Base bibliographique

Utérus didelphe, hémivagin borgne, agénésie rénale avec diverticule urétéral homolatéral droit à abouchement ectopique vulvaire et hypospadias féminin.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 600-605

Nous rapportons une observation exceptionnelle concernant un utérus bicervical avec hémivagin borgne, et agénésie rénale avec moignon urétéral homolatéral dont l'abouchement est de siège vulvaire et l'extrémité supérieure étendue jusqu'à la région lombaire. Un hypospadias féminin est également associé. L'embryologie et les idfférentes théories étiopathogéniques sont discutées à la lumière de cette nouvelle observation. Les différentes modalités thérapeutiques sont également présentées.

Bicervical bicornuate uterus with a blind hemivagina and right ipsilateral renal agenesis and ureteric diverticulum with ectopic opening into the vulva and female epispadias.

Mots clés:
Femme / malformation génitale / malformation rénale / abouchement ectopique de l'uretère / épispade
Mots-clés:
female / genital malformation / renal malformation / ectopic ureteral opening / epispadias
Utilisation d'un mélange eutectique d'anesthésiques locaux en urologie
Use of an eutectic of local anaesthetics in Urology.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 1073-1074

L'utilisation d'une crème anesthésiante composée d'un mélange eutectique d'anesthésiques locaux permet de réaliser plusieurs gestes chirurgicaux courants en urologie (circoncision, plastie de frein et de prépuce, biopsie) en évitant le traumatisme psychnologique de l'anesthésie en bague classique.

The use of an anaesthetic cream composed of an eutetic mixture of local anaesthétics allows a nupmber of routine urological surgical procedures (circumcision, frenuloplasty and preputioplasty, biopsy) to be performed with avoiding the psycological trauma of classical ring anaesthesia.

Mots clés:
Chirurgie / Anesthésie locale / prépuce / phimosis
Mots-clés:
surgery / local anaesthesia / Foreskin / phimosis
Utilisation de l'anneau Valtrac (r) pour les anastomoses digestives en urologie : à propos de 16 cas.
Use of the Valtrac(r) ring for gastrointestinal anastomoses in urology, based on a series of 16 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 211-216

BUT : Apprécier l'intérêt de l'anneau Valtrac (r), prothèse biofragmentable destiné à simplifier les anastomoses digestives. MATERIEL ET MÉTHODES : Pendant une période de deux ans, nous avons réalisé avec le Valtrac, 15 anastomoses chez 16 patients (âge moyen = 60 ans). Nous avons effectué 10 anastomoses iléales, 4 iléo-coliques et 1 jéjuno-jéjunale.
RESULTATS : Une anastomose n'a pu être pratiquée en raison d'une lumière digestive iléale trop étroite. Le séjour moyen des patients en réanimation est de 3 jours ; l'aspiration gastrique est maintenue en moyenne 1 semaine, en effet la reprise du transit est longue avec les premiers gaz au 6ème jouret la première selle au 7ème. Les complications ont été nombreuses : 2 fistules digestives, une éviscération au 7ème jour, une sub-occlusion transitoire et une occlusion traitée médicalement au 27ème jour, due à une pancréatite. CONCLUSION: Même si toutes ces complications ne sont pas liées à la technique de l'anastomose, nos résultats ne sont pas superposables à ceux retrouvés dans la littérature. Il est souvent difficile d'insérer l'anneau Valtrac(r) dans un iléon sain dans sa présentation actuelle car l'anneau le plus petit est souvent trop large. En tout état de cause, nous recommandons la plus extrême prudence dans l'indication de cette méthode pour les anastomoses du grêle.

The Valtrac(r) ring is a biofragmentable ring used for gastrointestinal anastomoses. Over a two-year period, 15 anastomoses in 16 patients (mean age : 60 years) were performed with the Valtrac(r) ring : 10 ileal, 4 ileocolonic, and 1 jejunojejunal anastomoses. One anastomosis could not be performed because of an excessively narrow ileal lumen. The mean stay in the intensive care unit was 3 days : gastric aspiration was maintained for an average of 1 week, as return as gastrointestinal motility was long, with first flatus on the 6th day and the first stools on the 7th day. Complications consisted of 2 cases of gastrointestinal fistula (11th and 13th days) one of which was fatal, evisceration on the 7th day, a transient partial bowel obstruction and one bowel obstruction treated medically on the 27th day, due to pancreatitis. Our results are not identical to those reported in the literature. It is often difficult to insert the current form of the Valtrac(r) ring into a healthy ileum, as the smallest ring is often too large. In contrast with gastrointestinal surgery, the anastomoses performed in urology involve a non-thickened, non distended small intestine.

Mots clés:
chirurgie digestive
Mots-clés:
digestive surgery
Utilisation de l'IRM avec antenne
The use of MRI with pelvian antennae phased array in the evaluation of glandular and tumor volumes of clinically localised prostatic carcinoma.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 223-231

Le cancer prostatique fait l'objet d'une sous-évaluation clinique de l'ordre de 50%. Elle est améliorée par l'utilisation des biopsies randomisées, l'analyse de la valeur de l'antigène spécifique prostatique (PSA) pondéré ou non et celle du grade de Gleason sur les biopsies. Les techniques d'imagerie traditionnelle comme l'échographie endorectale et l'examen tomodensitométrique (TDM) n'apportent pas d'intérêt reconnu. L'Imagerie par Résonance Magnétique nucléaire (IRM) est une technique non invasive, permettant l'étude tridimensionnelle d'un organe, avec une grande qualité de contraste tissulaire. La mise au point d'antennes de surface dites "phased-array" a en outre permis l'amélioration de la résolution spatiale. BUTS : Nous avons voulu déterminer si l'IRM permettait d'affiner la stadification pré-thérapeutique de l'adénocarcinome cliniquement localisé par l'appréciation directe de critères d'effractions capsulaires, par la mesure des volumes glandulaires et l'obtention de PSAd fiables, et enfin par la mesure de volumes tumoraux.
MATERIEL ET METHODES : Nous avons réalisé une étude prospective de Mars 1995 à novembre 1996 sur 55 patients consécutifs porteurs d'un adénocarcinome cliniquement localisé avant la réalisation d'une prostatectomie radicale. L'imageur par résonance magnétique (IRM) de 1 Tesla (Siemens) est équipé d'une antenne "phased array" pelvienne (antenne de surface). Des séquences en écho de spin rapide (FSE), pondérées en T1 et T2, axiales et frontales ont été utilisées. Les volumes glandulaires et tumoraux ont été évalués par surlignage à l'écran et planimétrie. Le protocole de lecture anatomo-pathologique utilisait de grandes coupes axiales. Nous avons effectué une étude planimétrique directe sur calque millimétré.
RESULTATS : L'estimation du volume glandulaire est fiable(différence moyenne 0,7 cc). Le volume tumoral est sous estimé (différence moyenne 1,04 cc) avec une marge d'erreur de 30% et une concordance de 87%. La stadification tumorale est ainsi exacte dans près de 90% des cas avec une valeur prédictive positive (VPP) de 94%.
CONCLUSION : L'IRM prostatique, utilisant les antennes de surface, permet de compléter la stadification clinique conventionnelle en diagnostiquant correctement 75% des stades localement évolués. Ses limites sont liées à la nature du signal du tissu tumoral ainsi qu'à la localisation des lésions néoplasiques.

Prostate cancer is clinically understaged in 50% of cases. It was improved with the use of random biopsies, PSA analysis (balanced and unbalanced) and Gleason grade on biopsies. Traditional imaging techniques such as endorectal ultrasonography and CT Scan are known to be of no interest. MRI is a non-evasive technique which allows the three dimensional study of an organ with a high quality of tissue contrast. Moreover, the positioning of surface antennae or "phased array " allowed improvement in spatial resolution.
OBJECTIVE : To determine whether MRI allows an accurate staging of clinically localised adenocarcinoma by the direct estimation of capsular effraction, measure of glandular and tumor volumes and finally by obtaining reliable PSAd. MATERIAL AND METHODS : A prospective study was done from March 1995 to November 1996 on 55 patients with a clinically localised adenocarcinoma. MRI 1 Tesla Imager (SIEMENS), pelvic phased array antennae. FSE sequences (T1 and T2), axial and frontal. Evaluation of volumes by on-screen. Standford protocol for histo-pathologic reading on the axial cuts. Direct planimetry on a millimetre paper. RESULTS : Reliable estimation of glandular volume (average difference 0,7 cc). Sub-evaluation of tumoral volume (average difference 1,04 cc) with a 30 % margin of error, accuracy 87 %. Tumoral stage exact in almost 90 % of the cases with a PPV of 94%.
CONCLUSION : Prostatic MRI, using surface antennae, allows to complete the conventional stage by stage development by correctly diagnosing 75 % of locally evolved stages. Its limits are linked to the nature of the signal of the tumorous tissue as to the localisation of neoplasic lesions.

Mots clés:
prostate / Tumeur / imagerie par résonance magnétique nucléaire / bilan d'extension tumorale
Mots-clés:
prostate / tumor / magnetic resonance imaging / staging
Utilisation de la pince de Babcock pour l'hémostase des veines pré-prostatiques lors de la prostatectomie radicale ou de la cystoprostatectomie totale.
Use of Babcock forceps for haemostasis of preprostatic veins during radical prostatectomy or total cystoprostatectomy.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 710-714

L'hémostase du plexus veineux de Santorini au cours des protatectomies radicales ou des cystoprostatectomies totales est un temps délicat dont la réalisation facilite les conditions du geste chirurgical et les suites opératoires. A propos d'une expérience sur 150 prostatectomies, les auteurs décrivent leur technique utilisant une pince de Babcock permettant la ligature en masse du complexe veineux. Après ouverture de l'aponévrose pelvienne et section des ligaments pubo-prostatiques, une pince de Babcock est placée au dessus de l'urèthre et de l'apex prostatique. Celle-ci prend en masse la totalité du plexus de Santorini engaîné dans son tissu fibreux et permet de dégager le plan de clivage avasculaire situé entre la face antérieure de l'urèthre et ce plexus. Des ciseaux de Klikenberg sont ensuite passés dans la dépression ménagée sous les mors de la pince de Babcock et guidés par l'index placé dans la dépression symétrique de l'autre côté. La lame celluleuse hypogastrique est perforée de dehors en dedans puis les ciseaux sont délicatement ouverts permettant d'élargir le passage. Un dissecteur à angle droit est ensuite passé et saisit un fil résorbable n° 1 ou 2 qui permet, après avoir retiré la pince de Babcock, une ligature en masse de tout le complexe veineux antérieur. Cet artifice technique nous permet d'aborder ce temps de façon plus reproductible et moins aléatoire.

