Urological complications in 1000 consecutive renal transplant recipients

16 juillet 2001

Mots clés : Renal transplantation, iatrogenic complication
Auteurs : Shoskes DA, Hanbury D, Cranston D
Référence : J Urol, 1995, 153, 18-21
Les auteurs rapportent les complications urologiques des 1000 premières transplantations rénales consécutives dans leur centre de transplantation rénale avec un suivi minimum de 12 mois. Le rein a été greffé en fosse iliaque dans tous les cas mais chez trois greffés l'uretère fut anastomosé à la vessie selon la technique de Politano-Leadbetter. Globalement, il y a eu 71 complications immédiates chez 68 patients (7,1%) en incluant 36 obstructions urétérales, 25 fuites vésicales ou urétérales (nécroses urétérales inclues), 7 obstructions à la vidange vésicale, 2 calculs urétéraux et 1 cas de reflux vésico-urétéral symptomatique. L'utilisation de fortes doses de corticoïdes dans les premières années fut associée à un taux de 10% de complications urologiques, qui a diminué à 4% chez les patients recevant de faibles doses de corticoïdes combinées à l'azathioprine ou à la ciclosporine. La complication urologique fut traitée chirurgicalement chez 65 patients en une intervention et pour 4 en deux interventions. Aucun greffon ne fut perdu à cause de la complication urologique. Deux patients sont morts, 1 de sepsis après résection transuréthrale de la prostate et nécrose urétérale consécutive, et 1 d'hémorragie suivant l'insertion d'une néphrostomie. La plupart des complications ont été traitées par une chirurgie à ciel ouvert, alors que depuis les dernières années, les techniques endoscopiques deviennent de plus en plus courantes. Une technique méticuleuse, des protocoles avec de faibles doses de corticoïdes, et un diagnostic rapide sont les facteurs majeurs associés à une incidence minimum de complications urologiques après transplantation rénale.