIC.


Résultats

Nous avons analysé 22 patients, 12 continents et 10 présentant une incontinence urinaire d’effort. L’âge moyen était de 66 ans. Les deux groupes étaient comparables, excepté en termes de suivi (Tableau 1). Le retard médian de précontraction était augmenté de −1,7ms (−47,9 ; +34,2) à 55,8ms (+47,5 ; +80) chez les patients incontinents (p =0,0033) (Tableau 2). Néanmoins, la durée et le maximum de contraction du sphincter anal externe n’étaient pas différents.


Conclusion

Nous avons observé une augmentation du retard de la précontraction du sphincter anal externe postprostatectomie chez les patients présentant une incontinence urinaire d’effort pure. Une altération de cette précontraction pourrait être une des causes de l’incontinence urinaire d’effort chez ces patients.

Mots clés:
F. / A. / C. / C. / F.
Risque d’invasion ganglionnaire après prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée : validation externe du nomogramme de Briganti
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 643, suppl. 13


Objectifs

Le nomogramme de Briganti est couramment utilisé pour prédire le risque d’invasion ganglionnaire chez les patients présentant un cancer de prostate et aide à la décision de réaliser un curage ganglionnaire pelvien étendu. L’objectif de notre étude était de valider le nomogramme de Briganti.


Méthodes

Entre 2011 et 2017, 408 patients consécutifs ont été traités par prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée par trois chirurgiens experts avec réalisation d’un curage ganglionnaire étendu pour des cancers de prostate localisés. Les données préopératoires et les paramètres des biopsies ont été collectés rétrospectivement. La probabilité d’invasion ganglionnaire a été calculée pour chaque patient selon le nomogramme de Briganti et comparée aux analyses anatomopathologiques définitives, selon différents seuils de probabilité d’invasion. Des régressions logistiques uni- et multivariées ont été réalisées pour vérifier si les données préopératoires étaient des facteurs prédictifs d’invasion ganglionnaire. Une courbe roc a été utilisée pour évaluer l’exactitude de prédiction de notre modèle.


Résultats

Le nombre médian de ganglions retirés était de 16 (3–51) et l’on retrouvait une invasion ganglionnaire chez 59 (14,5 %) patients. Le taux de psa médian, le score de Gleason primaire et secondaire et le pourcentage de biopsies positives étaient corrélés au risque d’invasion ganglionaire (p <0,05) que ce soit en analyse uni- ou multivariée. Avec un seuil de probabilité d’invasion inférieur à 5 %, 4 (1 %) patients avaient un envahissement ganglionnaire et 260 (64 %) en étaient exempt. La courbe roc confirmait l’exactitude du modèle avec une aire sous la courbe de 0,7547.


Conclusion

La validation externe du nomogramme de Briganti est démontrée avec une bonne précision pour cette cohorte belge.

Mots clés:
Q. / S. / R. / A. / T.
Ropan : observatoire national sur la néphrectomie partielle robotisée
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 727, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (npra) est devenue une option thérapeutique majeure des tumeurs rénales de moins de 7cm, en accord avec les recommandations actuelles. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques des patients traités par npra, les centres recruteurs, la population cible et les caractéristiques des tumeurs. Les objectifs secondaires étaient de décrire les techniques chirurgicales employées et leurs résultats cliniques.


Méthodes

On a réalisé une étude prospective multicentrique française dans le cadre du réseau uroccr (NCT03293563 – autorisation cnil dr 2013-206) pendant 1 an. Les données cliniques étaient renseignées dans la base de données prospective uroccr de façon exhaustive, incluant les données périopératoires, les données anatomopathologiques et biologiques, ainsi que le suivi clinique et biologique. Les données ont été analysées par l’unité statistique du département de pharmacologie de l’université de Bordeaux selon le plan préétabli, avec Sas®.


Résultats

Au total, 466 patients opérés par npra ont été inclus dans ropan entre mars 2015 et février 2016 dans 16 centres experts français. L’âge médian était de 61 ans. La taille tumorale moyenne était 3,4 (±1,7)cm. Les scores renal et Padua moyens étaient 7 et 8,3, avec 21,2 % de tumeurs de complexité élevée selon Padua. Il y a eu 6,8 % de complications opératoires, 4,2 % de conversions. Il y a eu 3,8 % de transfusions et 5,5 % de complications chirurgicales, dont 2 % Clavien>2, et 15 % de complications médicales. La durée moyenne d’hospitalisation a été de 4,2j (±2,9). Il y a eu une totalisation et 2 décès. Il y avait 3,9 % de marges chirurgicales positives. Il y a eu 5 récidives et 5 progressions métastatiques. La variation moyenne du dfg à 3 mois était de −4,9 (±25,8) %.


Conclusion

Les résultats de cette cohorte contemporaine prospective de npra reflètent l’activité des centres experts français, montrent la sécurité des procédures et la faible morbidité de la prise en charge conservatrice des tumeurs du rein mini-invasive avec assistance robotique.

Mots clés:
C. / J.C. / J.B. / N. / M.
Signification pronostique du rapport préopératoire neutrophiles-lymphocytes dans le carcinome rénal non métastatique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 711, suppl. 13


Objectifs

La signification pronostique du rapport neutrophiles-lymphocytes dans le carcinome rénal non métastatique est controversée, bien qu’il ait été établi comme facteur pronostique dans plusieurs cancers. L’objectif de notre étude était d’évaluer la signification pronostique du rapport neutrophiles-lymphocytes préopératoire chez les patients atteint d’un cancer rénal non métastatique.


Méthodes

Nous avons réalisé une analyse rétrospective monocentrique de tous les patients opérés d’un cancer rénal localisé entre janvier 2013 et décembre 2016. La survie sans récurrence et la survie spécifique ont été calculées. La signification pronostique du rapport neutrophiles-lymphocytes a été évaluée.


Résultats

Cent vingt patients ont été inclus. Les patients ayant un rapport neutrophiles-lymphocytes plus élevé avaient des tumeurs plus grandes (p =0,008), un stade t plus élevé (p =0,002), un état de performance du groupe ecog plus faible (p =0,001), des symptômes moins bons (p =0,006), une différenciation sarcomatoïde (p =0,004) et nécrose tumorale (p =0,027). Les taux de survie sans récurrence et de la survie spécifique à 5 ans étaient significativement plus bas chez les patients avec rapport neutrophiles-lymphocytes élevé que chez ceux avec un rapport faible (chaque p <0,002). L’analyse multivariée a identifié le rapport neutrophiles-lymphocytes comme un prédicteur indépendant de survie sans récurrence et de survie spécifique (chaque p <0,005).


Conclusion

Un rapport neutrophiles-lymphocytes plus élevé a été associé à un comportement clinique moins bon du cancer rénal non métastatique. En outre, le rapport neutrophiles-lymphocytes était un facteur pronostique significatif à la fois pour la survie sans récurrence et survie spécifique.

