Validation linguistique du "Brief Index of Sexual Functioning for Women". Application à l'étude de la sexualité dans une population de 93 femmes françaises

08 juillet 2006

Mots clés : Sexualité féminine, Qualité de vie, questionnaire, BISF-W.
Auteurs : BAUDELOT-BERROGAIN N., ROQUEJOFFRE S., GAME X., MALLET R., MOUZIN M., BERTRAND N., PLANTE P., SARRAMON J.P., RISCHMANN P., MALAVAUD B
Référence : Prog Urol, 2006, 16, 2, 174-183
Objectifs : Valider linguistiquement la version française du BISF-W (Brief Index of Sexual Functioning for Women) qui au travers de 7 domaines, donne un aspect quantitatif et qualitatif de la sexualité féminine. A l'aide de cette version, étudier l'impact de facteurs reconnus de dysfonctions sexuelles auprès d'une population témoin.
Matériel et méthode : Le BISF-W, auto-questionnaire qualité de vie, développé par Rosen a été traduit et validé linguistiquement. Ce questionnaire comporte 22 questions, reproupées en 7 domaines explorant l'ensemble de la sexualité féminine : D1 (désir), D2 (excitation), D3 (fréquence de l'activité), D4 (réceptivité), D5 (plaisir, orgasme), D6 (satisfaction relationnelle), D7 (problèmes affectant la sexualité), Score composite (SC) : D1+D2+D3+D4+D5+D6-D7.
La version française a été proposée à une population d'étude de 93 femmes, 49 issues de service de gynécologie ou d'urologie et 44 issues de la population générale. Nous avons calculé et comparé les scores des différents domaines du BISF-W en fonction de facteurs susceptibles de modifier la sexualité, tel que la ménopause, l'âge ou la parité.
Résultats : Les résultats de notre étude montrent une altération des différents domaines de la sexualité chez les patientes âgées (D2, D5, D6, SC avec p<0,05) ou ménopausées (D2, D5, D6, SC avec p< 0,05) de même que chez les multipares.
Conclusion : La version française du BISF donne des résultats conformes à la littérature et permet de mettre en évidence des modifications de la sexualité en fonction des variables précitées.

Vingt à cinquante pour cent des femmes souffrent de dysfonction sexuelle à un moment de leur vie [1]. Plusieurs questionnaires permettent d'en quantifier le retentissement sur la qualité de vie et d'en rechercher les facteurs de risque [2]. Nous avons traduit en français et validé d'un point de vue linguistique un de ces questionnaires, le BISF-W, qui explore l'ensemble de la sexualité féminine par la quantification de 7 domaines d'intérêt et d'un score global [3]. Nous avons ensuite testé son acceptation auprès d'une population française et vérifié qu'il permettait bien de mettre en évidence le rôle de facteurs classiques comme l'âge et le statut hormonal sur la sexualité [4, 5].

Le questionnaire BISF-W a été développé en 1993 par Rosen, dans le but d'évaluer les aspects variés de la fonction sexuelle féminine. Cet auto-questionnaire a pour avantages d'être simple d'administration et d'interprétation, conduisant à une évaluation quantitative et qualitative de l'expérience sexuelle. Il comporte 22 items qui correspondent à sept domaines de la sexualité féminine : D1 : le désir, D2 : l'excitation subjective, D3 : la fréquence de l'activité sexuelle, D4 : l'initiative-réceptivité, D5 : le plaisir, l'orgasme, D6 : la satisfaction, D7 : les problèmes affectant la fonction sexuelle (Tableau I).

Les domaines D1, D2, D5 explorent la réponse sexuelle selon le modèle tridimensionnel de Kaplan qui distingue désir, excitation et orgasme [6]. A chaque phase, correspondent des réactions subjectives et objectives de l'ensemble de l'organisme et plus particulièrement des organes génitaux. Le désir est une sensation subjective créée par des stimuli externes et internes qui induisent le besoin ou l'envie d'avoir une activité sexuelle [7]. Au cours de l'excitation, des modifications générales surviennent avec une augmentation de la tension artérielle et une accélération du rythme cardiaque. Au niveau génital, apparaît un engorgement sanguin des lèvres, du clitoris et du vagin, résultant d'une activation du système nerveux central autonome. Le vagin augmente en longueur et se lubrifie grâce à un transsudat provenant de la couche vasculaire sous-épithéliale vaginale et qui traverse l'épithélium.