Haemostasis of Santorini's venous plexus during radical prostatectomy or total cystoprostatectomy is a delicate phase of the procedure which facilitates the conditions of the surgery and the postoperative course. Based on a series of 150 prostatectomies, the authors describe their technique using Babcock forceps for "en bloc "ligation of the venous plexus. After opening the pelvic aponeurosis and section of the puboprostatic ligaments, a Babcock forceps is placed above the urethra and prostatic apex, including all of Santorini's plexus enclosed by its fibrous tissue, allowing exposure of the abascular plane of cleavage situated between the anterior surface of the urethra and this plexus. Klikenberg scissors are then introduced into the depression formed underneath the jaws of the Babcock forceps and are guided by the index finger into the symmetrical depression of the other side. The hypogastric connective tissue is perforated lateromedially and the scissors are gently opened to enlarge the passage. A right-angle dissector is then inserted and grips n°1 or 2 absorbable suture material which, after removing the Babcock forceps, is used to tie all of the anterior venous complex. This technical device allows a more reproducible and standardised approach to this operative step.

Mots clés:
prostate / Tumeur / prostatectomie radicale / hémostase
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / Hemostasis
Utilisation des greffons veineux d'origine humaine : Information du Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville, Direction des Hôpitaux
2001
- Réglementation
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 726-726
Mots clés:
dialyse / shunt artério-veineux / greffon veineux / réglementation professionnelle
Mots-clés:
dialysis / arteriovenous shunt / venous graft / professional rules
Utilisation du Mycophénolate Mofétil (MMF) en transplantation rénale : résultats d'une expérience monocentrique
Use of Mycophenolate Mofetil (MMF) in renal transplantation. Results of a single-centre trial.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 19-25

Le Mycophénolate Mofétil (MMF) est un nouvel immunosuppresseur dont l'efficacité a été démontrée à la dose de 2 à 3 gr/j. Le but de l'étude était de déterminer si le MMF pouvait être utilisé à une dose inférieure avec la même efficacité. Deux groupes de patients ont été étudiés : 334 sous azathioprine (AZA) et 60 sous MMF (à la dose de 750 mg/j. pour les patients sous trithérapie ou 1,5 gr/j pour ceux sous bithérapie. Le reste du traitement était identique pour les 2 groupes. Le critère principal de jugement était l'incidence de rejet aigu à 3 mois. Elle a été de 16% dans le groupe MMF et de 35% dans le groupe AZA (p=0,003). L'analyse multivariée a confirmé l'impact du type d'inhibiteur de la synthèse des purines employé (AZA ou MMF, p=0,007) sur l'incidence du rejet aigu à 3 mois. Cette étude confirme l'intérêt du MMF, même à des doses inférieures à celles préconisées dans la littérature internationale. La tolérance en est améliorée. Le MMF a désormais remplacé l'azathioprine dans nos protocoles immunosuppresseurs.

Mycophenolate Mofetil (MMF) is a new immunosuppressant demonstrated to be effective at the dose of 2 to 3 g/day. The objective of this study was to determine whether MMF could be used at a lower dose with the same efficacy. Two patient groups were studied : 334 patients treated with azathioprine (AZA) and 60 patients treated MMF (at the dose of 750 mg/day, for patients receiving triple combination therapy or 1.5 g/day for those receiving two-agent combination therapy). The rest of the treatment was identical for the 2 groups. The main endpoint was the incidence of acute rejection at 3 months, which was 16% in the MMF group and 35% in the AZA group (p=0.003). Multivariate analysis confirmed the impact of the type of purine synthesis inhibitor used (AZA or MMF, p=0.007) on the acute rejection rate at 3 months. This study confirms the value of MMF, even at doses lower than those recommended in the international literature, with improved safety. MMF has now replaced azathioprine in our immunosuppressant protocols.

Mots clés:
Transplantation rénale / Immunothérapie
Mots-clés:
renal transplantation / Immunotherapy
Utility of preoperative serum prostate-specific antigen concentration and biopsy Gleason score in predicting risk of pelvic lymph node metastases in prostate cancer.
Utility of preoperative serum prostate-specific antigen concentration and biopsy Gleason score in predicting risk of pelvic lymph node metastases in prostate cancer.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 44, 519-524

Déterminer la précision de la concentration sérique pré-opératoire d'antigène spécifique de prostate (PSA) et du score de Gleason déterminé sur les biopsies pour prévoir la présence de métastases ganglionnaires d'un cancer prostatique. Les dossiers médicaux de tous les patients traités pour cancer prostatique dans huit centres médicaux de janvier 1988 à juin 1993 ont été revus. Il y avait 932 patients porteurs d'un cancer de prostate nouvellement diagnostiqué pour lesquels les données biologiques étaient exploitables et qui avaient subi un curage lymphatique pelvien avec (912) ou sans (20) prostatectomie radicale. Le taux de faux négatifs du diagnostic de métastase ganglionnaire basé sur l'utilisation du PSA pré-opératoire et du score de Gleason des biopsies a été analysé. Une étude multi-variable a été pratiquée pour évaluer la valeur du PSA sérique pré-opératoire et du score de Gleason sur la biopsie individuellement et en combinaison pour la prévision des métastases ganglionnaires. Le taux de faux négatifs était de 0% pour une concentration de PSA? 6ng-ml et un score de Gleason sur biopsie de moins de 6 (142 patients) et de 1,0% pour un PSA ? 10ng-ml et un score de Gleason de moins de 7 (388 patients). La limite supérieure de l'intervalle de confiance à 95% pour un seuil de PSA à cette valeur était de 2,0%. La combinaison du PSA pré-opératoire et du score de Gleason de la biopsie offrait la meilleure précision en terme de réduction des faux négatifs. Pour les patients porteurs d'un cancer de prostate récemment diagnostiqué ayant un score de Gleason sur la biopsie de moins de 7 et un PSA pré-opératoire inférieur à 10ng-ml (42% des patients de la série), un curage ganglionnaire parait superflu. Le surcoût induit par le bilan radiologique et le curage pourrait donc être évité chez ces patients.

OBJECTIVES. To determine the accuracy of the preoperative serum concentration of prostate-specific antigen (PSA) plus the Gleason pathology score of biopsy specimens in predicting the presence of disease in the pelvic lymph nodes in patients with prostate cancer. METHODS. The medical records of all patients treated for prostate cancer at eight medical centers from January 1988 to June 1993 were reviewed. There were 932 patients with newly diagnosed prostate cancer for whom all relevant data were available who had undergone pelvic lymphadenectomy with (n = 912) or without (n = 20) radical prostatectomy. The rate of false-negative predictions of metastases based on combined preoperative biopsy Gleason score and serum PSA concentration was analyzed. A multivariate logistic regression analysis was performed to assess the value of preoperative serum PSA and biopsy Gleason scores individually and in combination in predicting pelvic lymph node metastases. RESULTS. The false-negative rate of metastases was 0% for preoperative PSA concentrations

Mots clés:
prostate / tumor / PSA / histoprognosis / lymph node metastasis
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA / histoprognosis / lymph node metastasis
Vaginal wall bipedicled flap and other techniques in complicated urethral diverticulum and urethrovaginal fistula
Vaginal wall bipedicled flap and other techniques in complicated urethral diverticulum and urethrovaginal fistula
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : J Am Coll Surg, 1995, 180, 150-156

BUTS : La réparation des diverticules de l'urètre de la femme peut être une opération simple ou un véritable challenge opératoire, dépendant du site de la lésion et des opérations précédentes. Trente femmes opérées dans la période des 15 dernières années et ayant divers facteurs de risques tels que la situation proximale du diverticule ou la présence d'une fistule urétro-vaginale, sont revues. Une nouvelle technique utilisant un lambeau transverse bi-pédiculé de paroi vaginale pour couvrir la réparation urétrale a été utilisée en routine. MATERIEL ET METHODE : Les résultats à long terme ont été évalués par l'examen clinique, endoscopique et urodynamique. Un suivi par une étude de survie par courrier a été effectuée répertoriant les douleurs urétrales, l'incontinence, la fréquence des mictions, les plaintes sexuelles post-opératoires et les diverses opérations. RESULTATS : Les opérations répétées ont été plutôt peu fréquentes. Le résultat final de la réparation urétrale a été satisfaisant pour toutes les patientes sauf trois, deux d'entre elles ayant subi de multiples opérations (4 et 7 fois respectivement). Ces patientes avaient été vues pour la dernière fois avec des symptômes résiduels d'incontinence et de syndrome urétral récidivant. Cependant, la majorité des patientes qui avaient été opérées à répétition ont été guéries. Une patiente qui avait une instabilité vésicale avait un certain degré de sténose urétrale. CONCLUSIONS : Le traitement avec succès des complications des diverticules compliqués et des fistules nécessite de suivre quelques étapes techniques de base. Quand apparaît la récidive, il est important d'interpréter avec prudence les profils de pression urétrale, la cystométrie et les autres tests fonctionnels.

BACKGROUND: Repair of a urethral diverticulum in females may be a rather simple operation or it may represent an operative challenge, depending on the site of the lesion and previous treatment. Thirty women operated upon during a 15-year-period and with a variety of complicating factors, such as proximal location of diverticula or the presence of a urethrovaginal fistula, were reviewed. A new procedure using a transverse bipedicled vaginal flap to cover the urethral repair was used routinely. STUDY DESIGN: The long-term results were evaluated by clinical, endoscopic, and urodynamic methods. A follow-up postal survey was obtained reporting the presence of urethral pain, incontinence, frequency of micturition, postoperative sexual complaints, and subsequent operations. RESULTS: Repeated operations were rather common. The end result of operative repair was satisfactory in all but three patients, two of whom underwent multiple operations (four and seven times, respectively). These patients were left with residual symptoms of incontinence and recurrent urethral syndrome. However, the majority of patients who were operated upon repeatedly were cured. One patient who had impaired detrusor contractility had a relative urethral stricture. CONCLUSIONS: The successful treatment of complicated diverticula and fistula requires some basic technical steps during repair. When recurrence develops, it is important to interpret carefully urethral pressure profiles, cystometry, and other functional tests.