Mots clés:
K. / A. / M. / M. / S.
Simulateur prostatique de la Kansai Medical University : application à l’apprentissage de l’énucléation endoscopique et la vaporisation au laser Greenlight
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746, suppl. 13


Objectifs

L’énucléation endoscopique et la photovaporisation prostatique au laser greenlight font parti des techniques de référence de la chirurgie de l’obstruction prostatique. La courbe d’apprentissation de ces techniques peut être longue. L’acquisition des compétences pourrait être réduite grâce à l’utilisation de simulateurs. Nous présentons dans cette vidéo l’utilisation du simulateur prostatique de la Kansai Medical University appliquée à l’énucléation endoscopique et la photovaporisation au laser Greenlight.


Méthodes

Le modèle prostatique développé par la Kansai Medical University (Matsuda et al.) a été testé pour l’apprentissage de l’HoLEP (expérience rapportée en 2014 par Aydin et al.). Les simulateurs d’entraînement au laser Greenlight sont actuellement limités aux logiciels virtuels avec retour de force. Aucun simulateur « wet-lab » n’était disponible pour le laser Greenlight en raison de l’interaction exclusive de ce laser (532nm) avec l’hémoglobine présente dans le tissu prostatique. Nous avons testé le simulateur prostatique de la Kansai Medical University avec les 2 fibres laser Greenlight (180W et 120W).


Résultats

L’interaction entre le laser et la matrice du modèle prostatique utilisé ici semble proche de l’interaction du laser avec le tissu adénomateux in vivo. La consistance de la matrice semble également proche de celle du tissu prostatique natif et permet de reproduire la résistance rencontrée au cours de la dissection mécanique effectuée avec le resectoscope dans le plan de la capsule et donc de se familiariser avec la gestuelle de l’énucléation. Il ne reproduit toutefois pas le saignement.


Conclusion

Le simulateur prostatique de la Kansai Medical University semble applicable à l’apprentissage de l’énucléation endoscopique et la vaporisation au laser Greenlight. Des études sont nécessaires afin de confirmer l’intérêt de ce simulateur sur la réduction de la courbe d’apprentissage.

Mots clés:
V.
Suivi à long terme après prostatectomie et curage ganglionnaire étendu d’une cohorte de patient atteint d’un cancer de prostate localisé avec envahissement ganglionnaire : intérêt du curage ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 647, suppl. 13


Objectifs

Le curage ganglionnaire étendu (ce) est recommandé lorsqu’un traitement chirurgical est envisagé en cas de cancer de prostate (cap) localisé de risque intermédiaire, si la probabilité d’envahissement lymphatique est >5 %, et de risque élevé. Le rôle thérapeutique oncologique de ce traitement n’est pas démontré à ce jour. Nous avons suivi une cohorte de patients présentant une invasion ganglionnaire (pn+) et évaluer l’intérêt du curage.


Méthodes

Nous avons analysé les données de 373 patients présentant un cap de risque intermédiaire ou élevé opérés par prostatectomie radicale laparoscopique et ce par un seul opérateur expérimenté entre 2006 et 2016. Le c’était défini par l’exérèse de la totalité des chaînes ganglionnaires obturatrices, iliaques externes et internes. La récidive biologique (RB) lors du suivi était défini par 2 dosages consécutifs du PSA>0,2ng/mL. Nous avons comparé 2 groupes de patients PN+ : avec (RB+) et sans (RB−) récidive biologique. Nous avons utilisé les tests de student et de Wilcoxon pour les données quantitatives et les tests de Fisher ou Chi2 pour les données qualitatives.


Résultats

Parmi 373 patients, 73 étaient PN+. Un ce comptait 16 ganglions en moyenne. Le suivi médian était de 60 mois et 5 patients sont décédés du cap. Les traitements adjuvants, y compris l’hormonothérapie, étaient instaurés uniquement devant l’ascension du PSA. Un quart des patients n’ont pas récidivé au cours de l’étude (suivi médian : 54 mois). Parmi les 54 patients restant, 27 ont présenté un PSA positif en postopératoire immédiat. Tous les patients présentant plus de 3 ganglions envahis ont récidivé (p =0,008) et 12/19 patients RB− avaient un unique ganglion envahi (p =0,03). En comparant les groupes RB− (n =19) et RB+ à distance de la chirurgie (n =27) : l’envahissement capsulaire et périnerveux sur biopsie (p =0,0005 et 0,00003), un toucher rectal pathologique (p =0,02) et un curage<40g (p =0,03) étaient associés à la récidive.


Conclusion

Le rôle thérapeutique du ce est débattu, mais en l’absence de stadification ganglionnaire radiologique fiable, il reste le meilleur moyen d’évaluer l’envahissement ganglionnaire et présente un intérêt pronostique. L’identification de facteurs de risque de récidive tels que le nombre de ganglions envahis pourraient permettre d’orienter la prise en charge postopératoire (surveillance ou traitement adjuvant précoce).

Mots clés:
N. / J. / A. / B. / G.
Technique de néphrectomie partielle robotique par lomboscopie
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 749, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette vidéo est de décrire les différents temps opératoires de la néphrectomie partielle robotique par lomboscopie.


Méthodes

Patient ayant un antécédent de Bricker avec une tumeur rénale postérieure du rein droit.

Description pas à pas des points techniques opératoires lors de la chirurgie robotique Da Vinci avec utilisation de 3 bras.


Résultats

Les différents temps opératoires ont été décrit : abord de l’espace rétropéritonéal, mise en place des bras du robot pour la lomboscopie, dissection du hile rénal, réalisation de la néphrectomie partielle sous clampage vasculaire, fermeture rénale.


Conclusion

La technique de néphrectomie partielle lomboscopique robotique est reproductible est intéressante dans certains cas complexe.

Mots clés:
J.
Technique d’implantation d’un sphincter urinaire artificiel chez la femme par voie cœlioscopique robot-assistée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 744, suppl. 13


Objectifs

Décrire notre technique d’implantation d’un sphincter urinaire artificiel chez la femme par voie cœlioscopique robot-assistée.


Méthodes

La procédure a été réalisée en utilisant un robot da Vinci quatre bras placé dans une position latérale gauche permettant ainsi un accès au vagin si nécessaire. Un trocart optique de 12mm a été placé à l’ombilic ainsi que trois trocarts de 8mm et un trocart d’Airseal de 12mm. Une sonde vésicale CH16 est mise en place dans le champ opératoire.


Résultats

La dissection du col vésical a été initiée par la paroi vaginale antérieure pour exposer la face postérieure du col vésical. Ainsi, le tour du col a été effectué sous contrôle de la vue sans ouverture vésicale. Le mesureur a été introduit via le trocart de l’assistant puis placé autour de l’urètre pour la mesure. La manchette a été ensuite introduite, suturée au mesureur, puis placée autour du col vésical. L’intégrité de la vessie et du vagin a été vérifiée. Le ballon a ensuite été positionné dans l’espace pré-vésical après pressurisation de la manchette. La mise en place de la pompe et le reste des connexions a été effectuée de manière habituelle en extracorporel.


Conclusion

Notre technique d’implantation de sphincter urinaire artificiel robot-assistée chez la femme permet de répondre à la problématique du tour du col vésical qui s’effectue sous contrôle strict de la vue et permet ainsi de prévenir autant que possible les plaies vésicales et vaginales peropératoires qui pourraient compromettre la pose de l’implant.