La stimulation clitoridienne joue un rôle dans l'excitation sexuelle, de par le plaisir subjectif qu'elle procure et de par les réponses objectives qu'elle induit telle que la vaso-congestion et la lubrification [8]. La réponse subjective correspond à ce que la femme éprouve [9, 10], elle est dissociée des constatations objectives et c'est elle que le domaine D2 explore. D'un point de vue subjectif, l'orgasme correspond à la sensation de plaisir maximal. D4 explore la composante comportementale du désir, alors que D6 et D7 en reflètent les composantes émotionnelles.

Matériel et méthode

Validation linguistique

La validation linguistique a pour objectif d'obtenir une version en une langue différente de la langue d'origine du questionnaire, qui reste fidèle au concept d'origine en étant facilement compréhensible pour des personnes de langue et de culture différentes [11].

La version finale française du BISF-W a été précédée de trois versions intermédiaires selon les modalités précisées dans la Figure 1.

Figure 1 : Etapes de la validation linguistique.

L'ensemble du processus a nécessité 3 mois de collaboration entre cliniciens urologues, une psychologue et une linguiste appartenant à un organisme de référence (MAPI Research Institute, Lyon). L'auteur (R.C Rosen) a été sollicité plusieurs fois pour clarifier certaines nuances d'interprétation de la formulation originale anglaise.

La troisième version intermédiaire a été soumise pour avis et commentaires à cinq femmes appartenant à la classe d'age cible et provenant d'horizons socio-professionnels différents (cadre supérieure, avocate, étudiante, infirmière, sans-profession). Leurs commentaires ont été soumis à l'auteur de la version anglaise (R.C Rosen) puis intégrés dans la version finale.

Population

De décembre 2002 à septembre 2003, la version française du BISF-W a été proposée à deux populations distinctes.

- Cent patientes consécutives de 30 à 70 ans consultant pour des problèmes de statique pelvienne ou d'incontinence, dans les services d'urologie ou de gynécologie du CHU de Toulouse et du CHIC de Castres (groupe chirurgie). Une lettre expliquant notre démarche et nos motivations et un questionnaire précisant les antécédents médicaux et obstétricaux, le statut hormonal et les thérapeutiques suivies étaient joints au questionnaire BISFW (Annexe 1)

La réponse était adressée de manière non-anonyme à un investigateur féminin (NBB) sous enveloppe pré-affranchie. L'absence d'anonymat permettant de les contacter en cas de non-réponse et de prendre connaissance de leur dossier médical. Soixante quinze patientes ont accepté de participer à l'étude.

- La population témoin constituée de 44 femmes indemnes de pathologie uro-gynécologique a été recrutée par volontariat dans la population générale.

Afin de tester la version française du BISF-W, nous avons utilisé des variables reconnues comme influençant la sexualité : l'âge, la ménopause et la parité [5, 12].

Les scores de chaque domaine ont été calculés et les résultats ont été exprimés avec les dérivations standards. Le test du t de Student a été utilisé pour comparer les scores des patientes à ceux des témoins. Les relations entre les résultats du BISF-W et les facteurs de risque des populations ont été recherchés par les tests de corrélation de rang de Spearman pour les variables quantitatives et par le test du t de Student pour les variables qualitatives. Les résultats étaient considérés comme significatif pour un p<0,05.

Résultats

Validation linguistique

La version officielle Française du BISF-W est présentée en Annexe 2, le calcul des scores des différents domaines est en Annexe 3.

Des ajustements linguistiques ont été nécessaires quand les expressions anglaises n'avaient pas leurs équivalents en français ou lorsqu'une traduction trop littérale était ambiguë ou pouvait déstabiliser par la crudité des termes employés. Par exemple, oral sex (giving or receiving) a été traduit après la rétrotraduction par sexe oral ( par vous ou votre partenaire), donné ou reçu n'étant pas retenu. Les cinq femmes témoins ont jugé que cela manquait de précision, donc cunnilingus ou fellation ont été ajoutés.

Dans la question 6, inhibited est un terme sophistiqué qui en français aurait pu créer des confusions, il a été préféré mal à l'aise dans le sens "embarrassé".

Taux de réponse

Parmi les 75 patientes ayant accepté de répondre, 49 ont effectivement adressé leurs réponses (taux de réponse = 65%), alors que la totalité des femmes du groupe témoin qui avaient accepté de participer ont répondu. Les patientes étaient en moyenne plus âgées que les témoins (49. 3 ans ± 7.2 contre 38.2 ± 14.7 , p<0.001).