Mots clés:
urethra / diverticulum / urogenital fistula / reconstructive surgery
Mots-clés:
Urethra / Diverticulum / Urogenital fistula / reconstructive surgery
Valeur de l'IRM endorectale dans la stadification du cancer de prostate localisé.
TexF-PU-97-00070449.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 449-454

BUTS : Déterminer la valeur diagnostique de l'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) endorectale dans la stadification locale du cancer de la prostate.
MATERIEL ET METHODES : 75 patients atteints d'un cancer de prostate cliniquement localisé ont été inclus de façon consécutive de décembre 1992 à septembre 1996. Un examen IRM (1,5 Tesla, Siemens) avec antenne endorectale a été réalisé avant la prostatectomie radicale. Les résultats de cet examen en ce qui concerne l'invasion capsulaire, l'atteinte des vésicules séminales et de l'apex ont été corrélés aux données de l'examen anatomopathologique de la pièce opératoire et aux données du toucher rectal, de l'échographie endorectale, du taux de PSA et de la cartographie biopsique.
RESULTATS : La meilleure performance de l'IRM endorectale est obtenue pour éliminer l'atteinte des vésicules séminales avec une spécificité de 92%. Pour l'envahissement capsulaire, la valeur prédictive positive de l'IRM endorectale est de 90%. En ce qui concerne l'apex, la valeur prédictive positive de l'IRM endorectale est de 56%, la sensibilité de 40% et la spécificité de 82%. Lorsque l'IRM endorectale ne montre pas d'atteinte extra-prostatique, le risque d'avoir des marges positives lors de la prostatectomie radicale est inférieur à 6%.
CONCLUSION : Dans cette étude l'IRM endorectale apparaît satisfaisante pour améliorer la stadification du cancer de prostate localisé notamment en ce qui concerne l'atteinte des vésicules séminales et celle de l'apex mais surtout semble très intéressante pour prédire des marges d'exérèse négatives.

Value of transrectal MRI in the staging of the localized prostatic cancer.

Mots clés:
prostate / Tumeur / bilan d'extension tumorale / imagerie par résonance magnétique nucléaire
Mots-clés:
prostate / tumor / staging / magnetic resonance imaging
Valeur des biopsies dans la stadification du cancer de prostate avant prostatectomie radicale
Value of biopsies in staging of prostate cancer before radical prostatectomy.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 969-976

Le diagnostic de cancer de prostate est affirmé par l'analyse des biopsies de prostate. En cas de cancer de prostate localisé où une prostatectomie radicale peut être proposée comme traitement curatif, ces mêmes biopsies, reflets directs du cancer, peuvent apporter des éléments pronostiques importants: ces éléments permettent de préciser la stadification tumorale , de mieux sélectionner les patients et de guider les techniques chirurgicales afin d'améliorer les résultats anatomopathologiques post-opératoires que ce soient en diminuant le nombre de tumeurs pT3 (extraprostatiques) que le taux de marges d'exérèse positive. Seuls les éléments péjoratifs sont un bon reflet du caractère extraprostatique de la tumeur: un score de Gleason supérieur à 7, l'existence d'un envahissement extracapsulaire, d'un engainement périnerveux, d'un envahissement des vésicules séminales, de 66% de biopsies positives sont en faveur d'une tumeur extraprostatique. En revanche, l'existence d'éléments a priori de bon pronostic comme un score de Gleason faible, une biopsie sur six positive, un faible envahissement des biopsies ne permettent pas d'affirmer la présence d'une tumeur peu agressive, intraprostatique (pT2). Dans l'avenir, on peut envisager que d'autres critères pronostiques seront découverts qui permettront d'affirmer avec plus de précision le caractère intra ou extraprostatique des tumeurs prostatiques au stade localisé.

The diagnosis of prostate cancer is confirmed by histological examination of prostate biopsies. In cases of localized prostate cancer, in which radical prostatectomy can be proposed as curative treatment, these biopsies, directly reflecting the cancer, can provide important prognostic elements, by specifying the tumour staging, allowing better patient selection and guiding surgical techniques in order to improve the postoperative histological results either by decreasing the number of pT3 tumours (extraprostatic) or the positive resection margin rate. Only pejorative elements are a good indicator of extraprostatic spread of the tumour : a Gleason score greater than 7, the presence of extracapsular invasion, perineural invasion, seminal vesicle invasion, 66% of positive biopsies are in favour of extraprostatic tumour. In contrast, the presence of apparently favourable prognostic elements, such as a low Gleason score, one out of six positive biopsies, limited invasion of biopsies cannot confirm the presence of a minimally aggressive, intraprostatic tumour (pT2). Other prognostic criteria may be discovered in the future, which will confirm with greater precision the extraprostatic or intraprostatic nature of localized prostatic tumours.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Biopsie / histo-pronostic
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / histoprognosis
Valeur des biopsies prostatiques dans la cartographie tumorale
Value of prostatic biopsies in tumour mapping.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 217-222

BUTS : Outil diagnostique, les biopsies prostatiques sont également utilisées comme éléments pronostiques avant prostatectomie radicale. Leur localisation au sein de la glande prostatique est un de ces critères pronostiques. Nous avons comparé la localisation des biopsies prostatiques positives avec celle de la tumeur après prostatectomie radicale afin d'étudier la valeur de ce facteur pronostique et la manière de l'améliorer.
MATERIEL ET METHODES : De 1988 à 1996, 166 tumeurs prostatiques localisées traitées par prostatectomie radicale ont été diagnostiquées par 6 biopsies endorectales systématisées échoguidées et 3 biopsies médianes supplémentaires pratiquées de la base à l'apex prostatique. La localisation des biopsies positives a été comparée à celle de la tumeur au sein de la glande prostatique.
RÉSULTATS : Sur les 996 biopsies en sextant réalisées, 331 (33%) sont positives soit 1,99 biopsies par prostate. 92 (19%) biopsies médianes sont positives. Les 331 biopsies en sextant positives correspondent à une localisation tumorale au sein de la prostate avec une spécificité de 81,5%, une sensibilité de 39,4%, une valeur prédictive positive (VPP) de 83,3%, une valeur prédictive négative (VPN) de 36,4% et une précision de 52%. Pour les 3 biopsies médianes, la sensibilité est de 70,3%, la spécificité de 91,6%, la VPP de 61,9%, la VPN de 94%, la précision de 82%. Le poids de la prostate (prostates de moins et de plus de 45 gr), influence ces résultats puisque la VPP diminue de 90,8% à 76,1% alors que la VPN augmente de 32,9% à 37,8%.
CONCLUSION : Avoir des biopsies négatives dans une zone prostatique après 6 biopsies randomisées ne préjuge pas de l'absence de tumeur dans cette zone et ne peut être utilisé comme élément pronostique avant prostatectomie radicale pour la conduite thérapeutique. Le fait d'avoir des biopsies négatives dans une zone prostatique doit être interprété en tenant compte du poids de la prostate. Les 3 biopsies médianes sont plus précises et sont moins influencées par le poids prostatique.

OBJECTIVES : Prostatic biopsies, a diagnostic tool, are also used as prognostic elements before radical prostatectomy. Their sites within the prostatic gland constitute one of these prognostic criteria. The authors compared the site of positive prostatic biopsies with that of the tumour after radical prostatectomy in order to study the value of this prognostic factor and the way in which it can be improved. MATERIAL AND METHODS : From 1988 to 1996, 166 localized prostatic tumours treated by radical prostatectomy were diagnosed by 6 systematized ultrasound-guided transrectal biopsies and 3 supplementary median biopsies performed from the base to the prostatic apex. The site of positive biopsies was compared to that of the tumour within the prostatic gland. RESULTS : Of the 996 sextant biopsies performed, 331 (33%) were positive, i.e. 1.99 biopsies per prostate. 92 (19%) median biopsies were psoitive. 331 positive sextant biopsies corresponded to a tumour within the prostate with a specificity of 81.5%, a sensitivity of 39.4%, a positive predictive value (PPV) of 83.3%, a negative predictive value (NPV) of 36.4% and an accuracy of 52%. For 3 median biopsies, the sensitivity was 70.3%, the specificity was 91.6%, the PPV was 61.9%, the NPV was 94%, and the accuracy was 82%. The weight of the prostate (prostates less than and greater than 45 g), influenced these results, as PPV decreased from 90.8% to 76.1% while NPV increased from 32.9% to 37.8%.
CONCLUSION : Negative biopsies in a prostatic zone after 6 randomized biopsies do not exclude the presence of tumour in this zone and cannot be used as a prognostic element before radical prostatectomy for the therapeutic management. The presence of negative biopsies in a prostatic zone must be interpreted by taking the prostatic weight into account. 3 median biopsies are more accurate and less influenced by prostatic weight.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Biopsie
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy
Valeur des examens radiologiques dans le diagnostic et la stadification des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 966-973

De 1980 à 1991, 109 patients ont été traités pour une tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure. Tous ont eu une urographie intra-veineuse (UIV) dont la sensibilité a été de 61%. L'association UIV + UPR a permis de poser le diagnostic dans 72% des cas. Une échographie rénale et une tomodensitométrie abdominale (TDM) ont été réalisées respectivement dans 41 et 67 cas. La sensibilité de l'échographie a été de 41% et celle de la TDM de 72%. La TDM a eu une meilleure sensibilité pour les tumeurs du bassinet (78%) que pour celles de l'uretère (53%) (p

Value of radiological examinations in the diagnosis and staging of upper urinary tract tumours.

Mots clés:
voie urinaire supérieure / Tumeur urothéliale / imagerie
Mots-clés:
upper urinary tract / transitional cell carcinoma / imaging
Valeur diagnostique de dix biopsies prostatiques systématisées et échoguidées par voie transrectale.
Diagnostic value of ten systematised, ultrasound-guided transrectal prostatic biopsies.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 1012-1017

BUTS : Etudier l'amélioration de la détection du cancer de prostate par la réalisation de dix biopsies prostatiques transrectales strictement systématisées. MATÉRIELS ET MÉTHODES : L'étude est prospective et porte sur 162 patients ayant subi une série de 10 biopsies prostatiques échoguidées par voie transrectale pour une élévation du PSA et/ou anomalie du toucher rectal. Cinq biopsies étagées sont faites dans chaque lobe : entre les 3 biopsies habituellement réalisées dans le protocole standard, 2 biopsies sont intercalées en respectant l'angle d'attaque de l'aiguille préconisé dans le protocole standard.
RÉSULTATS : Le taux de complications est de 1,85% avec la technique des 10 biopsies. 40,1% des 162 patients ont un adénocarcinome prostatique détecté. Dans le groupe complet des patients, le pourcentage d'amélioration diagnostique apporté par le protocole de 10 biopsies est de + 3,1% par rapport au protocole standard. Le pourcentage d'amélioration diagnostique le plus important est dans le groupe de patients ayant un PSA ? 10 ng/ml (+ 4,9%) et dans le groupe de patients ayant un volume échographique de la prostate ? 40 cc (+ 4%).
CONCLUSION : Plus que l'augmentation du nombre de biopsies prostatiques réalisées, c'est l'échantillonnage des zones prostatiques dans lesquelles le cancer a statistiquement le plus de chances d'être observé (zone périphérique), qui semble apporter l'amélioration la plus notable sur le plan diagnostique.