Mots clés:
V. / C. / E.
Tolérance et efficacité de la thermo-chimiothérapie par Hivec ® chez les patients réfractaires au BCG : résultats à 18 mois de l’initiation du protocole
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 722, suppl. 13


Objectifs

La thermo-chimiothérapie par Hivec® est encore peu évaluée. Son intérêt potentiel chez les patients réfractaires au BCG pourrait permettre de proposer une stratégie de conservation vésicale en alternative à la cystectomie. L’objectif de notre étude était d’évaluer la tolérance et l’efficacité en termes de récidive et de progression chez les 20 premiers patients pris en charge pour une TVNIM réfractaire au BCG.


Méthodes

Depuis janvier 2017, 20 patients pris en charge pour une TVNIM réfractaire au BCG ont été inclus dans notre étude. Tous ces patients avaient une indication théorique de cystectomie, mais jugés inopérables ou refusant l’intervention. Une note d’information a été remise et un consentement éclairé a été signé par chaque patient à l’inclusion. Le traitement a consisté en 6 instillations hebdomadaires de Mitomycine® chauffée à 43°C (±1°C), suivi d’une surveillance cystoscopique trimestrielle. La tolérance du traitement a été évaluée prospectivement à chaque instillation à l’aide d’un questionnaire (effets secondaires et IPSS). Les données d’efficacité préliminaires ont été analysées (taux de récidive et de progression).


Résultats

Parmi les 20 patients inclus, 18 ont pu compléter le traitement de 6 instillations (2 arrêts prématurés pour mauvaise tolérance). Aucun patient n’a présenté d’effets secondaires sévères. Les effets secondaires mineurs rapportés par les patients étaient : impériosités mictionnelles (90 %), brûlures mictionnelles (75 %), hématurie macroscopique (17 %), réactions cutanées au niveau des OGE (10 %). Il n’y avait pas de différence significative en termes d’IPSS pré- et post-instillations (IPSS moyen : 11,0 versus 15,1, p =0,29). Après un suivi moyen de 11,8 mois, le taux de récidive était de 40 % avec un délai médian de 5,5 mois. Aucun patient n’a présenté de progression vers l’infiltration musculaire. Deux (10 %) patients ont finalement été opérés d’une cystectomie.


Conclusion

La thermo-chimiothérapie par Hivec® est d’administration simple et bien tolérée. Dans cette sous-population de patients réfractaires au BCG, l’efficacité reste modeste avec 40 % de récidive à 1 an, la majorité des récidives survenant dans les 6 premiers mois. Ces données préliminaires méritent d’être confirmées par des études prospectives multicentriques.

Mots clés:
G. / J. / N. / S. / S.
Traitement chirurgical des hypospadias : analyse des facteurs influençant la survenue de fistules, a propos de 306 cas
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 656, suppl. 13


Objectifs

L’hypospadias est défini par l’abouchement ectopique du méat urétral à la face ventrale de la verge, il est l’une des plus fréquentes anomalies génitales. De multiples techniques de corrections ont été décrites, mais aucune n’a montré sa supériorité par rapport à l’autre.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 306 patients hypospades opérés entre 1995 et 2014. Les patients sont revus 2 semaines après, puis à 3 mois pour évaluer le résultat esthétique définitif et rechercher une complication tardive.


Résultats

Le taux de fistule global de 21,5 %. Le pourcentage des patients ayant présenté des fistules était de 29,3 % pour la technique d’onlay, 28,3 % pour la technique de Duplay, 15,6 % pour la technique de Mathieu et 11,7 % pour l’avancement urétral, mais cette différence reste statistiquement non significative (p >0,05). La moyenne d’âge des patients opérés qui n’ont pas eu de fistules était 6 ans, alors que la moyenne d’âge des patients qui ont eu une fistule était 7 ans (p <0,05). Le risque de fistule était plus important chez les patients ayant des antécédents de cure d’hypospadias (p <0,05). Le risque de fistule était plus important chez les patients ayant un hypospadias postérieur (53,1 %) contre 13,3 % pour les hypospadias antérieurs et 22,3 % pour les hypospadias moyens (p <0,05).


Conclusion

Les facteurs influençant la survenue de fistule urétrale postopératoire sont l’âge avancé lors de l’intervention, les antécédents d’anciennes cures, la sévérité du type anatomique (plus l’hypospadias est proximal, plus le risque de fistule est important). L’utilisation de ses différentes techniques chirurgicales ne présente pas en lui même un facteur de risque de survenue de fistules.

Mots clés:
K. Ben / K. / G. / M. / F.
Traitement chirurgical du traumatisme des organes génitaux externes masculins (à propos de 321 cas)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 692, suppl. 13


Objectifs

Analyser les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives des traumatismes des organes génitaux externes masculins (OGEM). Évaluer les indications du traitement conservateur et chirurgical.


Méthodes

Une étude rétrospective portant sur une série de 231 malades victimes de cette affection sur une période de 16 ans allant de janvier 2002 au janvier 2018, nous avons enregistré l’age, les circonstances du traumatisme, les données cliniques et échographiques ainsi que le traitement adopté et l’évolution.


Résultats

Quatre formes cliniques étaient identifiés : la fracture des corps caverneux (FCC) avec 155 patients (67 %), le traumatisme scrotal avec 55 patients (28 %), 7 automutilations génitales et 4 patients étaient victimes de morsure d’animal. Âge moyen des patients était 25 ans. Le traitement des fcc était chirurgical dans 98 % des cas par une incision éléctive et l’évolution était favorable. Sept (13 %) traumatismes scrotales étaient gérés de façon conservatrice et 48 (87 %) étaient opérés, dont 18 (37,5 %) avaient nécessité une orchidectomie totale, l’évolution était marqué par une atrophie testiculaire chez 16 patients (29 %). Parmi les 7 automutilations, une réimplantation de la verge était réalisée avec une évolution marquée par un rétrécissement de l’uréthre. Une périneostomie définitive était nécessaire chez un patient victime de morsure d’animal avec arrachement total de la verge.


Conclusion

Le traumatisme des organes génitaux externes masculins est une urgence qui pose un triple problème urinaire sexuel et d’infertilité. Le traitement est majoritairement chirurgical en dehors de quelques cas de traumatisme minime.

Mots clés:
A. / M. / A. / H. / S.
Traitement conservateur des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure par urétéroscopie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 682, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’efficacité et la faisabilité d’un traitement endoscopique exclusif pour les tumeurs des voies excrétrices urinaires supérieures.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique réalisée entre février 2001 et mai 2016. Cent cinq patients avec TVEUS traitées par URSS-laser ont été inclus. Tous avaient une TVEUS documentée histologiquement (cytologie urinaire mictionnelle et biopsie endoscopique). Aucun patient n’avait à l’imagerie initiale de localisation secondaire ni d’argument pour classer les tumeurs t2. Quarante-trois URSS (41 %) étaient des indications de nécessité. Trente-trois (31,4 %) étaient des indications électives. Vingt-neuf (27,6 %) ne correspondaient à aucune des deux indications (16 pour une taille tumorale trop importante, 13 pour multifocalité).


