Valves de l’urètre postérieur : facteurs déterminants les résultats à long terme

25 novembre 2019

Auteurs : H. Boussaffa, A. Jabloun, C. Saadi, A. Daib, R. Ben Abdallah, Y. Gharbi, Y. Hellal, N. Kaabar
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 692
Objectifs

Les valves de l’urètre postérieur (VUP) constituent une uropathie obstructive grave du garçon car pouvant conduire à l’insuffisance rénale terminale par destruction du parenchyme rénal. Le but de notre travail est de préciser les caractéristiques cliniques, radiologiques et évolutives de cette uropathie.

Méthodes

Étude rétrospective monocentrique sur une période de 10 ans allant de janvier 2004 à décembre 2014, incluant 19 garçons, âgés d’un jour à 7 ans pris en charge pour VUP. Le diagnostic a été évoqué en anténatal dans 9 cas et en postnatal dans les cas restants. Tous ces enfants ont été explorés par le couple échographie rénale et urétro-cystographie rétrograde (UCR). L’échographie a montré une urétéro-hydronéphrose dans tous les cas. L’UCR a fait le diagnostic de VUP en montrant une dilatation de l’urètre postérieur.

Résultats

La vessie était diverticulaire dans 12 cas et un reflux vésico-urétéral était présent dans 14 cas. La scintigraphie rénale au DMSA a montré des lésions corticales d’hypofixation dans huit cas. Un drainage urinaire a été pratiqué chez 19 patients. Une vésicostomie d’emblée était pratiquée dans 16 cas et 2 enfants ont eu en urgence un cathéter sus-pubien pour une insuffisance rénale aiguë. L’âge de la section des valves était tributaire de la disponibilité du matériel endoscopique : cinq cas l’ont eu avant l’âge de un an et 14 au-delà. Un complément de section a été nécessaire dans 2 cas. L’évolution était favorable avec une fonction rénale correcte chez 11 enfants. Sept patients ont eu une vessie post-valves. Un enfant est décédé par une insuffisance rénale aiguë malgré une réanimation intensive.

Conclusion

Malgré les progrès réalisés dans le diagnostic et la prise en charge des VUP, le pronostic de cette uropathie reste grevé d’un risque important d’évolution vers l’insuffisance rénale terminale. Le recours à un drainage urinaire d’attente est une alternative thérapeutique améliorant parfois le pronostic au long cours.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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