OBJECTIVE : To study the improvement of prostatic cancer detection provided by ten strictly systematised transrectal prostatic biopsies. MATERIAL AND METHODS : This prospective study was conducted in 162 patients submitted to a series of 10 ultrasound-guided transrectal prostatic biopsies due to the presence of elevated PSA and/or an abnormality on digital rectal examination. Five biopsies were taken from different sites in each lobe : 2 biopsies were inserted between the 3 biopsies usually performed in the standard protocol, while maintaining the angle of entry of the needle recommended in this protocol. RESULTS : The complication rate was 1.85% with the 10-biopsy technique. Prostatic cancer was detected in 40.1% of the 162 patients. The percentage diagnostic improvement provided by the 10-biopsy protocol in the overall patient population was + 3.1% compared to the standard protocol. The highest percentage diagnostic improvement was observed in the group of patients with PSA ? 10 ng/ml (+ 4.9%) and in the group of patients with an ultrasound prostatic volume ? 40 cc (+ 4%).
CONCLUSION : The most marked diagnostic improvement appears to be related more to sampling of prostatic zones presenting a statistically increased risk of cancer (peripheral zone) than to the increased number of prostatic biopsies performed.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Biopsie / histo-pronostic
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / histoprognosis
Valeur diagnostique de l'enregistrement des érections nocturnes.
Diagnostic value of nocturnal recording of erection.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 403-408

L'enregistrement de la tumescence et de la rigidité lors d'érections nocturnes est considéré comme l'examen de référence pour différencier l'origine psychogène ou organique d'une dysérection. Mais son intérêt diagnostique est discuté en l'absence de valeurs normales de rigidité. 170 patients consécutifs ont eu un tel enregistrement (Rigiscan(r), Dacomed USA). A l'exception des patients présentant une sclérose en plaques, une rigidité ? 60% correspond toujours à des patients présentant des troubles de l'érection qualifiés de psychogènes. 59% d'entre eux sont ainsi détectés (sensibilité 59%; spécificité 87%). En revanche, aucune conclusion ne peut être donnée d'un enregistrement nocturne pathologique (32% de psychogènes) et finalement compte tenu des étiologies de cette série, 29% des patients tirent bénéfice d'un tel examen.

The recording of tumescence and rigidity during nocturnal erections is considered to be the reference examination to differentiate between the organic or psychogenic origin of erectile dysfunction. However, its diagnostic value is more doubtful in the absence of normal rigidity values. 170 consecutive patients were submitted to this type of recording (RigiScan, Dacomed, USA). With the exception of patients suffering from multiple sclerosis, all patients with erectile dysfunction considered to be psychogenic obtained a rigidity ? 60%. 59% of these patients were detected by this method (sensitivity : 59%, specificity : 87%). In contrast, no conclusion can be drawn from a pathological nocturnal recording (32% of psychogenic patients) and finally, in view of the aetiologies of this series, this examination was considered to be useful in 29% of patients.

Mots clés:
andrologie / dysérection / exploration fonctionnelle sexuelle / rigidimétrie pénienne
Mots-clés:
andrology / Erectile dysfunction / sexual function test / penile rigidimetry
Valeur diagnostique du test de Stamey dans les prostatites chroniques.
Diagnostic value of Stamey's test in chronic prostatitis.
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 107-112

BUTS: Analyse et précisions techniques de l'examen cytobactériologique avec recueil fractionné des urines décrit par Stamey, méthode de référence pour l'évaluation et le diagnostic bactériologique des prostatites chroniques bactériennes, mais dont la réalisation pratique est rarement détaillée dans la littérature. METHODES: L'épreuve de Stamey est basée sur l'analyse comparative des échantillons d'urine représentatifs de l'urètre, de la vessie et des sécrétions prostatiques obtenues par massage prostatique. Cette méthode permet de mettre en évidence des germes dans les urines ou les sécrétions prostatiques en cas de prostatites bactériennes, au contraire des prostatites non bactériennes et des prostatodynies. Les conditions de prélèvement nécessitent une vessie suffisamment remplie et doivent être réalisées de façon rigoureusement stérile. Le premier temps de l'examen ne doit pas être précédé d'un écouvillonnage urétral, les échantillons d'urines doivent avoir un volume d'urine bien précis. Les sécrétions prostatiques sont obtenues par massage prolongé de chaque lobe prostatique. RESULTATS: Les prostatites bactériennes se traduisent par la présence de germes dans les sécrétions prostatiques et U3, en quantité largement supérieure à ce qui pourrait être trouvée dans les autres échantillons. En cas d'infection urinaire basse, le test doit être renouvelé après désinfection des urines vésicales. Le rôle pathogène des germes Gram positif est conditionné par un isolement à titre élevé et à plusieurs reprises. Le rôle pathogène de Ureaplasma urealytycum et Chlamydiae trachomatis est plus discuté. Le rôle de Trichomonas vaginalis est peu probable, la prostatite mycosique est très rare. La spermoculture est inférieure au test de Stamey dans le diagnostic des prostatites. CONCLUSION: Le diagnostic de prostatite chronique est peu aisé en raison de l'absence de symptomatologie clinique typique, de signes échographiques spécifiques, et de l'interprétation parfois difficile des résultats des cultures. Le test de Stamey est l'examen diagnostique de référence sous réserve d'une méthodologie rigoureuse.

OBJECTIVES: Analysis and technical details of Stamey's fractionated urine cultures, the reference method for the evaluation and bacteriological diagnosis of chronic bacterial prostatitis, but the application of which has been rarely described in the literature. METHOD: Stamey's test is based on comparative analysis of urine samples representative of the urethra, bladder and prostatic secretions obtained by prostatic massage. This method allows the demonstration of bacteria in the urine or prostatic secretions in the presence of bacterial prostatitis, in contra with non-bacterial prostatitis and prostatodynia. The sampling conditions require a sufficiently full bladder and the samples must be collected according to rigorously sterile procedure. The first step of the examination must not be preceded by urethral swabbing and the urine samples must have a well defined volume. Prostatic secretions are obtained by a prolonged massage of each lobe of the prostate gland. RESULTS: Bacterial prostatitis is confirmed by the presence of bacteria in the prostatic secretions and U3 in numbers largely exceeding the bacterial counts of the other samples. In the case of lower urinary tract infection, the test must be repeated after disinfection of the bladder urine. The pathogenic role of Gram positive bacteria is confirmed by isolation of a high bacterial count on several occasions. The pathogenic role of Ureaplasma urealyticum and Chlamydiae trachomatis is more controversial, while the role of Trichomonas vaginalis is unlikely and fungal prostatitis is very rare. Semen culture is less reliable than Stamey's test in the diagnosis of prostatitis. CONCLUSION: The diagnosis of chronic prostatitis is difficult due to the absence of typical clinical symptoms, specific ultrasonographic signs and the sometimes difficult interpretation of the culture results. Stamey's test is a reference diagnostic examination provided it is performed according to a rigorous methodology.

Mots clés:
infection génitale / Prostatite / examen d'urine
Mots-clés:
genital infection / Prostatitis / urinalysis
Valeur pronostique d'une unique biopsie prostatique échoguidée positive sur le volume tumoral et le caractère intracapsulaire de l'adénocarcinome prostatique.
Prognostic value of a single positive ultrasound-guided prostatic biopsy on tumour volume and intracapsular nature of prostatic adenocarcinoma.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 920-925

BUT : Etude de la valeur d'une unique biopsie prostatique positive dans la stadification d'un adénocarcinome prostatique et sur la significativité du volume tumoral. METHODE : 27 patients prostatectomisés avaient une seule biopsie prostatique positive. Pour chaque patient ont été étudiés des paramètres cliniques, biologiques et anatomopathologiques.
RESULTATS : La longueur d'envahissement tumoral sur la biopsie était de 2,6mm (évaluation sur 25 biopsies). 6 patients (23%) avaient une tumeur extracapsulaire et 21 (78%) avaient un volume tumoral significatif. Parmi les 16 patients ayant une longueur d'envahissement tumoral - 3mm, 13 (81%) avaient un volume tumoral significatif. 25% des patients ayant moins de 3mm envahis sur la biopsie et un score de Gleason - 6 et 12% des patients ayant moins de 3mm envahis et un PSA - 10 ng/ml avaient un volume tumoral non significatif.
CONCLUSION : La présence d'une seule biopsie prostatique positive ne permet pas à elle seule de déterminer le stade pathologique d'un adénocarcinome prostatique. Dans cette étude rétrospective, une majorité des patients avec une seule biopsie positive avaient un volume tumoral significatif > 0,5cc. Il n'a été mis en évidence aucun facteur préopératoire prédictif du volume tumoral.

OBJECTIVE : Study of the value of a single positive prostatic biopsy in the staging of prostatic carcinoma and the significance of the tumour volume. METHOD : The clinical, laboratory and pathological parameters were studied in 27 prostatectomized patients with a single positive prostatic biopsy. RESULTS : The length of tumour invasion on the biopsy was 2.6 mm (evaluation on 25 biopsies). Six patients (23%) had an extracapsular tumour and 21 (78%) had a significant tumour volume. Among the 16 patients with a length of tumour invasion ? 3 mm, 13 (81%) had a significant tumour volume. 25% of patients with less than 3 mm of invasion on the biopsy and a Gleason score +/- 6 and 12% of patients with less than 3 mm of invasion and a PSA ? 10 ng/ml had a non-significant tumour volume.
CONCLUSION : The presence of a single positive prostatic biopsy is not sufficient to determine the pathological stage of a prostatic carcinoma. In this retrospective study, the majority of patients with a single positive biopsy had a significant tumour volume > 0.5 cc. No preoperative predictive factor of tumour volume was demonstrated.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Biopsie / histo-pronostic / Anatomopathologie
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / histoprognosis / Pathology
Validation d'une adaptation française de l'échelle internationale de cotation des symptômes prostatiques.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 240-249

OBJECTIF : Évaluer la fiabilité et la validité d'une version québécoise en français de l'échelle internationale de cotation des symptômes prostatiques. CONCEPTION : Entre le 23 novembre 1993 et le 8 avril 1994, un questionnaire auto- administré a été soumis à un groupe d'hommes à deux reprises à au moins une semaine d'intervalle. Ce questionnaire était composé de sept questions servant à coter la sévérité des symptômes prostatiques et de deux questions servant à coter la qualité de vie. CONTEXTE : Unité de médecine familiale et Programme de dépistage du cancer de la prostate de la Clinique des traitements hormonaux du Centre hospitalier de l'Université Laval. PARTICIPANTS : Les hommes âgés de 50 à 80 ans se présentant pour un dépistage du cancer de la prostate ou pour une consultation en médecine familiale ont été approchés. Un total de 207 hommes ont répondu une première fois au questionnaire. Tous sauf deux ont répondu au questionnaire une deuxième fois. PRINCIPALES MESURES DE
RESULTATS : On a estimé la consistance interne de l'échelle, sa stabilité test-retest, la corrélation entre l'indice de symptômes prostatiques de l'échelle de cotation et l'indice de qualité de vie, d'une part, et le débit urinaire, d'autre part.
RESULTATS : La consistance interne de l'échelle s'est avérée bonne, le coefficient alpha de Cronbach s'élevant à 0,82. Chacune des questions composant l'échelle a affiché une bonne stabilité test-retest, les coefficients Kappa variant entre 0,41 et 0,66 selon la question. Le coefficient de corrélation entre l'indice de symptômes prostatiques de l'échelle et l'indice de qualité de vie s'est élevé à 0,,75 (p

Validation of a French adaptation of the International Prostatic Symptom Score.