Résultats

Au terme du suivi (moyen : 52,41±34,86 mois), 71 patients (67 %) ont récidivé au niveau du haut appareil. Trente patients (28,5 %) ont eu une nut secondairement. Quinze patients (14 %) ont une tumeur vésicale dans les suites. La multifocalité et la taille des TVEUS initiales étaient des facteurs de risque statistiquement significatifs de récidive dans le haut appareil (p =0,025 et p =0,01) et de NUT secondaire (p =0,03 et p =0,0013). La morbidité était de 10,47 %, aucun décès per procédure n’a été répertorié. La durée moyenne d’hospitalisation était de 3,8±3,7jours. La survie spécifique était de 93,3 % et la survie globale de 90,5 %. Soixante-huit patients (64,7 %) étaient vivants avec rein conservé à la fin du suivi.


Conclusion

Cette étude a conforté la faisabilité d’un traitement endoscopique exclusif pour les TVEUS. Le point clé est la gestion des indications avec une évaluation de la TVEUS initiale radiologique et endoscopique primordiale.

Mots clés:
E.
Traitement des calculs du greffon rénal par urétéroscopie souple ex-vivo sur machine de perfusion
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 757, suppl. 13


Objectifs

La découverte de calculs dans un rein chez un patient en état de mort encéphalique est rare. Elle ne contre-indique pas le prélèvement, ni la greffe. La stratégie à adopter pour le traitement de ces calculs n’est pas codifiée. Faut-il les traiter avant ou après la transplantation ? Quelques équipes ont proposé un traitement par urétéroscopie semi-rigide ou souple ex-vivo, avant transplantation.


Méthodes

Nous rapportons, dans cette vidéo, deux cas de traitement de calculs du greffon par urétéroscopie souple réalisée sur machine de perfusion. À notre connaissance, cette technique réalisée sur machine de perfusion n’a jamais été décrite. De façon rétrospective, nous présentons les résultats de deux patients ayant reçu chacun un greffon issu de deux donneurs dits à « critères élargis » avec dans les deux cas des calculs découverts sur l’imagerie avant prélèvement. Une urétéroscopie souple ex-vivo a été réalisée sur les greffons maintenus sur machine de perfusion Lifeport*.


Résultats

Dans le premier rein, nous avons traité par fragmentation laser puis extraction panier un calcul de 4mm caliciel supérieur.

Le second rein présentait un calcul de 7mm sur le scanner, qui s’avéra être un amas de micro-lithiases. Les fragments les plus volumineux ont été récupérés avec une sonde panier, le reste a été fragmenté en poussière à l’aide d’une fibre laser.

Les durées d’ischémie froide étaient de 31h30 et de 10h49.

Avec un recul de 28 mois pour le premier patient, il n’y a pas eu de récidive lithiasique, ni de complication urologique. Le second patient a développé un lymphome de type B, nécessitant une transplantectomie à 8 mois.

Les nadirs de la créatininémie ont été respectivement de 90μmol/L et de 154μmol/L.


Conclusion

Lorsqu’elle est possible et qu’elle ne prolonge pas la durée d’ischémie froide, l’urétéroscopie souple ex vivo sur des reins perfusés sur machine semble être une bonne alternative pour traiter les calculs du greffon.

Mots clés:
S. / T. / T. / B. / J.
Transplantations rénale à partir de DDACM3, presque aussi bien que le donneur vivant !
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 629, suppl. 13


Objectifs

La transplantation rénale issue de donneurs décédés après arrêt circulatoire de type 3 de Maastricht (DDACM3) a débuté en France en 2014. L’utilisation systématique de la circulation régionale normothermique (CRN) est une particularité française qui offre des résultats préliminaires supérieurs à ceux des autres pays européens.

L’objectif de cette étude est de comparer les résultat des transplantations DDACM3 à celle issues de donneurs vivants (DV).


Méthodes

Cette étude monocentrique inclue les transplantations ddacm3 avec CRN de juin 2015 à mai 2018. Les données ont été extraites de la base divat avec un appariement 1/2 sur l’âge, le sexe, les causes d’insuffisances rénales, les facteurs de risques cardiovasculaires et l’indice de masse corporelle.

Le critère d’évaluation principal a été la reprise retardée de fonction greffon (nécessitant une dialyse la première semaine après la transplantation avec exclusion des greffes préemptives).

Les critères secondaires ont été la non-fonction primaire, la durée du séjour à l’hôpital, la créatinémie à m1, m3, m6, m12, m18 et m24 et la survie du greffon à 2 ans.


Résultats

Quarante-neuf patients transplantés rénaux type ddacm3 ont été inclus et appariés à 98 transplantés DV.

Le groupe ddacm3 a présenté un taux de reprise retardée de fonction et des durées d’hospitalisation significativement (p <0,05) supérieurs au groupe DV, respectivement 17 % vs 6 % et 9,5jours vs 7,1.

Le taux de non-fonction primaire, les taux de créatinémie à m1, m3, m6, m12, m18 et la survie du greffon à 2 ans n’ont pas été significativement différents.


Conclusion

La transplantation ddacm3 avec CRN selon le protocole français offre d’excellents résultats fonctionnels identiques aux transplantations DV malgré un taux de reprise retardée de fonction supérieure.

Mots clés:
T. / G. / P. / L. / M.
Traumatisme rénal de bas grade et durée de séjour : vers une prise en charge ambulatoire ? Résultats de l’étude multicentrique traumAFUf avec analyse par score de propension
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 690, suppl. 13


Objectifs

Le traumatisme rénal est le traumatisme urogénital le plus fréquent. Les recommandations actuelles préconisent une hospitalisation, y compris pour les traumatismes de bas grade (grades AAST 1 à 3). Le but de cette étude rétrospective multicentrique (17 CHU français) était d’évaluer si la prise en charge en ambulatoire des traumatismes de bas grade était non inférieure à un séjour hospitaliser de plusieurs jours.


Méthodes

Inclusion de tous les patients avec traumatisme rénal entre 2005 et 2015 ; exclusion : traumatismes d’étiologie iatrogène ou inconnue, de haut grade (AAST 4, 5), prise en charge initiale non conservatrice, taux d’hb48heures, « hospitalisation ». Critère de jugement principal, composite, « intervention » : procédure radio-interventionnelle ou chirurgicale dans le mois suivant le traumatisme. Hypothèse testée de non-infériorité, marge fixée a priori à 4 % (absolu), anticipant 5 % d’intervention dans le groupe « hospitalisation » (référence). Utilisation d’un modèle de régression binomial pondéré par un score de propension stabilisé (SIPTW) pour estimer l’association (IC à 95 %) entre les groupes et le critère de jugement.


Résultats

Parmi les 1764 patients avec un traumatisme rénal, 311 ont été inclus dans l’analyse (44 dans le groupe « sortie précoce » et 267 dans le groupe « hospitalisation »). On dénombre 1 événement (3,6 %) dans le groupe « sortie précoce » et 10 dans le groupe « hospitalisation » (5,2 %) (Tableau 1) ; 91 patients avec données manquantes. Respectivement, aucun et 1 décès se sont produits dans les groupes « sortie précoce » et « hospitalisation ». L’analyse multivariée pondérée par le score de propension a montré une différence de −2,8 % [−9,3 % à +3,7 %] entre les groupes (Figure 1 et Tableau 1).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, la prise en charge « ambulatoire » des traumatismes rénaux de bas grade n’était pas associée avec une augmentation du risque de complication comparée à une prise en charge hospitalière. Un essai contrôlé randomisé est néanmoins nécessaire pour confirmer ces résultats.