Les 26 patientes n'ayant pas retourné leur questionnaire ont été contactées par téléphone et interrogées sur le motif de leur refus. Quatorze ont allégué le caractère trop intime des questions, trois ont dit n'avoir pas de relation sexuelle, une a signalé le refus de son conjoint à voir ainsi transmis les aspects les plus intimes de leur relation. Pour 8 patientes les coordonnées données à l'admission n'ont pas permis de les contacter.

Etude clinique

Les caractéristiques des populations étudiées sont détaillées dans le Tableau II.

Les deux groupes ne différaient pas quant à l'existence d'un partenaire, les antécédents chirurgicaux et les facteurs de risque autre que la réalisation prochaine d'une chirurgie périnéale. Cette homogénéité a permis de regrouper ces deux populations dans l'étude de l'influence de l'âge, de la parité et de l'état ménopausique sur les différents domaines de la sexualité féminine.

De plus, la comparaison initiale des deux groupes n'a pas mis en évidence de différences significatives dans les différents domaines du BISF-W à l'exception du domaine D4 explorant la réceptivité.

En effet, les témoins étant plus réceptives que le groupe chirurgie (D4 témoin :8,7 contre 7,3 pour les patientes, p<0,05).

Il existe une corrélation forte entre l'âge et les domaines étudiant l'excitation (D2, r= -0.33, p=0,001), la fréquence (D3 : r=-0.23, p=0,04), l'orgasme (D5 : r=-0.24, p=0,02), la satisfaction (D6 : r=-0.28, p=0,006) et le score composite (SC, : r=-0.28, p=0,006). Seul le désir ne semble pas être influencé par l'âge qui altère sinon, de façon profonde toutes les autres dimensions de la qualité de vie sexuelle féminine.

De même l'altération, par la ménopause, de la sexualité féminine est bien confirmée dans notre série par la diminution des scores évaluant l'excitation, l'orgasme, la satisfaction et le score composite (Tableau III).

Enfin, concernant l'influence de la parité sur la sexualité féminine, on remarque que par comparaison avec les nullipares et les monopares, les femmes ayant accouché plusieurs fois présentent une diminution significative de l'excitation (D2) et de la composante comportementale du désir (D4) conduisant à une altération significative du score composite. On note aussi une différence d'âge significative entre ces deux populations (36,7 ± 13,0 contre 49,4 ± 8,9, p<0,00001) (Tableau IV).

Discussion

L'évaluation de la sexualité humaine présente plusieurs niveaux de difficulté. L'examen clinique est pauvre, les examens complémentaires sont souvent mis en défaut devant des phénomènes transitoires par nature.

En pratique clinique, on accorde une grande valeur à l'interrogatoire qui permet de préciser les évènements inauguraux, de quantifier la souffrance ressentie, de rechercher dans la présentation clinique des éléments particuliers ou discordants qui pourraient orienter le diagnostic de la cause. Enfin, c'est l'interrogatoire qui permet d'apprécier l'efficacité des traitements mis en oeuvre [13].

Comme dans toute pathologie fonctionnelle, l'interrogatoire est un outil fragile qui, associant les dires des patientes et l'interprétation personnelle des médecins, reste difficilement quantifiable. Ceci en limite l'utilisation lors d'enquêtes épidémiologiques lesquelles nécessitent des outils reproductibles et adaptés à de grandes populations. C'est là le domaine des auto-questionnaires plus précis et reproductibles et permettant d'explorer plusieurs aspects ou dimensions [14].

La littérature abonde d'articles ayant utilisé des questionnaires pour évaluer la qualité de vie sexuelle féminine (PubMed, mot clé "questionnaire" et "female sex", 387 références) mais une minorité seulement utilisait des questionnaires de qualité. En effet, ceux-ci doivent répondre à deux critères psychométriques essentiels : la fiabilité et la validité.

La validité exprime l'adéquation des questions et des réponses avec l'aspect de la qualité de vie que l'on veut étudier, alors que la fiabilité peut être comprise comme la régularité des réponses. Ces deux critères sont lors de la construction des questionnaires puis lors de leur usage clinique analysés pas à pas selon des techniques statistiques adaptées [15].

Le recours à des questionnaires validés doit en pratique clinique être encouragé plutôt que l'utilisation de questionnaires "maison" ou d'échelles personnelles. C'est devant ce constat et dans un souci de rigueur que nous avons choisi de traduire en français un des rares questionnaires répondant à ces critères de qualité.