Mots clés:
prostate / HBP / score des symptômes / Qualité de vie
Mots-clés:
prostate / BPH / symptom score / Quality of life
Value of repeated analyses of 24-hour urine in recurrent calcium urolithiasis.
Value of repeated analyses of 24-hour urine in recurrent calcium urolithiasis.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 44, 20-25

La valeur des analyses répétées des urines des 24 heures pour évaluation de l'excrétion quotidienne de calcium, d'acide urique, de citrate, de phosphore et de créatinine, du volume et du pH dans le but de diagnostiquer et de classifier les désordres métaboliques, dans un groupe sélectionné de patients présentant une lithiase urinaire calcique particulièrement récidivante, a été évaluée de manière rétrospective. MÉTHODES. Un total de 441 analyses urinaires a été pratiqué en 80,4 mois sur 49 patients. Des désordres métaboliques ont été diagnostiqués chez 59% des patients (hypercalciurie d'absorption de type I et II, hyperuricurie, hypocitraturie) et ont donc reçu un traitement spécifique (allopurinol, thiazide, citrate de soude, orthophosphates) pendant en moyenne 45,7 mois (groupe I). Les autres patients ont été déclarés sans troubles métaboliques et traités par mesures hygiéno-diététiques (groupe II). RESULTATS. Des récidives se sont produites chez 73% des patients, sans différence statistiquement significative entre les deux groupes (79%-65%). Chez 55% des patients du groupe I, les analyses d'urines sont restées anormales au cours du suivi. Cependant, des anomalies notables sont apparues chez 40% des patients du groupe II. Globalement, des anomalies métaboliques ont été constatées à un moment ou un autre chez 75% des patients. Seulement 27% des patients n'ont pas récidivé, et 62% d'entre eux avaient des anomalies à l'analyse des urines de 24 heures. CONCLUSIONS. Il ne semble pas que le traitement médicamenteux institué dans les lithiases urinaires calciques récidivantes, sur la base des anomalies constatées à l'analyse d'urines, soit supérieur aux simples mesures hygiéno-diététiques, pas plus que la pratique répétée d'analyses des urines des 24 heures n'apporte d'informations supplémentaires sur le risque de récidives ou sur la présence de facteurs de risque de récidive à long terme.

OBJECTIVES. The value of repeated analyses of 24-hour urine collections for daily excretion of calcium, uric acid, citrate, phosphorus, and creatinine and for volume and pH performed to detect and classify metabolic disorders in a selected group of calcium stone formers with striking recurrence rates was assessed in a retrospective study. METHODS. A total of 441 urinalyses made over a mean period of 80.4 months of samples obtained from 49 patients were reviewed. Fifty-nine percent of patients were initially found to have metabolic disorders (absorptive hypercalciuria types I and II, hyperuricuria, hypocitraturia) and therefore received specific drug therapy (allopurinol, thiazide, alkali citrate, orthophosphate) for a mean of 45.7 months (group I). The remaining patients were classified as metabolically inactive and were given general metaphylactic instructions (group II). RESULTS. In 73% of patients recurrent stones developed, with no statistically significant difference between the two groups (79% vs 65%). In 55% of group I patients, urinalyses continued to yield abnormal findings during follow-up; however, subsequent abnormal findings were also seen in 40% of the metabolically inactive group II patients. Overall, metabolic disorders were observed at some point in 75% of patients. Only 27% remained recurrence free, and 62% thereof also had pathologic urinary findings. CONCLUSIONS. It does not appear that drug treatment in recurrent calcium urolithiasis based on urinary findings is superior to simple general metaphylactic recommendations, nor that repeated analyses of 24-hour urine collections furnish additional information on the risk of recurrent stone formation or on the presence of risk factors leading to recurrence in the long-term course of disease.

Mots clés:
stones / metabolic tests
Mots-clés:
stones / metabolic tests
Varices rénales : une localisation inhabituelle.
Renal varices : an unusual site.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 78-80

Nous publions l'observation d'une femme de 40 ans présentant de volumineuses varices rénales droites. La tomodensitométrie et l'artériographie montrent que ces varices sont situées sur la convexité du rein, devant sa face antérieure et drainent le sang veineux issu du parenchyme rénal. Ces varices sont probablement secondaires à une thrombose de la veine rénale passée inaperçue.

The authors report the case of a 40-year-old woman who presented with very large right renal varices. Computed tomography and arteriography showed that these varices were situated on the convex surface of the kidney, in front of its anterior surface, and drained venous blood derived from the renal parenchyma. These varices were probably secondary to undiagnosed renal vein thrombosis.

Mots clés:
veine rénale / pathologie vasculaire / varice
Mots-clés:
renal vein / vascular disease / varix
Varicocèle de l'adolescent. Traitement par sclérothérapie et embolisation percutanée : réflexions sur la méthode. A propos de 23 cas
Varicocele in adolescents. Treatment by sclerotherapy and percutaneous embolization. Review of the method based on 23 clinical cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 382-387

BUTS : Nous rapportons notre expérience du traitement de la varicocèle de l'adolescent. Grâce au développement de la radiologie interventionnelle et des procédés d'embolisation, nous utilisons depuis 1993 une technique associant sclérothérapie et embolisation percutanée.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Depuis 1993 , vingt-trois adolescents âgés de 11 à 17 ans (m=14,5 ans) ont été traités par voie percutanée d'une varicocèle gauche de grade II et III. L'intervention s'effectue sous anesthésie locale et/ou neuroleptanalgésie. Une phlébographie par cathétérisme sélectif de la veine spermatique gauche est réalisée et permet son étude anatomique (incontinence ostiale, collatéralité). L'embolisation est ensuite réalisée sous contrôle scopique par l'injection d'un produit sclérosant liquidien : Tétradécyl sulfate de sodium (Thrombovar (r)) et complétée systématiquement par la mise en place d'un ressort métallique endovasculaire occlusif ("coil").
RÉSULTATS : Le suivi varie de 6 à 48 mois (m=30mois). L'examen clinique et échographique de contrôle montre la disparition de toute varicocèle dans 22 cas (95% des cas) ; il persiste une varicocèle gauche asymptomatique de grade I. Aucune complication n'est observée. La durée moyenne d'hospitalisation est de 48 heures.
CONCLUSION : Il s'agit d'une méthode rapide d'exécution, peu traumatisante pour l'adolescent. Son efficacité est comparable à celle des techniques chirurgicales classiques avec des résultats durables. La mise en place du "coils" est un équivalent endo-vasculaire de la ligature chirurgicale de la veine pathologique. L'embol liquide a un intérêt majeur car il diffuse et sclérose les veines collatérales, sources de récidives. L'avantage de cette méthode réside dans une meilleure compréhension des mécanismes du reflux, ce qui permet d'adapter le geste à l'anatomie veineuse. Cette technique assure le traitement des varicocèles complexes, telles que les récidives après chirurgie.

OBJECTIVE : The authors report their experience of the treatment of varicocele in adolescents. As a result of progress in interventional radiology and embolization techniques, they have used a technique combining sclerotherapy and percutaneous embolization since 1993. MATERIAL AND METHODS : Since 1993, twenty three adolescents between the ages of 11 and and 17 years (mean=14.5 years) were treated percutaneously for grade II and II left varicocele. The operation was performed under local anaesthesia and/or neuroleptanalgesia. Phlebography by selective catheterization of the left spermatic vein was performed for anatomical assessment (ostial incontinence, collateral vessels). Embolization was then performed under fluoroscopic control by injection of a sclerosing liquid, sodium tetradecylsulphate (Thrombovar(r)), and systematically completed by insertion of endovascular occlusive metal coils. RESULTS : The follow-up ranged from 6 to 48 months (mean = 30 months). The follow-up clinical and ultrasound examination showed complete disappearance of the varicocele in 22 cases (95% of cases), with a persistent grade I asymptomatic left varicocele in 1 case. No complications were observed. The mean hospital stay was 48 hours.
CONCLUSION : This constitutes a rapid method, which is minimally traumatic for the adolescent. Its efficacy is comparable to that of classical surgical techniques with lasting results. Insertion of coils is the endovascular equivalent of surgical ligation of the pathological vein. The liquid embolus is particularly useful as it diffuses and scleroses collateral veins, responsible for recurrence. The advantage of this method resides in a better understanding of the reflux mechanisms, allowing the procedure to be adapted to the venous anatomy. This technique ensures treatment of complex varicoceles, such as postsurgical recurrences.