Mots clés:
L. / L. / J. / Q. / M.
Traumatisme rénal de haut grade : évaluation des facteurs pronostiques d’échec du traitement conservateur des mécanismes fermés versus ouverts
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 691, suppl. 13


Objectifs

La prise en charge des fractures rénales tend à être la plus conservatrice possible en accord avec les recommandations des sociétés savantes. L’objectif de cette étude est d’évaluer et comparer les facteurs de gravité des traumatismes rénaux de haut grade selon les différents mécanismes fermé et ouvert et leur impacte sur le traitement conservateur.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique analytique et comparative de deux groupes de patients pris en charge pour traumatisme rénal grave, grade III, IV et V selon la classification de l’American Association of the Surgery Trauma (AAST), fermé (groupe 1) et ouvert (groupe 2) sur 13 ans de janvier 2005 à décembre 2017, afin de mettre en exergue les facteurs d’échec du traitement conservateur. L’analyse statistique multivariée par régression logistique multiple est faite grâce au logiciel SPSS avec p >0,05 comme seuil de signification.


Résultats

Au total, 98 patients d’un âge moyen de 27 ans sont inclus dans l’étude avec un sex-ratio homme/femme de 6,8. Le traumatisme rénal était fermé dans 71,4 % et ouvert dans 28,6 %. L’instabilité hémodynamique était observée dans 57,14 % des traumatismes ouverts versus 18 % des traumatismes fermés. Soixante-dix pour cent des cas de lésions associées, essentiellement viscérales, étaient observés dans le groupe 1. Deux lésions diaphragmatiques étaient observées dans le groupe 2. Le grade 5 a été retrouvé chez 7,3 % des patients du groupe 1, plus fréquent dans le groupe 2 avec une prévalence de 10,7 %. L’aggravation des lésions à l’uroscanner de contrôle est observée dans 28,2 % groupe 1 versus 9 % groupe 2. Le traitement conservateur était préconisé dans 78,5 % pour le groupe 1 versus 75 % pour le groupe 2 (Tableau 1).


Conclusion

Les facteurs prédictifs d’échec du traitement conservateur diffèrent selon le mécanisme du traumatisme. L’hématurie macroscopique (p =0,003), l’hématome périrénale supérieure à 3,5cm (p =0,001), les grades 4 et 5 de l’AAST (0,0005–0,001), les lésions viscérales (p =0,002) en cas de traumatisme fermé. L’instabilité hémodynamique (p =0,0005), le grade 5 de l’aast (p =0,0005) et les lésions diaphragmatiques (p =0,002) en cas de traumatisme ouvert.

Mots clés:
N. / H. / K. / M. / Z.
Tumeur surrénalienne de l’enfant : intérêt de la laparoscopie robot-assistée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 747, suppl. 13


Objectifs

Les tumeurs surrénaliennes de l’enfant sont dominées par le neuroblastome (NB). En fonction de leur taille et des rapports, des facteurs de risque chirurgicaux (IDRF) ont été développés pour définir les patients non éligibles à une chirurgie première mais plutôt à une chimiothérapie néo-adjuvante. Nous présentons ici l’exérèse laparoscopique robot-assistée d’un neuroblastome mature de la surrénale droite chez un enfant présentant des IDRF.


Méthodes

Il s’agissait d’un enfant de 8 ans, pesant 22kg qui présentait une masse surrénalienne droite de 5cm compatible avec un neuroblastome mature. La biopsie radiologique était délicate ; il existait une indication formelle à la réalisation d’une biopsie chirurgicale. Après discussion multidisciplinaire, la tumeur étant potentiellement accessible à une exérèse complète, un traitement chirurgical premier est proposé par laparoscopie robot-assistée.

L’enfant est en décubitus latéral gauche. Le trocart caméra est ombilical, 2 trocarts opérateurs de 8mm, 2 trocarts de 5mm pour l’assistant, et pour récliner le foie.

L’exérèse est réalisée par un chirurgien pédiatre aidé d’un chirurgien urologue expert en robotique.


Résultats

La durée opératoire était de 140minutes, les saignements de 50mL. Les suites opératoires ont été simples et l’enfant a pu regagner son domicile dès le troisième jour postopératoire. L’examen anatomopathologique a retrouvé une masse de 5,5cm correspondant à un ganglioneurome d’exérèse complète (forme mature du neuroblastome, dont le caractère invasif est essentiellement par envahissement des organes de voisinages).

L’enfant n’aura pas de chimiothérapie complémentaire et sera surveillé radiologiquement pendant 5 ans.


Conclusion

Cet exemple montre l’intérêt de l’assistance robotique dans ces pathologies anatomiquement complexes. D’autre part, elle souligne l’intérêt d’une collaboration étroite entre urologues adultes, rompus aux chirurgies surrénaliennes et à la chirurgie robotique, et chirurgiens pédiatres. Cette dernière permet d’envisager des chirurgies complexes, y compris en oncologie pédiatrique, tout en minimisant les conséquences à moyen et long termes pour les enfants.

Mots clés:
C. / J.B. / V. / M. / N.
Une étude nationale des traitements conservateurs des tumeurs du greffon rénal : vers les thérapies ablatives
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 617, suppl. 13


Objectifs

Décrire les résultats des traitements ablatifs (ta) des carcinomes à cellules rénales (ccr) diagnostiqués sur des transplants rénaux fonctionnels comparés à ceux de la néphrectomie partielle (np).


Méthodes

Étude rétrospective de toutes les tumeurs des transplants rénaux de 32 centres de transplantation français entre janvier 1988 et décembre 2017.


Résultats

Parmi 116 ccr de novo, 62 ont eu un traitement conservateur, 48 np et 14 ta. Ces patients ont été comparés aux 54 patients traités par transplantectomie. L’âge médian des transplants au diagnostic était de 43,5 ans. Les tumeurs traitées par transplantectomie présentaient plus souvent des symptômes (douleur, fièvre, hématurie) (p =0,019). Après np, l’histologie a montré 27 (47,5 %) carcinomes papillaires, 19 (32,2 %) carcinomes à cellules claires. La taille médiane des tumeurs traitée par np était de 24mm sans différence par rapport au groupe ta. Neuf patients traités par np présentaient des complications postopératoires (21 %), dont 4 Clavien IIIb. Aucun patient traité par ta n’a eu de complications. La survie spécifique était de 100 % à 37 mois pour les 2 groupes.


Conclusion

La np s’est avérée efficace dans le traitement de petites tumeurs de reins transplantés avec de bons résultats fonctionnels et oncologiques à long terme, y compris en évitant le retour à la dialyse. Les traitements ablatifs semblent être une thérapie alternative prometteuse avec de bons résultats chez des patients sélectionnés.

