Utilisation de la pince de Babcock pour l'hémostase des veines pré-prostatiques lors de la prostatectomie radicale ou de la cystoprostatectomie totale.

16 juillet 2001

Mots clés : prostate, Tumeur, prostatectomie radicale, hémostase
Auteurs : Bourdon J, Wetzel O
Référence : Prog Urol, 1994, 4, 710-714
L'hémostase du plexus veineux de Santorini au cours des protatectomies radicales ou des cystoprostatectomies totales est un temps délicat dont la réalisation facilite les conditions du geste chirurgical et les suites opératoires. A propos d'une expérience sur 150 prostatectomies, les auteurs décrivent leur technique utilisant une pince de Babcock permettant la ligature en masse du complexe veineux. Après ouverture de l'aponévrose pelvienne et section des ligaments pubo-prostatiques, une pince de Babcock est placée au dessus de l'urèthre et de l'apex prostatique. Celle-ci prend en masse la totalité du plexus de Santorini engaîné dans son tissu fibreux et permet de dégager le plan de clivage avasculaire situé entre la face antérieure de l'urèthre et ce plexus. Des ciseaux de Klikenberg sont ensuite passés dans la dépression ménagée sous les mors de la pince de Babcock et guidés par l'index placé dans la dépression symétrique de l'autre côté. La lame celluleuse hypogastrique est perforée de dehors en dedans puis les ciseaux sont délicatement ouverts permettant d'élargir le passage. Un dissecteur à angle droit est ensuite passé et saisit un fil résorbable n° 1 ou 2 qui permet, après avoir retiré la pince de Babcock, une ligature en masse de tout le complexe veineux antérieur. Cet artifice technique nous permet d'aborder ce temps de façon plus reproductible et moins aléatoire.