Mots clés:
andrologie / varicocèle / injection sclérosante / Adolescent
Mots-clés:
andrology / Varicocele / sclerosing injection / Adolescent
Varicocele treatment: prospective randomized trial of 3 methods.
Varicocele treatment: prospective randomized trial of 3 methods.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1992, 148, 1447-1449

La varicocèle est présente dans environ 15% de la population mâle et est une cause d'infertilité curable. Les auteurs ont comparé trois méthodes de traitement. MATERIEL ET METHODES Cent dix neuf patients adressés pour infertilité entre janvier 1985 et décembre 1988 ont été traités par trois méthodes attribuées au hasard. 36 patients ont eu une embolisation per-cutanée de la veine génitale (groupe 1), 55 ont eu une ligature rétro-péritonéale haute de la veine génitale (groupe 2), et 28 ont eu une ligature trans-inguinale des veines spermatiques, déférentielles et intra-funiculaires (groupe 3). Les trois groupes ainsi constitués étaient comparables quant à l'âge, au volume testiculaire et au grade de la varicocèle. Tous les patients ont eu trois spermogrammes pré-opératoires, puis un à 3, 6 et 12 mois. La persistance clinique de la varicocèle a été évaluée au troisième mois. RESULTATS. La durée de séjour a été de 24 heures pour le groupe 1, de 48 heures pour les deux autres groupes. Il n'y a pas eu de complication majeure. La varicocèle persistait chez 3 patients du groupe 1 (8,3%), 4 du groupe 2 (7,2%) et aucun du groupe 3. Il y a eu respectivement 28%, 29% et 25% de grossesses dans les groupes 1, 2 et 3. Les résultats du spermogramme pré et post opératoire n'étaient significatifs quant à la morphologie et à l'index de mobilité des spermatozoïdes dans aucun des trois groupes. Il y a eu une augmentation significative du nombre de spermatozoïdes dans les groupes 2 et 3 (p

This study was done to evaluate the surgical results and the impact on fertility potential of 3 methods of varicocele treatment. Consecutive varicocele patients with primary or secondary infertility were randomly assigned to 3 treatment groups. Of the patients 36 underwent percutaneous embolization, 55 high ligation of the internal spermatic vein and 28 transinguinal simultaneous ligation of the internal and external spermatic veins. The transinguinal ligation proved to be safe. There was no difference in pregnancy rates but the seminal variables showed a slight improvement with statistical significance only in the 2 open surgical methods. There were no surgical failures in the transinguinal group as opposed to the other 2 techniques. Transinguinal ligation of the internal and external spermatic veins may be recommended as the primary treatment for varicocele. This technique also seems to be the procedure of choice when repeat intervention is required for failure of high ligation or embolization.

Mots clés:
varicocèle / spermatic vein / embolization / ligation
Mots-clés:
Varicocele / spermatic vein / Embolization / ligation
Varicoceles: postoperative prevalence : a prospective study with color Doppler US.
Varicoceles: postoperative prevalence : a prospective study with color Doppler US.
2001
- Article original
- Réf : Radiology, 1993, 187, 711-714

Afin de définir la prévalence échographique des varicocèles après cure chirurgicale, 28 patients opérés récemment ont eu une échographie doppler couleur. Un groupe de 26 contrôles ont également eu une échographie doppler couleur pour établir la prévalence des varicocèles dans la population normale. 18 des 28 (64%) patients opérés de leur varicocèle, en moyenne 16,4 mois auparavant, avaient des signes de varicocèle en échographie doppler couleur, proportion équivalente à celle rapportée par ailleurs chez les hommes infertiles avant toute opération. Les veines principales des patients opérés sont plus larges (p<0,01) que celles des sujets contrôle. L'amélioration postopératoire du spermogramme et les taux de grossesse chez nos patients opérés sont de 58% et 43%, respectivement, en concordance avec les chiffres de la littérature. La prévalence de varicocèle détectés par échographie doppler couleur chez nos contrôles sains est de 42% (11 sur 26). L'examen clinique a été incapable de détecter les varicocèles postopératoires chez 20 des 22 sujets examinés. La discordance entre les paramètres du spermogramme et les résultas de l'échographie doppler couleur soulèvent la question de l'utilité de l'échographie doppler couleur pour évaluer les résultats après varicocélectomie .

To define the ultrasound (US) prevalence of varicoceles after surgical repair, 28 postoperative patients underwent color Doppler US. A group of 26 control subjects also underwent color Doppler US to establish the prevalence of varicoceles in the healthy population. Eighteen of 28 (64%) patients who underwent color Doppler US scanning 16.4 months, on average, after varicocele repair had evidence of a varicocele, a number similar to that reported in other series for infertile men before surgery. Dominant veins in the postoperative patients were larger (P < .01) than those in the control subjects. Postoperative improvements in sperm parameters and conception rate in our subjects were 58% and 43%, respectively, consistent with findings reported in the literature. The prevalence of varicoceles detected at color Doppler US in our healthy population was 42% (11 of 26). Physical examination after surgery failed to show a varicocele in 20 of 22 (91%) patients examined. The discrepancy between sperm parameters and the results of color Doppler US and physical examination raises questions about the utility of US as a means of evaluation in the postvaricocelectomy patient.

Mots clés:
varicocèle / spermatic vein / ligation / failure / doppler
Mots-clés:
Varicocele / spermatic vein / ligation / Failure / Doppler
Vesicoureteral reflux: an accurate predictor of acute pyelonephritis in childhood urinary tract infection?
Vesicoureteral reflux: an accurate predictor of acute pyelonephritis in childhood urinary tract infection?
2001
- Article original
- Réf : Radiology, 1994, 190, 413-415

BUTS. Rechercher une corrélation entre la présence d'un reflux vésico-urétéral et le risque de survenue de pyélonéphrite aiguë au cours des infections urinaires basses de l'enfant. PATIENTS ET METHODES. 150 enfants âgés de moins de 5 ans ayant consulté consécutivement pour une première infection urinaire basse ont été inclus dans cette étude prospective. Tous ont eu une scintigraphie rénale au DMSA et une cystographie mictionnelle. RESULTATS. Sur les 300 reins étudiés, 88 (29,3%) avaient un défect cortical en scintigraphie. 54 de ces 88 enfants (61%) n'avaient pas de reflux en cystographie. Sur les 300 reins, 72 (24%) avaient un reflux en cystographie. Parmi eux, 38 (52%) avaient une scintigraphie rénale normale. La sensibilité de la cystographie comme facteur prédictif d'un défect cortical en scintigraphie a été de 38,6% et la spécificité de 82,1%. Il n'a pas été observé de corrélation entre le grade du reflux et la présence de défects corticaux.CONCLUSION. La présence d'un reflux cystographique et l'existence d'un défect rénal cortical en scintigraphie surviennent indépendamment l'un de l'autre.

PURPOSE: To determine the association between vesicoureteral reflux (VUR) and the presence of acute pyelonephritis in children with urinary tract infections. MATERIALS AND METHODS: The authors studied 150 consecutive patients less than 5 years of age with their first proved urinary tract infection. All patients underwent renal cortical scintigraphy (with technetium-99m dimercaptosuccinic acid or Tc-99m gluconate) and voiding cystourethrography (VCUG) to identify the presence of cortical defects and VUR, respectively. RESULTS: Of 300 kidneys, 88 (29.3%) had a cortical defect at scintigraphy. Fifty-four of the 88 patients (61%) did not have VUR demonstrated at VCUG. Conversely, 72 of the 300 kidneys (24%) had VUR; of these, 38 (53%) had no cortical defect. The sensitivity of VCUG in helping predict a defect was 38.6%, and the specificity was 82.1%. CONCLUSION: VUR (as shown by VCUG) and renal cortical scintigraphic defects frequently occur independently of each other. Renal cortical scintigraphy may be a more accurate predictor of patients at risk for scarring.

Mots clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / child / acute pyelonephritis
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / child / acute pyelonephritis
Vessie de substitution faite au moyen de l'iléon replié (Goodwin's cup-patch technique)
Results with a bladder substitute made from cross-folded ileal segments (Goodwin's cup cup-patch technique).
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 75-90

Après cystoprostatectomie radicale, nous avons effectué chez 70 patients masculins une dérivation urinaire interne avec réservoir à basse pression, confectionnée au moyen d'une anse iléale sectionnée le long de son bord anti-mésentérique et repliée deux fois, selon la technique de Goodwin dite "cup-patch technique". Après un temps d'observation variant entre 3 mois et 6 ans, les résultats sont généralement bons : la capacité initiale du réservoir, fait de 40 cm d'iléon seulement (afin d'éviter des troubles métaboliques), augmente sous entraînement adéquat durant les premières semaines post-opératoires jusqu'à une capacité fonctionnelle de 500 ml. Ceci est accompagné par une amélioration progressive de la continence; celle-ci est bonne durant la journée après un à trois mois et durant la nuit après trois à six mois. Cependant, une perte de quelques gouttes d'urine peut survenir au-delà de 6 mois, raison pour laquelle la moitié des patients portent une alaise de protection, au moins pendant la nuit. Il n'y a pas eu de différence notable entre les malades ayant reçu une valve anti-reflux ou un segment iléal tubulaire afférent.

An internal urinary diversion after radical cysto- prostatectomy has been performed in 70 male patients. The bladder substitute was made from an ileal segment, opened along its antimesenteric border and folded twice, according to Goodwin's "cup-patch technique". After an observation time of 6 months to 6 years, the results are in general good: The initial capacity of the pouch made from only 40 cm of ileum (in order to avoid metabolic disturbances) increases to a functional capacity of 500 ml within the first postoperative weeks. The increase of the bladder substitute's capacity is parallel to the improvement of urinary continence. In general, the latter is achieved after 1-3 months during the day, and after 3-6 months during the night. However, loss of a few drops of urine may occur, reason why half of our patients wear a safe ty pad later than 6 months after surgery, at least during the night. There was no significant difference between those patients with an antireflux nipple and those patients having an ileal tubular afferent segment.