Mots clés:
N. / S. / S. / F. / X.
Uretère rétrocave : décroisement urétéral laparoscopique sous assistance robotisée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 750, suppl. 13


Objectifs

Les malformations de l’appareil urinaire sont multiples. Souvent ces anomalies entraînent des obstructions chroniques de la voie urinaire et la formation de calculs. La duplication urétérale est l’anomalie la plus fréquente touchant 1 % de la population. Nous rapportons la prise en charge chirurgicale laparoscopique d’une anomalie de trajet avec un passage urétéral rétrocave (prévalence 0,07 %) associée à une importante dilatation pyélocalicielle et des calculs.


Méthodes

Patiente de 25 ans présentant des douleurs du flanc droit. Le bilan radiologique met en évidence un trajet urétéral rétrocave provoquant une importante dilatation pyélocalicielle d’amont associée à de multiples calculs de stase. L’indication à un traitement en 2 temps est posé, à savoir un décroisement urétéral laparoscopique sous assistance robotisée avec urétéroplastie, suivi d’une urétérorénoscopie souple afin d’extraire les calculs de stase.


Résultats

Disparition complète des douleurs avec une voie urinaire bien ouverte à 6 semaines postopératoire, visualisée lors de l’urétérorénoscopie.


Conclusion

Le trajet urétéral rétrocave est une malformation rare qui peut être prise en charge par abord laparoscopique. Dans ce cas, nous avons pu confirmer par urétérorénoscopie la bonne ouverture urétérale post urétéroplastie laparoscopique.

Mots clés:
M. / J.
Urétroplastie pour rupture complète de l’urètre postérieur : faut–il attendre 3 mois ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 693, suppl. 13


Objectifs

La rupture post-traumatique de l’urètre postérieur est une lésion grave qui peut compromettre le pronostic mictionnel et sexuel du patient souvent jeune. Les délais du traitement chirurgical restent controversés. Le but de ce travail est de comparer les résultats de l’urétroplastie faite précocement et celle réalisée au-delà de 3 mois.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective incluant tous les patients opérés entre 1997 et 2017 pour rupture post-traumatique complète de l’urètre postérieur. Ces patients ont été subdivisés en deux groupes : un premier regroupant ceux ayant été opérés avant le délai de 3 mois et un deuxième incluant ceux ayant été opérés au-delà de 3 mois. Nous avons étudié pour chaque groupe la qualité de la miction et les complications survenues, à savoir l’incontinence urinaire et la dysfonction érectile. Une miction satisfaisante est définie par un débit urinaire maximal supérieur à 15mL/s. Une dysfonction érectile est définie par un score iief-5 inférieure à 21.


Résultats

Cent deux patients ont été identifiés. L’âge moyen était de 30 ans (14 à 67 ans). Le recul moyen était de 65 mois (8–277 mois). Une miction satisfaisante a été rapportée chez 77 patients (75,5 %). Nous avons noté une incontinence urinaire dans 16 % des cas et une dysfonction érectile dans environ 34,31 % des cas. Le score iief-5 moyen était de 19 (9–22). En comparant les deux groupes, il n’existait pas de différence significative concernant les troubles mictionnels (or =0,65, p =0,84), la dysfonction érectile (or =1,46, p =0,81) et l’incontinence urinaire (or =1,79, p =1,09) (Tableau 1).


Conclusion

Dans notre étude, les résultats de l’urétroplastie sont comparables sur le plan mictionnel et sexuel et ceci indépendamment du délai de la reconstruction. Ceci suggérerait de réaliser un traitement chirurgical précoce afin de minimiser la morbidité d’un drainage sus-pubien prolongé.

Mots clés:
K. / A. / M. / S. / H.
Urétrorraphie terminoterminale : résultats fonctionnels et impact sur la sexualité à un an
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 621, suppl. 13


Objectifs

L’urétrorraphie constitue la technique de référence pour le sténoses courtes (<2cm) de l’urètre bulbaire et membraneux.

L’objectif a été d’analyser les résultats sur le plan fonctionnel, en particulier sur la sexualité périopératoire.


Méthodes

Nous avons sélectionné les patients opérés d’une urétrorraphie terminoterminale bulbomembraneuse d’avril 2004 à avril 2018 ont été revus de façon rétrospective et monocentrique. L’évaluation initiale comportait au moins une débitmétrie, une fibroscopie urétro-vésicale, une urétrographie rétrograde et antégrade en cas de cathétérisme sus-pubien. Le nombre de gestes antérieurs a été de±par patient.

Le suivi a été assuré par débimétrie. L’échec a été défini par la nécessité d’une reprise chirurgicale, quelques soit son mode.

Afin d’évaluer le retentissement sur la sexualité, un entretien téléphonique, couplé à une évaluation standardisée (ieef5) a été effectué.


Résultats

Au total, 93 patients ont été analysés, la longueur moyenne de la sténose a été de 11,4±5,3mm, bulbaire dans 59,1 % et membraneuse dans 40,9 % des cas. Le suivi moyen est 52,5±41,2 mois.

À un an de la chirurgie, 82,8 % des patients sont libre de toute récidive, soit un taux de récidive à 17,2 %, avec un débitmétrie à 21,3±10,4mL/s en moyenne. Sur l’ensemble de suivi, le taux de récidive culmine à 22,6 %.

Sur le plan fonctionnel, 36,6 % des patients objectivent une altération de leur sexualité, avec notamment 31,1 % d’éjaculation altérée et 36,6 % d’érection altérée avant un an de suivi et 18,3 % après un an. Le score ieef5 à un an a été évalué à 16,5±6,8.


Conclusion

Le taux d’échec après 12 mois de suivi est de 17,2 %, associé à une dysfonction érectile dans plus d’un tiers des cas avant un an, semblant s’améliorer avec le temps.

Cette article confirme les bons résultats de cette intervention et met l’accent sur la nécessité d’une prise en charge globale de ces patients.

Mots clés:
A. / O. / E.
Validité analytique du test Xpert ® Bladder Cancer Monitor dans le contexte particulier des urines inflammatoires des patients sous traitements adjuvants de la vessie n’infiltrant pas le muscle
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 720, suppl. 13


Objectifs

Plusieurs tests de biologie moléculaire sont proposés dans le diagnostic et le suivi des TVNIM. Nous présentons les validités analytiques et biologiques du dosage par RT-PCR quantitative en temps réel d’un panel d’arn messagers–le test urinaire et non invasif Xpert® Bladder Cancer Monitor de Cepheid, Sunnyvale, États-Unis (le test xpert) – dans le contexte particulier des urines inflammatoires des patients sous traitements adjuvants (mitomycine C et BCG).


Méthodes

Selon le protocole, des urines mictionnelles sont collectées avant initiation du traitement adjuvant (t0), après 4 instillations (t1) et immédiatement avant la 1re endoscopie de contrôle après induction (t2). Dix-huit patients après résection endoscopique optiquement complète et mise en œuvre d’un traitement adjuvant présentant des cancers de vessie de risque intermédiaire (n =8) ou élevé (n =10) ont été inclus. Nous avons collecté de manière longitudinale 48 échantillons sur une période de 3 mois.


