Utilisation des estrogènes locaux dans l’incontinence urinaire féminine : avis d’experts français

25 novembre 2015

Auteurs : B. Tamarelle, A. Ruffion
Référence : Prog Urol, 2015, 13, 25, 845
Objectifs

Élaborer un consensus d’experts concernant l’utilisation des estrogènes locaux dans l’incontinence urinaire féminine.

Méthodes

Suivant une méthode de consensus formalisé (Delphine), un questionnaire était réalisé et envoyé à un premier « round » puis à un second « round » d’expert français. La revue de la littérature préalable à l’élaboration du questionnaire était basée à partir des termes : « estrogens, urinary incontinence, vaginal administration, breast neoplasm, endometrial neoplasm, ovarian neoplasm » sur les bases de données de la Cochrane Library et Pubmed. Le questionnaire était composé de propositions de recommandation d’utilisation des estrogènes locaux dans le cadre de l’incontinence urinaire féminine. Il était diffusé à l’aide du logiciel Survey Monkey ainsi que l’analyse des réponses obtenues.

Résultats

Huit experts ont répondu au questionnaire du premier « round ». Sept formulations ont été supprimées, 3 modifiées et 4 ajoutées dans le questionnaire du second « round ». Vingt-six experts ont répondu au questionnaire du second « round » dont 22 réponses complètes. Neuf des 22 propositions étaient approuvées à plus de 80 %, 5 approuvées entre 60 et 80 %, 6 n’étaient pas validées par les experts. L’utilisation des estrogènes locaux en cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant étaient abordée dans 8 formulations, dont 7 ont étaient approuvées. Le bénéfice d’un traitement estrogènes id local dans la prise en charge d’une incontinence urinaire chez la femme présentant une atrophie vulvo-vaginale était consenti par plus de 80 % de ces experts plus particulièrement dans le cadre une incontinence urinaire par imperosité.

Conclusion

Bien que l’absorption des estrogènes soit moindre en administration locale vaginale, il n’est actuellement pas possible de dire que le risque de développer un cancer hormono-dépendant sous estrogènes locaux soit nul. Le suivi régulier des patientes sous estrogenotherapie locale semble ainsi nécessaire.




 




Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.






© 2015 
Publié par Elsevier Masson SAS.