Depuis les travaux de Master et Johnson, puis de Kaplan, on reconnaït à la sexualité féminine plusieurs dimensions ; désir, excitation, orgasme ou plaisir [6, 16]. Ce n'est que plus récemment qu'ont été intégrés d'autres aspects comme l'image corporelle, la satisfaction personnelle et celle du partenaire. Le BISF-W, grâce à ses sept domaines, est un des premiers questionnaires qui répondent à ces trois critères essentiels : validité, fiabilité et caractère multidimensionnel.

Développé par Rosen et son équipe, à l'origine du questionnaire IIEF évaluant la sexualité masculine, le BISF-W comporte 22 questions dont 18 seulement participent à l'évaluation quantitative de la sexualité [3, 17].

Il présente deux avantages essentiels. Il aborde la sexualité féminine sous ses différents aspects : désir, excitation, fréquence de l'activité, réceptivité et initiative, plaisir, satisfaction globale, problèmes affectant la sexualité. Il a montré ses qualités discriminantes dans plusieurs cadres, population témoin, hystérectomie avec ovariectomie, dépression ainsi que dans le protocole randomisé évaluant l'intérêt de la testostérone transdermique après ovariectomie [17-19].

On peut cependant lui reprocher d'aborder de manière trop détaillée les options sexuelles et d'analyser la sexualité en fonction de celles-ci (Q5,11).

En effet, certaines pratiques ne sont pas couramment réalisées par les femmes sans pour autant qu'elles souffrent de dysfonctions. Le système de score évalue de la même manière l'absence d'une pratique particulière et l'absence d'excitation ou d'orgasme lors de cette pratique. Dans le cas d'études transversales comparant des groupes d'âges ou de cultures différents par exemple, ce mode de calcul donne le reflet de l'influence de ces paramètres sur les pratiques sexuelles. Il ne pose cependant aucun problème pour les études longitudinales type "Avant-Après", puisque c'est ici la variation qui est prise en compte.

Après avoir conduit la validation linguistique de la version française du BISF-W, nous avons vérifié sa pertinence en recherchant une modification des différents domaines en fonction de variables reconnues comme altérant la sexualité comme l'âge et la ménopause [4, 5, 20]. Nos résultats ont été concordants avec les données de la littérature, montrant une forte corrélation entre l'âge et l'altération des différents aspects de la sexualité féminine, à l'exception du désir. De même nous avons vérifié l'altération par la ménopause de la sexualité féminine [12].

Enfin, bien que culturellement différentes des anglo-saxonnes et malgré les limites citées ci-dessus quant aux pratiques sexuelles, ce questionnaire a été bien accepté par nos patientes comme en témoignent des taux de réponse de 65%. Ce bon résultat est en partie lié aux soins portés à la présentation du questionnaire.

La même équipe nord-américaine a proposé plus récemment un autre questionnaire, le FSFI [21]. Ce questionnaire comportant 19 items est moins précis dans les réponses demandées, mais comprend 8 questions sur l'évaluation de l'excitation objective et subjective, alors que le BISF-W n'en a que deux.

Abordant les différentes phases de la réponse sexuelle sans préciser le type d'acte sexuel, le FSFI devrait être mieux accepté. La littérature montre en effet une utilisation plus large de ce questionnaire (25 publications) avec des taux de réponse allant jusqu'à 100% en général dans de petites séries, une série récente de Salonia [22] étudiant 227 patientes retrouve un taux de réponse de 95%. Bien qu'ayant retenu l'attention des experts, il n'en existe pas à ce jour de version française validée. Les travaux utilisant le FSFI sont en cohérence avec ceux utilisant le BISF-W en ce qui concerne l'influence des traitements et la comparaison de populations différentes [8, 23].

Conclusion

La version officielle française du BISF-W a été obtenue grâce à un procédé de validation reconnu. Son utilisation dans notre population d'étude a montré sa fiabilité et sa validité, les scores des différents domaines étant modifiés en fonction de variables (âge, ménopause) reconnues comme altérant la sexualité.

Evaluer la qualité de vie est un des aspects modernes de notre pratique médicale, elle nécessite le recours à des questionnaires multidimensionnels. La version française du BISF-W est maintenant disponible pour l'étude de la sexualité féminine et le retentissement de pathologies ou de traitements sur celle-ci.

Références

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