Résultats

Validité analytique : les pcr des gènes d’étude (ANXA10 , UPK1B , CRH et IGF2 ) et du contrôle interne (abl1) ont été réalisées sans déviation analytique. Aucun résultat invalide n’a été observé. Validité clinique : les échantillons de 16/18 patients (88,9 %) étaient positifs à t0. Cinq se sont négativisés à t1 (tests positifs : 11/18, 61,1 %). Avant endoscopie de contrôle (t2), 9/18 (50,0 %) tests étaient négatifs. L’endoscopie de contrôle à t2 montrait une récidive dans 5/14 cas (35,7 %, ptag 2 :3 cas, ptag 3 :2 cas). Le test Xpert® était positif dans 8/14 cas, dont 3 en récidive endoscopique (ptag 2 :2 cas, huit microlésions ptag 3 :1 cas). La cytologie était toujours négative sauf chez le patient présentant huit microlésions ptag3 aussi positif pour le test Xpert®. Nous poursuivons le recrutement jusqu’au seuil de 24 patients évaluables prévu par le protocole.


Conclusion

Malgré un traitement endoscopique optiquement complet, les résultats à t0 (16/18 patients, 88,9 %), puis la décroissance des tests positifs (t1 : 11/18, 61,1 % ; t2 : 9/18, 50,0 %) suggèrent que la biologie moléculaire permettrait de repérer la maladie résiduelle. Si la technique du test Xpert® est parfaitement robuste, on ne peut encore juger de sa validité clinique dans le contexte très particulier des traitements adjuvants.

Mots clés:
M. / B. / B.
Vessie neurogène non neurogène de l’enfant : facteurs prédictifs de complications uronéphrologiques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 656, suppl. 13


Objectifs

La dysfonction mictionnelle ou vessie neurogène non neurogène (vnnn) est un dysfonctionnement mictionnel de l’enfant bénin et transitoire dans la majorité des cas. Des formes compliquées de vnnn peuvent exister. Le but de ce travail. Notre objectif a été d’identifier les complications uronéphrologiques des vnnn et déterminer les facteurs prédictifs de leur survenue.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective sur une cohorte de cas d’enfants porteurs de vnnn. Nous avons réparti nos patients en trois groupes selon l’existence ou non de complications :

– groupe « morbide » (a) : comprenait les vnnn compliquées d’insuffisance rénale chronique irc : 6 enfants ;

– groupe « symptomatique » (b) : comprenait les vnnn avec des complications urologiques avec conservation de la fonction rénale : 8 enfants ;

– groupe (c) : comprenait les vnnn sans complications uro-néphrologiques : 10 enfants.


Résultats

Vingt-quatre enfants porteurs de vnnn ont été inclus. Le sex-ratio était de 0,5. La moyenne d’âge de tous les patients était de 8,2±3,3 ans. Les antécédents d’infections urinaires à répétition étaient notés chez 21 patients (87,5 %). Onze patients (45,8 %) présentaient une vessie diverticulaire. Sept patients présentaient une urétéro-hydronéphrose. Sept patients présentaient un reflux vésico-urétéral. Six patients présentaient une insuffisance rénale. Deux enfants étaient sous dialyse péritonéale. Le sexe féminin semblait être un facteur prédictif de survenue de complication dans la vnnn (p =0,003). Il n’existait pas de liaison statistiquement significative entre les symptômes cliniques rapportés par l’enfant ou/et le parent et la survenue de complications. Les facteurs urodynamiques prédictifs de survenue de complications uronéphrologiques étaient l’hyperactivité détrusorienne phasique, la grande capacité vésicale, l’hypocompliance vésicale et l’hypercontractilité détrusorienne permictionnelle.


Conclusion

Les critères prédictifs de complications de vnnn que nous avons pu mettre en évidence étaient : le sexe féminin, le retard du diagnostic et de la prise en charge, l’hyperactivité vésicale détrusorienne phasique, l’hypocompliance vésicale, l’hypercontractilité détrosorienne permictionnelle. De larges études sont nécessaires afin d’appuyer nos conclusions.

Mots clés:
R. / M. / Y. / M. / T.
Actualisation 2018–2020 des recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – Éditorial
Update 2018–2020 of French ccAFU guidelines – Editorial
2018
- Recommandations françaises du ccAFU
- Réf : Prog Urol, 2018, 12, 28, S1, suppl. 12S

Chers collègues,

Voici la nouvelle version des recommandations 2018 du CCAFU. Elles sont basées sur une analyse systématique de la littérature la plus récente. Les recommandations sont parfois en décalage avec la réalité de certaines pratiques cliniques qui évoluent différemment, mais elles sont conformes aux exigences standardisées de la médecine fondée sur les preuves.

Mots clés:
A. / K. / T. / M. / F.
Mots-clés:
Bladder cancer / female / epidemiology
Adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746


Objectifs

La technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée initialement développée comme alternative à l’adénomectomie voie haute (AVH) a vu son rôle fortement limité par l’essor de l’énucléation endoscopique de la prostate. L’objectif de cette vidéo était de décrire une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure.


Méthodes

Une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée postérieure trans-vésicale est présentée à travers le cas d’un homme de 68 ans présentant des symptômes du bas appareil urinaire en rapport avec une prostate de 113cc obstructive.


Résultats

Le patient est positionné en Trendelenburg avec mise en place de 6 trocarts dont 3 pour les bras du robot, un pour l’optique et deux pour l’aide opératoire. La vessie est remplie à l’aide d’une sonde pour faciliter son repérage et une cystotomie horizontale est effectuée. Une incision au niveau du col vésical est effectuée sur tout le pourtour de l’empreinte prostatique. Le plan de la capsule est suivie toute autour de l’adénome et l’urètre est pour finir incisé pour détacher la pièce. Puis le col vésical est solidarisé à l’urètre par un V-Lock et la cystotomie est refermée.


Conclusion

Cette vidéo démontre la faisabilité d’une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure. La forte réduction de la morbidité de la voie robot-assistée comparée à l’AVH par voie ouverte pourrait faire garder un rôle à l’adénomectomie prostatique robotique dans les centres n’ayant pas de morcellateur.

Mots clés:
B. / R. / A. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Adénomectomie transvésicale : améliorer les résultats de la voie haute par une voie mini-invasive
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746


Objectifs

Montrer la technique d’adénomectomie cœlioscopique robotisée par voie transvésicale.


Méthodes

Le cas d’un patient de 64 ans présentant une récidive volumineuse d’une hypertrophie bénigne de la prostate symptomatique est exposé.

La prostate de 137mL est traitée par une adénomectomie prostatique robotisée permettant l’énucléation de l’adénome tout en assurant une hémostase progressive.

Une trigonisation à la façon d’une anastomose urétrovésicale est réalisée pour permettre un passage aisé de la sonde.


Résultats

Parmi les 15 patients ayant bénéficié de cette technique, 70 % ont pu avoir leur ablation de la sonde au 2e jour.

L’IPSS médian à 3 mois était de 3.

Aucune incontinence urinaire n’était présente à 3 mois.


Conclusion

L’adénomectomie prostatique robotisée est une alternative mini-invasive à l’adénomectomie ouverte. Elle peut être mise en balance avec les techniques d’énucléation endoscopique, plus longue et nécessitant une longue courbe d’apprentissage.