Mots clés:
Vessie / Chirurgie / iléo-cystoplastie de remplacement / entéro-cystoplastie détubulée
Mots-clés:
bladder / surgery / replacement ileocystoplasty / detubulized enterocystoplasty
Voiding cystourethrography after radical prostatectomy: normal findings and correlation between contrast extravasation and anastomotic strictures.
Voiding cystourethrography after radical prostatectomy: normal findings and correlation between contrast extravasation and anastomotic strictures.
2001
- Article original
- Réf : Am J Roentgenol, 1994, 162, 87-91

BUT DU TRAVAIL. Les sténoses vésico-uréthrales sont une complication importante des prostatectomies radicales pour cancer prostatique. Leur apparition a été attribuée à l'extravasation d'urine au site anastomotique et à la technique chirurgicale utilisée pour l'anastomose. Les auteurs ont étudié la corrélation entre l'apparition d'une sténose vésico-uréthrale et l'extravasation de produit de contraste à l'uréthro-cystographie de contrôle et la technique chirurgicale d'anastomose. Ils ont décrit également les caractéristiques radiologiques post-opératoires des anastomoses.MATERIEL ET METHODES. 142 patients ayant subi une prostatectomie radicale rétro-pubienne entre le 1er juin 1987 et le 31 décembre 1991 ont été inclus dans cette étude. Parmi ces patients, 101 avaient une anastomose vésico-uréthrale directe termino-terminale, et 41 ont eu une anastomose selon la technique décrite par Vest avec des fils de traction. Les cystographies mictionnelles ont été pratiquées 3 semaines après l'intervention. L'aspect de l'anastomose, l'extravasation de produit de contraste au niveau de l'anastomose, et la relation entre l'apparition ultérieure d'une sténose et cette extravasation ont été étudiées. L'influence de la technique d'anastomose sur la survenue d'une sténose a également été étudiée. RESULTATS. Une extravasation de produit de contraste a été constatée chez 14 des 101 patients ayant eu une anastomose directe (14%) et 3 des 41 patients (7%) ayant eu une anastomose selon la technique de Vest. Les auteurs n'ont pas mis en évidence de relation entre extravasation et survenue ultérieure d'une sténose. Une sténose a été diagnostiquée chez 16 (16%) des 101 patients ayant eu une anastomose directe (14%) et 12 des 41 patients (29%) ayant eu une anastomose selon la technique de Vest. La technique chirurgicale utilisée a influencé l'aspect radiologique de l'anastomose. CONCLUSION. L'extravasation de produit de contraste à l'endroit de l'anastomose n'est pas rare sur les cystographies mictionnelles post-prostatectomie radicale rétro-pubienne et s'amende grâce à un drainage continu par sonde de Foley. Dans la mesure où la sonde de Foley est laissée en place jusqu'à la guérison complète, l'extravasation de produit de contraste (impliquant celle d'urine) n'influe pas sur la survenue ultérieure d'une sténose. Les anastomoses qui cicatrisent le plus lentement ne sont pas plus favorables à la survenue d'une sténose que les autres. L'utilisation de la technique de Vest est un facteur de risque significatif de la survenue d'une sténose.

OBJECTIVE. Vesicourethral anastomotic strictures are an important complication of radical prostatectomy for prostatic cancer. Their formation has been attributed to extravasation of urine at the anastomosis and to the surgical technique used to construct the anastomosis. Our study examines whether the formation of a vesicourethral anastomotic stricture correlates with (a) contrast extravasation seen on postoperative voiding cystourethrograms and (b) the surgical technique used to construct the vesicourethral anastomosis. We also describe the postoperative appearances of the anastomosis. MATERIALS AND METHODS. One hundred and forty-two patients who underwent radical retropubic prostatectomy at our institution between June 1, 1987, and December 31, 1991, were included in the study. Of these, 101 had a direct end-to-end vesicourethral anastomosis, and 41 had their anastomosis constructed with traction sutures (Vest procedure). Voiding cystourethrograms were obtained 3 weeks after the prostatectomy. The appearance of the anastomosis, the presence of extravasation of contrast material at the anastomotic site, and the relationship of the subsequent formation of an anastomotic stricture to extravasation were evaluated. The influence of the surgical technique used to construct the vesicourethral anastomosis on the development of anastomotic strictures was analyzed. RESULTS. Contrast extravasation at the anastomotic site was seen in 14 (14%) of 101 patients who had a direct procedure and in three (7%) of 41 patients who had a Vest procedure. No relationship was found between contrast extravasation and subsequent formation of a stricture. Anastomotic strictures occurred in 16 (16%) of 101 patients who had a direct anastomosis and in 12 (29%) of 41 patients who had a Vest procedure. The surgical technique used to construct the vesicourethral anastomosis influenced the appearance of the vesicourethral anastomosis on cystourethrograms. CONCLUSION. Contrast extravasation at the anastomotic site is not infrequently seen on voiding cystourethrograms obtained after radical retropubic prostatectomy and resolves with continued drainage via a Foley catheter. As long as catheters are left in place until anastomotic healing is complete, extravasation of contrast material (implying urine extravasation at the anastomotic site) does not influence the subsequent formation of anastomotic strictures. Anastomoses that heal more slowly are no more likely to develop strictures than normally healing ones. Construction of the vesicourethral anastomosis by using the Vest procedure is a significant risk factor for stricture formation.

Mots clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / voiding cystourethrography / stenosis
Mots-clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / voiding cystourethrography / stenosis
Voie d'abord antéro-latérale trans-abdominale de Giuliani avec séparation musculaire et préservation nerveuse pour abord des tumeurs du rein.
Giuliani's muscle splitting and nerve sparing anterolateral transabdominal approach to kidney tumors.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 562-566

BUTS : Les voies d'abord antéro-latérales trans-abdominales fournissent une bonne exposition à la fois pour la chirurgie sus et sous-mésocolique. Cependant le dessin de ces incisions est tel qu'il sectionne et dénerve le muscle droit, les muscles obliques et transverse de l'abdomen avec une perte nette du contrôle actif des muscles pour un grand nombre de patients. En 1974, Giuliani a décrit une approche antéro-latérale et trans-abdominale pour les tumeurs du rein qui fournit une bonne vue et un bon accès au pédicule rénal ainsi qu'une bonne exposition à la fois vers le bas jusqu'à la bifurcation aortique et vers le haut jusqu1au diaphragme. Les auteurs rapportent une nouvelle technique anatomique avec cette voie d1abord qui sépare les muscles et préserve les nerfs évitant ainsi une hypotonie musculaire abdominale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De mars 1996 à mars 1998, cet abord chirurgical dit de Giuliani a été réalisé chez 35 patients qui devaient subir une néphrectomie élargie pour cancer du rein (24 côté gauche et 11 côté droit). L'âge des patients allait de 42 à 80 ans (moyenne de 63,2 ans). Le suivi moyen a été de 11,6 mois.
RÉSULTATS : Chez tous ces 35 patients le tonus et le contrôle actif de la paroi abdominale musculaire étaient totalement préservés. Cependant tous les patients présentaient une petite hypoesthésie sur la partie basse de l1incision cutanée transversale près de l'ombilic qui s'améliorait avec le temps et disparaissait approximativement chez 50% d'entre eux.
CONCLUSION : L'avantage majeur de cette voie d'abord anatomique par rapport aux techniques conventionnelles est d'éliminer les déficits fonctionnels permanents et l'hypotonie de la paroi abdominale. De plus, cette approche anatomique apporte des possibilités de fermeture aisée et en toute sécurité, plan par plan, en reconstruisant la paroi abdominale antérieure.

OBJECTIVES : Anterolateral transabdominal incisions provide good exposure for supramesocolonic and inframesocolonic surgery. However, these incisions section and denervate the rectus abdominis, oblique and transversus abdominis muscles with marked loss of active muscle control in a large number of patients. In 1974, Giuliani described an anterolateral transbdominal approach for renal tumours, which provides good visualization and good access to the renal pedicle, as well as good exposure caudally as far as the aortic bifurcation and cranially as far as the diaphragm. The authors report a new anatomical technique using this incision, which splits the muscles and preserves the nerves thereby avoiding the abdominal muscle hypotonia. MATERIAL AND METHODS : From March 1996 to March 1998, Giuliani1s surgical incision was performed in 35 patients undergoing radical nephrectomy for renal cancer (24 on the left side and 11 on the right side). The mean age of the patients was 63.2 years (range : 42 to 80 years) and the mean follow-up was 11.6 months. RESULTS : Tone and active control of muscles of the abdominal wall were completely preserved in all of these 35 patients. However, all patients presented a slight sensory loss in the low portion of the transverse skin incision close to the umbilicus, which improved with time and resolved completely in about 50% of cases.
CONCLUSION : The major advantage of this anatomical incision compared to the conventional technique is to eliminate permanent functional deficits and hypotonia of the abdominal wall. This anatomical approach also allows easy and perfectly safe wound closure in layers, by reconstructing the anterior abdominal wall.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Néphrectomie / voie d'abord
Mots-clés:
Kidney / tumor / nephrectomy / approach
Voies rétropubienne et périnéale : plaidoyer pour la prostatectomie radicale par voie périnéale.
TexF-PU-97-00070976.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 976-983

BUTS : Deux voies d'abord chirurgical sont proposées pour la prostatectomie radicale, la voie rétropubienne et la voie périnéale. Nous avons comparé sur les plans chirurgical, carcinologique et fonctionnel ces deux voies d'abord et présentons les arguments qui nous font penser que la voie périnéale est la voie d'abord de la prostatectomie radicale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 55 prostatectomies radicales par voie rétropubienne ont été comparées rétrospectivement à 55 prostatectomies radicales par voie périnéale effectuées de mars 1992 à décembre 1995. Le TNM clinique, les PSA préopératoires, les résultats des 6 biopsies endorectales systématisées, la durée d'intervention, le saignement peropératoire, le nombre de patients transfusés et le nombre de culots globulaires par patient transfusé, les complications médicales et chirurgicales, la durée de sondage et la durée d'hospitalisation, le nombre de fuites et de sténoses de l'anastomose uréthrovésicale, l'analyse de la pièce de prostatectomie, l'évolution des PSA, la continence et l'érection ont été étudiés.
RESULTATS : Les différences statistiquement significatives concernent respectivement pour les voies rétropubienne et périnéale: le PSA préopératoire (24 vs 15 ngr/ml), le saignement peropératoire (2664 vs 1071 ml), le nombre de patients transfusés (91% vs 28%), le nombre de culots globulaires par patient transfusés (3,9 vs 2,7), les complications médicales et chirurgicales (56,9 vs 29,1%), la fuite anastomotique (24,1 vs 7,2%), la sténose anastomotique (31,5 vs 1,8%), la durée du sondage (18 vs 13 jrs) et la durée d'hospitalisation (14 vs 8 jrs). A 2 ans, les PSA restent inférieurs à 0,5 ngr/ml dans les 2 groupes.
CONCLUSION : Même avec la période d'apprentissage, la voie périnéale offre les mêmes résultats que la voie rétropubienne sur les plans carcinologique et fonctionnel avec des suites opératoires plus simples pour le patient.

