Volume et représentation spatiale des tumeurs au sein de la glande prostatique

16 juillet 2001

Mots clés : prostate, Tumeur, Anatomopathologie
Auteurs : Salomon L, Colombel M, Patard JJ, Bellot J, Vogt B, Lefrere-Belda MA, Chopin D, Abbou CC
Référence : Prog Urol, 1997, 7, 442-448
BUTS : Décrire une méthode de calcul permettant de calculer le volume tumoral prostatique et de représenter la tumeur au sein de la glande prostatique.
MATERIEL ET METHODES : 60 pièces de prostatectomie radicale ont été étudiées. Chaque pièce était traitée selon la technique de Stanford, chaque tranche prostatique a été en plus divisée en deux parties, l'une antérieure et l'autre postérieure selon un plan sagittal passant par l'urèthre. Des coupes sériées d'une épaisseur de 5 mm ont été réalisées tous les 3 mm. La surface tumorale était calculée sous microscope optique sur chaque lame. Le volume tumoral entre deux lames consécutives était considéré comme le volume d'un cône tronqué. Le volume global obtenu était alors égal à la somme de ces différents volumes partiels. La représentation spatiale a été effectuée selon deux axes pour chacune des parties antérieure et postérieure des tranches prostatiques: l'axe des abscisses représentait la prostate de la base à l'apex, celui des ordonnées la surface tumorale au sein de chacune des tranches prostatiques.
RESULTATS : Les volumes s'étendaient de 0,01 à 4,6 cm3, de 0,21 cm3 pour les pT2A à 1,98 cm3 pour les pT3C. Les pT3 correspondaient aux volumes les plus élevés mais il existait des pT3 de faible volume. La localisation des pT3 était préférentiellement proche de l'aponévrose de Denonvilliers: 40 % des tumeurs postérieures étaient pT3 contre 9 % des tumeurs antérieures (p = 0,01).
CONCLUSION : Le volume tumoral sur les pièces de prostatectomie est évaluable par des préparations de routine et représente un contrôle pour mieux apprécier la classification TNM ainsi que la valeur prédictive des renseignements fournis par les biopsies prostatiques.