Usage de la toxine botulique dans les vessies hyperactives non neurologiques chez l'enfant

25 novembre 2012

Auteurs : P. Leon, A. Binet, C. Jolly, M.-L. Poli-Merol
Référence : Prog Urol, 2012, 13, 22, 758




 

Objectifs .– L’hyperactivité vésicale non neurogène occasionne, chez l’enfant, une gêne fonctionnelle parfois invalidante. La toxine botulique a montré son efficacité dans la prise en charge de l’hyperactivité vésicale chez le patient neurologique. Notre étude a pour but d’évaluer l’apport de la toxine botulique intra vésicale dans le traitement chez l’enfant des hyperactivités vésicales non neurologiques. Ces enfants ont tous résisté aux traitements habituels.


Méthodes .– Neuf enfants (moyenne 12,7ans) : cinq filles, quatre garçons, ayant des troubles diurnes et/ou nocturnes ayant une hyperactivité vésicale non neurologique objectivée par un bilan uro-dynamique (BUD) ont été inclus. Un BUD pré opératoire, à six semaines post-injection, puis à un an a été réalisé.


Résultat .– Huit fois sur neuf les fuites ont été fortement améliorées. La compliance a été améliorée précocement dans la moitié des cas et à un an dans tous les cas. Les contractions non inhibées sont diminuées constamment en intensité et en fréquence. On note une amélioration avec en moyenne 7,11 symptômes diurnes par semaines en pré opératoire, diminuant à 2,67 en postopératoire. Au niveau des symptômes nocturnes, on passe de 6,55 symptômes par semaine en pré opératoire à 1,83 en postopératoire. Le problème qui se pose est quelle est la dose à injecter ; notre expérience nous fait injecter la moitié de la dose admise dans les vessies neurologiques pour éviter le risque de rétention post opératoire. Le côté réversible de la toxine parait dans les vessies non neurologiques moins vrai, car une efficacité est gardée parfois plusieurs années, cela laisse peut être supposer que la toxine botulique aiderait à passer un cap en mettant au repos la vessie.


Conclusion .– La toxine botulique intra-détrusorienne apparaît comme étant une option thérapeutique à discuter, en cas d’hyperactivité détrusorienne non neurologique résistant à la prise en charge habituelle chez l’enfant.




Haut de page



© 2012 
Publié par Elsevier Masson SAS.