Mots clés:
J.-A. / J.B. / C. / G. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Affinement de la stratification du risque de cancer de la prostate détecté par biopsie transrectale par biopsie transpérinéale en fusion élastique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 716


Objectifs

Évaluer la biopsie transpérinéale en fusion élastique (TPER-B) guidée par l’image dans la stratification du risque de cancer de la prostate de risque faible à intermédiaire détecté par biopsie transrectale-échographique (TRUS-B) lorsque les estimations du grade et du volume de cancer discordent avec l’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique (IRM).


Méthodes

Tous les patients référés pour une surveillance active ou une prise en charge d’organe conservatrice ont été revus collégialement pour évaluer la cohérence des résultats TRUS-B et de l’IRM. Une TPER-B guidée par l’image de la cible index (CI), définie comme la plus grande lésion de PI-RADS-v2≥3 a été organisée pour les cas discordants. L’anatomopathologie a analysé le score de Gleason, la longueur tumorale maximale (LTM) et la longueur tumorale totale (LTT).


Résultats

Sur 237 patients atteints d’un cancer de la prostate (1–4/2018), 30 ont eu besoin de TPER-B pour la stratification du risque. Les LTM dans la CI étaient plus fortes pour TPER-B [moyenne (IC95 %) : 2,6mm (1,9–3,3) vs 6,9 (5,0–8,8), p <0,0001], comme les LTT [3,6mm (2,6–4,5) vs 19,7 (11,6–27,8), p =0,0002] que TRUS-B. Quatorze sur trente (46,7 %) ont répondu à la définition 1 de l’University College London, et 18/30 (60,0 %) à la définition 2, ce qui correspond à des cancers cliniquement significatifs<0,5mL et <0,2mL, respectivement. Sept sur seize (43,8 %) patients en surveillance active ont été traités par prostatectomie (n =5) ou par radiothérapie (n =2). Chez 14 patients non encore assignés, la stratification du risque de TPER-B a confirmé le choix d’un traitement à visée curative (13/14, 92,9 %) (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

La biopsie transpérinéale guidée par l’image de la cible index a fourni plus de matériel tumoral pour l’anatomopathologie. La réévaluation du volume et du grade du cancer a orienté la majorité des patients vers des groupes à risque plus élevé et des traitements à visée curative.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / M. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Amélioration dans le temps des résultats de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) : évaluation monocentrique de 370 procédures consécutives sur 6 années
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724


Objectifs

Le développement de la chirurgie robotique a modifié les pratiques de nombreuses interventions en urologie, mais les principaux bénéfices de cette innovation sont observés en chirurgie conservatrice du rein. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’évolution des résultats de la NPRA dans le temps permettant d’appréhender la courbe d’apprentissage de cette technique au sein d’un centre de référence dans le traitement des tumeurs rénales.


Méthodes

Tous les patients consécutifs traités par NPRA pour une tumeur rénale primitive entre avril 2010 et janvier 2017 ont été inclus de manière prospective dans la base de données du cancer du rein UROCCR. Les données démographiques, les caractéristiques tumorales, les modalités chirurgicales et les résultats oncologiques, fonctionnels et sécuritaires étaient collectées. Une comparaison entre les premières NPRA réalisées entre 2010 et 2014 (période 1) et les NPRA récentes, réalisées entre 2016 et 2016 (période 2) a été effectuée pour analyser l’évolution des indications et des résultats des NPRA au cours du temps.


Résultats

Sur 370 NPRA consécutives, 165 et 205 ont été respectivement réalisées au cours des périodes 1 et 2. Durant la période 2, la taille tumorale était augmentée (3,6 vs 3cm, p <0,001) et les tumeurs complexes plus fréquentes (16,7 vs 5,8 %, p <0,001). Les indications impératives (19,5 vs 9,1 %, p =0,005), les procédures sans clampage (15,1 vs 4,9 %, p =0,002) ou sous clampage sélectif (46,3 vs 17,1 %, p <0,001) ont augmenté au cours de la période 2. Les taux de transfusion, de complications per- ou postopératoires ou de reprise ont été abaissés au cours du temps sans différence significative. La durée d’hospitalisation médiane a été diminuée de 5 à 3jours (p <0,001). Le taux de marges positives a été fortement diminué, passant de 10,5 à 2,2 % (p =0,002) (Fig. 1).


Conclusion

Bien que l’assistance robotique soit souvent considérée comme intuitive, nos données suggèrent qu’une expérience importante est nécessaire à l’amélioration des résultats de la NPRA. Avec ce niveau d’expertise, on peut observer d’excellents résultats de la NPRA.

Mots clés:
N. / G. / V. / H. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Amélioration de l’efficacité de la photothérapie dynamique de prostate au wst11 par une immunothérapie ciblant le récepteur csf1r : étude préclinique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 695-696


Objectifs

Les cellules myéloïdes infiltrant les tumeurs (tim) forment un microenvironnement protumoral pouvant induire des résistances aux thérapies focales. Le récepteur au csf1 (csf1r) favorise le recrutement tumoral des tim.

Le but de cette étude était de démontrer que l’ajout d’un inhibiteur du csf1r améliorait l’efficacité de la photothérapie dynamique au wst11 (vtp) pour le traitement d’un cancer de prostate dans un modèle murin.


Méthodes

Nous avons injecté des cellules tumorales prostatiques murines myccap dans le flanc de souris immunocompétentes fvb. Les souris ont été randomisées en 4 groupes : contrôle, traitement par anti-csf1r, traitement par vtp, traitement par anti-csf1r+vtp. La survie et la croissance tumorale ont été évaluées tous les 7 jours. L’infiltration tumorale par les tim a été évaluée par immunohistochimie (iba1) et par cytométrie de flux (cd45, csf-1r, f4/80, cd8a, cd11b, cd11c, ly6c, ly6g).


Résultats

Comparée au groupe contrôle, la vtp a significativement augmenté l’infiltration tumorale par les tim à j10 ainsi que l’expression de csf1r (p <0,05) (résultat validé en immunohistochimie et cytométrie de flux, Fig. 1, Fig. 2). L’association vtp+anti-csf1r a significativement amélioré la survie spécifique des souris traitées (survie moyenne dans les groupes vtp+anti-csf1r, vtp, anti-csf1r et contrôle respectivement de 37,5 jours, IC95 % : 35,5–39,5 ; 21,8 jours, IC95 % : 17,2–26,4 ; 16,3 jours, IC95 % : 13,4–19,2 ; 14,5 jours, IC95 % : 13,5–15,5 ; p <0,001). L’association vtp+anti-csf1r a significativement diminué la croissance tumorale à j7, j14 et j21 (p <0,05) avec une diminution de 84 % du volume tumoral comparé au groupe vtp seule à j21 (Fig. 3). L’association vtp+anti-csf1r a significativement diminué l’infiltration tumorale par les tim à j10 post-vtp (résultat validé en immunohistochimie et cytométrie de flux, Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

La photothérapie dynamique au wst11 induit le recrutement de tim pouvant induire une résistance au traitement. L’association de la vtp avec un anti-csf1r améliorait la survie spécifique et diminuait la croissance tumorale chez un modèle murin immunocompétent en diminuant l’infiltration tumorale par les tim. Ces résultats démontrent l’intérêt de l’immunothérapie ciblant les cellules myéloïdes en complément des thérapies focales.

Mots clés:
S. / M. / A. / K. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case