Retropubic and perineal approaches: in favour of perineal radical prostatectomy. OBJECTIVES : Two surgical approaches are proposed for radical prostatectomy : the retropubic route and the perineal route. We compared the surgical, oncological and functional aspects of these two approaches and present arguments suggesting that the perineal approach is the preferred approach for radical prostatectomy. MATERIAL AND METHODS : 55 retropubic radical prostatectomies were retrospectively compared to 55 perineal radical prostatectomies and performed between March 1992 to December 1995. The clinical TNM, preoperative PSA, results of 6 systematized intrarectal biopsies, operating time, intraoperative bleeding, number of patients transfused and number of packed cell units per patient transfused, medical and surgical complications, catheterization time and length of hospital stay, incidence of urethrovesical anastomosis leak and stenosis, analysis of the prostatectomy specimen, course of PSA, continence and erection were studied. RESULTS : Statistically significant differences were observed for the retropubic and perineal approaches, respectively: preoperative PSA (24 vs 15 ng/mL), intraoperative bleeding (2664 vs 1071 mL), number of patients transfused (91% vs 28%), number of packed cell units per patient transfused (3.9 vs 2.7), medical and surgical complications (56.9 vs 29.1%), anastomotic leak (24.1 vs 7.2%), anastomotic stenosis (31.5 vs 1.8%), duration of catheterization (18 vs 13 days) and length of hospital stay (14 vs 8 days). At 2 years, PSA remained less than 0.5 ng/mL in both groups.
CONCLUSION : Even taking the learning period into account, the perineal approach provides the same results as the retropubic approach in terms of functional and oncological parameters, with a simpler postoperative course for patient.

Mots clés:
prostatectomie radicale / voie d'abord périnéale / voie d'abord rétro-pubienne
Mots-clés:
radical prostatectomy / Perineal approach / retropubic approach
Volume et représentation spatiale des tumeurs au sein de la glande prostatique
TexF-PU-97-00070442.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 442-448

BUTS : Décrire une méthode de calcul permettant de calculer le volume tumoral prostatique et de représenter la tumeur au sein de la glande prostatique.
MATERIEL ET METHODES : 60 pièces de prostatectomie radicale ont été étudiées. Chaque pièce était traitée selon la technique de Stanford, chaque tranche prostatique a été en plus divisée en deux parties, l'une antérieure et l'autre postérieure selon un plan sagittal passant par l'urèthre. Des coupes sériées d'une épaisseur de 5 mm ont été réalisées tous les 3 mm. La surface tumorale était calculée sous microscope optique sur chaque lame. Le volume tumoral entre deux lames consécutives était considéré comme le volume d'un cône tronqué. Le volume global obtenu était alors égal à la somme de ces différents volumes partiels. La représentation spatiale a été effectuée selon deux axes pour chacune des parties antérieure et postérieure des tranches prostatiques: l'axe des abscisses représentait la prostate de la base à l'apex, celui des ordonnées la surface tumorale au sein de chacune des tranches prostatiques.
RESULTATS : Les volumes s'étendaient de 0,01 à 4,6 cm3, de 0,21 cm3 pour les pT2A à 1,98 cm3 pour les pT3C. Les pT3 correspondaient aux volumes les plus élevés mais il existait des pT3 de faible volume. La localisation des pT3 était préférentiellement proche de l'aponévrose de Denonvilliers: 40 % des tumeurs postérieures étaient pT3 contre 9 % des tumeurs antérieures (p = 0,01).
CONCLUSION : Le volume tumoral sur les pièces de prostatectomie est évaluable par des préparations de routine et représente un contrôle pour mieux apprécier la classification TNM ainsi que la valeur prédictive des renseignements fournis par les biopsies prostatiques.

Volume and spatial representation of prostatic tumours.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Anatomopathologie
Mots-clés:
prostate / tumor / Pathology
When to operate on neonatal hydronephrosis
When to operate on neonatal hydronephrosis
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1993, 42, 617-619

L'évaluation et les indications opératoires de l'hydronéphrose néonatale sont devenues un des sujets les plus controversés en urologie pédiatrique. L'hydronéphrose anténatale est décelée chez 1.4% des fÏtus mais elle ne persiste que chez la moitié d'entre eux. L'intervention chirurgicale étant accompagnée d'un taux de succès élevé on peut être facilement tenté d'adopter une position thérapeutique agressive pour ÇconserverÈ la fonction rénale, possiblement compromise, en établissant un drainage optimal précocement. Toutefois, les techniques diagnostiques actuellement disponibles n'étant pas suffisamment précises, en ce qui a trait au drainage du haut appareil, il est difficile pour l'urologue de se trouver un niveau de ÇconfortÈ dans l'observation des dilatations de l'arbre urinaire néonatal en espérant une amélioration spontanée. L'auteur recommande l'ultrasonographie à 2 jours de vie. Chez un bébé mâle avec une paroi vésicale épaissie, la présence de valves urétrales est vérifiée par cystographie mictionnelle. En présence de dilatation rénale sans atteinte vésicale, il attend de 4 à 6 semaines pour qu'il y ait une maturation significative de la fonction rénale avant de procéder à une scintigraphie au DTPA (tritiaminepenta-acetic acid) habituellement accompagnée de furosémide (Lasilix). La cystographie mictionnelle est fixée à ce moment-là pour évaluer un reflux éventuel. Les nourrissons sont maintenus sous antibioprophylaxie pendant ces 6 semaines. Dans l'hydronéphrose unilatérale, une pyéloplastie est pratiquée si la fonction du rein dilaté est au-dessous de 35%. L'évaluation isotopique au Children's Hospital of Philadelphia se mesure au DTPA par le Çfacteur d'extractionÈ depuis 13 ans et l'on hésite à changer cet isotope pour le MAG-3. L'urographie intraveineuse a des limitations chez le nouveau- né mais elle maintient son rôle pour démontrer l'anatomie calicielle et les coudures et replis chez l'enfant plus âgé. Les mensurations de pression-débit par l'épreuve de Whitaker reflètent la réaction du bassinet à la distension et cette épreuve peut être positive en l'absence d'obstruction. Ceci est une raison convaincante pour ne pas s'en servir chez le nouveau-né et le nourrisson car en plus elle est invasive. L'auteur croit que les coudures et replis urétéraux décrits par Ostling en 1942 expliquent pourquoi l'hydronéphrose s'améliore avec le temps. L'HYDRONEPHROSE UNILATERALE qui présente un pourcentage de fonction de moins de 35% constitue la limite arbitraire pour l'auteur au-dessous de laquelle il y aurait indication opératoire. Ransley et al. ont choisi 40% comme limite. Koff a démontré chez un groupe de patients avec 25% de fonction rénale totale, en moyenne dans le rein dilaté, qu'il y avait une amélioration atteignant plus de 40% de la fonction totale chez tous ses patients et ce, sans intervention chirurgicale. Dans une série rapportée par l'auteur, 85% des patients avaient amélioré leur facteur d'extraction tandis que 15% ont eu besoin d'intervention devant une détérioration de la fonction rénale, d'infection urinaire ou de colique autrement inexpliquée. L'amélioration éventuelle obtenue chez ces patients n'était pas différente de celle obtenue chez 12 autres patients du même groupe d'âge mais jouissant d'une fonction de plus de 35% et qui avaient subi une pyéloplastie à une date antérieure. HYDRONEPHROSE BILATERALE : La fonction différentielle indiquerait si les deux reins avaient une fonction déprimée et le retard de drainage au furosémide servirait de guide pour une pyéloplastie. Le T1/2 de drainage au furosémide n'a pas été un marqueur fiable pour décider d'une intervention chez le nouveau-né. L'accumulation d'isotope dans un système collecteur dilaté est assez variable, ce qui fait que le moment de la stimulation au furosémide est souvent prématuré ou encore retardé par rapport à l'excrétion maximale de l'isotope. En conséquence, le standard établissant une valeur de T1/2 au-dela de 20 minutes comme indiquant une ÇobstructionÈ est souvent trompeuse. Fonction rénale très réduite : l'auteur ne croit pas que le drainage percutané, en pré-opératoire dans le but de déterminer s'il y a une amélioration de la fonction rénale, soit justifié. Dans ces situations, il préfère procéder à une pyéloplastie en pratiquant une biopsie rénale en début d'intervention. L'histologie déterminera de la néphrectomie ou de la conservation du rein. Un tube de drainage est laissé en place pour permettre d'évaluer l'anatomie par études de contraste en post-opératoire. Une revue récente de l'expérience du groupe du Children's Hospital of Philadelphia sur 10 années (1982-1993) a révélé que 43% des nouveaux-nés ont subi une correction chirurgicale. Les résultats furent bons avec amélioration de la fonction sans complications chez tous les patients. Chez les patients diagnostiqués en post-natal, 85% ont subi une correction chirurgicale avec 2.6% nécessitant une ré-intervention. Ces bons résultats ne justifient toutefois pas une intervention pour des indications prophylactiques lorsque l'expérience des 5 dernières années est comparée à celle des 5 années précédentes où le Çniveau de confortÈ a changé. Le taux de pyéloplasties faites chez les nouveaux-nés était de 40% pour les 5 dernières années tandis qu'il était de 60% pour les 5 années précédentes. PYELOPLASTIE PRECOCE : Les supporters de la pyéloplastie précoce soutiennent que le soulagement rapide de l'obstruction diminuera le stimulus qui déclenchera l'hypertrophie compensatrice controlatérale. Toutefois le support clinique de cette considération théorique est encore inexistant. L'amélioration de la fonction rénale notée chez les patients subissant une pyéloplastie précoce est plus importante initialement mais devient comparable à l'amélioration subie chez des patients plus âgés au moment de la correction chirurgicale. Cette amélioration plus importante notée chez les sujets plus jeunes reflète seulement la maturation de la fonction rénale à laquelle on doit s'attendre avec la croissance et n'indique pas que la chirurgie précoce donne de meilleurs résultats. STENOSE DE LA JONCTION URETEROVESICALE : les mêmes recommandations s'appliquent présentement a cette pathologie et aux méga-uretères ÇobstructifsÈ, 6% seulement ayant besoin de correction chirurgicale. Toutefois devant des pathologies telles que les urétérocèles, les ectopies urétérales et les valves urétrales, une chirurgie précoce est clairement indiquée. Le débat concernant la chirurgie précoce de l'hydronéphrose néonatale est moins accentué qu'il ne l'était il y a 10 ans. L'auteur attribue ceci à l'expérience extensive courante au Children's Hospital of Philadelphia dans l'évolution des cas sous observation en présence d'une fonction rénale raisonnablement bonne. Puisque le Çniveau de confortÈ de l'auteur est maintenant basé sur plus d'expérience, il pense être mieux placé pour opposer ceux qui désirent améliorer l'image radiologique, préserver chaque néphron possible d'une détérioration et éviter les conséquences théoriques d'une hypertrophie compensatrice en pratiquant une chirurgie qui ne serait pas nécessaire. Il a été démontré même dans les situations où l'hypertrophie compensatrice s'installe que celle-ci est réversible lorsque le rein atteint est soulagé. REIN UNIQUE : Les épreuves de fonction rénale ne sont actuellement pas suffisamment fiables pour apprécier le devenir de ces reins. Il est donc recommandé de les soumettre à une correction chirurgicale.

Mots clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / neonate
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / neonate