Ureteropelvic junction stenosis: vascular anatomical background for endopyelotomy.

16 juillet 2001

Mots clés : upper urinary tract malformation, ureteropelvic junction syndrome, endoscopic surgery, endopyelotomy, iatrogenic complication
Auteurs : Sampaio FJB, Favorito LA
Référence : J Urol, 1993, 150, 1787-1791
MATERIEL ET METHODES . Afin de mieux connaître les rapports entre les vaisseaux et la jonction pyélo-urétérale pour diminuer le risque de complications vasculaires au cours des endopyélotomies, nous avons réalisé une étude tridimensionnelle par injections des vaisseaux et du système collecteur de 143 reins. Tous provenaient de cadavres frais, la cause de la mort n'étant pas due à une pathologie rénale. Une résine polyester jaune a été injectée dans l'uretère pour remplir le système collecteur intra rénal, une résine polyester de couleur rouge a été injectée dans l'artère rénale, et enfin une résine de couleur bleue a été injectée dans la veine rénale. RESULTATS. Nous avons retrouvé une relation étroite entre une artère ou une veine et la face antérieure de la jonction pyélo-urétérale dans 65,1% des cas (95/146). Dans 45,2% des cas (66/146) il s'agissait d'une artère et d'une veine à destinée polaire inférieure, dans 9,6% des cas (14/146) il s'agissait uniquement d'une artère polaire inférieure et dans 10,3% des cas (15/146) d'une veine polaire inférieure. Dans les 34,9% cas restant (51/146), il n'existait aucun rapport entre la face antérieure de la jonction pyélo-urétérale et les vaisseaux. La face postérieure de la jonction pyélo-urétérale a été en rapport avec des vaisseaux (artères ou veines) dans 6,2% des cas (9/146). Dans 2,1% il s'agissait d'une veine et d'une artère, dans 1,4% il ne s'agissait que d'une artère. Dans tous les cas où il existait un rapport entre une artère et la face postérieure de la jonction pyélo-urétérale, il s'agissait d'une artère retropyélique. Dans 20,5% des cas (30/146) il existait un vaisseaux croisant l'uretère par en arrière 1,5 cm en dessous de la jonction. Dans 6,8% des cas (10/146), il s'agissait d'une artère polaire inférieure et dans 13,7% (20/146) d'une branche veineuse postérieure. Dans 73,3 % (107/146) la face postérieure de la voie excrétrice était sans rapport vasculaire jusqu'à 1,5 cm sous la jonction pyélo urétérale. CONCLUSIONS. Nos résultats démontrent que les incisions de jonctions pyélo-urétérale postérieures ou postéro- latérales doivent être évitées, seules les incisions latérales peuvent être faites avec une grande sécurité.